Catégorie : AMIANTE

  • AC Environnement invente le diagnostic 4.0

    AC Environnement invente le diagnostic 4.0

    AC Environnement, leader du diagnostic immobilier en France et du BIM affiche une croissance de plus de 10 % de son CA pour 2018 à 53 M€. Cette année a été marquée par la création de son réseau de franchise et le développement son activité BIM. Pour 2019, il vise une croissance de 20 % avec une diversification sur de nouveaux marchés, une accélération dans le BIM et de nouvelles offres en réponse à la prochaine réglementation amiante.

    2018, l’année de lancement de son réseau de franchise Depuis bientôt 16 ans, AC Environnement connaît une croissance continue de ses activités. En 2018, le groupe s’est ouvert de nouveaux leviers de développement avec notamment le lancement de son réseau de franchise en fin d’année et le rachat d’ASE (Alliance Sud Expertise) à partir duquel il va déployer son propre réseau à l’échelle nationale. En ce début de 2019, il compte près de 70 agences dont une trentaine en propre et prévoit d’en créer une quinzaine. À terme il vise 120 points de vente à l’horizon 2022. Grâce à ce réseau, il entend densifier son maillage territorial et conforter sa position de leader sur le marché du diagnostic immobilier avant travaux et avant démolition comme en diagnostic immobilier transactionnel, location et copropriété.

    Diversifier ses marchés et répondre à la nouvelle réglementation amiante

    Le repérage amiante dans les bâtiments représente 85 % des activités d’AC Environnement soit 42 M€ de CA. Expert de ce secteur, il ouvre en 2019 un centre de formation pour répondre à la nouvelle réglementation sous-section 4 Amiante du code du travail qui doit entrer en vigueur en mars. Celle-ci oblige les artisans et les entreprises de l’ensemble du secteur du BTP à protéger et à former leurs équipes exposées au risque d’émission de fibres amiantes. Dans le même temps tous les propriétaires d’habitation d’effectuer un diagnostic amiante avant d’engager des travaux.

    AC Environnement propose depuis ce début d’année, une offre SS4 complète pour accompagner les chefs d’entreprise dans leur mise en conformité : depuis l’audit en passant par la réalisation de chantier test, la préconisation d’appareils respiratoires et d’équipements de protection individuelle appropriés, la rédaction des procédures et la formation. 2019 sera également l’année de l’ouverture à de nouveaux marchés comme la qualité de l’air intérieur et l’hygiène industrielle ainsi que les chantiers navals. Et AC Environnement continue de se préparer au marché du démantèlement des centrales nucléaires pour lesquels il est en cours d’accréditation.

    Devenir l’expert de la big data sur le bâti

    Pour les prochaines années, AC Environnement a de fortes ambitions pour son activité BIM initiée en 2018, qui doit devenir un pilier de développement du groupe. Fort d’une équipe de 15 experts, AC Environnement ambitionne de révolutionner le marché de la data sur le bâti et de créer « le diagnostic 4.0». En tant qu’expert de la donnée technique, il propose à ses clients une maquette numérique 3D associée à une plateforme digitale de gestion-maintenance CN BIM, leur offrant ainsi l’opportunité de mieux gérer leur bâti y compris le risque amiante dans un objectif d’économies de fonctionnement et d’investissement. Deux bailleurs sociaux comme Dynacité (Ain) et Dom’aulim (Limoges) sont les premiers à avoir adopté au quotidien CN BIM. Pour 2019, AC Environnement s’est fixé 3,5 M€ de CA dans le BIM et souhaite convaincre les secteurs industriels et tertiaires.

  • Désamiantage : 14 Règles Techniques pour uniformiser les pratiques en cours d’écriture

    Désamiantage : 14 Règles Techniques pour uniformiser les pratiques en cours d’écriture

    Le SEDDRe, en partenariat avec le SYRTA, a lancé un grand chantier de rédaction de Règles Techniques à destination des professionnels concernés par les travaux de désamiantage. L’idée : établir les règles de l’art de la profession. Le point sur le contenu du document final – en cours d’élaboration – avec Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail au sein du SEDDRe.

    Pourquoi le SEDDRe a t-il initié cette démarche ?

    Malgré une réglementation des plus contraignantes, les désamianteurs ne disposent pas de Règles Professionnelles partagées par l’ensemble des intervenants de la filière. Jusqu’à présent, la réglementation prescrit des objectifs et des moyens à déployer et chaque entreprise applique ses propres procédures. Par ailleurs, on peut retrouver des documents, produits par plusieurs organismes traitant des sujets du désamiantage. Mais ces documents n’ont qu’un statut de recommandations. Parfois très pertinents et parfois moins applicables sur chantiers. La problématique vient alors du fait que ces recommandations, bien que n’ayant pas de statut juridique, peuvent être exigées aux entreprises.

    Ces fiches sont consultables individuellement par chaque intervenant

    Ce sont les raisons pour lesquelles le SEDDRe et le SYRTA se sont associés et ont mis l’ensemble des acteurs de la filière autour de la table pour rédiger et valider 14 Règles Techniques, recensant les meilleures pratiques pour mener à bien un chantier de sous-section 3.

    Quelles sont les thématiques de ces 14 fiches ?

    Il s’agit de fiches techniques qui abordent le chantier de désamiantage de manière chronologique, mais suffisamment indépendantes pour pouvoir être consultables et utilisable individuellement. Ces Règles s’adressent d’abord aux directeurs techniques, encadrants techniques et les divers acteurs de contrôles. Les contenus seront ensuite déclinés et adaptés aux divers intervenant sur chantiers (opérateurs, encadrants de chantiers etc…). La première Règle traite ainsi des opérations en amont du chantier de retrait, avec d’une part les informations et les conséquences techniques du repérage avant travaux, et ensuite le contenu technique indispensable au plan de retrait. Cette fiche est avant tout à destination des entreprises de désamiantage, des maîtres d’œuvre et des agents de contrôle. Les Règles suivantes sont beaucoup plus opérationnelles et détaillent l’ensemble des problématiques concrètes rencontrées sur les chantiers, en les croisant avec les obligations réglementaires.

    Peut-on comparer ces fiches à des DTU ?

    Les DTU ne peuvent faire référence à des exigences réglementaires, alors que la majeure partie des techniques à mettre en œuvre sur un chantier de désamiantage découle d’objectifs précisément imposés par la réglementation. Dans notre cas, on parlera plus d’un statut de « règles professionnelles ». Ces règles sont élaborées par les entreprises membres du SEDDRe et SYRTA, puis validées par un comité composé d’instances officielles. De la même manière, nous souhaitons intégrer dans la démarche des représentants des assurances afin que toute la chaîne des intervenants soit sur la même ligne et de se rapprocher au plus près de la valeur juridique des DTU.

  • Des mesures d’empoussièrement utiles pour des mesures de sécurité efficientes

    Des mesures d’empoussièrement utiles pour des mesures de sécurité efficientes

    Les mesures d’empoussièrement lors des travaux de désamiantage sont, d’un point de vue réglementaire, parfaitement encadrées. Mais pas forcément toujours pertinentes, notamment lors de certains chantiers ou dans des conditions de travail particulières. Des situations qui doivent amener les professionnels à « adapter » leurs obligations réglementaires pour obtenir des mesures cohérentes, utiles et donc, exploitables pour la sécurité des salariés. Le point avec Thomas Lesser, président de BET2C.

    Pouvez-vous nous présenter BET2C ?

    BET2C est une société qui a été fondée il y a 21 ans. A l’origine, nous étions un bureau d’études spécialisé dans la structure des bâtiments. En 2010-2011, nous avons décidé d’élargir notre champ d’intervention dans l’ensemble des ingénieries techniques du bâtiment, et notamment les études thermiques, les études des fluides, et les études électriques, pour être en mesure de proposer pour un panel complet d’études techniques à nos clients, tant sur de la construction neuve qu’en rénovation. En 2015, en complément de ces activités, une nouvelle association nous a permis de développer une compétence en maîtrise d’œuvre et dans le traitement des polluants du bâtiment, spécialement l’amiante et le plomb. Nous intégrons à l’heure actuelle des compétences en économie de la construction et en sécurité incendie.

    Vous parlez de la nécessité « d’exploiter des mesures utiles ». Comment cela se traduit-il sur le terrain ?

    Le Code du Travail impose des mesures d’empoussièrement (environnementales et individuelles) pour protéger les opérateurs et l’environnement du chantier. Ces mesures permettent de surveiller le respect de la Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP). Les mesures dites « environnementales » consistent en des prélèvements fixes permettant de contrôler la concentration de fibres d’amiante dans l’air avant, pendant et après les travaux. Ces prélèvements sont réalisés grâce à des pompes, dont l’emplacement, le débit et le nombre sont fixés par des dispositions du Code du Travail et d’une norme. Cependant, ces obligations telles qu’elles sont décrites peuvent entraîner des mesures inexploitables, donc inutiles.. Ce qui peut nous amener dans certains cas à ne pas avoir une lecture « au pied de la lettre » de ces dispositions, quand l’environnement de travail ne nécessite techniquement pas de les mettre en œuvre telles quelles.

    Par exemple, le fait de réaliser un état initial avec des mesures en extérieur et en plein vent n’est pas une mesure utile, puisque nous savons, dans ce cas, que cette mesure initiale ne fera pas apparaître de fibres d’amiante. De la même manière, nous ne ferons pas poser deux pompes à deux mètres l’une de l’autre s’il apparaît, dans la configuration du chantier, que les zones à mesurer se confondent. Pour le maître d’ouvrage (MOA), le gain d’une telle approche est d’abord financier. Et ce, surtout sur des chantiers de petites surfaces ou de quelques jours. Il faut bien avoir à l’esprit que la métrologie liée aux mesures d’empoussièrement peut représenter 25 à 30% des coûts…

    Cette approche nous paraît d’autant plus fondée que nous ne rencontrons pas de difficultés avec l’inspection du travail, dès lors que nous expliquons clairement les motivations des choix qui sont faits. Mais il est indispensable de les expliquer et de les justifier dans le plan de retrait. L’idée est de bien orienter les mesures pour en tirer des conclusions valables et utiles pour la surveillance de l’environnement du chantier et pour la sécurité sanitaire des opérateurs et des occupants. L’orientation des stratégies de prélèvements sont notées explicitement dans le CCTP pour que l’entreprise les intègre dans son plan de retrait. Dans certaines situations particulières, nous pouvons être amenés à en discuter préalablement avec l’inspection du travail.

    L’arrêté du 31 mai 2018 va venir modifier substantiellement les prélèvements sur opérateurs. Pouvez-vous nous en parler ?

    Les prélèvements sur opérateur constituent l’autre partie de la surveillance des empoussièrements. Il s’agit de mesures individuelles, réalisées avec des pompes posées sur les opérateurs, qui permettent de surveiller leur exposition aux émissions de fibres d’amiante, et de garantir le respect de la VLEP. Le cas échéant, ces mesures permettent d’ajuster le niveau de protection individuelle et collective.

    Concernant les mesures individuelles, les dispositions de l’arrêté du 14 août 2012 imposent que la stratégie d’échantillonnage et la stratégie d’analyse conduisent au dénombrement d’au moins 100 fibres d’amiante ou à l’atteinte d’une sensibilité́ analytique inférieure ou égale à 1 fibre par litre.

    Cependant, sur un plan opérationnel et pour des tâches courtes ou générant beaucoup de poussières autres que d’amiante, les laboratoires rencontraient de grandes difficultés pour obtenir cette sensibilité analytique. D’où des résultats non exploitables ou non recevbkes réglementairement..
    L’arrêté de mai 2018 a tenu compte de ces difficultés qui sont très rapidement apparues chez les désamianteurs et les entreprises de Sous-section 4. Le projet Carto de l’OPPBTP a mis en évidence ces problématiques, ce qui a permis d’envisager les assouplissements que ce nouveau texte a mis en place.

    Notamment, la sensibilité analytique peut désormais être adaptée jusqu’à 3 fibres par litre, sous réserve de démontrer l’impossibilité technique d’atteindre ces objectifs à cause d’un empoussièrement général qui entraînerait un taux d’obscurcissement des ouvertures de grilles de microscopie supérieur à celui prévu par la norme NF X 43-050 et/ou de tâches très courtes. Cette évolution va faciliter le travail des entreprises de Sous-section 4, ainsi que celles des entreprises de désamiantage mettant en œuvre des processus très émissifs (toutes poussières confondues), en imposant moins de prélèvements et d’analyses rendus inutiles par la particularité du chantier.

  • Confinement amiante : des solutions d’encoffrement pour chaque application

    Confinement amiante : des solutions d’encoffrement pour chaque application

    Moins coûteux et plus rapide qu’un désamiantage total, les solutions d’encoffrement amiante permettent d’allonger – en toute sécurité – la durée de vie du bâti afin de laisser le temps aux maîtres d’ouvrage de prévoir le budget pour un retrait futur de l’amiante. Polyasim, fabricant et distributeur de produits de confinement et d’encapsulage, propose des solutions de haute technicité dédiées à des applications spécifiques.

    Les produits Polyasim pour l’encoffrement ont pour points communs la facilité d’usage, la technique d’application (airless, rouleau ou pinceau), la composition à base aqueuse – limitant l’utilisation d’équipements de protection individuelle -, ainsi que les garanties associées : garantie décennale, étanchéité à l’air et à l’eau. Polyasim est par ailleurs le seul fabricant à former les applicateurs de ses produits. Pour s’engager plus loin dans la technicité, le fabricant a fait le choix de développer un produit par destination et par support. Le fabricant offre ainsi la gamme la plus large de solutions d’encoffrement, que ce soit pour les murs intérieurs, extérieurs, les sols ou encore les plafonds.

    ENCOFFREMENT INTÉRIEUR

    Polyasim a identifié trois destinations pour l’intérieur.

    Pour les sols

    Le Polyasim Grip Floor est une résine à base d’eau qui se polymérise avant de se réagglomérer afin de recréer une dalle virtuelle en reprise. Cette solution peut être utilisée avec un ragréage du sol pour refaire des ensembles complets (Début 2019), ou en sous-section 4 (SS4) dans le cadre de travaux d’urgence. Le Polyasim Grip Floor est tout spécifiquement conçu pour les sols, avec un séchage spécifique et la prise en compte des contraintes vibratoires. En savoir +

    Pour les murs

    Produit fibré mais tout de même applicable en air-less, le Polyasim Fiberflam sert – une fois appliqué – de base d’accrochage, pour permettre la finition. Sa résistance au feu lui permet par ailleurs de répondre aux normes Feu associées aux immeubles de grande hauteur (IGH). Le Polyasim Fiberflam est un produit tout en un multi-destination Intérieur, qui permet de traiter tout type de surface comme une cage d’escalier béton avec peinture amianté ou plomb, une descente d’eau de pluie ou encore des passages de câbles. Il peut également s’appliquer sur les plafonds, mais ne remplacera par le produit précédent pour les sols, ne disposant pas de la même élasticité. En savoir +

    Pour les plafonds

    Le Polyasim Grip Roof est conçu pour la sous-face des toitures fibro-ciment. Cette solution en base aqueuse n’agresse pas le support lors de la pulvérisation, le fibro-ciment étant très sensible. Appliqué à très basse pression, le Polyasim Grip Roof pénètre la fibre et la polymérise définitivement. En savoir +

    ENCOFFREMENT EXTÉRIEUR

    Une deuxième famille de produits est dédiée aux applications extérieures.

    Pour les toits

    Produit trois-en-un, le Polyasim Roof est une solution d’encoffrement, d’étanchéité (résistance aux intempéries et aux UV) et de finition avec plusieurs coloris. Elle bénéficie d’une durabilité très longue : le Polyasim Roof résiste au gel la nuit et aux 30 degrés de l’après-midi. Ces variations de températures, qui font craquer n’importe quel produit peu technique, ne porte pas atteinte à l’intégrité de la solution grâce à son élasticité de plus de 400 %. Si le produit bénéficie d’une garantie décennale, sa durée de vie peut dépasser les 20 ans. En savoir +

    Pour les façades

    Nouveauté 2018, le POLYASIM FACAD+ est un produit unique sur le marché. Cette solution fibrée a une élasticité supérieure à tous les enduits de façade existants (> 400%) et peut être teintées masse, avec la possibilité de reproduire la teinte du bâtiment à traiter. Les maîtres d’ouvrage ont ainsi un produit clé en main qui assure dans un même temps l’encoffrement et la finition. En savoir +

  • Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Sauf clause expresse contraire, les obligations pesant sur le promoteur immobilier envers le preneur n’exonèrent pas le bailleur de la prise en charge des travaux désamiantage nécessaires à l’activité stipulée au bail, a jugé fin 2018 la Cour de cassation.

    En l’espèce, une association avait pris à bail commercial un immeuble destiné à usage de crèche et avait préalablement conclu un contrat de promotion immobilière avec la société Solefim pour la conception et la réhabilitation de l’immeuble. Ayant découvert la présence, sur la toiture du bâtiment, de plaques de fibrociment contenant de l’amiante, Solefim a réalisé des travaux de retrait d’amiante non prévus dans son contrat et l’association a assigné la bailleresse en paiement de la somme correspondant au prix des travaux de désamiantage ainsi qu’en réparation du préjudice financier entraîné par le retard de la livraison de l’immeuble.

    Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Pour rejeter ces demandes, les juges avaient retenu qu’en vertu du contrat de promotion immobilière, la société Solefim était tenue à une obligation de résultat qui comprenait celle « d’identifier et de contrôler la conformité de l’immeuble et son opération de réhabilitation aux règles de sécurité, d’hygiène et d’urbanisme en vigueur, y compris, par conséquent, celle relatives à la présence de matériaux ou de produits en amiante […] le projet de promotion immobilière de la société Solefim comprenant la description technique et l’offre financière était annexé au bail, de sorte que l’association ne peut, ni se prévaloir de son ignorance quant à la présence de matériaux en amiante, ni reprocher au bailleur de ne pas l’avoir dénoncée, ni lui réclamer de répondre de l’obligation d’enlever les matériaux ou de supporter le coût de leur retrait, ni a fortiori, lui demander de l’indemniser des retards dans la livraison de l’immeuble ».

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur lextime.fr

  • Comment sécuriser les risques « amiante » et « plomb » ?

    Comment sécuriser les risques « amiante » et « plomb » ?

    La découverte de présence d’amiante ou de plomb lors de la phase des travaux modifie en profondeur la nature d’un projet de restructuration d’un bâtiment : dépassement des délais, augmentation des coûts, intervenants supplémentaires… S’il n’est pas toujours possible d’avoir toutes les informations avant le démarrage du chantier, les conséquences peuvent toutefois être limitées en veillant à sécuriser les conditions contractuelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise générale vis à vis des risques amiante et plomb. Explication avec Sébastien Bony, dirigeant de CEDRES (Filiale du Groupe ROUBO).

    Pour aller plus loin :

    https://staging.amelioronslaville.com/2018/11/08/contrat-securiser-risque-amiante/

    https://staging.amelioronslaville.com/2018/07/05/la-qualite-du-reperage-cle-de-reussite-de-levaluation-des-risques-lies-a-lamiante/

    https://staging.amelioronslaville.com/2017/11/27/evaluation-predictive-amiante-cedres/

  • Nouvel arrêté de compétence : une simplification attendue !

    Nouvel arrêté de compétence : une simplification attendue !

    Le nouvel arrêté de compétence est paru le 2 juillet dernier et sera applicable aux diagnostiqueurs immobiliers à compter du 1er avril 2019. Outre le fait qu’il allonge la durée de la certification de deux ans, il vient également unifier les méthodes de contrôle et les exigences attachées au renouvellement des certificats, il définit les pré-requis et durées de formations initiales et tout au long de la certification et rend la certification des organismes de formation obligatoire, posant ainsi des bases harmonisées de compétences et d’exigences pour la formation des diagnostiqueurs. Le point avec Lionel Janot, Président de la FIDI.

    Quelles avancées ce nouveau texte porte-t-il pour la profession ?

    Tout d’abord, il simplifie le corpus réglementaire sur le sujet des formations et des renouvellements de certifications en rassemblant l’ensemble des textes en un seul. Et surtout, il unifie les méthodes et les obligations sur l’ensemble des six domaines du diagnostic immobilier : amiante, DPE, gaz, électricité, termites et plomb et impose aux organismes de formation d’être certifiés, donc d’appliquer des règles communes et d’être eux-mêmes régulièrement audités. Les professionnels attendaient cela depuis un moment. En ce sens, c’est déjà une belle avancée.

    L’allongement du délai de 5 à 7 ans pour la recertification, est également une amélioration que nous souhaitions depuis longtemps, sous réserve que rapporté à la durée, le coût soit le même pour le diagnostiqueur. Nous sommes la seule profession à qui on demande de faire la preuve de ses compétences à échéances aussi rapprochées. C’est rassurant pour les clients, mais terriblement chronophage et coûteux pour les professionnels. La certification a été un vrai plus pour la profession, car elle a permis la montée en compétence des bons professionnels et l’élimination des « canards boiteux ». Ce fut très bénéfique pour la profession.

    Enfin, la mise en place du contrôle global sur ouvrage en lieu et place des QCM va permettre d’avoir un véritable contrôle des compétences concrètes des diagnostiqueurs, car il se fera sur l’ensemble des six domaines de compétence.

    Constatez-vous cependant des manques dans l’arrêté ?

    Ce ne sont pas de manques ! Il reste surtout à définir certaines modalités techniques de son application. C’est pourquoi l’ensemble des fédérations représentatives de la filière du diagnostic travaille actuellement en groupe de travail inter-syndical avec le ministère, tant pour prévenir les risques d’interprétation des points trop peu précis dans l’Arrêté que pour harmoniser les pratiques, en rédigeant un « guide d’accompagnement » qui permettra une mise en oeuvre homogène.

    Il aurait également été intéressant d’uniformiser les examens au niveau des OC, et d’étendre encore la durée des certifications : 5 ans, c’était court ; 7 ans, c’est mieux. Mais les procédures de surveillance sont suffisantes pour éviter les mauvaises habitudes et permettre les remises à niveau, même au-delà de 7 ans. Et s’il est important de se faire auditer régulièrement, il faudrait faire en sorte que cela ne génère pas de coûts trop importants en regard d’un marché qui va souvent vers le moins-disant.

    Enfin, de nombreuses questions se posent sur l’articulation entre ce texte et ceux qui étaient attendus sur l’amiante en particulier, pour le volet « avant-travaux » : sur ce point, seuls les ministères et administrations concernés détiennent les réponses…

  • Labocea : l’indépendance et la neutralité d’un laboratoire public

    Labocea : l’indépendance et la neutralité d’un laboratoire public

    LABOCEA est le premier laboratoire public territorial d’analyses de France, avec plus de 560 collaborateurs et 20 000 m² de plateaux techniques répartis sur cinq sites en Bretagne. Si la part la plus importante de l’activité est surtout constituée par les analyses vétérinaires et le contrôle alimentaire, la part consacrée à l’expertise amiante est en pleine croissance. Le point avec Thomas Ullois, responsable du service amiante.

    Pouvez-vous nous présenter LABOCEA ?

    LABOCEA est le premier laboratoire public territorial, issu du regroupement de 3 laboratoires (IDHESA Bretagne Océane, LDA22 et ISAE) et présent sur 5 sites en Bretagne : Brest, Quimper, Saint-Brieuc, Combourg et Fougères. Ce regroupement a été opéré sous l’impulsion des collectivités locales qui souhaitaient mettre en place un outil public d’analyses multi-compétences.
Aujourd’hui, LABOCEA regroupe 550 collaborateurs sur 22 000 m2 de plateformes techniques, et est accrédité sur 32 programmes par le Cofrac. Nous comptons plus de 20 000 clients dont les collectivités.

    Le statut de laboratoire public présente-t-il des particularités ?

    Notre statut de laboratoire public nous confère indépendance et neutralité vis-à-vis des intérêts privés. D’autre part, la nature de notre mission, qui est directement liée à des enjeux de sécurité sanitaire relève naturellement d’une mission de service public.

    Quels services LABOCEA propose-t-il ?

    Le cœur de notre métier est essentiellement constitué par l’activité agroalimentaire et environnement ainsi que la santé animale. L’amiante représente une faible part de l’activité de LABOCEA. LABOCEA a démarré son activité amiante en 2010, à la demande des élus des collectivités qui participent à la gestion du laboratoire. Nous sommes accrédités depuis 2013 sur la partie « amiante dans les matériaux » et depuis 2017 pour l’analyse des mesures d’empoussièrement.

    Nous procédons également à des analyses régulières pour les bâtiments des collectivités qui prévoient des réaménagements et des travaux. Pour l’amiante, comme pour l’ensemble de nos activités d’analyses, l’organisation de LABOCEA vise la polyvalence. C’est un modèle technique qui nous permet d’obtenir une véritable implication des collaborateurs en leur offrant la possibilité d’avoir une vision globale de l’analyse. De la même manière, nous avons la volonté d’être accrédités sur un maximum de programmes pour être en capacité de répondre à n’importe quelle demande.

    Quelles évolutions prévoyez-vous sur le marché de l’analyse amiante ?

    Les différents arrêtés pris ces deux dernières années ont durci les exigences en imposant des contrôles plus poussés. La norme LAB GTA 44, qui encadre l’ensemble des problématiques amiante inclus dans des matériaux impose également des méthodologies de plus en plus précises et efficaces, notamment en ce qui concerne le traitement des matrices.

    Concernant LABOCEA en particulier, nous intensifions l’informatisation de nos flux avec nos clients, ce qui nous permet de leur offrir un service personnalisé, et d’améliorer la restitution des résultats. Nous poursuivons également le développement de notre système de navettes entre nos différents sites pour éviter à nos clients d’avoir à se déplacer : ils peuvent ainsi déposer leurs échantillons sur le site LABOCEA le plus proche, et ils sont acheminés par nos soins sur le site de Quimper.

  • Entretien avec le SEDDRe : la pédagogie du concret au service des entreprises et des maîtres d’ouvrages

    Entretien avec le SEDDRe : la pédagogie du concret au service des entreprises et des maîtres d’ouvrages

    Le SEDDRe (Syndicat des Entreprises de Déconstruction, Dépollution et Recyclage), co-organisateur dès l’origine des Grands Circuits Filière Amiante depuis 2016, poursuit l’aventure avec Univers Amiante en 2019. L’occasion de dresser un état des lieux des objectifs, des ambitions et des réalisations de ces journées de rencontre des acteurs de l’amiante. Le point avec Sébastien Sureau, Délégué Général du SEDDRe.

    Quels sont les enjeux actuels pour la filière que le SEDDRe considère comme prioritaires ?

    La priorité que nous identifions, c’est avant tout la sensibilisation de la maîtrise d’ouvrage (MOA) et de la maîtrise d’oeuvre (MOE) à l’ensemble des problématiques liées à l’amiante. Car eux seuls peuvent influencer à long terme sur le bon déroulement des chantiers. A l’inverse, leur désintérêt ou leur méconnaissance de la problématique amiante est souvent à l’origine des difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés.

    Notre enjeu se résume donc à faire en sorte que MOA et MOE se saisissent de la problématique amiante, connaissent leur rôle et celui de chacun des acteurs amenés à intervenir sur un chantier.

    Parmi les problèmes qui peuvent être rencontrés à propos des MOA, on retrouve fréquemment des diagnostics qui ne correspondent pas aux travaux à réaliser, car les MOA n’ont au départ pas envisagé l’exhaustivité des travaux qu’ils souhaitent finalement effectuer. Ces mauvaises évaluations initiales peuvent déboucher sur la découverte d’amiante en cours de travaux.

    Ce sont des situations encore assez fréquentes aujourd’hui, qui résultent souvent du fait que le MOA n’est pas un « sachant » en matière d’amiante. Il s’agit donc de circonstances involontaires. Il existe également des cas de fraude manifeste pour lesquels le MOA tente de faire réaliser des travaux de réparations, alors qu’il s’agit en réalité de travaux de retrait d’amiante. Ces cas relèvent de l’inspection du travail et de la DIRECCTE.

    Les étapes du Grands Circuits visent, pour nous à renforcer les connaissances des MOA. De même, nous militons pour que les MOA aient recours à une MOE spécialisée pour se faire accompagner dans le choix des prestataires, les diagnostics, le déroulement des travaux. Il s’agira souvent de bureaux d’études ou d’économistes de la construction, qui peuvent garantir une parfaite information avant le début du chantier, et permettent un bon déroulement de celui-ci.

    Quel bilan tirez-vous des Grands Circuits 2018 ? Et qu’attendez-vous de ceux de 2019 ?

    En 2018, nous avons réussi à co-construire un programme pédagogique sur la manière dont doit se dérouler un chantier de A à Z, tout au long des interventions des partenaires du Grand Circuit. Un processus logique a pu être présenté aux participants, ce qui a forcément permis que leurs questions soient beaucoup plus précises et orientées métiers.

    J’ai le sentiment que nous avons construit un « déroulé » qui correspondait aux attentes des participants, qui a généré beaucoup de questions pertinentes des participants, lesquelles nous ont permis de capitaliser sur les bonnes pratiques et les expériences de chacun.

    Pour l’édition 2019, il y aura encore plus de temps pour les échanges ; et nous débuterons chaque atelier par une table ronde de « débroussaillage » du sujet pour accrocher rapidement l’attention des participants et dérouler des présentations encore plus opérationnelles.

    Le SEDDRe a récemment intégré en son sein la filière de gestion et de recyclage des déchets du BTP. Quels sont les attentes et vos projets sur l’ensemble de la filière ?

    La fusion des entreprises de déconstruction, de dépollution et de recyclage a effectivement eu lieu le 1er juin dernier. Elle s’est opérée dans un contexte d’importance croissante de l’enjeu relatif à la gestion et à la valorisation des déchets de chantiers, qui sont depuis longtemps une obligation pour les entreprises de déconstruction, lesquelles sont donc bien évidemment en recherche de solutions techniques et économiques fiables et éprouvées.

    Nous sommes un peu un « facilitateur de rencontres ».

    L’objectif est évident : travailler ensemble nous permettra de lever les freins techniques et de trouver l’optimum économique du fonctionnement de la filière, d’amont en aval. De plus, en étant dans le même syndicat, des partenariats se nouent naturellement. De ce point de vue, nous sommes un peu un « facilitateur de rencontres ».

    Nous nous mobilisons également sur l’évolution réglementaire de 2019 qui va faire évoluer les obligations de traitement et de valorisation des déchets. En étant groupés, nous espérons faire entendre nos positions et partager nos enjeux avec le ministère.

  • Amiante dans les matériaux et dans l’air : quelles méthodes d’analyse ?

    Amiante dans les matériaux et dans l’air : quelles méthodes d’analyse ?

    L’analyse des prélèvements d’air et de matériaux doit répondre à des exigences législatives et réglementaires, tant sur le plan des méthodes de comptage que des technologies utilisées à cet effet. Maxime Misseri, géologue chez AD-LAB, nous présente les méthodes d’analyse très spécifiques : l’analyse d’amiante tout un art.

    « La spécialité d’AD-LAB est l’analyse de l’amiante d’occurrence naturelle, explique Maxime Misseri. Néanmoins, AD-LAB réalise aussi les analyses plus courantes à savoir la recherche d’amiante dans les matériaux et produits du bâtiment et la recherche d’amiante dans l’air ».

    « Ces analyses courantes ne sont néanmoins pas simples à réaliser afin d’obtenir un résultat fiable. Pour ce type d’analyses, poursuit Maxime Misseri, la phase de préparation des échantillons est fondamentale. L’amiante est une fibre de très petite taille qui reste complexe à détecter.

    Un soin particulier apporté à la préparation des échantillons de matériaux va permettre de détecter les fibres les plus fines. Il est donc indispensable de préparer l’échantillon de la manière la plus adaptée et qui permettra d’éliminer le plus possible de matrice, que ce soit par calcination, avec de l’acide, de l’eau, etc… la préparation est fondamentale et permet généralement d’éliminer 80 % de la matrice ».

    Pour les analyses d’air, la préparation est également une part importante du travail. Il est indispensable d’obtenir une grille de microscope électronique représentative de l’échantillon de départ. C’est-à-dire avec suffisamment de matière dessus afin de récupérer et d’observer les fibres, mais sans en avoir trop pour ne pas que les autres particules masquent l’observation des fibres d’amiante. Il est donc indispensable de respecter le pourcentage d’obscurcissement des grilles indiqué dans la norme.

    Ensuite, pour les matériaux comme pour l’air, l’analyste devra passer un temps suffisant pour lui permettre de trouver les fibres et de les identifier correctement.