Catégorie : AMIANTE

  • L’auto-gouvernance selon EuropAmiante : libérer les énergies, au service du client

    L’auto-gouvernance selon EuropAmiante : libérer les énergies, au service du client

    Dans un mouvement de remise au centre de l’humain, EuropAmiante a initié en 2018 une démarche d’auto-gouvernance. La société s’organise désormais en équipes autonomes qui prennent en charge le client de A à Z et sont autant d’entreprises dans l’entreprise. Retour sur cette expérience avec Carine Rouvier, PDG d’EuropAmiante.

    EuropAmiante s’est engagée sur la voie de l’entreprise libérée. Quels sont les premiers résultats de cette politique de management ?

    Les résultats sont arrivés très rapidement, puisqu’en un an et demi la société est passée de deux à quatre agences. Une cinquième est également en gestation. EuropAmiante compte à présent huit équipes autonomes de 3 à 18 personnes. Ce développement, c’est l’auto-gouvernance qui l’a permis en libérant les énergies des collaborateurs. L’entreprise les accompagne au quotidien dans ce qu’ils font et les compétences qu’ils souhaitent développer. Si bien qu’ils en viennent à se demander s’ils ne pourraient pas ouvrir leur propre agence, ce que nous leur permettons en les assistant dans la démarche.

    Ce modèle est un véritable état d’esprit qui permet à de petites communautés à l’intérieur de l’entreprise de voler de leurs propres ailes et d’être responsables de leurs choix. Aussi, 100 % de nos énergies sont tournées vers nos clients. L’auto-gouvernance a même des effets en dehors de l’entreprise, car les salariés s’engagent également de leur propre initiative auprès d’associations locales.

    Quelle suite prendra cette expérience en 2020 ?

    Nous allons pour les cinq prochaines années travailler sur cinq grands thèmes que nous avons déterminés collectivement :

    1°) Entreprise engagée

    Que ce soit au niveau sociétal ou environnemental, nous nous engageons dans de nombreux projets. Nos équipes se sont par exemple intéressées à l’impact environnemental de leurs interventions, notamment leur consommation quotidienne de bouteilles d’eau en plastique, et ont imaginé un moyen de faire de l’économie circulaire.

    2°) Transparence

    Nous sommes très transparents sur nos chantiers, ce que je considère être un prérequis dans notre métier, mais nous souhaitons aller encore plus loin. Notre équipe de cinq informaticiens travaille ainsi sur deux outils. Tout d’abord une plateforme client numérique, sur laquelle le client pourra consulter la vie de ses chantiers en temps réel et les documents associés, qu’il pourra également déposer. Ce service sera connecté avec notre système informatique collaboratif. Pour le deuxième outil, EuropAmiante sera la première entreprise en France à offrir la possibilité de réaliser une estimation en ligne des tarifs de son chantier de désamiantage. N’importe qui pourra se connecter, enregistrer ses coordonnées et répondre aux nombreuses questions qu’exige l’algorithme pour procéder à l’analyse de risque et générer l’estimation.

    3°) Couverture géographique

    Nous poursuivons notre développement sur tout le territoire français, justement via les projets de création d’agences portés par nos salariés. J’ai par ailleurs délégué certaines responsabilités au sein de l’entreprise pour accompagner personnellement le développement de ces projets.

    4°) Indépendance des moyens

    L’entreprise est indépendante et ne fait partie d’aucun groupe. Une position que nous comptons bien conserver. Nous sommes propriétaire de 95% de notre matériel et la totalité de celui-ci est maintenu en interne.

    5°) Savoir-faire et expertise

    EuropAmiante continuera de s’entourer de collaborateurs polyvalents, qu’elle accompagnera dans le développement de leurs compétences. Il s’agit aussi de poursuivre nos activités spécifiques, comme les interventions sur sites hyper-sécurisés (l’Elysée, l’Assemblée Nationale, le Sénat, les commissariats…). Nous comptons également dans nos effectifs des auditeurs certifiés, qui ont réalisé 64 audits sur nos chantiers en 2019, des cordistes et une équipe de couvreurs.

  • Étanchéité et amiante : la double compétence chez Soprema

    Étanchéité et amiante : la double compétence chez Soprema

    Présent sur tous les continents avec plus de 8 000 collaborateurs, Soprema est depuis 1908 le spécialiste de l’étanchéité et de l’isolation. Pour la partie travaux, Soprema Entreprises est présent en métropole avec 60 agences et filiales spécialistes de l’enveloppe du bâtiment et de la charpente. À travers Sopramiante, le groupe allie ses compétences historiques avec le savoir-faire nécessaire aux interventions sur matériaux amiantés. Entretien avec Ronan Cadic, responsable national Sopramiante.

    Pourquoi le groupe a-t-il développé Sopramiante ?

    Sopramiante est le nom commercial de l’activité liée aux travaux sur matériaux amiantés chez Soprema Entreprises, société spécialisée dans les travaux d’étanchéité, de couverture, de bardage et de charpente. Nos équipes interviennent dans le cadre des travaux de remplacement de toiture et façades dès lors que ces travaux sont susceptibles de concerner des matériaux contenant de l’amiante (MCA). Nous intervenons également avec le Département Soprassistance, qui regroupe les activités de services, c’est-à-dire les recherches et réparations de fuites, les petits travaux d’étanchéité, la maintenance et les contrats d’entretien.

    Dans le cadre de ces opérations, nos équipes sont confrontées au quotidien à la problématique amiante. Il nous était donc indispensable de nous doter des moyens techniques et humains nécessaires à la réalisation de nos interventions dans le respect de la réglementation, que ce soit dans le cadre de travaux réalisés en sous-section 4 (SS4) ou en sous-section 3 (SS3).

    Les opérateurs sont ainsi formés, équipés et interviennent selon des modes opératoires spécifiques scrupuleusement tenus à jour. Si la grande majorité de nos interventions concerne la SS4, nous avons également des agences et filiales certifiées 1552 chez Qualibat, permettant d’intervenir dans le cadre de la SS3, et donc de procéder au retrait et remplacement de MCA.

    Quelles sont les principales problématiques rencontrées ?

    Dans nos métiers, nous rencontrons couramment trois familles de matériaux amiantés pour lesquels nous sommes susceptibles d’intervenir soit pour des travaux ponctuels (recherche et réparation de fuites, entretien), ou des travaux de plus grande ampleur comme une réfection complète de toiture :

    • le fibrociment amianté, qui se trouve le plus souvent dans des locaux de types industriel ou commercial. Le Maître d’Ouvrage est parfois confronté à la nécessité de devoir maintenir son activité pendant notre intervention. Or, ces toitures sont très fragiles. Nous sommes donc confrontés à la triple difficulté de sécurité vis-à-vis de nos salariés (risque de chute et problématique amiante) ; de la nécessité de protéger les utilisateurs du bâtiment contre tout risque d’exposition aux poussières d’amiante ; et d’obligation de maintenir ou rétablir le hors d’eau du bâtiment. Nos travaux sont menés de façon à faire face simultanément à toutes ces contraintes.
    • les toitures traditionnelles en tuiles et ardoises amiantées, pour lesquelles nous intervenons de même.
    • Les complexes étanches en bitume amiantés. Un sujet récemment pris en compte car, jusqu’à présent, le Diagnostic Amiante avant Travaux n’était pas exigé dans le cadre de contrats d’entretien et de recherche de fuite. Il n’était réalisé que lors de travaux de réfections conséquents. Aujourd’hui, la réglementation a évolué et rend explicitement obligatoire le Diagnostic Amiante Avant Travaux, y compris lors des opérations de maintenance réalisées par notre Département Soprassistance. A cette nouvelle contrainte réglementaire, nous devons savoir apporter le conseil et la solution à nos clients. Nous avons donc des partenaires diagnostiqueurs vers qui nous dirigeons nos clients. Lorsqu’un diagnostiqueur effectue un sondage dans un complexe d’étanchéité, le rebouchage implique un savoir-faire particulier avec des effectifs formés SS4 et équipés. En apportant une garantie à ce type d’intervention, nous offrons une solution clés en main pour nos clients et partenaires.

    En quoi la double compétence étancheur et désamianteur est-il un atout ?

    La dépose/repose d’une toiture avec les mêmes équipes dans la même journée est un avantage certain par rapport à la concurrence, qui va se constituer d’un groupement d’entreprises. Aucune coordination particulière n’est à prévoir par le client entre la dépose et la repose de la toiture puisque tout est géré en interne par la même entreprise et la même équipe. Cette double compétence est d’autant plus intéressante lorsque l’on travaille en toiture. En effet, le maintien hors d’eau relève clairement de notre compétence. Nous renforçons également la charpente le cas échéant. Notre expertise de l’enveloppe du bâtiment associée à notre maîtrise qualifiée en amiante nous permet de répondre sereinement à nos clients avec une solution complète, que ce soit en SS3 ou SS4.

  • Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Dans le domaine du retrait amiante, l’année 2020 sera marquée par la révision du système de certification sous-section 3. L’occasion pour le SEDDRe de proposer une nouvelle vision basée sur une certification à deux niveaux, plus proche de la réalité des entreprises. Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail, présente la réflexion du syndicat.

    Vous portez dans vos projets 2020 une réflexion pour une certification SS3 à deux niveaux. Quelle est cette vision ?

    La réglementation va entrer cette année dans un grand chantier de révision. Le SEDDRe souhaite en profiter pour revoir le système de certification, via la mise en place d’une certification sous-section 3 (SS3) à deux niveaux de technicité : une technicité courante et une technicité supérieure. Les critères de ces deux niveaux seraient discutés par l’ensemble des acteurs.

    À titre d’exemple, une entreprise qui met en œuvre peu de processus, nécessitant des techniques courantes et présentant un risque faible, ne devrait pas avoir autant de contraintes qu’une entreprise qui intervient sur des chantiers complexes et qui mettent en œuvre des processus très émissifs, exigeant une maitrise technique plus poussée. Nous préconisons que la mise en œuvre des processus les plus émissifs soit plus réglementée.

    Ces processus et l’intervention dans les milieux les plus complexes, relèvent d’une technicité supérieure. Nous souhaitons donc différencier le suivi technique des deux niveaux de certification.

    En l’état de la réflexion, la démarche serait volontaire pour les entreprises souhaitant justifier d’une technicité supérieure. Elles présenteraient un dossier plus élaboré que le premier niveau, avec des preuves de technicité : du personnel formé, des moyens techniques avancés, ou encore des processus qu’elles maîtrisent et mettent en oeuvre. Et donc une entreprise proposant la mise en œuvre de ces processus très émissifs ou l’intervention dans des milieux très sensibles devrait justifier d’une certification de technicité supérieure.

    Cette proposition sera discutée au cours du second semestre 2020 à l’occasion de l’ouverture du groupe de travail de normalisation de l’AFNOR pour la révision du système de certification.

    Et vos orientations pour la nouvelle décennie ?

    Le SEDDRe souhaiterait voir se développer de nouvelles techniques de gestion des déchets amiante, notamment celles qui permettent l’élimination finale du déchet. Au delà de la préoccupation environnementale, il s’agit d’étudier des solutions – viables d’un point de vue économique – permettant l’élimination de manière définitive du déchet.

    Car si l’inertage de l’amiante est actuellement la technique la plus définitive, elle demeure très coûteuse. Mais ces derniers temps nous voyons naître des solutions d’élimination des déchets par voie chimique, à l’instar de celles développées par les sociétés Valame et Neutramiante, dont les procédés sont en cours de pré-industrialisation. Nous sommes très attentifs à la faisabilité de ces projets, et suivons le sujet de près.

    Réalisée il y a près de deux ans, la fusion du Syndicat National des Entreprises de Démolition (SNED) et du Syndicat des Recycleurs du BTP (SR-BTP) a donné une impulsion importante au SEDDRe sur ces sujets là. La fusion a créé une véritable synergie de compétences, d’expertise et de représentativité, que le syndicat va mettre activement en oeuvre au cours de cette nouvelle décennie.

    Le SEDDRe travaille depuis quelques mois sur la rédaction de 14 règles techniques. Quand seront-elles publiées ?

    En effet, nous travaillons sur 14 règles règles techniques en partenariat avec le SYRTA, qui auront pour but d’uniformiser les pratiques dans le domaine de la SS3. La rédaction est en cours et l’intégralité de ces fiches seront restituées d’ici la fin de l’année.

  • Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    Dans quels cas définir une stratégie d’échantillonnage ? Quel accompagnement pour les maîtres d’ouvrage ? Réponses avec Frédéric Lancien, responsable technique chez CITAE.

    Retranscription

    Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    La stratégie d’échantillonnage est établie par le diagnostiqueur en fonction du périmètre et du programme des travaux qui lui sera fourni par le maître d’ouvrage. Il va faire d’abord une pré-visite où il va établir les zones présentants des similitudes d’ouvrage (ZPSO). Il va par la suite procéder au sondage pour s’assurer que ces ZPSO sont bien conformes. Les prélèvements sont envoyés pour analyse aux laboratoires.

    Quelle plus-value apporte CITAE pour les maîtres d’ouvrage ?

    CITAE apporte en premier lieu ses compétences, puisque l’on a des professionnels qui sont certifiés amiante avec mention et qui font donc leur travail dans les règles de l’art. On est en train d’homogénéiser toutes nos pratiques pour que tout le monde travaille de la même façon. Et nous mettons tout en oeuvre pour que le maître d’ouvrage puisse se baser sur les rapports que l’on va lui fournir.

  • Nouvel arrêté RAT : impact pour la maîtrise d’ouvrage et rôle de la maîtrise d’œuvre

    Nouvel arrêté RAT : impact pour la maîtrise d’ouvrage et rôle de la maîtrise d’œuvre

    Thomas Lesser, président directeur général de BET2C, répond aux questions sur l’impact pour la maitrise d’ouvrage de l’arrêté du 19 juillet 2019 sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Quel est l’impact du nouvel arrêté sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment pour le maître d’ouvrage ?

    D’une manière générale, les diagnostiqueurs sont beaucoup décriés. Mais à leur décharge, avec l’expérience, je me rends compte que des fois les conditions dans lesquels on leur demande d’intervenir ne sont pas optimales. Certains maîtres d’ouvrage passent commande d’un RAT pour répondre à leurs obligations, choisissent leur diagnostiqueur et donnent les clés de leur bâtiment en demandant à ce dernier de se débrouiller seul et rapidement. L’arrêté fixe à présent les obligations des deux parties, c’est à dire le diagnostiqueur et le maître d’ouvrage qui passe la commande. L’article 5, partie 1, fixe clairement les obligations du maître d’ouvrage : accompagner le diagnostiqueur, fournir des plans valables…

    Peut-on encore se passer de maîtrise d’oeuvre ?

    Dans les obligations, il y a « fourniture d’un programme détaillé des travaux ». Un maître d’ouvrage, quand il a un projet, il dit « j’ai un bâtiment existant, je vais faire 500 m2 de bureaux ». C’est son programme général. Après, avec le programme détaillé, le maître d’ouvrage ne va pas se poser la question – parce que ce n’est pas son rôle – de savoir comment il veut que le bâtiment soit ventilé ou climatisé, et par où il va faire passer les gaines, etc. Il n’a pas les compétences pour faire un programme détaillé des travaux. En plus, dans le cadre d’un RAT, il faut un programme détaillé des travaux orienté par rapport au travail du diagnostiqueur.

    Aussi, l’analyse des risques du chantier, ce n’est pas uniquement à l’entreprise de la faire. C’est d’abord la maîtrise d’ouvrage. Ce qui veut dire qu’elle doit faire une première analyse du risque, et – notamment pour les systèmes de confinement – avoir une idée de ce qui devrait être mis en place pour le chantier. Ça va lui permettre de fixer un budget avant de consulter les entreprises. Pour faire son analyse des risques, il vaut peut être mieux prendre quelqu’un qui a l’habitude de l’analyse des risques amiante, de l’analyse du contexte de l’opération, pour savoir à peu près s’il faut faire un cloisonnement avec une simple peau de polyane tirée, ou s’il faut prévoir une cloison semi-rigide. Plus que jamais, dans des opérations de traitement de l’amiante, un maître d’oeuvre est un atout pour le maître d’ouvrage.

    La robotique peut-elle renforcer la sécurité des travailleurs ?

    Oui, évidemment, la robotisation va être une avancée. Hors problématique amiante en premier lieu, parce ce certaines tâches sont très fastidieuses et usantes. La robotique va pouvoir répondre à une obligation de prévention des risques professionnels et notamment des troubles musculo-squelletiques (TMS). La robotique va aussi permettre à l’opérateur de retrait de s’éloigner de la source émissive. On va donc pouvoir mieux le protéger. Dans l’absolu on ne va pas forcément réduire l’empoussièrement à la source, mais on va éloigner l’opérateur de la source émissive.

    Cependant, la robotique n’est pas la solution à tout. Pour commencer, nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Pour l’instant les robots n’interviennent que sur les surfaces courantes. Il restera toujours à l’homme de traiter les points singuliers, qui sont potentiellement émissifs.

    Ensuite, il y a une problématique que l’on invoque à chaque fois que le Plan de recherche et développement amiante (PRDA) étudie des dossiers de robots : quid de l’entretien courant, des réparations en zones et de la maintenance de ces robots ? Comment fait-on quand un robot tombe en panne ? Ce qui veut dire que derrière la conception des robots, il faut qu’il se mette en place toute une chaine logistique au sens large. Des logisticiens pour approvisionner la machine, des techniciens de maintenance qui sont habilités au minimum SS4 afin d’entrer en zone pour réparer. De même, lorsque le robot est rapatrié dans un atelier, on ne va pas pouvoir faire l’entretien du robot au milieu de l’atelier comme on peut le faire pour l’entretien de sa voiture.

    Donc la robotique est une avancée, mais il faut rester vigilant et ce n’est pas la solution à tous les problèmes des chantiers de désamiantage.

  • Nouvel arrêté RAT : quel impact pour les diagnostiqueurs ? Quel surcoût ?

    Nouvel arrêté RAT : quel impact pour les diagnostiqueurs ? Quel surcoût ?

    Brice Bessieres, responsable grands comptes chez AC Environnement, répond aux questions sur l’impact pour les diagnostiqueurs du nouvel arrêté sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Quel est l’impact du nouvel arrêté sur les repérages avant travaux (juillet 2019) dans le Bâtiment pour les opérateurs de repérage ?

    Déjà, c’est l’application stricte de la norme NF X 46-020. Jusqu’à la publication de l’arrêté, la norme était une suggestion : pour faire du repérage amiante, vous pouviez mettre en place les processus et les différentes applications qui sont écrites dans la norme.

    Depuis l’arrêté, la norme doit être appliquée strictement. Donc : ZPSO (zones présentant des similitudes d’ouvrage), éléments témoins, stratégie d’échantillonnage… Depuis le 19 juillet 2019, tous ces éléments et toute l’application de la norme doit être stricte au niveau du repérage amiante.

    Il y a également une modification substantielle dans la quantification des matériaux. Sur les rapports de repérage, le diagnostiqueur doit quantifier les matériaux. Si on parle par exemple de dalles de sol, il va falloir quantifier la surface de dalles de sol ; il va falloir mesurer les différents éléments.

    Et un dernier point qui a fait polémique pour ceux qui suivent l’actualité du diagnostic, c’est la mention. Le repérage avant travaux s’est vu un temps imposé une mention, qui a été annulée suite à un recours d’Etat. Cette mention devrait toutefois revenir au 1er janvier 2020.

    Ce arrêté va t-il entraîner des surcoûts pour les repérages ?

    Si surcoût il y a, il va venir de l’application stricte de la norme NF X 46-020. Puisque l’on parle de pré-rapport dans la norme. Aujourd’hui le pré-rapport devient obligatoire si l’ensemble de la zone concernée par les travaux n’a pas pu être diagnostiqué. Je pense que le surcoût potentiel lié à cet arrêté va surtout être dans la multiplication des passages du diagnostiqueur, puisque forcément les maîtres d’ouvrage paient les différents passages.

    Le BIM prend-il de l’importance avec ces nouvelles réglementations ?

    On parle de ZPSO, et en effet le BIM (building information modeling) est la création d’une maquette numérique et l’utilisation de l’informatique pour gérer de la donnée. Ça va nous permettre :

    • de mieux définir les ZPSO. Est-ce que cet enduit plâtre est le même que celui-ci par exemple. Il faudra faire des sondages.
    • de mieux définir les quantités aussi, puisque le BIM va nous permettre d’avoir les surfaces, et donc les volumes et les quantités en poids pour l’ensemble des matériaux.
    • d’assurer la traçabilité des diagnostics antérieurs. Puisque dans les maquettes BIM vous pouvez intégrer la donnée que vous voulez.
    • de garantir au client d’avoir une prestation au juste prix, dans le strict respect des exigences réglementaires.
    • au diagnostiqueur de réaliser ses stratégies d’échantillonnage de manière plus efficace, avec un nombre de sondages, un nombre de prélèvements, qui peuvent être définis avant même d’avoir fait les investigations.
    • et puis historiser les diagnostiqueurs antérieurs. Pourquoi ne pas utiliser la maquette BIM et sa capacité de stockage des données pour gérer la donnée amiante et les différents passages des diagnostics qui sont réalisés.
  • Un procédé original pour enlever le plomb sur le parvis de Notre-Dame de Paris

    Un procédé original pour enlever le plomb sur le parvis de Notre-Dame de Paris

    Après l’incendie dévastateur en avril, le parvis et les rues avoisinantes de la cathédrale présentent des dépôts de plomb en quantités largement supérieures aux normes. Pour éliminer le plomb en toute sécurité et efficacité, HEVADEX a développé un procédé unique. Le produit mis au point et fabriqué à Lokeren a été analysé et testé à Uliège.

    La toiture de Notre-Dame contenait plus de 400 tonnes de plomb dont une grande partie a été détruite par l’incendie des 15 et 16 avril derniers. Des particules de plomb en retombées ont pollués les environs dont le parvis et les rues et balcons avoisinants. Et cette situation n’est pas sans dangers: l’inhalation des particules et le transport dans les appartements par les chaussures peuvent amener à la fixation de trop grandes quantités de plomb dans le sang et dépasser le seuil des 50 microgrammes. Les travaux dans la cathédrale ont été momentanément suspendus et l’élimination du plomb a été mis en priorité.

    Hevadex est une société basée à Lokeren et spécialisée dans le développement et la production de membranes souples écologiques appliquées aux domaines de l’étanchéité à l’air et à l’eau. Une nouvelle gamme de produits destinés à la protection temporaire des vitrages, châssis, bétons décoratifs, sanitaires, … a été mise au point, produite et appliquée par les techniciens de Hevadex Applications. Le succès de cette technologie a permis la mise au point de membranes de fixation de polluants par phagocytose : EZY NET.

    Les premiers tests effectués en collaboration avec le laboratoire d’essai au feu de l’ULiège du Professeur ir Dr JM Franssen et dirigé par Mr Eric Wellens ont permis de valider la technologie pour l’enlèvement des suies après incendie. Le produit en phase aqueuse est projeté sur les surfaces et grâce une technologie avancée des tensioactifs, la membrane en formation enrobe et phagocyte les polluants de surface. Après un délai d’environ 1 à 3 jours la membrane contenant les polluants est détachée du support par simple “déshabillage”.

    L’expertise accumulée au fil des années a été décisive dans le choix des autorités françaises pour résoudre ce problème de santé publique.

    Le CEO de Hevadex, Monsieur Herman Van Damme, nous détaille le principe: “La pâte de “nettoyage” est projetée sur le parvis et les rues avoisinantes de la cathédrale Notre Dame au moyen d’un appareil de projection au cours de la première phase d’environ 5.000 m2 . Pendant la phase de séchage, qui peut durer quelques jours en fonction de la température ambiante et de l’humidité relative dans l’air, la pâte absorbe la suie et les particules de plomb tout en formant une membrane continue souple. Le film est décroché du support manuellement en emportant les particules de pollution fixées dans le film en évitant leur dispersion par le vent ou la pluie.”

    Le système EZY NET présente en outre l’avantage d’éviter la dispersion des polluants dans les égouts ou la Seine, contrairement aux techniques de nettoyage à haute pression ou avec des nettoyants chimiques. Les polluants ancrés fermement dans la membrane peuvent être transportés en décharge contrôlée sans danger de dispersion.

    Tests grandeur nature

    L’Université de Liège assiste la société Hevadex dans ses développements et lui permet de se positionner comme le spécialiste retenu pour déplomber le parvis et les environs de Notre Dame de Paris.

    Le procédé EZY NET, mis au point par la sprl Hevadex basée à Lokeren, a été validé suite à des tests grandeur nature à l’Université de Liège dans le grand hall d’essais destiné à évaluer la résistance au feu des matériaux et structures dans les constructions. Ce hall mis en service depuis plus de 25 ans est le témoin de très nombreux essais que les murs et plafonds ont gardé en mémoire. La suie s’est déposée avec plaisir sur les parois de teinte gris béton assurant un virage au noir intégral.

    Un heureux essai de convenance est pratiqué sur une travée comprenant le plafond et les retombées. La conclusion est sans appel : efficacité prouvée du système EZY NET.

    Pour la détermination des quantités de plomb ancrées dans le film, le laboratoire GeMMe de l’ir Dr David Bastin a mis son expertise au service de Hevadex et mesuré en conformité avec la norme une très grande quantité de plomb enlevée.

    La caractérisation des performances mécaniques a été réalisée par le Dr ir Fréderic Michel dirigeant le laboratoire ArGenCo devenu UEE. Les résistances en traction et mesures d’allongement à la rupture (élasticité) du film sont connues avec précision.

    L’expertise acquise par Hevadex depuis plus de dix ans, les nombreuses références dans le monde, en Europe (B-NL-GDL-SP-IR-UK-D-IT-LT-DK entre autres) aux USA et en Chine, appuyée par les essais des laboratoires agréés et accrédités de Uliège ont été reconnus par les autorités de la Ville de Paris.

    En confiance, ces derniers ont attribué à Hevadex et son applicateur français, la commande pour le traitement de la première phase d’enlèvement du plomb.

    Hevadex remercie l’Université pour la qualité et l’expertise de ses laboratoires et leurs dirigeants hautement qualifiés.

  • Marché de l’amiante : vers le diagnostic 4.0

    Marché de l’amiante : vers le diagnostic 4.0

    Comment évolue le marché de l’amiante ? Le point de vue de Julien Piechowski, directeur des régions Ile-de-France et Normandie au sein d’AC Environnement.

    Retranscription

    Comment AC Environnement voit le marché de l’amiante dans les 5 prochaines années ?

    C’est un marché qui va continuer à se professionnaliser, avec des spécificités comme les navires ou le matériel roulant. On va faire appel à des spécialistes du métier, que l’on va former à l’amiante. On aura donc une connotation métier très forte complétée par le métier de l’amiante.

    Le BIM va-t-il transformer totalement la profession du diagnostic et les rapports entre acteurs du bâtiment ?

    Le BIM ne va pas transformer la profession de diagnostic mais le compléter. On va continuer à faire des diagnostics, à faire des prélèvements, à disposer de la data. En revanche, le BIM va nous permettre d’exploiter encore d’avantage cette donnée. Les diagnostiqueurs vont passer dans une ère nouvelle qui s’appellera les diagnostiqueurs 4.0, où l’on passera d’un statut de préleveur à un statut d’expert de la data.

    Est-ce indispensable de se mettre au BIM ?

    Oui, pour une raison très simple : dans la vie d’un ouvrage, 75 % du coût inhérent au bâtiment se joue sur la partie exploitation de l’ouvrage. Par la collecte des données, le BIM va nous permettre d’être en phase d’exploitation, sur la seconde vie du bâtiment. C’est indispensable notamment quant à l’évaluation du coût sur la vie globale du bâtiment.

    Quels sont les autres marchés sur lesquels vous pariez dans les prochaines années ?

    Le pari que l’on fait aujourd’hui, c’est justement celui du BIM. Car nous sommes persuadés que passer de l’expert du prélèvement à l’expert de la data, c’est l’avenir.

    Ce n’est pas que de la technologie. On envisage aussi d’être force de proposition et force d’écoute quant à la formation sur la thématique amiante. Je pense notamment à la sous-section 4, qui est une obligation pour tous les opérateurs qui vont travailler dans le milieu du bâtiment, qui seront confrontés à la thématique amiante. Et nous sommes convaincus qu’il y a une nécessité d’accélérer encore la formation SS4, et donc de former encore d’avantage les acteurs du bâtiment.

  • Amiante d’occurrence naturelle dans les matériaux : ce que change l’arrêté du 1er octobre 2019

    Amiante d’occurrence naturelle dans les matériaux : ce que change l’arrêté du 1er octobre 2019

    L’arrêté du 1er octobre 2019 relatif aux modalités de réalisation des analyses de matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante établit désormais une différence de méthodes dans la détection de l’amiante délibérément ajoutée ou naturellement présente dans le matériau. Le point avec Patrick Bontemps, directeur général d’AD-LAB.

    Qu’introduit l’arrêté du 1er octobre 2019 ?

    Destiné essentiellement aux laboratoires d’analyses, cet arrêté remplace un texte de 2003 et précise les exigences réglementaires pour réaliser les analyses. Jusqu’à présent, l’ancien texte ne traitait que des matériaux et produits du bâtiment. Le nouvel arrêté intègre désormais tous les matériaux : les matériaux et produits manufacturés, les matériaux et produits bruts (roches et amiante environnemental), ainsi que l’intermédiaire entre les deux, c’est à dire les matériaux et produits manufacturés dans lesquels l’amiante n’a pas été volontairement introduit, mais qui peut en contenir par rapport à une charge minérale. Ce dernier domaine concerne notamment les enrobés bitumineux, les bétons ou encore certains enduits. Il n’existe pas encore de liste exhaustive pour ce domaine, ce qui pourra probablement porter à discussion pour certains matériaux.

    Si les textes réglementaires précédents s’accompagnaient de la publication par le Cofrac d’un document explicatif, l’arrêté du 1er octobre 2019 se suffit à lui-même. Aucun document ne viendra le compléter.

    Quelles sont les conséquences pour les donneurs d’ordres et les opérateurs de repérage ?

    L’arrêté introduit de nouvelles exigences à la réception des échantillons concernant les informations à fournir au laboratoire dans la fiche d’accompagnement. Par exemple, pour tout échantillon qui peut contenir de l’amiante naturellement présent dans le matériau, doivent être renseignés le nom du site, la nature du matériau ou de la roche, la description d’épaisseur des différentes couches, ainsi que le sens d’orientation de la carotte, le cas échéant. Dans le cas d’un affleurement naturel, l’analyse requiert les références d’affleurement, ses coordonnées GPS et sa description, ou encore la description de la chaîne de concassage ou de broyage dans le cas de granulats.

    Entrer aussi loin dans certains détails, comme la description des affleurements, suppose aussi que le laboratoire dispose d’une équipe compétente composée de minéralogistes, à même de comprendre les données fournies. Une annexe de l’arrêté introduit d’ailleurs des niveaux de formation pour les préparateurs, les analystes, le responsable technique et le référent technique. Pour le domaine de l’amiante d’occurrence naturelle, des compétences en minéralogie sont donc exigées, ce qui peut poser problème à certains laboratoires qui n’ont pas ces profils à l’heure actuelle.

    Aussi, les donneurs d’ordres et opérateurs de repérage doivent être plus vigilants que jamais sur le choix du laboratoire. Faute de réglementation, on constatait jusqu’à présent une disparité d’analyse, notamment du fait que de nombreux laboratoires n’analysaient que la partie bitumineuse des enrobés routiers, en laissant de côté le granulat. Ils fournissaient ainsi une information incomplète à leurs clients, qui prenaient alors un risque en la transmettant à l’entreprise de travaux. De tels rapports d’avant travaux incomplets ou effectués par des laboratoires non compétents sont dorénavant invalidés.

    Qu’en est-il des analyses réalisées avant l’arrêté ?

    C’est en effet une question que l’on peut se poser : quelles valeurs peuvent bien avoir les analyses réalisées jusqu’à aujourd’hui qui ne répondent pas entièrement à la nouvelle réglementation ? Pour tout ce qui est infrastructures routières, notamment, beaucoup d’entreprises ont commencé à faire des bases de données. Mais ces entreprises doivent être très vigilantes vis à vis de ces données. Il ne sera plus suffisant de les consulter, il faudra aussi vérifier que le laboratoire qui a réalisé l’essai était accrédité dans le domaine naturel et a bien réalisé une analyse du granulat et de la partie bitumineuse, ce qui est bien entendu le cas pour AD-LAB pour toutes les analyses réalisées jusqu’alors. Dans le cas contraire, il faudra probablement refaire l’analyse.

    AD-LAB répond-il à cette évolution réglementaire ?

    Tout à fait ! Le contenu de cet arrêté n’est pas vraiment une nouveauté pour AD-LAB, car nous étions le premier laboratoire accrédité sur l’amiante d’occurrence naturelle. Nous sommes donc d’ores et déjà prêts à répondre à toutes les exigences exposées dans le texte. C’est d’autant plus indispensable que – mis à part la période de transition de 18 mois autorisée pour les laboratoires déjà accrédités et qui a été réduite à 9 mois par le Cofrac dans le cadre de ses exigences d’accréditation – les exigences de compétences s’appliquent depuis la parution du texte.

  • Déconstruction : nouveaux risques et mécanisation des techniques

    Déconstruction : nouveaux risques et mécanisation des techniques

    Jean-Laurent Hugou, responsable d’agence LMPR, répond aux questions sur les évolutions techniques dans le domaine de la déconstruction à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Comment vont évoluer les techniques de déconstruction dans les prochaines années ?

    Il faut bien distinguer plusieurs choses. Il y a déconstruction au sens démolition, c’est à dire hors de la problématique amiante. Et il y a la déconstruction du matériaux ou des produits amiantés en eux-mêmes. Je pense qu’il faut opposer les nouvelles techniques au nouveaux risques qui vont apparaître. On parlait tout à l’heure de la détection de la silice : c’est un nouveau polluant qui va être prédominant sur le marché.

    Par rapport à cette analyse des nouveaux risques qui vont sortir, j’ose dire que malgré tout l’amiante est assez bien géré car il est encadré par tous les opérateurs, mais je pense que l’on va se diriger vers une mécanisation beaucoup plus importante des techniques de déconstruction. On connait tous la pléiade de techniques qui nous est offerte pour la déconstruction, que cela passe par le foudroyage, le vérinage, l’écrêtage… Je sais qu’en désamiantage par exemple, on se projète vers un peu plus de chimique et du laser. Le laser, notamment pour des peintures intumescentes sur des supports métalliques, est de plus en plus testé car il y a des taux d’empoussièrement extrêmement intéressants et une mise en application beaucoup plus facile.

    Quelles évolutions du côté du matériel ?

    Pareil, le matériel est souvent mis en lien avec les techniques mises en oeuvre. Je pense que l’on va de plus en plus aller vers une robotisation de ces techniques. En région parisienne, dans les appels d’offres, certains critères de sélection de maîtres d’ouvrage prennent en compte le parc en matériel dont les entreprises disposent, notamment les Brokk. Donc la miniaturisation des engins de démolition et la déportation du pilote à l’extérieur de la zone de risque sont des choses vers lesquelles on va se diriger de plus en plus et qui vont se généraliser par la suite.

    De nouvelles solutions de recyclage pour l’amiante ?

    Grand débat aussi sur la gestion des déchets. Vous connaissez tous les deux solutions qui s’offrent à nous aujourd’hui : l’enfouissement et l’inertage. L’inertage, c’est une seule société en France, à Bordeaux. Et l’enfouissement, c’est un autre problème. Il y a plusieurs brevets qui sont en train d’être déposés hors PRDA (pour des raisons de secret industriel) autour d’une bactérie qui pourrait être en capacité de manger les fibres d’amiante. C’est un laboratoire à Amiens qui développe ça. Et il y a un autre procédé qui est en développement, qui s’appelle l’amorphisation : c’est un mix de traitement chimique et de montée en température. C’est à dire que l’on va traiter chimiquement avec un produit (ATP Sol) l’amiante et on va le monter en température, mais dans des températures aux alentours de 400 ou 500 degrés – ce qui offre un avantage par rapport à l’inertage où l’on monte vraiment en température avec la torche à plasma -, et qui amorphiserait l’amiante. De ce fait, l’amiante pourrait être traité au même titre que d’autres matériaux moins dangereux dans les filières de recyclage classiques. Les tests ont été réalisés sur de l’amiante friable.