Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Nouveau DPE : la FIDI et l’UNIS demandent au Gouvernement une amélioration rapide

    Nouveau DPE : la FIDI et l’UNIS demandent au Gouvernement une amélioration rapide

    COMMUNIQUÉ

    Après avoir dénoncé, dès le mois de mai dernier, les risques inhérents à la publication au 1er juillet d’une version du nouveau DPE insuffisamment testée, la FIDI et L’UNIS souhaitent travailler avec les pouvoirs publics pour améliorer au plus vite le dispositif. A l’occasion d’une rencontre avec la DHUP le jeudi 16 septembre, la FIDI se félicite d’avoir été entendue sur les difficultés de mise en place du nouveau DPE et reste raisonnablement optimiste sur la prise en compte de ses propositions d’améliorations d’ici à quelques semaines.

    L’Union des Syndicats de l’Immobilier (UNIS), et la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI), entendent cumuler leurs compétences et leurs forces pour décrypter « LE NOUVEAU DPE », fiabilisé, opposable et visant à l’éradication des passoires énergétiques et à la limitation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

    La version actuellement en vigueur (DPE version v.3) a révélé ses limites :

    En effet, forts des nombreuses remontées de leurs adhérents depuis le 1er juillet dernier, la FIDI et l’UNIS ont dressé un constat identique d’insatisfaction. La FIDI a pu dénombrer et expliquer concrètement les éléments conduisant aux écarts très importants des résultats du DPE V3 par rapport à la réalité terrain et à la V2 du DPE. Ces éléments ont fait l’objet d’un échange récent avec la Direction de l’Habitat, de l’urbanisme et des Paysages, ministère de la Transition écologique et solidaire (DHUP).

    Une première analyse retient deux causes probables :

    • Le calcul du coût des consommations, par tranches, ne correspond pas à la réalité. En électricité, pour un nombre de kWh donné, l’erreur est de plus de 30 % par rapport au coût réel du kWh !
    • Certains paramètres du moteur de calcul liés aux habitudes de vie des occupants ont été fortement modifiés par rapport à la version précédente. Ils ne correspondent peut-être pas à la réalité du terrain. Ces nouveaux paramètres dégradent substantiellement l’estimation des consommations mais aussi la note du DPE.

    En outre, des thermiciens ont relevé des problèmes concrets, qui dégradent significativement la note (pour rappel, de A à G, G étant la plus défavorable) :

    • En plus des changements sur la ventilation par ouverture de fenêtre, il semble qu’il y ait un problème sur le calcul des débits d’infiltration qui donne des déperditions quasi 10 fois plus importantes que la version précédente.
    • Le calcul des consommations des auxiliaires de bouclage pour un appartement en immeuble collectif semble incohérent (les pompes consomment quasi autant que le total ECS !).
    • En faisant un comparatif entre la V2 et la V3 avec les mêmes déperditions (enveloppe identique), on obtient beaucoup plus de consommation.

    Un autre point a été soulevé, qui ne joue pas sur la note :

    • Estimation du confort d’été : si la fenêtre des toilettes ne comporte pas de volet, l’estimation est dégradée quels que soient les autres paramètres.

    Si les pouvoirs publics ne souhaitent pas revenir sur certains choix, il est impératif qu’ils expliquent clairement aux professionnels de l’immobilier les paramètres retenus et les raisons de leurs choix.

    D’autres difficultés ont aussi été soulevées pendant cet échange et continuent d’être discutées lors des groupes de travail hebdomadaires auxquels la FIDI participe depuis près de deux années, et de façon intensive depuis début mai 2021.

    Les constats des diagnostiqueurs rejoignent ceux des professionnels de l’Unis qui soulignent ainsi :

    • L’incompréhension des clients qui voient leur bien déclassé sans avoir saisi en quoi leur bien immobilier nuit aux objectifs d’économie d’énergie et de réduction des GES ;
    • Les difficultés d’accès aux locaux techniques de l’immeuble dans le temps imparti ;
    • La difficulté de disposer des références techniques des isolants utilisés il y a plus de 10 ans ;
    • La classement comme chaudière « fuel » des chaudières « gaz » dont les caractéristiques (type, puissance etc.) n’ont pas été indiquées, entrainant automatiquement un déclassement pénalisant.
    • Des écarts entre les ratios de surfaces habitables des appartements et les tantièmes de copropriété ;
    • L’allongement des délais de commercialisation (mise en location) en attente des DPE.

    Pour Danielle Dubrac, la présidente de l’Unis : « L’Unis avait conseillé aux copropriétés et aux bailleurs d’établir un nouveau DPE ; pour chacun, l’atterrissage est donc très rude. Dans ce contexte, la question de l’opposabilité pèse trop lourdement. Les pouvoirs publics sont allés trop vite. L’impact sur le parc est significatif. Comment envisager sereinement le calendrier de la loi Climat (interdiction de louer des DPE-G dès 2023) ? Nous espérons un remède rapide, étant résolument engagés dans la rénovation énergétique et dans l’accompagnement de nos clients ».

    Pour Lionel Janot, président de la FIDI et Stéphane Prouzeau, vice président, les échanges avec la DHUP ont été très productifs et efficaces. A ce jour, ils ne doutent pas que des ajustements seront pris en compte
    rapidement pour améliorer la fiabilité des DPE V3 et les rendre réellement efficients.

    En attendant la rencontre avec la Ministre Chargée du Logement, Mme Emmanuelle WARGON, le 4 octobre prochain, où seront bien certainement évoqués les différentes problématiques concernant le DPE, mais aussi l’Audit énergétique, dans le cadre de la fluidité du marché de l’immobilier, les diagnostiqueurs poursuivent bien entendu la réalisation des DPE.

    Stéphane Prouzeau précise : « Pour l’instant, il faut laisser le temps aux responsables de la DHUP de bien prendre en compte les réalités du terrain énoncées par nos soins. Nous restons très attentifs et ouverts, mais nous ne manquerons pas de nous manifester avec plus d’insistance, si le DPE n’évolue pas rapidement. »

    Pour Danielle Dubrac, Présidente de l’UNIS : « L’UNIS a travaillé avec les diagnostiqueurs de la FIDI pour mieux maîtriser ce nouvel outil, afin que les professionnels remplissent parfaitement leur devoir de conseil auprès de leurs clients. Travailler en filière est un atout pour tous dans l’objectif de la rénovation. »

    Et Lionel Janot, Président de la FIDI, de conclure : « L’UNIS et la FIDI travaillent ensemble pour accompagner, informer et expliquer à l’ensemble des acteurs de l’immobilier le nouveau DPE et son impact sur le quotidien de demain. Les métiers de la FIDI et de l’UNIS sont indispensables dans le cycle de vie d’un bien immobilier, c’est pourquoi il est essentiel que nos professions poursuivent ces échanges et cette collaboration pour construire des relations etroites afin d’apporter un maximum de service et d’information. »

  • Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

    Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

    Les 3 et 4 NOV. 2021


    web-conf
    en direct
    de Paris

    #COPROPRIÉTÉ

    Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

    Comment mobiliser les copropriétaires et lever les freins qui entravent la rénovation de votre immeuble ? Participez (en visio) à l’une des deux sessions de 2 heures organisées le 3 novembre (10h à 12h) et le 4 novembre (16h30 à 18h30).

    Découvrez la bande annonce

    Objectif de la web-conférence

    • À partir de vidéos, témoignages de copropriétaires, quiz et autres animations participatives, les intervenants aborderont les différentes étapes d’un projet de rénovation énergétique
    • Expérimentez les techniques de coaching favorisant la mobilisation des copropriétaires

    Contexte

    Mener à bien un projet de rénovation énergétique en copropriété nécessite de débloquer les freins inhérents à la plupart des projets collectifs tels que les craintes ou croyances limitantes, cet ensemble d’idées reçues inconscientes susceptibles de ralentir ou réduire les objectifs des projets de rénovation.

    Des études en neurosciences ont estimé que 20 % des décisions seraient prises sur des informations rationnelles tandis que les 80 % restantes seraient basées sur les croyances, les convictions, les émotions ou encore les valeurs. Comprendre les notions humaines élémentaires apparaît donc essentiel pour guider les acteurs de la rénovation vers des décisions ambitieuses et pertinentes.


    Public

    S’adresse aux copropriétaires, présidents de conseil syndical, architectes, maîtrises d’ouvrage, diagnostiqueurs, bureaux d’études technique, fabricants de matériaux et professionnels de travaux.


    Suivez le direct en ligne

    L’intégralité de la conférence est accessible en ligne. Les informations de connexion sont communiquées après inscription.

    Organisateurs


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Denis VANNIER

    Gérant fondateur
    LA COPRO DES POSSIBLES

    Isabelle AUGAIT

    Manager du déploiement territorial
    LA COPRO DES POSSIBLES

    Manon LEROY

    Fondatrice et directrice
    L’ÉCHAPPÉE DES COPROPRIÉTÉS

    Lucille MUNCH

    Chargée de mission animation
    L’ÉCHAPPÉE DES COPROPRIÉTÉS


    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

    Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

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    Comment réussir un projet de rénovation dans sa copropriété ?

    Comment mobiliser les copropriétaires et lever les freins qui entravent la rénovation de votre immeuble ? Participez (en visio) à l’une des deux sessions de 2 heures organisées le 3 novembre (10h à 12h) et le 4 novembre (16h30 à 18h30).

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    • À partir de vidéos, témoignages de copropriétaires, quiz et autres animations participatives, les intervenants aborderont les différentes étapes d’un projet de rénovation énergétique
    • Expérimentez les techniques de coaching favorisant la mobilisation des copropriétaires

    Contexte

    Mener à bien un projet de rénovation énergétique en copropriété nécessite de débloquer les freins inhérents à la plupart des projets collectifs tels que les craintes ou croyances limitantes, cet ensemble d’idées reçues inconscientes susceptibles de ralentir ou réduire les objectifs des projets de rénovation.

    Des études en neurosciences ont estimé que 20 % des décisions seraient prises sur des informations rationnelles tandis que les 80 % restantes seraient basées sur les croyances, les convictions, les émotions ou encore les valeurs. Comprendre les notions humaines élémentaires apparaît donc essentiel pour guider les acteurs de la rénovation vers des décisions ambitieuses et pertinentes.


    Public

    S’adresse aux copropriétaires, présidents de conseil syndical, architectes, maîtrises d’ouvrage, diagnostiqueurs, bureaux d’études technique, fabricants de matériaux et professionnels de travaux.


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    L’intégralité de la conférence est accessible en ligne. Les informations de connexion sont communiquées après inscription.

    Organisateurs


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    Gérant fondateur
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    Isabelle AUGAIT

    Manager du déploiement territorial
    LA COPRO DES POSSIBLES

    Manon LEROY

    Fondatrice et directrice
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    Chargée de mission animation
    L’ÉCHAPPÉE DES COPROPRIÉTÉS


    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Semaine de la Réno Copro : faîtes votre programme du 2 au 5 novembre

    Semaine de la Réno Copro : faîtes votre programme du 2 au 5 novembre

    Après une première édition réussie, la semaine de la Réno Copro repart pour une deuxième édition du 2 au 5 novembre 2021. Retrouvez le programme des animations organisées à l’occasion de cette semaine dédiée à la rénovation énergétique en copropriété.

    Cet événement rassemble diverses initiatives de promotion de la rénovation énergétique des copropriétés dans toute la France. Copropriétaires, syndics de copropriété, professionnel·les de la rénovation, collectivités locales… Tous les acteurs et actrices de la copropriété sont concernés par les événements, actions, webinaires proposés dans le cadre de la semaine de la Réno Copro.

    Cette semaine est portée par les programmes CEE la Copro des Possibles, les Copros Vertes, RECIF et Ethec, avec le soutien d’AmélioronsLaVille. La deuxième édition est organisée en parallèle de la COP 26, conjointement avec la journée de la Précarité énergétique initiée par la Fondation Abbé Pierre dans un collectif de 19 structures.

    En partenariat avec :

    ARC RHÔNE-ALPES

    CLUSTER ECO BÂTIMENT AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

    COPRO+

    ADEME

    ARC

    FRANCE CHALEUR URBAINE

    JOURNÉE CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE

    FLAME

    POUGET CONSULTANTS

    SOLIHA

    PLAN BÂTIMENT DURABLE

    AMELIORONS LA VILLE

  • Copropriété : raccordement au gaz et enjeux de transition énergétique

    Copropriété : raccordement au gaz et enjeux de transition énergétique

    Jérôme Bracque, chef des ventes Copropriété Ile-de-France chez GRDF, présente les enjeux du raccordement gaz et les avantages pour les copropriétés.

    • Quels sont les enjeux de la transition énergétique pour les copropriétés ?
    • Quelle est la solution qui s’offre aux copropriétaires pour répondre à ces enjeux ?
    • Quels sont les avantages du gaz en termes de coût ?
    • Quel est l’avenir du gaz et du réseau ?
    • Quel moment idéal pour se raccorder ?
    • Quels sont les délais et les étapes pour se raccorder au réseau ?
    • Qui fait l’interface dans l’accompagnement du projet de raccordement ?

    À voir également

  • Pilotage de l’éclairage : répondre à la réglementation et anticiper la maintenance

    Pilotage de l’éclairage : répondre à la réglementation et anticiper la maintenance

    L’éclairage demeure un poste de consommation énergétique majeur dans les bâtiments tertiaires. La technologie LED et les solutions de pilotage peuvent considérablement réduire la facture, tout en permettant de suivre les consommations, d’organiser de manière prédictive la maintenance et de répondre aux nouvelles réglementations. Tom Serrière, Product Manager chez Ledvance, présente les évolutions dans le domaine de la gestion de l’éclairage à travers notamment l’innovation VIVARES Zigbee.

    Dans quel contexte s’inscrivent les dernières innovations chez Ledvance en matière de systèmes d’éclairage ?

    Le gouvernement a lancé en septembre 2020 le plan France Relance, doté de 100 milliards d’euros, dont 7 milliards sont consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments. Cette aide est un véritable coup de pouce à la mise en place de systèmes performants et économes en énergie.

    Tom Serrière, Product Manager chez Ledvance

    Par ailleurs, la réglementation renforce les obligations de rénovation et de déclaration des consommations énergétiques, notamment à travers le Décret Tertiaire qui impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2 de réduire leur consommation d’énergie finale de 40 % en 2030, puis de 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Or, la gestion de l’éclairage offre une réponse très rapide pour obtenir les premiers gains énergétiques, sans investissement lourd.

    On peut également citer l’Arrêté du 22 mars 2017 modifiant l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants. Ce texte de loi impose, hors habitation, que toute rénovation de l’éclairage fasse l’objet d’une puissance installée inférieure ou égale à 1,6 watt par mètre carré et pour 100 lux. Le recours à un système LED couplé avec une gestion automatique par détection de présence permet d’atteindre ces objectifs : selon l’ADEME, une rénovation performante de l’éclairage permettrait une économie moyenne de 50 kWh par m2 et par an, soit 7,5 € par m2/an. Ainsi, toujours selon l’ADEME, l’amortissement d’une rénovation performante de l’éclairage serait inférieur à trois ans.

    Enfin, à partir du 1er septembre 2023, la mise en application du nouveau règlement européen d’éco-conception Single Lighting Regulation (SLR) entraînera la fin des tubes fluorescents T8, encore actuellement utilisés par 80 % des luminaires dans les bureaux. La gamme LED T8 de Ledvance répond parfaitement à cette demande.

    Avec VIVARES Zigbee, Ledvance propose un système de pilotage de l’éclairage dédié au tertiaire. Quelles sont ses fonctionnalités ?

    Le système sans fil VIVARES Zigbee est idéal pour moderniser les bâtiments existants, où le recâblage est souvent complexe. Flexible et facile à adapter, il se compose de luminaires (panel, downlight…), de détecteurs de présence et de lumière, et d’un contrôleur Zigbee qui communique sans fil avec les autres composants. Le sans fil offre un gain de temps à l’installation en réduisant considérablement le nombre de câbles à tirer, ce qui permet également de conserver la configuration des cloisons.

    Le paramétrage du système s’effectue en amont de l’installation : le technicien en charge de l’architecture de l’éclairage doit pour cela se connecter au site ou à l’application cloud VIVARES Portal, depuis lequel il peut créer les groupes, paramétrer les différentes pièces et configurer jusqu’à 200 points lumineux. Chaque appareil ayant son QR code, l’installateur les scannera un par un en suivant la notice d’installation pour les appairer.

    En option sous forme d’abonnement, l’application VIVARES propose de suivre, en termes d’énergie et de coût, la consommation énergétique de chaque luminaire, de chaque groupe et de chaque pièce. Elle génère également des rapports d’erreur en cas de luminaire défectueux et indique la durée de vie restante des équipements, afin d’anticiper les processus de maintenance et de les remplacer au meilleur moment. Les nouveaux utilisateurs disposent de 6 mois gratuits pour tester cette fonctionnalité.

    Le système de pilotage VIVARES sera disponible sur le marché à partir du mois d’octobre 2021.

  • Des méthodes inédites pour mesurer la performance énergétique des bâtiments

    Des méthodes inédites pour mesurer la performance énergétique des bâtiments

    La manière de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments évolue, les technologies aussi. Si certaines innovations visent une plus grande accessibilité de la mesure, d’autres préfigurent des méthodes inédites d’évaluation de la performance des équipements. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, présente les nouveautés qui attendent les professionnels du diagnostic et du contrôle du bâtiment.

    Mesurer l’étanchéité à l’air, sans porte soufflante

    « La réalisation d’un test d’infiltrométrie est obligatoire en fin de chantier dans le cadre de la RT2012 et de la future RE2020, mais demeure facultative dans l’existant. Bien que ces tests permettent de déceler de manière fiable les défauts d’étanchéité pouvant être responsables d’une surconsommation importante de chauffage, la complexité de leur mise en œuvre n’encourage pas les propriétaires à en réaliser avant ou après des projets de rénovation.

    Un frein qui pourra être levé avec un nouveau testeur d’étanchéité à l’air qui ne nécessite pas l’installation d’une porte soufflante. De la dimension d’un ballon de foot et muni d’une poignée, l’AirTightnessTester est très facile à transporter mais aussi à utiliser. L’appareil mesure dans un premier temps la pression dans le bâtiment lorsque le système de ventilation est éteint, puis analyse la différence de pression après allumage du système. La densité de l’air est calculée à partir de cette différence et du débit d’air de ventilation, ce qui nécessite par ailleurs un anémomètre. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure réglementaire, la donnée obtenue donne une très bonne approximation de l’étanchéité à l’air du bâtiment, proche des résultats obtenus par un test avec porte soufflante. »

    Vers une mesure de l’isolation globale de l’enveloppe

    « Une deuxième évolution intéressante pourrait venir de la méthode de mesure de l’isolation thermique. Porté notamment par l’Agence Qualité Construction (AQC) et le CSTB, le projet SEREINE* étudie une méthode visant à mesurer in situ l’isolation thermique globale réelle d’un logement rénové. Le principe consiste à élever rapidement la température du bâtiment (ouvrants obturés et ventilation coupée), puis à mesurer à quelle vitesse celui-ci se refroidit. Cette méthode implique une mesure intérieure de la température, mais également extérieure, ce qui est l’une des difficultés rencontrées actuellement : les variations des températures météorologiques complexifient les calculs, et la mise en place d’équipements de mesure sur plusieurs jours implique une surveillance de ces derniers.

    Encore au stade de la recherche, la méthode SEREINE pourrait devenir une mesure réglementaire dans le futur. Une vingtaine de mesureurs de l’étanchéité à l’air la testent actuellement. L’expérimentation vise également les bâtiments neufs, à travers le projet DIANE. »

    Une sélection de best sellers

    « Les moyens plus traditionnels de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments connaissent également quelques évolutions. Les caméras thermiques utilisées pour identifier les anomalies des systèmes électriques, du chauffage ou de la construction sont par exemple plus précises et moins onéreuses, à l’image de la ThermoMalin TM1, l’une des caméras thermiques à image radiométrique les moins chères du marché (lire notre article).

    caméra thermique ThermoMalin
    Vitromètre GlassBuddy

    Pour mesurer l’épaisseur de verre des ouvrants et vitrages – dans le cadre notamment de la réalisation des DPE, les diagnostiqueurs se tournent désormais massivement vers les modèles laser comme le Merlin Lazer Gauge. Plus sophistiqué, le GlassBuddy offre des informations plus précises et détaillées : épaisseur des verres, épaisseur des lames d’air, position, nombre et type de feuilletage, reconnaissance d’intercalaires, indication sur le positionnement et l’épaisseur des intercalaires.

    Pour garder un œil sur la consommation des équipements d’un logement, on peut également citer un petit appareil de plus en plus plébiscité : le wattmètre, ou mesureur de consommation d’énergie pour prise secteur. Le NZR SEM16+ fournit de nombreuses informations comme la consommation d’énergie, les coûts, la puissance (min/max, réactive, apparente), le facteur de puissance, le courant, la tension, la fréquence, le déphasage, ainsi que la consommation équivalente en CO2. »

    * Solution d’Évaluation de la PeRformance Energétique INtrinsèquE des bâtiments

  • Les relations humaines comme clés de réussite de la rénovation des copropriétés

    Les relations humaines comme clés de réussite de la rénovation des copropriétés

    Porté par CSPartenaire, le programme La Copro Des Possibles associe formation et coaching pour accompagner copropriétaires, syndics, professionnels du bâtiment et collectivités dans leurs projets de rénovation énergétique. L’idée : lever les freins qui entravent le parcours de rénovation énergétique en misant sur les relations humaines. Présentation du concept avec Denis Vannier, fondateur de CSPartenaire.

    Denis Vannier, fondateur de CSPartenaire.

    Quelle est l’approche de La Copro des possibles ?

    Mener à bien un projet de rénovation énergétique en copropriété nécessite de débloquer les freins inhérents à la plupart des projets collectifs. Nous nous attaquons notamment aux craintes ou croyances limitantes, cet ensemble d’idées reçues inconscientes susceptibles de ralentir ou réduire les objectifs des projets de rénovation. Pour donner une idée, des études en neurosciences ont estimé que 20 % des décisions seraient prises sur des informations rationnelles tandis que les 80 % restantes seraient basées sur les croyances, les convictions, les émotions ou encore les valeurs. Comprendre les notions humaines élémentaires nous apparaît donc essentiel pour guider les acteurs de la rénovation vers des décisions ambitieuses et pertinentes.

    C’est pourquoi les formations proposées par La Copro Des Possibles s’accompagnent de rendez-vous de suivi coaching, visant à libérer ces freins par l’écoute et le partage d’expériences et solutions entre participants. Ces rendez-vous les rassurent et permettent des discussions constructives entre eux, avec des méthodes professionnelles. L’idée est de favoriser l’intelligence collective et de les aider à devenir autonomes. Le coach reste neutre, posant des questions ouvertes et n’apportant que rarement de réponses : les meilleurs solutions viennent toujours des participants.

    Notre méthode s’inspire du coaching certifié et aussi de l’assistance à maîtrise d’usage (AMU), théorisée par le sociologue Gaëtan Brisepierre, dont les travaux ont révélé que l’une des causes de la sous-performance des bâtiments performants dans la pratique était la négligence du rôle de l’usager. Incluse par certaines assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), l’AMU apporte médiation et facilitation en faisant office de liant entre les sachants du bâtiment (maître d’œuvre, bureau d’études et architectes en premier lieu) et les non-sachants, c’est-à-dire les usagers. Les copropriétaires sont ainsi mis au centre du projet, pour « aider » les sachants à étudier et proposer des projets adaptés à leurs besoins et capacités, et qui soient alors votés en assemblée générale (AG). Nous les aidons à formuler leurs besoins et objectifs « collectifs » et à comprendre les aspects techniques que les sachants mettront en œuvre.

    À qui s’adresse la formation ?

    À travers des parcours dédiés, nous accompagnons trois types d’acteurs : les copropriétaires avant tout, les gestionnaires de syndics, et les acteurs professionnels de la copropriété ou de la rénovation énergétique. Nous les formons essentiellement sur des notions de l’aspect humain et des bases de la rénovation énergétique. Le programme est intégralement financé par les certificats d’économie d’énergie (CEE) et est donc gratuit (jusqu’en janvier 2022).

    Comment se déroule la formation ?

    Pour les gestionnaires de syndic, une formation d’une journée est dispensée. Elle a pour but d’apporter les informations nécessaires afin de se positionner comme accompagnant pour identifier les besoins, orienter vers les bons professionnels, et faciliter la prise de décision des copropriétaires. Au cours de la formation, le Forma’coach – le nom donné à nos formateurs/coach – tient cette posture accompagnante : soit avec une casquette d’ « expert » pour apprendre, soit avec une casquette type coach pour mettre en pratique les éléments appris. Il s’agira par exemple d’intégrer les étapes principales d’un projet de rénovation, ou les moments où la posture type coach est aidante, en faisant le lien avec les sept piliers de la RSE.

    Pour les copropriétaires, nous proposons des ateliers-rencontres de 3 heures, où dans un premier temps les copropriétaires (ré)apprennent la copropriété en équipes, avec le jeu LCDP type trivial pursuit de la copro sur les aspects juridique, financier, technique, organisationnel ou encore relationnel. Un jeu de rôle les invite ensuite à vivre une Assemblée Générale fictive devant voter une résolution pour des travaux de rénovation énergétique. C’est l’occasion de dédramatiser l’Assemblée Générale et d’améliorer les prises de décision collectives. Ce jeu de rôle peut être remplacé par une réelle pré AG, en utilisant leur convocation d’AG comme support, avant de voter 2 semaines plus tard.

    Quel est le profil des Forma’coachs ?

    Nous avons recruté des acteurs de la rénovation et de la copropriété partout en France, qui ont été formés par des coachs professionnels certifiés RNCP à donner des formations et à adopter une posture type coach. Les Forma’coachs sont notamment des conseillers FAIRE, des conseillers de bureaux d’études, des animateurs facilitateurs, ou encore des AMO copropriété et des opérateurs de l’habitat comme l’association SOLIHA.

    Preuve de son succès, l’école de La Copro Des Possibles a été choisie par Foncia pour former son réseau de syndics. Pas moins de 1 300 gestionnaires seront formés par nos soins. L’ARC fait également partie de nos partenaires, notamment l’ARC Rhône Alpes qui a participé dès le départ à nos think tank de co-conception, et avec qui nous continuons de mettre en œuvre des actions locales pour anticiper et éviter les copropriétés en difficulté.

    Nous comptons actuellement plus de 150 Forma’coachs sur le territoire francais.

    Rendez-vous le 22 septembre 2021

    Le 22 septembre prochain, La Copro des Possibles, en partenariat avec l’Echappée des Copropriétés, propose une animation en ligne qui met le copropriétaire au centre des échanges. À partir de vidéos, témoignages de copropriétaires, quiz et autres animations participatives, les intervenants aborderont les différentes étapes d’un projet de rénovation énergétique. Les participants pourront expérimenter les techniques issues du coaching favorisant la mobilisation des copropriétaires.

  • La Copro Des Possibles

    La Copro Des Possibles est un programme de mobilisation des copropriétés pour soutenir les différentes parties prenantes dans leurs démarches techniques et surtout relationnelles.

    Il est porté par CS-Partenaire lauréat de l’appel à projet des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

    Le programme est déployé en régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Centre Val de Loire, Bretagne, Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Sud.

    CS-Partenaire, le spécialiste du coaching en copropriété

    La Copro des Possibles est un programme porté par CS-Partenaire fondé par Denis Vannier.

    CS-Partenaire est un AMO (Assistant Maître d’Ouvrage) de copropriétés spécialisé dans la rénovation énergétique et la facilitation de projets collectifs.

    Un AMO accompagne les Maitres d’Ouvrage c’est-à-dire les copropriétaires par la clarification de leurs objectifs et capacités, par la rédaction de consultations puis par le conseil quant au choix des entreprises ainsi que le suivi et la vérification des résultats et conformités.

    Denis Vannier et son équipe, eux-mêmes copropriétaires (occupants et bailleurs), ont 15 ans d’expérience en copropriété, dont 3 ans en audit et projets de rénovation énergétique d’envergure.

    Leur expertise est aussi fondée sur 20 ans d’expérience en ingénierie industrielle ainsi que sur l’éthique et la déontologie de coach professionnel·le (certifié RNCP).

  • Offre de reprise pour les testeurs de câbles Fluke : passer sereinement à la technologie PoE

    Offre de reprise pour les testeurs de câbles Fluke : passer sereinement à la technologie PoE

    Fluke appelle les entreprises à mettre à niveau leurs testeurs de câbles pour s’assurer que les réseaux câblés de l’Internet des objets (IoT) sont conformes aux normes PoE (Power over Ethernet) actuelles

    Le 1er septembre 2021, Fluke a lancé une promotion pour encourager ses clients à mettre à niveau leurs anciens testeurs de câbles afin de s’assurer que leurs réseaux câblés IoT (Internet des objets) sont conformes aux exigences des normes PoE (Power over Ethernet).

    À mesure que les personnes, les processus, les données et les appareils se relient à Internet et entre eux, le besoin d’un meilleur accès au réseau avec un minimum de perturbations conduit à une augmentation des installations d’infrastructure PoE et d’appareils compatibles dans un large éventail d’industries et d’applications. Une étude récente menée par Cisco a révélé que près de 70 % des appareils en réseau en Europe occidentale seront câblés ou connectés via Wi-Fi d’ici 2023.

    Offre de reprise

    Pendant une période limitée, Fluke Networks vous offre jusqu’à 2 500 € de remise avec la reprise d’un ancien testeur de câbles en cuivre. Les clients qui échangent leur ancien testeur de n’importe quelle marque ou de n’importe quel modèle peuvent se procurer un nouveau testeur de câble Fluke conforme aux dernières normes PoE à un prix réduit. Les clients peuvent bénéficier de cette promotion du 1er septembre au 15 décembre 2021. Les clients peuvent simplement acheter le testeur de câbles de leur choix dans le cadre de l’offre de reprise auprès de leur distributeur participant préféré.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://fr.flukenetworks.com/request/we-are-ready-poe-are-you

    « Les appareils filaires seront de plus en plus alimentés par PoE, car ils offrent des coûts de câblage réduits, une gestion simplifiée de l’infrastructure, une maintenance plus aisée, moins de temps d’arrêt, une plus grande flexibilité d’installation et une consommation d’énergie réduite. Avec les analyseurs de câble DSX2-5000 et DSX2-8000 CableAnalyzersTM, les clients peuvent certifier la liaison à prise modulaire qui connecte généralement le dispositif PoE au réseau. Qui plus est, ils peuvent procéder à des tests « +PoE » fournissant un ensemble complet de mesures de résistance qui garantissent qu’une connexion PoE est possible sur la liaison. Nos clients auront ainsi l’assurance et la tranquillité d’esprit que leur réseau est conforme aux dernières normes PoE et qu’il est prêt à utiliser cette technologie de connectivité très avantageuse. »

    Nicolas Bravo de Medina, directeur marketing EMEA chez Fluke

    Pour plus d’informations sur la gamme complète de produits et de services Fluke, rendez-vous sur : www.fluke.co.uk.