Catégorie : AMIANTE

  • Combien de temps pour se certifier SS3 ? Le système qualité amiante au coeur du processus

    Combien de temps pour se certifier SS3 ? Le système qualité amiante au coeur du processus

    La question la plus courante parmi nos futurs certifiés est : « combien de temps vous faut-il pour me certifier ? »

    Notre réponse est toujours : « cela dépend avant tout de l’entreprise et de sa capacité à démontrer qu’elle répond à l’ensemble des exigences du référentiel à savoir la norme NF X46-010 d’aout 2012 et par conséquent à la règlementation applicable. »

    En effet, GLOBAL Certification® s’engage à respecter des délais pré-définis pour l’analyse des éléments transmis par l’entreprise à chacune des étapes du processus de certification. Néanmoins, nous ne pouvons pas prévoir les délais qui seront éventuellement nécessaires à l’entreprise pour :

    • Apporter ces éléments initiaux – l’entreprise fait une demande de prestation de certification mais n’a pas encore élaboré son système qualité amiante – ce dernier peut être établi en 3 semaines comme en 2 ans, et ce délai est uniquement du fait de l’entreprise.
    • Apporter des éléments complémentaires dans le cas où les éléments précédents seraient incomplets – en effet, si le dossier initial de l’entreprise est incomplet, l’entreprise est invitée à le compléter. Pour cela, GLOBAL Certification ® lui accorde un délai de 6 mois. Il est alors du ressort de l’entreprise de répondre au plus vite avec les éléments conformes.

    Ainsi, la première étape du processus, (qui n’apparait pas dans la norme NF X46-011 de décembre 2014) et qui est à l’origine de tout le processus de certification de l’entreprise reste l’élaboration par l’entreprise de son système de management de la qualité « amiante ». Ce système fera alors l’objet d’un manuel qualité qui sera la base documentaire de toute l’activité amiante de l’entreprise.

    Le manuel qualité amiante doit décrire les moyens personnels, matériels et techniques dédiés à l’activité de traitement de l’amiante ainsi que l’organisation mise en œuvre pour leur articulation. A cette fin, le manuel comprendra les procédures, instructions et enregistrements qui permettront à l’entreprise d’assurer une mise en œuvre conforme de ses procédures ainsi que la traçabilité et l’archivage de cette mise en œuvre.

    Pour élaborer ce manuel, l’entreprise peut s’appuyer sur la norme NF X 46-010 et plus particulièrement :

    • Le chapitre 4 relatif aux exigences applicables à l’entreprise ;
    • Le chapitre 5 relatif aux critères d’évaluation de la conformité aux exigences ;

    Les éléments constituant le manuel qualité amiante

    Ainsi l’entreprise développera un manuel/système qualité dans lequel elle présentera les éléments permettant de démontrer qu’elle satisfait aux critères relevant des différentes exigences :

    Note : les critères indiqués ci-après ne sont pas exhaustifs – cf. NF X46-010 ;

    Généralités / Critères généraux/ Critères administratifs, juridiques et économiques

    Outre son engagement à respecter les exigences de la norme NF X46-010, l’entreprise décrit son activité, le périmètre qu’elle souhaite voir certifié (un effectif, une agence, un dépôt, différents sites, …). Au travers de son document unique, l’entreprise décrit les processus qu’elle souhaite voire couvert par la certification demandée et donc les secteurs d’activité demandés ainsi que le niveau maximal d’empoussièrement.

    L’entreprise démontre de la légalité de son existence, du respect de ses obligations fiscales et sociales et qu’elle dispose d’une assurance couvrant sa responsabilité civile et environnementale en matière de traitement de l’amiante par la transmission d’attestations en cohérence et en cours de validité.

    Critères organisationnels

    L’entreprise décrit l’organisation qu’elle met en œuvre pour assurer le fonctionnement de son activité de traitement de l’amiante en conformité avec les exigences réglementaires. Ainsi, elle décrit comment elle s’assure de connaitre ces exigences réglementaires et quels moyens de contrôles et de correction le cas échéant, elle met en œuvre pour s’assurer du respect permanent de ces exigences au sein de son organisation.

    Critères techniques

    L’entreprise décrit ses locaux, leur destination, leur caractéristiques…. Elle indique en particulier si elle dispose d’une installation de stockage de déchets dangereux et/ou d’une installation fixe de traitement de l’amiante et la décrit précisément le cas échéant ainsi que son mode de fonctionnement.

    L’entreprise fournit la liste du matériel dont elle dispose en propre. Elle définit les critères de choix (d’achat et/ou location) des matériels dont elle a l’usage, elle décrit leur affectation, leur utilisation, leur maintenance et entretien et l’enregistrement de ce suivi.

    Critères concernant le personnel affecté aux activités de traitement de l’amiante

    L’entreprise fournit la liste de son personnel ventilée par fonction – elle doit justifier d’un nombre suffisant de personnes possédant les compétences d’encadrement technique, encadrement de chantier, opérateur de chantier.
    Elle définit les critères de maintien de l’habilitation de ses personnels (aptitude médicale et formations) et les critères d’affectation un poste défini (définition de fonction), ainsi que les procédures et instruction lui permettant d’assurer le suivi de l’exposition de ses salariés et l’enregistrement de ce suivi.

    Critères concernant les opérations de traitement de l’amiante

    L’entreprise décrit les procédures et instructions qui lui permettent de mettre en œuvre un chantier de traitement de l’amiante intégrant :

    • L’analyse des risques prévisionnelle et l’élaboration du plan de retrait
    • La préparation du chantier (installations, contrôles préalables,…)
    • La mise en œuvre des travaux de retrait dans le respect des processus décrits au plan de retrait ;
    • Les contrôles mis en œuvre, les mesures et analyses réalisées ;
    • La gestion des déchets du chantier depuis leur acceptation préalable jusqu’à leur élimination dans un centre de traitement ;
    • La restitution et le repli du chantier ainsi que la mise à jour du Dossier des Ouvrages Exécutés ;
    • Le suivi de l’exposition du personnel intervenant ;
    • Le suivi et l’entretien du matériel utilisé ;

    Elle définit les enregistrements associés aux procédures et instruction pour assurer un suivi pérenne de ces opérations de traitement de l’amiante.

    Critères sur la sous-traitance et le prêt de main d’oeuvre à but non lucratif

    Même si elle ne prévoit pas de mise en œuvre de sous-traitance ou de prêt de main d’œuvre dans l’immédiat, l’entreprise doit décrire les moyens qu’elle met en œuvre pour s’assurer du respect des exigences normatives. En effet, la norme NF X46-010 précise que :

    • il n’est possible de sous-traiter tout ou partie d’un marché de travaux qu’à une entreprise a minima pré-certifiée.
    • il n’est possible de proposer son personnel en prêt de main d’œuvre à titre non lucratif qu’à compter de l’obtention de la certification probatoire mais également uniquement à une entreprise détentrice d’une certification à minima probatoire.

    L’organisme certificateur doit donc s’assurer que l’entreprise à bien pris en compte ces exigences pour un éventuel futur recours à l’une de ces possibilités.

  • Analyse amiante dans les roches naturelles : le point avec Maxime Misseri d’AD-LAB

    Analyse amiante dans les roches naturelles : le point avec Maxime Misseri d’AD-LAB

    Pour toute opération de travaux publics sur des terrains cartographiés par le BRGM et identifiés comme amiantifères, un repérage est effectué par des géologues spécialisés. Le repérage d’amiante naturelle ne relève en effet pas du même champ de compétence que le repérage amiante dans les bâtiments. Il s’agit ici de savoir analyser le terrain car la formation de l’amiante répond à des règles géologiques très précises. Une norme est actuellement en cours de rédaction pour déterminer les règles et processus applicables au repérage de l’amiante naturelle.

    « Cette norme doit permettre de déterminer les terrains présentant un risque nul, ou, à l’inverse, des terrains contenant par exemple des dolérites induisant un risque fort de présence d’amiante », explique Maxime Misseri, géologue chez AD-LAB. Actuellement, le code du travail et le code de la santé publique posent une obligation générale de prévention pour empêcher toute exposition aux fibres d’amiante, et le repérage avant travaux oblige à s’assurer de l’absence d’amiante sur le terrain, en fonction de la nature de la roche. Ne reste plus qu’à définir les modalités pratiques sur le terrain.

    « Ces textes sont en cours de rédaction et le législateur va codifier et peaufiner les modes de repérage les mieux adaptés à l’amiante naturelle. Initialement, ce texte était planifié pour la fin de l’année, mais il y a un gros travail à faire sur les normes. Cela risque donc de prendre un peu plus de temps ».

    Si le risque de présence d’amiante est essentiellement concentré, du fait des conditions de sa formation, dans les massifs cristallins, le déplacement des roches par l’effet de l’érosion fait qu’il est possible d’en retrouver dans les lits des rivières et dans les alluvions…

    « Globalement, conclut Maxime Misseri, il va falloir accroître notre vigilance sur le sujet de l’amiante naturelle. Les États-Unis ont beaucoup d’avance sur le sujet, et certains cas de contaminations domestiques liées à l’environnement font l’objet d’études détaillées ».

  • Amiante360 en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA

    Amiante360 en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA

    La solution logicielle Amiante360 est en passe d’obtenir l’avis de la CEVALIA, qui répertorie les solutions conformes aux règles de l’art. Le point avec Gilles Le Poulard, manager patrimoine chez Amiante360.

  • Amiante dans les enrobés : un ancien problème qui en cache un nouveau

    Amiante dans les enrobés : un ancien problème qui en cache un nouveau

    Régulièrement utilisé jusqu’en 1995 comme liant fibreux dans les enrobés bitumineux de voieries routières, l’amiante chrysotile peut présenter un risque lors de la réfection des enrobés, lorsque le revêtement doit être enlevé ou raboté. Mais le problème de l’amiante dans les routes ne se résume pas à ce seul aspect. Le point avec Maxime Misseri, géologue au laboratoire d’analyse amiante AD-LAB.

    « AD-LAB réalise des analyses amiante et HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) dans les enrobés routiers, explique Maxime Misseri. Il convient cependant de faire la distinction entre l’amiante ajouté de manière intentionnelle comme agent stabilisant pour accroître la solidité des chaussées, et l’amiante d’occurrence naturelle qui peut, encore aujourd’hui, se retrouver de manière non intentionnelle, non plus dans le liant des enrobés, mais dans les granulats ».

    AD-LAB fait partie des deux seuls laboratoires accrédités pour la recherche de l’amiante non intentionnelle. « Normalement, poursuit Maxime Misseri, cette recherche dans les enrobés et les granulats devrait être systématique, mais ne l’est pas en ce qui concerne les granulats ». Cette amiante d’occurrence naturelle peut se retrouver dans les granulats des enrobés routiers, même récents, à cause de l’origine même de ces granulats. « Les granulats proviennent de carrières et, quelquefois, les couches de roches prélevées peuvent être traversées par une veine d’amiante. Ainsi, on peut retrouver de l’amiante mélangé accidentellement avec des granulats ».

    Le risque est aujourd’hui identifié, et, depuis 2014, les exploitants de carrières sont tenus de faire procéder à des analyses de détection d’amiante. Les cartographies réalisées par le BRGM permettent également d’agir de manière préventive, puisqu’elles délimitent assez précisément les terrains amiantifères.

    Quelles sont les stratégies face à ce risque ?

    « Nous savons que le composant amiantin est pathogène, poursuit Maxime Misseri, mais nous n’avons pas assez de recul sur le risque. Nous savons par contre qu’il ne s’agit jamais de quantités importantes d’amiante et qu’il ne concerne que des matériaux relativement inertes. Le risque est donc essentiellement lié aux processus quand des travaux sont réalisés sur les enrobés, à l’occasion de travaux de réfection de chaussée ».

  • Certification des entreprises de retrait ou d’encapsulage amiante : quelles exigences ?

    Certification des entreprises de retrait ou d’encapsulage amiante : quelles exigences ?

    La certification des entreprises procédant au retrait ou à l’encapsulage d’amiante ou de matériaux en contenant a été rendue obligatoire par arrêté du 14 décembre 2012 et ce, pour toutes les opérations dont le dossier de consultation a été publié après le 1er juillet 2014.

    En effet, l’entreprise réalisant des travaux de retrait d’amiante (relevant de la sous-section 3 – art. R.4412-125 à R. 4412-143 du code du travail) doivent être certifiées :

    • Depuis 1996, pour le retrait des matériaux « friables »
    • Depuis 2008, pour le retrait des matériaux « non friables » en intérieur ;
    • Depuis 2012, pour le retrait de tous type de matériaux en intérieur ;
    • Depuis 2014, pour le retrait des matériaux en enveloppe extérieur de bâtiment ainsi que les travaux de retrait dans le cadre de chantiers de type génie civil en extérieur ;

    L’arrêté du 14 décembre 2012 précise par ailleurs que :

    • Cette certification doit être délivrée par un organisme certificateur accrédité à cet effet.

    C’est le cas de GLOBAL Certification® qui est accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) depuis fin 2014

    • Cette certification s’appuie sur les exigences des normes NF X46-010 et NF X46-011.

    La norme NF X46-010 précise les exigences que doivent respecter les entreprises de traitement de l’amiante – En effet, le certificateur va évaluer la capacité de l’entreprise à réaliser des travaux en conformité avec ces exigences.

    La norme NF X46-011 décrit les modalités d’attribution et de maintien des certificats et des exigences que doivent respecter les organismes certificateurs.
    Ainsi, toute entreprise qui souhaite réaliser des travaux de traitement de l’amiante doit obtenir une certification « entreprise de traitement de l’amiante ». Pour ce faire, elle doit :

    1 / Développer un système de management de la qualité « Amiante » en cohérence avec les exigences de la norme NF X46-010, dans lequel elle intégrera :

    • Une description des moyens personnels, matériels et techniques dédiés à l’activité de traitement de l’amiante
    • les procédures, instructions et enregistrements lui permettant d’assurer une mise en œuvre conforme de son système ainsi que la traçabilité et l’archivage de cette mise en œuvre.

    2 / Prendre contact avec GLOBAL Certification® pour faire une demande de contrat de prestation de certification à la suite de quoi le processus de certification de l’entreprise pourra démarrer en cohérence avec la norme NF X46-011. Cette demande doit être faite via le site internet : www.global-certification.fr rubrique « Portail Amiante Entreprise ».

    Dans les faits, il est possible de contacter GLOBAL Certification® avant d’avoir développé son système, Cependant Il faut savoir que le développement d’un tel système peut prendre de 3 semaines (en temps plein pour une personne compétente ayant déjà mis en œuvre un référentiel amiante – cas isolé) à 2 ans pour une entreprise débutante, développant seule son référentiel et n’ayant jamais œuvré à une telle activité…

  • AD LAB : la recherche et la caractérisation de l’amiante, notre ADN

    AD LAB : la recherche et la caractérisation de l’amiante, notre ADN

    Créé en 2013, AD LAB est spécialisé dans les analyses d’amiante. Le laboratoire est né autour d’experts de l’amiante et d’analystes de métiers. En exerçant du conseil auprès d’entreprises sur la problématique amiante, ils se sont aperçus de la difficulté d’avoir une métrologie amiante fiable, et ont donc créé ce laboratoire qui manquait tant aux professionnel de l’amiante. Interview de Maxime Misseri, docteur en géologie et de Patrick Bontemps, directeur général d’AD-LAB.

    Pouvez-vous nous présenter votre laboratoire ?

    AD LAB est spécialisé en analyses d’amiante, dans les matériaux du bâti, les enrobés routiers, dans les roches naturelles et dans l’air. La portée d’accréditation de ses laboratoires est la plus complète en France à ce jour pour la problématique de l’amiante. Les professionnels qui les composent disposent d’une vingtaine d’années d’expérience autour de compétences complémentaires, notamment techniques (chantier, matériaux, minéralogie, chantier complexe, etc.). En se réunissant, notre objectif était clair : créer un laboratoire aux alentours de Lyon (Brussieu) qui pourrait répondre avec toute la fiabilité requise pour la problématique santé humaine de l’amiante. Aujourd’hui, nous travaillons avec les diagnostiqueurs pour la partie matériaux du bâtiment, avec les entreprises de désamiantage, avec les maîtres d’ouvrage dans le domaine du tertiaire et avec les industriels. Au final, nous proposons nos services à l’ensemble des acteurs de la filière.

    Quels sont vos métiers et savoir-faire ?

    Au-delà des problématiques analytiques, pour lesquelles nous proposons toutes les prestations liées à l’analyse des matériaux du bâti et de l’air, notre laboratoire dispose d’une spécificité rare en France : l’analyse des roches naturelles pour laquelle nous sommes accrédités. Nous sommes les seuls à pouvoir différencier les fragments de clivages amiante et non-amiante.

    Pourquoi cette spécificité ?

    Parce qu’elle répond à un besoin de marché et que nos spécialistes sont des géologues minéralogistes pleinement compétents sur cette thématique extrêmement complexe. Sur les enrobés routiers, nous sommes aussi accrédités, tout comme deux autres laboratoires sur la partie granulat des enrobés routiers, en plus de la partie mastic, ce qui nous permet de rendre un rapport complet sous accréditation COFRAC, et non pas uniquement sur la partie bitumineuse.

    Quant au process d’analyses, il respecte scrupuleusement les normes et textes en vigueur. Après validation du devis, les échantillons sont réceptionnés et traités sous hotte à filtration absolue (observation à la loupe binoculaire), pour être analysés d’abord au MOLP (Microscope Optique à Lumière Polarisée) par un géologue minéralogiste, puis envoyés en préparation. Les échantillons sont pour finir envoyés au META (Microscope Electronique à Transmission Analytique) lorsque cela est nécessaire et afin de rendre un rapport qualitatif. Selon la demande du client, nous pouvons réaliser une analyse quantitative pour quantifier le pourcentage massique d’amiante au MET présent dans l’échantillon, sous accréditation COFRAC, ou rechercher de très faibles quantités d’amiante.

    Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

    Notre expertise technique nous permet d’accompagner nos clients dans tout le processus. Nous sommes un laboratoire à taille humaine et ne cherchons pas à courir après le volume. Au contraire, nous prenons le temps de comprendre la problématique de chacun de nos clients, de les conseiller au mieux. Nous les suivons jusqu’au bout, même en cas de litige ou de point délicat à régler. Ce rôle d’expert et ce devoir de conseil font entièrement partis du rôle d’un laboratoire de service.
    Notre encadrement technique, composé de docteurs en géologie et de DEA (diplôme d’études approfondies) ou master est très pointu. Nous représentons même la France dans les commissions ISO. Nous intervenons dans des colloques internationaux traitant de notre thématique ou comme expert dans des litiges traités par la cour internationale d’arbitrage .

    Selon vous quelles sont les grandes évolutions à attendre dans votre métier ?

    L’évolution ne rimera pas avec simplification. Au contraire, les normes usuelles pour l’amiante (NFX 43-050, NF X43-269) sont en cours de révision pour répondre à des critères plus exigeants. Ainsi, les modalités métrologiques et analytiques vont évoluer afin d’inciter les laboratoires à plus de professionnalisme. Ce qui est un bien pour l’appréhension du risque amiante pour la santé des travailleurs comme pour celle de la population en général.
    Et si l’on regarde un peu plus loin, les travaux réalisés par l’ANSES devraient également aboutir à de nouvelles évolutions.

    Quelles sont vos dernières et prochaines actualités ?

    Nous participerons au prochain salon des professionnels de l’amiante qui se tiendra le 21 juin à Lyon Espace Tête d’Or, du mercredi 13 septembre au jeudi 14 septembre à Paris Porte de la Villette et à Nantes au mois de novembre. Cela nous tient à cœur, car il s’agit toujours d’un moment privilégié pour accueillir les personnes qui nous font confiance, discuter avec eux sur la manière dont ils envisagent une collaboration et évaluer leur futur besoins. Nos clients collaborent toujours avec nos évolutions pour les satisfaire au mieux.

     

  • Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    De nouvelles obligations réglementaires sont attendues, pour les navires, bateaux et constructions flottantes, au 1er juillet 2018, impactant le Dossier Technique Amiante, le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante et le repérage au préalable des arrêts techniques de travaux. Décryptage avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO d’Emergen’S.E.A (Groupe ROUBO), société spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante.

    Quelles sont les conséquences de la nouvelle réglementation ?

    De nombreux navires renferment de l’amiante, car on en produit toujours en Chine, en Russie, et en Inde. Tous les navires qui font des arrêts techniques dans un pays producteur d’amiante ou bien y ont été construits, sont potentiellement contaminés.

    Depuis le 01 Juillet 2018, les armateurs, propriétaires de bateaux battant pavillon français, doivent évaluer les conditions d’obtention du Dossier Technique Amiante (DTA) au regard des nouvelles obligations réglementaires issues du décret n°2017-1442 du 03/10/17 et établir les actions rendues nécessaires d’être mises en œuvre afin de mettre en conformité la situation de l’amiante du navire vis-à-vis de la prévention des risques liés à l’amiante dans le cadre de l’exploitation.

    Dans sa relation employeur-employés, les armateurs sont tenus d’intégrer les résultats de la constitution du DTA dans le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante (DUER) et mettre en place les modes opératoires pour la santé et la sécurité des travailleurs, des gens de mer et des personnes embarquées.

    Comment le secteur maritime doit-il se préparer ?

    Les armateurs doivent à présent adapter efficacement les conditions d’exploitation du navire avec les interventions courantes sur les équipements qui se révèleront contenir de l’amiante et asseoir les dispositions de sécurité vis-à-vis de l’amiante.

    Dans quelques mois, les arrêts techniques de travaux devront être précédés d’un repérage « amiante » conformément aux dispositions du décret n°2017-899 du 9 mai 2017 dont la méthodologie sera prochainement connue : une organisation rigoureuse se met en place au cœur des chantiers d’arrêt technique.

    Ces nouvelles démarches vont être progressivement intégrées par le secteur maritime pour la sécurité vis-à-vis de l’amiante, une implication le plus en amont possible permettra pour le DTA, de confronter les conditions d’exploitation du navire, des interventions sur les équipements avec les contraintes de sécurité et d’éviter des coûts surdimensionnés. Quant aux arrêts techniques, il s’agira de confronter les spécifications de travaux, les conditions d’accès aux composants structurels et d’équipements, pour aboutir sur l’exhaustivité de la recherche de l’amiante ».

    En conclusion, que ce soit pour le DTA et les arrêts techniques, l’armateur devra assurer la maîtrise des lieux de présence d’amiante.

  • Mise en place d’un système d’adduction d’air : EuropAmiante, le bon élève du secteur

    Mise en place d’un système d’adduction d’air : EuropAmiante, le bon élève du secteur

    Un courrier envoyé par la Direccte aux entreprises de retrait d’amiante indique que le retrait de flocages, plâtres et enduits amiantés nécessite la mise en place d’un système d’adduction d’air pour l’ensemble des intervenants en zone. Les Appareils de Protection Respiratoire ne peuvent être utilisés sur ces chantiers. (suite…)

  • « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    Basée à Marseille, la société CEDRES est spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante. L’évaluation du risque « amiante » dans le cadre du développement d’un projet de réhabilitation et de démolition est essentielle pour assurer la maîtrise opérationnelle et financière d’une opération. Rencontre avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO de CEDRES (Groupe ROUBO).

    En quoi l’évaluation des risques sécurise les projets de réhabilitation et de démolition de bâtiments ?

    Conformément à l’article L4531-1 du Code du Travail, le maître d’ouvrage est tenu de s’assurer que les principes généraux de prévention sont mis en œuvre de la phase de conception jusqu’à la réalisation de l’ouvrage. Pour ce faire, il doit retenir un opérateur compétent pour établir un rapport de repérage de l’amiante avant travaux exhaustif, en total adéquation avec le programme de travaux envisagé.

    La difficulté réside souvent dans l’exactitude des matériaux et produits contenant de l’amiante (colle versus enduit de ragréage de sol ; peinture gouttelette versus enduit de lissage mural). La dissociation des couches est nécessaire soit par l’opérateur de repérage soit par son organisme d’analyse afin de statuer sur la localisation précise de l’amiante. Ceci permet de définir un cadre sécurisant aux entreprises amenées à valoriser les travaux à mener.

    Par ailleurs, il n’est pas rare de détecter de l’amiante dans des matériaux ou produits alors qu’ils n’en contiennent effectivement pas.

    Le rapport de repérage devra être ensuite transmis aux entreprises de travaux pour leur permettre de réaliser leurs obligations en matière d’évaluation des risques professionnels conformément aux attentes de l’article L4121-3 du Code du Travail.

    Quel est l’apport de l’évaluation des risques pour la sécurité opérationnelle et financière ?

    En cas d’erreur sur la situation de l’amiante, l’entreprise en charge des travaux ne peut asseoir sa méthodologie d’intervention et l’objectif final : par exemple, la technique employée pour l’enlèvement d’une peinture gouttelette différera de celle pour le retrait de l’enduit de lissage mural.

    L’analyse critique de la situation « amiante » est au cœur de l’évaluation des risques. Pour mener à bien le repérage de l’amiante, procéder à la dissociation de couches, identifier clairement le matériau contenant de l’amiante.

    Le temps prévu pour les différentes tâches opérationnelles sera plus important quand l’enduit de lissage doit être retiré par ponçage, voire burinage, si l’enduit est incrusté en profondeur. Le maître d’ouvrage devra aussi prévoir le rattrapage des surfaces après le désamiantage en cas de réhabilitation. Le coût financier de l’opération s’en trouve impacté.

  • Entretien avec Frédéric Maurice, directeur de Eurofins Analyses pour le Bâtiment France

    Entretien avec Frédéric Maurice, directeur de Eurofins Analyses pour le Bâtiment France

    Depuis maintenant 30 ans, Eurofins et ses 30 000 collaborateurs fournissent des prestations d’analyses de pointe en biotechnologie dans le monde entier. L’offre analytique d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment propose des solutions reconnues, de qualité et avec des délais optimisés pour la recherche d’amiante dans l’air, les matériaux du bâti et les enrobés routiers.

    Présentez-nous votre réseau de laboratoires.

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau de 10 laboratoires dont 8 en France. Nous employons plus de 600 personnes qualifiées et dédiées à l’analyse des polluants du bâtiment. Notre réseau représente aujourd’hui la plus grosse capacité d’analyses d’amiante en Europe. En 2017, nous avons analysé plus de deux millions et demi d’échantillons !

    Quelle est la valeur ajoutée d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment ?

    Nous proposons à nos clients des délais optimisés selon leurs besoins : c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes leader sur notre marché. Nous mettons également tout en œuvre pour faciliter les échanges d’informations avec nos Clients.

    Cela se fait notamment en proposant la dématérialisation des bons de commande, des rapports d’analyses et des factures. Nous offrons ainsi des solutions EDI (Echange de Données Informatisé – Passerelles électroniques) adaptées à nos Clients, pour simplifier leur quotidien et accélérer les flux d’information.

    Pour permettre à nos Clients d’envoyer plus facilement leurs échantillons en analyse, nous travaillons constamment à déployer des solutions logistiques innovantes. Notre équipe Recherche & Développement accompagne nos Clients dans toutes leurs problématiques techniques et leurs soutenances. Nos Chargés de Relations Clients sont disponibles tout au long de la journée pour apporter des réponses rapides et précises à nos Clients.

    Quelles sont les prochaines évolutions au sein du réseau ?

    Deux nouveaux laboratoires vont voir le jour à Palaiseau (91) et à Bucarest (Roumanie) en 2018. Nous investissons au total 15 millions d’euros sur les trois prochaines années : pour créer les laboratoires, les équiper, mais aussi compléter notre parc de microscopes existant. Ceci va nous permettre d’analyser plus de 3 millions d’échantillons cette année en proposant les prix les plus bas du marché tout en restant intransigeants sur la qualité.