Catégorie : AMIANTE

  • « L’amiante au cœur des métiers du BTP » – Entretien avec Daniel Cerutti (FDBTP 54)

    « L’amiante au cœur des métiers du BTP » – Entretien avec Daniel Cerutti (FDBTP 54)

    Président de la société Wig France Entreprises, spécialisée dans les opérations de désamiantage et de gros-œuvre, Daniel Cerutti nous fait partager sa vision du marché de l’amiante, à la fois en tant qu’entrepreneur du secteur, mais également avec la vision plus large de président de la Fédération Départementale du BTP de Meurthe-et-Moselle.

    Quelles sont les particularités du marché de l’amiante dans votre secteur géographique ?

    Le Grand-Est est une ancienne région industrielle, qui compte de nombreuses entreprises ayant été construites au début du 20ème siècle. Par conséquent, toutes ces structures intègrent, sous une forme une autre, de l’amiante.

    A l’époque, le matériau servait à lutter contre le feu et les vibrations. L’amiante avait donc toute sa place dans les structures industrielles de la région. Il faut souligner que les mentalités ont vraiment évolué dans le domaine, et que la prise de conscience du danger est désormais bien ancrée dans les esprits : tous les acteurs de la filière, bailleurs publics et privés, entreprises du bâtiments, industriels et institutionnels… tous ont conscience des enjeux de santé publique et agissent concrètement chacun à leur niveau.

    Ainsi par exemple, à l’image de ce qui se passe dans le Grand Paris, lorsqu’un logement social est vacant, le bailleur – conscient de la problématique – fait réaliser des travaux de maintenance et donc de désamiantage si nécessaire, dans le respect des règles de la SS4. Autrement dit, on parvient à mettre en œuvre toutes les solutions nécessaires pour respecter la réglementation, la santé des travailleurs et les lois sur l’environnement.

    Par ailleurs, sur ce sujet, on constate un développement du nombre de centres de formations SS3 ou SS4 sur le territoire. Tout cela nous autorise à considérer que la région, sur le front de l’amiante, est un bon élève, appuyé et soutenu en cela par un partenariat avec la Dirrecte et la Carsat.

    Quelles ont été les initiatives de la Fédération dans le domaine ?

    Avec la FDBTP 54, nous avons travaillé sur des actions pour sensibiliser les acteurs du bâtiment sur les problématiques, les enjeux et les bonnes méthodes à suivre dans le domaine de l’amiante.

    Un conseiller formation a été nommé pour accompagner les entreprises et, au niveau régional, un responsable métier s’attache à mettre en œuvre et à coordonner l’ensemble des réunions en partenariat avec la Carsat, la Direccte et les entreprises de désamiantage.

    Les résultats ont été convaincants, puisque les électriciens ont répondu largement présents. Actuellement, nous œuvrons auprès des menuisiers, avant de déployer nos actions sur l’ensemble des corps d’État.

    Au-delà, les chefs d’entreprise et les maîtres d’ouvrage ont bien compris que l’amiante doit être éradiqué, même si sa suppression est complexe du point de vue économique, du respect des procédures et de l’organisation du travail. Notre rôle consiste donc à recruter un nombre croissant d’entreprises de l’artisanat pour les sensibiliser et, pour protéger nos adhérents et préserver leurs activités, de leur offrir tous les outils nécessaires à une lutte efficace contre le risque amiante.

    Dans les années à venir, quelle évolution pouvez-vous anticiper ?

    On peut aisément imaginer que la problématique de l’amiante sera encore très présente dans les 25 prochaines années. Là où l’enjeu se situe actuellement, c’est sur la formation et sur la valorisation du métier.

    Nous ne sommes pas sur des métiers « bouche-trous » et sans compétence, bien au contraire. Un désamianteur est un opérateur technicien qui a reçu une formation très technique, complète et reconnue. Le CQP a déjà été retenu et nous devons encore aller plus loin en ouvrant cette voie à l’apprentissage. Car comment envisager de sauver la planète sans une gestion globale de l’amiante, de son prélèvement à la gestion de ses déchets ?

  • Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    La découverte de présence d’amiante lors de la phase des travaux modifie en profondeur la nature d’un projet de restructuration d’un bâtiment : dépassement des délais, augmentation des coûts, intervenants supplémentaires… S’il n’est pas toujours possible d’avoir toutes les informations avant le démarrage du chantier, les conséquences peuvent toutefois être limitées en veillant à sécuriser les conditions contractuelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise générale vis à vis du risque amiante. Explication avec Sébastien Bony, dirigeant de CEDRES (Filiale du Groupe ROUBO).

    Pourquoi le maître d’ouvrage se trouve en difficulté dans la réalisation de la forfaitisation d’un chantier ?

    Lorsque le maître d’ouvrage (MOA) récupère les résultats de la recherche d’amiante effectuée par le vendeur de l’immeuble, il est tenu de vérifier si cette recherche est exhaustive ou non, et de veiller à ce qu’elle soit en adéquation avec le programme de travaux qui sera exécuté par l’entreprise générale. Il est en effet très fréquent qu’un rapport de repérage soit incomplet car des parties d’ouvrage n’étaient pas accessibles ou des équipements sont restés en fonctionnement. L’idéal est de réaliser une recherche complémentaire avant de signer le contrat avec l’entreprise générale, qui ne doit avoir aucun doute sur la localisation de l’amiante.

    Du fait des contraintes économiques qui pèsent sur l’acquéreur, il n’est pas rare que ce dernier ne puisse pas réaliser cette recherche complémentaire. Il se tourne alors très souvent vers l’entreprise générale pour lui demander de valoriser le coût des travaux et de remettre un prix forfaitaire. Or, un surcoût sera généré si de l’amiante – ou du plomb par ailleurs – est découvert : l’entreprise chiffrera l’opération de désamiantage sans arbitrer le prix, tout en appliquant un coefficient. Le MOA prendra le prix qui lui est annoncé.

    Il est donc indispensable que la question relative à l’amiante soit maîtrisée et que les interventions portant sur ce sujet soient encadrées avant même de signer le contrat avec l’entreprise générale.

    Dans cette situation, comment encadrer le risque financier ?

    Il faut que les deux parties – le MOA et l’entreprise générale – puissent signer en ayant mis une provision sur l’encadrement de l’incertitude. Ou plutôt de ce dont on a la connaissance : que l’on ne peut pas faire de recherche avant la vente et le démarrage des travaux.

    La sécurisation, c’est ainsi de pouvoir démarrer les travaux tout en se disant qu’il y aura une recherche d’amiante complémentaire réalisée selon un périmètre de repérage qui aura été établi au préalable entre le MOA et l’entreprise générale, et spécifié dans les clauses contractuelles. Les conditions essentielles du marché de travaux entre les deux parties ne seront ainsi pas remises en cause une fois que le repérage complémentaire aura été réalisé.

    Certaines étapes du chantier se prêtent particulièrement bien à cet exercice de recherche complémentaire. La phase de curage par exemple, à l’initiation du chantier, présente l’avantage de mettre à nu certains matériaux susceptibles de contenir de l’amiante. Il n’est ainsi pas rare que les opérations de curage d’un bâtiment précèdent une recherche complémentaire de l’amiante afin de poursuivre les inspections des parties d’ouvrage et aboutir l’exhaustivité de la recherche. Cette recherche complémentaire s’inscrit dans la garantie de la sécurité des travailleurs de l’entreprise générale. La bonne pratique consiste donc à débattre en amont des dispositions contractuelles et financières relatives à la recherche et à l’éventuelle découverte d’amiante lors de cette phase de curage et d’asseoir la méthodologie d’intervention.

    Dans quel autre cas l’exhaustivité de la recherche peut-elle être remise en question ?

    Il y a un point de vigilance à avoir concernant le Dossier Technique Amiante (DTA), qui est parfois mal compris. Ce document est la représentation de l’amiante qui est visible et accessible. L’acquéreur de cette donnée ne peut pas s’en satisfaire et doit impérativement engager une recherche complémentaire de la présence d’amiante, tout en veillant à programmer d’autres recherches complémentaires pour sécuriser son contrat. En effet, le repérage exhaustif permet au maître d’ouvrage puis à l’entreprise générale de mener et d’aboutir leurs obligations en matière d’évaluation des risques. le MOA pourra s’assurer que les éléments qui sont portés à la connaissance de l’entreprise générale lui permettent de réaliser les travaux sans incertitudes, plus il sera protégé.

    Plomb versus amiante : quid de la stratégie d’évaluation et de prévention des risques pour la sécurisation du contrat de travaux ?

    L’évaluation des risques menée par le MOA vis-à-vis du risque de présence de plomb est comparable à celle de l’amiante dans la recherche des situations de travail à risque d’exposition à une substance chimique dangereuse. Le contrat entre le MOA et l’entreprise générale devra montrer que les obligations d’information, d’évaluation des risques permettent une sécurisation opérationnelle et financière des conditions de réalisation du marché de travaux.

  • Conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) « amiante », Cèdres recrute à Marseille

    Conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) « amiante », Cèdres recrute à Marseille

    CEDRES (Conseil Expertise Dépollution Risque Environnement Sécurité) apporte son expertise vis-à-vis des travaux de dépollution des bâtiments et des sols, notre spécialité est la gestion du risque amiante mais elle est associée à la gestion du risque plomb et s’étend à la dépollution des sols et la géotechnique.

    Ingénieur bâtiment / environnement / amiante (H/F)

    Rattaché(e) à la direction de l’exploitation, vous interviendrez pour des missions de conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) sur des problématiques d’analyse de la situation « amiante », de traitement de l’amiante. Vos missions : Analyser les problématiques « amiante », les situations de risque d’exposition à l’amiante, rédiger des rapports d’évaluation technique et financière des travaux à engager/Consulter, cadrer et suivre des missions permettant l’évaluation des risques amiante (repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante, des mesures du niveau d’empoussièrement)/Etablir des pièces écrites de consultation (DCE) et assister le client dans la désignation de l’entreprise adaptée/Préparer et suivre les travaux avec l’établissement d’Ordres de Services, comptes-rendus de chantier, PV de réception/Organiser et/ou animer les réunions de projet/Suivre les chantiers sur le plan administratif, réglementaire et financier.

    Contact pour le recrutement

    Maud MANCUSI au 07 78 41 49 42

    Rencontrez également CEDRES à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante. Plus d’infos ici <

     

     

     

     

  • AD-LAB, spécialiste de l’amiante d’occurrence naturelle

    AD-LAB, spécialiste de l’amiante d’occurrence naturelle

    L’analyse des prélèvements de matériaux et d’échantillons d’air répond à une double exigence relevant de la santé publique et de la santé au travail. Maxime Misseri, géologue, nous présente la spécialité d’AD-LAB : l’analyse des prélèvements d’amiante d’occurrence naturelle.

    « Les exigences du Code du Travail et du Code de la Santé Publique concernent de plus en plus précisément l’amiante d’occurrence naturelle. Même si nous intervenons dans les bâtiments, avec, en amont, l’élaboration des stratégies de prélèvements, nous sommes spécialisés dans l’analyse des fibres d’amiante d’occurrence naturelle. Nous sommes capables de distinguer celles qui sont concernées par la réglementation, puisque certaines d’entre elles ne sont pas considérées comme dangereuses. La famille minérale des amphiboles à laquelle appartient certains amiantes comprend plus de 200 types, parmi lesquels 6 types doivent être identifiées pour leur nocivité ».

    Une spécialisation qui va constituer, pour les années à venir, un véritable atout : « Dans les deux ou trois ans à venir, poursuit Maxime Misseri, les laboratoires vont devoir se spécialiser dans des domaines relatifs à l’amiante (amiante d’occurrence naturelle, amiante volontairement ajouté et matériaux contenant de l’amiante non intentionnellement ajouté, etc…. ».

    Car l’amiante non intentionnellement ajouté d’occurrence naturelle présente un risque réel, qui, s’il est parfaitement identifié par les pouvoirs publics et les professionnels du secteur, demeure relativement inconnu du grand public. « Il faut rappeler que, dès lors que l’on souhaite densifier ou alourdir une matière ou un produit, comme les peintures ou les cosmétiques, par exemple, on utilise une charge minérale pulvérulente. Mais l’extraction de ces adjuvants minéraux peut, si le minéral utilisé est traversé par une veine de roche amiantine, contenir accidentellement des traces d’amiante ».

    C’est la raison pour laquelle, depuis 2014, les exploitants de carrières sont tenus de procéder à des repérages amiante sur les matières extraites, et à utiliser les données cartographiques du BRGM pour éviter de prélever dans des gisements naturellement amiantifères.

  • NF X46-010 : le processus de certification expliqué par GLOBAL Certification®

    NF X46-010 : le processus de certification expliqué par GLOBAL Certification®

    Une fois le système qualité « amiante » de l’entreprise développé, et après avoir établi un contrat de prestation de certification avec GLOBAL Certification®, il est possible d’envisager la certification de l’entreprise sous-réserves de respecter les étapes suivantes :

    Recevabilité

    • Délai : fonction de l’entreprise – suivant transmission du dossier
    • Durée : Analyse documentaire par GLOBAL Certification® – maximum 6 semaines.

    Il s’agit d’une étape documentaire – Chez GLOBAL Certification®, un auditeur va analyser le système documentaire transmis par l’entreprise et va vérifier la présence de tous les éléments relevant des exigences de la norme NF X46-010 – exemple : exigence du § 5.6.3 Suivi médical – l’auditeur va vérifier qu’une procédure/instruction de l’entreprise permet de s’assurer du suivi médical des salariés de l’activité amiante. L’auditeur va également vérifier que les aptitudes médicales des salariés présents dans l’entreprise ont bien été réalisées.

    A la suite de cette étude, une recevabilité positive est prononcée si l’entreprise a transmis tous les documents démontrant qu’elle a pris en compte les exigences de la norme NF X46-010 – l’entreprise a alors 3 mois pour procéder à la réalisation de son audit siège de pré-certification.

    Si l’entreprise n’a pas transmis tous les éléments démontrant qu’elle a pris en compte les exigences de la norme NF X46-010, le dossier est renvoyé pour complément à l’entreprise qui dispose alors d’un délai maximal de 6 mois pour le compléter – une nouvelle étude documentaire est réalisée à réception des documents complémentaires. Son délai peut varier de 2 semaines à 6 semaines suivant le nombre et la nature des compléments attendus.

    Attention, cette étape de recevabilité n’est en aucun cas un audit exhaustif des documents. L’auditeur qui examinera les éléments pourra commenter certains documents transmis pour mettre en évidence des manques ou des incohérences. Il est notamment à noter qu’un dossier recevable n’est pas synonyme d’un dossier conforme. Le rapport de recevabilité ainsi établi permettra à l’entreprise de préparer son audit siège de Pré-certification.

    Audit Siege de pré-certification

    • Réalisation : maximum 3 mois après la notification recevabilité positive du dossier
    • Durée : 1 jour sur site pour une entreprise de moins de 10 salariés
    • Délai : 2 semaines (10 jours ouvrés) pour réponses aux écarts de la part de l’entreprise + 2 semaines pour analyse des réponses par l’auditeur + délai pour passage au comité (comité toutes les 3 semaines).

    L’audit siège de pré-certification est l’occasion de vérifier au siège de l’entreprise de la maitrise par celle-ci de son manuel de management de la qualité « amiante » et de vérifier de la conformité de celui-ci.

    Exemple : exigence du § 5.6.3 Suivi médical – l’auditeur va vérifier que les aptitudes médicales respectent les exigences concernant les travailleurs exposés à l’amiante et que les délais entre les visites médicales indiquées dans la procédure de l’entreprise sont conformes avec la réglementation en vigueur. L’auditeur va également regarder si les dispositions relatives au suivi des expositions des salariés pendant sa période de travail et après son départ de l’entreprise sont conformes avec les exigences normatives et réglementaires. ».

    A la suite de la présentation du rapport de l’audit siège de pré-certification, si celui-ci n’a pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un pré-certificat pour la réalisation d’un premier chantier, sous un délai de 6 mois.

    Si l’analyse de l’audit siège de pré-certification n’est pas concluante, l’entreprise peut être amenée à devoir transmettre de nouveaux éléments qui feront l’objet d’une étude documentaire après leur transmission. Dans de rares cas, l’entreprise doit refaire un nouvel audit siège de pré-certification (par exemple, en cas d’absence de connaissance par le personnel audité du référentiel de l’entreprise).

    A noter : Avant l’obtention de son pré-certificat, l’entreprise ne peut réaliser aucun chantier de retrait d’amiante. Ainsi, de la recevabilité jusqu’à l’audit siège de pré-certification (période pouvant aller de 3 à 18 mois), l’entreprise ne peut déposer aucun plan de retrait. Il lui faut attendre une décision positive suite à la présentation de son rapport d’audit siège de pré-certification en comité pour pouvoir présenter un seul et unique chantier, et ce, quel que soit le nombre de chantier qu’elle aura obtenu.

    Audit de 1er chantier

    • Réalisation : 6 mois prolongeable 6 mois maximum – sous réserve de la déclaration d’un 1er chantier par l’entreprise
    • Durée : 1 jour sur site (quel que soit l’effectif de l’entreprise)
    • Délai : 2 semaines (10 jours ouvrés) pour réponses aux écarts de la part de l’entreprise + 2 semaines pour analyse des réponses par l’auditeur + délai pour passage au comité (comité toutes les 3 semaines)

    A compter de la délivrance du pré-certificat, l’entreprise dispose d’un certificat qui lui permet de réaliser un seul et unique chantier, et ce, quel que soit le nombre de chantier qu’elle aura obtenu.

    L’audit de 1er chantier est un audit sur « rendez-vous ». Il doit être réalisé à l’occasion du premier chantier déclaré par l’entreprise et se dérouler durant une phase de retrait, c’est-à-dire, durant la mise en œuvre par l’entreprise d’un processus de retrait. L’objectif de cet audit est de vérifier la capacité de l’entreprise à préparer son chantier (analyse des risques, préparation du chantier, …), à le réaliser (protection collective et individuelle, application du processus, mesures et contrôles,…), et à enregistrer cette réalisation.

    A la suite de la présentation en comité du rapport de l’audit de 1er chantier, si celui-ci n’a pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un certificat probatoire pour 2 ans.

    Si l’analyse de l’audit de 1er chantier n’est pas concluante, l’entreprise peut être amenée à devoir transmettre de nouveaux éléments qui feront l’objet d’une étude documentaire après leur transmission. Dans de certains cas, l’entreprise doit refaire un nouvel audit de 1er chantier (par exemple, en cas d’absence de maitrise de l’analyse de risque de l’entreprise, ou en cas de maitrise insuffisante de la mise en œuvre du plan de retrait).

    Certification probatoire

    La certification probatoire est délivrée pour 2 ans (prolongeable 1 an maximum) – sous réserve du maintien suite aux audits de surveillance annuelle et sous réserve de l’absence de carence de chantier supérieure à 12 mois.

    Après avoir passé avec succès l’étape de pré-certification (audit siège de pré-certification + audit de 1er chantier), l’entreprise se voit attribuer un certificat probatoire pour 2 ans sous réserves de la réalisation:

    • D’un audit siège annuel de surveillance (Durée minimum 1 jour. La durée de l’audit est variable en fonction de l’effectif et du nombre de sites/dépôts déclarés par l’entreprise) ;
    • D’au moins un audit chantier inopiné annuel (entreprise < 10 salariés) ;

    Attention, le fait d’être certifié à titre probatoire ne signifie pas que la certification est acquise pour 2 ans. En effet lors de ces audits de surveillance annuelle, en fonction du résultat des audits, des décisions peuvent être prises pour demander des examens documentaires, des audits complémentaires. Dans le cadre d’un audit chantier inopiné, si celui-ci révèle des non conformités critiques, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’une suspension et voir même d’un retrait.

    A la fin de cette période de certification probatoire, l’entreprise est invitée à présenter 3 dossiers de références (étape dite de « certification ») choisis par GLOBAL Certification® dans la liste des chantiers déclarés par l’entreprise, n’ayant pas déjà été audités.

    L’analyse de ces 3 dossiers fait l’objet d’une étude documentaire par un auditeur avant présentation au Comité. Suivant l’analyse de ces dossiers, et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise, si ceux-ci n’ont pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux éventuels écarts de l’entreprise sont cohérentes, l’entreprise peut se voir attribuer un certificat pour 5 ans.

    Dans certains cas, si l’analyse des dossiers de référence et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise ne démontre pas d’une maitrise de l’activité « amiante », l’entreprise ne peut pas se faire attribuer un certificat pour 5 ans. Suivant le cas, on prolongera son certificat de probatoire de 1 an pour organiser une surveillance complémentaire ou l’entreprise pourra être rétrogradée à l’étape de 1er chantier ou même avant.

    Certification

    • Délai : 5 ans prolongeable – sous réserves du maintien suite à audit de surveillance annuel et sous réserve de l’absence de carence de chantier supérieure à 12 mois.

    Après avoir passé l’étape de certification probatoire et l’analyse de 3 dossiers de référence avec succès, l’entreprise se voit attribuer un certificat pour 5 ans sous réserves de la réalisation :

    • D’un audit siège annuel de surveillance ; (Durée minimum 1 jour. La durée de l’audit est variable en fonction de l’effectif et du nombre de sites/dépôts déclarés par l’entreprise)
    • D’au moins un audit chantier inopiné annuel (entreprise < 10 salariés) ;

    Attention, le fait d’être certifié, n’implique pas que la certification est acquise pour 5 ans. En effet, comme dans le cadre de la certification probatoire, lors des audits de surveillance annuelle, des décisions peuvent être prises pour demander des examens documentaires, des audits complémentaires. Dans le cadre d’un audit chantier inopiné, si celui-ci révèle des non conformités critiques, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait.

    A la fin de cette période de certification, l’entreprise est invitée à présenter à nouveau 3 dossiers de références choisis par GLOBAL Certification® dans la liste des chantiers déclarés par l’entreprise, n’ayant pas déjà été audités.

    L’analyse de ces 3 dossiers fait l’objet d’une étude documentaire par un auditeur avant présentation au Comité. Suivant l’analyse de ces dossiers, et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise, si ceux-ci n’ont pas révélé de lacunes bloquantes et si les réponses aux éventuels écarts de l’entreprise sont cohérentes, le certificat de l’entreprise peut faire l’objet d’un renouvellement pour 5 ans.

    Dans certains cas, si l’analyse des dossiers de référence et l’examen des différents audits de surveillance de l’entreprise ne démontre pas d’une maitrise de l’activité « amiante », l’entreprise pourra voir son certificat ne pas être renouvelé. Suivant le cas, l’entreprise pourra être rétrogradée à l’étape de certification probatoire ou même avant.

  • L’amiante dans votre maison

    L’amiante dans votre maison

    Mais qu’en est-il dans la maison, dans « votre » maison ? D’abord l’amiante, qu’est-ce que c’est? Pourquoi est-ce dangereux? Sous quelle forme? Où en trouve-t-on dans la maison? Comment détecter l’amiante? Comment s’en protéger et éventuellement s’en débarrasser. (suite…)

  • Certification amiante sous-section 3 : comment organiser le manuel qualité amiante ?

    Certification amiante sous-section 3 : comment organiser le manuel qualité amiante ?

    L’organisation du manuel qualité amiante et de la même manière celle du système qualité amiante de l’entreprise est laissée à la discrétion de l’entreprise. Néanmoins, lorsqu’une entreprise qui n’a aucun bagage qualité se lance, elle peut être désorientée pour organiser son système.

    Forme

    Certaines entreprises ont un manuel complet tel un livre qui regroupe tous les éléments de réponses aux différentes exigences sans distinction de procédure/d’instructions. Ce document à l’avantage de centraliser les éléments, mais il est parfois difficile de s’y retrouver après plusieurs années de mise en œuvre et autant de mises à jours que d’audits réalisés, d’évolution de processus, d’intégration de nouveaux matériels…

    D’autres vont créer des procédures desquelles dépendront des instructions desquelles dépendront des enregistrements. L’intérêt étant par exemple que lorsque l’on intègre un nouveau matériel, il suffit de rédiger une nouvelle instruction propre à l’utilisation et à l’entretien de ce matériel et à la glisser dans le dossier en cohérence. La difficulté devient alors de ne pas sur-développer de nouvelles instructions et de ne plus savoir si une exigence n’est pas déjà intégrée dans une déjà existante.

    Architecture

    Lorsque l’on démarre, il peut être intéressant de s’appuyer sur la norme NF X46-010 et ses différents chapitres pour organiser son système. Cependant, après développement, on se rend compte que certaines exigences sont redondantes, et on risque de développer plusieurs instructions pour des exigences qui peuvent être traitées ensemble (exemple : la gestion du personnel)

    D’ailleurs, certaines entreprises restent sur cette architecture pour répondre plus facilement à l’organisme certificateur. Si cette disposition est très appréciable pour l’auditeur, elle n’est peut-être pas la plus pratique pour l’entreprise et son personnel.

    La bonne architecture est celle qui permet à l’entreprise :

    • de retrouver, sans difficultés, dans son manuel, la réponse à n’importe laquelle des exigences de la norme.
    • de pouvoir intégrer des réponses à de nouvelles exigences ou de compléter des exigences déjà existantes sans remettre en cause la totalité de son système et de son organisation.

    Adéquation

    Lors de l’audit siège de pré-certification, l’organisme certificateur vérifiera l’adéquation du système avec l’organisation présente de l’entreprise et éventuellement avec l’organisation future.

    Ainsi, lors de la rédaction de son manuel, l’entreprise doit s’interroger pour chacune des exigences sur :

    • Qui est responsable du maintien en conformité de l’exigence ?
    • Comment assure-t-il ce maintien, de quel(s) moyen(s) dispose-t-il ?
    • Qui contrôle que le maintien de l’exigence est conforme de manière permanente ?
    • Quelle(s) alerte(s) sont mises en œuvre pour s’assurer de l’absence de dérive ?
  • VIDEO – AMIANTE360 : le mode hors connexion arrive

    VIDEO – AMIANTE360 : le mode hors connexion arrive

    Le logiciel AMIANTE360 accompagne les professionnels dans leurs opérations de retrait de l’amiante. Fin mars 2018, le logiciel a gagné une nouvelle fonctionnalité, très demandée par ses utilisateurs : la possibilité d’utiliser le module Exposition sur le chantier sans aucune connexion Internet.

    Gilles Le Poulard, directeur Business Unit au sein d’Amiante360, explique cette nouvelle fonctionnalité à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante.

  • Traiter différemment la problématique amiante : entretien avec Thomas Lesser (BET 2C)

    Traiter différemment la problématique amiante : entretien avec Thomas Lesser (BET 2C)

    Créée il y a 20 ans, initialement dans l’ingénierie des structures pour le bâtiment, BET 2C a évolué vers d’autres pôles de compétences, notamment l’électricité et la plomberie. Son rachat en 2015 sera l’occasion d’y intégrer une compétence « maîtrise d’œuvre amiante ». Focus sur cette activité avec Thomas LESSER, président de BET 2C.

    Quels sont les enjeux de l’amiante dans les années à venir ?

    Dans notre métier de conseil et de MOE sur l’amiante, essentiellement pour des entreprises générales ou auprès de maîtres d’ouvrages pour des opérations de réhabilitation, l’enjeu majeur est que l’amiante ne soit pas un frein, notamment sur le plan financier. Notre objectif est donc de minimiser les coûts liés au traitement de l’amiante pour que les projets ne soient pas purement et simplement stoppés.

    Pour ce faire, nous n’abordons pas la question sous l’angle unique du désamiantage : si le retrait peut s’imposer dans certaines zones, nous privilégierons dans d’autres des interventions en « sous-section 4 ». C’est pourquoi notre rôle d’analyse en amont du bâti, du programme des travaux et du contexte est fondamental.

    Quels sont les risques à éviter ?

    Il faut avant tout ne pas effrayer l’utilisateur du site, notamment quand nous travaillons en site occupé. Nous ne devons pas cacher le problème, mais tout doit être pensé, y compris au niveau de la communication pour rassurer les occupants.

    Quels développements peut-on envisager pour l’avenir ?

    Le marché va tendre vers du désamiantage uniquement avant démolition d’un côté, et des rénovations « sous-section 4 », de l’autre. Les enjeux sont donc liés à la formation des différents corps de métiers.

    Depuis 3 ans, grâce au PRDA, qui aide à l’émergence de nouvelles techniques, matériaux et outillages pour les travaux en Sous-section 4, les choses évoluent positivement dans ce sens.

  • Emission BTP TV : Communication et BTP – Invité : Philippe LAURENSOU

    Emission BTP TV : Communication et BTP – Invité : Philippe LAURENSOU

    Arrivé en juin 2018, notre chargé de communication et marketing, Philippe LAURENSOU, a participé à une émission sur le plateau de BTP.TV sur le thème « Communication et BTP ». (suite…)