Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Table ronde (Paris) – Les nouvelles obligations pour la maîtrise d’ouvrage et les opérateurs

    Table ronde (Paris) – Les nouvelles obligations pour la maîtrise d’ouvrage et les opérateurs

    Le point sur les dernières avancées réglementaires (normes, arrêtés) et focus sur les différentes normes par domaine (bâtiment, voirie…). Sont également abordés les points de vigilance pour un chantier réussi (repérage, empoussièrement, évaluation des risques, processus…).

    Rediffusion de la table ronde réalisée lors de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 3 décembre 2020 en direct de Paris, sur la thématique “DONNEURS D’ORDRE : COMMENT S’ADAPTER AUX ÉVOLUTIONS RÉGLEMENTAIRES LIÉES À L’AMIANTE ?”.

    Avec :

    • Xavier Faure, animateur du Grand Circuit
    • Alexandre Prentignac, chargé de mission santé et sécurité au travail SEDDRe
    • Dominique Payen, responsable de domaine risques chimiques et environnement OPPBTP

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  • La mission du maitre d’oeuvre amiante – En vidéo avec Minos Group

    La mission du maitre d’oeuvre amiante – En vidéo avec Minos Group

    Dès la conception des travaux, le maître d’ouvrage doit s’assurer de la présence ou non d’amiante sur les lieux du chantier, en effectuant un DTA. Le choix d’un maître d’œuvre en désamiantage, possédant la qualification 0902, peut s’avérer judicieux.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 3 décembre 2020, sur la thématique « DONNEURS D’ORDRE : COMMENT S’ADAPTER AUX ÉVOLUTIONS RÉGLEMENTAIRES LIÉES À L’AMIANTE ?« .

    Avec :

    Mohamed Ouerghi, directeur de MINOS GROUP

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  • Précision et qualité : les nouvelles exigences du DPE

    Précision et qualité : les nouvelles exigences du DPE

    La nouvelle mouture du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) devrait finalement entrer en application le 1er juillet 2021. Stanislas Jaubert, référent technique Énergie chez AC Environnement, précise les dernières avancées sur le sujet.

    Comment avance le projet d’évolution du DPE ?

    C’est un travail de longue haleine puisque le processus de concertation a démarré fin 2018. Si la crise sanitaire a retardé la sortie des derniers textes encadrant les évolutions du DPE, les travaux ont pu reprendre début novembre auprès des administrations gouvernementales. Nous sommes actuellement en train de travailler sur les dernières retouches de la méthode 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des logements), retenue comme la future et unique méthode de calcul pour les logements à compter de juillet 2021.

    Quels sont les impacts de cette méthode pour les maîtres d’ouvrage ?

    La méthode 3CL s’appuie sur une analyse des caractéristiques du bâti concernant ses cinq usages principaux : le chauffage, l’eau chaude, le refroidissement, l’éclairage, ainsi que la consommation électrique des auxiliaires de ventilation et de chauffage, tels que le moteur du ventilateur et les circulateurs de chauffage. Elle prend également en compte des paramètres extérieurs comme les données climatiques locales et le facteur d’ensoleillement.

    L’usage exclusif de la méthode de calcul 3CL apportera bien plus de précision que la méthode sur facture, qui ne prend en compte que la consommation réelle de l’ancien occupant. Or, les usages et la composition d’un ménage ne sont pas les mêmes d’une occupation à l’autre.

    La méthode sur facture est actuellement imposée pour les logements construits avant 1948 et tous les appartements équipés d’un système de chauffage collectif sans comptage individualisé. Les premiers, ne bénéficiant pas des procédés industriels des immeubles des 30 glorieuses, étaient considérés comme difficilement modélisables physiquement. Cet argument n’est plus valable : les diagnostiqueurs ont à présent à leur disposition un outil pour modéliser ces bâtiments.

    Que change la notion d’opposabilité du DPE ?

    Le DPE deviendra « opposable », c’est à dire contestable, au même titre que d’autres diagnostics tels que ceux portant sur l’amiante ou la sécurité électrique. La responsabilité professionnelle du diagnostiqueur pourra donc être engagée en cas de manquement à ses obligations. Pour ne pas s’exposer à des litiges, ces derniers devront maintenir leur rigueur dans la définition des données d’entrée du calcul.

    Surtout, plus d’informations seront demandées à leurs clients en préalable au diagnostic. Il sera essentiel de sensibiliser les maîtres d’ouvrage à la restitution de ces éléments dès la prise de rendez-vous, qui constituera une prédéfinition du bien.

    Il me semble toutefois opportun de rappeler que le descriptif du bien tel que réalisé dans les DPE actuels était déjà opposable et a pu donner lieu à de nombreux litiges. L’opposabilité à venir en juillet 2021 portera sur le descriptif et sur l’estimation de la consommation énergétique du bien.

    L’opposabilité du DPE met fin de facto au rendu de DPE vierges, qui offraient encore une porte de sortie lorsque les propriétaires d’un bien ne fournissaient pas les informations nécessaires. Les diagnostiqueurs auront alors tout intérêt à consolider leurs conditions de vente.

    Chez AC Environnement, nous accueillons favorablement ces changements, qui feront entrer le DPE dans une approche encore plus qualitative. L’acquéreur du bien sera en mesure de prioriser correctement ses futurs travaux, de mieux gérer son budget et d’assurer la performance énergétique et l’évolution de son bâti.

  • Isolation thermique par l’extérieur en copropriété : avantages et solutions financières

    Isolation thermique par l’extérieur en copropriété : avantages et solutions financières

    ISOVEO accompagne les copropriétés dans leur projet d’isolation et de ravalement. Adam Saadana, fondateur et dirigeant de la société ISOVEO, présente les avantages de l’isolation thermique par l’extérieur et les solutions de financement.

    Comment penser son projet de rénovation en amont des travaux ?

    La réalisation d’un audit énergétique par un bureau d’études thermiques (BET) est le point de départ d’un projet de rénovation énergétique d’une copropriété. En effet, les résultats de ce bilan permettent de justifier ou non le lancement des travaux. Le projet doit ensuite être discuté en assemblée générale. C’est une étape critique : fédérer tous les copropriétaires autour d’un projet commun est indispensable au lancement des travaux. Par ailleurs, afin de pouvoir bénéficier des avantages financiers tels que MaPrimeRénov’ ou les CEE, les copropriétés doivent s’assurer que les entreprises retenues sont certifiées RGE par Qualibat.

    En quoi consiste une Isolation thermique par l’extérieur ?

    C’est une technique visant à isoler les façades d’un bâtiment. Différents isolants peuvent être utilisés pour réaliser une ITE : laine de roche, polystyrène expansé, fibre de bois, etc. Quant à la finition, enduits minéraux ou bardage, les choix sont divers.

    Quels sont les avantages et l’efficacité d’une isolation thermique par l’extérieur ?

    L’isolation thermique par l’extérieur est la technique la plus efficace pour réduire les déperditions énergétiques d’une copropriété car elle se situe comme son nom l’indique sur les murs extérieurs, supprimant ainsi les ponts thermiques.

    Outre les économies d’énergie considérables, la réalisation de travaux d’ITE a cinq autres avantages :

    • L’amélioration du confort thermique, qui se fait remarquer dès les travaux terminés, renforce le bien être ressenti chez soi, ce qui est par ailleurs encore plus appréciable au vu de la pratique accrue du télétravail.
    • Des travaux faciles à mettre en œuvre. D’un point de vue pratique, ces travaux n’engendrent donc aucune gêne pour les occupants, vous pouvez donc continuer de vivre dans votre logement.
    • Un patrimoine valorisé. L’analyse sur la Valeur Verte des notaires de France révèle que le montant de la vente d’un bien après ce type de travaux est 11% plus élevé que celui d’une vente d’un bien équivalent non isolé.
    • Le gain esthétique, avec une façade embellie et réparée.

    Le savoir-faire d’ISOVEO, entreprise Reconnue Garant-Environnement (RGE), permet l’application du système d’ITE correspondant aux attentes des copropriétés dans le respect des règles de l’art et du DTU.

    Comment financer l’ITE ?

    CEE, maprimerenov Copropriété… Les aides à la rénovation énergétique sont nombreuses lorsque l’on fait le choix d’une entreprise RGE comme ISOVEO. Les certificats d’économies d’énergies (CEE) pour commencer, qui sont des aides proposées par les grandes entreprises pour aider à accélérer la transition énergétique. Ces aides permettent de financer en partie les travaux de rénovation énergétique pour les copropriétés.

    MaPrimeRenov Copropriété, lancée en octobre 2020, est un dispositif de l’Etat permettant d’aider les copropriétés à financer jusqu’à 25% leur projet de rénovation énergétique.
    ISOVEO est désormais capable d’effectuer les démarches administratives en tant que mandataire.

    Enfin, il existe diverses initiatives locales provenant des collectivités territoriales, communes et villes actives dans la transition énergétique, dont les montants des aides financières sont plus ou moins importantes. Par exemple, certaines villes réduisent leur taxe foncière lorsque l’indice de performance énergétique est élevé.

    Le montage financier est indispensable pour faire voter des travaux de rénovation énergétique. Chez ISOVEO, nous accompagnons nos clients de A à Z dans la recherche des aides et le montage des dossiers. Notre certification RGE permet de faire bénéficier à nos clients des CEE et de MaPrimeRénov Copropriété.Source SOGECA

    Ravalement et ITE : quelle différence ?

    Le ravalement consiste à nettoyer, réparer et peindre la façade dans le but de l’embellir et de l’aider à résister au passage du temps. L’ITE va plus loin puisqu’elle combine ravalement et isolation, autrement dit esthétisme et économies d’énergie. 

    Dans le détail, le principe consiste à ajouter une épaisseur d’isolant à base de laine minérale, de polystyrène ou d’isolant biosourcé comme la fibre de bois. Chaque isolant apporte ses avantages et inconvénients. Notre expertise sur ce domaine permet aux copropriétés de choisir le meilleur choix d’isolants en fonction de leurs critères comme le rapport qualité/prix, l’environnement ou encore le confort d’été.

    * Source SOGECA
    ** Source IFOP (sondage)

  • Maquette numérique : au-delà de la cartographie de l’amiante

    Maquette numérique : au-delà de la cartographie de l’amiante

    Grâce à la maquette numérique et au BIM, AC Environnement permet aux maîtres d’ouvrage de gérer la cartographie amiante et autres polluants de leurs bâtiments. Un usage qui peut s’étendre l’exploitation-maintenance. Entretien avec Maud Tinland, BIM Manager chez AC Environnement.

    Les diagnostics obligatoires, notamment amiante, sont une porte d’entrée pour mettre en place une maquette numérique. Est-elle aussi demandée en dehors de ce cadre ?

    Chez AC Environnement, nous avons de plus en plus de clients qui souhaitent réaliser des maquettes numériques de leurs patrimoine pour les partager aux architectes dans le cadre d’un projet de réhabilitation.

    D’autres gestionnaires de bâtiments commandent des maquettes numériques pour exploiter les informations qui concernent la sécurité de leurs bâtiments, tels que la position des extincteurs, RIA, BAES… leur bon état de fonctionnement, ainsi que leur conformité réglementaire. AC Environnement répond favorablement à ces demandes en complément de nos métiers historiques en proposant de réaliser la numérisation (scan 3D, drone), la modélisation et l’intégration de données dans les maquettes numériques.

    Nous avons aussi des clients qui possèdent déjà une maquette numérique dans le cadre d’une conception neuve, exempte donc d’amiante ou de plomb, mais qui ne parviennent pas à capitaliser l’investissement de départ par cette maquette pour l’exploitation-maintenance. C’est un service qu’AC Environnement est également en mesure de proposer via la plateforme de gestion et de maintenance CN BIM : le maître d’œuvre, l’exploitant du bâtiment peut visualiser, modifier et agréger ces données aisément sans aucune compétence technique BIM. Il est et reste propriétaire de l’intégralité des informations (information 3D, données techniques…).

    CN BIM offre aussi la possibilité d’accéder à cette base de données et de visualiser les informations souhaitées, tant au travers de la vue 3D que de plans ou de tableurs. Nos clients peuvent alors implémenter tout type de documents ainsi que des informations directement sur la plateforme, ou par le biais d’export/import ODBC ou avec des API en lien avec leurs logiciels métiers.

    CN BIM centralise les nombreux documents qu’un maître d’ouvrage doit avoir en possession pour son projet au sein d’une GED, pour Gestion Électronique des Documents. Notre plateforme peut même être qualifiée de GED 4.0 car elle ajoute la dimension temps : par exemple, les données constructeurs sur la durée de vie des équipements, ou les alertes qui remontent en temps réel auprès du bailleur de la part de la société chargée de l’entretien de leurs équipements techniques.

    Quelle orientation prend le BIM concernant l’exploitation-maintenance des bâtiments ?

    L’idéal, dans l’exploitation-maintenance, serait de créer un carnet de santé numérique du bâtiment. C’est-à-dire un outil suivant le bâtiment tout au long de son cycle de vie. La maquette numérique est d’ores et déjà utilisée pour réaliser des études structurelles ou thermiques qui permettent de construire un plan d’action visant l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment. Ce carnet numérique aide à la mise en place d’un plan pluriannuel de travaux permettant à l’exploitant d’anticiper les budgets liés à la maintenance, au remplacement de tous ces équipements.

    Enfin, la plateforme CN BIM est un IHM ( Interface Homme Machine), compatible avec des IOT (objets connectés : thermostat, sonde de chaleurs, sonde QAI, équipement de sécurité…) permettant la centralisation des remontées d’information en temps réel.

  • Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Maîtrise d’œuvre désamiantage : se nourrir des retours d’expérience

    Depuis 1999, Minos Group maîtrise la chaîne complète du désamiantage, du repérage au retrait. Une expérience solide que le groupe consolide en continu à travers un système de management de la qualité certifié. Entretien avec Mohamed Ouerghi, directeur associé de Minos Group.

    Pouvez-vous nous présenter les activités de Minos Group ?

    Notre activité a démarré aux débuts de la réglementation amiante. Le groupe s’est progressivement construit autour de trois départements :

    • Minos Expertises, dédié à l’ensemble des contrôles réglementaires obligatoires dans le cadre d’une transaction, d’une location ou d’une gestion immobilière. Nous réalisons les diagnostics portant sur l’amiante et le plomb dans tous les secteurs, du tertiaire à l’industrie en passant par la santé, l’enseignement et la recherche.
    • Minos Environnement, notre bureau de contrôle créé en 2007, spécialisé dans les opérations concernant les polluants du bâtiment dans le cadre de travaux, d’une démolition ou de risque de santé publique, environnemental ou du travail.
    • Minos Engineering, le département bureau d’études “pollution et dépollution”, qui réalise des prestations de maîtrise d’œuvre, de conseil et d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Minos Group intervient ainsi en amont des projets, notamment pour valoriser les ensembles immobiliers vieillissants ou le foncier au travers d’opérations de dépollution et de déconstruction.

    Le groupe dispose ainsi de toutes les compétences pour maîtriser la chaîne complète des opérations de travaux.

    Quels sont vos conseils pour choisir un bureau d’études désamiantage ?

    L’expertise dans le domaine de l’amiante est tout d’abord indispensable à la réalisation de ces prestations, car les spécificités réglementaires et techniques en la matière sont nombreuses. Le Bureau d’étude doit être en mesure de résoudre toutes les problématiques d’un chantier amiante, où le risque en cas d’erreur peut avoir rapidement de lourdes conséquences financières et sur la santé publique. On peut par exemple citer le risque récurrent lié à la co-activité, lorsque la zone travaillée se situe à proximité d’un bâtiment ou une partie de bâtiment toujours en activité. Le maître d’œuvre doit pouvoir se prévaloir de ses bonnes pratiques, notamment à travers ses retours d’expérience.

    Avec l’amiante, tout se passe bien si les tenants et aboutissants sont maîtrisés. Le maître d’ouvrage doit donc s’adjoindre les services d’un bureau d’études qui maîtrise le risque amiante dans sa globalité.

    Bien entendu, il faut également s’assurer que l’entreprise dispose d’une responsabilité civile professionnelle couvrant l’ensemble des opérations qui seront impliquées dans le projet. Cette responsabilité civile doit comporter une assurance avec une garantie qui soit en rapport avec les travaux projetés. Par la même occasion, l’entreprise doit avoir en sa possession une attestation de responsabilité d’exploitation après livraison, qui étend sa responsabilité après la fin des travaux.

    Comment assurez-vous la qualité de vos prestations ?

    À la suite de chaque opération, nos équipes collectent les retours de la maîtrise d’ouvrage et des entreprises que nous avons suivies sur tout le chantier. Nous prenons ainsi connaissance des éléments qui ont correctement fonctionné ou non. Cette logique nourrit notre démarche qualité et nous permet de modifier nos procédures ou d’améliorer nos interventions en conséquence.

    Nous nous sommes inspirés du système de management de la qualité 17025, conçu initialement pour les laboratoires. Ce système permet de constituer nos activités sous formes de procédures, d’instruction et d’enregistrement, offrant un protocole de suivi unique et standardisé. Nous sommes ainsi en mesure d’apporter les mêmes réponses d’un chantier à l’autre, en prenant bien entendu en compte leurs spécificités.

    Minos Group détient par ailleurs depuis 2017 la certification Mase, qui est un référentiel commun de management en sécurité au travail. L’enjeu est d’améliorer de façon continue nos performances en matière de QSSE (Qualité, Santé, Sécurité, Environnement) qui a toute son importance dans la crise sanitaire que notre pays traverse.

  • Recharge électrique dans les Hauts-de-France : Enedis accompagne les projets innovants

    Recharge électrique dans les Hauts-de-France : Enedis accompagne les projets innovants

    Recharge intelligente, infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) couplées à de la production photovoltaïque, installées sur ombrières ou sur candélabres… Dans les Hauts-de-France, Enedis accompagne les expérimentations qui nourrissent le développement de la mobilité électrique. Entretien avec Hélène Rézard, adjointe au directeur déléguée Raccordement Ingénierie chez Enedis et responsable Mobilité Électrique.

    Quels sont les enjeux et perspectives de l’intégration de la mobilité électrique au réseau public de distribution pour Enedis et pour la région des Hauts-de-France ?

    En tant que gestionnaire du réseau public d’électricité, Enedis est l’acteur de référence pour assurer la transition énergétique et le développement à grande échelle des nouveaux usages dans la ville, infrastructures de recharges des véhicules électriques et énergies renouvelables en tête. Notre stratégie est basée sur une relation de proximité avec les collectivités. Nous co-construisons ainsi les projets électriques avec l’ensemble des acteurs du territoire, notamment l’installation de dispositifs de recharge au travail, sur autoroute, sur candélabres, pour les voitures, les bus ou encore les vélos électriques.

    Les Hauts-de-France comptabilisent près de 3 300 espaces de recharge accessibles au public fin juin 2020, soit une progression de plus de 30 % en seulement un an. Avec plus de 25 000 véhicules électriques immatriculés, le territoire compte 7,5 véhicules hybrides et rechargeables par point de charge. La région dépasse ainsi la moyenne nationale (10) tout en répondant à l’objectif fixé par le Gouvernement d’obtenir un ratio inférieur à 10 véhicules par point de charge.

    Des projets se distinguent-ils dans la région ?

    Enedis travaille sur de nombreux projets innovants, combinant parfois recharge et énergies renouvelables. C’est par exemple le cas du projet So Mel, So Connected, avec la métropole lilloise, où nous avons couplé l’installation de bornes de recharge à des ombrières composées de panneaux photovoltaïques. Sur certains projets, le pilotage intelligent de la recharge et le suivi des consommations est expérimenté au travers de l’intégration de compteurs Linky.

    On peut également citer notre collaboration avec le Syndicat intercommunal d’énergie des communes de Flandres (SIECF), que nous accompagnons pour tester plusieurs solutions de raccordement de différentes bornes de recharge sur des candélabres, en exploitant l’énergie du réseau de distribution et l’énergie résiduelle.

    Sur la voie publique, nous travaillons avec Valenciennes sur l’alimentation de lignes de bus. Nous accompagnons également l’installation d’IRVE dans les stations-services sur les aires d’autoroute, comme l’aire de Rely. De manière complémentaire, 23 stations-service sous ombrières photovoltaïques seront installées sur les stations d’autoroute du Nord et du Pas-de-Calais d’ici deux ans.

    Nous répondons également présents pour des projets dans le résidentiel et le tertiaire – avec notamment des solutions d’autopartage pour faciliter l’accès à l’emploi – ou encore pour des projets plus atypiques, à l’instar de notre installation de bornes de recharge de bateaux, à quai, avec le Grand Port Maritime de Dunkerque.

    Comment accompagnez-vous ces projets ?

    Nous sommes proactifs vis-à-vis des collectivités, de l’habitat collectif et des entreprises qui ont des projets. Nous leur proposons notamment des outils de simulation des besoins du territoire, qui nous aident à penser le développement des infrastructures. Enedis les accompagne ensuite pour estimer le volume et optimiser le projet au cas par cas. Nous les aidons à élaborer le schéma de mobilité et à trouver les meilleurs emplacements pour minimiser les coûts.

    Concernant l’habitat collectif, cette démarche d’accompagnement nécessite un diagnostic préalable. Fort de son expérience unique, Enedis est également en mesure d’apporter son conseil pour des innovations en matière de recharge, comme ceux cités précédemment.

  • Livre blanc : la technologie du PoE largement plébiscitée

    Livre blanc : la technologie du PoE largement plébiscitée

    Le livre blanc du SYCABEL consacré au PoE fait le point sur l’état de l’art de la technologie, ses applications et les règles de sa mise en oeuvre.

    Une technologie aboutie et normalisée

    Transporter simultanément des données et de l’énergie sur un même câble présente de nombreux avantages pour les maîtres d’ouvrage et les installateurs. En utilisant une technologie mature et standardisée, l’interopérabilité et la pérennité des développements sont garanties. La technologie du PoE (Power over Ethernet) permet en effet de télé-alimenter en courant continu – jusqu’à près de 100 W – des dispositifs connectés à distance sur une longueur maximale de 100 m, tout en transmettant des informations à l’aide d’un câble Ethernet constitué de 4 paires de fil de cuivre torsadées.

    Le débit de transmission des données peut aller jusqu’à 10 Gbit/s en fonction du type de câble Ethernet et du commutateur utilisés. Le PoE est normalisé depuis 2003 par l’IEEE et les normes (série IEEE 802.3) ne cessent d’évoluer afin de prendre en compte les nouveaux besoins en termes d’applications et de performances (plus de puissance et de débit). Tous les éléments de câblage (le câblage luimême, les câbles et les connecteurs) sont normalisés, de même que les règles d’installation.

    Un vaste champ d’applications

    Technologie IP native, le PoE est mature et utilisé dans les immeubles tertiaires depuis plus de quinze ans. Désormais, la grande majorité des postes téléphoniques, des points d’accès Wifi et des caméras de vidéosurveillance des entreprises est alimentée par le PoE.

    L’accroissement de la puissance d’alimentation et l’extension de la bande passante des câbles ouvrent la perspective de déploiement de nouvelles applications à moindre coût : IoT, éclairage intelligent, supervision à distance et sécurisation des bâtiments.

    Le livre blanc publié par le SYCABEL présente la technologie du PoE, ses bases normatives ainsi que ses principes d’installation et ses perspectives d’évolution. Il met en évidence la contribution essentielle que l’industrie du câble apporte à l’efficacité énergétique des bâtiments intelligents.

    > Télécharger le Livre blanc du PoE

  • Copropriété : optimiser la procédure de raccordement au gaz

    Copropriété : optimiser la procédure de raccordement au gaz

    Jérôme Bracque, chef des ventes Copropriété Ile-de-France chez GRDF, répond aux questions les procédures de raccordement au gaz d’une copropriété.

    • Comment optimiser la procédure de raccordement au gaz d’une copropriété ?
    • Quels outils propose GRDF pour accompagner les copropriétés dans leur projet de raccordement au gaz de ville ?
    • Quel est l’avenir du gaz naturel ?

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  • Legrand place les partenariats au coeur de sa stratégie IoT

    Legrand place les partenariats au coeur de sa stratégie IoT

    Depuis 2015, Legrand propose une vision de la smart home basée sur l’usage, l’évolutivité et l’interopérabilité. Une stratégie qui entraîne le spécialiste mondial des produits pour infrastructures électriques et numériques du Bâtiment à nouer des partenariats avec les autres acteurs principaux du bâtiment connecté. Entretien avec Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats et relations extérieures chez Legrand.

    Par quels moyens Legrand assure-t-il l’interopérabilité de ses produits connectés ?

    Depuis le lancement de son programme d’objets connectés Eliot (EL pour électricité, IOT pour Internet of Things) en 2015, Legrand a noué et continue de nouer de nombreux partenariats pour développer une certaine vision de l’IoT, basée sur la valeur d’usage et l’interopérabilité. Si bien que cette gamme de produits connectés a vu ses ventes multipliées par quatre en cinq ans pour atteindre 800 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit plus de 12 % du chiffre d’affaires total du groupe.

    Pour le segment résidentiel, sur lequel s’effectue la majorité de nos partenariats, nous avons élaboré deux approches. 

    – La première consiste à définir ce que Legrand peut apporter à l’utilisateur final qui puisse nourrir ses usages et enrichir son expérience utilisateur. La réponse est notre application Home + Control, qui permet de piloter les produits connectés Legrand : interrupteurs et prises de courants, thermostats, commandes de volets roulants, télérupteurs, délesteurs, contacteurs pour piloter efficacement les appareils énergivores de la maison etc. Dans cette approche, nous pensons que Home + Control de Legrand a aussi vocation à embarquer d’autres marques, leaders dans leur domaine, pour offrir une expérience utilisateur toujours plus riche à ses clients, notamment dans la rénovation : c’est ainsi que nous pilotons les mécanismes de volets roulants Somfy et Bubendorff dès à présent, ou encore les moteurs de ventilation Aldes à partir de 2021. La réciprocité est également possible, puisque les applications de Somfy – Tahoma et Connexoon – sont aussi en mesure de piloter des produits Legrand. 

    – Nous ne nous sommes pas arrêtés là, puisque – au même titre que Legrand fait entrer des partenaires dans son récit – nous souhaitions également faire partie de l’histoire d’autres marques. C’est ainsi que d’importants acteurs de la distribution tels que Rexel et Leroy Merlin, ou encore la start-up Otodo, se sont rapprochés de nous afin d’intégrer dans leurs applications respectives les scénarios et fonctionnalités connectées des produits Legrand. En résultent des applications qui ne sont pas celles de Legrand, mais qui permettent de piloter du Legrand et d’autres produits ou services. C’est notre deuxième approche.

    Tout cela est rendu possible grâce à la mise à disposition de l’API de nos produits via la plateforme Works with Legrand. Lancé sur le salon CES Las Vegas 2018, ce service permet à toute sorte d’innovateurs (entreprises, plateformes IoT, start-ups, universités, étudiants…) de se connecter aux fonctionnalités des appareils Legrand. La plateforme enregistre plus de 35 nouveaux utilisateurs par mois et compte plus de 1000 inscrits. 

    Cette vision s’aligne-t-elle avec celle des GAFA ?

    Legrand a été parmi les premiers fabricants à assurer la compatibilité de ses produits connectés avec Alexa d’Amazon, Google Home et Siri. Les assistants vocaux deviennent peu à peu incontournables dans les usages. Google a révélé en 2019 que 20 % des recherches sur Android Google App étaient désormais vocales, tandis qu’une étude de l’institut Statista indique que 39 % des français utilisaient cette même année un assistant vocal via leur smartphone et 10 % via une enceinte connectée.

    On assiste bien à une évolution de l’usage. Un usage qui commence déjà à s’étendre à la commande vocale, l’étape qui nous concerne, où les utilisateurs peuvent piloter leurs équipements directement par la voix. C’est également une avancée très importante dans la vie quotidienne des personnes âgées ou à mobilité réduite. Notre force chez Legrand, c’est d’avoir pris le train de ces évolutions très tôt et de donner corps dès à présent à ces usages.