Catégorie : AMIANTE

  • Recouvrement de sol amianté : l’envers textile pour tous les cas de figure signé Gerflor

    Recouvrement de sol amianté : l’envers textile pour tous les cas de figure signé Gerflor

    De nombreux logements collectifs réalisés entre les années 1960 et 1990 ont été équipés de dalles vinyle-amiante (DVA), compliquant à présent la rénovation de ces logements. Deux solutions se présentent alors : le retrait du matériaux par une entreprise certifiée ; ou le confinement des dalles, pouvant s’effectuer par recouvrement – une opération plus rapide et moins couteuse relevant de la sous-section 4. Avec son envers textile Transit Tex, Gerflor a souhaité répondre le plus efficacement à cette seconde solution.

    Dédiée au marché de l’habitat, la gamme Transit Tex de Gerflor réunit à elle seule plusieurs brevets. En résulte un envers textile unique pouvant couvrir tout type de préparations de support : du carrelage, un ancien sol souple, du parquet ou encore des dalles vinyle-amiante. Préconisé pour répondre à une opération en sous-section 4, le Transit Tex est en effet compatible au recouvrement des sols amiantés. Si les dalles ne sont pas abimées, l’opérateur effectuera une pose maintenue en périphérie avec un adhésif double face non migrant ou des bandes auto-agrippantes.

    Cacher les défauts du support

    L’intérêt du Transit Tex est aussi dans sa mise en oeuvre optimisée pour un meilleur rendu esthétique. « Notre envers textile bénéficie d’un intercalaire entre les couches permettant d’absorber et de cacher les défauts du support, explique Christophe Billault, category manager chez Gerflor. Le professionnel peut ainsi installer le Transit Tex sur des sols sans effectuer de ragréage ou de préparation de support au préalable. D’autres solutions existent sur le marché, comme les envers mousse, mais elles ne possèdent pas la même résilience et cette capacité d’absorption des défauts propre au Transit Tex ».

    Le Transit Tex peut être mis en oeuvre rapidement par une personne seule. Le gain de temps est de l’ordre de 20 à 30 % assure Christophe Billault : « La pose collée n’est pas nécessaire, donc le temps de collage est supprimé. L’opérateur effectuera l’installation en pose semi-libre et n’aura plus qu’à affiner avec des coupes en périphérie ».

    Fabriqué à partir de bouteilles en plastique recyclé (un mettre carré de Transit Tex représentant quatre bouteilles recyclées), le produit est également 100 % recyclable. N’étant pas fixé au sol, il est relativement facile de le retirer et de le placer en récupération dans une chaine de recyclage. Gerflor a par ailleurs signé un accord avec le groupe de recyclage Paprec visant à faciliter la reprise des sols vinyles et le recyclage.

    
Des nouveautés en 2018

    La gamme Transit Tex est régulièrement retravaillée par Gerflor. Fin 2017, une nouvelle version antidérapante (classée R10) est sortie d’usine avec le Transit Tex Contrôle. L’extension de la gamme s’accompagne de six nouveaux décors (Ceram, Béton, Orient, Major, Cerusé, Maine), définis dans plusieurs coloris.

    + d’infos

  • Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante Synlab Gennevilliers

    Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante Synlab Gennevilliers

    Le laboratoire SYNLAB amiante France est issu du groupe ALcontrol Laboratories l’un des plus grands laboratoires environnemental indépendants d’Europe. Fin 2014, le groupe a ouvert un laboratoire spécialisé dans les analyses amiante en France. En seulement trois ans, plus d’une centaine de collaborateurs ont rejoint l’entreprise. Entretien avec Lionel Charpentier, responsable du laboratoire amiante SYNLAB Gennevilliers, qui couvre l’ensemble du territoire français.

    Présentez-nous votre expertise.

    Le laboratoire SYNLAB Gennevilliers a été créé pour répondre à la demande spécifique de nos clients sur la problématique amiante en France. Nous réalisons des analyses amiante dans les matériaux du bâtiment, dans les enrobés bitumineux et dans l’air. Nos spécialistes utilisent notamment un matériel qui n’est pas utilisé ailleurs en Europe : le microscope électronique à transmission analytique (META), qui permet de répondre à la réglementation française.

    Les diagnostiqueurs immobiliers sont nos principaux clients et nous répondons également à la demande d’industriels ou de laboratoires de prélèvement d’air, qui nous font parvenir leurs filtres. Étant l’un des plus importants laboratoires amiante en France, nous pouvons recevoir des dossiers de plusieurs centaines d’échantillons sans problème. En fonctionnant en 3×8, six jours sur sept, nous garantissons des délais très courts et respectés avec un taux de service supérieur à 90%. Cette organisation permet à nos experts d’analyser plusieurs dizaines de milliers d’échantillons par mois.

    Comment accompagnez-vous vos clients ?

    Chez SYNLAB nous souhaitons avoir un vrai apport qualitatif dans la relation entre le laboratoire et le client. L’aspect humain et le service apporté en plus de la simple analyse est en effet très demandé par nos clients. Pour être au plus près d’eux, nous fonctionnons toujours en binôme : un interlocuteur commercial et un interlocuteur du service technique et client.

    Notre service technique se charge par ailleurs de la veille réglementaire pour le laboratoire lui-même et pour nos clients. Nous pouvons ainsi leur apporter les réponses les plus justes en restant alertes sur les évolutions des normes et des référentiels d’accréditation. Nous allons même plus loin en participant à l’élaboration des normes via notre présence dans différents comités Afnor. SYNLAB travaille ainsi, avec d’autres acteurs du secteur, à l’élaboration de la norme NF X 43-050 pour l’analyse d’amiante dans l’air et les matériaux. Nous avions travaillé de même avec la norme NF X 43-269, qui va entraîner de nombreux changements cette année au niveau du processus dans le laboratoire mais aussi chez nos clients.

    Quels sont vos principaux développements en 2018 ?

    La grande actualité cette année est notre intégration dans le groupe de laboratoires SYNLAB, un des plus importants groupes analytique au monde. Notre arrivée en juillet 2017 a permis de compléter la division Environnement du groupe, notamment avec la spécificité de l’analyse amiante sur META. De notre côté, nous bénéficieront des forces de production de SYNLAB et d’importants investissements matériels pour notre laboratoire, mais aussi humains avec le renforcement des équipes de production, commerciales et d’accompagnement client.

  • Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment

    Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment

    Entretien avec Patrick Bontemps, vice-président de l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment (USLB).

    Présentez-nous l’ULSB ?

    L’Union de Santé des Laboratoires du Bâtiment a été formée en 2006, elle regroupe les principaux organismes accrédités par le COFRAC dans le domaine de l’amiante en France mais aussi, et plus largement, tous les acteurs de la santé du bâtiment.
    Par l’intermédiaire de cette association, nous souhaitons apporter nos expériences et nos connaissances scientifiques auprès des instances réglementaires, normatives, accréditrices et certificatrices.
    Par la représentativité de ses adhérents et leur expertise, l’ULSB est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et partenaires des acteurs privés. Elle apporte des réponses constructives et circonstanciées.

    Qui sont les adhérents ?

    Notre association recense 24 adhérents présents en France et en Europe et représentant plus de 85% des analyses et 63% des mesures d’empoussièrement. L’ULSB rassemble la grande majorité des laboratoires de santé du bâtiment français, c’est la raison pour laquelle aujourd’hui nous avons une relation privilégiée avec les instances réglementaires.

    Quelles sont les perspectives de l’ULSB pour 2018 ?

    Nous participons aux travaux de normalisation en lien avec les différents domaines d’activités relatifs au repérage amiante avant-travaux, les activités laboratoires (par exemple la révision normative GA X 46 033, la révision de la norme 43-050) et enfin, nous allons contribuer aux échanges sur la révision de l’arrêté métrologie laboratoire. En conclusion, nous souhaitons devenir un interlocuteur incontournable dans la gestion du risque amiante.

    Qui peut se joindre à votre association ?

    Tous les laboratoires accrédités amiante ! Nous souhaitons représenter le maximum de laboratoires pour faire évoluer les normes et accréditations en collaboration avec les instances réglementaires.

  • ING2A recrute son consultant en risque amiante H/F

    ING2A recrute son consultant en risque amiante H/F

    Dans le cadre du développement de sa nouvelle plateforme de formation sur Montlouis sur Loire, ING2A recherche un(e) consultant en risque amiante H/F.

    Face aux enjeux que représente l’amiante dans le monde du travail, Julie Mayeux (Ingénieur Hygiène Sécurité Environnement), Laurent Roquin (Ingénieur en bâtiment, administrateur du SYRTA) ainsi que Boris Fouillat (Ingénieur qualité et préventeur IPRP) ont décidé de mettre en commun leurs compétences, connaissances et savoir-faire au service de la filière en créant ensemble ING2a : les ingénieurs de l’amiante associés.

    Créer en 2017, ING2A (société du groupe SODIATEC)  est spécialisé dans la problématique amiante avec pour objectif de rendre accessible le dispositif réglementaire complexe de cette dernière à travers du conseil, de l’audit et de la formation (SS3 et SS4).

    Missions principales :

    En rejoignant l’équipe d’ING2a en tant que consultant en risque amiante, vous serez amené à travailler en autonomie et participerez à :

    • Accompagner les clients en SS3 : conseils réglementaires, rédaction du système documentaire et des modes opératoires, accompagnement à toutes les étapes de la certification, audit à blanc et documentaire.
    • Accompagner les clients en SS4 : conseils réglementaires et organisationnels, rédaction de systèmes documentaires et modes opératoires.
    • Veille réglementaire et veille de l’actualité.
    • Être force de proposition pour améliorer l’offre de formation et les supports de formation utilisés

    Profil recherché :

    • Vous avez première expérience significative dans le cadre de la prévention des risques amiante et maîtrisez le dispositif réglementaire SS3 / SS4.
    • Vous avez la fibre logistique : la mise en place et l’amélioration de process qualitatifs vous intéresse.
    • Vous avez une bonne maîtrise rédactionnelle.
    • Vous êtes motivé pour travailler dans un environnement convivial, respectueux et rigoureux !
  • Video – L’évaluation prédictive de la présence d’amiante dans les navires

    Video – L’évaluation prédictive de la présence d’amiante dans les navires

    Créée en 2005, l’entreprise CEDRES propose depuis 2015 une évaluation prédictive du risque de présence d’amiante. Son dirigeant, Sébastien Bony lance à présent la société EMERGENSEA, qui duplique ce savoir-faire dans le milieu maritime. Explication en vidéo.

    Retrouvez également l’interview de Sébastien Bony pour le Mag’Amiante : « L’évaluation prédictive de la présence d’amiante sécurise l’achat d’un bâtiment »
    Ainsi que l’intervention vidéo « l’analyse prédictive de la présence d’amiante dans le bâtiment », captée à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante.

  • Le désamiantage robotisé

    Le désamiantage robotisé

    C’est au hasard d’une rencontre avec le programmateur de solutions d’automatisation à destination de l’industrie et de l’aéronautique Akeo Plus qu’a germé l’idée d’un matériel de désamiantage entièrement autonome. Pour autant, pas question pour l’entreprise de désamiantage SFTP de se lancer dans la conception d’une machine complète. L’entreprise s’est donc appuyée sur un engin existant où viendra s’implémenter une « brique logiciel ».

    Le matériel retenu est un Brokk 90, initialement développé pour être exploité via un système de commande filaire ou radio. « Selon le constructeur, la machine permet déjà d’effectuer en une heure le travail réalisé par un opérateur en une journée. Même si elle se révélait moitié moins performante, elle se justifierait encore largement pour des surfaces supérieures à 15 m² », commente le directeur général de SFTP Pierre-Albin Rousset. Plus productif et moins pénible qu’une approche manuelle, le robot impose néanmoins la présence de l’opérateur pour conserver le contact visuel. Or l’ambition du concept développé par la société du groupe Brunet vise à sortir l’humain de la zone de confinement pour qu’il se contente de programmer le robot : un engin qui scanne la pièce à traiter pour venir ensuite se positionner via à un système de capteurs, avant de réaliser le ponçage à l’aide de son bras muni d’un rail de translation.

    Le désamiantage robotisé

    Pas moins de deux ans de travaux, pour une bonne partie financés par une subvention d’état de 99 000 euros issue du PRDA (plan de recherche et développement sur l’amiante) et par la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), auront été nécessaires pour donner naissance à cette solution. Depuis, le matériel multiplie les essais de fiabilisation. Un long processus à la hauteur des gains attendus. En effet, outre l’amélioration de la productivité et une réduction des risques de TMS (troubles musculosquelettiques), il abolit le long temps nécessaire à l’opérateur pour s’équiper et assure « une installation du premier coup, là où l’humain ne peut offrir les mêmes garanties ». Voilà pour les promesses.

    Reste néanmoins un obstacle à lever : comment la technologie va-t-elle être acceptée par les équipes ? Si l’on peine à imaginer qu’un opérateur tienne à intervenir dans un environnement saturé de poussières d’amiante, la perspective de voir une part de ses missions confiée à une machine a quand même de quoi l’inquiéter. Sur ce point, SFTP se veut rassurant. « La formation au pilotage d’un robot radiocommandé comme à sa programmation est d’une journée. Cette technologie a pour but de gagner en …

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur lemoniteurmateriels.fr

  • « Encore de nombreux progrès à réaliser dans le désamiantage » – Sébastien Sureau (SNED)

    « Encore de nombreux progrès à réaliser dans le désamiantage » – Sébastien Sureau (SNED)

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Sureau, secrétaire général du Syndicat National des Entreprises de Démolition. Membre de la Fédération Française du Bâtiment, le Sned rassemble les entreprises spécialisées dans le désamiantage et la déconstruction.

    Où en sommes-nous avec l’amiante ?

    Beaucoup de bâtiments rénovés ou déconstruits renferment des quantités plus ou moins importantes d’amiante. Le fait est qu’aujourd’hui, nous constatons une meilleure connaissance de l’enjeu de l’amiante et une meilleure maîtrise de ses risques par les maîtres d’ouvrages, même s’il reste beaucoup de progrès à faire. Mais, globalement, cette prise de conscience du risque et de la nécessité de l’évaluer, notamment dans les bâtiments tertiaires et logement sociaux, va dans le bon sens.

    Quel chemin reste-t-il à parcourir ?

    La sensibilisation a été longue. Et, malgré les progrès réalisés, force est de constater que les préparatifs indispensables d’un chantier de désamiantage ne sont pas systématiquement complets. C’est l’objet de notre participation à ce Grand Circuit : sensibiliser les maîtres d’œuvre et les maîtres d’ouvrages à la préparation d’un chantier de désamiantage : repérage, diagnostic, élaboration des stratégies de désamiantage… Car c’est le maillon faible de la chaîne : très régulièrement, les maîtres d’ouvrage ne font pas de repérage préalable ou partent d’un ancien diagnostic nécessairement incomplet, car non destructif.

    Concernant les résultats des analyses en laboratoire, on constate, comme l’INRS, des pratiques assez différentes. Notamment, les stratégies de prélèvement qui doivent normalement être déployées sur le chantier ne le sont pas toujours selon les règles de l’art. Ce qui induit au final des productions qui vont être mises en place de manière différenciée selon les chantiers. Et des différences de résultats en fonction des laboratoires pour les mêmes chantiers.

    De la même manière, les diagnostiqueurs disposent encore de marges de progrès. On constate des diagnostics incomplets, imprécis, des stratégies de prélèvement inadaptées… des laboratoires qui ne travaillent pas de manière unifiée, et, en bout de chaîne, des désamianteurs aux méthodes différentes. Les métiers de l’amiante ne sont pas aussi « industrialisés » qu’on le souhaiterait. C’est notre rôle de faire en sorte que toute la chaîne puisse présenter les bonnes pratiques, pour montrer à quel point chaque étape est importante.

  • Amiante : vers un carnet de santé numérique ?

    Amiante : vers un carnet de santé numérique ?

    Sogelink est un éditeur de logiciels reconnu dans le domaine du Bâtiment des Travaux Publics. Il propose notamment des solutions logicielles et SaaS, des prestations de services et d’ingénierie aux différents acteurs de l’écosystème (maître d’œuvre, maître d’ouvrage, entreprises de travaux,…) dans l’objectif de simplifier et d’optimiser leurs démarches métiers, souvent liées à des contraintes réglementaires.

    Face à la problématique amiante, Sogelink a lancé fin 2015 la solution « Amiante360 ». Celle-ci permet de réaliser en ligne les démarches réglementaires relatives à la gestion du risque amiante. Amiante360 intègre plusieurs modules : gestion de patrimoine amianté et mise à jour des documents réglementaires (DTA,…) pilotage des travaux en présence d’amiante (désamiantage, confinement, maintenance…), jusqu’au suivi des expositions des collaborateurs à l’amiante, permettant ainsi de respecter la VLEP.

    Ce dernier module, nommé Amiante360-Exposition et destiné à améliorer la protection des salariés intervenant sur les chantiers de déconstruction et de désamiantage, a notamment été récompensé par le prix de l’innovation du SNED (Syndicat National des Entreprises de Démolition) en 2017.

    Gérer le risque amiante dans sa globalité

    La particularité des applications Amiante360 est d’aborder l’intégralité de la problématique amiante du point de vue de la maîtrise d’ouvrage, de l’entreprise de travaux et des opérateurs de repérage. « Nous sommes la seule plateforme collaborative qui permet de gérer le risque amiante dans sa globalité » explique Gilles Le Poulard, Manager Commercial Amiante360. « Avec le mode SaaS, un donneur d’ordres client peut inviter les autres parties prenantes à se servir de l’outil, comme par exemple les opérateurs de repérage. Leur collaboration est ainsi facilitée. La plateforme offre également de réels atouts en termes de centralisation et d’archivage des données avec des fonctions évoluées de traçabilité des échanges garantissant ainsi une réelle connaissance du risque par l’ensemble des acteurs concernés ».

    Amiante360 compte une centaine de clients, et est actuellement en cours d’évaluation par le PRDA* : « Nous souhaitons qu’Amiante360 soit l’outil de référence pour réaliser les démarches relatives à la gestion du risque amiante », précise Gilles Le Poulard.

    Quant au marché de l’amiante, il est loin d’être tari : les autorités sanitaires estiment qu’il existe encore 60 kg d’amiante par habitant en France… La démolition et la dépollution vont donc encore être d’actualité pendant un certain temps.

    * PRDA : Plan de Recherche et Développement Amiante

  • « L’international, un axe de développement stratégique » – Hugo Rosati (DI Environnement)

    « L’international, un axe de développement stratégique » – Hugo Rosati (DI Environnement)

    ENTRETIEN AVEC
    Hugo Rosati, directeur général de DI Environnement. Le groupe intervient sur des chantiers partout dans le monde. Avec la professionnalisation du métier, l’international est rapidement devenu un axe de développement stratégique.

    Pouvez-vous nous présenter dans quel contexte DI Environnement est présent à l’international ?

    Notre présence sur les chantiers étrangers est historique, avec la réalisation d’opérations d’envergure dans des pays transfrontaliers à la France métropolitaine dès le début de notre activité amiante en 1995. Cette présence était dès lors appuyée par nos moyens humains et matériels en désamiantage qui permettaient de répondre à d’importantes problématiques, relativement proches de nos bases et avec des exigences similaires à l’époque. Par la suite, avec la professionnalisation de notre métier et la croissance de DI Environnement, l’international est rapidement devenu un axe de développement, avec une réelle compétence de notre organisation en la matière, jusqu’à être aujourd’hui un axe stratégique.

    De quelle manière intervenez-vous dans des pays étrangers ?

    Suite à nos premiers chantiers transfrontaliers nous avons été sollicités par nos clients et autres partenaires pour la réalisation d’opérations à l’international sur des sites respectant la réglementation française ou autre équivalent. Ces premiers chantiers furent notamment le désamiantage de plateformes pétrolières en Afrique et de navires de guerre dans différentes bases navales, notamment en territoires d’outre-mer (où nous bénéficions d’une agence, à Tahiti) et Afrique de l’Est. Aussi nous sommes intervenus dans le démantèlement de grands ensembles industriels exploités par nos clients, comme ce fut le cas en Arabie Saoudite ou au Kazakhstan sur des sites d’extraction de minerai ou de production d’électricité.

    Aujourd’hui, tout en continuant ces activités précitées, nous répondons également à une demande de désamiantage plus diffuse, avec des interventions très ponctuelles, sur des chantiers divers comme des navires marchands ou autres équipements partout dans le monde.

    Ces opérations ont en commun le fait que dans la grande majorité des cas le maître d’ouvrage étant français, ou respectant la réglementation française, nous déplaçons nos équipes et nos matériels utilisés en France sur les zones d’intervention, avec des solutions organisationnelles et logistiques éprouvées. En ce sens, ce cas de figure est pour DI Environnement une extension du marché de l’hexagone au sens réglementaire.

    Cela étant, nous sommes également consultés sur des opérations où les exigences réglementaires, normatives et spécifiques peuvent être différentes de celles que nous connaissions et connaissons actuellement en France. C’est le cas notamment des appels d’offres internationaux où il faut nous adapter pour répondre au besoin du client. Pour ces marchés, nous nous sommes organisés, suivant les demandes, en créant des sociétés rattachées au pays concerné, avec du personnel local et des moyens propres, voir même la création d’agences comme c’est le cas pour DI Algérie, DI Côte d’Ivoire et DI Gabon.

    Dans ces opérations sur mesure, où plutôt à la mesure des exigences de chaque donneur d’ordre et chaque pays, nous nous appuyons sur notre atelier où sont fabriqués tous nos matériels pour concevoir les solutions adéquates. Aussi ces opérations sont gérées et réalisées par des équipes spécialisées dans l’international.

    Pouvez-vous illustrer ces opérations ?

    Pour exemple, concernant les appels d’offres internationaux, nous avons désamianté et effectué la projection coupe-feu de la tour de la Banque Africaine de développement à Abidjan. Ce chantier, d’une durée de 16 mois avec 80 opérateurs mobilisés a été réalisé par DI Côte d’Ivoire avec en soutient notre service international. Dans le même registre, DI Gabon clôture actuellement le désamiantage d’un centre de formation. Ces agences, avec DI Algérie, répondent aujourd’hui de manière autonome à un marché local spécifique ou diffus.

    Aussi, nous intervenons actuellement à Tahiti pour décaper des peintures contenant de l’amiante sur un navire de guerre. Nous sommes également en opération sur différents navires marchands, à quais dans des ports internationaux ou en mer. Enfin, nous préparons des opérations prochaines pour des clients industriels au Tadjikistan et en Lettonie, pour lesquels une organisation dédiée sera mise en place en rapport avec des exigences spécifiques.

    Quels sont les enjeux du désamiantage dans le monde et comment comptez-vous y répondre ?

    De prime abord il faut noter un remarquable atout, valable pour toute la filière de l’amiante en France : notre expertise liée à la qualité de notre référentiel de travail. En effet, l’évolution de la réglementation française jusqu’au niveau d’exigence atteint à ce jour nous permet d’être expert sur la problématique amiante et de faire référence en la matière sur la scène internationale.

    D’autre part, sur une analyse conjoncturelle, bien qu’une partie des pays développés aient relativement traités la problématique de l’amiante et de son retrait, l’enjeu sanitaire est plus que présent dans le monde, avec une grande majorité de territoires où l’amiante est peu à peu interdite et où la sensibilisation apparaît. Nous l’avons vu récemment pour la plupart des états du Canada et du Brésil.

    Dans ce contexte, nous comptons nous développer en nous appuyant sur nos références, sur nos implantations et sur notre polyvalence. Fournir du matériel sur mesure, concevoir une opération de désamiantage, former le personnel, effectuer des analyses, rapatrier et traiter les déchets amiante dans des filières adaptées, et, bien sûr, réaliser des chantiers sont autant de services que nous proposons d’ores et déjà à nos clients internationaux et à nos clients étrangers. Le développement de cet axe est aujourd’hui stratégique pour DI Environnement et nous avons bien l’intention de continuer à exporter notre savoir-faire et répondre à la problématique de l’amiante dans le monde.

    Aujourd’hui, tout en continuant ces activités précitées, nous répondons également à une demande de désamiantage plus diffuse, avec des interventions très ponctuelles, sur des chantiers divers comme des navires marchands ou autres équipements partout dans le monde.

    Ces opérations ont en commun le fait que dans la grande majorité des cas le maître d’ouvrage étant français, ou respectant la réglementation française, nous déplaçons nos équipes et nos matériels utilisés en France sur les zones d’intervention, avec des solutions organisationnelles et logistiques éprouvées. En ce sens, ce cas de figure est pour DI Environnement une extension du marché de l’hexagone au sens réglementaire.

  • De nouveaux processus pour les interventions en SS4

    De nouveaux processus pour les interventions en SS4

    Afin d’améliorer la qualité et l’efficacité de ses chantiers, EuropAmiante développe sans cesse de nouveaux processus en utilisant des méthodes innovantes. Dans le but de répondre à une problématique récurrente de nos clients, nous mettons en œuvre des moyens afin de réaliser des interventions en sous-section 4, avec l’utilisation de nouveaux produits : le gel hydrique et la mousse pour percement.

    Le gel hydrique, commercialisé aujourd’hui par différentes marques, permet de réaliser des percements sur des enduis et peintures amiantés, le décollement de dalles amiantées, ou bien encore la découpe de conduit en fibrociment sans émission de poussière.

    Il se présente sous différentes formes. Pour les percements, on peut l’utiliser sous forme de poches que l’on colle directement sur le support amianté à percer. Différentes tailles existent en fonction de la grandeur du foret et du percement nécessaire. Pour traiter de plus grande surface, le produit est disponible en seau.
    Le gel absorbe toujours les dépôts et aucune poussière d’amiante ne s’échappe dans l’air.

     

    Une autre solution pour réaliser des percements sur support amianté : la mousse pour percement.

    Le concept est le même : la mousse s’applique à l’aide d’une bombe comme de la mousse à raser sur la zone de percement. Une fois appliquée, la mousse durcie ce qui permet de la récupérer facilement lorsque le percement est effectué, pour ensuite la traiter en déchet amiante. Et le tout sans émission de fibre d’amiante !

     

    Quel avantage pour nos équipes ?

    Le principal avantage de ces produits est qu’ils permettent de traiter des petites zones sans confinement et mise en dépression. En effet, nous avons réalisé plusieurs chantiers test en partenariat avec des bailleurs sociaux, pour s’assurer de leur efficacité et ceux-ci peuvent être utilisés sans confinement en toute sécurité. C’est un gain de temps considérable pour nos équipes, et une assurance d’efficacité pour nos clients !

    Nos expériences

    Grâce à ces produits, nous avons réalisé la dépose de dalle amiantée à l’aide de gel hydrique devant des portes fenêtres dans le cadre de la réhabilitation d’une école, qui impliquait le changement de l’ensemble des fenêtres.

    La mousse hydrique nous a permis de réaliser, en milieu occupé, le percement et la mise en place de radiateur dans le cadre de la rénovation totale d’une centaine d’appartements d’un immeuble.