Catégorie : Equipements et logiciels

  • Gestion du risque amiante sur voirie : la solution DIAMATYS

    Gestion du risque amiante sur voirie : la solution DIAMATYS

    Le point sur l’univers réglementaire du repérage amiante sur voirie avec Noémie Régnier, cheffe de projets marketing chez Protys. L’occasion de présenter la solution Diamatys et les résultats du Baromètre Amiante de Protys, qui suit année après année l’évolution de la perception du risque amiante par les professionnels des travaux publics.

    Depuis 2016, le processus réglementaire qui impose le repérage amiante avant travaux s’est étendu à tous les types de travaux. Parue en octobre 2020, la norme NF X 46 102 est venu définir les modalités de réalisation de ces repérages sur les travaux sur voirie.

    À cela s’ajoute la sortie en 2021 de la norme NF P94-001, concernant les repérages d’amiante environnementale pour l’étude géologique des sols et des roches en place. Enfin, en 2022 est attendu l’arrêté compétences associé à la norme NF X46-102, qui a pour objectif de venir définir les compétences attendues des opérateurs de repérage.

    Le point en vidéo sur cet univers réglementaire avec Noémie Régnier, cheffe de projets marketing chez Protys. L’occasion de présenter les résultats du Baromètre Amiante de Protys, qui suit année après année l’évolution de la perception du risque amiante par les professionnels des travaux publics.

    Présentation de Diamatys, la solution pour instruire le risque amiante sur voirie : une plateforme collaborative qui permet de capitaliser les informations autour de la recherche amiante et HAP, et de partager les informations pertinentes pour tous.

    Sur le même sujet

  • Protections des travailleurs (individuelles et collectives)

    Protections des travailleurs (individuelles et collectives)

    REPLAY


    15 SEPT. 2020

    PROTECTIONS DES TRAVAILLEURS (INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES)


    Public

    S’adresse à l’ensemble de la filière du traitement de l’amiante et ses donneurs d’ordres : maîtres d’ouvrages publics-privés, entreprises de travaux, opérateurs de retrait, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…


    Replay

    Table ronde – Peut-on encore mieux protéger les travailleurs face au risque amiante ?

    Avec INRS, OPPBTP, SYRTA, CRAMIF

    Bien gérer les équipements de protection et les consommables associés

    Éxigeances normatives pour les entreprises et obligations du maître d’ouvrage. Focus sur la gestion des consommables et du matériel (EPVR, EPI…) dans le cadre de la SS3 : registre de suivi, entretien, enregistrement, réforme du matériel. S’inspirer des pratiques en SS3 pour une une bonne gestion des EPI en SS4.

    Avec Global Certification

    Entreprises SS3 : les bonnes pratiques contribuant à la protection des travailleurs

    Tour d’horizon des bonnes pratiques et des gestes organisationnels dans le travail : mise en place d’extracteur, brumisation, outils de collecte… L’occasion de faire un rappel sur les points de vigilance à observer pour les entreprises intervenants en SS4.

    Avec BET2C

    Maîtres d’ouvrage : SS3 et SS4, 2 approches et 2 modalités d’intervention

    Présentation des deux approches :

    • SS3 : prise en compte des EPI sur chantier.
    • SS4 : zoom sur la partie diagnostic et son approche.

    Comment définir le niveau d’empoussièrement ? Comment le préleveur se protège ? Comment s’adapter aux spécificités de chaque entreprise ? Répartition des responsabilités et obligations entre l’entreprise et le préleveur.

    Avec AC Environnement

    Organisateur

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Brice BESSIÈRES

    Responsable Grands Comptes
    AC ENVIRONNEMENT

    Elvire THOBOIS

    Responsable Technique Amiante
    GLOBAL CERTIFICATION

    Thomas LESSER

    Administrateur
    SYRTA

    Aurore AGLIONI

    Expert d’assistance conseil Amiante
    INRS

    Dominique PAYEN

    Responsable de domaine risques chimiques et environnement
    OPPBTP

    Marc CHAROY

    Coordonnateur des actions amiante
    CRAMIF

    Michel GALZIN

    Vice-Président
    SYRTA


    Les autres dates du Grand Circuit

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante en bref

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante est le rendez-vous des maîtres d’ouvrages, des entreprises de travaux et de l’ensemble de la filière amiante. L’évènement réunit de nombreux experts, qui décryptent lors des conférences les sujets complexes que rencontrent la profession et les maîtres d’ouvrages. Par ces échanges de qualité, le Grand Circuit apporte les clés aux différentes parties pour mieux aborder la problématique amiante.

  • Recherche amiante dans la voirie : les clés pour gagner en efficacité

    Recherche amiante dans la voirie : les clés pour gagner en efficacité

    La méthodologie et les techniques de repérage évoluent. Thierry Ornaque, gérant de Geocapa, réalise un retour d’expérience des relations avec les maîtres d’ouvrage et fait le point sur les techniques existantes pour améliorer la rapidité d’exécution des repérages dans le respect de la réglementation, ainsi que sur la prise en compte de l’ensemble des risques (amiante, mais aussi HAP et silice).

    Vidéo réalisée lors de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020. Une émission animée par Xavier Faure.

  • Marquage CE des EPI : de la directive au règlement européen

    Marquage CE des EPI : de la directive au règlement européen

    Depuis avril 2019, la conformité des équipements de protection individuelle (EPI) est encadrée par un règlement européen. Afin de mettre sur le marché leurs produits, les fabricants ont dû repasser par la case certification. Explication avec Christophe Gaultier, ingénieur de certification senior chez AFNOR Certification.

    Quelle norme encadre la vente des équipements de protection individuelle ?

    En France et en Europe, la mise sur le marché des EPI n’est possible que lorsque ces produits bénéficient du marquage CE. Mais en avril 2019, la directive de la Commission européenne qui s’appliquait depuis 1989 a été remplacée par un règlement. C’est donc ce dernier qui s’applique actuellement.

    Quelles sont les conséquences de cette transition ?

    Désormais, les mêmes règles sont en vigueur dans toute l’Europe, avec les mêmes niveaux d’exigence. Lorsque la directive s’appliquait, chaque pays pouvait en effet avoir ses particularités ou quelques nuances. En France, la directive était transcrite dans le droit français et nous appliquions le Code du travail pour délivrer le marquage CE. Le règlement européen, lui, n’a pas de transcription en droit français et doit s’appliquer tel quel.

    Cette évolution entraîne quelques difficultés pour les fabricants. Ces derniers avaient tous des attestations d’examen CE de type (AET) conformes à la directive désormais abrogée. Ils ont donc dû repasser par le laboratoire pour valider de nouveau leurs produits selon le règlement. Un travail long qui n’est d’ailleurs pas tout à fait terminé : certains produits ne sont pas encore couverts par le règlement et ne peuvent en conséquence plus être mis sur le marché. D’autant que la directive s’est également accompagnée de changements de catégories pour certains équipements. Nous avons ainsi été très sollicités par les entreprises concernées afin de réaliser les audits.

    Comment est obtenu le marquage CE ?

    Le processus dépend de la catégorie de risque de l’EPI. Il y en a trois : la catégorie I concerne les risques superficiels ; la catégorie II concerne les risques intermédiaires ; et la catégorie III concerne les risques mortels ou les liaisons irréversibles. C’est dans cette dernière catégorie que se placent notamment les appareils respiratoires (masques et filtres) pour le travail en milieu amianté. Si une simple auto-déclaration est nécessaire en catégorie I pour obtenir une déclaration de conformité, les EPI de deuxième et troisième catégories doivent être préalablement testés par un laboratoire notifié et ainsi obtenir une attestation d’examen CE (AET). La catégorie III impose par ailleurs une surveillance annuelle du produit par un organisme notifié, soit par des essais, soit par des audits.

    C’est dans le cadre de ces audits de suivi des produits certifiés qu’intervient Afnor Certification. Après avoir réceptionné tous les AET, notre auditeur évalue le système qualité. Il vérifie notamment les matières premières, le contrôle en usine, l’étalonnage du matériel ou encore la formation des salariés. Il effectue également un prélèvement dans le stock et demande à l’entreprise de faire des essais pour s’assurer que les résultats sont conformes. Le rapport d’audit peut ainsi mentionner des écarts, que l’entreprise devra corriger – preuves à l’appui – avant d’effectuer un nouvel essai ou un nouvel audit. Lorsque tout est conforme, Afnor Certification prend une décision de certification et émet le certificat CE. À partir de ce moment-là, le fabricant peut faire une déclaration de conformité de son produit afin d’avoir le droit de le distribuer sur le marché européen.

  • Certification NF des EPI de la tête pour les chantiers et l’industrie : un gage de sécurité pour les opérateurs

    Certification NF des EPI de la tête pour les chantiers et l’industrie : un gage de sécurité pour les opérateurs

    Sigle bien connu des professionnels, « NF » est la marque collective de certification délivrée par Afnor Certification qui atteste de la conformité du produit à des exigences spécifiques de sécurité et de qualité. Ces exigences sont définies dans un référentiel élaboré collectivement sous l’égide d’Afnor Certification. Les équipements de protection individuelle de la tête – notamment les casques de chantier et les casquettes anti-heurts -, font naturellement l’objet d’une certification NF qui va bien au-delà des exigences de sécurité imposées par les normes européennes. Le point avec Nicolas Demarest, Ingénieur certification pôle Incendie & Sécurité au sein d’Afnor Certification.

    Qu’est-ce-que la certification NF des équipements de protection de la tête et quels sont ses avantages ?

    La certification NF porte sur les équipements de protection de la tête : casques de chantier, casquettes anti-heurts, casques de protection haute performance. Il s’agit de trois niveaux de certifications différents. Ces certifications regroupent des exigences retenues par les acteurs d’un secteur donné comme caractérisant un produit de qualité. Il est donc évident que ces critères de qualité vont beaucoup plus loin que les réglementations ou les normes existantes.

    Il n’y a en effet pas d’obligation dans le code du Travail de recourir à des équipements de protection certifiés NF. Cependant, les exigences de sécurité des travailleurs inscrites dans le référentiel de certification sont beaucoup plus élevées, par exemple, que celles posées par le marquage CE. Rappelons que ce marquage n’est qu’un « passeport » qui permet à un produit d’être vendu sur le marché européen, avec des exigences de sécurité, moins importantes que celle la certification NF portant sur les mêmes équipements.

    En ce sens, le marquage CE s’adresse avant tout aux autorités de surveillance du marché, notamment aux douanes et à la DGCCRF, comme preuve que le produit peut librement circuler dans l’UE. La marque NF, quant à elle, s’adresse à l’acheteur et à l’utilisateur comme garantie de la conformité du produit aux exigences de sécurité et de performance, garantie par un contrôle systématique d’un organisme indépendant du fabricant du produit.

    De la même manière, le marquage CE est accordé sur la base d’un essai-type (AET) sur le produit, qui ne garantit pas un contrôle indépendant du fabricant, lequel peut décider lui-même des modalités de contrôle. La certification NF est pour sa part la preuve que le produit est conçu selon un cahier des charges strict élaboré par des professionnels du secteur et qu’il est contrôlé de manière continue, même après l’obtention de certification pendant une durée de trois ans, renouvelable.

    Concernant les exigences de la certification NF, prenons l’exemple des casques de chantier : là où la réglementation CE exige une force transmise inférieure à 5kN en termes d’absorption des chocs, la certification NF impose une force transmise inférieure à 4kN. De même, là où la réglementation CE n’exprime aucune exigence de résistance à la déformation latérale, la NF impose que celle-ci ne dépasse pas 30mm pour une charge de 250N et 10mm après retour à la charge initiale. Concernant l’ancrage jugulaire, la norme CE n’impose pas au fabricant de faire tester une des jugulaires vendues avec le casque, alors que la certification NF l’oblige à faire tester toutes les jugulaires vendues avec son produit.

    Enfin, à l’inverse de ce qui est prévu par la réglementation, la certification NF impose au vendeur de faire figurer le poids du produit, et de prendre en compte son recyclage en fin de vie.

    Comment se conçoit une certification NF ?

    Formellement, le point de départ d’une norme est une expression de besoin émanant des professionnels du secteur, concernant un produit ou un service, dans l’objectif d’en déterminer les caractéristiques, notamment techniques, qui vont en faire un produit de qualité.

    Les professionnels prennent ensuite contact avec Afnor Certification, généralement par le biais de leur fédération ou de fabricants qui ont déjà travaillé avec nous, afin de développer une certification en rapport avec la norme établie. Nous réalisons une étude en interne sur le produit ou le service dont la certification est demandée.

    Une fois cette étude réalisée, la certification est élaborée avec la participation de 3 collèges : fabricants et distributeurs / Utilisateurs et prescripteurs, (exemples : assurances, INRS, OPPBTP) / Organismes techniques et administrations.

    L’élaboration du référentiel de certification se fait en plusieurs phases d’échanges dans et entre les collèges, et est le résultat d’un consensus entre les exigences de ses membres. La certification peut également décider d’aller plus loin que les prérequis de la norme. C’est le cas de la marque NF pour les équipements de protection de la tête. Ce référentiel n’est bien évidemment pas figé et peut être modifié en fonction des besoins et des nécessités du marché ou de la réglementation.

    Comment se déroule le processus de certification NF chez Afnor Certification ? Quelles en sont les étapes ?

    Tout commence par une étude de recevabilité. Un fabricant qui souhaite faire certifier NF l’un de ses produits doit commencer par nous contacter et monter un dossier qui va reprendre différents éléments, comme l’attestation d’essai-type AET, les éléments techniques obligatoires du produit, la liste des références des jugulaires (pour les casques), son plan de contrôle interne, etc. C’est-à-dire tout un ensemble d’éléments qui vont nous permettre de constater que son produit et ses process sont déjà conformes à la réglementation de base.

    Une fois ce dossier validé, Afnor Certification procède à un audit du site de fabrication, au cours duquel nous allons vérifier sur place le respect des exigences qualité définies dans le référentiel vis-à-vis du processus de fabrication, incluant également son système qualité selon les prérequis de l’ISO 9001 ainsi que sa capacité à fabriquer le produit en quantité et à qualité constante, par exemple.

    Ensuite, le produit est prélevé et transmis au laboratoire d’essais qui procède aux tests du produit en fonction du référentiel qui lui est applicable. Cette phase d’essais et de tests est réalisée par un laboratoire indépendant partenaire, le CRITT.

    Si le produit passe les tests (audit et essais), nous lui délivrons un certificat NF valable pendant 3 ans.

    Au cours de cette période, nous allons réaliser chaque année un audit de surveillance ainsi que des essais sur le produit, à la différence du marquage CE, afin de vérifier la conformité du produit et le maintien du niveau de qualité exigé par le référentiel vis-à-vis du fabricant. Les tests indépendants sont réalisés par le CRITT suivant un programme d’essais de suivi, défini dans le référentiel de certification et portant sur les caractéristiques essentielles du produit. Pour un casque de chantier par exemple, il s’agira de la résistance à la pénétration, à la flamme, aux chocs et à la déformation latérale.

    Au final, une certification NF demeure un investissement pour le fabricant, mais constitue un argument de vente efficace. Elle permet aux utilisateurs de différencier les produits sur un marché où l’offre est importante et les niveaux de qualité hétérogènes.

  • La sécurité des chantiers sans sacrifier le confort des opérateurs

    La sécurité des chantiers sans sacrifier le confort des opérateurs

    Un chantier de désamiantage réussi, au-delà de l’objectif opérationnel, c’est également un chantier au cours duquel les opérateurs ont pu travailler efficacement, de manière totalement sécurisée, et sans être gênés dans leurs tâches, déjà rendues épuisantes par le port d’EPI souvent lourds et contraignants. Le bien-être des opérateurs par les petits détails qui vont leur simplifier la vie, c’est l’une des ambitions de 3M™ Scott. Martial BOUVIN, Chef de marché milieu nucléaire, industrie lourde et chantier de désamiantage nous présente certaines de ces « petites choses » qui vont faciliter le travail des opérateurs.

    Quels sont les facteurs qui ont incité 3M à investir le secteur du désamiantage ?

    3M™ Scott est spécialisé dans les équipements de protection de la personne, en milieu professionnel, mais aussi en loisir, ou dans le milieu militaire. Nous étions déjà présents sur le secteur, mais essentiellement sur des protections respiratoires et grâce à toute la palette de nos équipements, notamment sur les rubans et les adhésifs dont les opérateurs de désamiantage font une consommation importante, ainsi que sur le reste de notre gamme d’équipements de protections, notamment auditives.

    3M™ a acquis en 2017 un acteur important de la protection respiratoire, Scott Safety, ce qui nous a permis d’élargir notre offre en proposant de nombreuses solutions très utilisées dans les chantiers de retrait d’amiante, comme le PPR2000 ou encore le RAS amiante. Nous proposons aujourd’hui l’ensemble des produits de la gamme amiante de 3M™ Scott : le masque ventilation assistée Phantom Vision, le masque-ventilation assistée 3M™ Powerflow, les systèmes d’adduction d’air RAS amiante, ainsi que l’unité filtrantes pour les environnements amiantés Proflow ASB. Ce faisant, 3M™ Scott a conforté sa position dans le marché des EPI dédiés à l’amiante.

    Comment facilitez-vous le travail des opérateurs ?

    Tout d’abord, 3M™ Scott a mis en place des systèmes d’identification individuelle des EPI, en apposant un numéro de série sur chaque équipement et partie d’équipement pour que chaque opérateur puisse retrouver facilement son matériel, que nous identifions avec un code-barres. Ce marquage est particulièrement intéressant pour certaines opérations de maintenance, quand les EPI se retrouvent mêlés à d’autres. En retour de maintenance, le marquage individuel permet à chaque salarié de retrouver son EPI.

    Ensuite, l’entretien et la maintenance des EPI sont essentiels. Pour ce faire, 3M™ Scott recommande de le faire réaliser par des entreprises externes spécialisées dans le domaine, et plus particulièrement sur l’amiante. C’est un vrai gain de temps et d’argent pour les utilisateurs de nos solutions : la maintenance est réalisée dans des locaux sécurisés puisque, même si les EPI doivent être livrés au prestataire décontaminés, nettoyés, lavés et séchés, les précautions pour les opérations de maintenance sont lourdes et suivent les mêmes règles que celles applicables à un chantier de désamiantage. Cette prise en charge simplifie la tâche des désamianteurs, car les EPI sont régulièrement vérifiés en préventif et/ou en curatif : corrosion des moteurs de ventilation, clapets d’ouvertures du masques, remplacement des joints de masque… La qualité des opérations de maintenance garantit de démarrer un chantier avec l’assurance que l’ensemble du matériel est fonctionnel.

    En tant que fournisseur d’EPI, quels conseils pourriez-vous donner aux opérateurs de désamiantage ?

    En tant que fournisseur d’EPI, nous ne pouvons évidemment pas fixer de règles impératives concernant leur utilisation, mais nous nous inspirons fortement des recommandations de l’INRS, ainsi que des remontées opérationnelles de terrain pour faire évoluer nos protections, et rendre effectives certaines « petites choses » qui vont faciliter le travail de l’opérateur. Nous poursuivons également les améliorations permanente de notre gamme d’EPI amiante pour les rendre encore plus robustes.

    En termes de protection générale sur le plan individuel, nous insistons particulièrement sur la protection respiratoire mais de plus en plus sur d’autres protections comme la protection auditive, qui est quelquefois négligée, alors que les chantiers de désamiantage, de par les appareils utilisés et les opérations de déconstruction, sont souvent très bruyants.

    La communication sur ces chantiers, entre les opérateurs ou avec l’extérieur, est souvent très complexe. Sans compter que le fait de pouvoir échanger avec ses collègues pendant le travail le rend plus agréable. 3M développe ainsi depuis des années des solutions de communication électroniques incluant des protections auditives qui avaient à l’origine été pensées pour le domaine militaire, la chasse et le tir de loisir, notamment le casque PROTAC.

    Le port d’un casque de protection auditive vient cependant s’ajouter au poids des autres EPI. C’est la raison pour laquelle 3M™ met en œuvre le développement de protections auditives électroniques hyper légères : les bruits dangereux sont filtrés, tout en permettant un échange entre les opérateurs. Nous travaillons également sur des bouchons d’oreilles électroniques qui se portent sous la combinaison de protection. Au final, le gain de poids est considérable et participera au bien-être des opérateurs sur les chantiers.

  • Amiante360 en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA

    Amiante360 en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA

    La solution logicielle Amiante360 est en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA, qui répertorie les solutions conformes aux règles de l’art. Le point avec Gilles Le Poulard, manager patrimoine chez Amiante360.

  • Le désamiantage robotisé

    Le désamiantage robotisé

    C’est au hasard d’une rencontre avec le programmateur de solutions d’automatisation à destination de l’industrie et de l’aéronautique Akeo Plus qu’a germé l’idée d’un matériel de désamiantage entièrement autonome. Pour autant, pas question pour l’entreprise de désamiantage SFTP de se lancer dans la conception d’une machine complète. L’entreprise s’est donc appuyée sur un engin existant où viendra s’implémenter une « brique logiciel ».

    Le matériel retenu est un Brokk 90, initialement développé pour être exploité via un système de commande filaire ou radio. « Selon le constructeur, la machine permet déjà d’effectuer en une heure le travail réalisé par un opérateur en une journée. Même si elle se révélait moitié moins performante, elle se justifierait encore largement pour des surfaces supérieures à 15 m² », commente le directeur général de SFTP Pierre-Albin Rousset. Plus productif et moins pénible qu’une approche manuelle, le robot impose néanmoins la présence de l’opérateur pour conserver le contact visuel. Or l’ambition du concept développé par la société du groupe Brunet vise à sortir l’humain de la zone de confinement pour qu’il se contente de programmer le robot : un engin qui scanne la pièce à traiter pour venir ensuite se positionner via à un système de capteurs, avant de réaliser le ponçage à l’aide de son bras muni d’un rail de translation.

    Le désamiantage robotisé

    Pas moins de deux ans de travaux, pour une bonne partie financés par une subvention d’état de 99 000 euros issue du PRDA (plan de recherche et développement sur l’amiante) et par la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), auront été nécessaires pour donner naissance à cette solution. Depuis, le matériel multiplie les essais de fiabilisation. Un long processus à la hauteur des gains attendus. En effet, outre l’amélioration de la productivité et une réduction des risques de TMS (troubles musculosquelettiques), il abolit le long temps nécessaire à l’opérateur pour s’équiper et assure « une installation du premier coup, là où l’humain ne peut offrir les mêmes garanties ». Voilà pour les promesses.

    Reste néanmoins un obstacle à lever : comment la technologie va-t-elle être acceptée par les équipes ? Si l’on peine à imaginer qu’un opérateur tienne à intervenir dans un environnement saturé de poussières d’amiante, la perspective de voir une part de ses missions confiée à une machine a quand même de quoi l’inquiéter. Sur ce point, SFTP se veut rassurant. « La formation au pilotage d’un robot radiocommandé comme à sa programmation est d’une journée. Cette technologie a pour but de gagner en …

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur lemoniteurmateriels.fr

  • Amiante : vers un carnet de santé numérique ?

    Amiante : vers un carnet de santé numérique ?

    Sogelink est un éditeur de logiciels reconnu dans le domaine du Bâtiment des Travaux Publics. Il propose notamment des solutions logicielles et SaaS, des prestations de services et d’ingénierie aux différents acteurs de l’écosystème (maître d’œuvre, maître d’ouvrage, entreprises de travaux,…) dans l’objectif de simplifier et d’optimiser leurs démarches métiers, souvent liées à des contraintes réglementaires.

    Face à la problématique amiante, Sogelink a lancé fin 2015 la solution « Amiante360 ». Celle-ci permet de réaliser en ligne les démarches réglementaires relatives à la gestion du risque amiante. Amiante360 intègre plusieurs modules : gestion de patrimoine amianté et mise à jour des documents réglementaires (DTA,…) pilotage des travaux en présence d’amiante (désamiantage, confinement, maintenance…), jusqu’au suivi des expositions des collaborateurs à l’amiante, permettant ainsi de respecter la VLEP.

    Ce dernier module, nommé Amiante360-Exposition et destiné à améliorer la protection des salariés intervenant sur les chantiers de déconstruction et de désamiantage, a notamment été récompensé par le prix de l’innovation du SNED (Syndicat National des Entreprises de Démolition) en 2017.

    Gérer le risque amiante dans sa globalité

    La particularité des applications Amiante360 est d’aborder l’intégralité de la problématique amiante du point de vue de la maîtrise d’ouvrage, de l’entreprise de travaux et des opérateurs de repérage. « Nous sommes la seule plateforme collaborative qui permet de gérer le risque amiante dans sa globalité » explique Gilles Le Poulard, Manager Commercial Amiante360. « Avec le mode SaaS, un donneur d’ordres client peut inviter les autres parties prenantes à se servir de l’outil, comme par exemple les opérateurs de repérage. Leur collaboration est ainsi facilitée. La plateforme offre également de réels atouts en termes de centralisation et d’archivage des données avec des fonctions évoluées de traçabilité des échanges garantissant ainsi une réelle connaissance du risque par l’ensemble des acteurs concernés ».

    Amiante360 compte une centaine de clients, et est actuellement en cours d’évaluation par le PRDA* : « Nous souhaitons qu’Amiante360 soit l’outil de référence pour réaliser les démarches relatives à la gestion du risque amiante », précise Gilles Le Poulard.

    Quant au marché de l’amiante, il est loin d’être tari : les autorités sanitaires estiment qu’il existe encore 60 kg d’amiante par habitant en France… La démolition et la dépollution vont donc encore être d’actualité pendant un certain temps.

    * PRDA : Plan de Recherche et Développement Amiante

  • Désamiantage : l’IRSN expérimente de nouveaux équipements de protection individuelle

    Désamiantage : l’IRSN expérimente de nouveaux équipements de protection individuelle

    Par un arrêté publié le 17 mars au Journal officiel, la ministre du Travail autorise une expérimentation d’équipements de protection individuelle (EPI) utilisables lors d’opérations de désamiantage en dérogation à l’arrêté ministériel du 7 mars 2013.

    Cette expérimentation sera menée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui devra remettre un rapport de synthèse à son issue. D’une durée de dix mois, elle portera sur deux modèles de heaumes ventilés : le modèle Gridel AP du fabricant Honeywell et le modèle Mativent de Matisec. Elle a pour objet d’évaluer la performance des deux équipements vis-à-vis des fibres d’amiante et leur adéquation au secteur du désamiantage.

    L’expérimentation va être menée sur des chantiers présentant des concentrations en fibres d’amiante comprises entre 3.000 et 10.000 fibres par litre et répondant à un certain nombre de conditions : pas de contrainte radiologique, niveau d’empoussièrement général limité, accessibilité aisée aux zones de travail, sas de décontamination et de déshabillage adaptés à l’EPI, capacité de production d’air respirable conforme à l’arrêté de 2013.

    L’IRSN s’est vu confier par la direction générale du travail (DGT) une étude d’évaluation de la performance des tenues étanches et des heaumes ventilés vis-à-vis des fibres d’amiante. Ces études font suite à un avis de l’Afsset du 9 février 2009 préconisant une évaluation de l’efficacité des EPI selon la méthode de microscopie électronique à transmission analytique (Meta).

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur actu-environnement.com