Catégorie : AMIANTE

  • Amiante SS3/SS4 : quelles responsabilités ? Réponses d’expert avec le SEDDRE

    Amiante SS3/SS4 : quelles responsabilités ? Réponses d’expert avec le SEDDRE

    Souhila Paré, chargée de mission du SEDDRE, répond à trois questions sur la typologie de travaux SS3/SS4 et sur la vision du syndicat à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 4 juin 2019.

    Retranscription de la vidéo

    Quels sont les risques pour une entreprise qui identifie mal la typologie de travaux (SS3, SS4) ?

    Ce n’est pas l’entreprise qui identifie. L’entreprise est missionnée pour un type de travaux. Elle prend le risque de mal conseiller, auquel cas elle se fera déclasser du type de travaux ; mais c’est la maîtrise d’ouvrage qui classifie dès le départ le type de travaux qu’elle peut faire. L’entreprise sera menée à réévaluer son mode d’intervention, mais ça retombera sur la maîtrise d’ouvrage.

    Quelles sont les évolutions souhaitables en matière de réglementation ?

    Nos attentes sont sur la sous-section 3. Nous militons pour qu’il y ait deux niveaux de certification. Le retrait de l’amiante, dit comme ça c’est assez simple mais ça ne l’est pas. Aujourd’hui, le système de certification c’est un peu comme le permis de conduire : ce n’est pas la même chose entre celui qui conduit une voiture ou celui qui conduit un poids lourd. Celui qui fait un seul processus tout le temps ne peut pas être classé au même niveau qu’une entreprise qui a une multitude de processus sur des chantiers complexes, à durée importantes, avec des niveaux de technicité très pointus… Nous militons donc pour qu’il y ait deux niveaux de certification : les techniques courantes et les technicités supérieures, qui mettent par exemple en oeuvre de l’adduction d’air, des milieux contraints, les TEV, etc.

    Comment améliorer la collaboration entre les acteurs de la filière ?

    Le projet « règles techniques sous-section 3 » est un début de réponse. Nous croyons à la sensibilisation, à la formalisation des bonnes pratiques et que ce soit utilisé par tous ces acteurs là de manière à ce que cela devienne une référence. Et cette référence vient faire en sorte d’assainir, on verra de suite les entreprises qui font mal.

  • Repérage amiante en voirie : quelles obligations pour les maîtres d’ouvrage ? Avec Protys

    Repérage amiante en voirie : quelles obligations pour les maîtres d’ouvrage ? Avec Protys

    Agnès Lioult, directrice marketing de PROTYS, revient sur les obligations pour les maîtres d’ouvrage en termes de repérage amiante en voirie. L’occasion également de présenter la solution Diamatys.

    Retranscription

    Quelles sont les obligations de repérage en voirie pour les maîtres d’ouvrage ?

    Depuis 2016, il y a effectivement de nouvelles obligations réglementaires qui sont intervenues. Elles cherchent à améliorer encore plus la prévention des salariés qui interviennent dans les chantiers. Il y a donc l’obligation pour les maîtres d’ouvrage de repérer la présence potentielle d’amiante et d’autres substances nocives à chaque fois que des travaux sont prévus sur la voirie.

    Quelles conséquences opérationnelles ?

    Les conséquences sont nombreuses pour le maître d’ouvrage. Déjà par rapport à l’allongement des délais, qui sont inhérents à cette nouvelle réglementation par rapport à son temps de préparation des travaux. Parce qu’il faut prévoir le temps – en plus du repérage de la présence de réseaux – de pouvoir regarder dans sa propre base réglementaire, pour voir si on a déjà procédé à un repérage avant travaux. Il faut dans un deuxième temps, si ce n’est pas le cas, contacter le gestionnaire de voirie pour s’assurer que celui-ci n’aurait pas une information importante à porter à sa connaissance. Et si rien de tout cela n’existe, à ce moment là il doit procéder au repérage. Donc passer une commande à un diagnostiqueur. Et il faut le temps évidemment que ce dernier procède au carottage, fasse l’analyse, etc.

    Donc des délais allongés, plus le coût potentiel du repérage à prendre en compte dans l’étude projet. Et si par hasard il y a des substances nocives, le coût des travaux eux-mêmes va s’en trouver extrêmement enchéri, dans le sens où l’entreprise de travaux devra prendre un certain nombre de précautions pour la protection de ses salariés.

    Enfin, dernière conséquence et non des moindres : l’aspect juridique. Qui dit nouvelle réglementation dit nouvelles responsabilités. Et aujourd’hui, la chaîne de responsabilité est clairement établie. En conséquence de quoi, l’enjeu pour le maître d’ouvrage est bien de se mettre en conformité par rapport à cette réglementation, faute de quoi il peut être exposé juridiquement.

    Avec Diamatys, Protys propose une solution à cette problématique

    Diamatys est une nouvelle solution que Protys a proposé dès 2018. Protys est en effet spécialiste de la proposition de solutions numérique pour aider les maîtres d’ouvrage, notamment, dans leurs démarches administratives pour tout ce qui concerne le repérage avant travaux. Très naturellement, il nous a semblé intéressant de pouvoir leur proposer quelque chose qui permette de centraliser l’ensemble des repérages qu’ils ont pu faire dans le passé et les nouveaux repérages, ainsi que de les aider à contacter les gestionnaires de voirie et de pouvoir mutualiser – par rapport à tous les maîtres d’ouvrage qui utilisent la solution – l’ensemble des rapports présents.

    Notre solution Diamatys a été sélectionnée, dans le cadre de l’étude Tech for Good, comme solution innovante et répondant aux enjeux environnementaux et aux défis de notre société. Puisque par le partage d’informations on espère pouvoir contribuer à aller plus vite vers l’objectif 0 amiante et substances nocives dans les enrobés bitumineux.

  • EuropAmiante – Retour sur le Congrès HLM

    EuropAmiante – Retour sur le Congrès HLM

    EuropAmiante était présent sur le 80ème Congrès HLM qui a eu lieu du 24 au 26 octobre à la Porte de Versailles. Le Congrès HLM est un événement incontournable pour faire le point et envisager l’avenir de la politique du logement et de l’habitat social.
 Un évènement important afin de montrer notre professionnalisme et notre expertise dans notre secteur d’activité.

    L’expert des interventions en milieux occupés et à risques

    Spécialisée dans le désamiantage, la dépollution, la déconstruction et le déplombage, EuropAmiante est surtout connue pour ses interventions en milieux occupés et à risques.

    Grâce à nos équipes hautement qualifiées et à d’importants moyens matériels, nous assurons la maîtrise de l’ensemble de la chaîne amiante sans aucune sous-traitance.

    Une expertise très appréciée par nos nombreux clients parmi lesquels figurent notamment la Préfecture d’Ile-de-France, le Ministère de l’Intérieur (gendarmeries et commissariats), le Palais de l’Elysée…

    Une équipe commerciale performante

    L’équipe de chargés d’affaires d’EuropAmiante était présente sur ces 3 jours de salon afin de renseigner nos visiteurs, mais également suivre les projets en cours. Notre expertise, nos nombreuses références , notre professionalisme ont permis de rencontrer de très bons contacts pour le futur.

    Une bonne expérience pour EuropAmiante

    Ce salon fût un véritable tremplin vers de nouveaux projets grâce aux nombreux échanges qui ont alimenté ces 3 jours. De futurs partenariats en perspective

  • Certification amiante : la FIDI adresse un courrier à la DHUP

    Certification amiante : la FIDI adresse un courrier à la DHUP

    Le 27 septembre, la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI) a adressé un courrier à la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages (DHUP) au sujet du blocage de la certification Amiante. Voici le contenu de ce courrier, signé par le président de la FIDI, Lionel Janot.

    Objet : Profession des Diagnostiqueurs Immobiliers totalement bloquée pour l’exercice de ses missions

    Monsieur le Directeur,

    Par l’exercice de son activité, la profession de diagnostiqueur immobilier permet la sécurisation des transactions immobilières (mesurages de surface, état risques et environnement, états parasitaires), contribue à l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments (diagnostic de performance énergétique) et participe à la prévention de nombreux risques pour la santé (diagnostic gaz, électricité, amiante, plomb).

    C’est une profession réglementée puisque les 6 000 opérateurs de diagnostic qui interviennent en France ont une obligation de certification personnelle dans chacun des domaines du diagnostic technique règlementaire en cas de vente d’un bien : amiante, plomb, gaz, électricité, performance énergétique, termites.

    La FIDI est la première fédération indépendante représentative de cette profession ; elle regroupe plus de 1 000 diagnostiqueurs et opérateurs de repérage sur le territoire français ; ses adhérents sont de tous types, du travailleur indépendant au réseau de franchise ou réseau salarié de plus de 100 opérateurs.

    Nous vous saisissons aujourd’hui pour vous faire état d’une situation catastrophique qui touche l’ensemble de la profession et qui demande une réaction immédiate et très forte des services de l’état.

    En effet, les textes encadrant la certification « amiante » et l’exercice du repérage amiante avant-travaux dans les immeubles bâtis ont fait l’objet dans les dernières semaines de multiples péripéties juridiques : annulation par le conseil d’état le 24 juillet 2019 de l’arrêté du 26 juillet 2016 précisant les modalités de certification «amiante », avec et sans mention, et annulation en référé par le conseil d’état le 29 août de deux articles de l’arrêté du 16 juillet 2019 définissant les conditions de réalisation du « repérage amiante avant certaines opérations dans les immeubles bâtis ».

    La première conséquence est que les organismes de certification ont stoppé la délivrance de toute attestation de certification « amiante », même la certification « sans mention », aux motifs d’incertitudes juridiques majeures (texte de référence annulé, seuls textes valides de 2005 et 2007 inadaptés aux nouvelles exigences de ces opérations).

    Il semble du reste que le COFRAC, qui accrédite ces organismes de certification, leur ait demandé de stopper l’émission de certificats « amiante » de tous types.

    Les impacts pour la profession sont immédiats et désastreux :
    – Même si certains cycles de formation et sessions d’examen de certification « amiante » se tiennent, aucune attestation de certification « amiante » n’est plus délivrée depuis fin juillet.
    – Par conséquent :

    • Aucun « nouvel entrant » ne peut valider son parcours long et coûteux de formation et d’examens et commencer à exercer son activité de diagnostic « amiante » : c’est pour eux une catastrophe économique et, tout simplement, de vie ;
    • Les entreprises qui lancent des recrutements de techniciens certifiés « amiante » ne trouvent plus de candidats : ils ne peuvent plus faire face aux nécessités de sécurisation des ventes de biens ;
    • Les techniciens certifiés qui arrivaient à échéance de leur « certification amiante » et ont entrepris depuis plusieurs semaines leur parcours de re-certification doivent ou vont devoir cesser leur activité de diagnostic amiante.

    De surcroît, ce « blocage total » sur la certification « amiante » entraîne en réalité un arrêt complet de toute activité de diagnostic pour les professionnels touchés, pour tous les biens immobiliers d’avant 1997 : la plupart des clients, notamment les particuliers (les plus nombreux) confient l’ensemble des diagnostics obligatoires à un seul opérateur – pour autant qu’il soit certifié pour les domaines à effectuer- . L’absence de certificat « amiante » entraîne donc, de fait, l’arrêt de toute leur activité sur ce type de biens.

    Aussi, nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir ou de demander à vos services compétents de le faire, dans les meilleurs délais, lundi 30 septembre, mardi 1er octobre et au plus tard mercredi 2 octobre, pour envisager les mesures exceptionnelles et d’urgence que requière cette situation exceptionnelle et
    d’urgence.

    Dans l’attente de votre confirmation d’une rencontre à très court terme, par mail à : contact@lafidi.fr ou par téléphone auprès de mon secrétariat au 01 42 93 66 08, Nous comptons sur vous, Monsieur le Directeur, pour prendre toute la mesure de l’urgence et de la gravité de la situation pour les professionnels du diagnostic et du repérage de l’amiante dans les immeubles bâtis.

    Je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, mes respectueuses salutations.

    Lionel JANOT
    Président

  • Interventions sur façades : les spécificités d’un confinement amiante à l’extérieur

    Interventions sur façades : les spécificités d’un confinement amiante à l’extérieur

    Socateb a créé il y a cinq ans un département chargé d’intervenir sur des problématiques amiante liées à la façade et à l’étanchéité des toitures-terrasses. Gérard N’Diaye, directeur du département Amiante, présente les spécificités du confinement sur ce type d’interventions.

    Comment confiner un site extérieur et difficile d’accès comme une façade ?

    Qui dit confinement dit présence de quatre murs. Or, pour nos chantiers en extérieur, il est difficile de créer le confinement d’une zone. La réglementation apporte ainsi une nuance entre un niveau d’empoussièrement de niveau 2 en intérieur et en extérieur : la notion de confinement est validée en créant une “cloche”. Ainsi, pour les niveaux d’empoussièrement élevés liés par exemple à un ponçage, l’échafaudage est complètement bâché avec des bâches thermo-soudées et la zone est mise en dépression, comme lors d’une intervention en intérieur. L’installation de rampes de brumisation permet d’abattre les fibres en alourdissant l’atmosphère. De plus, nous vaporisons un surfactant sur le support avant de piocher ou de gratter. Pour des processus moins émissifs, le chantier peut être ouvert. Les planchers de l’échafaudage – en bois donc impossibles à décontaminer – sont alors protégés. Nous utilisons régulièrement un polyane liquide pour la protection des supports non décontaminables.

    Au-delà de l’échafaudage, les fenêtres du bâtiment sont bien entendu toutes calfeutrées par des bâches, que l’on va rendre hermétiques avec la pose de scotch aux pourtours des menuiseries. En fonction de la configuration, des plaques de polycarbonate peuvent être utilisées pour empêcher l’ouverture des fenêtres tout en permettant à la lumière de pénétrer à l’intérieur. Une option plébiscitée par les bailleurs, par souci d’apporter du confort à leurs locataires.

    Quels sont les équipements des opérateurs sur un chantier ?

    Que l’on soit en sous-section 3 ou en sous-section 4, les équipements de protection individuelle (EPI) et les protections à mettre en oeuvre sont exactement les mêmes. En ce qui concerne les opérateurs, tous sont équipés d’une combinaison et de sous-vêtements jetables, de gants étanches, de bottes décontaminables et de sur-bottes, ainsi que d’un masque à ventilation assistée. Pour de petites interventions ponctuelles, des demi-masques équipés de cartouches du même ordre que celles utilisées pour les masques à ventilation assistée peuvent être utilisés. Le tout scotché au niveau des poignets, des chevilles et du masque. Pour les phases de décontamination, nous employons une unité mobile de décontamination à 5 sas ou des sas fixes amovibles qui peuvent être disposés de différentes manières en fonction de la configuration du site.

    Quels sont les principaux éléments amiantés sur les façades ?

    Environ 80 % de la problématique amiante que nous rencontrons dans notre activité de ravalement concerne les enduits de surfaçage, appliqués partiellement avant 1997 pour reboucher certaines aspérités après débanchage. On en trouve également sur les joints de calfeutrement des fenêtres, les joints de dilatation et dans une moindre mesure sur les joints de mastic vitrier. Les habillages de façade peuvent en contenir, à l’instar de plaques de glasal en allège de menuiserie, ainsi que les éléments rapportés sur la façade comme les conduites de descente pluviale en fibro-ciment. Avec la multiplication de projets de réhabilitation de grande ampleur, la problématique amiante se rencontre de plus en plus au niveau des conduits de vide-ordures.

    En ce qui concerne les étanchéités en toiture-terrasse, le pare-vapeur a souvent une trame en fibre de verre mélangée avec de l’amiante. Et sur les balcons nous en trouvons assez régulièrement dans les colles de carrelage, ce qui exige de réaliser un confinement dynamique du fait de l’empoussièrement généré par le piochage de ces éléments. On retrouve également les enduits amiantés sur les sous-faces de balcons.

  • L’expertise et l’indépendance d’une maîtrise d’oeuvre au service du MOA et des opérateurs

    L’expertise et l’indépendance d’une maîtrise d’oeuvre au service du MOA et des opérateurs

    Bien qu’aucune réglementation ne le rende obligatoire, le recours à une Maîtrise d’œuvre dans le cadre d’un chantier de désamiantage est l’assurance pour le maître d’ouvrage d’une gestion exemplaire du risque et d’un suivi serein du projet et des relations avec les opérateurs. Précisions avec Jean-Philippe Carpentier, président du groupe IRAM et PDG du bureau d’études LMPR.

    Comment amenez-vous les Maîtres d’Ouvrage à prendre les bonnes décisions pour la protection des travailleurs ?

    En tant que bureau d’études, nous accompagnons le maître d’ouvrage de A à Z. Notre première action consiste à sensibiliser les protagonistes du projet sur la nécessité de gérer et d’explorer tous les aspects de la problématique amiante en amont du dossier de consultation. Cette démarche apparaîtra toujours moins dispendieuse qu’un arrêt de chantier en cours d’exécution du projet.

    La phase de diagnostic doit ainsi être menée avec la plus grande précision afin de bien identifier le risque amiante. Hélas, de nombreux diagnostiqueurs qui interviennent sur un RAT n’ont pas les compétences suffisantes dans leur recherche des matériaux et pour assurer la fiabilité de la cartographie.

    Ce manque de connaissances se constate notamment dans la recherche sur les enduits sur béton, qui sont très localisés, ou sur les colles amiantées, qui forment un véritable mille-feuille et pour lesquelles certains opérateurs de repérage s’arrêtent à la dalle et à la colle. C’est donc notre travail d’aller plus loin pour éviter les mauvaises surprises, en accompagnant les diagnostiqueurs pour leur exprimer nos doutes, quitte à leur faire reprendre leur cartographie, leurs analyses et leurs conclusions.

    Et après le diagnostic ?

    Une fois la cartographie validée, nous faisons un point zéro avec le client et une étude de faisabilité. Notre expertise nous permet de l’alerter sur des points spécifiques mais cruciaux pour la protection de l’environnement et des travailleurs, à l’instar des risques de pollution croisée suite à des interventions d’entretien classique. Nous sommes également en mesure de dimensionner les installations de chantier, d’identifier les modes opératoires à mettre en œuvre pour le désamiantage ou encore d’effectuer les bilans aérauliques, afin de fournir au client toutes les possibilités techniques à mettre en œuvre pour réussir un chantier amiante dans le respect des règles.

    Nous réalisons ensuite les études APS (avant-projet sommaire), APD (avant-projet définitif) et le dossier de consultation des entreprises. Suite au choix du maître d’ouvrage, nous suivons les travaux jusqu’à réception et récupération des DOE (dossier des ouvrages exécutés), en passant par la mise en place des systèmes de mesure d’air environnemental, la mesure au point zéro et les contrôles de deuxième restitution le cas échéant.

    Dans ce cadre, nous nous assurons que le maître d’ouvrage suive nos recommandations en termes de coûts et de délais, qu’il aura naturellement tendance à vouloir réduire. Or, une entreprise qui accepte des délais trop serrés s’expose à de mauvaises pratiques et met en danger ses opérateurs. C’est pourquoi nous nous retirons systématiquement des chantiers pour lesquels la maîtrise d’ouvrage décide de faire appel à une entreprise non compétente ou insuffisamment qualifiée. Notre position d’acteur indépendant garantit que notre décision n’est motivée que par la réussite du chantier.

    Quelle nouvelle problématique voyez-vous arriver dans les années à venir ?

    L’un des sujets de demain pour prévenir les risques sur les chantiers concerne l’actinolite présente dans les enrobés. Lors des travaux, il y a un risque de création de fragments de clivages asbestiformes. Je pars ainsi personnellement du principe qu’il faut passer en procédure amiante lorsque que l’on procède à des travaux sur les enrobés concernés par cette espèce minérale. Mais nombreux sont les laboratoires qui estimeront qu’il n’y a pas d’amiante. La plupart de laboratoires sont d’ailleurs accrédités Cofrac pour l’enrobé en lui-même, et non pour le granulat. L’absence réglementaire à ce sujet pose un problème aujourd’hui, et en posera un très gros demain.

  • « Le BIM est très efficace dans la prévention du risque amiante »

    « Le BIM est très efficace dans la prévention du risque amiante »

    La protection des techniciens et des usagers est primordiale lors d’une intervention de repérage, la présence ou non de l’amiante n’étant pas encore identifiée. Au-delà des équipements eux-mêmes, cette protection passe par l’élaboration en amont d’un mode opératoire complet. Explications avec Matthieu Rolland du Roscoat, référent technique région Sud chez AC Environnement.

    Quelles sont les règles qui encadrent la protection des travailleurs vis-à-vis du risque amiante en amont de l’intervention ?

    Les repérages avant travaux relèvent de la sous-section 4 (SS4). Les règles de prévention du risque amiante pour les techniciens sont donc inscrites dans le Code du travail. La formation est la première de ces règles : tous les techniciens doivent être formés à la SS4 en tant qu’opérateurs, de même que les chargés de projets ou chargés d’affaires sont formés en tant qu’encadrants de chantier ou encadrants techniques.

    Le deuxième aspect important de la réglementation est l’identification et la classification des processus en fonction de leur niveau d’empoussièrement. Un processus correspond à la combinaison d’un matériau amianté, d’une technique d’intervention et des mesures de protection collectives mises en œuvre.

    Ce processus est repris lors de la rédaction du mode opératoire par l’encadrant technique, où est décrit de manière chronologique et technique l’ensemble de l’intervention : ce qui est fait pour préparer la zone de travail, les mesures de protection en place, les équipements de protection mis à disposition ou encore la manière de travailler au contact du matériau amianté. Le mode opératoire vient également préciser la gestion et le circuit des déchets afin de s’assurer qu’il n’y a pas de pollution à l’extérieur. Une fois rédigé, il entre dans un cycle de validation auprès des instances officielles, par un avis à la médecine du travail, un avis du CSE – en tant que représentant des salariés -, ainsi qu’une information à la DIRECCTE, à la CARSAT et à l’OPPBTP.

    Avant la rédaction du mode opératoire, le classement du processus s’appuie sur des bases de données et n’est qu’une estimation a priori. C’est pourquoi le Code du travail exige d’effectuer des mesures d’empoussièrement de l’air lors de la première mise en oeuvre du mode opératoire. Des pompes sont ainsi posées sur l’opérateur, dans l’environnement de travail et à l’extérieur de la zone de travail. Chez AC Environnement, nous refaisons ces mesures tous les ans ou dès lors que nous changeons nos méthodes. Par ailleurs, étant bénéficiaires d’une accréditation Cofrac, nous veillons régulièrement à vérifier que les techniciens de retour d’un chantier avec du matériel qui pourrait par accident avoir été mal décontaminé ne viennent pas polluer les locaux de l’entreprise. Cette vérification passe par des mesures d’auto-contrôle.

    Le BIM peut-il améliorer la protection des intervenants ?

    Indéniablement. Avec le BIM, nous bénéficions d’une puissance sur l’accès à l’information extrêmement efficace dans la prévention du risque amiante car nous pouvons très facilement empiler la connaissance au fur et à mesure de la vie du bâtiment. Avant cela, avec les rapports papiers, la gestion était fastidieuse pour recouper l’information et les intervenants n’étaient jamais certains d’avoir la dernière version entre les mains. Dans la démarche BIM, tout le monde contribue à enrichir la documentation et la donnée est agglomérée sur des années, avec toujours à l’instant t une information actualisée sur la présence de l’amiante, ce qui évite les mauvaises surprises sur le chantier.

  • Diagnostic de l’amiante en voirie : délais, BIM et choix du laboratoire

    Diagnostic de l’amiante en voirie : délais, BIM et choix du laboratoire

    Brice Bessières, responsable grands comptes chez AC ENVIRONNEMENT, répond aux questions du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 11 juin, spécial « enrobés routiers et réseaux enterrés ».

    Retranscription

    Quels sont les délais entre la commande et la restitution des rapports ?

    Tout va dépendre des laboratoires, mais il faut compter 24 heures pour avoir un résultat d’analyses suite à la réception de l’échantillon. En règle générale, pour le maître d’ouvrage, ce délai est plutôt de 5 jours. Mais une fois que l’échantillon est rentré dans le processus d’analyse, il faut compter environs 24 heures.

    Comment choisir un laboratoire d’analyse ?

    Les laboratoires d’analyses doivent être accrédités. Au niveau des enrobés, les laboratoires doivent avoir une accréditation spécifique pour les analyses du liant (du bitume à l’intérieur de l’enrobé) et du granulat. Ce sont des techniques analytiques, un cheminement et des process qui sont différents. Donc les laboratoires peuvent être accrédités sur des matériaux, mais c’est une seconde accréditation pour l’enrobé, pour le granulat et – le troisième – pour le bitume. Tous les laboratoires ne sont pas forcément accrédités pour les enrobés.

    Existe-t-il une démarche BIM pour la voirie ?

    Le BIM (Building information modelisation) peut aller au delà du bâtiment. Pour rappel, l »idée est de scanner un bâtiment pour créer un avatar numérique. Tous les éléments inclus à l’intérieur de cette maquette numérique peuvent porter une donnée. Il est tout à fait possible de monter une démarche BIM sur les enrobés. Nous travaillons actuellement avec une commune pour numériser l’ensemble des voiries et apporter les différentes problématiques « polluants » : l’amiante ou les HAP.

  • Diagnostic Amiante en voirie et obligation du maître d’ouvrage – Réponses d’expert avec Protys

    Diagnostic Amiante en voirie et obligation du maître d’ouvrage – Réponses d’expert avec Protys

    Agnès Lioult, directrice marketing de Protys, répond à trois questions à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante spécial « enrobés routiers et réseaux enterrés » du 11 juin 2019.

    Retranscription :

    Quelles sont les obligations de diagnostic amiante pour le maître d’ouvrage ?

    L’obligation du maître d’ouvrage (MOA), c’est de se renseigner pour voir s’il y a présence de substances nocives (amiante, mais aussi HAP) dans les enrobés bitumineux. La responsabilité du MOA est donc déjà de regarder sa propre base documentaire, s’il a déjà procédé à un repérage à l’endroit précis où il prévoit de faire ses travaux. S’il n’en a pas, il peut s’adresser au gestionnaire de voirie pour voir si lui a quelque chose à communiquer. S’il n’y a rien, il doit procéder à un repérage et s’adresser à un diagnostiqueur pour le faire.

    Quelles sont les conséquences opérationnelles pour le MOA ?

    Pour le maître d’ouvrage, il est évident que cela a des conséquences en termes de processus et en termes de coûts – qu’ils soient directs ou indirects. Le fait de devoir faire un repérage allonge les délais. Ça alourdi le temps administratif lié à l’instruction du dossier. N’oublions pas que l’opérateur de repérage lui-même doit, le cas échéant, faire une déclaration conjointe, procéder à toutes les démarches relatives à la circulation (arrêtés de voirie, etc.). Enfin, lorsqu’il y a un repérage, c’est aussi l’augmentation du coût direct des travaux. Si il y a présence de l’amiante, ce coût augmente encore plus. À long terme on saura qu’il n’y a plus d’amiante et ce sera bénéfique pour tout le monde, mais dans une vision à court terme c’est évidement une augmentation des coûts pour le MOA.

    Quel est le rôle de Protys dans ce domaine ?

    Nous sommes spécialistes dans la proposition de solutions pour aider à structurer et à alléger ce temps administratif d’instruction des dossiers. Nous avons donc lancé une solution – suite à l’étude que nous avons mené depuis maintenant un an -, qui a pour vocation de centraliser les informations existantes (les RAT relatifs aux enrobés bitumineux), de façon à éviter que chacun fasse et refasse des RAT dès lors qu’il y en a qui existent déjà.

  • Offre d’emploi : responsable service amiante

    Offre d’emploi : responsable service amiante

    La société SPEBI, entreprise du Bâtiment spécialisée en ravalement et isolation thermique par l’extérieur (ITE), recherche un(e) responsable pour developper son service amiante.

    Sous la responsabilité du PDG, vous piloterez une équipe spécialisée amiante, mettrez en place les modes opératoires, et développerez l’activité désamiantage SS3.

    Profil

    • Autonome
    • Manager d’équipe avec sens de l’initiative et du développement
    • BAC + 4 avec la qualification amiante sous-section 3 (SS3) requise

    Informations

    • Contrat à durée indéterminée
    • Poste basé à Ivry-sur-Seine (94)

    > Veuillez adresser cv et lettre de motivation à l’adresse suivante : eric.balech@spebi.fr