Catégorie : AMIANTE

  • Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020. Une émission animée par Xavier Faure.

    Avec :

    • EMMANUEL FAIVRE, Responsable Technique Diagnostics chez AFNOR NORMALISATION
    • MARC CHARROY, Coordonnateur amiante à la CRAMIF
    • MICHEL AUFAURE, Cop Référent Méthodes et bonnes pratiques chez PARVIS
    • SANDRINE AUGEREAU, Directrice des gares des lignes LAJ à la SNCF
    • THOMAS LESSER, Président de BET2C

    Cet échange d’experts est l’occasion de réaliser un état des lieux réglementaire sur les arrêtés récemment publiés et ceux à venir (bâtiment, réseaux, voirie, navires…). Sont abordés les nouvelles implications pour les maîtres d’ouvrage, entreprises de travaux et opérateurs de repérage. Comment appliquer réellement ces nouvelles obligations ?

  • Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion de la web-conférence « Déconfinement et reprise des travaux » du 16 avril 2020.

    Sujet :
    maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?
    Suite au discours d’Emmanuel Macron ce lundi 13 avril et à la publication des guides de l’OPPBTP et de la filière du diagnostic immobilier, les services de l’Etat et les maîtres d’ouvrage répondent à vos questions sur la reprise des chantiers (travaux, diagnostics…) dans les logements collectifs (copropriétés, HLM).

    Avec :

    • Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Lionel Janot – Président de la FIDI (Fédération interprofessionnel des diagnostiqueurs immobiliers)
    • Sophie Claus – Responsable Grands Comptes chez Eurofins
    • Jean-Michel Catherin – Dirigeant de Testoon
    • Xavier Faure – Créateur d’Améliorons la Ville et animateur du Grand Circuit
  • Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    « Le Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction-Covid-19 attendu depuis le 21 mars est arrivé le 2 avril. Nous avons assimilé toutes les recommandations et sommes prêts à reprendre progressivement l’activité avec toutes les précautions nécessaires. Aussi nous allons finir de mettre en place les questionnaires systématiques, les vidéos explicatives sur les précautions à prendre, les éléments de protection pour appliquer les recommandations du gouvernement. »

    « La protection de nos salariés sur le terrain n’a jamais été un problème, nous avons une très longue expérience et connaissance des phénomènes de pollution, l’amiante étant déjà classé en produit cancérogène dès la 1ere fibre, sans effet de seuil. »

    Remise en route de l’entreprise

    « Nous avons bien conscience que certains ne nos salariés sont plus anxieux que d’autres, et nous n’obligerons personne à reprendre le chemin du travail contre leur gré. »

    « Nous allons ajouter pour tous, de nouvelles contraintes qui deviendront vite de nouvelles habitudes, et qui garantiront la sécurité sanitaire de toutes et tous. »

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Carine ROUVIER, en cliquant ICI

  • Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    PROTYS réalise tous les ans un « Baromètre amiante » auprès des professionnels des Travaux Publics afin d’établir un état des lieux de la perception du risque amiante et de suivre son évolution années après années. Alexandre Neuraz, responsable marketing et commercial Secteur Public, présente les derniers enseignements de l’étude et ses projections pour 2020.

    Pourquoi avoir réalisé ce baromètre ?

    Depuis la loi El Khomri de 2016, on note un renforcement de la réglementation amiante. Avec l’obligation du repérage amiante avant travaux, il nous a semblé important de comprendre quels étaient les nouveaux enjeux pour l’ensemble des professionnels. C’est pourquoi nous avons réalisé un baromètre dont l’objectif est de comprendre la perception de ces professionnels autour du risque amiante et de suivre son évolution à travers les années : quelle compréhension ont-ils du risque amiante ? Quelle est leur appropriation des nouvelles obligations qui leur incombent ? Quels sont les processus métiers qu’ils mettent en place ?

    Quels sont les enseignements de ce baromètre ?

    Nous dégageons trois principaux enseignements de ce baromètre. Le premier élément est clairement positif puisque l’on constate que l’ensemble des professionnels soutiennent la réglementation. En effet, 88 % des répondants jugent que ces actions de renforcement réglementaire ont un effet positif pour l’ensemble de la profession.

    En deuxième enseignement, on remarque une appropriation à deux vitesses de cette réglementation. En effet, si la moitié des professionnels la connaissent et près de 39 % sont conscients des risques pénaux de leur structure en cas de non-respect de la réglementation, il n’en demeure pas moins que l’autre moitié des sondés – au moment de l’étude – ne connaissent pas cette réglementation et ses conséquences juridiques.

    Enfin, dernier élément : le principe de réalité. Le baromètre révèle que les trois quarts des professionnels interrogés jugent le risque amiante comme un risque fort. Pour autant, ils ne sont que 16 % opérationnellement à estimer respecter à 100 % leurs obligations lors de travaux autour du risque amiante, sur voirie. Il y a donc une opposition entre cette volonté de réglementation et une difficulté dans la mise en musique opérationnelle de cette réglementation.

    Quelles conclusions pouvons-nous tirer ?

    L’évolution sur un an est globalement positive. Si une première partie des professionnels ont été sensibilisés aux enjeux et semblent prêts à se mettre en ordre de marche, une deuxième partie semble être attentiste aujourd’hui. Nous pouvons supposer qu’ils sont dans l’attente des futures normes, notamment celle qui concerne la voirie, pour engager la mise en œuvre d’actions concrètes. Les récentes décisions de justice relatives au préjudice d’anxiété pourraient être de nature à accélérer la prise de conscience de leurs nouvelles responsabilités.

    Avec la sortie de l’ensemble des textes réglementaires, les professionnels devraient encore mieux respecter ces enjeux en 2020. Communiquer et sensibiliser l’ensemble de la profession restent aujourd’hui une priorité. Mais la mise en place de processus simples, clairs et efficaces est également un enjeu auquel la majorité des acteurs va être confrontée dès demain. Dès lors, comme le montre le baromètre, le recours à des prestataires externes peut être une solution pour assurer la montée en compétence et atteindre ainsi ces objectifs dans les meilleurs délais.

  • Répondre aux réglementations avec le BIM

    Répondre aux réglementations avec le BIM

    Le repérage amiante avant travaux est l’occasion idéale de générer la maquette numérique d’un ouvrage et plus largement d’épouser une méthode BIM (Building Information Modeling). Julien Piechowski, directeur de région Ile-de-France et Normandie chez AC Environnement, revient sur les spécificités et avantages du BIM pour la maîtrise d’ouvrage.

    Le BIM est-il une réponse aux nouvelles réglementations ?

    Oui, à plusieurs titres. Mais si le BIM s’inscrit dans la réglementation, il n’est pas pour autant obligatoire. Pour rappel, la maquette numérique est la représentation numérique du BIM et l’avatar dans lequel on intègre deux types d’informations : la donnée technique (inhérente aux caractéristiques des matériaux de la construction) et la donnée réglementaire, dans laquelle on retrouve notamment le diagnostic amiante.

    En toile de fond, ce qui relève directement de la norme, c’est le cahier numérique du bâtiment. Ce dernier est déjà obligatoire dans le neuf et le sera également dans la rénovation à partir de 2025. Le BIM est une brique de ce cahier numérique du bâtiment, puisque sa première vertu est de permettre d’intégrer de la donnée dans la maquette numérique. AC Environnement a ainsi développé l’outil CN BIM, pour “cahier numérique BIM”. Il met à la disposition de tous les maîtres d’ouvrage un compte afin d’accéder en permanence aux données de leur maquette. Une particularité à noter : l’intégralité de la Data est la propriété exclusive du maître d’ouvrage, contrairement à la simple consultation proposée par certains opérateurs. Nous tenons à ce que la donnée appartienne uniquement au propriétaire, sans condition.

    Quelle est la place des diagnostiqueurs dans cette démarche ?

    La réalisation du repérage amiante avant travaux (RAAT) est la porte d’entrée par excellence du BIM. Le diagnostiqueur est donc tout désigné pour mettre en oeuvre l’avatar numérique de l’ouvrage. C’est en effet le premier acteur à pouvoir implémenter de la donnée dans le cadre d’une rénovation, via les informations réglementaires comme l’amiante. Il est aussi susceptible de réaliser le scan du bâtiment. C’est ce que nous proposons chez AC Environnement en complément de l’investigation : nos équipes de terrain sont formées pour réaliser le scan et intégrer le nuage de points obtenu dans le logiciel. La modélisation est ensuite réalisée par nos BIM Modeleurs, qui génèrent la maquette numérique.

    Quels gains peut-on percevoir du BIM ?

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Par exemple, on commence à voir des projets de deuxième isolation par l’extérieur. Il s’agit d’immeubles ayant déjà réalisé des travaux dans le passé, mais dont les caractéristiques de l’isolant ne sont plus en phase avec les nouvelles normes. La performance de ce premier isolant (résistance, conductivité,…) n’étant pas connue, la maîtrise d’oeuvre proposera des matériaux aux performances très fortes par principe de sécurité. Or, si le BIM avait été employé en première lecture, l’information serait disponible et permettrait d’optimiser le calcul du nouvel isolant, et donc son coût.

    Ce qui est certain, c’est que le coût initial du scan, de la génération de la maquette BIM et de la première intégration des éléments réglementaires est bien en dessous des coûts de réhabilitation sans le BIM. Plus votre connaissance de l’ouvrage est précise, mieux vous optimiserez son entretien tout au long de sa vie.

  • Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    L’amiante est quasiment omni-présente dans les projets de réhabilitation, notamment des logements. Pour répondre à la complexité croissante de ces projets, le maître d’oeuvre amiante apparaît comme l’accompagnant indispensable au bon déroulement du chantier. Présentation des atouts de la profession avec Thomas Lesser, président de BET2C.

    Depuis l’été dernier, la réglementation encadre mieux les repérages avant travaux. La place du maître d’oeuvre a-t-elle évolué de ce fait ?

    Quand on lit l’arrêté de juillet 2019 sur le repérage amiante avant travaux dans les bâtiments, on se rend compte que le maître d’oeuvre (MOE) doit être choisi bien en amont du projet afin qu’il puisse assister le maître d’ouvrage (MOA) dans le cadre de sa relation avec le diagnostiqueur. Il intervient dès la définition du périmètre détaillé des travaux – exigée dans le nouvel arrêté -, ainsi que pour la fourniture ou la création des plans que le MOA doit fournir au diagnostiqueur, ou encore pour jeter un oeil critique sur le rapport de repérage afin de vérifier qu’aucune zone n’a été oubliée. L’arrêté renforce donc la nécessité, sans pour autant le rendre obligatoire, de s’appuyer sur un MOE aux prémices du projet.

    Plus largement, à quels niveaux intervient la maîtrise d’oeuvre ?

    Le MOE est un sachant qui va aider son client à ce que son projet se déroule correctement. Si une entreprise certifiée amiante doit assurer une certaine maîtrise du risque amiante, le MOE va plus loin en s’assurant que les autres risques sont pris en compte dans l’interaction avec le chantier de désamiantage. Prenons l’exemple où il y a un public à proximité plus ou moins immédiate du chantier : si elle n’est pas orientée, l’entreprise de travaux ne saura pas apprécier de prime abord les mesures complémentaires à mettre en oeuvre.

    Ensuite, le MOE va aider le MOA dans la définition de sa stratégie de travaux. Ce rôle est très important car ce n’est pas à l’inspection du travail mais bien au MOA de réaliser l’analyse de risque et d’indiquer si l’opération relève de la sous-section 3 (SS3 – opération de retrait des matériaux amiantés) ou de la sous-section 4 (SS4 )- Interventions susceptibles d’émettre de la fibre d’amiante. Sur les chantiers SS4, nous allons orienter les entreprises sur leur mode d’intervention et leur choix de mode opératoire. Et sur les chantiers SS3, il peut être nécessaire de demander à l’entreprise de procéder à des prélèvements supra-réglementaires ou de demander à ce que le MOA missionne un autre laboratoire pour réaliser des contre-mesures environnementales.

    Le MOE amiante est aussi une interface du MOA auprès du public (locataire, personnel, écolier…). Cette interface se traduit par l’organisation de réunions d’information. Chez BET2C, nous en réalisons systématiquement deux : une première au stade de l’avant-projet définitif, quand la nature des travaux et le budget ont été définis, afin d’expliquer ce qui sera fait et pourquoi ; et une deuxième avant le démarrage des travaux, avec pour objet de présenter le plan de retrait de l’entreprise et d’expliquer concrètement comment vont être réalisées les travaux de désamiantage et les mesures de prévention mises en oeuvre. L’objectif est de rassurer les usagers du bâtiment et de montrer la maîtrise du risque.

    Chez BET2C, nous aidons également des entreprises spécifiques comme Amiante&Co, qui accompagne la montée en compétence des entreprises intervenant dans le domaine de la SS4, aussi bien sur formation que sur la rédaction des modes opératoires. Sur les cas complexes, nous les aidons au montage des chantiers tests de leurs clients.

    Quelle est la spécificité de BET2C pour accompagner au mieux ses clients ?

    L’une de nos principales forces, c’est notre expérience sur des projets de réhabilitation hors contexte amiante. Nous disposons d’ingénieurs et techniciens spécialisés notamment dans les études thermiques, électriques et de fluides. Car avant de se poser la question de ce que l’on va faire en présence d’amiante, il faut déjà bien savoir comment les entreprises interviennent quand il n’y en a pas. À partir de là, on ajoute la donnée amiante et on étudie l’interaction qu’il peut y avoir. Cette connaissance des autres corps d’état permet de définir correctement le périmètre détaillé des travaux.

  • Formation, matériel, gestion des déchets : une offre globale pour la sous-section 4

    Formation, matériel, gestion des déchets : une offre globale pour la sous-section 4

    Concepteur d’une solution de gestion des déchets, Amiante & Co accompagne plus largement les entreprises intervenant sur les matériaux contenant de l’amiante via la formation SS4, le support technique et la location du matériel. Anne-Charlotte Cerutti, responsable de l’entreprise, présente cette offre globale.

    À quel enjeu répond Amiante & Co ?

    La société est née en 2015 pour répondre à une problématique que rencontraient les petites entreprises intervenant en sous-section 4 (SS4) : la gestion des déchets issus de leur activité. Amiante & Co a alors développé une solution pour les aider à gérer les petites quantités de déchets. Très vite, nous avons signé un important contrat avec le groupe Suez et proposé nos services aux majors du bâtiment. Puis, au fur et à mesure que s’écrivait l’histoire de l’entreprise, nous avons jugé qu’il était indispensable d’être en mesure de présenter une offre globale comprenant de la formation, de l’ingénierie, de la mise à disposition de matériel et de la gestion de déchets.

    Comment accompagnez-vous vos clients au démarrage de leur activité ?

    La formation est la première porte d’entrée de nos services. Nous sommes une plateforme validée INRS Carsat, à même de délivrer le certificat SS4. Amiante & Co dispense également la formation ADR 1.3, destinée au transport des matières dangereuses, ainsi que la formation Plomb et la formation Travaux en hauteur, toujours dans le cadre du risque amiante.

    Ensuite, via nos prestations d’ingénierie, nous intervenons en support de nos clients dans la rédaction de leur mode opératoire, dans la mise en place de leur chantier test et dans la gestion du risque amiante. Nous bénéficions d’une base de données très documentée – avec notamment une soixantaine de processus validés – et d’assez de retours d’expérience pour répondre à toutes les problématiques liées à la maîtrise de l’amiante en SS4, même les plus spécifiques.

    Vous proposez également une solution de gestion des déchets et de location de matériel.

    En effet, Amiante & Co propose un service de gestion des déchets sur tout le territoire national : Collect’ Amiante, des bacs mis à disposition et collectés sous 90 jours comme l’exige la réglementation. À la différence d’un traitement classique, nous traitons les déchets au conditionnement (de 60 à 1000 litres) et non à la tonne. Le client est facturé à la rotation, c’est-à-dire au moment où l’on va récupérer son collecteur et le remplacer par un vide.

    En ce qui concerne la location d’équipements, nous souhaitions apporter une réponse aux entreprises confrontées à des interventions ponctuelles de maintenance. Le matériel (aspirateur, electro-portatif…) représente un investissement qui dépasse l’achat car il faut l’entretenir tous les ans et le décontaminer. C’est pourquoi nous proposons non seulement de le louer, mais également de le décontaminer dans notre salle blanche via un système de cryogénie que nous avons développé.

    Amiante & Co est par ailleurs agréé centre de maintenance 3M Scott pour l’entretien de toutes les gammes d’appareils de protection respiratoire. Nous réalisons également les tests d’étanchéité (fit test) pour chaque opérateur afin de déterminer la taille du masque correspondant à leur physionomie et de valider le fonctionnement du système dans l’action. Une prestation qui peut être dispensée au sein de nos locaux ou directement chez le client. Tous ces services mis bout-à-bout, nous sommes actuellement le seul opérateur à proposer une offre aussi globale et sur-mesure pour la gestion de l’amiante en SS4.

    + d’infos sur www.amianteandco.fr

  • Analyses de l’amiante et des HAP : anticiper les normes de demain

    Analyses de l’amiante et des HAP : anticiper les normes de demain

    Vincent Rubio, Baptiste Le Roux, Aurélien Nicolas et Juliette Lagouardat sont experts au sein de la cellule technique d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment, numéro 1 de l’analyse amiante en France. Ils décryptent les exigences liées aux évolutions normatives de 2019.

    Quelles sont les dernières exigences relatives aux analyses des matériaux issus du bâtiment, de la voirie, des navires ?

    Depuis le décret du 9 mai 2017 modifié par le décret du 27 mars 2019, le repérage amiante avant certaines opérations est entré dans le code du travail. Ce repérage s’applique désormais à 6 domaines, dont le bâtiment, la voirie et les navires. À l’heure où nous vous répondons, les dispositions de ce décret sont entrées en vigueur pour les immeubles bâtis, les navires et le matériel roulant ferroviaire. L’application aux autres domaines ne sera conditionnée que par la publication de leurs arrêtés respectifs.

    Pour le repérage d’amiante dans le bâtiment (selon la norme NFX 46-020) et les navires (selon la norme NFX 46-101), les changements majeurs concernent les définitions des zones présentant des similitudes d’ouvrage, les notions d’investigation approfondie et l’obligation de séparer les couches d’un matériaux ou produit dès lors que cela est possible. Cette dernière exigence qui touche directement l’analyse est d’ailleurs reprise dans l’arrêté du 1er octobre 2019. Chez Eurofins, la séparation de couches est pratiquée depuis plusieurs années déjà, ce qui permet de garantir la qualité de nos analyses.

    Pour ce qui est de la voirie, dans l’attente de la norme de repérage, l’arrêté du 1er octobre 2019 est l’exigence principale à l’heure actuelle. Il mentionne notamment la recherche à la demande du client d’amiante délibérément ajouté ou d’amiante naturellement présent dans les matériaux et produits manufacturés.

    Quelle différence l’arrêté du 1er octobre 2019 introduit-il entre la recherche d’amiante naturellement présent et la recherche d’amiante délibérément ajouté ?

    Qu’il soit délibérément ajouté ou naturellement présent, l’amiante est toxique de la même manière. Il n’existe aucun seuil d’exonération de son risque dans la réglementation française. L’amiante a été délibérément ajouté dans le but de donner des propriétés particulières qui soient parfaitement réparties dans le matériau, et donc avec une intention d’obtenir une répartition d’amiante homogène. Dans ce cas, les fibres d’amiante sont facilement repérables. Dans le cas de l’amiante naturellement présent, la présence n’est pas connue lors de l’élaboration du matériau. La répartition d’amiante est en général hétérogène, ce qui engendre la nécessité de réaliser 3 préparations au lieu d’une et mérite une plus grande attention lors de son analyse du fait de la probabilité élevée de rencontrer des fibres d’amphibole non réglementaires (hornblende par exemple).

    Par ailleurs, les fibres d’amiante sont des fibres naturelles : leur intégration volontaire dans les matériaux ou produits rend leur identification relativement simple dans la mesure où les quantités sont aisément détectables. Lorsque l’amiante est naturellement présent, les teneurs peuvent être plus faibles, et la détection est difficile lorsque les laboratoires accrédités n’ont pas développé de méthode de préparation adaptée à toutes les typologies d’échantillons (amiante naturellement présent compris). Les laboratoires Eurofins ont largement investi en ce sens, afin d’obtenir une méthode fiable inspirée de l’ISO 22262-1, très proche des exigences du nouvel arrêté.

    Les matériaux routiers font donc l’objet de contraintes particulières via cette gestion de l’amiante naturellement présent, en plus de la gestion des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques). Quelles sont les particularités liées à l’analyse des HAP ?

    Les HAP sont une famille de molécules organiques qui sont persistantes et hydrophobes. Ce type de molécule se retrouve souvent dans l’industrie basée sur la combustion fossile. Ils s’accumulent dans l’environnement et sont miscibles dans les graisses, ce qui explique en partie leur toxicité sur l’homme et la faune en général. Parmi tous les HAP existants, 16 sont couramment analysés, selon les recommandations de l’EPA (Agence américaine de l’environnement).

    Pour détecter la présence de ces 16 HAP dans les enrobés routiers bitumineux, plusieurs étapes sont nécessaires dont l’extraction des molécules, la détermination de la matière sèche et l’analyse en elle-même. Cette dernière est réalisée par chromatographie gazeuse équipée d’un spectromètre de masse selon la norme NF EN 15-527. Cette analyse rigoureuse est proposée par Eurofins sur des échantillons d’enrobés routiers bitumineux, qu’ils soient amiantés ou non.

    Quels nouveaux outils ou services propose Eurofins autour de la recherche de ces polluants (amiante, plomb, silice, HAP…) ?

    Chez Eurofins, nous sommes constamment à l’écoute des nouveautés réglementaires et normatives, qu’elles concernent nos activités ou celles de nos clients. La silice, le plomb et les HAP font déjà partie de notre panel analytique. Nous avons la capacité d’anticiper les problématiques à venir, en créant une offre analytique susceptible de répondre aux besoins de demain. Nous avons notamment, en anticipation ou à la suite de la publication d’arrêtés ou normes, développé des offres pour la mesure de la concentration en radon dans l’air intérieur, les analyses de fibres céramiques réfractaires ou encore les nanoparticules. En 2020, nous comptons encore développer notre catalogue analytique pour pouvoir continuer à accompagner nos clients dans leur développement. Nous proposons actuellement une nouvelle offre pour la détection des champignons lignivores et la mise en évidence de l’espèce Serpula lacrymans (mérule pleureuse) par biologie moléculaire, et l’identification des traitements du bois.

    Les nouveaux développements analytiques et l’amélioration continue des processus existants sont réalisés conjointement par une équipe de spécialistes techniques et une équipe d’amélioration des processus « lean ». Nos équipes sont ainsi à la disposition de nos clients pour répondre à leurs besoins et les accompagner dans la gestion des problématiques les plus complexes. Pour plus d’informations vous pouvez vous rendre sur www.eurofins.fr/amiante.

  • Risque amiante et évolution de la réglementation : quelles perspectives en 2020 ?

    Risque amiante et évolution de la réglementation : quelles perspectives en 2020 ?

    Alexandre Neuraz, responsable marketing et commercial Secteur Public chez Protys, présente les principaux enseignements de l’étude Protys sur la perception des enjeux de la réglementation amiante par les professionnels.

    Retranscription

    Pourquoi avoir réalisé cette étude sur le risque amiante ?

    Depuis la loi El Khomri de 2016, on note un renforcement de la réglementation amiante. Avec l’obligation du repérage amiante avant travaux, il nous a semblé important de comprendre quels étaient les nouveaux enjeux pour l’ensemble des professionnels. C’est pourquoi nous avons réalisé un baromètre dont l’objectif est de comprendre la perception de ces professionnels autour du risque amiante et de suivre son évolution à travers les années. Comprendre finalement la compréhension qu’ils ont du risque amiante et quelle est leur appropriation des nouvelles obligations qui leur incombent, et quels sont les process métier qu’ils mettent en avant.

    Quels sont les enseignements de ce baromètre ?

    On dégage trois principaux enseignements de ce baromètre. Le premier élément clairement positif : on voit que l’ensemble des professionnels soutiennent la réglementation. La problématique du risque amiante est au coeur de l’actualité et des débats. Finalement, 88 % des répondants jugent que ces actions de renforcement réglementaire sont quelque chose de positif pour l’ensemble de la profession.

    Deuxième enseignement, on voit qu’il y a une appropriation de cette réglementation à deux vitesses. En effet, si 50 % des professionnels la connaissent et près de 39 % sont conscients des risques pénaux de leur structure en cas de non respect de la réglementation, il n’en demeure pas moins que plus de 50 % de ces mêmes professionnels – pour l’instant – ne connaissent pas cette réglementation et les impacts juridiques.

    Enfin, dernier élément : le principe de réalité. On voit que les 3/4 des professionnels jugent le risque amiante comme un risque fort. Pour autant, ils ne sont que 16 % opérationnellement à estimer respecter à 100 % leurs obligations lors de travaux autour du risque amiante. Il y a donc une opposition entre cette volonté de réglementation et une sorte d’aveux de faiblesse dans la mise en musique opérationnelle de cette réglementation.

    Quelles en sont vos conclusions ?

    Il y a une première partie des professionnels qui ont été sensibilisés aux enjeux et qui mettent en place des processus métier. Et une deuxième partie qui semble attentiste aujourd’hui. On peut supposer qu’ils sont dans l’attente des futures normes (notamment de la norme voirie). On peut imaginer que les dernières décisions de justice autour notamment du préjudice d’anxiété seront de nature à accélérer cette appropriation de la réglementation.

    Les choses sont donc positives et vont de l’avant en 2019. Et on peut imaginer qu’en 2020, avec la sortie de l’ensemble des textes réglementaires, les professionnels devront encore mieux respecter ces enjeux ; néanmoins, il y a un véritable besoin d’accompagnement, qui peut se faire par des prestataires externes qui seront de nature à simplifier leurs process.

  • Diagnostics sur enrobés : un concept tout en efficacité

    Diagnostics sur enrobés : un concept tout en efficacité

    De part son expérience de préventeur et d’opérateur de repérage avant travaux, Thierry Ornaque a développé un concept original pour effectuer les diagnostics sur les enrobés de manière efficace et conforme aux dernières réglementations. Il nous présente les spécificités du service Geocapa.

    Pouvez-vous nous présenter le concept que vous avez développé ?

    Lorsque j’ai démarré mon activité sur le marché des enrobés, j’ai réfléchi à une solution qui me permettrait de faire face à une capacité de traitement de plusieurs carottages par jour dans le respect de la réglementation. Il était aussi question de limiter la manipulation répétée des outils, relativement lourds pour l’activité : comptez 20 à 30 kilos pour la carotteuse, 25 kilos pour le seau d’enrobé pour rebouchage, 100 kilos pour la réserve d’eau, ou encore 80 à 100 kilos pour le groupe électrogène !

    La solution la plus évidente à mes yeux était d’embarquer tous ces éléments dans une remorque, de manière à ce que tout ce qui est lourd soit un poste fixe (optimisation de l’ergonomie du poste de travail dans l’optique du Document Unique d’Evaluation des Risques – DUER). C’est donc ce concept mobile que j’ai développé dès 2012 : je n’ai plus qu’à positionner la remorque à l’endroit où je procède au carottage et – pour schématiser – appuyer sur le bouton. La carotteuse s’actionne, je récupère le prélèvement et je rebouche le trou, sans aucune manipulation de charges lourdes ou contraintes de mise en place. Une fois arrivé sur place, il me faut ainsi une dizaine de minutes pour procéder à l’opération complète. La remorque embarque toute la signalisation routière nécessaire à la protection de l’opérateur. En optimisant la durée de l’opération en mode chantier mobile et sa mise en oeuvre, cette solution évite par ailleurs d’immobiliser le trafic pendant des heures.

    Autre gain de productivité, la remorque permet aujourd’hui de traiter des chantiers en linéaire, beaucoup plus efficacement et rapidement. Avec par exemple une route ou une tranchée à diagnostiquer sur plusieurs centaines de mètres, je vais pouvoir réaliser en sécurité entre 30 et 40 prélèvements par jour en moyenne. Le tout en ne mobilisant qu’un seul intervenant.

    Au-delà de ce concept, quelle est la force de Geocapa pour assurer un diagnostic pertinent ?

    Faire appel à Geocapa pour procéder à un diagnostic sur les enrobés, c’est avant tout bénéficier d’une réelle évaluation des risques, qui prend en compte le risque amiante, mais aussi le risque HAP et le risque silice cristalline. Étant également préventeur et coordonateur SPS, je participe à l’élaboration de la norme NFx46-102 au niveau de la commission Afnor. De fait, nos modes opératoires ont été optimisés et validés bien en amont de la publication de la réglementation. Geocapa est donc à même de gérer tous les risques, d’interpréter les analyses et d’accompagner les maîtres d’ouvrage et la maîtrise d’oeuvre. À ce titre, je développe en 2020 des journées d’information sur toutes leurs obligations réglementaires liées à ces risques. Notre vocation est de permettre aux donneurs d’ordre (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprises de TP, etc.) de traiter en toute transparence et compétence ce genre de problématiques.

    Vous avez également développé une solution pour cartographier l’amiante et les HAP.

    En effet, j’ai conçu un logiciel (CARTO-HAP, développé en partenariat avec Sogexpert-Arobiz) qui, tout en me facilitant la réalisation et l’optimisation des tournées, va servir de SIG (système d’information graphique) à mes donneurs d’ordre. Cette réflexion découle de la publication de la circulaire de 2013, qui a été la première à imposer aux donneurs d’ordre des réseaux non concédés d’établir une cartographie en France. Aujourd’hui, tous les points de carottage que j’enregistre me permettent de cartographier la présence d’amiante et d’HAP dans les enrobés sur lesquels je suis intervenu. J’ai également conçu des passerelles avec nos laboratoires COFRAC partenaires afin de permettre aux donneurs d’ordres disposant de leur propre système d’exporter ces données, d’alimenter leur base et d’assurer le transfert des données vers la base DIAMATYS de PROTYS.

    Geocapa met ce matériel à disposition de sous-traitants dans la France entière. Sur quels critères les sélectionnez-vous ?

    Je suis très exigeant envers moi et tout autant avec mes prestataires. À minima, ils doivent être certifiés amiante avec mention et habilités SS4 cumul de fonction, AIPR (Autorisation d’Intervention à Proximité des Réseaux) et, éventuellement, CATEC (Certificat d’aptitude à travailler en espaces confinés dans le domaine de l’eau potable et de l’assainissement). Les diagnostiqueurs qui disposent de l’ensemble de ces certificats sont vraiment ceux qui ont ciblé leurs compétences sur le domaine des enrobés et qui sont en contact avec la réglementation. Mais ils demeurent encore très rares.