Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Fiche pratique – Les préventions des risques d’expertise

    Lors des différents types d’expertise, vous rencontrerez pour chacune des risques divers et variés. Nous en avons identifié quelques-uns uns que le diagnostiqueur doit garder à l’esprit.

    Cette liste n’est pas exhaustive.

     

     

    TERMITES

     

    Risques

    • Risques liés aux doublages
    • Risques liés à l’environnement juridique
    • Risques liés à l’oubli des autres insectes xylophages
    • Risques liés à la routine et au manque de concentration
    • Risques liés à une durée de validité de 6 mois

     

     

     

    MESURAGE

     

    Risques

    • Risques liés à une mauvaise prise de mesure
    • Risques liés à des pièces non perpendiculaires (méthode des rectangles)
    • Risques liés au calcul manuel
    • Risques liés à une mauvaise interprétation du lot de copropriété (loggia)

     

     

     

    AMIANTE

     

    Risques

    • Risques liés à l’impossibilité de faire des sondages destructifs
    • Risques liés aux doublages
    • Risques liés à l’oubli d’un matériau
    • Risques liés à l’impossibilité de tout inspecter
    • Risques liés à la décision de conclure sur un matériau douteux sans faire de prélèvement
    • Risques liés aux revêtements de sols (moquette, lino) sur des dalles de sols
    • Risques liés à l’erreur de recollement des résultats avec le laboratoire
    • Risques liés aux DTA (Dossier Technique Amiante) plus élevés car fournis à chaque transaction

     

     

     

    PLOMB

     

    Risques

    • Risques liés à un problème de machine
    • Risques liés au non-respectt de la réglementation (prises de mesures systématiques)

     

     

     

    DPE (Diagnostic de Performance Energétique)

     

    Risques

    • Risques liés à une mauvaise déclaration du client (notamment consommation)
    • Risques liés à l’absence d’ordinateur sur le terrain : impossibilité de conclure
    • Risques liés à une mauvaise estimation d’un matériau et/ou d’une épaisseur
    • Risques liés à l’absence de matériel : vitro mètre
    • Risques liés à une mauvaise analyse des systèmes de chauffage
    • Risques liés à l’absence de logiciel pour évaluer les matériaux

     

     

     

    PRET A TAUX ZERO

     

    Risques

    • Risques liés à une mauvaise interprétation de la loi
    • Risques liés à la réalisation d’une expertise trop rapide

     

     

     

    ERNT (Etat des Risques Naturels et Technologiques)

     

    Risques

    • Risques liés à une erreur de repérage du bien sur la carte des risques

     

     

    DE MANIERE GLOBALE

     

     

    Solutions

    • RCP (Responsabilité Civile Professionnelle)
    • PJ (Protection Juridique)
    • Prévention – bonnes pratiques – retour
    • Formation – Formation continue – veille juridique et Technique (Groupement ou Fédération : Mutualisation des services)

     

  • Fiche pratique – Les risques « développement et relation client »

    Lors du développement de votre société ainsi que dans la relation que vous instaurez avec le client, vous devez maîtriser certains risques afin d’assurer la pérennité de votre entreprise.

    RISQUES 1

    • Risques liés à une mauvaise maîtrise du commercial
    • Risques liés à l’absence d’objectifs commerciaux (pas de budget)

    SOLUTION

    • Suivre une formation commerciale

     

     

     

     

    RISQUES 2

    • Risques liés à une mauvaise productivité (mauvaise solution informatique)

    SOLUTION

    • Envisager un partenariat

     

     

     

     

    RISQUES 3

    • Risques liés à une mauvaise réactivité (seulement 10% des expertises au mandat)

    SOLUTION

    • Envisager un partenariat (plate-forme pour sous-traitance)

     

     

     

     

    RISQUES 4

    • Risques liés à la mise en place de procédures de contrôle interne

    SOLUTION

    • Se faire accompagner d’un courtier/conseil en assurance spécialisé en prévention des risques professionnels

     

     

  • VIDEO – L’équipement du diagnostiqueur immobilier

    Quel est l’équipement type du diagnostiqueur immobilier ? Quels sont les principaux critères de choix du matériel ? Jean-Michel CATHERIN, Président de TESTOON, nous présente l’équipement type du diagnostiqueur immobilier.

  • Actualités pour l’équipement du diagnostiqueur immobilier pour la fin de l’année 2011

    Nouvelle norme du diagnostic électrique, quel impact sur l’équipement ? Annonce du plan de fiabilisation du DPE par le gouvernement : quels changements attendre pour l’équipement ? Jean-Michel CATHERIN, Président de TESTOON, nous présente l’offre particulière de Testoon en cette fin d’année 2011.

  • Fiche pratique – Etalonnage et vérification des systèmes de mesures de la porte soufflante

    Le matériel utilisé pour le test d’infiltrométrie nécessite d’être étalonné régulièrement. Cet étalonnage a une incidence sur la précision des mesures prises. Tableau récapitulatif de ces dispositions à mettre en œuvre.

    infiltrométrie étalonnage vérifications

  • Fiche pratique – Les applications de l’infiltrométrie dans l’habitat

    Les applications de l’infiltrométrie sont nombreuses et notamment dans le domaine de l’habitat. Elles ne sont aujourd’hui pas toutes règlementées et se feront donc en fonction de la demande.

    LES APPLICATIONS

    L’infiltrométrie peut être préconisée pour :

    • Un état des lieux, définir l’état du bâti pour connaitre son bilan énergétique ou dans l’objectif de réaliser une rénovation énergétique.
    • L’établissement d’un certificat d’étanchéité, document officiel.
    • L’obtention du label BBC Effinergie Neuf : dans le cadre d’une construction correspondant aux standards du label. Il y a une obligation de mesures pour l’obtention de ce label.
    • L’obtention du label BBC Effinergie Rénovation (en création): ce label fixe des objectifs d’étanchéité à l’air mais sans obligation de mesures.
    • Une amélioration du niveau du DPE.
    • Une optimisation d’un système de ventilation ou de climatisation : cela permet de vérifier que le système en question est correctement conçu et dimensionné.
    • La vérification d’un « système » étanche.

    LES PRESTATIONS

    Le contrôle

    Il s’agit d’une prise de mesure du débit de fuite (notamment autorisée par Effinergie) réalisée par un indépendant à la fin d’un chantier. Ce professionnel délivre ensuite un certificat de contrôle de fin de chantier.

    L’assistance

    L’opérateur procède à une prise de mesure ainsi qu’à des recherches de fuite. Son rôle est d’assister l’entrepreneur afin d’atteindre les objectifs fixés lors de la construction ou de la rénovation. Il peut être amené à délivrer un rapport ou un certificat.

    Résumé :
    Dans le cadre de la RT 2012, la réalisation d’un test d’infiltrométrie est obligatoire pour tout logement neuf (maison individuelle ou logements collectifs).

  • Fiche pratique – Déroulement d’un test d’infiltrométrie avec une porte soufflante

    Le test d’infiltrométrie consiste à  quantifier les fuites d’air d’un bâtiment et à mesurer leur débit. Il se déroule en plusieurs étapes variables selon le contexte et la demande du prescripteur. Le test d’infiltrométrie, étape par étape.

    Isolation de l’enveloppe à tester

    En fonction du contexte il faudra procéder à une fermeture ou à un colmatage des ouvertures : c’est-à-dire isoler la partie chauffée du bâtiment dans laquelle on fait la mesure. Il faut que cette partie soit contigüe : les portes à l’intérieure de cette partie chauffée doivent donc être ouvertes et toutes les communications entre les parties chauffées et non chauffées doivent être fermées. (Exemple : isolation par rapport aux caves, greniers, celliers, cheminées, VMC…).

    Installation du système

    Le montage et la mise en place de la porte soufflante prend de 5 à 10 minutes pour un opérateur expérimenté.

    Test et paliers de mesures

    En suivant la norme EN13829 il convient de faire 5 à 10 paliers de mesure, commençant quelques points au dessus de 50 Pa et descendant ensuite de 10 en 10 pour atteindre le point le plus bas que l’on peut mesurer.

    Le test peut s’arrêter à ce stade et le logiciel donnera les résultats recherchés. Cependant il est possible d’aller plus loin.

    La recherche de fuites

    En général on profite de l’installation du système pour procéder à une recherche de fuites, d’autant plus si le bâtiment ne correspond pas à l’objectif recherché.

    Dans ce cas, on procédera à un autre test, puis à une autre recherche de fuites et ainsi de suite jusqu’à ce que l’opérateur estime que l’étanchéité du bâtiment ne peut plus être améliorée.

    Démontage et édition du rapport

    La porte soufflante est ensuite démontée et un rapport est édité par le logiciel en fonction du référenciel utilisé (plus ou moins précis et complet selon la demande du client).

     

  • Fiche pratique – Recherche d’entrées d’air parasites

    Les entrées d’air sont particulièrement génératrices d’inconfort dans un bâtiment. Au-delà de ce simple phénomène physique, il peut se créer d’autres désordres : création de condensation aux points de circulation des courants d’air froid, dysfonctionnement d’un équipement électrique.

    PROCEDER A L’INSPECTION

     

     

    De la rigueur de la mise en œuvre découlera la qualité de l’inspection thermographique réalisée. Il est souhaitable que le technicien intervienne de la manière suivante :

     

    • Relevé des conditions d’intervention (météo, température, hygrométrie)
    • Réglage de l’émissivité
    • Réglage de la TAR (température apparente réfléchie)
    • Réglages finaux de la caméra (distance), zone de mesure des températures
    • Recherche des zones incriminées de façon large (la maison)
    • Ciblage des zones plus précises (entourage des prises de courant, menuiseries, interrupteurs)
    • Réalisation des thermogrammes et clichés numériques
    • Prise de notes techniques ou nécessaires à la localisation
    • Réalisation d’un croquis global pour localiser les défauts repérés
    • S’assurer que toutes les informations ont été collectées in-situ

     

     

    PRESENTER LES CONCLUSIONS

     

     

    Une fois la recherche aboutie, le technicien thermographe doit s’assurer de la bonne compréhension de ses conclusions par le non sachant.

     

    Si le repérage des défauts peut être assez aisé selon les conditions de l’inspection, la traduction des causes est souvent plus délicate à fournir au client.

     

    Ne pas oublier que le rapport sera la trace visible qui restera après l’intervention. Les explications du rapport doivent être claires et ne pas présenter d’ambiguïté d’interprétation.

     

     

     

    ATTENTION !

     

     

    Trouver la judicieuse solution pour effacer le désordre peut s’avérer absolument complexe pour qui n’a pas une large connaissance du bâtiment.

     

    Il faut aussi se méfier dans ce cas des effets de coin : zone forcément moins « alimentée » en énergie et donc naturellement plus « froide ».

     

  • Fiche pratique – Recherche de ponts thermiques

    La quasi-totalité des bâtiments existants présente ce phénomène où les flux de chaleur sont plus concentrés que sur une surface environnante. Le mur ou le plancher agit comme une « ailette » d’échangeur qui capte la chaleur. Un renforcement de l’isolation par l’intérieur va augmenter la concentration du flux « chaud ».

    PROCEDER A L’INSPECTION

     

    La réalisation des thermogrammes suit une démarche d’investigation. Pour réussir à coup sûr la visualisation des défauts recherchés, les paramètres de la caméra doivent être correctement réglés :

     

    • Réglage de l’émissivité
    • Réglage de la TAR (température apparente réfléchie)
    • Réglages finaux de la caméra (distance), zone de mesure des températures

     

    L’inspecteur va cibler les zones spécifiques « classiques » :

     

    • Les liaisons parois verticales/parois horizontales
    • Les jonctions avec les refends
    • Les ruptures de plans…

     

    Il faudra ensuite rechercher des ponts moins fréquents :

     

    • Reprise de maçonnerie
    • Présence de matériaux de la construction de natures différentes
    • Défauts d’isolation…

     

    L’investigation peut se faire par l’intérieur et par l’extérieur du bâti si les conditions météorologiques le permettent.

     

     

     

    PRESENTER LES CONCLUSIONS

     

    Dans ce type d’inspection, la connaissance des différents modes constructifs sera un plus pour être en mesure d’estimer si le pont thermique est « normal » ou au contraire particulièrement important.

     

    Les écarts de couleurs présents sur les thermogrammes parlent souvent d’eux-mêmes. Le donneur d’ordre voit pour la première fois de façon « éclatante » les défauts de son isolation. L’échelle des températures située à droite du thermogramme présente l’ampleur du défaut.

     

     

     

    ATTENTION !

     

    Selon la sensibilité du capteur de la caméra et selon le soin apporté aux réglages de celle-ci, les contrastes des palettes de couleurs peuvent être impressionnants pour le non initié alors qu’il ne s’agit peut-être que de défauts minimes.

  • Fiche pratique – Rapport d’inspection thermographique

    Sans formalisme particulier ni réglementé, le rapport qui présente les conclusions des travaux d’inspection doit être explicite, sans interprétation possible pour le non sachant. Le savoir faire et le professionnalisme du conseiller en rénovation doit apporter toutes les réponses aux questions du donneur d’ordre, même à celles qu’il ne se posait pas !

    ASSOCIER LES IMAGES VISIBLES ET LES CLICHES INFRAROUGES

     

     

    Selon la définition du thermogramme et la zone étudiée, il se peut que l’image infrarouge réalisée ne soit pas compréhensible, que l’on ne sache pas où la localiser. La solution est au moins d’associer une prise de vue numérique et un thermogramme, si possible en réalisant une fusion, ou une intégration.

     

     

     

    CHAQUE THERMOGRAMME N’EST PAS FORCEMENT EXPLOITABLE

     

     

    Le rendu sur papier après impression, ou même à l’écran, peut-être sensiblement différent de ce à quoi l’on peut s’attendre. Dans certains cas, même un retraitement de l’image infrarouge n’apporte rien de plus pour la qualité de compréhension. Dans ce cas, il est raisonnable de ne pas diffuser les prises de vues inexploitables, mais peut être de les justifier auprès du donneur d’ordre.

     

     

     

    S’ASSURER QUE LES CONCLUSIONS SONT SANS INTERPRETATION POSSIBLE

     

     

    L’habitude, la connaissance du métier font souvent apparaître des évidences aux yeux du professionnel. Mais ce qu’il a compris ou vu est-il aussi évident pour le donneur d’ordre qui voit pour la première fois un thermogramme ? La mission d’inspection thermographique que le conseiller en rénovation énergétique  accepte de réaliser s’étend, sauf indication contraire, jusqu’à la remise d’une conclusion. Dès lors, il faut s’assurer que le client la comprendra parfaitement.