Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Le plancher chauffant

    Elément de base de tout bâtiment, nos prédécesseurs ne portaient que peu d’attention au sol en général et aux planchers en particulier. Désormais, outre l’élément décoratif que l’on connait, le plancher est devenu source d’attention dès la conception du bâti.

    Plancher chauffant

    Si la réglementation RT 2005 oblige le respect de critères de performance d’isolation avant la pose de plancher chauffant, la RT Ex (réglementation thermique pour l’existant) impose peu d’obligations. En matière d’isolation, la résistance thermique R >= à 2,8 m².k/W permettra d’obtenir le crédit d’impôt mais aucune règle n’existe sur le financement par l’Eco PTZ concernant la performance à atteindre pour ces travaux.

     

     

    Le plancher chauffant pour le neuf est devenu une règle avec la mise en application de la RT 2005 (Réglementation thermique pour les constructions neuves). En rénovation, il sera moins fréquent de travailler sur un projet de remplacement du plancher qui pourrait alors accueillir ce type d’équipement.

     

     

    Dans les années 70, en immeuble collectif principalement, les planchers alors utilisés chauffaient souvent trop fortement. Les températures au sol pouvant dépasser les 35°C. Désormais les règles de mise en œuvre imposent des températures qui restent inférieures à 28°C au contact. L’effet « jambes lourdes » a donc disparu. L’avantage de ce dispositif est de permettre une diffusion de la chaleur par un émetteur le plus vaste possible. La surface d’échange est maximale puisque c’est le sol de chaque pièce où est installé ce mode de chauffage qui émet la chaleur. Le confort devient maximal : aucune zone de la pièce n’est moins chauffée qu’une autre.

     

     

    Suivant l’énergie disponible dans la construction, différents type de planchers chauffants sont envisageables. On distinguera les planchers qui fonctionnent par accumulation et ceux qui utilisent un mode par rayonnement.

     

     

     

    PLANCHER A ACCUMULATION

     

     

    Dans le cas présent, l’élément chauffant est noyé dans la dalle et c’est la fonction d’inertie de celle-ci qui est utilisée. En accumulant la chaleur la nuit (par exemple), la chaleur est restituée à la pièce durant la journée. Compte tenu de l’écart de temps nécessaire à la restitution de la chaleur dans la pièce à chauffer, il est nécessaire d’anticiper le moment où la température de confort devra être atteinte. Le réglage de ce décalage de chauffe dans le temps peut être délicat à appréhender au début.

     

     

     

    PLANCHER RAYONNANT

     

     

    L’élément chauffant est ici situé dans la chape du plancher, à moindre « profondeur ». La pièce est chauffée par rayonnement. L’inertie n’est plus utilisée et la chaleur est dans ce cas restituée en quelques minutes. Le mode de gestion du chauffage est plus simple qu’avec un dispositif à accumulation.

     

     

    Les planchers chauffants peuvent être électriques (effet joule) ou avec un réseau de chauffage (eau chaude circulant dans un serpentin) dont la chaleur est obtenue à l’aide d’une chaudière (gaz, fuel, bois, …) ou par le biais d’une pompe à chaleur.

    Résumé :

    Dans tous les cas, l’installation de chauffage doit posséder un dispositif de programmation et un équipement de régulation qui permettra, outre un excellent niveau de confort, des réductions de consommations énergétiques pouvant atteindre plus de 10%.

  • La climatisation

    Basée sur le même principe de fonctionnement que le chauffage par pompe à chaleur, la climatisation utilise la réversibilité de l’équipement. Par l’échange des calories transférées d’un élément à un autre, elle permet d’abaisser de manière contrôlée, régulée et significative la température des pièces dans lesquelles le dispositif est installé. Il est toutefois nécessaire de faire la différence entre rafraichissement et climatisation.

    Climatisation

    RAFRAICHISSEMENT

     

    Le rafraichissement ne permet pas une gestion de la température. (On peut raisonnablement penser que le rafraichissement d’un local ne fera pas descendre la température de plus de 2 degrés environ). Il possède l’avantage de protéger l’environnement car il n’utilise généralement pas de dispositif consommateur d’énergie. Compte tenu de l’utilisation d’un principe de fonctionnement naturel, le gain énergétique est fortement favorable. Par plancher bas, surventilation, protection des apports solaires et principalement la nuit, le rafraichissement doit être mis en œuvre pour « chasser » les accumulations de chaleur réalisées dans la journée ou au cours d’une activité, notamment dans les immeubles de bureaux.

     

     

     

    CLIMATISATION

     

     

    N’oublions pas que ce confort possède un coût : d’une part, l’évidente consommation d’énergie utilisée pour faire fonctionner la pompe à chaleur en mode froid, d’autre part la conséquence directe qui est la production et le rejet de gaz à effet de serre dans notre atmosphère.

     

    A ce titre, s’il n’existe pas (encore) de réglementation pour le logement individuel, les autres bâtiments (tertiaire, ERP) ne doivent normalement pas climatiser au dessous de 26°C intérieurs. Pour lutter efficacement contre les consommations énergétiques trop importantes, il conviendrait de ne pas rechercher un écart de température Ext/int de plus de 6°C..

     

    Afin de limiter au maximum les rejets nocifs pour l’environnement, les performances des groupes de climatisation font l’objet d’importantes recherches et d’un développement important. L’EER (Energy Efficiency Ratio = coefficient d’efficacité frigorifique) doit être le plus élevé possible pour indiquer le meilleur rendement de la pompe à chaleur en mode froid. Les axes de développement portent sur la réduction des consommations électriques, mais aussi sur l’amélioration de la performance des fluides frigorigènes utilisés dans les groupes. Les plages d’utilisation optimales, tant en mode froid qu’en mode chaud, laissent envisager de fortes évolutions. Mais tout est question de réactions chimiques entre différents fluides : chacun peut être utilisé pour des propriétés différentes et complémentaires.

     

     

    Parce que l’abaissement de la température d’une pièce ne peut se faire que par « puisage » des calories du volume d’air concerné, il est primordial de prendre en considération que ces mêmes calories vont devoir faire l’objet d’un rejet dans un autre élément.

    Additionné à l’élévation de température de l’équipement mécanique consommateur d’énergie, l’échauffement de l’environnement proche du groupe peut s’avérer dangereux pour les équipements électriques en fonctionnement.

  • J’achète du solaire !

    Poser des panneaux solaires sur sa toiture pour s’alimenter en électricité « autonome » ?   

    Rénovation énergétique énergie solaire

    Partant du principe d’un KWH vendu par EDF pour sa consommation de tous les jours vaut en moyenne 15 centimes et que celle-ci peut vous l’acheter entre 31,4 et 58 centimes par KWH si vous lui revendez après avoir réalisé votre installation de panneaux solaires.

     

    Les tarifs 2011 sont exprimés dans le site : http://www.energies-nouvelles.net/guide-tarifs-photovoltaique-20.html

     

    Le calcul est vite fait:

    Générer de l’électricité pour alimenter sa maison ou sa copropriété n’a pas beaucoup d’intérêt…

     

     

    Il vaut mieux revendre à EDF son électricité produite…

     

    Il vaut mieux en effet installer des panneaux solaires et revendre l’électricité à EDF qui est tenue de l’acheter pendant 20 ans. 

    Et on continuera à acheter de l’électricité pour sa consommation personnelle!

    Par contre on peut donc se doter du solaire pour revendre l’électricité à EDF.

     

     

    Investir ses économies dans le solaire : pas si mal!

     

     Si l’on a la « fibre financière environnementale » on peut aussi décider d’investir dans le solaire autrement que dans son propre bien immobilier.

    On bénéficiera ainsi d’un investissement éco responsable ou encore d’un éco investissement. 

     

    Deux possibilités sont offertes pour investir dans le solaire : 

     

    • réaliser sa ferme solaire 

     

    Si l’on a une surface de toiture de maison ou un hangar qui ont une surface d’au moins 120 m2 on peut traiter avec une entreprise spécialisée dans le solaire qui s’occupera de tout. 

    Elle réalisera les travaux, s’occupera du contrat avec EDF et percevra les revenus d’EDF sur 20 ans. 

    Ces sociétés associent en réalité des investisseurs privés qui ne verront probablement jamais la toiture mais qui recevront tout ou partie des versements d’EDF car la société spécialisée aura conclu avec celle-ci le contrat pour leur propre compte. 

    Quant aux propriétaires de la toiture ou du hangar il ne connaîtra que la société spécialisée qui lui versera un loyer qui peut varier de 1 à 6 € le m2 pendant 20 ans. 

    Le propriétaire de la toiture ou du hangar ne s’occupera de rien et son investissement est ainsi garanti et indexé. 

    Beaucoup d’agriculteurs transforment ainsi leurs bâtiments agricoles ou leurs terrains pour mettre des panneaux photovoltaïques même au sol. 

    Ils auront ainsi créé des fermes solaires. 

    Il va sans dire qu’elles sont surtout localisées dans le Sud de la France où la rentabilité est meilleure. 

    Le marché est vaste car l’on estime qu’actuellement les panneaux solaires représentent la consommation d’électricité de 125.000 habitants (source : Association Européenne de l’Industrie Photovoltaïque). 

    Aucune aide fiscale, aucun crédit d’impôt, aucun éco prêt ne sont utilisables pour ce système. 

     

     

    • Acheter des « packages solaires »  

     

    On peut également investir dans le solaire sans savoir exactement sur quel panneau photovoltaïque portera l’investissement. 

    En effet des sociétés spécialisées proposent un package « clés en mains » c’est-à-dire qu’elles prennent tout en charge :

    les démarches, la construction des panneaux dont elles s’occupent dans la France entière essentiellement dans le Sud et le contrat de vente de l’électricité est souscrit directement entre vous-mêmes et l’EDF pour 20 ans. 

    Le rendement moyen est de 8% par an. 

    La fiscalité est soumise au régime des bénéfices industriels et commerciaux si bien qu’on pourra amortir 100% du prix d’acquisition de l’installation. 

    Les intérêts d’emprunt et tous les frais divers liés à l’exploitation sont déductibles. 

    On peut même récupérer la TVA sur l’acquisition des panneaux solaires photovoltaïques. 

    Le montage financier se rapproche de celui des statuts de loueurs en meublés non professionnels. 

    Si le montage est bien fait les revenus générés par la location sont exonérés d’impôt car il existe un mécanisme fiscal dit du déféré d’amortissement:

    Lorsque la part du capital emprunté devient plus importante dans les remboursements les amortissements non déduits des années passées sont imputés sur les revenus locatifs.

    Bingo ! 

     

     

    Payer son ISF par le solaire 

     

    Il existe des sociétés spécialisées qui permettent de faire payer l’ISF non au Trésor Public mais à une entreprise solaire. 

    Cette entreprise construit des fermes solaires et traite avec EDF. 

    Comme tout produit en Loi » TEPA » la défiscalisation est de 75% de l’investissement avec un plafond de 50.000 €.  

    C’est une niche fiscale qui favorise la production d’énergie renouvelable et l’on peut ainsi dire qu’en payant son ISF on fait du bien à la planète !

    Autre bingo!

  • La chaleur par le soleil

    L’énergie solaire est une énergie gratuite, puissante… Cependant, comment gérer l’apport de cette énergie, comment la stocker ? En dehors du coût de l’installation elle-même, ne pas oublier que ces questions sont encore à ce jour sans réponses. 

    PRINCIPES

     

     

    Energie solaire

    Il est aisé d’assurer que les apports solaires sont inépuisables. Le rayonnement est considérable, la puissance sans commune mesure avec toute autre énergie, même fossile.

     

     

    Mais, comme toujours, la difficulté est bel et bien de pouvoir utiliser les ressources énergétiques lorsque l’on en a besoin. Il est aussi difficile de gérer cet apport. Comment stocker une énergie solaire en été pour en bénéficier (gratuitement ou à moindre coût) en hiver lorsque l’on a besoin de se chauffer ?

     

     

    Parfaitement renouvelable, l’énergie que nous fournit le soleil est difficile à maîtriser et à adapter à nos besoins. A ce jour, l’accumulation ne peut être réalisée sur une longue période. Il s’agit d’une énergie immédiate.

     

     

    L’énergie produite par le rayonnement solaire peut prendre deux formes principales : le réchauffement direct de fluide (appelé fluide caloporteur) ou bien la création d’un courant électrique par la transformation du rayonnement lumineux en courant électrique : c’est le photovoltaïque.

     

     

    Dans tous les cas, la mise en place du système (panneaux solaires) est conditionnée par le strict respect de règles d’installation. La recherche de l’implantation optimale doit se faire de manière rigoureuse afin que le rendement soit maximal. Il faudra veiller avec précaution à l’environnement de l’installation pour être sûr qu’aucun masque solaire (cache) ne portera d’ombre sur les capteurs solaires, réduisant alors la performance. L’implantation se fait idéalement avec une orientation comprise entre le sud-est et le sud-ouest.

     

     

    L’utilisation de l’énergie solaire, par le biais du réchauffement d’un fluide, permet des utilisations proches, sur un plan technique, de l’utilisation d’une énergie produite par une chaudière. En lieu et place d’une combustion, l’élévation de la température pour la chauffe est réalisée par la circulation du fluide caloporteur, alors chargé de chaleur. En transitant dans divers éléments de l’installation, le fluide « chaud » va transmettre son énergie à un échangeur ou un émetteur (radiateur, résistance de ballon d’eau chaude sanitaire). On peut alors obtenir en raison de la très forte élévation du fluide, une restitution importante de chaleur.

     

     

     

    UTILISATION DES PANNEAUX SOLAIRES

     

     

    Panneaux solaires

    Les capteurs doivent favoriser un captage en toutes saisons, mais principalement en hiver pour assurer au mieux la production d’énergie.

     

     

    Ensuite, l’installation doit être étudiée pour pallier autant les manques d’apports solaires que les trop forts apports calorifiques. La mise en place de sonde de température dans les capteurs permettra la mise en route ou, au contraire, l’arrêt du circulateur qui aura alors aussi la fonction de protéger le système en raison de la trop forte élévation en température. L’augmentation de la température à l’intérieur du capteur solaire pouvant atteindre plus de 200°C,  une précaution simple de sécurité consistera à mettre impérativement en place un mitigeur sur les points de tirage d’eau chaude pour éviter tout risque de brûlure.

    Résumé :

    Dans le cas où l’énergie solaire ne serait pas disponible, il sera impératif de prévoir une énergie de substitution. Une longue période nuageuse risque de rendre impossible la fourniture d’eau chaude ou pire, de chauffage !    

  • La pompe à chaleur

    Elément phare de l’amélioration de la performance énergétique, la pompe à chaleur, cet équipement de haute technologie, doit être installée de manière rigoureuse. Mais la mise en oeuvre ne peut se faire dans tous les cas. Focus sur un phénomène de société.

    Pompe à chaleur rénovation

     

    Arrivée sur le marché des systèmes de chauffage depuis plus de trente ans, la pompe à chaleur (PAC) fait un retour en force depuis quelques années après une première tentative.

     

     

    Dans les années 80, les défauts d’isolation des logements, un coût de la matière première énergétique pas assez élevé, des rendements insuffisants ont contribué au désintéressement des consommateurs pour cet équipement haut de gamme.

     

     

    La prise de conscience, depuis une demi décennie, de la nécessité d’une parfaite isolation du bâti, l’amélioration des rendements des appareils, la pression financière sur le consommateur, ont favorisé l’émergence de l’utilisation des pompes à chaleur.

     

     

     

    PRINCIPE

     

     

    Tout le principe repose sur le fait de « pomper » les calories d’un élément. Il va falloir puiser les calories dans un élément (eau, air, sol appelé source froide) pour charger un fluide en chaleur. Cette chaleur sera alors transmise par le biais d’un échangeur pour être restituée dans la construction par des émetteurs.

     

     

    Utilisant de l’électricité, la pompe à chaleur va s’appuyer sur des principes d’échange d’énergie d’un fluide à un autre. Ce transfert de chaleur va d’ailleurs imposer des précautions en vue de la mise en œuvre, sous peine de rendre impossible l’utilisation de l’installation destinée au chauffage.

     

    Pompe à chaleur

     

    AIR/AIR, AIR/EAU, EAU/EAU, SOL/EAU (aérothermie, géothermie)

     

    Afin de comprendre le type d’échange sur lequel s’appuie la pompe à chaleur, l’utilisateur va indiquer la source froide (les calories y sont puisées) et la source chaude (la manière dont les calories sont émises) :

     

     

    AIR/AIR : souvent la PAC la plus simple à utiliser. On prend les calories dans l’air et le local est réchauffé avec de l’air ;

     

     

    AIR/EAU : en cours de généralisation : on puise les calories dans l’air et la restitution se fait à travers un réseau d’eau chaude ;

     

     

    EAU/EAU : on puise les calories par un capteur liquide (horizontal ou vertical, souvent de l’eau glycolée) et c’est un réseau d’eau chaude qui diffuse la chaleur par le biais des émetteurs (basse température en règle général).

     

     

    SOL/EAU : on puise les calories dans le sol à travers la terre ou par puisage dans une nappe phréatique et la restitution se fait par émissions dans les émetteurs de la construction par circulation d’eau chaude.

     

     

    VARIANTE

     

    Si l’utilisation d’une pompe à chaleur sert principalement au chauffage, le principe de fonctionnement est également valable pour réchauffer de l’eau chaude sanitaire (ECS). On dit dans ce cas qu’il s’agit d’un ballon thermodynamique. Pour cette installation, c’est un ballon spécifique, particulièrement bien isolé, dont la résistance sera chauffée par un circuit indépendant du circuit de distribution d’eau chaude. Dans tous les cas, conseiller l’utilisation d’un tel ballon doit faire l’objet d’une étude fine et rigoureuse sous peine de faire supporter au donneur d’ordre une facture conséquente sans pour autant être certain de réduire la facture de consommation énergétique.

  • Photovoltaïque

    Le soleil darde ses rayons, la température monte sensiblement, c’est l’un des apports évidents du rayonnement solaire. En hiver, il nous permet souvent de tempérer un peu notre environnement ; en été, il peut même se révéler « trop fort » et nous poser des problèmes de bien être, voire des soucis de santé, il faut alors nous en protéger. Cependant, le soleil est aussi une source d’énergie renouvelable qui, par l’intermédiaire de cellules photovoltaïques, produit de l’électricité. Les utilisations, et donc installations, sont diverses.   

    Energie solaire renouvelable

    Le rayonnement solaire est donc une source évidente et inépuisable de chaleur mais il est plus que cela. La mise au point des panneaux solaires est déjà une avancée, la conception des capteurs photovoltaïques ouvre encore de nouvelles portes. Avec la technologie des capteurs au silicium, c’est le rayonnement lumineux qui va être utilisé pour la création d’un courant électrique continu d’assez faible intensité : 12 ou 24 volts.

     

     

    Toutefois, il faut savoir qu’à ce jour le choix de production d’électricité par captage photovoltaïque impliquera une revente systématique à EDF ou à une régie. De ce fait, l’électricité produite n’est pas directement destinée à la consommation du bâtiment producteur.

     

     

    Le choix de l’utilisation de capteurs photovoltaïques est souvent ambitieux car les contraintes pour la mise en œuvre sont nombreuses et variées dès la conception : coût, technique, orientation, implantation, mise en œuvre.

     

     

     

    LE COUT

     

     

    Il va bien sûr dépendre de l’utilisation que l’on veut en faire : production d’électricité  pour pallier sa propre consommation électrique ou pour compenser l’énergie consommée pour la production d’eau chaude sanitaire. C’est en partie le besoin qui va orienter le dimensionnement des capteurs de toit. En général une dizaine de m² pour une production de quelques centaines de watt.

     

     

     

    LA TECHNIQUE

     

     

    Les retours sont encore peu nombreux, les matériaux encore parfois peu usités. De ce fait le retour d’expérience est court pour certains produits. Il faudra donc s’assurer de l’existence d’une bonne garantie, au minimum décennale.

     

     

     

    L’ORIENTATION

     

     

    Selon la région, la hauteur des éléments environnants, qui peuvent éventuellement devenir des « masques solaires » (ombres portées), il faut trouver un secteur dépourvu d’éléments perturbateurs de l’ensoleillement. De plus, selon l’azimut solaire (le soleil est plus bas en hiver quand été), le capteur ne sera peut-être pas simplement installé sur le toit. La conception imposera éventuellement la mise en place de béquilles pour relever physiquement les capteurs (prêter alors attention à la prise au vent en cas de bourrasques violentes, il faut tenir compte des forces d’arrachements des équipements). De plus, les capteurs devront avoir, pour bénéficier d’un rendement optimum, une orientation comprise entre le sud est et le sud ouest.

     

     

     

    L’IMPLANTATION

     

     

    Intégrés dans la toiture ou rapportés, le mode constructif de l’habitation est un facteur essentiel. Outre l’esthétique du bâtiment une fois l’installation en place, la réflexion du donneur d’ordre doit aussi intégrer le prix de revente du kWc (kilowatt crète). En effet le tarif de revente de l’électricité produite par capteurs photovoltaïques est quasiment doublé lorsque les capteurs sont intégrés dans la toiture. Les tarifs de revente sont majorés pour l’implantation en Corse.

     

     

     

    LA MISE EN OEUVRE

     

     

    L’installation est constituée de plusieurs éléments n’existant pas pour un branchement électrique traditionnel. Puisque le courant produit est revendu, chaque installation est équipée en plus d’un dispositif de comptage des kWc produits (et donc vendus). Les équipements additionnels (l’onduleur) vont aussi permettent la transformation du courant produit en 12 ou 24 volts continu, en 220-230 volts alternatif pour « injection » dans le réseau. Dans de nombreux cas, la mise en place d’une salle de charge (batteries de stockage) est nécessaire.

     

     

    La réflexion aujourd’hui est souvent axée sur le résultat d’un calcul financier à long terme qui fait, entre autres, la différence entre les coûts de production et d’investissement moins les montants qui seront facturés grâce à la production électrique.

  • Géothermie : une ressource sous-exploitée

    On savait le centre de la terre chargé d’énergie, les éruptions volcaniques le prouvent par la violence des désastres qu’elles engendrent. Mais sans forer aussi profond, les couches superficielles représentent, notamment grâce à l’apport solaire, un vrai accumulateur à calories dans lequel il est très intéressant de puiser. Dans le cas de la géothermie, les règles à respecter sont nombreuses sous peine d’être en possession d’un dispositif de chauffage inutilisable. 

    PRINCIPE

     

     

    Energie du sol géothermie

    En puisant l’énergie dans le sol, on rend absolument possible le chauffage des bâtiments. Au-delà du coût des travaux de mise en œuvre du système de captage, le prix de la pompe à chaleur se retrouve également assez vite amorti si l’installation intérieure est convenablement conçue et bien dimensionnée.

     

     

    Il est possible d’utiliser la terre de plusieurs façons : par captage horizontal, vertical par sonde géothermique, ou par puisage sur eau de nappe.

     

     

     

    CAPTAGE HORIZONTAL

     

     

    En fonction de la puissance nécessaire au chauffage pour le bâtiment, la PAC (pompe à chaleur) aura un dimensionnement spécifique. Le captage a pour rôle de fournir à l’échangeur de la pompe à chaleur l’énergie qui sera émise dans l’habitation. Ce captage peut facilement supporter un surdimensionnement car il n’y a pas de risque d’endommager le groupe.

    L’une des précautions principales concerne la profondeur de l’implantation. Celle-ci doit être d’un minimum de 60 à 80 cm, afin de ne pas craindre le gel. Mais à creuser trop profond, l’appauvrissement de la terre en énergie risque de ne plus être compensé par l’apport solaire. Le puisage des calories en horizontal engendre un vrai refroidissement de la terre, jusqu’à sa surface. Il faut donc être vigilant sur les désordres : pelouse roussie ou cuite entre autres.

     

    De plus, la surface de captage devra être précautionneusement protégée de toutes plantations dont les racines seraient trop plongeantes car elles détruiraient sans aucun doute les capteurs. Il s’agira certainement d’une surface de plusieurs centaines de mètres carrés.

     

    On ne peut par contre pas envisager un sous dimensionnement du capteur qui aurait pour conséquence de vider trop rapidement « la réserve de calories » que représente le sol.

     

     

     

    CAPTAGE VERTICAL

     

     

    La réalisation d’un forage vertical (aux environs de 100 m) permet d’appliquer le même principe de captage que précédemment, mais avec l’avantage de fournir environ 3 fois plus d’énergie que le captage horizontal. L’étude à réaliser devra démontrer que la solution est envisageable en raison de la nature du sol, mais aussi eut égard les règles qui s’appliquent à l’emplacement des forages (éloignement des plantations, des habitations ou des dispositifs déjà en terre : filtres ou épandage de dispositif d’assainissement non collectif).

     

     

     

    POMPAGE SUR NAPPE PHREATIQUE

     

     

    L’électricien pourra préalablement se renseigner sur la faisabilité d’une telle réalisation. Certaines communes refusent le procédé, les autorisations sont à demander auprès des DRIRE.

    Ce principe utilise de l’eau potable (denrée on le sait, plus que précieuse) de laquelle les calories sont « captées ». De fait l’eau est « appauvrie » en énergie. Une fois les calories récupérées pour le chauffage, l’eau restituée à la nature par un dispositif d’épandage possède une température abaissée de plusieurs degrés. Certains risques peuvent être encourus par le milieu naturel compte tenu de la modification de la température de l’eau.

     

    Ce procédé de captage géothermique est assurément le plus efficace, tant sur le plan énergétique que sur la limitation de l’émission des gaz à effet de serre (GES). Les consommations électriques des différents appareils peuvent cependant venir alourdir la facture, notamment pour la pompe qui servira à remonter l’eau de la nappe, ou le circulateur lorsque l’on utilise une sonde géothermique verticale.

  • Energie éolienne

    Inodore, incolore et avec parfois de la saveur, l’air et le vent sont des sources d’énergies mal exploitées à ce jour. Utilisé de manière confidentielle par le particulier ou à grande échelle par les institutionnels, l’énergie du vent pour produire de l’électricité avec des aérogénérateurs est encore sous utilisée.   

    LE PRINCIPE

     

     

    Energie éolienne

    En utilisant la puissance du vent et son énergie cinétique, le vent fait tourner les pâles du rotor (énorme dynamo) qui fabrique un courant sans cesse renouvelable. Le courant fabriqué en continu doit ensuite être transformé en courant alternatif, dont la tension doit être ramenée à 220/230 volts. L’installation électrique doit alors posséder un onduleur, mais l’un des problèmes élémentaires reste le stockage de cette énergie. Les batteries sont chères, encombrantes et néfastes pour l’environnement dans la plupart des cas.

     

     

     

    LE MATERIEL

     

     

    De quelques mètres de hauteur à plusieurs dizaines de mètres, les équipements sont variés, mais encore assez peu distribués. Selon la puissance d’électricité à fournir, le rotor aura un diamètre plus ou moins important. Il est possible de trouver des installations de taille réduite, mais leur production sera en rapport aux environs d’1 kW. Le mât sur lequel est installé l’aérogénérateur peut mesurer quelques mètres : de 5 à 8 m de hauteur.

     

     

    Pour les dispositifs plus importants, qui disposent de rotors de 10 à 30 m de diamètre, la puissance obtenue peut atteindre les 400 kW par éolienne. Leur hauteur est alors de plusieurs dizaines de mètres.

     

     

     

    ENCORE BEAUCOUP DE CONTRAINTES

     

     

    Pour qu’un aérogénérateur soit efficace de façon optimale, les règles d’implantation doivent être respectées. L’implantation doit se situer dans des zones où le vent ne sera ni trop faible (ne permettant pas de faire tourner l’éolienne) ni trop fort (le vent risquant d’endommager le rotor). Il doit être le plus stable possible : entre 12km/h et 40 km/h environ.

     

     

    Dans le cas de la mise en place d’une éolienne « domestique », dont la hauteur ne devra pas dépasser 12 m au sol afin d’éviter l’obligation d’un permis de construire, il faudra vérifier qu’il n’existe pas de reliefs perturbateurs pour l’alimentation du rotor (collines, arbres élevés, bâtiments).

     

     

    D’autre part, l’emprise au sol, si elle reste faible, ne doit pas en être moins efficace. Il faut prévoir le coulage d’un plot d’ancrage qui pourra atteindre les 14 à 16 tonnes de béton.

     

     

     

    DES DETRACTEURS

     

     

    Longtemps stigmatisée en raison des nuisances sonores par les opposants à ce type d’implantation, l’énergie éolienne impose un très grand nombre d’implantation d’aérogénérateurs s’il l’on veut obtenir quelques MW d’électricité.

     

     

    On parle de champ d’éoliennes. Sans évoquer l’aspect esthétique ou non de ces « moulins à vent», il est probable que le bilan carbone des très grosses unités ne sera pas profitable pour l’environnement avant longtemps. La production des éoliennes et leur transport n’est pas sans impact sur l’environnement.

     

     

    On peut aussi se poser la question du devenir des blocs d’ancrage en béton coulés dans les terres lorsque l’éolienne aura vécu ? Qu’en est-il également des périodes climatiques froides, qui réclament la production d’électricité, alors que le pays se trouve plongé dans un système météo anticyclonique, donc sans vent ? 

    Résumé :

    On peut raisonnablement penser qu’aujourd’hui cette énergie non polluante à l’utilisation doit encore faire ses preuves, notamment sur les rapports coûts d’investissement/durée de vie.

    D’aucuns pensent que le vent doit rester le moteur des voiliers et autres parapentes, à suivre…

  • L’ECS (Eau chaude sanitaire)

    Dans l’habitat, la gestion de l’eau doit être une préoccupation. L’eau chaude sanitaire (ECS) ne déroge pas à cette règle car sa mise à température peut être fortement consommatrice d’énergie. L’électricien devra fréquemment traiter cet aspect spécifique de la facture énergétique.

    Eau chaude sanitaire économie

    Les besoins en eau en France sont estimés à 40/50 litres par jour par personne pour une température de 50°C.

    On peut aussi considérer que la part de l’ECS dans un budget oscille de 10 à 30% du montant de la facture.

     

     

     

    EST-IL FACILE D’OBTENIR ECONOMIQUEMENT DE L’ EAU CHAUDE ?

     

     

    L’étude sera relativement aisée dans le cas d’utilisation d’un ballon électrique, mais obtenir avec détail cette information lorsqu’une chaudière mixte (gaz ou fuel) produit aussi le chauffage sera moins évidente.

     

     

    Lors de l’étude des équipements en place dans l’habitation, le conseiller devra déceler le type d’usage de cette production d’eau chaude et le niveau de confort souhaité par les occupants. Bains, douches, fréquence d’utilisation, nombre des occupants, position des ponts de tirage d’eau ne sont que quelques uns des paramètres dont il faut tenir compte.

     

     

    La production d’ECS peut être réalisée avec le même générateur que celui permettant le chauffage ou bien l’on peut utiliser une source distincte.

     

     

     

    LES SOLUTIONS CLASSIQUES :

     

    • l’utilisation de la chaudière, (gaz, fuel, …)
    • un ballon d’ECS, (généralement électrique)
    • parfois par un chauffe bain (souvent au gaz, dont la quantité produite est limitée)

     

     

    LES SOLUTIONS PLUS SOPHISTIQUEES :

     

    • par panneaux solaires thermiques (capteurs plans ou tubes sous vide)
    • par ballon thermodynamique
    • grâce à une chaudière bois

     

    L’électricien pourra disposer d’un grand nombre d’équipements dont il devra étudier les différents rendements de production sans oublier la notion de confort pour les occupants. L’accumulation d’ECS dans un ballon tampon représente un poste de consommation régulier mais faible comparativement à une production instantanée qui va demander une puissance maximale pendant une durée peut-être longue.

     

    Autre axe de réflexion pour l’habitat individuel et selon la situation relevée sur place,  l’électricien peut être tenté de proposer la mise en place par exemple d’un ballon thermodynamique afin de réduire la consommation d’une énergie fossile probablement plus couteuse. Le comparatif devra être étudié.

     

     

    L’étude du dimensionnement d’un réseau de production d’eau chaude démontre aisément que la puissance nominale de la chaudière dépend de la présence ou de l’absence d’accumulation sur ce réseau. Il faudra plus de 20 kW de puissance nominale pour obtenir une quantité d’eau chaude suffisante instantanément (soit 11L/min) dans un studio. La mise en place d’un ballon d’une capacité de 150 L permettra de réduire de plus de 12 kW la puissance.

    Résumé :

    L’amélioration des performances des équipements permet aussi de proposer la mise en place de solutions innovantes telles que l’utilisation en été du réseau d’eau intégré dans un plancher comme dispositif de captage pour en « pomper » les calories nécessaires au chauffage de l’eau chaude sanitaire. L’installation de la maison permet alors de tempérer de 1 à 2°C l’air des pièces dont le sol sert au pompage des calories.     

  • L’aérothermie

    Pomper l’air efficacement pour se chauffer de manière économique, tel est le pari de cette énergie qui ne manque pas d’air ! L’aérothermie est cette forme d’énergie qui consiste à utiliser un dispositif mécanique, souvent une pompe à chaleur, pour puiser les calories contenues dans l’air afin de les utiliser pour le chauffage d’un bâtiment. En voici le principe. 

    FONCTIONNEMENT

     

     

    Aérothermie énergie renouvelable

    Les pompes à chaleur utilisent une source froide, il peut s’agir d’une réserve d’eau ou d’une source, d’un captage horizontal ou vertical dans le sol mais aussi tout simplement de l’air.

     

    Le principe va être de récupérer les calories de l’atmosphère pour « charger » (réchauffer) un fluide frigorigène. Ce fluide froid va devenir gazeux lorsqu’il sera compressé pour en obtenir le maximum d’effet calorifique. Cette chaleur sera alors transmise aux émetteurs : radiateurs basse température ou « split ».

     

     

    LES LIMITES

     

     

    Cet équipement a été largement plébiscité en raison de sa grande facilité d’installation dans des bâtiments existants. Mais les erreurs d’installation, la limite de certaines performances et leur possibilité de fonctionner en réversible pour permettre de climatiser des locaux, lui ont porté quelques estocades.

     

     

    Depuis le 1er janvier 2009, ces équipements air/air n’ouvrent plus droit à crédit d’impôt mais peuvent encore, sous certaines conditions, bénéficier d’un financement par l’Eco PTZ.

     

     

    Parmi les soucis relevés pour la mise en œuvre, on remarque notamment le besoin élevé concernant les volumes d’air disponibles et accessibles. Le brassage, on le conçoit, doit être d’autant plus important que l’air extérieur est froid. Les calories étant moins nombreuses il faut alors « pomper » d’avantage. De plus, il ne faut pas oublier qu’en puisant les calories dans l’air, celui-ci s’en trouve refroidit d’autant.

     

     

    Les performances sont souvent données à 7°C extérieurs, le COP (Coefficient of Performance) pouvant atteindre 4. Mais que devient cette performance par temps de gel ? Les fabricants de PAC  (pompe à chaleur) seront sommés de fournir d’ici peu les performances de leurs machines avec un COP moyen annuel qui donnera une vision plus objective, sinon plus rigoureuse de la performance réelle.

     

     

     

    QUELQUES PRECAUTIONS

     

     

    Compte tenu de ces éléments, la vigilance s’impose quant au choix des équipements envisagés. La pompe à chaleur représente dans certains cas un surcoût de consommation électrique par rapport à un convecteur ou radiant habituellement utilisé.

     

     

    Il ne faut pas non plus négliger la maintenance, notamment afin de contrôler toute fuite éventuelle du gaz frigorigène donc le pouvoir polluant peut être plus de 5000 fois supérieur à celui du CO².

     

     

    Bon à savoir : des conditions normales d’utilisation par temps frais (environ 5°C) abaissent la température de l’air ambiant autour de la PAC jusqu’au risque de gel : il faut donc veiller à dégivrer le groupe extérieur, éventuellement par une simple résistance, qui consomme de l’électricité !

     

     

    L’installation en local non chauffé (garage, appentis) peut être une solution mais il y a un risque de mise en forte dépression de la pièce. L’abaissement de la température de cette pièce peut atteindre celle d’un réfrigérateur !

     

     

    Enfin, la durée de vie d’un groupe externe de PAC est souvent liée directement au nombre de départs de cycle. Des interruptions trop fréquentes pourraient amener à son remplacement prématuré au lieu des économies prévues.

     

    Résumé :

    L’aérothermie peut s’avérer très utile sur certaines réalisations, en raison de contraintes extérieures spécifiques ou de l’impossibilité de réalisation de travaux intérieurs.

    C’est une solution de rénovation énergétique à envisager si elle a préalablement été bien étudiée.