Catégorie : AMIANTE

  • Laboratoire AN DIAG : un positionnement sur mesure

    Laboratoire AN DIAG : un positionnement sur mesure

    AN Diag est un laboratoire créé en 2008 et spécialisé dans les prélèvements d’air et l’analyse. Rencontre avec Christophe Audouard, son dirigeant.

    « Nous sommes une équipe de 40 personnes, explique Christophe AUDOUARD, son fondateur, dont une douzaine sont dédiées au prélèvement d’air. Nous avons 10 personnes qui travaillent au laboratoire, ainsi qu’une équipe de diagnostiqueurs ».

    Désormais bien implanté sur la région de Rouen, en Haute-Normandie, Christophe AUDOUARD ne s’était cependant pas destiné au monde du diagnostic immobilier. « A la base, explique-t-il, je suis docteur en chimie organique. Mais, comme beaucoup d’étudiants, je me suis retrouvé sur le marché du travail en étant trop diplômé et trop spécialisé… donc, sans travail. C’est ainsi que j’ai commencé dans le diagnostic immobilier en 2006, en créant mon entreprise dans la foulée. Mais, rapidement, la concurrence est devenue trop importante. Je me suis donc tourné vers le prélèvement d’air ».

    Spécialisé sur l’ensemble de la chaîne de l’amiante, AN Diag peut réaliser toutes les analyses et prestations liées à l’amiante. « Nous travaillons du repérage à l’analyse, et nous maîtrisons toutes les étapes : repérages, stratégies d’échantillonnage, prélèvements et analyses Air et Matériaux. Accrédités ou certifiés pour l’ensemble de ces prestations, nous sommes le seul laboratoire proposant l’ensemble de ces services en Normandie.

    Ce qui nous différencie ; c’est à la fois notre réactivité et notre volonté de travailler en partenariat avec nos clients : nous mettons en place des solutions techniques à différentes échelles au vu des spécificités des chantiers de nos clients. Le fait d’avoir commencé petit crée une relation de confiance avec nos clients que nous voulons conserver. Nous avons toujours une solution à proposer, c’est ainsi que nous intervenons la nuit, le week-end, en horaires spécifiques (magasin, écoles…) et nous pouvons rendre les résultats le lendemain matin). Nous pouvons également intervenir sur des chantiers en hauteur, en milieu pollué, confinés, etc. De ce fait, notre clientèle est variée : TPE, PME, multinationales, hôpitaux, collèges… »

    Un positionnement sur mesure forcément qualitatif qui fait la philosophie d’AN Diag : « Je refuse de faire du discount. Nous travaillons pour garantir la santé des gens et le fait de casser les prix dénature le principe même de notre métier ».

  • EuropAmiante part conquérir le monde : en route vers le Pakistan !

    EuropAmiante part conquérir le monde : en route vers le Pakistan !

    EuropAmiante se lance à la conquête de nouveaux territoires en réalisant un chantier inédit : le désamiantage de l’Ambassade de France au Pakistan. Un chantier complexe par sa technicité et les nombreuses contraintes qu’implique un chantier à l’étranger. EuropAmiante et ses équipes sont cependant prêts à relever le défi et à démontrer leur efficacité en dehors de leur zone de confort.

    Ce chantier se déroulera donc à Islamabad, à l’Ambassade de France. Le projet global est de changer le système de climatisation dans toute l’ambassade, EuropAmiante est en charge de désamiantage et travaillera en collaboration avec l’entreprise de climatisation pakistanaise. C’est un projet d’autant plus complexe qu’il s’agit d’un chantier en milieu occupé.

    Une première visite d’observation d’EuropAmiante au Pakistan

    Une première équipe composée de Carine Rouvier, PDG EuropAmiante, d’un chargé d’affaire et d’un chef de chantier, s’est rendue sur place au mois d’avril pour repérer les lieux et s’informer de toutes les contraintes du chantier. Deux journées de réunions leur ont permis de se mettre d’accord sur certains points techniques, et d’organiser au mieux le chantier afin d’éviter trop de déménagements de bureaux, puisque c’est un chantier en milieu occupé.

    A la suite de cette visite, le plan de retrait a pu être rédigé et envoyé par notre service technique. Le container transportant tout le matériel a également été chargé et est en route pour Karachi avant de rejoindre Islamabad. A la fin de son voyage, une équipe de 6 personnes sera envoyée sur place pour le décharger dans le courant du mois de juillet.

    Un chantier d’EuropAmiante au Pakistan en plusieurs étapes

    Ce chantier se déroulera en 4 phases, car nous travaillons en collaboration avec l’entreprise de climatisation, avec laquelle nous alternerons les travaux. Ces étapes devraient s’étaler sur un an. La première phase débutera cet été, et consistera à désamianter le sous-sol de l’ambassade et démonter l’ensemble des ventilo-convecteurs sur tous les étages.

    Deux autres phases serviront à désamianter le reste du bâtiment, et la dernière permettra de rapatrier les déchets pour les évacuer et les traiter en France. Nos équipes seront présentes sur le site par période en fonction des différentes phases du chantier.

    C’est un chantier de grande ampleur, qui va permettre à EuropAmiante de démontrer son expertise et son efficacité, dans un milieu inhabituel avec des contraintes et une organisation comme ils n’en avaient jamais connu auparavant. Un beau challenge, dont ce n’est que le début ! Affaire à suivre…

  • Témoignage : « la dimension technique au cœur de notre métier de désamianteur »

    Témoignage : « la dimension technique au cœur de notre métier de désamianteur »

    Le désamiantage, est avant tout un domaine d’expertise très réglementé. C’est pourquoi EuropAmiante met au cœur de son organisation son service technique, composé d’une dizaine de personnes, afin de respecter toutes les normes imposées et de garantir la sécurité et la bonne mise en œuvre des chantiers. (suite…)

  • Air Lab’eau : réactivité et chantiers sensibles

    Air Lab’eau : réactivité et chantiers sensibles

    Spécialiste des prélèvements d’air Amiante dans les immeubles bâtis et au poste de travail, Air Lab’Eau est accrédité par le Cofrac depuis janvier 2015 sur les stratégies d’échantillonnages et le prélèvement d’air intérieur. Entretien avec Isabelle Antonetti, directrice d’Air Lab’Eau.

    Quelle est la spécificité d’Air Lab’Eau ?

    En 2018, nous avons obtenu l’accréditation pour les prélèvements en environnement extérieurs (sauf excavations et terrains miniers). Fort d’une équipe de dix personnes, dont cinq préleveurs, nous travaillons avec les désamianteurs, les acteurs des travaux publics et les démolisseurs.

    Mais ce qui fait notre spécificité, c’est notre réactivité sur les chantiers de petite taille, ce qui nous amène à travailler plus spécifiquement avec des entreprises qui ont des chantiers dont les délais sont très courts. Nous avons régulièrement des gros chantiers, et aussi des chantiers dits « d’urgence ». Nous pouvons travailler le week-end, la nuit, dans des environnements à risques chimiques, en tunnels. Ce qui nous amène à travailler de nuit dans les espaces de la SNCF et la RATP.

    Avec une activité centrée sur la stratégie d’échantillonnage, les prélèvements ambiants extérieurs et intérieurs, ainsi que sur l’hygiène industrielle, l’activité d’Air Lab’Eau est avant tout axée sur l’amiante. Nous réalisons aussi des contrôles visuels pour les maîtres d’ouvrage et des analyses d’eau pour les désamianteurs.

    Article issu du Guide des laboratoires 2018

    Comment le marché de l’amiante se structure t-il ?

    Tous les éléments du marché amiante évoluent vite. Les prix chutent chez tous les acteurs. Les problèmes de qualité que le secteur rencontrait en 2012 pourraient réapparaître. C’est ce qui nous différencie : nous garantissons une grande réactivité mais nous savons prendre notre temps pour analyser les problématiques et surtout pour expliquer les enjeux. Nous prenons le temps de comprendre le chantier et nous accordons une grande importance au processus qui sera mis en œuvre lorsque nous établissons la stratégie d’échantillonnage pour les mesures sur les travailleurs, qui sont fondamentales.

  • Protec : un acteur historique du marché de l’amiante et du diagnostic immobilier

    Protec : un acteur historique du marché de l’amiante et du diagnostic immobilier

    Protec est un acteur historique du marché de l’amiante, puisque le laboratoire a été créé en 1997, à la suite directe de la vague de réglementation de 1996. Entretien avec Pavel Streber, président.

    Pouvez-vous nous présenter votre laboratoire ?

    Le démarrage de l’activité fut naturellement complexe du fait de l’émergence du marché et des besoins nouveaux en découlant. Nous avons mis un point d’honneur à nous réinventer en permanence pour satisfaire aux besoins des clients, ce qui nous a amené à devenir pluriactivités, à l’inverse de beaucoup d’autres structures. Ainsi, en 2001, nous avons créé la division « Protec Instruments » avec l’analyseur de plomb dans les peintures, le LPA1, et toute une gamme d’instruments de mesure pour les diagnostics immobiliers en complément de notre activité air et matériaux. Nous avons cette double casquette depuis longtemps, ce qui nous donne une vision plus large du métier.

    Quels sont vos métiers et savoir-faire ?

    Nous intervenons sur l’ensemble de la filière amiante et du diagnostic immobilier. à l’exception des formations, Protec est capable de répondre à l’ensemble des besoins des professionnels du diagnostic immobilier. Et même si nous n’assurons pas nous-mêmes les formations, nous travaillons en étroite collaboration avec les centres de formation.

    Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

    Notre objectif est de fournir les acteurs principaux de la filière du diagnostic, notamment en fabriquant nos propres appareils. Nous ne sommes pas uniquement cantonnés à l’hygiène et à la sécurité. Nous œuvrons à maintenir un positionnement de qualité, tout en restant accessibles en termes de prix. Cette politique nous permet de travailler en partenariat étroit avec nos clients tout en veillant à rester dans notre rôle de fournisseur de solutions. Ces solutions sont d’ordre technique et analytique, à la fois pour la partie plomb et pour la partie amiante : le désamianteur a besoin d’accompagnement, de clarifications sur les questions réglementaires, sur les stratégies de prélèvement, etc.

    Quelles sont vos dernières et prochaines actualités ?

    Nous sommes déjà présents à Cherbourg, Paris, Marseille, et nous avons ouvert de nouveaux sites à Toulouse, en région Rhône-Alpes, en Bretagne, dans le Limousin et dans l’Est pour parfaire notre maillage local. Nous avons actuellement une douzaine d’agences de prélèvement qui nous permettent d’intervenir sur tout le territoire. Nous développons une stratégie d’intégration, ce qui est positif pour nos clients, puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire.

    L’avenir du groupe est d’aller vers l’industrie nucléaire, notamment sur l’activité de démantèlement. Nous disposons d’EPI qui ont été validés. Historiquement, cela correspond à un retour aux sources, puisque nous avons beaucoup travaillé avec l’industrie du nucléaire qui fut un gros utilisateur d’amiante. Et, dans la mesure où les process de gestion de risque de l’amiante sont basés sur ceux du nucléaire, la boucle est bouclée. Désormais, notre groupe est construit et dispose de ses processus et d’une implantation sérieuse. Nous pouvons réfléchir au-delà du quotidien et avoir de vraies perspectives dans l’innovation produits. Sur ce point, nous travaillons sur la robotisation.

    Quelles sont les grandes évolutions à attendre dans votre métier ?

    La réglementation a bien évolué et continue d’évoluer : le marché arrive à maturité et les exigences vont aller croissantes : nous devons continuer à concilier qualité et savoir-faire avec anticipation et innovation.

  • Le SNED devient SEDDRe, le syndicat des entreprises de déconstruction, dépollution et recyclage

    Le SNED devient SEDDRe, le syndicat des entreprises de déconstruction, dépollution et recyclage

    Depuis le 1er juin 2018, le Syndicat National des Entreprises de Démolition (SNED-FFB) et le Syndicat des Recycleurs du BTP (SR-BTP-FFB) se sont réunis en un seul et même Syndicat : le Syndicat des Entreprises de Déconstruction, Dépollution et Recyclage (SEDDRe-FFB).

    Cette décision a été approuvée en Assemblée Générale Extraordinaire le 31 mai 2018. Ce rapprochement intervient au moment où les secteurs du bâtiment et des travaux publics se mobilisent pour accélérer le déploiement de l’économie circulaire. Il répond pleinement aux évolutions des métiers de la déconstruction et du recyclage qui constituent des activités parfaitement complémentaires aux services du renouvellement des territoires et de la préservation des ressources. L’accroissement des synergies entre ces professions doit permettre notamment de progresser dans le développement de nouvelles filières de recyclage et la valorisation des déchets du BTP ainsi que dans la prévention des risques liés à la gestion des substances dangereuses (amiantes, plomb…). Jean-Marc Sastre, a été nommé président de ce syndicat pour une durée d’un an. Le délégué général est Sébastien Sureau.

    Le SEDDRe regroupe près de 250 membres, 65 partenaires et représente 7500 salariés et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il est membre adhérent de la FFB et regroupe, en une structure unique en France, les acteurs en charge de la préparation de la seconde vie des bâtiments.

  • Nanoscop : son application au service des laboratoires

    Nanoscop : son application au service des laboratoires

    ENTRETIEN AVEC
    L’obscurcissement des grilles d’analyse est souvent sujet à des difficultés d’analyses et donc de résultat. Partant de ce constat, Jean-Michel Haas, président de Nanoscop, a développé une solution pouvant améliorer le travail des laborantins. Explication.

    Nanoscop est une petite société créée en 2015 qui propose, en dehors de son site internet pour les laboratoires, des services aux entreprises travaillant dans le domaine de l’amiante. Ses principales activités sont :

    • Le suivi et maintien de systèmes qualité pour l’accréditation COFRAC pour les laboratoires de prélèvement (entrepreneur principal) et pour les laboratoires d’analyses pour les programmes LABREF 26 et LABREF 28, HP Env, programme 144…
    • Le conseil et l’assistance aux entreprises, AMO…

    Son site internet www.nanoscop.fr propose une application dédiée aux laboratoires d’analyses pour la recherche d’amiante dans l’air en microscopie électronique à transmission analytique (META).

    Pourquoi cette application ?

    L’analyse pour la recherche de fibre d’amiante est un enjeu de santé public et nécessite une grande rigueur et une précision importante dans l’analyse afin de protéger les travailleurs et la population environnante. L’appréciation du taux d’obscurcissement impacte la réalisation ou non du comptage et de manière indirecte la validité de la Sensibilité analytique (SA).

    Le constat

    Cela fait des années que j’entendais dire qu’estimer le taux d’obscurcissement des grilles dans le cadre des analyses d’air en META n’étaient pas une chose aisée. Mais après pas mal de concertation avec différents acteurs, notamment dans le milieu du laboratoire, j’ai constaté que les laborantins ont beaucoup de difficultés pour appréhender le taux d’obscurcissement des grilles et donc pour respecter la norme dans le cadre de la préparation des échantillons de prélèvement d’air. L’être humain peut être très performant dans cet exercice mental. Cela dépend de chaque individu mais surtout d’un entraînement régulier.

    L’idée

    L’idée a été de trouver un système performant pouvant aider techniquement les laborantins dans cette difficulté. Le logiciel proposé permet l’entraînement, et la mesure des performances du laborantin. Le laboratoire peut ainsi homogénéiser les performances de son personnel et rendre plus robuste l’expression de sa SA. L’objectif et d’aider les laboratoires à améliorer et maintenir les compétences dans ce domaine très précis, qui impacte directement la validité du résultat des analyses d’air.

    Le concept

    Le système consiste à développer une grande bibliothèque d’images représentant des poussières et des fibres sur une surface représentant une ouverture de grille à des grossissements différents comme si le laborantin était en observation sur le microscope électronique à transmission. Le but étant de faire apparaître pendant un temps donné une grille avec différents grossissements de manière à se rapprocher le plus possible de la réalité lors de l’observation au META. L’objectif de l’exercice est d’avoir des grilles aléatoires tant sur la quantité de reproduction de particules que de reproduction de fibres. L’encrassement simulé est compris entre 2 et 50% de la surface de l’ouverture. Chaque image est ainsi unique.

    Le candidat se trouve en présence de trois choix de grossissement et peut prendre celui qu’il utilise habituellement dans son travail pour faire son estimation du pourcentage d’obscurcissement tel que présenté dans l’application.

    En fin de test, un rapport confirmant la réussite du test permet au candidat de prouver en toute impartialité et indépendance, qu’il sait parfaitement estimer ce critère normatif.

    L’application Nanoscop.fr est un outil pour aider les laborantins dans leur travail et donc rendre plus fiables les analyses d’air. D’autres développements sont actuellement à l’étude pour aider à améliorer encore plus la qualité de l’analyse.

  • Ouest Contrôle Environnement : pionnier des laboratoires en franchise

    Ouest Contrôle Environnement : pionnier des laboratoires en franchise

    ENTRETIEN AVEC
    Serge Bruneaud, fondateur de Ouest Contrôle Environnement. Créé en 2001, Ouest Contrôle Environnement innove dans le domaine des laboratoires à travers sa franchise. Retour sur un développement aussi intéressant que novateur dans le domaine.

    Présentez-nous votre structure ?

    Ouest Contrôle Environnement exerce historiquement le métier de diagnostiqueur immobilier. Nous réalisons l’ensemble des diagnostics avec une spécialisation sur l’amiante. Je suis moi-même expert auprès des compagnies d’assurances. Puis OCE a suivi les évolutions du marché. Vers 2008, nous avons accompagné nos clients dans les domaines de l’amiante (démolition, avant travaux). C’est à cette époque que nous avons débuté notre activité de laboratoire de prélèvement d’air sur le plomb et l’amiante avec un agrément ministériel. Puis, en 2010, nous sommes allés plus loin en obtenant la certification Cofrac pour les mesures d’empoussièrement amiante. Soucieux d’aller au bout de la démarche, nous avons, en 2012, obtenu l’accréditation pour la stratégie de prélèvement et, dans la foulée, avons créé un laboratoire d’analyse des matériaux et de l’air pour lequel nous sommes accrédités depuis 2016. Pourquoi aller aussi loin ? D’une part, dépendre uniquement de sous-traitants devenait risqué. D’autre part, en tant qu’expert, je souhaitais comprendre et maîtriser toute la chaîne.

    Quelles techniques utilisez-vous ?

    Nous utilisons trois techniques : la Microscopie Optique à Lumière Polarisée (MOLP), la Microscopie Electronique à Balayage Analytique (MEBA) et la Microscopie Electronique à Transmission Analytique (META). La majorité des laboratoires travaillent autour de deux techniques (MOLP ET META). Pour les matériaux, le MEBA permet de voir plus de matière qu’avec le META grâce à une observation en surface. Toute incertitude est ainsi levée.

    Vous développez une franchise. Pouvez-vous nous expliquer ?

    Au fil du développement de notre activité de laboratoire, nous couvrions les demandes au niveau national. J’ai souhaité développer un réseau pour être au plus près des chantiers de nos clients. Nous sommes, dans cette démarche de développement pionnier en France. Ainsi, en 2016, nous avons créé l’enseigne sous la marque Ouest Contrôle Environnement. Nous disposons déjà de 7 franchises sur le grand ouest (de la Normandie au Pays Basque). Nous nous implantons actuellement dans le sud-est, avec un objectif de 20 franchises à horizon fin 2018. Quant aux profils recherchés, nous demandons à ce que les candidats soient déjà professionnels dans le domaine de la construction et si possible dotés d’une bonne connaissance de la problématique amiante de manière générale. Nous souhaitons avant tout intégrer des acteurs de terrain, car c’est bien la qualité du prélèvement sur le terrain, le respect des conditions de réalisation et la parfaite représentativité qui font la qualité des résultats communiqués aux clients.

    Enfin nous nous intéressons au marché des prélèvements des 86 substances à VLEP contraignantes présentent dans l’air, comme par exemple le plomb, les poussières de bois, les fibres céramiques réfractaires, etc. Nous réfléchissons aussi à nous positionner sur les analyses liées à l’eau et aux sols pollués.

  • Annuaire des laboratoires : l’édition 2018 est arrivée !

    Annuaire des laboratoires : l’édition 2018 est arrivée !

    Universamiante publie l’édition 2018 de son Guide des laboratoires d’analyses et de prélèvements amiante, constitué de l’annuaire actualisé de la profession et des entretiens avec les principaux laboratoires.

    L’obligation de diagnostic de l’amiante entrée en vigueur en 2012 et l’abaissement des valeurs d’exposition ont poussé les laboratoires d’analyses à employer des
    techniques plus évoluées pour détecter avec précision l’amiante et sa composition. Des analyses plus complexes qui font appels à différents niveaux de technologie afin de limiter les coûts : c’est ainsi que la microscopie électronique à transmission analytique prend le relais quand la méthode optique, moins précise, n’offre pas un résultat positif.

    Ce guide vous présente l’analyse du secteur de plusieurs laboratoires ainsi qu’un annuaire quasi exhaustif.

    Contient les interviews de :

    • Patrick Bontemps – Vice-président de l’ULSB – Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment
    • Jean-Michel Haas – Président de NANOSCOP
    • Maxime Misseri, Docteur en géologie et de Patrick Bontemps, Directeur Général d’AD-LAB
    • Isabelle Antonetti, Présidente d’AIR LAB’EAU
    • Christophe Audouard – Gérant d’AN DIAG
    • Frédéric Maurice, Directeur du Réseau Eurofins Analyses pour le Bâtiment France
    • Serge Bruneaud – Gérant de OUEST CONTRÔLE ENVIRONNEMENT (OCE)
    • Pavel Streber, Président de PROTEC
    • Lionel Charpentier, Responsable du Laboratoire SYNLAB
    • Thomas Ullois, Chef de service amiante LABOCEA
  • Eurofins : une logistique adaptée aux acteurs de terrain

    Eurofins : une logistique adaptée aux acteurs de terrain

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau regroupant 9 laboratoires en France, spécialisés notamment dans l’analyse amiante, et résolument tournés vers le service aux acteurs opérationnels. Interview de Pierre Proietti, Président du Laboratoire de Bordeaux.

    Quelles bonnes pratiques doivent respecter les maîtres d’ouvrage ?

    Le maître d’ouvrage doit initier la démarche amiante, ce qui nécessite d’avoir une connaissance des obligations réglementaires. Le repérage doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, qui travaillera avec un laboratoire accrédité pour analyser les matériaux. Au-delà, il faudrait que le maître d’ouvrage s’intéresse à la manière dont sont menés le diagnostic et les analyses pour pouvoir dialoguer efficacement avec les experts et ainsi décider utilement en termes de sécurité et de coûts. Enfin, le maître d’ouvrage doit faire réaliser les mesures d’empoussièrement garantissant la sécurité des occupants sans se contenter des mesures réalisées par l’entreprise de travaux.

    Le prélèvement est une opération complexe. Pouvez-vous nous expliquer ?

    La complexité commence avant le prélèvement, dès l’établissement de la stratégie de prélèvement, comprenant le type, le nombre, la durée et la localisation des mesures. Elles seront réalisées avec du matériel contrôlé métrologiquement, et devront se dérouler conformément aux processus de travail ou de désamiantage retenus pour l’élaboration de la stratégie. Les filtres des prélèvements et les données essentielles aux analyses seront transmis à un laboratoire accrédité pour l’analyse au MET, pour être intégrées et pour restituer ensuite les résultats au client.

    Mesure d’exposition, mesure d’empoussièrement : quelles différences ?

    La mesure d’empoussièrement définit la concentration moyenne en fibres d’amiante par litre d’air, tandis que la mesure d’exposition évalue la concentration moyenne en fibres/litre inhalée dans l’air pollué, en tenant compte des protections respiratoires utilisées.

    Avec 9 laboratoires en France, pourriez-vous nous expliquer les spécificités de la Nouvelle Aquitaine en termes de marché ?

    On rencontre en Nouvelle Aquitaine l’ensemble des problématiques de l’amiante, aussi bien en milieu urbain que rural, dans des contextes industriels variés : installations hydroélectriques, centrales nucléaires, sites scientifiques de pointe et installations militaires, aéronautique, ferroviaire… Les grands projets d’infrastructures et de réhabilitation de sites génèrent de l’activité. Nous traitons aussi des problématiques d’amiante dans les navires, ainsi que l’HAP dans les enrobés routiers.