Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Répondre aux réglementations avec le BIM

    Répondre aux réglementations avec le BIM

    Le repérage amiante avant travaux est l’occasion idéale de générer la maquette numérique d’un ouvrage et plus largement d’épouser une méthode BIM (Building Information Modeling). Julien Piechowski, directeur de région Ile-de-France et Normandie chez AC Environnement, revient sur les spécificités et avantages du BIM pour la maîtrise d’ouvrage.

    Le BIM est-il une réponse aux nouvelles réglementations ?

    Oui, à plusieurs titres. Mais si le BIM s’inscrit dans la réglementation, il n’est pas pour autant obligatoire. Pour rappel, la maquette numérique est la représentation numérique du BIM et l’avatar dans lequel on intègre deux types d’informations : la donnée technique (inhérente aux caractéristiques des matériaux de la construction) et la donnée réglementaire, dans laquelle on retrouve notamment le diagnostic amiante.

    En toile de fond, ce qui relève directement de la norme, c’est le cahier numérique du bâtiment. Ce dernier est déjà obligatoire dans le neuf et le sera également dans la rénovation à partir de 2025. Le BIM est une brique de ce cahier numérique du bâtiment, puisque sa première vertu est de permettre d’intégrer de la donnée dans la maquette numérique. AC Environnement a ainsi développé l’outil CN BIM, pour “cahier numérique BIM”. Il met à la disposition de tous les maîtres d’ouvrage un compte afin d’accéder en permanence aux données de leur maquette. Une particularité à noter : l’intégralité de la Data est la propriété exclusive du maître d’ouvrage, contrairement à la simple consultation proposée par certains opérateurs. Nous tenons à ce que la donnée appartienne uniquement au propriétaire, sans condition.

    Quelle est la place des diagnostiqueurs dans cette démarche ?

    La réalisation du repérage amiante avant travaux (RAAT) est la porte d’entrée par excellence du BIM. Le diagnostiqueur est donc tout désigné pour mettre en oeuvre l’avatar numérique de l’ouvrage. C’est en effet le premier acteur à pouvoir implémenter de la donnée dans le cadre d’une rénovation, via les informations réglementaires comme l’amiante. Il est aussi susceptible de réaliser le scan du bâtiment. C’est ce que nous proposons chez AC Environnement en complément de l’investigation : nos équipes de terrain sont formées pour réaliser le scan et intégrer le nuage de points obtenu dans le logiciel. La modélisation est ensuite réalisée par nos BIM Modeleurs, qui génèrent la maquette numérique.

    Quels gains peut-on percevoir du BIM ?

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Par exemple, on commence à voir des projets de deuxième isolation par l’extérieur. Il s’agit d’immeubles ayant déjà réalisé des travaux dans le passé, mais dont les caractéristiques de l’isolant ne sont plus en phase avec les nouvelles normes. La performance de ce premier isolant (résistance, conductivité,…) n’étant pas connue, la maîtrise d’oeuvre proposera des matériaux aux performances très fortes par principe de sécurité. Or, si le BIM avait été employé en première lecture, l’information serait disponible et permettrait d’optimiser le calcul du nouvel isolant, et donc son coût.

    Ce qui est certain, c’est que le coût initial du scan, de la génération de la maquette BIM et de la première intégration des éléments réglementaires est bien en dessous des coûts de réhabilitation sans le BIM. Plus votre connaissance de l’ouvrage est précise, mieux vous optimiserez son entretien tout au long de sa vie.

  • Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    L’amiante est quasiment omni-présente dans les projets de réhabilitation, notamment des logements. Pour répondre à la complexité croissante de ces projets, le maître d’oeuvre amiante apparaît comme l’accompagnant indispensable au bon déroulement du chantier. Présentation des atouts de la profession avec Thomas Lesser, président de BET2C.

    Depuis l’été dernier, la réglementation encadre mieux les repérages avant travaux. La place du maître d’oeuvre a-t-elle évolué de ce fait ?

    Quand on lit l’arrêté de juillet 2019 sur le repérage amiante avant travaux dans les bâtiments, on se rend compte que le maître d’oeuvre (MOE) doit être choisi bien en amont du projet afin qu’il puisse assister le maître d’ouvrage (MOA) dans le cadre de sa relation avec le diagnostiqueur. Il intervient dès la définition du périmètre détaillé des travaux – exigée dans le nouvel arrêté -, ainsi que pour la fourniture ou la création des plans que le MOA doit fournir au diagnostiqueur, ou encore pour jeter un oeil critique sur le rapport de repérage afin de vérifier qu’aucune zone n’a été oubliée. L’arrêté renforce donc la nécessité, sans pour autant le rendre obligatoire, de s’appuyer sur un MOE aux prémices du projet.

    Plus largement, à quels niveaux intervient la maîtrise d’oeuvre ?

    Le MOE est un sachant qui va aider son client à ce que son projet se déroule correctement. Si une entreprise certifiée amiante doit assurer une certaine maîtrise du risque amiante, le MOE va plus loin en s’assurant que les autres risques sont pris en compte dans l’interaction avec le chantier de désamiantage. Prenons l’exemple où il y a un public à proximité plus ou moins immédiate du chantier : si elle n’est pas orientée, l’entreprise de travaux ne saura pas apprécier de prime abord les mesures complémentaires à mettre en oeuvre.

    Ensuite, le MOE va aider le MOA dans la définition de sa stratégie de travaux. Ce rôle est très important car ce n’est pas à l’inspection du travail mais bien au MOA de réaliser l’analyse de risque et d’indiquer si l’opération relève de la sous-section 3 (SS3 – opération de retrait des matériaux amiantés) ou de la sous-section 4 (SS4 )- Interventions susceptibles d’émettre de la fibre d’amiante. Sur les chantiers SS4, nous allons orienter les entreprises sur leur mode d’intervention et leur choix de mode opératoire. Et sur les chantiers SS3, il peut être nécessaire de demander à l’entreprise de procéder à des prélèvements supra-réglementaires ou de demander à ce que le MOA missionne un autre laboratoire pour réaliser des contre-mesures environnementales.

    Le MOE amiante est aussi une interface du MOA auprès du public (locataire, personnel, écolier…). Cette interface se traduit par l’organisation de réunions d’information. Chez BET2C, nous en réalisons systématiquement deux : une première au stade de l’avant-projet définitif, quand la nature des travaux et le budget ont été définis, afin d’expliquer ce qui sera fait et pourquoi ; et une deuxième avant le démarrage des travaux, avec pour objet de présenter le plan de retrait de l’entreprise et d’expliquer concrètement comment vont être réalisées les travaux de désamiantage et les mesures de prévention mises en oeuvre. L’objectif est de rassurer les usagers du bâtiment et de montrer la maîtrise du risque.

    Chez BET2C, nous aidons également des entreprises spécifiques comme Amiante&Co, qui accompagne la montée en compétence des entreprises intervenant dans le domaine de la SS4, aussi bien sur formation que sur la rédaction des modes opératoires. Sur les cas complexes, nous les aidons au montage des chantiers tests de leurs clients.

    Quelle est la spécificité de BET2C pour accompagner au mieux ses clients ?

    L’une de nos principales forces, c’est notre expérience sur des projets de réhabilitation hors contexte amiante. Nous disposons d’ingénieurs et techniciens spécialisés notamment dans les études thermiques, électriques et de fluides. Car avant de se poser la question de ce que l’on va faire en présence d’amiante, il faut déjà bien savoir comment les entreprises interviennent quand il n’y en a pas. À partir de là, on ajoute la donnée amiante et on étudie l’interaction qu’il peut y avoir. Cette connaissance des autres corps d’état permet de définir correctement le périmètre détaillé des travaux.

  • Performance énergétique et état de la copropriété : la vision globale devient la règle

    Performance énergétique et état de la copropriété : la vision globale devient la règle

    La connaissance du bien immobilier est la première étape avant de se lancer dans un programme de travaux de rénovation. C’est aussi un impondérable de plus en plus encadré par la réglementation pour s’assurer de la bonne évaluation et de l’amélioration de la performance énergétique et du bon état des copropriétés. Le point sur ces obligations et sur les solutions pour capitaliser sur la donnée avec Matthieu du Roscoat, directeur technique chez AC Environnement, et Jérôme Bonnet, directeur développement BIM.

    Quelles sont les obligations relatives à la donnée énergétique en copropriété ?

    M.R. Les obligations dépendent de la taille des copropriétés. Celles de plus de 50 lots ont l’obligation de réaliser un audit énergétique, tandis que celles en dessous de ce seuil pourront se contenter d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) au niveau de l’immeuble. Si ces deux démarches consistent à relever les caractéristiques thermiques de l’immeuble et à calculer sa performance énergétique, l’audit va plus loin en proposant un véritable accompagnement des copropriétaires, avec une phase de retour d’étude pour leur présenter les solutions.

    Audit et diagnostic servent donc tous deux de base de réflexion sur les travaux à réaliser pour améliorer la performance énergétique de la copropriété. Cependant, je pense qu’il faut avoir une vision plus globale, qui ne se focalise pas uniquement sur la partie énergétique mais qui intègre également le suivi de l’état du bâtiment et de la copropriété. L’actualité nous a ramené à ce constat fin 2018, suite à l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne, à Marseille, où des copropriétés défaillantes n’ont pas assuré le bon entretien de leur patrimoine. Or tout est lié : s’il y a un problème d’humidité, il y a forcément aussi un problème thermique sous-jacent.

    C’est pourquoi la loi Alur impose depuis 2014 la réalisation d’un diagnostic technique global (DTG) pour les immeubles de plus de 10 ans passant sous le statut de la copropriété et pour ceux faisant l’objet d’une procédure pour insalubrité. Il n’est pas obligatoire pour les copropriétés existantes, mais sa réalisation doit être soumise au vote de l’assemblée générale des copropriétaires. Ce DTG comporte un volet énergétique, une réflexion sur l’état de la copropriété et sur les travaux qui devront être réalisés en urgence ou à plus long terme. L’audit et le DPE s’intègrent dans ce document.

    À quelles évolutions réglementaires s’attendre ?

    M.R. Le Parlement débat actuellement sur un nouveau projet de loi pour l’amélioration de la lutte contre l’habitat insalubre ou dangereux. Si celle-ci est mise en application, elle viendra modifier le cadre juridique du DTG en le rendant obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans. La mesure est assez logique puisque les immeubles construits pour la copropriété depuis 15 ans sont déjà entrés dans une démarche globale, notamment en intégrant les caractéristiques thermiques. Tandis que les plus anciennes subissent l’état de la réglementation thermique de leur époque, c’est-à-dire aucune pour les bâtiments d’avant 1973. Avec cette loi, la réflexion globale deviendrait donc la règle.

    Quel est le lien entre audit/DPE et BIM ?

    J.B. Le BIM est avant tout une base de données multi-métiers du BTP, qui intègre l’ensemble des informations relatives au bâtiment, ses équipements et ses matériaux. Si vous avez une fenêtre de 1m2 plein nord, la maquette est en mesure de calculer automatiquement les ponts thermiques, les parois déperditives et d’appliquer les règles de calcul du DPE conformes au mode de chauffage, individuel ou collectif. Contrairement à un rapport DPE classique, qui est un livrable pdf, le BIM permet de capitaliser sur la donnée recueillie. Si demain, le mode de calcul du DPE évolue – ce sur quoi le législateur travaille actuellement – la totalité ou la quasi-totalité des informations nécessaires pour calculer le nouveau rapport sera déjà à la disposition des copropriétaires. Avec la plateforme CN BIM d’AC Environnement, pour “cahier numérique BIM”, les copropriétaires conservent la propriété d’une donnée consultable à volonté, traçable et modifiable.

  • Rénovation : les toitures se mettent au vert

    Rénovation : les toitures se mettent au vert

    Au-delà de la performance énergétique, la rénovation des toitures terrasses offre l’opportunité aux copropriétaires de gagner des espaces supplémentaires et de valoriser leur bien. Éric Thouvenot, responsable du service étanchéité chez SOCATEB, fait le point sur les nouveautés en matière de toitures terrasses.

    Des matériaux se démarquent-ils en matière d’isolation des toitures terrasses ?

    Compte tenu de sa haute résistance thermique et de son prix abordable, la mousse polyuréthane (MPU) est un matériau très demandé. En fonction des contraintes liées à la spécificité de l’opération, nous utilisons également de la laine de roche, de la laine de verre, ou encore du polystyrène extrudé ou expansé.

    Parmi les innovations, on peut mentionner la mousse de verre cellulaire. Ce matériau écologique est recyclable à 100 %. C’est aussi le seul isolant thermique à garantir ses caractéristiques techniques bien au-delà de 10 ans.

    Quel gain peut-on obtenir suite à une rénovation ?

    D’après les moyennes générales, on estime que la déperdition de la chaleur par la toiture d’un bâtiment représente environ 15% à 20%. Les travaux d’isolation de la toiture terrasse sont donc un bon moyen pour économiser de l’énergie et apporter un meilleur confort aux habitants été comme hiver.

    Par ailleurs, pour obtenir les différentes aides et/ou subventions, la résistance thermique de l’isolant doit correspondre à un R ≥4.5m²K/W afin de répondre aux critères d’éligibilité.

    Suite à la réfection d’une toiture terrasse, il est nécessaire de prévoir un contrat d’entretien.

    Celui-ci doit être souscrit par la maîtrise d’ouvrage suivant les prescriptions du DTU 43.1 afin d’assurer le bon fonctionnement de la garantie décennale. Pour plus d’informations, SOCATEB a rédigé « Les bonnes pratiques d’entretien des étanchéités des toitures terrasses » destiné aux maîtres d’ouvrage.

    Les travaux de rénovation de la toiture terrasse s’inscrivent souvent dans un programme de rénovation énergétique global, par conséquent le gain est lié à l’enveloppe du bâtiment dans sa totalité.

    Quelles possibilités d’aménagement offrent les toitures terrasses ?

    Il existe différents type d’aménagement : dalle sur plots, jardins, végétalisation, etc. En ce qui concerne les toitures terrasses jardins, elles se développent de plus en plus en Ile-de-France. On y installe des jardinières avec un minimum de 30 à 40 centimètres de terre végétale, ce qui permet par exemple de faire son propre potager.

    La végétalisation est une autre option, elle présente en premier lieu l’avantage d’améliorer l’isolation thermique et phonique de l’habitat. Outre toutes leurs spécificités techniques et environnementales (régulation des eaux de pluie, protection de l’étanchéité…), les toitures végétalisées redonnent une nouvelle qualité esthétique et une valeur supplémentaire à l’habitat. De plus, elles contribuent à rendre la ville plus calme et agréable à vivre.

    La sécurisation des toitures terrasses fait l’objet de nouvelles normes. Avez-vous des précisions ?

    Pour faire rapidement l’historique, on peut remonter au code de la construction de 1960 pour retrouver la base de la réglementation. Depuis le 1er septembre 2004, un décret rend obligatoire la mise en place d’une protection fixe et rigide pour assurer la sécurité des opérateurs lors d’une intervention. Ce texte est appuyé par la circulaire DRT 2005/08, qui rappelle les obligations du maître d’ouvrage.

    Dernier changement en date en juillet 2019 : « Les garde-corps lestés sont destinés à assurer une protection collective sur des structures ou bâtiments existants où il n’est pas possible techniquement de réaliser une fixation de garde-corps permanents et fixés… » (cf. Norme NF E 85-015). Ces systèmes (garde-corps autoportant) sont donc réservés uniquement aux constructions existantes.

    Dans la cadre de la rénovation des toitures, nous intervenons régulièrement pour la mise en conformité de ces derniers. Chez SOCATEB, nous avons un service dédié au remplacement et à la remise à niveau des garde-corps ne répondant plus à la norme.

  • Formation, matériel, gestion des déchets : une offre globale pour la sous-section 4

    Formation, matériel, gestion des déchets : une offre globale pour la sous-section 4

    Concepteur d’une solution de gestion des déchets, Amiante & Co accompagne plus largement les entreprises intervenant sur les matériaux contenant de l’amiante via la formation SS4, le support technique et la location du matériel. Anne-Charlotte Cerutti, responsable de l’entreprise, présente cette offre globale.

    À quel enjeu répond Amiante & Co ?

    La société est née en 2015 pour répondre à une problématique que rencontraient les petites entreprises intervenant en sous-section 4 (SS4) : la gestion des déchets issus de leur activité. Amiante & Co a alors développé une solution pour les aider à gérer les petites quantités de déchets. Très vite, nous avons signé un important contrat avec le groupe Suez et proposé nos services aux majors du bâtiment. Puis, au fur et à mesure que s’écrivait l’histoire de l’entreprise, nous avons jugé qu’il était indispensable d’être en mesure de présenter une offre globale comprenant de la formation, de l’ingénierie, de la mise à disposition de matériel et de la gestion de déchets.

    Comment accompagnez-vous vos clients au démarrage de leur activité ?

    La formation est la première porte d’entrée de nos services. Nous sommes une plateforme validée INRS Carsat, à même de délivrer le certificat SS4. Amiante & Co dispense également la formation ADR 1.3, destinée au transport des matières dangereuses, ainsi que la formation Plomb et la formation Travaux en hauteur, toujours dans le cadre du risque amiante.

    Ensuite, via nos prestations d’ingénierie, nous intervenons en support de nos clients dans la rédaction de leur mode opératoire, dans la mise en place de leur chantier test et dans la gestion du risque amiante. Nous bénéficions d’une base de données très documentée – avec notamment une soixantaine de processus validés – et d’assez de retours d’expérience pour répondre à toutes les problématiques liées à la maîtrise de l’amiante en SS4, même les plus spécifiques.

    Vous proposez également une solution de gestion des déchets et de location de matériel.

    En effet, Amiante & Co propose un service de gestion des déchets sur tout le territoire national : Collect’ Amiante, des bacs mis à disposition et collectés sous 90 jours comme l’exige la réglementation. À la différence d’un traitement classique, nous traitons les déchets au conditionnement (de 60 à 1000 litres) et non à la tonne. Le client est facturé à la rotation, c’est-à-dire au moment où l’on va récupérer son collecteur et le remplacer par un vide.

    En ce qui concerne la location d’équipements, nous souhaitions apporter une réponse aux entreprises confrontées à des interventions ponctuelles de maintenance. Le matériel (aspirateur, electro-portatif…) représente un investissement qui dépasse l’achat car il faut l’entretenir tous les ans et le décontaminer. C’est pourquoi nous proposons non seulement de le louer, mais également de le décontaminer dans notre salle blanche via un système de cryogénie que nous avons développé.

    Amiante & Co est par ailleurs agréé centre de maintenance 3M Scott pour l’entretien de toutes les gammes d’appareils de protection respiratoire. Nous réalisons également les tests d’étanchéité (fit test) pour chaque opérateur afin de déterminer la taille du masque correspondant à leur physionomie et de valider le fonctionnement du système dans l’action. Une prestation qui peut être dispensée au sein de nos locaux ou directement chez le client. Tous ces services mis bout-à-bout, nous sommes actuellement le seul opérateur à proposer une offre aussi globale et sur-mesure pour la gestion de l’amiante en SS4.

    + d’infos sur www.amianteandco.fr

  • Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    Qualité de l’air intérieur : le contrôle de la ventilation a son référentiel

    La qualité de l’air intérieur fait l’objet d’une attention croissante des pouvoirs publics et des acteurs du bâtiment. L’essentiel de l’enjeu réside dans le contrôle des systèmes de ventilation des bâtiments. Le point sur la pratique et les appareils de mesure avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Sur quels éléments peut-on agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

    La qualité de l’air intérieur est affectée par trois facteurs :

    • les émissions de polluants internes à l’habitat, liés à l’utilisation de matériaux et des produits d’entretien (les formaldéhydes et autres COV* émis par les colles, solvants et vernis par exemple).
    • les émissions externes telles que les particules fines et le benzène, majoritairement issues des automobiles ou de certains commerces et usines.
    • les défauts de ventilation, qui dégradent l’évacuation des émissions de CO2 issues de la respiration humaine et le remplacement de l’air par un air plus sec et moins chargé en CO2.

    Si un premier levier d’action consiste à limiter l’utilisation des produits et matériaux polluants au sein du logement, c’est avant tout sur la performance de la ventilation que se joue la qualité de l’air intérieur. D’un point de vue sanitaire, pour se sentir bien dans un appartement, il faut viser une température comprise entre 18 et 23°C, un taux d’hygrométrie de 40 à 60 % et un taux de CO2 en dessous de 1 000 PPM. La réglementation exige quant à elle des débits d’air extrait minimum. Or, 60 à 70 % des VMC ne sont actuellement pas aux normes.

    Comment contrôler le bon fonctionnement de la ventilation ?

    Le bon fonctionnement de la ventilation dépend de la qualité de son installation, de son dimensionnement, de la perméabilité du réseau et de son entretien. Avec l’appui du Ministère de la Transition Écologique, l’Ademe et le CEREMA** ont élaboré un protocole de référence à partir d’un état des lieux des pratiques existantes. Baptisé Promevent, il restitue toutes les bonnes pratiques sous la forme d’un guide d’accompagnement. C’est aussi une première brique essentielle qui pourrait amener à une future réglementation sur les contrôles.

    Le protocole Promevent détaille quatre grandes familles de contrôles :

    • la pré-inspection, qui consiste à faire le bilan de l’installation existante.
    • les vérifications fonctionnelles, réalisées sur site et qui concernent l’état et le fonctionnement des composants du système de ventilation. Cette partie est composée de 40 fiches, soit autant de configurations observées.
    • les mesures fonctionnelles aux bouches, où l’on accède uniquement à la partie visible. Le protocole définit les différents types de mesure et de matériel de mesure.
    • la mesure spécifique de perméabilité à l’air des réseaux, qui se concentre sur les conduits de ventilation et leur étanchéité.

    Quels sont les outils de mesure préconisés ?

    Le protocole définit les appareils nécessaires à ces contrôles et leur niveau de performance. En ce qui concerne les mesures fonctionnelles, on utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Le protocole Promevent définit pour chaque cas de figure le matériel adéquat. Pour les ventilations à double flux, des équipements plus précis sont nécessaires.

    Le contrôle de la perméabilité à l’air permet quant à lui d’identifier les pertes du réseau et d’ainsi éviter le sur-dimensionnement de l’installation, responsable d’une altération de l’efficacité énergétique du système. On procède alors à des tests d’étanchéité en mettant le réseau sous pression avec un appareil de mesure de l’étanchéité du réseau, à l’instar du DP700 de Wöhler, qui détermine la classe d’étanchéité du réseau.

    * Composés organiques volatiles
    ** Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement

  • Intégration électrique : comment développer l’aspect marketing et commercial de son entreprise ?

    Intégration électrique : comment développer l’aspect marketing et commercial de son entreprise ?

    Eric Sfreddo, président de la FFIE Nord-Pas-de-Calais et du GRET 59, présente le nouveau classeur pour développer l’aspect marketing et commercial des entreprises du génie électrique. Une interview vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Comment développer l’aspect marketing et commercial d’une entreprise du génie électrique ?

    La Fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE) travaille sur le sujet depuis deux ans, pour sortir un classeur type qui va aider 80 % de nos PME. Puisqu’il faut savoir que 80 % des entreprises aujourd’hui ont un effectif inférieur à 10 personnes. Au delà de leur savoir-faire, elles ont besoin qu’on les aide à préparer les métiers de demain et le commercial de demain. Donc le marketing, c’est un grand mot dans lequel on peut mettre beaucoup de choses. Entre autre il faut savoir être, savoir proposer au client un paquet global d’offres pour pouvoir répondre à la demande.

    Aujourd’hui, si on nous demande de poser une prise de courant, il faut réfléchir, il faut poser la question : « est-ce que vous voulez une prise courant faible ? », « est-ce que vous voulez un système vidéo ou un contrôle d’accès ? » Ce sont des stéréotypes que le commun des artisans n’avait pas. Ils ont besoin pour cela d’un petit classeur didactique qui va les aider à se poser les bonnes questions : au delà du commercial, est-ce que m’on entreprise est prête ? Est-ce que j’ai bien formé mes collaborateurs ? Est-ce que je vais faire du partenariat ou du groupement d’entreprise ? Toutes ces questions trouvent leur réponse dans ce classeur. Il y a une dizaine de thèmes qui sont abordés.

    On parle d’IRVE, de photovoltaïque, d’objets connectés… tout ça sont de nouveaux métiers que l’on ne maîtrise pas forcément aujourd’hui mais qu’il faudra maîtriser demain pour répondre à l’offre globale d’un client.

    Le classeur a mis à peu près 2 ans pour aboutir, mais c’est une idée que l’on a vu arriver dans le cadre de nos échanges. Il y a quatre ans déjà, on percevait que le métier allait évoluer, mais il évolue depuis maintenant deux ans d’une manière exponentielle. C’est toute la difficulté de faire travailler des entreprises volontaires, pour élaborer ce guide et aider leurs confrères, à une vitesse suffisamment rapide pour sortir des documents qui seront toujours au goût du jour. C’est pour ça que ce document a mis un certain temps, mais il est à présent en accès libre sur le site de la FFIE.

    Son avantage est qu’il n’est pas fermé, il pose les questions. Chacun va pouvoir construire son entreprise de demain, avec ses propres réponses. Ce n’est pas un stéréotype en disant il faut faire ça, ou cela.

    Aujourd’hui la FFIE est passée « intégrateur » car nous avons justement senti que notre métier a évolué, ce n’est plus simplement « installateur ». On s’aperçoit que l’on a des problèmes de télécommunication, des problèmes de sécurité de réseau… et tout cela, ce n’est pas notre métier d’origine. Donc le coeur du métier est là, mais il faut que l’on apporte les compétences complémentaires pour pouvoir répondre à un marché global et satisfaire le client qui ne viendra pas nous voir en disant « vous m’avez installé la prise mais derrière vous ne m’avez pas sécurisé mon réseau ». C’est un travail au quotidien de chefs d’entreprises qui s’unissent ensemble pour que l’ensemble des partenaires et des adhérents de la FFIE puisse profiter de cette entre-aide.

  • Maintenance industrielle et tertiaire : du nouveau pour l’inspection électrique

    Maintenance industrielle et tertiaire : du nouveau pour l’inspection électrique

    Fluke innove et propose de nouveaux équipements pour la mesure électrique et la maintenance dans les sites industriels et tertiaires.

    Caméra infrarouge compacte Fluke PTi120

    Principales fonctions

    La puissance d’une caméra thermique professionnelle qui se glisse dans votre poche.

    • Un écran tactile IR Fusion qui capture automatiquement une image numérique en lumière visible et une image infrarouge afin de faciliter la localisation des problèmes.
    • Un écran tactile LCD 3,5″ pour un dépannage facile.
    • La caméra thermique entièrement radiométrique vous procure des données de mesure au pixel près, avec une résolution infrarouge de 120 x 90 (10 800 pixels).
    • Avec son boîtier classé IP54, elle résiste à la poussière, à l’eau et aux chutes jusqu’à un mètre.

    Multimètre Fluke 87V Max pour environnements difficiles

    Principales fonctions

    Un multimètre TRMS pour environnements extrêmes : chutes de 4m, étanchéité à l’eau et à la poussière IP67, températures de -15 °C à +55 °C, humidité 95%…

    • Résiste aux chutes jusqu’à 4 mètres avec boîtier et étui de résistance industrielle.
    • Boîtier étanche et résistant à la poussière IP67 pour les chantiers les plus difficiles.
    • Cordons de mesure premium TL175 TwistGuard™.
    • Autonomie doublée du 87V (jusqu´à 800 heures) ; touches rétro-éclairées pour les environnements sombres.
  • Radon : un guide pour accompagner les professionnels dans la gestion de ce risque

    Radon : un guide pour accompagner les professionnels dans la gestion de ce risque

    Un guide de l’association Qualitel propose une méthodologie aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, bureaux d’études et entreprises qui se lancent dans une opération de construction ou de rénovation sur des zones concernées par le risque radon. Il présente des exemples de solutions techniques adaptées permettant de réduire la présence de ce gaz dans les logements. Son objectif : améliorer la prise en compte de cet aspect et donc le confort et la qualité de vie des occupants.

    Concernant les constructions neuves, les solutions techniques présentées couvrent la ventilation, l’étanchéité et le traitement des soubassements. Pour les bâtiments existants, ces solutions consistent essentiellement en actions correctives.

    > Qualitel, Radon, Gérer le risque pour la construction et la rénovation de logements, févr. 2020

  • ECIC

    Conversez en direct

    Paul ADAM

    Directeur d’agence
    ECIC

    C’est en 1991 que Jacques PAPIN créé ECIC avec comme compétences clés les audits, maîtrises d’œuvre chaufferie et le suivi d’exploitation. Au fur et à mesure, c’est une équipe avec des profils variés qui intègrent l’équipe et les missions évoluent vers l’audit énergétique et l’environnement. Une antenne ECIC ouvre également ses portes en 2005 à Bordeaux, spécialiste des sujets environnementaux à l’échelle des villes.

    2016

    ECIC intègre le groupe NEPSEN, acteur de la transition énergétique. A cette date, ECIC Bordeaux devient E6, pôle de compétence environnemental du groupe Nepsen. C’est à partir de cette année que nous développons la maîtrise d’œuvre tous corps d’états en réhabilitation énergétique. Depuis, ECIC a développé d’autres compétences comme l’utilisation du BIM et la mise en place du Commissionnement.