Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • VMC dans un bâtiment collectif : les solutions techniques

    En rénovation thermique d’habitat (isolation des parois opaques et vitrées), il est essentiel de maîtriser le renouvellement d’air du bâtiment, principalement pour des questions sanitaires. Les systèmes de ventilation sont nombreux et tous ne sont pas adaptés à la rénovation et au collectif. Quelle VMC préconiser ?

    VMC simple flux hygroréglable

     

     

    Il existe plusieurs systèmes de ventilation possibles, cependant en rénovation énergétique il sera plus sensé de de se tourner vers des systèmes performants d’un point de vue énergétique, tels que la ventilation mécanique hygroréglable ou la ventilation mécanique double flux.

     

     

     

     

     

     

    LA VMC HYGROREGLABLE

     

     

    Elle voit son débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide en période d’occupation du logement, tout en limitant les gaspillages car réduisant la ventilation en cas d’inoccupation (ventilation adaptée aux besoins).

     

    Facile à poser et peu onéreuse, elle permet des économies du volume d’air renouvelé pouvant allez jusqu’à 30% par rapport à un système classique.

     

    Dans le cadre de la rénovation d’un bâtiment collectif, le passage d’une VMC classique à une VMC hygroréglable est avantageux mais nécessite un diagnostic préalable de la ventilation en place pour évaluer si le nouveau système peut être adapté.

     

    Remplacer un système de ventilation mécanique fixe (ou autoréglable) par un système de ventilation hygroréglable permet de réaliser des économies d’énergie si l’on considère le système dans sa globalité (changer uniquement les bouches d’extraction peut entraîner des contre-performances énergétiques).

     

     

     

    LA VMC DOUBLE-FLUX

     

     

    Ce système permet de limiter les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison (jusqu’à 90% des calories) et l’utilise pour réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un ventilateur pulse cet air neuf préchauffé dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation.

    Cependant même s’il existe des ventilateurs à faible consommation, une VMC double-flux consomme environ 2,5 fois plus qu’une ventilation hygroréglable

    Dans la mesure où ce système de ventilation suppose de doubler le réseau de ventilation, il sera peu approprié pour remplacer une VMC existante dans le collectif.

     

     

     

    LES AUTRES SOLUTIONS

     

     

    Il existe également des solutions individuelles à intégrer dans le collectif qui peuvent être envisagées lors de la rénovation d’un lot unique, notamment la Ventilation Mécanique Répartie (VMR).

     

    Cette solution a été conçue pour la rénovation : ni conduits ni gaines à entretenir, mais un groupe d’extraction (avec ce que cela induit de contraintes esthétiques, acoustiques et d’encombrement). Chaque pièce d’eau accueille une VMR avec un petit ventilateur coté intérieur du mur et une grille anti-retour à l’extérieur. Egalement adaptable sur les fenêtres, la VMR peut être manuelle ou programmable, et dans la cuisine s’il y a une hotte, elle peut faire office d’extraction. Ce qui n’oblige plus qu’à mettre une VMR dans les toilettes et la/les salle(s) de bain. Concernant les entrées d’air, il s’agit de baguettes qui se posent sur les fenêtres. Il faut compter en moyenne 30m3/h de débit d’air par baguette. Le débit total des baguettes d’entrée doit être égal au débit total des sorties.

    Résumé :

    Les caissons de ventilation collective, simple ou double flux, sont maintenant équipés de moteurs dits « basse consommation » dont l’économie peut varier de 30 à 75%.

  • VMC dans un bâtiment collectif : conditions d’installation et règlementation

    La maitrise du renouvellement de l’air d’un bâtiment est un point essentiel à prendre en compte lors de sa rénovation énergétique. Il s’agit d’une question de confort mais aussi et surtout d’une question sanitaire : un bâtiment mal aéré sera la proie du développement de divers champignons et bactéries, nocifs aussi bien pour les occupants que pour le bâti.

    Dans les logements collectifs anciens, le renouvellement de l’air est souvent insuffisant, très irrégulier et engendre des déperditions.

    Suite à des travaux de rénovation thermique d’un immeuble, les entrées d’air parasites ayant été comblées, le bâtiment devient alors étanche et nécessite donc des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) afin de contrôler les débits d’air nécessaires aux conditions sanitaires des résidents.

    La VMC permet de renouveler l’air des locaux tout en maîtrisant le débit d’air nécessaire. L’air est introduit par les façades dans les pièces principales du logement, circule sous les portes intérieures par les couloirs, puis est extrait par des bouches d’extraction dans les pièces techniques. Le professionnel s’assurera du bon confort acoustique de la VMC, à savoir de la distance obligatoire de 8 mètres séparant le caisson VMC du premier ouvrant, de la bonne dépression derrière les bouches d’extraction à proximité du moteur et enfin du support sur lequel repose ce dernier.

    LA REGLEMENTATION

    Arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 : modalités d’application de l’article R.111.9 du CCH spécifiant les débits entrants et sortants à mettre en œuvre afin de renouveler suffisamment l’air des locaux. Ce renouvellement d’air peut être réalisé de manière naturelle ou mécanique.

    Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles des bâtiments. Consommation maximale VMC : 0,25 wh/m³ par ventilateur.

    Arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants : Art. 36 – Les auxiliaires de ventilation installés ou remplacés dans les locaux d’habitation devront présenter une consommation maximale de 0,25 Wh/m3 par ventilateur, qui peut être portée à 0,4 Wh/m3 en présence de filtres F5 à F9 (Filtre à air haute efficacité).

    Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation (JO du 30 juillet 1999).

    Arrêté du 30 mai 1989 relatif à la sécurité collective des installations nouvelles de ventilation mécanique contrôlée auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou les hydrocarbures liquéfiés.

    Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.

    Arrêté du 25 avril 1985 relatif à la vérification et à l’entretien des installations collectives de VMC gaz.

    ATTENTION ! La présence d’un appareil à gaz (chaudière, chauffe-eau, ou autre) implique de respecter toutes les règles de sécurité quant à l’alimentation en air comburant de ces appareils et à l’évacuation des produits de combustion.

    CONDITIONS PREALABLES A L’INSTALLATION

    Afin de limiter les pertes d‘énergie, des conditions préalables à l’installation (établies par le CETIAT – Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques) sont requises :

    • Observation des conduits existants: il faut déterminer si les conduits existants peuvent accueillir les gaines de ventilation (état, nombre, étanchéité, emplacements, etc.).
    • Prise en compte du bâti: il est préférable que le passage à un système de VMC se fasse en même temps que le traitement d’isolation des parois (vitrées et opaques) afin d’améliorer l’étanchéité à l’air du bâtiment. Il convient tout particulièrement de vérifier l’étanchéité des portes palières et des coffres de volets roulants, ainsi que l’absence de vides ordures individuels.
    • Observation de l’environnement: l’exposition de l’immeuble au vent et au bruit doit être étudiée pour choisir le système le plus adapté.

    Pour ces observations, il est conseillé de se tourner vers un professionnel de la ventilation.

  • La VMC simple flux hygroréglable

    Avec le Grenelle de l’Environnement, l’aération d’un logement doit satisfaire à la réglementation existante. Il est possible d’optimiser la ventilation d’un logement  avec une installation basique, la VMC simple flux hygroréglable, un système simple et intelligent d’aération sur mesure. Comment ça marche ?

    Rénovation énergétique ventilation

    La réglementation des logements construits après 1982 impose une aération « générale et permanente », mais également une circulation d’air spécifique ainsi que des débits réglementaires (arrêté du 24 mars 1982 et article 4 modifié le 28 octobre 1983).

     

     

    L’innovation dans la recherche de performance énergétique a transformé un système d’aération classique, la Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) simple flux, en un système intelligent hygroréglable. Explications.

    LA VENTILATION SIMPLE FLUX HYGROREGLABLE : USAGES ET SYSTÈME

    La ventilation d’un logement sert à renouveler l’air pour :

     

    • les besoins respiratoires de l’occupant,
    • l’évacuation des odeurs et des polluants (composés organiques volatils, monoxyde de carbone, radon…) : ces derniers sont présents dans l’air mais aussi dans les moquettes, les meubles, les végétaux d’intérieur…
    • l’élimination de l’excès d’humidité (liée à l’activité humaine, au fonctionnement des équipements, au climat…) qui provoque le décollement des papiers peints, les moisissures…

     

    La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) simple flux permet d’assurer le renouvellement de l’air en aspirant l’air vicié de la maison et en le propulsant à l’extérieur. La maison étant alors en dépression, une aspiration d’air neuf va avoir lieu par des entrées d’air telles que les aérations placées aux fenêtres, aux portes…
    L’inconvénient de ce système, peu coûteux et simple d’installation, est une grosse consommation d’énergie due :

     

    • en hiver : au réchauffement de l’air entrant, propre et frais,
    • en été : au refroidissement de l’air entrant, propre mais chaud.

    La VMC simple flux hygroréglable résout le problème car elle détecte le taux d’humidité et adapte la puissance d’aspiration du système. La gestion intelligente du renouvellement de l’air est basée sur les taux d’humidité et d’occupation.
    Par exemple, en cas de douche, les bouches d’aération de la salle de bains s’ouvrent à fond. En cas d’absence au domicile, les entrées d’air se referment pour ne pas refroidir la maison… Il existe deux types (A et B) de VMC hygroréglable :

     

    • Type A : les bouches hygroréglables sont à débit variable et les entrées d’air auto-réglables à débit fixe.
    • Type B : les bouches et les entrées d’air sont hygroréglables à débits variables.

    LES AVANTAGES DE LA VMC SIMPLE FLUX HYGROREGLABLE

    La VMC simple flux hygroréglable s’avère être plus efficace que d’autres techniques de ventilation mécanique contrôlée et présente divers avantages :

     

    • gamme de prix abordables (contrairement à la VMC double flux)
    • pas de gros travaux d’installation (contrairement à la VMC double flux)
    • économie de chauffage (contrairement à la VMC simple flux)
    • entretien facile
    • nuisances sonores extérieures diminuées grâce aux entrées d’air acoustiques

    Remarque : ce dispositif de ventilation peut conduire à une diminution du renouvellement de l’air et rend difficilement exploitable l’utilisation d’une pompe à chaleur pour la production d’ECS par exemple.

    Toutefois, certains modèles de pompes à chaleur (PAC) fonctionnent avec des débits d’air faibles. Non seulement le dispositif est économique (moins de 1 € de coût sur la facture d’électricité par mois), mais de plus, il est beaucoup moins bruyant qu’une PAC classique.

     

    Enfin, ces produits sont couverts par des avis techniques, ils font l’objet d’une fiche CEE.

  • Bien choisir ses radiateurs électriques

    Grâce à la chaleur douce, le chauffage électrique rivalise avec le chauffage central. Accompagné d’un système intelligent de régulation et installé dans des bâtiments bien isolés, il offre confort thermique et économies d’énergie. Les radiateurs chaleur douce sont les systèmes les plus efficaces sur le marché pour apporter confort, qualité, économie d’énergie et facilité d’utilisation. Mode d’emploi.

    radiateurs électriques rénovation énergétique

    DANS L’ERE DE LA DOMOTIQUE


    Le chauffage électrique participe pleinement à la performance énergétique du logement et s’intègre dans l’univers interactif des fonctions automatisées qui relèvent de la domotique. Grâce aux nouvelles technologies, le chauffage électrique s’inscrit résolument dans la modernité. Les innovations en matière de régulation et de pilotage ouvrent de nouveaux débouchés. La programmation intégrée, les détecteurs de présence ou les détecteurs d’ouverture et de fermeture des fenêtres sont autant d’innovations permettant de réduire sa consommation.

    Selon des tests effectués par Thermor (selon la norme européenne EN 15232), des radiateurs qui en sont équipés peuvent générer jusqu’à 45 % d’économie d’énergie par rapport à un convecteur mécanique. Un radiateur intelligent bien programmé, régulé en fonction du rythme des occupants et adapté à l’habitation sait se faire oublier tout en apportant un maximum d’économie d’énergie.

    Il existe des solutions de chauffage de l’air et de l’eau à base d’énergie électrique, combinables avec des énergies renouvelables pour améliorer le confort, optimiser la consommation d’énergie et l’empreinte écologique. À cet égard, le chauffage électrique, associé à une énergie non émettrice de CO2, est une solution optimale.

     

    CHOISIR SON RADIATEUR ELECTRIQUE


    radiateurs électriques rénovation énergétique

    La nouvelle génération de radiateurs électriques permet d’obtenir une répartition plus homogène de la chaleur dans l’habitat et de gagner en efficacité.

    Comment investir, rapidement et à moindre coût, dans un système de chauffage doté de technologies performantes ? Réponse : en se chauffant à l’électricité. L’offre s’est considérablement étoffée et modernisée. Efficacité thermique, design, économies d’énergie : voilà le triumvirat gagnant ! Choisir une solution de radiateurs chaleur douce revient d’abord à connaître ses besoins. De nombreux paramètres la conditionnent : la qualité de l’isolation du bâti, l’exposition, le rythme de vie des occupants, etc.

    Grâce à de nouvelles fonctionnalités, la gestion de la température est d’une très grande précision. De réelles possibilités d’économies d’énergie sont ainsi offertes.

     

    LES RADIATEURS CHALEUR DOUCE A INERTIE : COMMENT ÇA MARCHE ?


    radiateurs électriques rénovation énergétique

    Les radiateurs électriques de nouvelle génération n’ont plus qu’un lien de parenté très éloigné avec les « grille-pain » des années 1970 et leur chaleur sèche. Les vieux convecteurs ont cédé la place aux radiateurs chaleur douce à inertie.

    Ces radiateurs électriques génèrent un point chaud permanent, permettant ainsi l’obtention d’une chaleur qui va se répandre de manière uniforme et rapide dans toute la pièce.

    Le principe est le suivant : la résistance est soit plongée dans un liquide caloporteur, soit dans un corps de chauffe qui répartit la chaleur sur toute la surface du radiateur, dont les propriétés permettent une diffusion rapide et douce.

     

    À CHAQUE TECHNOLOGIE SON TYPE D’HABITAT


    Pour procurer un confort maximum, le choix de la technologie du radiateur est primordial. En effet, celle-ci sera différente suivant la qualité de l’isolation. Dans un habitat bien isolé, on optera pour la réactivité de l’aluminium. Dans de l’ancien, moins bien isolé, on préférera l’inertie d’une technologie fluide. Lorsque vous ne connaissez pas le niveau d’isolation, il est conseillé de recourir à un double système chauffant : inertie de la fonte et réactivité du film. Le préalable est de commencer par réaliser un bilan thermique. 

  • Le système de chauffage

    Les bâtiments tertiaires et collectifs disposent d’une règlementation qui leur est propre. La segmentation se fait notamment par élément. En lien direct avec la réglementation thermique dans l’existant, l’analyse de l’équipement de production de chaleur dans le collectif doit faire l’objet de beaucoup d‘attention de la part de tous : exploitant, syndic de copropriétaire, copropriétaires et/ou locataires.

    TEXTE REGLEMENTAIRE

     

    Arrêté du 13 juin 2008 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants de surface supérieure à 1 000 mètres carrés, lorsqu’ils font l’objet de travaux de rénovation importants

     

    Pour un ensemble construit après 1948 dont la SHON est supérieure à 1000m², et dont la valorisation dépasse 25% du coût de la construction (montant fixé par arrêté ministériel du 20 décembre 2007), il convient de réaliser une étude de faisabilité. Cette étude est un passage en revue de l’utilisation de toutes les énergies possibles.

     

     

    LES POINTS DE CONTRÔLE

     

    Système de chauffage :

     

    • Chaudières :
      • Gaz
      • Fioul
      • Bois
      • Biomasse, Cogénération
    • Système thermodynamique
    • Réseau de chaleur
    • Solaire thermique collectif 

     

    La mission pourra aussi porter sur l’étude du contenu des contrats existants avec les prestataires tels qu’un fournisseur d’énergie :

     

    • la puissance disponible n’est elle pas trop élevée?
    • la maintenance est elle en corrélation avec l’âge de la chaudière?
    • le tarif appliqué pour la facturation est il adapté? etc.

     

     

    Le professionnel qui décide de travailler sur ce sujet (les bureaux d’études thermique principalement)  devra s’entourer de toutes les compétences : techniques et réglementaires afin d’assurer une étude complète et globale.

  • Ventilation géothermique

    L’air que chaque jour nous respirons est en train de devenir un combat planétaire dont les enjeux sont à l’échelle de notre planète, au même titre que l’eau, nécessité vitale. La lutte contre le réchauffement climatique et la chasse aux gaspillages en tous genres des calories doivent nous faire repenser bien des choses de notre quotidien : nos modes de déplacements, nos habitudes de vies, nos façons de consommer. Pourquoi donc dépenser des énergies coûteuses et polluantes alors que finalement notre salut réside peut être simplement dans l’exploitation des ressources les plus simples telles que l’air, le vent, la terre et qui n’engendre pas de désordres ?

     

    Ventilation géothermique

    PRINCIPE DE LA VENTILATION GEOTHERMIQUE

     

     

    Le dispositif le plus connu est généralement appelé puits canadien ou puits provençal. Ce dispositif permet de récupérer dans un premier temps les calories du sol pour tempérer la température de l’air qui vient en renouvellement dans le bâtiment.

     

     

     

    Au lieu d’entrer dans le logement à la température extérieure, l’air « neuf », par son passage dans le sol à une profondeur d’environ – 1,50 m, l’hiver va se réchauffer d’environ une dizaine de degrés, l’été apporter du rafraîchissement dans tout le logement.

     

     

    Eté comme hiver, le sol apporte du confort et des économies d’énergie en tempérant l’air du logement par le réchauffement en hiver, le rafraîchissement en été !

     

     

     

    MODE D’EMPLOI DE LA VENTILATION GEOTHERMIQUE

     

     

    En rénovation, cette solution efficace est cependant difficile à mettre en œuvre compte tenu de sa lourdeur et doit être réservée à des maisons « simples » telles que les maisons de plain-pied. Les travaux sont nombreux : terrassement (il faut du terrain), gestion des contraintes existantes (notamment les fondations ou l’absence de cave ou de vide sanitaire), etc…

     

    Ventilation géothermique graphique

    Le système est d’abord composé d’une entrée d’air munie de filtres. Ils évitent l’intrusion et l’obstruction d’éléments naturels (rongeurs et insectes). Vient ensuite la canalisation qui va transporter l’air et permettre sa mise à température selon la constante de la terre (environ 13 ° C). Sa longueur sera calculée en fonction de la surface à tempérer ainsi que de l’apport souhaité. Ce conduit doit présenter une légère pente dont on s’assurera de la perrenité, orientée vers un collecteur équipé d’un regard dans lequel les condensats pourront être puisés.

     

     

     

     

     

    Aux abords de la construction, une seconde filtration évite la propagation et le développement de bactéries (poussières ou pollens). Ensuite, c’est une partie mécanique qui prend la relève pour insuffler l’air dans le bâtiment. L’insufflation peut se faire par une ou plusieurs pièces mais ne doit pas contrarier la ventilation et c’est là que réside souvent la difficulté de mise en œuvre et de conception.

     

     

    Une ventilation double-flux permet le double objectif de diffuser dans toutes les pièces de vie de la maison l’air avec les calories récupérées et d’obtenir une ventilation réglementaire qui garantira confort et hygiène de l’air.

    L’électricien, conseiller en rénovation énergétique,  proposera un échangeur à haut rendement, avec un moteur à faible consommation électrique et s’assurera de l’homogénéïté de l’ensemble.

     

     

     

    AVANTAGES DE LA VENTILATION GEOTHERMIQUE

     

     

    • Diminution de la consommation de chauffage en hiver d’environ 1500 kWh (selon zone climatique)
    • Amélioration de la qualité de l’air, par l’augmentation du taux de renouvellement d’air et de sa filtration
    • Augmentation du confort thermique d’été par la diminution de 4 à 6° C de la température des pièces
    • Sensation de confort en raison de l’augmentation du taux de renouvellement d’air dans le bâti

     

     

    COUT

     

     

    Il faut compter, hors frais d’étude, de terrassement et de travaux induits, un coût allant de 1 500 à 3 000 euros uniquement pour le puit en question, auquel il faudra ajouter la même somme environ pour la partie VMC double-flux. Ces prestations dépendent, entre autres, du niveau de performance souhaité, de la technologie mise en oeuvre, des marques utilisées.

    Résumé :

    Cette solution, encore non réglementée, connait un véritable succès et donc inévitablement un grand nombre d’offres proposées aux particuliers, en vente directe sur des sites marchands ou lors des foires. On ne saurait trop recommander de se rapprocher d’entreprises ayant pignon sur rue et durablement installées sur le marché de la ventilation.

  • La ventilation

    L’homme passe plus de 90 % de son temps en espace clos et respire chaque jour plus de 20 000 litres d’air : les habitations, naturellement aérées par le passé, sont maintenant mieux isolées et plus étanches aux courants d’air. Renouveler l’air de son habitation est devenu un geste indispensable pour le confort du quotidien, mais aussi pour préserver le bâti.

    Ventilation rénovation énergétique

    La pollution de nos locaux est aussi bien visible qu’invisible : odeurs, humidité (douche, cuisine, séchage du linge et respiration), fumée (tabac, cuisson), mais aussi allergènes (insectes, animaux, pollens), composés organiques volatiles (produits d’entretien et matériaux de construction), radon (gaz radioactif présent dans le sol). L’humidité provoque non seulement de l’inconfort mais également une dégradation esthétique et mécanique du bâti : moisissures… Le monoxyde de carbone est lui aussi un danger important pouvant être évité grâce à une bonne ventilation. Quant aux biocontaminants, polluants chimiques et particules, ils sont très présents et leurs effets nuisibles à notre santé.

    Il faut donc apporter un air neuf et pourvoir les besoins en oxygène, évacuer odeurs et polluants, éliminer les excès d’humidité par des systèmes de ventilation efficaces, bien conçus et bien entretenus pour concilier notre santé, celle de notre logement et maîtriser les dépenses énergétiques.

     

    LES PRINCIPAUX MOYENS DE VENTILATION

     

     

    • la ventilation par ouverture des fenêtres
    • la ventilation ponctuelle (par extracteur), VMR (Ventilation Mécanique Répartie)   
    • la ventilation par tirage thermique, ventilation naturelle par grilles d’aération basses et hautes
    • la ventilation mécanique contrôlée : circulation permanente de l’air (balayage)

     

     

    PRINCIPE DE LA VENTILATION MECANIQUE CONTROLEE

     

    C’est un moteur électrique qui actionne un ventilateur : l’air se renouvelle en permanence dans la maison, il est pris à l’extérieur et entre dans la maison au niveau des pièces de vie (chambres, séjour) par des entrées d’air, il est extrait dans les pièces de service (cuisine, salle de bains, WC, buanderie), où les dégagements d’humidité et d’odeur sont souvent les plus importants, par des bouches d’extraction situées près du plafond. Le débit d’extraction est calculé en fonction du type de logement. Ces principes font partie des textes réglementaires de référence en Habitat individuel et collectif (décret du 5/04/1988, arrêté du 24.03.1982 modifié le 28.10.1983).

    Techniques de la ventilation mécanique contrôlée :

     

    •  La VMC simple-flux autoréglable a un débit d’air constant quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants, humidité).

     

    • La VMC hygroréglable voit son débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide en période d’occupation du logement,  tout en limitant les gaspillages car réduisant la ventilation en cas d’inoccupation (ventilation adaptée aux besoins).

     

    • La VMC double-flux : ce système permet de limiter les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un ventilateur pulse cet air neuf préchauffé dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation.

     

    Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux, mais il permet des économies de chauffage importantes :

     

    • en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance) de l’énergie contenue dans l’air vicié extrait
    • en profitant de la chaleur dégagée par la cuisson ou la toilette

     

    L’étude approfondie du dispositif de ventilation à mettre en oeuvre dans la rénovation va permettre, dans certains cas, de réaliser une importante économie sur la facture énergétique du bâtiment et de ne pas dégrader le bâti.
    Pour le remplacement ou l’installation d’une ventilation dans un logement existant, il faut respecter la Réglementation Thermique dans l’Existant : elle impose une consommation maximale de 0,25 Wh/m3 par ventilateur ainsi que la mise en place d’entrée d’air sur chaque nouvelle fenêtre remplacée.

     

     

    Afin d’assurer au mieux la performance du dispositif de ventilation en respectant les DTU (Documents Techniques Unifiés) correspondants (68.1 et 68.2), l’installateur doit être vigilant à chaque étape de la réalisation car c’est tout le circuit de circulation du fluide qui doit être mis en oeuvre de manière rigoureuse : les dimensionnements des entrées d’air et le débit du groupe d’extraction, le respect des passages de transit, l’emplacement des bouches d’extraction, la qualité et la géométrie des conduits, la qualité des raccordements, la gestion de l’air rejeté…

  • L’électricité, une énergie d’avenir

    Sûre et accessible à tous, l’électricité permet de limiter l’émission des gaz à effet de serre car elle peut être produite par des énergies renouvelables : l’eau, le vent, le soleil. L’électricité est une énergie d’avenir.

    électricité rénovation énergétique

    Son exploitation n’engendre aucune émission directe de CO2, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle peut être produite par des énergies renouvelables comme le soleil, l’eau, l’air, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, la marée ou les déchets végétaux.

    Avec la maîtrise de sa production et de son coût en France, elle est aussi une énergie accessible et facilement utilisable.

     

    CONFORT ET ECONOMIES : DES PRIORITES


    En matière d’économies d’énergie, les principaux freins sont surtout d’ordre financier. 12 % des Français sont prêts à investir dans des équipements plus onéreux mais rentables à court ou moyen terme. On sait aussi qu’ils sont attachés à leur confort. C’est même la priorité pour 47 % (enquête TNS Sofres de 2009), suivie par les économies (46 %), le respect de l’environnement, l’intégration et la sécurité pour son logement.

    À partir de là, peut-on exiger d’un chauffage électrique qu’il soit à la fois performant, confortable, pratique, économique et totalement fiable ? La réponse est oui. C’est ce qui explique le renouveau du radiateur électrique, un marché qui a progressé de 30 % entre 2006 et 2010 !

    Toutes les technologies ne se valent pas et il est préférable de se tourner vers des fabricants experts possédant, par leur expérience, la maîtrise des technologies modernes.

     

    VIVE LE CONFORT INTELLIGENT


    Les nouvelles générations de radiateurs répondent à ces exigences et à une démarche environnementale.

    Enfin, la domotique contribue activement au confort de l’habitat. Bientôt, on pourra gérer ses  équipements domestiques (audiovisuel, chauffage, alarme, etc.) depuis son téléphone mobile ! En cela aussi, l’électricité est une énergie d’avenir.

     

    AVIS D’EXPERT


    « Notre société est confrontée à deux enjeux importants : la réduction des consommations énergétiques et des émissions de CO2 et l’accompagnement du vieillissement de la population.

    L’association Promotelec a pour mission de promouvoir les usages durables de l’électricité. Nous informons et sensibilisons particuliers et professionnels sur les solutions et les bons comportements pour construire ou rénover des logements et bâtiments qui soient sûrs, adaptés aux besoins de leurs occupants, économes et respectueux de l’environnement. »


    Damien Hasbroucq, directeur de l’association Promotelec.

     


    Pour aller plus loin, consultez l’article Bien choisir ses radiateurs électriques

  • Optimiser la production d’eau chaude sanitaire avec la ventilation

    Avec le Grenelle de l’Environnement et les nouvelle exigences thermiques, la maîtrise de la consommation d’énergie conduit à trouver des solutions innovantes. Il est désormais possible d’optimiser sa production d’eau chaude sanitaire avec la ventilation. Un appareil simple et intelligent cumule deux fonctions : l’aération sur mesure et la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS). Mode d’emploi.   

    Rénovation énergétique eau chaude sanitaire

    La ventilation d’un logement couplée à une Pompe à Chaleur (PAC) permet la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) selon ses besoins. Comment ça marche?

     

    INTERETS DE LA POMPE À CHALEUR (PAC) POUR PRODUIRE DE L’EAU CHAUDE SANITAIRE (ECS)

     

    Élément de confort indispensable, l’Eau Chaude Sanitaire (ECS) doit être produite continuellement, en quantité suffisante et à la bonne température. L’ECS peut être produite soit par un système combiné au chauffage (chaudière au fioul, au gaz…),  soit par un système indépendant (ballon, chauffe-eau…) qui chauffera l’eau grâce à une résistance électrique, un brûleur, des capteurs solaires thermiques ou une pompe à chaleur (PAC).

     

    Usage d’une pompe à chaleur air-eau

    La pompe à chaleur récupère les calories présentes dans l’air, et les restitue en énergie pour chauffer l’eau via un compresseur.
    Certaines PAC utilisent un compresseur à vitesse variable qui permet de moduler la puissance de compression en fonction de l’énergie disponible. Une innovation qui exploite l’air extrait et cadre avec la limitation des émissions de GES.

     

    Performance d’une pompe à chaleur

    Le Coefficient de Performance (COP) d’une pompe à chaleur est déterminant dans le choix d’un appareil puisqu’il renseigne sur sa performance de chauffage. Il est calculé sur le rapport entre la quantité de chaleur produite par la PAC et l’énergie consommée par le compresseur.
    Par exemple, une PAC qui consommerait 1kWh d’électricité et produit 3kWh de chaleur présente un COP de 3.
    Le COP est mesuré par le fabriquant et à une température d’essai donnée. L’ADEME conseille l’utilisation d’une pompe à chaleur dont le COP est supérieur à 3,3.

     

    L’économie d’énergie

     

     

    Rénovation énergétique ECS ventilation

     

     

    En comparant les solutions pour produire l’Eau Chaude Sanitaire, il apparaît que la PAC permet d’économiser 75% d’énergie par rapport à une chaudière et 25% par rapport à un chauffe-eau solaire à appoint électrique.

     

     

     

     

     

    Source: Aldès

     

    La solution : le chauffe-eau thermodynamique

    Le chauffe-eau thermodynamique est un ballon de 200 ou 300 litres surmonté d’une pompe à chaleur (PAC) air-eau alimentée par l’air de la pièce ou par la VMC. Il est  dédié à la production d’eau chaude.

    BIEN S’ÉQUIPER

     

    Au regard des différentes offres, l’installation de base se compose :

     

    • d’un ballon d’eau chaude sanitaire : l’attention doit être portée sur la résistance à cause du risque d’entartrage et  l’isolation du ballon qui limite les déperditions.
    • d’une pompe à chaleur intégrée : pour pallier au bruit émis par la pompe à chaleur qui, selon les modèles, est un véritable inconvénient du système, certains fournisseurs ont mis au point un moteur intelligent qui permet de récupérer l’énergie de la VMC sur des volumes d’air très faibles, inférieurs à 50 m3/h. Il en résulte une utilisation moins bruyante (moins de 37 dB Acoustique) mais aussi une économie d’énergie.

    Certains fournisseurs proposent  une installation « globale » comportant non seulement le chauffe-eau thermodynamique, mais également le système de VMC simple flux hygroréglable (ventilateur d’extraction, gaines, bouches d’extraction et entrées d’air). Ces produits sont couverts par des avis techniques. 

     

     

    LE MARCHE DE LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE ET DE L’ECS

    Ce type d’installation profite d’un marché qui ne cesse de croître. Cela concerne :

     

    • les logements neufs et les logements labellisés Bâtiment Basse Consommation (BBC) selon la RT 2012 applicable dès le 1er janvier 2012
    • l’évolution des logements BBC en « maisons positives » d’ici à 2050
    • 15 millions de logements à rénover dans la perspective du Grenelle de l’Environnement d’ici 2050
    • le remplacement des chauffe-eaux défaillants

    Pour résumer, coupler sa production d’ECS à la ventilation simple flux hygroréglable est une solution intelligente et économique. De plus, ce type d’installation bénéficie du crédit d’impôt.

  • Chauffe-eau EnR thermodynamique : l’éco-solution du futur

    A la pointe des nouvelles technologies liées au confort thermique, l’aérothermie permet de récupérer les calories présentes naturellement dans l’air pour produire de la chaleur. Simple et économique.

    PRINCIPE


    Fonctionnant sur le principe de l’aérothermie, les chauffe-eau thermodynamiques représentent une solution économique pour produire de l’eau chaude sanitaire tout en préservant l’environnement. Le principe est simple : le ballon d’eau chaude est couplé à une pompe à chaleur (PAC) air-eau avec laquelle on récupère les calories présentes dans l’air pour chauffer l’eau dont on a besoin. L’énergie ainsi produite pour fournir de l’eau chaude sanitaire est gratuite, inépuisable et non polluante.

     

    QUELQUES CHIFFRES


    Par rapport à un chauffe-eau électrique traditionnel, l’économie générée par un ballon thermodynamique peut atteindre 210 € par an. Le retour sur investissement est estimé à 4 à 5 ans, en fonction de l’utilisation et du modèle installé. (Source : Marketing marché Groupe)

    L’impact écologique de la production d’eau chaude sanitaire par le fioul est de 960 kg de CO2/an, celui d’un chauffe-eau thermodynamique de 50 kg de CO2/an et celui d’un chauffe-eau solaire de 70 kg de CO2/an.

    Au 1er janvier 2012, l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique en remplacement d’un autre chauffe-eau par un professionnel ouvre droit à un crédit d’impôt de 26 %, selon le projet de loi de Finances 2012, daté du 31 décembre 2011.

     

    LA TECHNOLOGIE ACI HYBRIDE


    Chauffe-eau EnR thermodynamique rénovation énergétique

    La nouvelle technologie ACI Hybride répond aux problématiques de durabilité des chauffe-eau liées à la dégradation de la qualité des eaux. Celle-ci est compatible avec toutes les qualités d’eau et permet de prolonger la durée de vie jusqu’à deux fois plus longtemps par rapport à un chauffe-eau classique, dans les eaux les plus agressives.

    Le principe de la technologie ACI Hybride réside sur la combinaison de l’action de l’anode magnésium en titane inusable et des particules de magnésium. Le magnésium va se projeter sur les parois immédiatement et uniformément pour protéger la cuve. L’action du courant imposé va maintenir cette protection. Parallèlement à ce système, la résistance stéatite est protégée par un fourreau qui va permettre de limiter le dépôt de tartre et de remplacer la résistance sans vidange. Ces deux technologies participent au maintien des performances du chauffe-eau pendant toute sa durée de vie. Grâce à la technologie ACI Hybride, cette durée de vie est prolongée, quelle que soit la qualité de l’eau.