Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Qualité de l’air intérieur : où en sommes-nous ?

    Qualité de l’air intérieur : où en sommes-nous ?

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment spécial « Qualité de l’air intérieur », co-organisé par Testoon et Info Diagnostiqueur. Une émission animée par Xavier Faure, le 17 mars 2020.

    Avec :

    • Émilie Hecquet – infirmière conseillère médicale en environnement intérieur au sein de l’association. pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA)
      APPA
    • Benjamin Rougeyroles – chargé de mission Coach Copro au sein de l’Agence Parisienne du Climat (APC)
    • Francis Tiffaneau – responsable activité énergétique chez Cerqual Qualitel Certification

    Revoir la web-conférence

    Le sujet : contexte et enjeux de la qualité de l’air intérieur pour la santé des occupants dans les logements et le tertiaire (bureaux, écoles…). Retour d’expérience et comparaison de la qualité de l’air dans la rénovation et les constructions neuves. Tour d’horizon des bonnes pratiques.

  • HellermannTyton propose des gaines tressées pour le blindage électrique des câbles

    HellermannTyton propose des gaines tressées pour le blindage électrique des câbles

    La gaine tressée en cuivre étamé HEGTB5 d’HellermannTyton est utilisée pour la protection et le blindage électrique des câbles, dans les industries du transport, les composants électroniques sensibles et le secteur de la défense. Elle est proposée en rouleaux de 10 mètres.

    Conçue pour la protection et le blindage électrique, la gaine HEGTB5 d’HellermannTyton est composée d’un tuyau en PVC amovible recouvert d’une tresse en cuivre étamé. Cette structure permet d’éviter toute déformation et une insertion plus facile des câbles. La gaine souple s’adapte à la forme donnée par les câbles, elle est proposée en plusieurs diamètres de 3 à 20 mm et présente une capacité d’extension d’environ 2 :1. Elle convient donc particulièrement aux applications dans des espaces restreints.

    Le modèle HEGTB5, en cuivre étamé, présente une efficacité de blindage renforcée, laquelle s’étend de 50 dB à 90 dB, variable selon le diamètre de la gaine et la fréquence électrique à bloquer. Sa couverture optique minimale est de 95 % afin d’éviter les interférences. Elle résiste à des températures de -40°C à +155°C.

    Par ailleurs, HellermannTyton propose une gamme complète de gaines de protection tressées à base de fils de cuivre mais aussi de fils polyester. Outre la protection standard, différents modèles sont disponibles en fonction des applications : anticorrosion, retardateurs de flamme, certifiés VG 96936-10/Type A pour les applications militaires.

  • Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    « Le Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction-Covid-19 attendu depuis le 21 mars est arrivé le 2 avril. Nous avons assimilé toutes les recommandations et sommes prêts à reprendre progressivement l’activité avec toutes les précautions nécessaires. Aussi nous allons finir de mettre en place les questionnaires systématiques, les vidéos explicatives sur les précautions à prendre, les éléments de protection pour appliquer les recommandations du gouvernement. »

    « La protection de nos salariés sur le terrain n’a jamais été un problème, nous avons une très longue expérience et connaissance des phénomènes de pollution, l’amiante étant déjà classé en produit cancérogène dès la 1ere fibre, sans effet de seuil. »

    Remise en route de l’entreprise

    « Nous avons bien conscience que certains ne nos salariés sont plus anxieux que d’autres, et nous n’obligerons personne à reprendre le chemin du travail contre leur gré. »

    « Nous allons ajouter pour tous, de nouvelles contraintes qui deviendront vite de nouvelles habitudes, et qui garantiront la sécurité sanitaire de toutes et tous. »

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Carine ROUVIER, en cliquant ICI

  • Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    PROTYS réalise tous les ans un « Baromètre amiante » auprès des professionnels des Travaux Publics afin d’établir un état des lieux de la perception du risque amiante et de suivre son évolution années après années. Alexandre Neuraz, responsable marketing et commercial Secteur Public, présente les derniers enseignements de l’étude et ses projections pour 2020.

    Pourquoi avoir réalisé ce baromètre ?

    Depuis la loi El Khomri de 2016, on note un renforcement de la réglementation amiante. Avec l’obligation du repérage amiante avant travaux, il nous a semblé important de comprendre quels étaient les nouveaux enjeux pour l’ensemble des professionnels. C’est pourquoi nous avons réalisé un baromètre dont l’objectif est de comprendre la perception de ces professionnels autour du risque amiante et de suivre son évolution à travers les années : quelle compréhension ont-ils du risque amiante ? Quelle est leur appropriation des nouvelles obligations qui leur incombent ? Quels sont les processus métiers qu’ils mettent en place ?

    Quels sont les enseignements de ce baromètre ?

    Nous dégageons trois principaux enseignements de ce baromètre. Le premier élément est clairement positif puisque l’on constate que l’ensemble des professionnels soutiennent la réglementation. En effet, 88 % des répondants jugent que ces actions de renforcement réglementaire ont un effet positif pour l’ensemble de la profession.

    En deuxième enseignement, on remarque une appropriation à deux vitesses de cette réglementation. En effet, si la moitié des professionnels la connaissent et près de 39 % sont conscients des risques pénaux de leur structure en cas de non-respect de la réglementation, il n’en demeure pas moins que l’autre moitié des sondés – au moment de l’étude – ne connaissent pas cette réglementation et ses conséquences juridiques.

    Enfin, dernier élément : le principe de réalité. Le baromètre révèle que les trois quarts des professionnels interrogés jugent le risque amiante comme un risque fort. Pour autant, ils ne sont que 16 % opérationnellement à estimer respecter à 100 % leurs obligations lors de travaux autour du risque amiante, sur voirie. Il y a donc une opposition entre cette volonté de réglementation et une difficulté dans la mise en musique opérationnelle de cette réglementation.

    Quelles conclusions pouvons-nous tirer ?

    L’évolution sur un an est globalement positive. Si une première partie des professionnels ont été sensibilisés aux enjeux et semblent prêts à se mettre en ordre de marche, une deuxième partie semble être attentiste aujourd’hui. Nous pouvons supposer qu’ils sont dans l’attente des futures normes, notamment celle qui concerne la voirie, pour engager la mise en œuvre d’actions concrètes. Les récentes décisions de justice relatives au préjudice d’anxiété pourraient être de nature à accélérer la prise de conscience de leurs nouvelles responsabilités.

    Avec la sortie de l’ensemble des textes réglementaires, les professionnels devraient encore mieux respecter ces enjeux en 2020. Communiquer et sensibiliser l’ensemble de la profession restent aujourd’hui une priorité. Mais la mise en place de processus simples, clairs et efficaces est également un enjeu auquel la majorité des acteurs va être confrontée dès demain. Dès lors, comme le montre le baromètre, le recours à des prestataires externes peut être une solution pour assurer la montée en compétence et atteindre ainsi ces objectifs dans les meilleurs délais.

  • Ventilation : la basse pression donne un second souffle aux copropriétés

    Ventilation : la basse pression donne un second souffle aux copropriétés

    Pas de rénovation sans ventilation ! C’est l’injonction faite par l’entreprise Acthys à toutes les copropriétés afin d’améliorer le confort des occupants et de pérenniser la rénovation des bâtiments. Explications avec Olivier Schaffert, directeur général de la société.

    Quel est le système de ventilation le plus adapté à la rénovation des copropriétés ?

    La grande majorité des bâtiments sur lesquels nous intervenons aujourd’hui ont été construits avant 1982, c’est-à-dire avant la seconde réglementation thermique RT 1982 (second choc pétrolier de 1979) et avant la mise en place de l’arrêté de Mars 1982. Cet arrêté précise les modalités d’application de l’article R.111.9, du code de la construction et de l’habitation, qui lui-même spécifie les débits entrants et sortants à mettre en œuvre afin de renouveler suffisamment l’air des locaux. Ce renouvellement d’air peut être réalisé de manière naturelle ou mécanique. Avant cet arrêté, la grande majorité des bâtiments été traités avec des systèmes de ventilation naturelle.

    La performance de ces systèmes étant assujetties à deux critères physiques fondamentaux que sont la hauteur ainsi que le delta de température intérieur/extérieur, il était compliqué d’équilibrer les systèmes et garantir des débits minimums ou maximum de bon fonctionnement. Pour faire simple plus le conduit est haut et plus il y a de tirage et plus le delta de température est important et plus il y a de tirage (difficile ainsi de faire des économies d’énergie en hiver).

    Avec cet arrêté les professionnels du bâtiment ont majoritairement opté pour la solution mécanique et nous avons vu croître de manière significative la mise en place des systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC).

    Or, lorsque l’on réutilise les anciens conduits de ventilation naturelle comme le shunt, les boisseaux individuels ou encore les conduits Alsace (à l’époque tous en béton), il est nécessaire d’être particulièrement précautionneux par rapport à la réutilisation de ceux-ci. Les vieux conduits étant bien souvent imparfaitement étanches et la mise en œuvre d’un système de ventilation mécanique standard irait par ailleurs de pair avec une surconsommation énergétique et de l’inconfort.

    Nous avons donc développé des solutions dédiées à ce genre de conduits : des systèmes en ventilation naturelle hygroréglable ou encore basse pression ou hybrides. Les systèmes de ventilation hygroréglables Acthys fonctionnant à un niveau de pression compatible avec les conduits de ventilation naturelle, ces systèmes permettent de les réutiliser en l’état.

    Comment assurer de bonnes performances ?

    Un système performant résout simultanément les deux problématiques fondamentales que sont la qualité de l’air intérieur et l’économie d’énergie. Chez Acthys, chaque bâtiment traité fait l’objet d’un diagnostic complet afin de déterminer la meilleure solution à mettre en oeuvre. Le futur système de ventilation est modélisé en 3D par notre bureau d’études et nous proposons dans certains cas un passage caméra dans les conduits pour vérifier leur vacuité. Si le moindre risque est identifié quant à la mise en œuvre du système sélectionné, nous avertissons la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre afin qu’ils puissent agir avant l’intervention des installateurs. Ce diagnostic permet également de s’assurer du bon dimensionnement du système, évitant toute surconsommation d’énergie.

    L’excellence opérationnelle est véritablement au coeur de notre politique d’entreprise. Lors de la phase de travaux et jusqu’à la réception du chantier, l’équipe technique poursuit son accompagnement sur le terrain pour s’assurer que les opérations sont menées dans les règles de l’art. Aussi, Acthys a développé un réseau d’installateurs agréés faisant bénéficier nos clients d’une extension de garantie sur nos systèmes, qui passe de 2 à 5 ans. Le réseau compte actuellement 25 entreprises agréées dans toute la France. Un chiffre que nous souhaitons doubler en 2020.

    Grâce à notre maîtrise de l’air, nous participons à concevoir des lieux de vie intérieurs, intelligents et bienveillants. Nous contribuons à prendre soin de la santé et du bien-être des occupants, dans un esprit Eco-friendly pour la planète.

    Comment accompagnez-vous l’entretien du système ?

    Après la mise en service, Acthys fournit des fiches techniques pour l’entretien des bouches des entrées d’air ainsi que des ventilateurs. Des formations plus poussées sont proposées aux sociétés de maintenance. Pour aller plus loin, nous avons développé avec le groupe Aldes le système AldesConnect Pro. Son concept : équiper les ventilateurs d’un modem avec un système de contrôle afin de mesurer à distance les pressions, les intensités consommées ou encore les vitesses de rotation. Les sociétés de maintenance sont ainsi en mesure de repérer la moindre anomalie et d’anticiper les pannes éventuelles.

    La pérennité du bâtiment passe par sa bonne ventilation. Nous sommes le poumon de celui-ci. Alors oui ! Pas de rénovation sans ventilation !

  • Livre électronique : réponses aux principales questions sur les tests de fibre optique !

    Livre électronique : réponses aux principales questions sur les tests de fibre optique !

    Les réponses aux principales questions que vous vous posez sur la fibre optique !

    Nous accompagnons nos clients qui testent la fibre depuis plus de vingt-cinq ans. Notre équipe d’assistance technique a plus de 150 ans d’expérience combinée, et vient en aide à des centaines de clients chaque mois en répondant aux questions les plus complexes sur la fibre optique. Nous avons probablement couvert votre question principale d’une manière ou d’une autre.

    Grâce à ce guide numérique utile, obtenez des réponses détaillées à huit des questions sur les tests de fibre optique les plus posées à notre équipe.

  • Covid-19 : pour garantir le fonctionnement des antennes relais, les procédures s’assouplissent

    Covid-19 : pour garantir le fonctionnement des antennes relais, les procédures s’assouplissent

    Durant le confinement, l’afflux de connexions fait craindre une congestion du réseau numérique. Pour éviter tout risque de saturation, les formalités permettant l’implantation ou la modification d’une installation de communication électronique sont aménagées.

    Le confinement de la population a conduit à une mise sous tension des réseaux de communications électroniques résultant d’un accroissement massif des usages numériques (télétravail, cours par Internet, streaming, jeux en ligne, etc.). L’ordonnance n° 2020-320 du 25 mars 2020 vient adapter les procédures applicables pour garantir la continuité du fonctionnement de ces infrastructures.

    Quatre procédures administratives préalables en vue de l’implantation ou de la modification d’une installation de communications électroniques sont ainsi aménagées :

    • suspension de l’obligation de transmission d’un dossier d’information au maire ou au président d’intercommunalité en vue de l’exploitation ou de la modification d’une installation radioélectrique sur le territoire d’une commune (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 34-9-1, II B). L’exploitant doit néanmoins continuer d’informer l’autorité locale par tout moyen et régulariser sa situation, lorsque l’installation ou la modification est pérenne, dans un délai d’un mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire ;
    • possibilité pour l’exploitant d’une station radioélectrique de prendre une décision d’implantation sans accord préalable de l’Agence nationale des fréquences, ANFR (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 43, I). L’exploitant doit également continuer d’informer l’Agence par tout moyen et régulariser sa situation, lorsque l’implantation est pérenne, dans un délai de trois mois à compter de la fin de l’état d’urgence sanitaire ;
      Remarque : cette disposition est applicable en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises et en Nouvelle-Calédonie.
    • réduction du délai d’instruction des demandes de permissions de voirie relatives aux installations de communications électroniques implantées à titre temporaire et dans le cadre d’interventions urgentes à quarante-huit heures (C. P. et télécommunications électroniques, art. L. 47). Aux termes de ce délai, le silence gardé par l’administration vaut acceptation ;
    • dispense d’autorisation d’urbanisme au titre de l’article L. 421-5, b du code de l’urbanisme pour les constructions, installations et aménagements nécessaires à la continuité des réseaux et services de communications électroniques ayant un caractère temporaire. Leur implantation peut perdurer jusqu’à deux mois après l’expiration de la durée de l’état d’urgence sanitaire afin de permettre leur démantèlement.

    L’ensemble de ces adaptations sont strictement limitées à la période pendant laquelle l’état d’urgence sanitaire est déclaré par le Premier ministre. Elles ne peuvent être appliquées qu’à la condition que la construction, l’installation, l’aménagement ou la modification d’une installation radioélectrique soit rendue strictement nécessaire pour assurer la continuité du fonctionnement des services et des réseaux de communications électroniques.

    Gaëlle Guyard, Code permanent Environnement et nuisances

    > Ord. n° 2020-320, 25 mars 2020 : JO, 26 mars

  • Photovoltaïque : des délais supplémentaires accordés pour les appels d’offres

    Photovoltaïque : des délais supplémentaires accordés pour les appels d’offres

    Le ministère de la transition écologique et solidaire a décidé de maintenir une souscription en juillet à hauteur d’un tiers du volume prévu, et de reporter 2/3 du volume pour une période nouvelle en novembre pour les appels d’offres solaire photovoltaïque (PV) au sol comme celui de l’éolien.

    Pour les autres, un décalage des dates de souscription est prévu.

    Filières Date de dépôt des offres
      Ancienne date Nouvelle date
    Solaire PV sol 3 juillet

    1/3 : 3 juillet

    2/3 : 3 novembre

    Solaire PV Fessenheim 31 juillet 30 septembre
    Solaire PV bâtiment 6 juillet 6 septembre
    Solaire PV innovant 3 avril 3 juin
    Solaire PV ZNI 12 juin 12 août
    Autoconsommation 18 mai 18 juillet
  • Democlès annonce ses mesures pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire

    Democlès annonce ses mesures pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire

    Ecosystem et l’ADEME lancent un appel à projets pour de meilleures pratiques de gestion des déchets de chantier, un dispositif de traçabilité est à l’étude et un guide de bonnes pratiques des diagnostics déchets avant démolition sera prochainement publié.

    Lancée fin 2014 par l’éco-organisme Ecosystem, grâce au cofinancement de l’ADEME, la plateforme collaboratrice Démoclès vise à améliorer les pratiques en matière de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et notamment les opérations de démolition et de réhabilitation.

    Avant l’entrée en vigueur en 2022 de la nouvelle filière à responsabilité élargie du producteur (REP) créée par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, le projet est entré dans sa dernière étape, celle de l’accompagnement des acteurs du secteur dans l’appropriation des différents outils. Démoclès met à disposition de nouvelles ressources : une étude préalable d’un dispositif de traçabilité des déchets de chantiers du bâtiment et un guide du diagnostiqueur. Un appel à projets « Gestion des déchets de chantiers du bâtiment : pour une maîtrise d’ouvrage exemplaire » est lancé.

    Le dispositif de traçabilité des déchets de chantiers du bâtiment doit évoluer

    Une étude préalable définit un modèle dématérialisé de traçabilité physique des flux de déchets, géré par un « tiers de confiance » qui permettrait de répondre aux besoins de chacun des acteurs de la chaîne des responsabilités. Elle n’a pas pour finalité de définir précisément le mode de fonctionnement, de gouvernance et de financement de cette traçabilité, mais de poser les grands principes de ce futur modèle. Elle établit toutefois une première approche économique du modèle. Un benchmark des plusieurs systèmes de traçabilité existants a été réalisé et il a été étudié si leur transposition était possible pour répondre à la problématique des déchets de chantier.

    Le système de traçabilité devra se baser sur une procédure de caractérisation des flux de déchets via la mise en place d’un standard commun. Il devra couvrir l’ensemble des déchets (inertes, non dangereux non inertes, dangereux) de chantiers de taille significative des maîtres d’ouvrages professionnels, les chantiers des particuliers seront exclus du périmètre. L’objectif final sera de favoriser la valorisation des déchets de chantiers du bâtiment.

    Parallèlement à la réforme du diagnostic déchets avant démolition opérée dans le cadre de la loi relative à l’économie circulaire, un guide de bonnes pratiques du diagnostiqueur doit être prochainement publié.

    Recherche futurs chantiers exemplaires en matière d’économie circulaire

    Démoclès lance un appel à projets co-financé par Ecosystem et l’ADEME afin d’accompagner 50 maîtres d’ouvrages vers de meilleures pratiques de gestion et de valorisation des déchets de chantier. Les lauréats bénéficieront de l’accompagnement par des bureaux d’études spécialisés pour conduire un état des lieux de leurs pratiques, leur proposer un plan d’action pour leur conduite du changement et en suivre la mise en place. Cet accompagnement pourra concerner un chantier test ou l’ensemble du périmètre d’intervention du maître d’ouvrage lauréat.

    Ces pratiques d’exemplarité consistent en la réalisation d’un diagnostic déchets de qualité, la prise en compte des résultats du diagnostic déchets dans les documents de marchés, la prise en compte des responsabilités des maîtres d’ouvrage vis-à-vis des déchets générés dans les documents de marché, la mise en place d’outils de reporting, la traçabilité des déchets.

    Sont concernés les maîtres d’ouvrage public ou privé réalisant régulièrement des opérations de démolition ou de réhabilitation significatives. Sont recherchés des chantiers test dont la phase de consultation des entreprises n’a pas commencé. Les dossiers sont attendus avant le 30 avril 2020. Les lauréats seront annoncés fin mai 2020 pour un démarrage de l’accompagnement dès le mois de juin.

    Gaëlle Guyard, Code permanent Environnement et nuisances

    > Etude préalable d’un dispositif de traçabilité des déchets de chantiers, 2019

  • Qualité de l’air intérieur : placer la santé au coeur de l’acte de construire

    Qualité de l’air intérieur : placer la santé au coeur de l’acte de construire

    L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a élaboré une méthode de management de la qualité de l’air intérieur des bâtiments, focalisée sur l’apprentissage par le terrain (ECRAINS®).

    Cette démarche, qui s’adresse aux principaux acteurs du bâtiment et concerne les projets neufs et en réhabilitation, « vise à limiter durablement les émissions de polluants à la source et à pérenniser la qualité des ambiances intérieures ».

    Elle répond aux deux objectifs suivants :

    • améliorer la qualité des projets en proposant un cadre de travail permettant de faire progresser chaque opération vers la meilleure version d’elle-même ;
    • renforcer les compétences des professionnels en proposant un système d’accompagnement des acteurs et des ressources spécifiques facilitant l’apprentissage collectif et l’expérimentation.

    ADEME, Placer la santé au coeur de l’acte de construire, janv. 2020 (s’ouvre dans un nouvel onglet) »>> ADEME, Placer la santé au coeur de l’acte de construire, janv. 2020