Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    La norme ISO 50001 est reconnue comme un outil opérationnel et structurant pour s’engager dans une transition énergétique et la mettre en œuvre. Explications avec Béatrice Poirier, chef de projet Environnement et Énergie chez Afnor Certification.

    La démarche ISO 50001 est-elle une réponse aux exigences du décret tertiaire ?

    L’ISO 50001 est avant tout une norme portant sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, que ce soit dans le secteur du tertiaire ou dans celui de l’industrie. Cette méthode peut tout à fait s’appliquer pour répondre de manière efficace aux exigences du décret tertiaire. La certification porte cependant sur une organisation, et non sur un ouvrage comme dans le cas des certifications HQE, BREAM ou LEED. Notons par ailleurs que, pour les entreprises de plus de 250 salariés, la norme permet d’être exempté de l’audit énergétique à réaliser tous les quatre ans.

    En quoi consiste la démarche ?

    L’ISO 50001 est un outil de management. La norme ne spécifie pas un niveau par défaut d’amélioration de la performance, c’est ainsi à chaque entreprise de définir son objectif en fonction d’un état des lieux.

    Cela passe tout d’abord par l’analyse du contexte de l’entreprise par rapport à sa situation énergétique. Elle peut prendre la forme d’une réflexion stratégique sur le mix énergétique, sur une nouvelle réglementation telle que le décret tertiaire, sur des données marchés, ou encore sur l’opportunité de profiter d’un réseau de chaleur installé à proximité des locaux. L’entreprise doit également identifier les exigences légales en matière d’énergie et réfléchir à comment les mettre en application.

    Étape cruciale, la revue énergétique qui s’en suit s’apparente à un audit énergétique que l’organisme se serait approprié. Ici, l’entreprise doit se poser un ensemble de questions : quelle quantité d’énergie est consommée ? À quels postes ? Pour quelles raisons ? Quels sont les paramètres qui font varier cette consommation ? L’objectif de cette analyse est d’examiner les usages énergétiques les plus importants et ceux sur lesquels existe un potentiel d’amélioration.

    L’entreprise doit également identifier et intégrer dans la démarche les acteurs clés de son organisation, c’est à dire ceux qui ont un impact sur les éléments pouvant jouer sur la consommation énergétique. Elle définit également une équipe “énergie”, pluridisciplinaire, dont le but sera de s’assurer de la mise en oeuvre de l’organisation.

    Une fois ces étapes franchies, l’entreprise peut définir une consommation de référence, fixer des objectifs et définir un plan d’action : sensibilisation du personnel, rénovation de la chaufferie, changement d’énergie, installation de capteurs…

    Ce plan d’action doit faire l’objet d’un suivi avancé : réaliser des mesures pour s’assurer que les actions ont bien les effets escomptés, ce qui implique notamment un comptage et un sous-comptage de l’énergie ; s’assurer que les personnes aux postes clés sont correctement formées à la performance énergétique ; réaliser des audits internes ; définir les bonnes pratiques à chaque poste ; réaliser une revue de management, réunion pendant laquelle l’équipe “énergie” présente tous les résultats du système de management de l’énergie et définit de nouveaux objectifs avec la direction. La norme demande également à ce qu’il y ait une réflexion sur les achats d’équipements, d’énergie ou de services pour sélectionner les offres les plus compétitives sur le plan énergétique, tout en prenant en compte le cycle de vie de l’équipement. Aussi, dès lors que l’entreprise rénovera des parties d’un bâtiment, elle devra en profiter pour penser efficacité énergétique.

    Quelles sont les étapes de la certification ?

    Chez Afnor Certification, nous allons certifier la capacité d’une organisation à mettre en oeuvre un plan d’action et à en mesurer les résultats, en vue d’améliorer la performance énergétique. La certification ISO 50001 fonctionne de la même manière que l’ISO 9001 ou 14001, avec un audit initial de certification puis des audits de certification annuels. Le certificat est émis pour une durée de 3 ans.

    En cas de non-conformités majeures, l’entreprise dispose de 6 mois pour retravailler les points faibles indiqués lors de l’audit. Un second audit est ensuite réalisé. Pour accompagner ses clients en amont, Afnor Certification propose une solution de “visite d’évaluation”, où un auditeur se déplace pour réaliser un audit à blanc avant l’audit de certification.

    De quelle aide financière peut-on bénéficier ?

    Dans le cadre des CEE, le programme PRO-SMEn verse une prime aux entreprises et collectivités qui mettent en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Gérée par l’Association technique énergie environnement (ATEE), cette aide permet de débloquer une enveloppe pouvant atteindre 40 000 euros.

  • Déconfinement :  Orange réaffirme son engagement pour le déploiement du FttH et de la 4G

    Déconfinement : Orange réaffirme son engagement pour le déploiement du FttH et de la 4G

    Rediffusion de l’intervention de Didier Cazes, Responsable relation externe fibre chez ORANGE, lors de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – installations numériques dans les logements” du 12 mai 2020.

  • Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    Télécommunication en copropriété : vers une mutualisation des services généraux

    L’arrêt du RTC annoncé pour fin 2023 oblige les copropriétés à repenser leur infrastructure de télécommunication, indispensable à la gestion des services généraux de l’immeuble. Didier Cazes, responsable des Affaires Publiques à la direction Fibre d’Orange, offre son éclairage sur le sujet.

    Quelle est la place de la fibre optique en copropriété ?

    Après un confinement durant lequel des millions de personnes se sont mises au télétravail, disposer d’outils numériques et du très haut débit dans les immeubles est plus que jamais devenu crucial. Dans ces nouvelles conditions, il n’y aura bientôt plus de différence entre un immeuble de bureau et un immeuble résidentiel.

    Dans les parties communes d’une copropriété, la fibre a également une place centrale en dehors de la sphère individuelle, privée. Elle peut être aussi employée pour gérer les services généraux comme la vidéosurveillance, le chauffage collectif ou encore les ascenseurs. Un immeuble bien connecté permet aux bailleurs sociaux et privés de gérer à distance ces services, sans qu’il soit nécessaire d’envoyer du personnel sur place pour vérifier.

    Pour quels types de services une copropriété peut-elle opter pour la 4G ou la fibre ?

    Ces deux technologies sont complémentaires. La 4G offrant un débit bien inférieur à la fibre, le choix dépendra du service lui-même. Dans le cas de la vidéosurveillance, pour laquelle une connection permanente et de qualité doit être assurée, de par le fort besoin de bande passante, le très haut débit est nécessaire et la fibre est donc à privilégier. Pour des services avec peu de portance comme les ascenseurs, le machine to machine, une offre mobile peut suffire et peut s’avérer moins chère à l’usage. Toutefois, relier certains équipements comme une chaudière peut s’avérer compliqué en raison du mauvais signal reçu en sous-sols. De plus, l’installation de matériels intermédiaires pour capter le signal peut représenter un surcoût à l’installation. Dans certains cas, le choix sera également limité par le modèle économique proposé par les prestataires de service.

    Comment les copropriétés anticipent l’arrêt du RTC ?

    Le réseau téléphonique commuté (RTC), utilisé notamment pour les systèmes de téléalarme des ascenseurs, tirera graduellement sa révérence fin 2023 pour les premières régions retenues. À cette date, tous les immeubles équipés RTC devront migrer sur une offre mobile, XDSL ou fibre. Or, en 2030 ce sera au tour des offres XDSL de n’être plus commercialisées. La migration de tous les services se fera donc tout naturellement vers la 4G, la 5G ou la fibre optique.

    La disparition du RTC est le moment de repenser la gestion des abonnements d’un immeuble, avec l’idée que la multiplication des abonnements n’est peut-être pas la solution idéale, et qu’une mutualisation de ces services serait plus efficace. Pour répondre à cette problématique, nous avons réalisé un guide téléchargeable sur www.objectif-fibre.fr visant à expliquer comment regrouper tous les services de la copropriété, hors logements, sur un seul équipement installé en pied d’immeuble, avec un seul abonnement.

    Ce nouveau service intelligent nécessite un gestionnaire de la mutualisation, qui sera en général un intégrateur. Il permet en retour une homogénéisation des prix des prestations des antennistes, ascensoristes, chauffagistes et autres professionnels qui interviennent dans les immeubles. Aujourd’hui, les grands bailleurs ont déjà pris ce virage et cette nouveauté sera au coeur de l’actualité des copropriétés pour les prochaines années.

    À voir en vidéo

  • Qualité de l’énergie : 5 fonctionnalités pour des mesures de puissance simples et sûres

    Qualité de l’énergie : 5 fonctionnalités pour des mesures de puissance simples et sûres

    Les enregistreurs de qualité d’énergie triphasée Fluke 1736 et Fluke 1738 sont équipés de fonctionnalités exclusives pour des études rapides, faciles et complètes. Deux équipements désormais disponibles dans deux nouveaux packs Gold.

    5 fonctionnalités exclusives

    • Alimentation directe à partir du circuit mesuré : vous n’avez plus à alimenter votre appareil sur une source de courant externe.
    • Correction automatique des erreurs de connexion : la fonction de vérification de mesure intelligente vous facilite la configuration et réduit l’incertitude des mesures.
    • Le Logiciel d’application Energy Analyze : vous permet une analyse détaillée de chaque détail ainsi que la création automatique de rapports.
    • Capture intégrale : capturez chaque mesure sur chaque voie grâce au déclenchement multivoie en courant.
    • Compatibilité Fluke Connect® : vous permet de consulter et partager les données locales de votre appareil sur l’application mobile ou le logiciel pour ordinateur.

    Les Fluke 1736 et 1738 permettent également :

    • de mesurer sur les trois phases, ainsi que le neutre, avec 4 sondes de courant souples incluses ;
    • de capturer les creux de courant, les surintensités et les courants d’appel, vous aidant à identifier les causes profondes potentielles des problèmes de qualité du réseau électrique ;
    • d’effectuer des analyses pratiques sur le terrain et de réduire l’incertitude liée aux connexions, grâce à un interface utilisateur optimisée et un écran graphique couleur lumineux ;
    • d’assurer le plus haut niveau de sécurité de l’industrie. Ils sont certifiés CAT IV 600 V/ CAT III 1000 V pour une utilisation à la source d’électricité et dans les autres circuits en aval en toute sécurité.

    Disponibles dès à présent dans des packs Gold

    FLUKE-1736/EUS-GOLD
    Article #: 4891678

    Enregistreur de qualité d’énergie 1736 en pack Gold

    Le pack inclut :

    • Enregistreur de qualité d’énergie Fluke 1736
    • 4 sondes magnétiques MP1 : améliorez la stabilité des connexions et gardez les mains libres pour votre test.
    • 4 sondes de courant
    FLUKE‐1738/EU‐GOLD‐F
    Article #: 4891684

    Enregistreur de qualité d’énergie avancé 1738 en pack Gold

    Le pack inclut :

    • Enregistreur de qualité du réseau électrique avancé Fluke 1738
    • Un pack de formation unique pour devenir un expert en matière d’alimentation électrique. Ce pack formation comprend un guide de référence imprimé de 117 pages, de vidéos hors ligne sur clé USB, un poster et une auto-évaluation.
    • 4 sondes de courant et 4 sondes magnétiques MP1

    Découvrir en vidéos

  • Reprise des chantiers de désamiantage : décryptage du guide du SYRTA

    Reprise des chantiers de désamiantage : décryptage du guide du SYRTA

    Rediffusion de l’intervention du SYRTA, le Syndicat du Retrait et du Traitement de l’Amiante et des autres polluants, lors de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Chantiers de désamiantage” du 14 mai 2020.

    Intervenants :

    Michel Galzin – Vice-président du SYRTA
    Thomas Lesser – Coordinateur de la rédaction du guide du SYRTA spécial crise Covid-19
    Michel Bonfils – Président du SYRTA

  • Les diagnostics avant travaux : panorama & bonnes pratiques – Avec SODIATEC

    Les diagnostics avant travaux : panorama & bonnes pratiques – Avec SODIATEC

    Rediffusion de l’intervention de SODIATEC lors de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Diagnostics avant travaux (amiante, plomb, termites, déchets, ressources)” du 28 mai 2020.

    Avec Laurent Roquin – Dirigeant du Groupe SODIATEC, gérant & Consultant amiante ING2A, vice-président de la FIDI et administrateur du SYRTA.

  • Table-ronde « déconfinement » – Diagnostics avant travaux (amiante, plomb, termites…)

    Table-ronde « déconfinement » – Diagnostics avant travaux (amiante, plomb, termites…)

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Diagnostics avant travaux (amiante, plomb, termites, déchets, ressources)” du 28 mai 2020.

    Les intervenants

    • Aziz Atiyeh – Responsable Pôle Décontamination Déconstruction Démantèlement de SETEC (Société d’études techniques et économiques)
    • Anita Romero-Hariot – Experte d’assistance et conseil technique amiante à l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité)
    • Pierre Guindollet – Directeur technique chez NOVAXIA
    • Laurent Roquin – Dirigeant du Groupe SODIATEC, gérant & Consultant amiante ING2A, vice-président de la FIDI et administrateur du SYRTA.
    • Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
    • Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville
  • Table-ronde – Covid-19, prévention des risques, logistique et avantage économique

    Table-ronde – Covid-19, prévention des risques, logistique et avantage économique

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Covid-19, prévention des risques, logistique et avantage économique » du 26 mai 2020.

    Intervenants

    • Philippe Bourges – Ingénieur conseil national en charge des activités du BTP au sein de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Nabil Akl – Directeur Technique Groupe Altarea Cogedim
    • Thibault Dandoy – Direction Nationale de la Construction au sein d’Altarea Cogedim
    • Vincent Albaric – Président UNTEC Rhône-Alpes
    • Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
    • Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville

    Invité témoin

    • Nicolas Baudard – Manager General IMMA FRANCE
  • Table-ronde “déconfinement” – Repérage amiante pour les collectivités

    Table-ronde “déconfinement” – Repérage amiante pour les collectivités

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Repérage amiante pour les collectivités” du 19 mai 2020.

    Les intervenants :

    • Dominique Payen – Responsable du domaine risque chimique-environnement au sein de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics)
    • Marc Courbot – Animateur du groupe de travail “Voirie Amiante” au sein de l’AITF (Association des ingénieurs territoriaux de France)
    • Thierry Ornaque – Administrateur de la FIDI (Fédération Interprofesionnelle du Diagnostic Immobilier)
    • Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
    • Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville
  • Table-ronde “déconfinement” : Chantiers de désamiantage

    Table-ronde “déconfinement” : Chantiers de désamiantage

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Chantiers de désamiantage” du 14 mai 2020.

    Les intervenants

    • Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Béatrice Kissien-Schmit, directrice adjointe de la DIRECCTE Nouvelle Aquitaine et responsable de l’Unité de Contrôle Régionale Amiante
    • Michel Bonfils – Président du Syrta (Syndicat du Retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants)
    • Michel Galzin – Vice-président du Syrta (Syndicat du Retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants)
    • Thomas Lesser – Coordinateur de la rédaction du guide du Syrta spécial crise Covid-19
    • Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
    • Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville