Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Connaissez-vous parfaitement la réglementation en matière de gestion des Repérages Amiante Avant Travaux dans l’Espace Public ? Répondez aux 6 questions du quiz pour tester vos connaissances. Un quiz proposé par Thierry Ornaque, gérant de GEOCAPA.

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    Besoin de reviser ? Regardez le replay de l’intervention de Thierry Ornaque sur le Grand Circuit #DIAGNOSTIC !

  • RE 2020 : quelles nouveautés pour les mesures de fin de chantier ?

    RE 2020 : quelles nouveautés pour les mesures de fin de chantier ?

    Entrée en application le 1er janvier 2022, la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs RE 2020 renforce le cadre des mesures de fin de chantier. Le point sur les nouveautés avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Comment les mesures d’étanchéité de l’enveloppe ont-elles évolué avec la nouvelle réglementation énergétique ?

    Le principal changement concerne les modalités de calcul en fonction de la méthode de mesure employée. Pour rappel, la mesure d’étanchéité à l’air n’est pas obligatoire sur l’intégralité des logements dans le cas des bâtiments collectifs. Le mesureur peut valider l’ensemble sur la base d’un échantillon, établi en respectant certaines règles telles que le nombre et la typologie des logements à mesurer. Le coefficient de perméabilité calculé de cette manière est moins précis que celui obtenu via la mesure “grand volume”, mais l’objectif réglementaire est le même.

    Pour compenser cette différence de traitement entre les deux méthodes, la RE 2020 introduit une pénalité lorsque la mesure de perméabilité de logements est réalisée par échantillonnage, sous la forme d’un coefficient à appliquer sur les mesures obtenues par cette méthode.

    En conséquence de ce changement, il devient rédhibitoire de réaliser une mesure par échantillonnage pour certains types de bâtiments, notamment ceux qui comportent de nombreuses fuites d’air entre les appartements, comme les résidences étudiantes.

    Le matériel est-il le même entre les deux méthodes ?

    C’est avant tout sur la puissance des ventilateurs que la différence se joue. Une mesure par échantillonnage s’effectuant sur de petits volumes, un ventilateur léger tel que celui intégré dans la porte soufflante Mini-Fan suffit à réaliser les tests d’étanchéité dans le respect des normes. 

    Un plus gros ventilateur est nécessaire avec la méthode “grand volume”. Les opérateurs peuvent par exemple se tourner vers le BlowerDoor Minneapolis-v2-STD, ou encore vers un système multi-ventilateurs lorsque l’immeuble comporte de nombreux points de fuite. L’équilibrage des pressions à réaliser dans ce type d’intervention nécessite également des ventilateurs supplémentaires à différents endroits du bâtiment testé. Ajouter des ventilateurs et les synchroniser complexifie l’installation et nécessite de monter un réseau pour connecter les modules. La méthode “grand volume” nécessite donc du matériel et des compétences plus avancés.

    La RE 2020, qui ne s’applique à l’heure actuelle qu’aux logements neufs, ajoutera très probablement une obligation de mesure d’étanchéité pour les bâtiments tertiaires neufs de petite taille. Cette nouvelle obligation dans le tertiaire devrait amplifier le développement des appareils de mesure “grand volume”.

    La RE 2020 renforce également les contrôles des systèmes de ventilation. Quelles en sont les particularités ?

    En effet, la réglementation impose désormais un contrôle du système de ventilation à la réception des travaux des bâtiments résidentiels. Publié en décembre 2021, le Protocole “RE 2020 – Vérification, mesures des performances et exigences pour les systèmes de ventilation mécanique dans le résidentiel neuf” précise les modalités de réalisation de la vérification et des mesures du dispositif de ventilation, ainsi que les exigences pour assurer la conformité du système de ventilation. Le référentiel fournit également la liste du matériel à mettre en œuvre pour les différents cas de figure.

    Très documenté, ce cadre réglementaire a bénéficié des expérimentations et de l’excellent travail effectué par le groupe de travail du projet Promevent, dont le guide est employé depuis 2016 pour les contrôles volontaires. Si l’intégralité des recommandations n’ont pas été reprises dans la RE 2020, on y retrouve trois des quatre grandes familles de contrôles : 

    • la pré-inspection, qui consiste à faire le bilan de l’installation existante ;
    • les vérifications fonctionnelles, réalisées sur site et qui concernent l’état et le fonctionnement des composants du système de ventilation ; 
    • les mesures fonctionnelles aux bouches, où l’on accède uniquement à la partie visible.

    Le protocole RE 2020 n’a cependant pas retenu le contrôle de l’étanchéité des réseaux aérauliques parmi les tests obligatoires. En identifiant les pertes du réseau, ce type de contrôle pourrait pourtant permettre d’éviter le surdimensionnement des installations, responsable d’une altération de l’efficacité énergétique du système.

    Quels sont les outils de mesure préconisés ?

    En ce qui concerne les mesures fonctionnelles, on utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Pour les ventilations à double flux, des équipements plus précis sont nécessaires.

    Pour les bouches hygroréglables, qui sont très utilisées en France, il conviendra de faire une mesure de pression différentielle à la bouche à l’aide d’un manomètre de précision.

  • Rénovation globale : ne pas rater l’étape du ravalement !

    Rénovation globale : ne pas rater l’étape du ravalement !

    Les nouvelles obligations dont font l’objet les copropriétés rendent plus que jamais indispensable de regrouper les travaux de rénovation. Focus sur les avantages financiers et techniques de la rénovation globale avec Raphaël Claustre, directeur général d’Île-de-France Énergies.

    L’obligation de réalisation du DPE collectif modifie-t-elle la manière d’envisager les travaux de rénovation ?

    La loi Climat vient en effet d’introduire une nouvelle obligation de réalisation du DPE collectif. Dès le 1er janvier 2024, cette obligation concernera les immeubles de plus de 200 lots, puis ceux de 51 à 200 lots en 2025 et enfin toutes les copropriétés en 2026. La constitution d’un plan pluriannuel de travaux deviendra également obligatoire, un an plus tôt pour chacune de ces trois catégories d’immeubles. L’échéance est donc très courte.

    Ces deux outils sont néanmoins très intéressants pour les propriétaires, car ils leur permettent d’identifier les travaux nécessaires et de planifier la maintenance de leur bâtiment. Le risque est cependant de trop étaler et morceler ces travaux dans le temps. Cette méthode n’est pas efficace en termes de coût, ni performante d’un point vu technique. L’idéal est de réaliser une rénovation globale, couvrant plusieurs lots de travaux à la fois tels que l’isolation (parois extérieures, plancher bas, couverture), le remplacement des menuiseries, la mise à jour de la ventilation ou encore le chauffage collectif.

    Réaliser ces travaux en une seule fois permet de mieux organiser le chantier et de limiter la multiplication des frais fixes. De plus, les aides financières MaPrimeRénov’ ne sont versées qu’aux projets visant 35 % d’économies d’énergie et les prêts à taux zéro sont limités en nombre.

    Raphaël CLAUSTRE MOWAT

    Directeur Général
    ILE DE FRANCE ENERGIES

    Quel est le meilleur moment pour réaliser les travaux

    La programmation de travaux de ravalement est l’étape à ne surtout pas rater pour isoler les façades et ouvrir le chantier à une rénovation plus large. C’est une étape qui n’a lieu en moyenne qu’une fois tous les 25 ans ! Le projet doit embarquer le plus de travaux possibles, et a minima l’isolation, le remplacement des menuiseries et la ventilation. Le changement de chaudière est également une bonne opportunité pour planifier des travaux plus importants, tout en étant l’occasion pour les copropriétés qui sortent du chauffage fioul de bénéficier de subventions supplémentaires.

    L’essentiel est de ne pas seulement planifier, mais d’organiser le projet sous forme de scénarios de travaux. De manière générale, le temps presse pour les bâtiments les moins performants énergétiquement. À compter du 25 août 2022, la hausse des loyers des biens classés G et F ne sera plus autorisée.

    Ces biens seront même progressivement interdits de mise en location en 2025 et 2028, puis en 2034 pour les étiquettes E. Tout cela aura un impact considérable sur la valeur de ces bâtiments : déjà avant cette réglementation, des études des notaires indiquaient que – toutes choses étant égales par ailleurs – un bien dans les meilleures classes énergétiques en petite couronne francilienne valait 12 % de plus qu’un bien dans les moins bonnes classes énergétiques. En grande couronne, l’écart se creusait pour atteindre jusqu’à 15 %. Il y a de grandes chances que cet écart s’amplifie.

    Est-il plus facile qu’avant de réaliser ces travaux ?

    La filière est bien plus mature qu’aux débuts de la rénovation énergétique. Nous avons dépassé l’étape de l’expérimentation et il existe des solutions à grande échelle accessibles à tous et à tous les prix.

    Aussi, les pouvoirs publics ont continué de renforcer les aides financières. Les subventions représentent en moyenne entre 15 et 40 % des projets. Parmi les nouveautés, l’Éco Prêt à Taux Zéro peut désormais courir jusqu’à 20 ans, contre 15 ans auparavant, et peut s’élever jusqu’à 50 000 euros pour les projets les plus complexes (exigences architecturales élevées, présence d’amiante…).

    Proportionnelles à l’investissement, les aides MaPrimeRénov’ sont à présent ouvertes à tous, sans conditions de ressources. Les projets devront toutefois justifier du seuil de 35 % d’économies d’énergie, ce qui demeure facile à atteindre dans la grande majorité des cas. Enfin, l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) est financée par l’Anah à hauteur de 30 % du montant de la prestation.

    En tant que spécialiste de la rénovation énergétique, Ile-de-France Energies accompagne les copropriétés dans le montage technique et financier de leur projet, en assurant elle-même la maîtrise d’œuvre ou en lien avec elle. Nous proposons également une avance sur les subventions et des prêts à taux zéro.

  • Rénovation énergétique : l’Agence Parisienne du Climat renforce son soutien aux copropriétaires

    Rénovation énergétique : l’Agence Parisienne du Climat renforce son soutien aux copropriétaires

    En 2022, l’Agence Parisienne du Climat accentue ses actions d’accompagnement à la rénovation énergétique à destination des copropriétés. Tour d’horizon des nouveautés avec Jessica Jacoby-Koaly, responsable de l’animation des entreprises affiliées CoachCopro.

    Jessica JACOBY-KOALY

    Responsable de l’animation des entreprises affiliées CoachCopro
    AGENCE PARISIENNE DU CLIMAT

    Les espaces Conseil FAIRE deviennent France Rénov’. Quelles nouveautés accompagnent ce changement ?

    En effet, France Rénov’ devient le guichet unique de la rénovation énergétique de l’habitat. Les propriétaires auront accès aux mêmes services qu’avec les anciens espaces conseils FAIRE : être mis en contact avec le ou la conseillère France Rénov’ la plus proche, simuler les aides financières disponibles, trouver un artisan qualifié RGE.

    Ils pourront désormais le faire plus simplement, à travers une plateforme internet unique (france-renov.gouv.fr). Porté par l’Anah, ce nouveau service public bénéficie de la force d’un réseau de 450 espaces Conseil sur l’ensemble du territoire national et de plus de 1 000 conseillers pour accompagner gratuitement les copropriétés à chaque étape de leurs projets de rénovation.

    Le Diagnostic Technique Global (DTG) est désormais obligatoire pour certaines copropriétés. Quelles sont les aides disponibles ?

    La réalisation du DTG est en effet obligatoire pour les immeubles de plus de dix ans faisant l’objet d’une mise en copropriété ou étant visés par une procédure d’insalubrité.

    La Métropole du Grand Paris a lancé en septembre 2021 une nouvelle aide financière à destination des copropriétés pour les accompagner dans l’élaboration de ce DTG. En moyenne, le coût d’un DTG se situe entre 6 000 et 12 000 €. L’aide porte quant à elle sur un montant de 5 000 euros, soit plus de la moitié de la somme à engager.

    Aucune condition de ressource n’est demandée, la copropriété doit toutefois s’inscrire (gratuitement) sur notre plateforme CoachCopro et être localisée depuis au moins 15 ans sur le territoire de la métropole (voir les conditions).

    En complément de cette aide, la Métropole du Grand Paris propose également 10 000 euros d’aide au financement de la maîtrise d’œuvre conception.

    Quelles sont les dernières publications de l’Agence Parisienne du Climat ?

    Nous venons de publier le guide “La gestion durable des immeubles”, qui compile les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour la pérennité des copropriétés dans le temps et le confort de leurs occupants.

    Nous y traitons de nombreux sujets tels que la gestion de lots, des espaces verts, la végétalisation, la consommation de l’eau, la mutualisation des espaces communs, l’adaptation du bâtiment aux vagues de chaleur, ou encore la répartition des tâches en copropriété. Ce guide pratique de 50 pages permet d’aller plus loin que la rénovation énergétique des bâtiments et de donner des conseils très pratiques et simples à mettre en place par les copropriétaires.

    Deux autres guides seront mis à jour au cours de l’année : 

    • le guide sur les infrastructures de recharge électrique (IRVE), qui s’appuiera sur une nouvelle étude du parc existant, étendue au territoire de la Métropole du Grand Paris. Il sera actualisé de nouveaux conseils et informations sur le sujet (financement, démarches administratives, typologie de prestations…) ;
    • le guide sur le chauffage fioul, avec un nouvel éclairage sur le parc privé – là aussi à l’échelle de la Métropole du Grand Paris – et les solutions pour les copropriétés.

    Nous allons également mettre à jour le cahier des charges “Maîtrise d’œuvre : rénovation architecturale et énergétique”. Cette nouvelle version sera disponible à la fin du premier trimestre, actualisée des nouveaux acteurs et métiers, aides financières et prestations.

    Quelles autres initiatives préparez-vous en 2022 ?

    À l’image de ce qu’a initié l’ALEC de la métropole de Lyon, l’Agence Parisienne du Climat va lancer à Paris son propre “bureau à énergie positive » (BAEP). Il s’agit d’un défi à destination des professionnels, dont le but consiste à effectuer des économies au sein de l’entreprise.

    La démarche s’intègre dans la politique RSE des sociétés et est animée par des questionnaires éco-gestes et un audit d’interaction bâtiment/usagers. Notre équipe se réunira tous les mois afin de sensibiliser le maximum de collaborateurs des entreprises participantes aux questions du développement durable et des économies d’énergies. Cette initiative est similaire au défi Déclics – reconduit en 2022 -, qui vise les économies d’énergie et la gestion des ressources au sein des logements.

    AGENDA
    Forum Habiter Durable : rendez-vous le 12 avril !

    Rendez-vous de référence pour la rénovation des copropriétés sur le territoire de la Métropole du Grand Paris, le Forum Habiter Durable aura lieu le 12 avril 2022 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris. Cet événement s’adresse à tous les copropriétaires habitant à Paris et sur le territoire de la métropole parisienne, ainsi qu’aux syndics en charge de la gestion de ces copropriétés. Lors de cette journée, les participant·es auront l’occasion :

    • de s’informer sur la bonne gestion d’une copropriété et les travaux de rénovation à travers des conférences ;
    • de recevoir des conseils personnalisés sur les stands de l’Agence Parisienne du Climat et de France Rénov’ : les conseiller·ères France Rénov’ de l’ensemble des ALECs de la Métropole du Grand Paris seront présents (MVE, POLD, GPSO Energie, Plaine Commune, ALEPTE, CAUE 94, Soliha 92) ;
    • d’échanger avec des professionnel·les : bureaux d’études, énergéticiens, entreprises de travaux, syndics ;
    • et d’assister à la remise des prix de la 3e édition des Trophées Métropolitains CoachCopro, avec les retours d’expériences des copropriétaires qui se sont lancés dans un projet de rénovation et les bénéfices qu’ils en retirent.
  • Quiz Copropriétés – Quelles nouvelles réglementations en 2022 et 2023 ?

    Quiz Copropriétés – Quelles nouvelles réglementations en 2022 et 2023 ?

    Nouvelles obligations, DPE collectif, étiquette énergétique, conditions inédites pour la location, plan pluriannuel de travaux… Répondez aux questions du quiz pour tester vos connaissances sur les dernières actualités réglementaires.

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  • Chaudière fioul : le remplacement c’est maintenant

    Chaudière fioul : le remplacement c’est maintenant

    À partir du 1er juillet 2022, il sera impossible de remplacer sa chaudière collective fioul par un équipement identique neuf. Compte tenu des délais pour installer un nouveau système, le remplacement des systèmes vétustes doit se penser dès maintenant. Explication avec Jérôme Bracque, chef des ventes Copropriété Ile-de-France chez GRDF.

    Jérome BRACQUE

    Chef des ventes copropriété IDF
    GRDF

    Que dit la nouvelle réglementation ?

    L’interdiction de l’installation de nouvelles chaudières fioul fait partie des mesures fixées par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, dont l’objectif est de lutter contre le dérèglement climatique et de renforcer la résilience de notre économie face à ses effets. Publié le 6 janvier 2022, le décret n°2022-81, rend effective cette mesure en introduisant une obligation de résultat minimal de performance environnementale – en termes d’émissions de gaz à effet de serre – des équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire nouvellement installés dans un bâtiment.

    Ce seuil d’émissions entrera en vigueur au 1er juillet 2022 et exclura de facto les chaudières fonctionnant exclusivement au fioul ou au charbon. Les copropriétés devront se tourner vers des équipements de chauffage plus vertueux sur le plan environnemental.

    La conversion au gaz est-elle une bonne alternative ?

    C’est une excellente solution de remplacement à plusieurs titres. Tout d’abord, la conversion au gaz des installations collectives de chauffage réduit les charges de copropriété. Les nouvelles chaudières gaz à condensation (THPE) permettent en effet de réduire les consommations de gaz jusqu’à 30 %, tout en réduisant les émissions. La copropriété gagne systématiquement un niveau sur l’étiquette énergétique issue du DPE collectif.

    Sur le plan technique, la conversion au gaz depuis une ancienne solution fioul est relativement simple et sans contrainte. Les travaux de rénovation sont réalisés dans le local chaufferie sans impacter les copropriétaires. Aussi, un simple changement de brûleur peut suffire si l’installation de chauffage est récente, réduisant d’autant plus le coût des travaux. Au vu du maillage très dense du réseau gaz en Ile-de-France, le raccordement au réseau s’effectue en limite d’immeuble dans la quasi-totalité des cas.

    Le gaz est également une énergie compétitive dans la durée. Les contrats chaufferie ne sont la plupart du temps pas associés au tarif réglementé, qui est celui subissant les plus importantes hausses. Les contrats de marché, eux, sont de ce fait moins impactés par ces augmentations et comptent parmi les plus compétitifs de ces 15 dernières années.

    Enfin, de nombreuses aides sont mises à disposition des copropriétés pour les accompagner financièrement dans leur projet de rénovation, telles que MaPrimeRenov Copropriété (jusqu’à 15 000 € par logement), l’éco-PTZ copropriété (jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale), un taux de TVA réduit à 5,5% ou encore les primes CEE.

    Peut-on simuler les gains de cette conversion ? 

    Pour aider les copropriétés à estimer l’avantage de la conversion en fonction de leur situation réelle, GRDF a développé un simulateur de rénovation. À partir des données renseignées par l’usager (puissance de la chaufferie actuelle, type de chaudière, quantité de fioul annuelle consommée, facture…), cet outil fournit une estimation des gains de la conversion gaz sur la consommation, la facture et les émissions de CO2 annuelles. > tester le simulateur

    Quel est le bon moment pour réaliser les travaux ?

    Avec cette nouvelle réglementation, il est temps pour les conseils syndicaux de copropriété d’impulser une réflexion sur l’optimisation de leur chauffage. Si leur équipement fioul tombe en panne, un remplacement en urgence sera très compliqué : cela prend 12 semaines minimum à partir du paiement du devis pour raccorder une nouvelle installation au réseau. Aussi, ce serait une ineptie de réparer avec des pièces détachées une chaufferie fioul qui a 35 ans, cet investissement ne faisant que repousser les travaux de remplacement et ne permettant pas de dégager des économies sur la facture.

    Le gaz est un point d’étape pour un projet de rénovation plus global. Les économies générées par une conversion sont conséquentes car le poste chauffage/eau chaude sanitaire est le plus important en termes de dépenses. Réduire la facture énergétique de moitié permet donc aux copropriétés de dégager des fonds pour faire d’autres travaux par la suite.

    Découvrir en vidéo

    Au travers de ce film simple et explicite, GRDF dévoile le retour d’expérience d’une copropriété qui a transformé sa chaufferie fioul au gaz.

  • Groupement d’entreprises : un pilote aux commandes de la rénovation globale

    Groupement d’entreprises : un pilote aux commandes de la rénovation globale

    Le recours à un groupement d’entreprises dans le cadre d’un projet de rénovation globale offre des garanties supplémentaires de réussite et présente une réponse pertinente aux enjeux de la rénovation énergétique. Zoom sur la démarche, avec Éric BALECH, directeur commercial de SPEBI.

    Éric BALECH

    Directeur commercial
    SPEBI

    Quelle tendance observez-vous dans la manière d’organiser les travaux ?

    Pour être éligibles aux aides publiques à la rénovation énergétique MaPrimeRénov, les copropriétés doivent viser un objectif de 35 % de gain énergétique après travaux. Cet objectif n’est réalisable que dans le cadre d’une rénovation globale, embarquant l’isolation extérieure, le remplacement des menuiseries et la ventilation. Nous sommes ainsi souvent amenés à répondre à des appels d’offres conjointement avec d’autres corps de métiers au travers d’un groupement d’entreprises. Aussi, c’est une solution que nous proposons systématiquement à nos clients lorsqu’elle n’est pas inscrite dans la demande initiale. 

    Un chantier de rénovation globale est une aventure humaine qui dure en moyenne un an. La communication entre les copropriétaires et les entreprises est un des piliers de la réussite. Cette relation est grandement simplifiée et améliorée avec un interlocuteur unique : le pilote du groupement. Ce rôle est le plus souvent porté par l’entreprise qui intervient sur le lot de travaux le plus important. Et c’est un exercice que maîtrisent parfaitement les chefs de chantier et conducteurs de travaux de SPEBI.

    Quels sont les avantages à faire appel à un groupement d’entreprises ?

    Qu’ils soient permanents ou non, les groupements d’entreprises permettent de proposer, d’afficher et clarifier une offre globale aux maîtres d’ouvrages. Au-delà de la simplicité, c’est aussi une garantie de résultat supplémentaire, car les entreprises du groupement sont solidaires. Du fait de la responsabilité qui lui incombe, le pilote est encouragé à choisir avec soin ses partenaires, en visant le meilleur rapport qualité/prix.

    L’appartenance à un même groupement favorise les échanges entre les différents corps de métier. Tous les acteurs du projet se coordonnent en amont des chantiers pour atteindre l’objectif final de performance énergétique. Ils collaborent étroitement et construisent des processus de management adaptés.

    Cette méthode permet d’organiser le maximum de travaux en même temps. Les délais s’en trouvent considérablement réduits, ainsi que les coûts de matériel et de matériaux par la même occasion. En outre, cette étroite collaboration permet de limiter les cas de non-conformité.

    Comment s’organise un groupement avec SPEBI ?

    Nous programmons dans un premier temps des réunions préparatoires, qui nous permettent de planifier les différentes étapes du chantier, ainsi que de fixer les dates de livraison des matériaux. Nous assurons par la suite la coordination entre les lots de travaux, notamment en ce qui concerne les aires de stockage et de livraison. Notre service méthode s’occupe également des demandes d’autorisations auprès de la mairie et de la voirie.

    D’un point de vue administratif, le pilote référence les qualifications des cotraitants, collecte leurs mémoires techniques et organise la facturation, cette dernière s’exerçant toujours entre le client et les différents cotraitants. Nous présentons systématiquement notre vision du chantier et notre organisation à la maîtrise d’ouvrage. Il n’y a jamais de surprise : ce que nous faisons, nous l’annonçons.

    Quelles sont les particularités de SPEBI en tant que pilote de groupement ?

    Par nos qualifications et nos certifications dans le domaine de l’amiante (l’entreprise est certifiée « Traitement de l’amiante intérieur et extérieur des bâtiments » QUALIBAT 1552), nous pouvons intervenir dans d’autres lots que le nôtre.

    Nous pouvons par exemple intervenir en dépose des éléments amiantés de menuiserie extérieure. Dans ces cas-là, SPEBI devient sous-traitant de ses cotraitants qui n’ont pas les autorisations nécessaires, tout en demeurant pilote du groupement. Cette pratique est aisée à mettre en œuvre au sein d’un groupement, puisque les entreprises se connaissent.

  • Rénovation : l’AREC poursuit son accompagnement des collectivités

    Rénovation : l’AREC poursuit son accompagnement des collectivités

    L’AREC Île-de-France, département énergie climat de L’Institut Paris Region, a pour objectif de faciliter et d’accélérer la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique en assistant les collectivités et autres acteurs franciliens. À l’interface des différentes échelles territoriales, l’AREC coordonne et accompagne les acteurs relais sur les territoires pour décliner localement les objectifs de la stratégie.

    En Île-de-France, 60 % des consommations énergétiques et près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre sont dues au secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire). L’action sur les bâtiments existants est donc primordiale.

    L’AREC traite de la question de l’amélioration de l’efficacité énergétique du bâti francilien en contribuant à l’amélioration et la transmission de connaissances, en accompagnant les collectivités territoriales dans l’élaboration de leur politique publique et projets, en valorisant les initiatives remarquables.

    En 2022, l’AREC poursuit son accompagnement des collectivités sur deux axes : la rénovation du tertiaire public et la rénovation des copropriétés.

    En ce qui concerne le tertiaire public, il s’agit d’apporter un appui à la mise en oeuvre du Décret Tertiaire en participant à l’acculturation des élus et services sur les outils de financement de la rénovation. Cela se traduira par l’organisation de deux ateliers pratiques, en partenariat avec la Banque des Territoires et avec l’ATEE, respectivement sur l’intracting et sur les certificats d’économie d’énergie, les 21 juin et 20 septembre.

    Des travaux sont engagés en parallèle pour mettre à disposition des collectivités des informations sur les différents outils financiers et d’accompagnement proposés aux niveaux européen, national, régional et infra.

    Le programme « REnovation des Immeubles de Copropriété en France » (RECIF​+), piloté par ​la SEM Île-de-France Energies, a pour objectif de mobiliser territoire par territoire les collectivités territoriales, les copropriétaires, les syndics et les professionnels de la rénovation afin de stimuler massivement la demande de rénovation énergétique en copropriété. ​L’AREC est partenaire du déploiement du programme RECIF+ en Île-de-France à travers différentes actions visant principalement à sensibiliser les élus locaux à cet enjeu. Dans ce cadre, l’AREC propose des ateliers interactifs et territorialisés afin d’aider élus et techniciens à identifier les leviers d’action pour encourager la rénovation des immeubles en copropriété.

    L’AREC pilote par ailleurs, en partenariat avec Île-de-France Energies et l’Association des Maires d’Île-de-France, l’organisation du Trophée des communes pour la rénovation énergétique. Ce Trophée, créé en 2020, vise à récompenser communes et intercommunalités franciliennes pour des projets ambitieux et reproductibles en matière de rénovation des bâtiments.

    Enfin, l’AREC a publié en janvier 2021 une cartographie interactive pour mettre à disposition des collectivités territoriales des données sur les caractéristiques et les dynamiques de rénovation du parc des copropriétés en Île-de-France. Pour consulter l’outil cartographique : https://cartoviz.institutparisregion.fr/?id_appli=RECIF_IDF

  • Réseaux de communication : certifier la conformité dans les logements collectifs

    Réseaux de communication : certifier la conformité dans les logements collectifs

    La norme XP C 90-483 de novembre 2020, relative aux systèmes de câblage résidentiels secondaires des réseaux de communication, et le guide « Objectif fibre » de décembre 2021, impose aux installateurs la réalisation du contrôle de leurs installations de communication avant leur livraison au client final. Arnaud ALEXANDRE, Responsable du service Courants Faibles du CONSUEL, présente le Certificat de Conformité proposé par l’association pour y répondre.

    Arnaud ALEXANDRE

    Responsable du service Courants Faibles
    CONSUEL

    Quels référentiels encadrent la validation des systèmes de câblage dans le bâtiment collectif neuf ?

    La norme XP C 90-483 détaille les éléments de conception et de vérification des installations de câblage courant faible à l’intérieur des logements, conformément à l’annexe II de l’arrêté du 3 août 2016.

    Le guide « Objectif Fibre : Installation d’un réseau en fibre optique FttH dans les immeubles neufs ou rénovés, résidentiels ou mixtes », est, quant à lui, la référence pour la réalisation de la colonne en fibre optique.

    Ils apportent les informations nécessaires à la réalisation des installations de communication. Les installateurs y trouveront l’ensemble des éléments pour une conception optimale de l’installation, respectant la réglementation, du point d’arrivée de l’opérateur, jusqu’aux prises RJ45.

    Quelles sont les dernières évolutions de ces référentiels ?

    On peut citer, plus particulièrement :

    • Une obligation de contrôle de fin de travaux, et d’une mise à disposition au maitre d’ouvrage d’un rapport de vérification ou d’un certificat de conformité délivré par un organisme de contrôle indépendant (tel que le CONSUEL) ont été intégrés, en novembre 2020, dans la norme XP C 90-483.
    • De nombreux cas de figure représentatifs et une consolidation du dossier de récolement, dans lequel il est demandé le certificat d’autocontrôle (ou l’attestation de conformité) visé par l’organisme de vérification (tel que le CONSUEL) ont été intégrés, en décembre 2021, dans le Guide « Objectif fibre ».

    CONSUEL, au-delà de fournir une réponse à la réglementation et en tant que partenaire historique de la filière électrique, promeut le cercle vertueux : mise en avant des compétences des installateurs / intégrateurs, satisfaction des opérateurs et des usagers, bon fonctionnement et pérennité des installations, au travers de son certificat dédié aux installations de fibre optique et/ou de réseaux de communication résidentiels.

    Quel est le cadre de l’intervention du CONSUEL ?

    Pour la partie fibre optique, nous nous référons au dossier de récolement qui réunit l’ensemble des documents techniques et administratifs relatifs au câblage de l’immeuble, tels que le schéma d’installation et les fiches des tests réalisés par l’installateur.

    Pour la partie réseau de communication, nous nous appuyons sur le cahier de recette de l’installateur.

    Nos prestations comprennent une intervention in situ en fin de travaux, la vérification de la bonne mise en œuvre des équipements, le respect des règles de l’art et de la réglementation tout comme la réalisation de mesures, par sondage et échantillonnage, en différents points des installations.

    Nous assurons ainsi une vérification de tous les signaux et services, pouvant être supportés par les liens et présents sur une prise RJ45.

    Les conséquences d’une installation ne répondant pas aux règles de l’art sont-elles “visibles” dès les premiers usages ?

    Effectivement, dans la majorité des cas l’installation ne fonctionnera pas de façon satisfaisante. Néanmoins, certaines prises ne sont pas toujours utilisées dès la réception par l’occupant du logement, le constat n’en sera donc que retardé.

    De plus, des réseaux non réalisés correctement, risquent de se dégrader et vieillir prématurément. Les dysfonctionnements peuvent donc apparaître plusieurs années après la réception des travaux. C’est tout l’objet de notre certificat de conformité et du cercle vertueux que nous encourageons, dont les maîtres mots sont : compétence, satisfaction, pérennité.

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