Catégorie : Métier électricien

Le métier d’électricien est plus que jamais au cœur des enjeux du bâtiment, entre transition énergétique, bâtiments intelligents et évolutions réglementaires. Que ce soit pour des installations neuves, des rénovations, ou la maintenance d’infrastructures, les compétences des électriciens sont sollicitées sur des projets de plus en plus complexes.

 

Comment maîtriser les nouvelles technologies (domotique, recharge de véhicules électriques, fibre optique) tout en garantissant la sécurité et la conformité des installations ? Quelles sont les formations et certifications indispensables pour évoluer dans ce secteur en pleine mutation ?

  • Protection différentielle : exemples d’emploi des DDR prescrits par la réglementation

    Concernant les dispositifs à courant différentiel résiduel en général : Pour une installation alimentée selon le schéma TT, la norme NF C 15-100 impose la mise en œuvre d’au moins un DDR associé à la mise à la terre des masses. Dans les installations réalisées en schéma TN, un dispositif différentiel doit protéger les masses de toute partie d’installation située en dehors de la zone d’influence de la liaison équipotentielle principale (extérieur du bâtiment lorsque la prise de terre est constituée par une boucle en fond de fouille). Le conducteur de protection de ces masses est relié à une prise de terre locale ou au conducteur de protection de l’installation, en amont du dispositif différentiel. Dans le cas d’un schéma IT, un dispositif différentiel doit protéger tout groupe de masses mis à la terre séparément ou toute masse mise à la terre individuellement.

    Concernant les dispositifs à courant différentiel résiduel haute sensibilité (30 mA)

    Dans les établissements soumis au code du travail, le décret du 14 novembre 1988 impose notamment l’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité pour la protection :

    • des circuits alimentant des prises de courant ;
    • des installations dont les conditions d’utilisation sont sévères (chantiers, installations foraines, caravanes…).

    Dans les locaux d’habitation neufs, tous les circuits doivent être protégés par des DDRHS 30 mA. Le nombre d’interrupteurs différentiels 30 mA prescrits est au minimum :

    • 1 de 25 A de type AC et 1 de 40 A de type A, pour une surface habitable inférieure à 35 m²
    • 2 de 40 A de type AC et 1 de 40 A de type A, pour une surface comprise entre 35 et 100 m² ;
    • 3 de 40 A de type AC et 1 de 40 A de type A pour une surface de plus de 100 m² Dans ce cas et lorsque la puissance de chauffage électrique dépasse 8 kVA, un des interrupteurs 40 A de type AC doit être remplacé par un 63 A de type AC.

    Le DDR de type A doit prioritairement protéger les circuits spécialisés, plaques de cuisson et lave-linge.

    Pour plus de confort d’utilisation, il est recommandé d’installer d’autres dispositifs différentiels 30 mA, notamment lorsque certains matériels peuvent être la cause de déclenchements intempestifs dus à l’eau : circuits alimentant le lave-linge, le lave-vaisselle, etc.

    Les circuits alimentant des appareils situés à l’extérieur et non attenants au bâtiment doivent être protégés par un dispositif différentiel 30 mA spécifique.

    Dans l’habitat existant, la mise en œuvre d’une protection différentielle à haute sensibilité (30 mA) permet d’apporter à moindre coût une sécurité acceptable en compensation de l’absence de continuité des circuits de mise à la terre.

    protection différentielle sécurité électrique

    Cinq erreurs courantes :

    protection différentielle sécurité électrique

  • Améliorer la performance énergétique d’un logement avec des produits adaptés et performants

    Grâce à une offre domotique assez vaste, les équipements proposés permettent de satisfaire les occupants souhaitant concilier confort d’utilisation (écran tactile murale, pilotage via internet) et performance énergétique.

    DES PRODUITS QUI REPONDENT AUX BESOINS DES OCCUPANTS

     

     

    De nombreux produits de régulation et/ ou de programmation, du plus simple au plus évolué, répondent aux attentes des occupants en utilisant jusqu’à quatre températures de consigne (confort, éco, hors gel, arrêt). Les échanges de données avec les capteurs et les émetteurs de chaleur s’effectuent par fil pilote, bus de commande, liaison radio ou courant porteur (CPL). Côté interface utilisateur, il existe une offre large de commandes disponibles en saillie, semi-encastrées ou encastrées. L’offre domotique facilite donc aujourd’hui le pilotage de l’installation, par exemple à l’aide d’un écran tactile mural ou d’un ordinateur connecté sur Internet, localement ou à distance.

     

    domotique performance énergétique filière électrique

    Ce contrôleur est le cœur du système IHC de Schneider-Electric. Installé dans le tableau électrique, il exécute les fonctions programmées en réponse aux informations transmises par les boutons poussoirs et les différents capteurs via les modules d’entrée. (doc. Schneider)

     

    De plus, en matière de performance, les produits de régulation certifiés Eu. BAC (certification par tierce partie indépendante) garantissent une plage de précision améliorant d’autant la performance énergétique de l’habitat.

     

     

    AFFICHAGE DES CONSOMMATIONS

     

     

    Peut-on imaginer conduire une voiture sans disposer d’un compteur de vitesse ? Non. C’est pourquoi la mesure des consommations énergétiques dans l’habitat par type d’équipement constitue la première pierre d’une démarche de sensibilisation des occupants. En apportant cette information au plus près de l’utilisateur (écran mural, ordinateur, téléphone portable), la domotique fait prendre conscience de l’impact énergétique des fonctions et équipements du bâtiment. Elle peut aussi alerter sur des dérives anormales. L’affichage des consommations constitue un des points mis en avant par la RT 2012.

     

     

    NEUF OU RENOVATION ?

     

     

    La domotique s’inscrit aussi bien dans l’une ou l’autre des situations. Car au-delà d’un câblage filaire par bus de commande, la plupart des fabricants proposent des solutions de communication sans fil suffisamment performantes pour couvrir la commande des équipements dans l’ensemble de l’habitation. Généralement, la solution optimale du point de vue technico-économique résulte d’un mariage entre liaison filaire et communication radio, voire courant porteur (CPL).

     

  • Domotique : commande des volets et de l’éclairage

    Les solutions pour automatiser les équipements de son logement (commandes des volets roulants, commande de l’éclairage).

    COMMANDE DES VOLETS ET OCCULTATIONS

     

    Il existe des automatismes permettant une gestion fine et adaptée des ouvrants (volets roulants ou battants, stores extérieurs, brise-soleil orientables, fenêtres de toit). Ces automatismes, tout en facilitant la vie des occupants, améliorent leur confort et augmentent la sécurité intrinsèque du logement, par exemple en simulant une présence. L’automatisation et la programmation de la commande des ouvrants participent de façon non négligeable à la performance énergétique, non seulement l’hiver, mais également en été lors de fortes chaleurs. L’économie peut dans certains cas atteindre jusqu’à 10 % de la facture de chauffage ! En été, l’automatisation des stores et volets aux heures d’ensoleillement maximum abaisse naturellement la température intérieure de 9 °C. Une automatisation de la gestion des ouvrants peut assurer une gestion optimisée des apports solaires, par l’intermédiaire d’un capteur de luminosité extérieure. Des solutions domotique simples peuvent donc optimiser l’équipement des logements en climatisation.

     

     

    COMMANDE DE L’ECLAIRAGE

     

     

    Gérer au plus juste l’éclairage à l’aide de capteurs de présence dans les circulations et donner à l’occupant la possibilité d’éteindre en une seule action toutes les lampes lorsqu’il quitte son domicile, génèrent une économie d’énergie, doublée d’un niveau de confort sans égal. Limiter l’allumage des sources permet aussi de limiter les échauffements en été. Les systèmes domotique maîtrisent la commande de l’éclairage sur la base de scenarii paramétrables par l’utilisateur.

    détecteurs de mouvement domotique filière électrique



    Les détecteurs de mouvement permettent l’allumage automatique des points d’éclairage. Cette fonctionnalité est particulièrement utile dans des locaux tels que la cuisine, la cave, le parking, les extérieurs. (doc. Legrand)

     

     




    LES « BONUS »

     

     

    La commande des stores peut être complétée par un capteur de vent, dont le signal commandera l’enroulement du store en cas de vent violent. Des capteurs de pluie peuvent également être intégrés dans le système d’automatisation. On peut également fermer la porte d’entrée avec une serrure motorisée et des capteurs d’ouverture sur ouvrants peuvent informer d’une fenêtre laissée ouverte. Une horloge peut piloter les volets pour simuler la présence d’un occupant, ou être associée à des commandes d’éclairage pour parfaire la simulation. Outre le fait de gérer les équipements précédemment cités, un système domotique offre la possibilité de composer des scenarii qui n’ont de limites que l’imagination des utilisateurs. Par exemple lors d’un départ, une simple pression sur un bouton actionnera l’ensemble des volets, mettra le chauffage en mode réduit ou hors gel, éteindra l’ensemble des luminaires et mettra l’alarme en service…

     

     

    POUR EN SAVOIR PLUS : ALIMENTATION ELECTRIQUE DES OUVRANTS

     

     

    • Pour l’alimentation électrique des moteurs (volets et stores), il convient d’utiliser un circuit électrique spécialisé, c’est-à-dire uniquement dédié à cette application. Avec des conducteurs de section minimale 1,5 mm², il sera protégé au niveau du tableau à l’aide d’un disjoncteur de calibre maximal 16 A ou d’un fusible de calibre maximal 10 A. La puissance totale en jeu étant le plus souvent faible, il est recommandé d’adapter le calibre des disjoncteurs et fusibles à la puissance des moteurs.
    • Comment doit être considéré le volume situé à l’intérieur d’un coffret (montage sur place) dans lequel est placé un volet roulant électrique alimenté en basse tension, installé dans le volume 1, 2 ou 3 d’un local contenant une baignoire ou une douche ? L’accès à l’intérieur du caisson ne doit être possible qu’à l’aide d’un outil. Alors, l’intérieur du coffret est considéré hors volume.
    • En prévision de la motorisation des ouvrants, il est judicieux de prévoir des passages de gaines, voire un précâblage laissé en attente. Ce pré-équipement restera dédié à l’alimentation électrique de futurs moteurs électriques pour volets et/ou stores. Le tout pour un investissement sans commune mesure avec un tirage de câbles post chantier. Le soin initialement apporté à la perméabilité à l’air du bâtiment, paramètre essentiel à la performance énergétique globale du bâtiment, n’en sera que plus bénéfique.

     

  • Piloter son installation domotique

    Le pilotage de son installation domotique permet de créer des scénarii et ainsi de gérer simultanément plusieurs commandes. Explications.

    CREER DES SCENARII POUR GERER PLUSIEURS COMMANDES

     

    Dans l’habitat, la performance énergétique concerne plusieurs familles d’équipements techniques généralement considérées indépendamment les unes des autres : le chauffage, les volets et stores, l’éclairage, l’eau chaude sanitaire… En théorie, le bon sens des utilisateurs permettrait de gérer chacun de ces équipements pour en tirer le meilleur du point de vue énergétique : réduire la température la nuit et en cas d’absence, fermer les volets le soir, baisser les stores l’été au plus chaud de la journée, ou éteindre manuellement toutes les lumières en cas d’absence. En théorie seulement : la répétition quotidienne de ces tâches peut vite s’avérer fastidieuse.

     

    Piloter son installation domotique

    Atout d’un système domotique : créer des scenarii afin de gérer simultanément plusieurs commandes – chauffage, ouvrants et éclairages entrent dans ce champ d’action. (doc. Hager)

    C’est pourquoi des automatismes de pilotage et de gestion prennent en main une ou plusieurs de ces missions, selon des besoins spatiotemporels précis. Agissant indépendamment, ces automatismes prennent la forme d’un gestionnaire de chauffage fil pilote (régulation et programmation), d’une motorisation électrique des ouvrants ou encore de détecteurs de présence pour gérer l’éclairage. La performance énergétique d’un logement s’entend de façon globale, en prenant en considération les différents postes.

     

    Piloter son installation domotique filière électrique

    De façon analogue, la domotique permet de gérer les matériels à piloter de manière centralisée et globalisée sous la forme de scenarii. Ainsi, la domotique apporte des réponses concrètes aux enjeux exprimés par la RT 2005 et la RT 2012.

     

  • L’infrarouge

    La technique du rayonnement infrarouge est utilisée depuis des décennies dans nos équipements audiovisuels. Fiable et bon marché, elle est aujourd’hui extrêmement bien adaptée aux applications de commande à distance et de détection.

    infrarouge filière électrique

    PRINCIPE

     

    Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière visible. L’émission d’un signal est réalisée à l’aide d’une diode infrarouge, petit composant électronique qui transforme un signal électrique en un signal lumineux. La réception est assurée par une cellule infrarouge.

    Les télécommandes des téléviseurs et autres équipements audiovisuels utilisent cette technique depuis des décennies. Elle est très bien adaptée à cet usage, car les vitesses nécessaires sont réduites et le volume d’informations à transmettre est limité à quelques caractères pour chaque commande. De plus, cette communication est unidirectionnelle (de la télécommande vers le récepteur). Enfin, l’infrarouge présente l’avantage par rapport aux radiofréquences de ne pas interférer avec les autres signaux électromagnétiques comme les signaux de télévision.

     

    Image : Exemple de détecteur communicant par radiofréquence avec une centrale. (doc. Delta Dore).

     

     

    CONDITIONS D’INSTALLATION

     

    L’infrarouge est une technique fiable, éprouvée et bon marché. Un système de transmission se compose d’un émetteur et d’un ou plusieurs récepteurs intégrés ou installés à proximité des équipements à commander. Différents ordres de commande peuvent être émis par un même émetteur vers un ou plusieurs récepteurs grâce à un codage des signaux.

    L’installation de ces dispositifs doit tenir compte des caractéristiques spécifiques au rayonnement infrarouge :

    • il ne traverse pas les cloisons. L’émetteur et le récepteur doivent donc se trouver dans la même pièce ;
    • il est relativement directionnel. Il est donc préférable que l’émetteur et le récepteur soient en vue directe. Aucun obstacle ne doit figurer sur le trajet. Avec les télécommandes mobiles, il faut viser le récepteur pour ne pas avoir d’erreur de transmission de l’ordre ;
    • la portée est limitée à quelques mètres ;
    • il possède une bonne immunité et ne crée pas de perturbations. Le signal peut cependant être perturbé par les tubes fluorescents et les lampes fluo-compactes à économie d’énergie ou par une lumière trop vive. L’émetteur n’a pas besoin d’être raccordé au réseau 230 V. Du fait de sa faible consommation électrique, une alimentation par piles est suffisante.

    Grâce à cette autonomie, il offre une très grande flexibilité d’installation :

    • l’émetteur peut être fixe (sur une cloison) ou mobile ;
    • son installation dans des locaux humides, à proximité d’une baignoire ou d’un bac à douche, est possible ;
    • il est bien adapté à la rénovation de bâtiments existants ou aux locaux dont les réaménagements sont fréquents (cloisons mobiles, etc.). L’installation reste évolutive : l’intégration d’un émetteur supplémentaire ne pose pas de problème (il suffit d’ajouter un récepteur à l’appareil à commander).

     

     

    APPLICATIONS

     

    La technologie infrarouge est principalement destinée à des applications de commande à distance et de détection. Elle est très utile pour piloter les équipements domestiques et en améliorer le confort d’utilisation en assurant la commande :

    • de l’éclairage (allumage/extinction, variation, etc.) ;
    • de volets roulants, de portails, de portes de garage (ouverture/fermeture) ;
    • de thermostats ou de gestionnaires d’énergie;
    • de centrale d’alarme ;
    • d’automatismes ;
    • d’équipements audiovisuels.

     

    Autre domaine d’application de l’infrarouge : les détecteurs passifs. Une source de chaleur, la lumière, les humains et les animaux à sang chaud sont des émetteurs de rayonnement (chaleur) à des fréquences voisines de l’infrarouge. Ces éléments « perturbateurs » peuvent donc être détectés par une cellule infrarouge. Cette caractéristique permet de concevoir divers capteurs pour assurer une détection de présence ou de chaleur. Les détecteurs passifs sont utilisés, par exemple, pour l’allumage automatique de l’éclairage (en remplacement de l’interrupteur), la détection de passage (barrière infrarouge), la détection d’intrusion, la détection d’incendie, etc.

     

  • Les courants porteurs en ligne (CPL)

    La technologie des Courants Porteurs en Ligne permet de transmettre des informations numériques sur le réseau électrique existant. De fait facile et rapide à déployer, elle permet entre autre une gestion efficace du chauffage électrique.

    PRINCIPE

    Le principe consiste à superposer au signal électrique de 50 Hz présent sur les conducteurs phase neutre un signal de fréquence plus élevée et de faible amplitude. Ce deuxième signal se propage sur l’installation électrique et peut être reçu et décodé à distance par tout récepteur CPL qui se trouve sur le même réseau électrique. Cette technologie utilise donc le câblage électrique et les prises existantes. Il suffit de brancher des adaptateurs CPL (émetteur et/ou récepteur). L’installation est évolutive par déplacement (d’une prise à une autre) ou ajout d’adaptateurs ou, le cas échéant, par extension du câblage électrique existant.

    Le réseau électrique est un média naturellement très perturbé. Les équipements du marché en tiennent compte en intégrant des coupleurs, des filtres et des procédures de correction d’erreurs qui garantissent un bon fonctionnement. Plusieurs protocoles de transmission CPL existent sur le marché (X2D, KNX, Homeplug, etc.). Leur conformité à la norme NF-EN50065-1 permet la coexistence de plusieurs systèmes CPL sur une même installation.

    Le principe des CPL consiste à superposer un signal de commande au signal électrique de l’installation.

    CONDITIONS D’INSTALLATION

    Facile et rapide à déployer, la transmission par CPL reste cependant tributaire de l’état et de l’architecture du câblage électrique en place, tant pour la mise en oeuvre que pour le bon fonctionnement. L’installation supportant les CPL doit être correctement réalisée dans le respect des normes.

    Les systèmes par courants porteurs ne nécessitent pas d’alimentation spécifique puisqu’ils sont autoalimentés par le réseau sur lequel ils sont installés.

    Quelques recommandations peuvent être avancées :

    • La distance maximale d’une liaison entre adaptateurs CPL est de l’ordre de 200 mètres. Des répéteurs (semblables à de simples adaptateurs) permettent d’atteindre des distances supérieures.
    • Dans le cas d’une installation électrique en triphasé, la mise en place d’un coupleur de phases est nécessaire pour émettre sur les trois phases simultanément.
    • L’installation d’un filtre en aval du compteur n’est pas indispensable pour empêcher le signal de repartir vers l’extérieur. Les compteurs électriques électroniques, ainsi que les disjoncteurs constituent des filtres naturels. Pour des questions de sécurité, il peut cependant être conseillé de placer un filtre en aval des compteurs « bleus » traditionnels.
    • Connecter les adaptateurs directement sur les prises murales et éviter d’utiliser des rallonges ou des multiprises afin de ne pas détériorer le signal. De même, éviter les prises protégées par des parafoudres ou des systèmes de protection contre les surtensions.

    Lors de la mise en service, il suffit de déterminer la manière dont sera organisée l’installation. La mise en service consiste en l’attribution des différents récepteurs à une fonction de commande (chauffage, ECS, électroménager, automatismes).

     

    APPLICATIONS

    L’un des domaines privilégiés d’application des CPL est la gestion du chauffage électrique. Les CPL permettent d’établir directement la liaison entre un gestionnaire d’énergie placé dans le tableau électrique ou un programmateur et les différents radiateurs équipés de récepteurs CPL. Cela permet une gestion par zone ou par pièce sans aucun passage de nouveaux câbles.

    De même, un gestionnaire de puissance pourra être associé à un programmateur (utilisant lui aussi les CPL) pour assurer le délestage de plusieurs voies distinctes. Des récepteurs prise permettent d’intégrer dans l’installation d’autres équipements qui seront ainsi pris en compte par la centrale de gestion.

    Des interfaces sont disponibles pour transformer les informations fil pilote en informations CPL, ce qui permet de mettre en place des délesteurs ou des gestionnaires d’énergie en cas de rénovation sans possibilité de passer un fil pilote.

    Image : Exemple d’installation pour la gestion du chauffage électrique (Flash)

     

  • Les radiofréquences

    Aussi appelées ondes radio, les radiofréquences disposent d’une grande souplesse des conditions d’installation et d’un large champ d’application. Elles constituent une des solutions privilégiées pour les besoins domotiques.

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    PRINCIPES

     

    Les radiofréquences (ondes radio) utilisent les capacités de propagation des ondes électromagnétiques. Elles constituent la solution privilégiée pour les transmissions sans fil.

    De multiples technologies radio peuvent être mises en œuvre en fonction des applications, des bandes de fréquences et des débits supportés. Pour les applications de contrôle-commande des équipements techniques du bâtiment, les émetteurs sont de faible puissance et travaillent dans la bande des 432 MHz ou 868 MHz. Ces bandes de fréquences, réservées aux applications dites ISM (industrial, scientific & medical), sont libres d’utilisation et ne nécessitent pas de licence.

    Image : Exemple de gestionnaire d’énergie radiofréquence.

     

     

    CONDITIONS D’INSTALLATION

     

    L’utilisation des radiofréquences autorise une très grande souplesse d’installation. Les équipements peuvent être disposés quasiment n’importe où, à condition de respecter un minimum de règles :

    • Les radiofréquences traversent les murs et cloisons et permettent donc la communication avec des appareils répartis dans plusieurs pièces.
    • La portée du signal est de l’ordre de la centaine de mètres. Cependant, l’affaiblissement du signal peut varier sensiblement en fonction de la nature des parois et de l’emplacement des équipements. En outre, la technologie radio peut être sensible aux perturbations électromagnétiques et aux conditions climatiques. Elle peut aussi être une source de perturbations pour l’environnement.
    • L’encombrement des bandes de fréquences ISM est important. Un codage ou une possibilité de changement de fréquence doit être prévu pour éviter les interférences (avec un voisin utilisant le même équipement, par exemple).
    • Pour des applications de sécurité (centrales d’alarme, par exemple), la fiabilité des transmissions peut être renforcée par l’utilisation simultanée et dynamique, dans un même appareil, de deux fréquences dans des bandes différentes. Si l’une des deux fréquences est perturbée, c’est l’autre fréquence qui assure la transmission. La technologie radiofréquence est consommatrice d’énergie. L’alimentation doit être assurée par le secteur, des piles (attention à l’autonomie) ou des cellules photovoltaïques intégrées aux équipements.

     

     

    APPLICATIONS

     

    Compte tenu du peu de restrictions, le champ d’applications des radiofréquences est très large :

    • commande et variation d’éclairage (boutons poussoirs pour lampes d’ambiance ou plafonniers) ;
    • commande d’ouvrants (volets roulants, portails, stores…) ;
    • signalisation lumineuse et sonore (carillon, interphone) ;
    • programmation et régulation du chauffage (thermostat programmable, gestionnaire d’énergie) ;
    • centrale d’alarme anti-intrusion (liaison avec capteurs volumétriques et périmétriques) ;
    • commande de motorisation ou d’automatismes (pompe de piscine, arrosage…) ;
    • report à distance d’un signal de commande (boîtiers modulaires), etc.

     

    La facilité d’installation, la mobilité et le coût modéré en font une solution bien adaptée aux chantiers de rénovation ou d’amélioration de l’habitat.

     

  • Norme NF C 15-100 : l’essentiel !

    Norme NF C 15-100 : l’essentiel !

    L’environnement de l’électricien est fortement réglementé. Les normes font partie du quotidien des professionnels. Elles sont souvent assorties d’annexes et de guides qui permettent de résoudre pratiques les questions relatives à l’installation et à la sécurité des opérateurs et usagers. Parmi ces normes, on s’intéressera particulièrement à celles d’application obligatoire citées par l’article premier de l’arrêté du 22 octobre 1969.  « Les installations électriques des bâtiments d’habitation doivent être conformes aux dispositions des normes NF C 14-100 et NF C 15-100 en vigueur au moment de la demande de permis de construire ou de la déclaration préalable de construction. » Ces normes sont disponibles auprès de l’AFNOR.

    Principe de la norme NF C 15-100

    Souvent surnommée la « bible de l’électricien » la norme française NF C15-100 réglemente les installations électriques en basse tension en France. Elle traite de la conception, de la réalisation, de la vérification et de l’entretien des installations électriques alimentées sous une tension électrique au plus égale à 1000 volts en courant alternatif et à 1500 volts en courant continu.
    La norme couvre la protection de l’installation électrique et des personnes, ainsi que le confort de gestion, d’usage et l’évolutivité de l’installation. Son respect permet d’assurer la sécurité et le bon fonctionnement des systèmes électriques basse tension dans les bâtiments d’habitation et bâtiments à usage commercial, agricole, industriel installations temporaires, ainsi que pour tous bâtiments recevant du public.

    Obligations de la norme NF C 15-100 : le nouvel amendement 5 de 2015

    La NF C 15-100 est en grande partie harmonisée avec la norme européenne HD 384 du CENELEC. Elle est régulièrement modifiée pour s’adapter ou prendre en compte les évolutions techniques ou technologiques.
    Paru en 2015, le nouvel amendement 5 de la NF C 15-100 regroupe les nouvelles dispositions normatives applicables dans les installations électriques des locaux privatifs à usage d’habitation. C’est une évolution importante qui crée notamment une nouvelle zone l’ETEL (espace technique électrique du logement. Les prescriptions de l’amendement 5 sont applicables aux ouvrages dont la date de dépôt de demande de permis de construire est postérieure au 27 novembre 2015. D’autres évolutions sont attendues dans une volonté de simplification, de clarté et de commodité d’usage de la norme par les professionnels.
    Promotelec et les fabricants de matériel proposent sur leurs sites de nombreuses informations pratiques sur la NF C 15-100 et les nouveautés de l’amendement 5. La FFIE propose un guide très détaillé et pratique consacré au titre 10 locaux d’habitation « nouvelles dispositions logement selon la NF C 15-100 ».

    NF C 14-100 : installations de branchement à basse tension

    La norme française NF C 14-100, homologuée en 2008 traite de la conception et de la réalisation des installations de branchement du domaine basse tension comprises entre le point de raccordement au réseau et le point de livraison. Elle s’applique aux branchements individuels et aux branchements collectifs (branchements comportant plusieurs points de livraison). Elle permet de concevoir des installations de branchement jusqu’à 400 A. Pour la partie amont des raccordements, c’est la norme NF C 11-201 (réseaux de distribution publique d’énergie électrique) qui est applicable ; pour la partie aval, il s’agit de la norme NF C 15-100 (installations électriques à basse tension).

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

     

  • Bâtiments Basse Consommation : de l’ambition à la réalité

    Le secteur du bâtiment représente 43 % de la consommation d’énergie finale et 25 % des émissions de CO2 en France, les 3/4 de cette consommation étant dus au secteur résidentiel. A l’heure où plus de 400 000 logements ont été construits en France en 2012, le secteur résidentiel doit alors aujourd’hui répondre à ces nouveaux enjeux en entrant dans l’ère de la Basse Consommation.

    BBC électricité

    Depuis 2007, le Label Promotelec Performance permet à une construction neuve d’aller au-delà des exigences actuelles (RT 2005) et de réaliser ainsi des économies d’énergie. Avec près de 80 000 logements suivis et 32 000 labellisés en 2011, l’association Promotelec dans sa dimension d’intérêt général, analyse les évolutions de la construction de niveau BBC Effinergie sur tout le territoire, niveau de performance énergétique le plus proche des exigences de la future réglementation thermique (RT2012) qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2013.

     

     

    MAISONS INDIVIDUELLES BASSE CONSOMMATION : UNE DEMARCHE ENCORE BALBUTIANTE

     

    Le Label Promotelec Performance représente aujourd’hui 81% des labels décernés dans la construction de maisons individuelles en secteur diffus et 54% en individuel groupé (lotissements).

    Bien que le nombre de demandes de labels au niveau BBC Effinergie, tous certificateurs confondus, augmente par rapport à 2010 (+ 50%), celui-ci reste encore faible en maison individuelle et ne représente que 10% des permis de construire.

    En 2011, 17 632 maisons ont fait l’objet d’un dépôt de demande de Label Promotelec au niveau BBC Effinergie contre 8 025 en 2010, soit une augmentation de 55% du nombre de dépôts de demande. Toutefois, malgré l’entrée prochaine en vigueur de la RT 2012 et les aides financières incitatives accordées par l’Etat, pour les maisons individuelles, l’anticipation au regard du poids relatif des demandes de label niveau de performance BBC Effinergie n’est pas constatée en 2011.

     

    Ne serait-ce pas lié au surcoût dû à l’amélioration de la performance énergétique ?

     

     

    LOGEMENTS COLLECTIFS : UN STANDARD QUI S’IMPOSE !

     

    Le niveau BBC Effinergie se généralise dans la construction de logements collectifs. Il représente 75% des logements collectifs autorisés en 20111. En effet, les délais de réalisation entre le projet et la livraison des appartements imposent aux promoteurs et aux bailleurs sociaux une plus grande anticipation de la réglementation, qui a pu être possible grâce aux accompagnements financiers nationaux et régionaux.

     

    Le Label Promotelec Performance niveau BBC Effinergie représente 37% des demandes de labels en logements collectifs, soit 60 894 appartements en 2011.

     

  • Bien choisir et utiliser les appareils électroménagers

    La grande variété des appareils électroménagers, leur diversité de fonctionnalités et de technologies mais également l’évolution de nos usages peuvent compliquer le choix du consommateur lorsque celui-ci veut acquérir un nouvel appareil. La phase d’utilisation n’est pas non plus à négliger ! Quelques règles et conseils permettent d’allonger leur durée de vie, et réduire les consommations d’énergie. Voici quelques conseils !

    COMMENT BIEN CHOISIR UN PRODUIT ELECTROMENAGER ?

    • S’interroger sur ses véritables besoins

    Le consommateur doit adapter son choix à sa façon de vivre et s’interroger sur les caractéristiques et fonctions véritablement utiles à son mode de vie : quelle sera la fréquence d’utilisation ? Quelle capacité nécessaire ? Quel emplacement réservé à cet appareil ? Quel degré d’importance accordé au niveau sonore ?  

    • Opter pour une marque reconnue, gage de qualité, d’innovation et d’éco-conception

    Les grandes marques, souhaitant satisfaire les attentes des clients et ainsi les fidéliser, investissent dans la fiabilité et la durabilité des appareils ainsi que dans les services proposés. L’association Promotelec conseille d’orienter son choix vers des appareils qui respectent des règles d’éco-conception. Ils sont toujours plus écologiques, plus performants, mais aussi réparables en tout lieu et dans les meilleures conditions par des services après-vente qualifiés. Un réfrigérateur d’aujourd’hui permet de réaliser 40 à 60% d’économie par rapport aux appareils proposés il y a 10 ans.  

    • Repérer la consommation énergétique du produit avec l’étiquette énergie

    L’énergie devient rare et nécessite d’être préservée par tous ! Ainsi l’étiquette énergie informe depuis plus de 15 ans les particuliers de la consommation énergétique des gros appareils électroménagers en les classant sur une échelle de A à G. Une nouvelle étiquette énergie plus lisible et identique sur l’ensemble de l’Union Européenne permet aux usagers d’identifier les progrès réalisés ces dix dernières années.     Parmi les nouveautés de l’étiquette, trois classes supplémentaires : A+ , A++, A+++. Pour les appareils de froid et de lavage, cette nouvelle étiquette est devenue obligatoire respectivement depuis le 30 novembre 2011 et le 20 décembre 2011. Depuis le 1er juillet 2012, les appareils de froid en dessous de la classe A ne peuvent plus être mis sur le marché.   À noter* : les appareils de classe A++ permettent de faire des économies d’environ 40 % par rapport à des appareils de classe A. De même, un congélateur de classe D coûte en consommations électrique environ 85 €/an contre moins de 35 €/an pour un appareil de classe A++.   Pour plus d’information sur l’étiquette énergie : http://www.newenergylabel.com/index.php/fr/home/

    QUELS BONS GESTES D’ENTRETIEN ET D’UTILISATION ?

    L’entretien est un élément important dans le cycle de vie d’un appareil : il allonge sa durée de vie, garantit un bon fonctionnement, protège l’environnement et préserve une bonne hygiène. Les gestes simples que rappelle l’association Promotelec :

    • Bien lire les notices avant chaque utilisation
    • Détartrer régulièrement les appareils
    • Nettoyer les filtres et les joints
    • Dégivrer les appareils de froid régulièrement
    • Ne pas placer son appareil près d’une source de chaleur ou dans une pièce trop froide

    *source : http://economie-d-energie.comprendrechoisir.com

    Exemple Les bénéfices d’un four à chaleur tournante au titre des économies d’énergie.   La chaleur tournante permet une montée en température plus rapide et par conséquent d’importantes économies d’énergie sont réalisées (la température de 200°C est atteinte en 6 à 8 minutes, contre 20 minutes pour les autres modes de cuisson).

    Pour plus d’information sur les appareils électroménager : www.choixresponsable.com ou www.gifam.fr