Catégorie : AMIANTE

  • Traitement de l’amiante : DI ENVIRONNEMENT présente son savoir-faire (VIDEO)

    Traitement de l’amiante : DI ENVIRONNEMENT présente son savoir-faire (VIDEO)

    Michel Grasso, chargé du développement commercial chez DI ENVIRONNEMENT, présente le savoir-faire et les atouts du spécialiste du désamiantage et de la dépollution. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence Amiante de Marseille, le 17 octobre 2017. Michel Grasso anime également une intervention sur les étapes des Conférences Amiante, où il présente un chantier de désamiantage exemplaire.

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  • Le comptage de fibres d’amiante dans l’air

    Le comptage de fibres d’amiante dans l’air

    Nouvelle prestation d’analyse chez LABOCEA, 1er laboratoire public territorial français avec 5 sites en Bretagne

    Le comptage de fibres d’amiante dans l’air

    Le dernier investissement du laboratoire porte sur les équipements nécessaires pour le comptage de fibres d’amiante dans l’air selon les LAB REF 26 et 28.
    Prestation accréditée COFRAC, le laboratoire continue sa percée sur le terrain de la recherche de l’amiante sur les différentes matrices (matériaux, enrobés, air) auprès de structures bretonnes ou nationales avec un atout majeur. La proximité des sites pour les dépôts d’échantillons sur la zone bretonne.

    Nos partenaires sur le prélèvement d’air nous permettent d’être présents sur tout projet prélèvements + analyses.

  • Problématique amiante : « S’entourer d’entreprises compétentes », par la SNED (VIDEO)

    Problématique amiante : « S’entourer d’entreprises compétentes », par la SNED (VIDEO)

    Sébastien Sureau, délégué général du SNED, précise les actions du syndicat dans le domaine du traitement de l’amiante. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence Amiante de Marseille, le 17 octobre 2017. Sébastien Sureau animera une présentation sur les prochaines étapes de la Conférence Amiante à Nantes (le 14 novembre) et Paris (le 5 décembre). Il traitera notamment des actualités réglementaires de la filière amiante : diagnostics, prélèvements d’air, travaux, démolition, déchets…

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  • Pompier, métier à haut risque sanitaire

    Pompier, métier à haut risque sanitaire

    Du fait de leur exposition récurrente à des substances toxiques, les pompiers sont exposés à des risques accrus de plusieurs maladies, révèle une étude menée pour le compte de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL). Or si son «caractère dangereux» est reconnu depuis août 2004, cette profession n’est toujours pas considérée comme un «métier à risques».

    Au-delà du risque sur le terrain, il en est d’autres bien moins connus, directement liés aux émanations toxiques que respirent les soldats du feu. Dans un rapport publié en mars, la CNRACL révèle que les pompiers sont exposés à des risques accrus de maladies cardiovasculaires et respiratoires, mais aussi de cancers.

    SUR-RISQUE DE PLUSIEURS CANCERS

    En France, une analyse menée entre 2007 et 2011 sur la cohorte CPRIM, qui analyse la mortalité chez les pompiers, révélait un taux de décès d’origine cancéreuse de même ampleur que la population générale (environ 45%), mais avec une légère surreprésentation de cancers du poumon, de la lèvre-cavité buccale-pharynx, du foie et des voies biliaires intra-hépatiques.

    Deux études américaines, l’une consistant en une méta-analyse de 32 études publiées, l’autre en un suivi depuis 1950 effectué dans trois grandes villes américaines, révèlent d’autres sites corporels dont les cancers sont plus fréquents qu’en population générale: cerveau, estomac, colon, rectum, prostate, testicules, myélomes, lymphomes non hodgkiniens pour la première; œsophage, intestin, rectum, poumons, reins et pharynx pour la seconde.
    Publiée début 2016, une étude française, menée auprès de pompiers de la caserne de Saint-Quentin (Aisne), révèle un taux élevé de mésothéliomes du fait d’opérations de lutte contre les incendies de bâtiments. En cause, la libération de fibres d’amiante, retombent aussi bien sur les sapeurs pompiers que sur le personnel d’assistance situé en retrait de l’incendie.

    UN PROCESSUS DE DÉCONTAMINATION À REVOIR

    Parmi les raisons de ces risques accrus, la CNRACL pointe notamment des failles dans les processus de nettoyage et de décontamination: «les matériels utilisés pendant l’intervention (lances, tuyaux, etc.), sont souvent transportés, sans précaution particulière, dans les véhicules d’incendie ou des utilitaires. Le personnel et le matériel n’étant pas décontaminés avant le retour en caserne, l’ensemble du personnel et le véhicule se trouvent ainsi contaminés».

    A la caserne même, «les locaux sont souvent inadaptés au reconditionnement et à la décontamination. La présence de laveries dans les centres de secours reste l’exception, néanmoins l’existence de sas de nettoyage a été observée sur certains sites». Et le nettoyage d’équipements tels que casques, cagoules, gants de feu et effets chaussants «ne fait pas l’objet de réglementation particulière, l’approche individuelle étant souvent la règle», poursuit la CNRACL.

    Du côté des appareils respiratoires isolants (ARI), seul le nettoyage du masque est défini, mais «aucune norme n’existe pour les autres pièces (dossard, bretelles, canalisations et soupape respiratoire). Cette situation peut conduire à relier un masque ‘propre’ avec un appareil qui ne l’est pas».

    Pour la CNRACL, c’est toute l’organisation de la gestion de ces matériels contaminés qui est à revoir, ou à mettre en place. Par exemple «en adaptant, voire en réorganisant, les locaux avec un zonage et un circuit ‘contaminé – décontaminé’», ou en instaurant des processus de décontamination pour tout matériel souillé revenant d’opération.

    Source : Le Journal de l’Environnement

  • Amiante : un chantier exceptionnel sur l’autoroute A 75, dans le Puy-de-Dôme

    Amiante : un chantier exceptionnel sur l’autoroute A 75, dans le Puy-de-Dôme

    Pour retirer de l’enrobé contenant de l’amiante, l’autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers sera en chantier à partir du 16 octobre. L’amiante avait été utilisée entre 1970 et 1995 ; pour l’éliminer, il va falloir prendre des précautions.

    La présence d’amiante a été détectée sur les 3 kilomètres de ce tronçon de l’autoroute A75 à la hauteur d’Authezat, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. La Direction Interdépartementale des Routes Massif Central a effectué 105 carottages sur l’ensemble de la chaussée qui ont révélé la présence d’amiante.

    Pour ce chantier de rénovation de la couche de roulement, il va falloir prendre des précautions particulières. Couramment utilisée entre 1975 et 1995, y compris dans la fabrication des enrobés pour améliorer les performances du revêtement de chaussée notamment en matière de résistance sous l’effet de la circulation, l’amiante est aujourd’hui sous haute surveillance compte tenu des risques pour la santé : 400 à 500 fois plus fines qu’un cheveu, les fibres d’amiante lorsqu’elles sont inhalées peuvent se déposer dans les poumons et provoquer des graves maladies respiratoires comme des cancers.

    C’est pourquoi ce chantier a été confié à des entreprises certifiées qui utiliseront des engins adaptés comme des raboteuses travaillant sous protection d’eau et disposant de carters de protection spécifiques. Les personnels et le matériel feront l’objet d’une décontamination à chaque sortie de zone de travail et les déchets seront stockés dans des bennes hermétiques et envoyés vers des centres de stockage de déchets adaptés. « C’est la première fois qu’on fait un tel chantier » indique la DIR Massif Central, « on a pris le parti de faire le maximum en termes de précautions pour les personnels et l’environnement ».

    La circulation sera perturbée dans ce secteur à compter du 16 octobre, pour une durée estimée de 4 semaines. Sur cet axe qui voit passer 38 500 véhicules par jour en moyenne, la voie de descente, dans le sens Clermont-Béziers sera fermée et la circulation sera basculée sur les voies du sens sud –nord. Les bretelles d’entrée et de sortie de l’échangeur N°7, comprises dans la zone de chantier seront fermées. Les temps de trajet en seront impactés et le Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic d’Issoire assurera l’information des usagers par des messages sur panneaux et sur le site de Bison Futé.

    Source : France3 Régions

  • Désamiantage : intervention en milieu hyper sécurisé

    Désamiantage : intervention en milieu hyper sécurisé

    Nos équipes sont formées à intervenir dans des sites de haute sécurité du type de l’Elysée, des Aéroports de Paris, du Sénat et des Sites classés défense (terrain militaire etc). Ces sites sont soumis à des réglementations très strictes.

    On ne rentre pas facilement dans ces monuments ou institutions françaises, et de plus, travailler sur ces milieux sensibles nécessite un certain savoir-faire. EuropAmiante a donc appris à s’adapter aux situations et à traiter ces chantiers avec professionnalisme et précision.

    Un processus chantier pas comme les autres

    Les procédures ne sont pas les mêmes selon l’endroit où nous agissons, et entrer dans ces endroits n’est pas simple. Chaque personne destinée à travailler sur le site doit subir un criblage diplomatique. Chargés d’affaires, chefs de chantiers ou opérateurs, tout le monde est concerné.

    Mais que signifie « criblage diplomatique » ? Il s’agit de fournir les documents d’identité permettant aux autorités compétentes de connaître les antécédents
    judiciaires, et tout déplacement qui pourrait s’avérer suspect, sur le territoire français ou à l’étranger. Préserver le site et ses occupants est la priorité, ce criblage diplomatique étant à ce jour le niveau le plus important.

    Le personnel d’EuropAmiante ainsi « criblé » doit encore passer par plusieurs étapes avant de pénétrer sur le site. A l’entrée, le matériel est reniflé par la brigade cynophile et les équipes sont escortées par la sécurité jusqu’à leur zone de travail. Il n’est pas aisé de circuler dans les lieux : des espaces sont dédiés pour fumer, manger, aller aux toilettes. Compartimenter et accompagner dans tous leurs faits et gestes, rien n’est laissé au hasard. Pour y travailler, il est donc nécessaire de respecter toutes les conditions et contraintes fortes de protection et de préservation du site. C’est pourquoi EuropAmiante a développé des équipes qui sont passés maitres dans l’art de traiter ces chantiers hyper règlementés.

    Des équipes triées et formées spécifiquement

    Ce type de chantier nécessite des équipes formées, de confiance et au passé irréprochable. Observation et adaptation sont les qualités recherchées. En ce qui concerne l’aspect commercial, les chargés d’affaires d’EuropAmiante doivent prendre en compte toutes les contraintes que nécessite l’intervention sur un site protégé.

    Les délais d’intervention sont le premier paramètre à prendre en compte. En effet, le respect des réglementations expliquées plus haut, entraîne des procédures complexes, et donc un temps d’installation plus long. Un chantier durant trois jours en temps normal, peut en durer le double. Ces contraintes se propagent tant au niveau des plannings des équipes que du matériel.

    Les équipes d’EuropAmiante doivent également faire face à des contraintes de protection et de préservation de l’environnement. Lorsque le chantier a lieu à l’intérieur d’un bâtiment historique, ou dans des lieux mythiques, les protections qu’on exige de nous sont parfois bien plus élaborées et contraignantes que le chantier amiante en lui-même. Les opérateurs doivent également porter un équipement adapté et une tenue convenable lorsqu’ils empruntent les chemins d’accès au chantier.

    En extérieur, par exemple, dans des jardins paysagés et entretenus par des professionnels, il est nécessaire de respecter l’espace qui est dédié à l’intervention. Les jardiniers mettent alors en place une végétation provisoire afin que nous puissions intervenir en toute discrétion. Il nous est demandé d’être discret, nous sommes en milieu occupé. Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de nos chefs de chantier.

    L’expérience du terrain

    EuropAmiante et ses équipes sont formées et habituées à intervenir sur ce type de chantier. Elles connaissent parfaitement les contraintes et les processus qu’elles doivent mettre en place. Mais elles savent aussi s’adapter aux spécificités et réglementations de chaque site.

  • Une obligation de moyen dans la recherche de l’amiante

    Une obligation de moyen dans la recherche de l’amiante

    La Cour de cassation considère que les diagnostiqueurs disposent d’une obligation de moyens concernant la recherche d’amiante. En ce sens, la simple vérification visuelle apparaît insuffisante, même si la norme entérine cette méthode.

    De nouvelles règles en matière de recherche d’amiante

    La recherche d’amiante ne saurait se limiter à un simple constat visuel. Tel est le sens de l’arrêt de la Cour de cassation le 14 septembre 2017. En cela, elle est venue casser la décision rendue par la Cour d’appel d’Amiens qui donnait raison à un diagnostiqueur accusé par des acquéreurs de ne pas avoir noté la présence de ce matériau cancérigène dans les revêtements muraux, alors masqués par du papier peint.
    La Cour de cassation considère que si la norme stipule que le constat doit se faire visuellement, le diagnostiqueur ne peut se limiter à cette intervention. En d’autres termes, s’il ne dispose pas d’une obligation de résultat, il est en revanche soumis à une obligation de moyens. Le tribunal précise également que cette recherche doit être non destructrice.

    Émettre des réserves à défaut de vérification

    L’autre reproche fait au diagnostiqueur dans cette affaire est de n’avoir émis aucune réserve, même si sa mission se limitait à repérer l’amiante sur les parties visibles et accessibles de l’habitat. Pour la Cour de cassation, le professionnel dispose d’une obligation d’information et de conseil. À ce titre, si l’étude ne peut être que partielle, il se doit de l’indiquer.

    Avec cette décision, le tribunal confirme également une décision déjà prise en 2014 et mettant en avant l’obligation pour le diagnostiqueur de réaliser des sondages, même si la norme ne le prévoit pas. Reste donc désormais à celle-ci à tenir compte de ces décisions en modifiant ses textes.

    Source : ETI Construction

  • Arf@miante, l’association des formateurs est lancée

    Arf@miante, l’association des formateurs est lancée

    Premier pas encourageants et volontaires pour arf@miante (Association Représentative de la Formation Amiante et autres polluants) : Après la publication des statuts et l’inscription au Journal Officiel, l’Association vient de se doter d’une Charte d’Ethique signée par tous les membres lors de leur inscription.

    L’Association Représentative de la Formation Amiante et autres polluants (arf@miante), créée il y a quelques semaines, a pour objet principal de représenter les organismes de formation « Amiante » et ses formateurs.

    L’association est née de la fusion de deux volontés : celle de plusieurs dirigeants de centres de formation amiante certifiés rejoignant un souhait déjà exprimé par des formateurs amiante validés selon le processus réglementaire. Origines distinctes mais constat commun : la filière de la formation amiante n’est pas représentée comme elle devrait l’être au niveau des instances décisionnaires et normatives (DGT, CNAM-TS, OPPBTP, INRS, AFNOR, etc.). Trop souvent, les formateurs amiante découvrent les nouveautés réglementaires au moment de leur publication, sans concertation, sans recul, sans prise en compte des nombreux retours d’expérience recensés depuis l’application de l’Arrêté formation de 2012. Arf@miante souhaite vivement être force de proposition vis à vis des futures évolutions.

    Arf@miante, l’Association Représentative de la Formation Amiante et autres polluants

    L’Association se propose d’être une passerelle entre les décideurs et les OF d’une part, mais aussi, par l’organisation interne en collèges (pour les salariés et les vacataires), d’agir entre les OF et les formateurs, le but étant l’harmonisation (par le haut) des pratiques pédagogiques aux fins d’améliorer la formation à la prévention des risques aux polluants en général, et à l’amiante en particulier afin d’améliorer la protection des populations et des travailleurs.

    Sont concernés tous les organismes de formations certifiés pour l’animation de formations de type « Prévention au risque amiante sous-section 3 », mais également ceux qui proposeront les formations de type « sous-section 4 » lorsque le processus d’habilitation INRS/CARSAT sera établi. Sont les bienvenus également, à titre individuel, tous les formateurs formés par l’INRS/OPPBTP pour animer ce type de formation, qu’ils soient salariés ou vacataires. C’est la première association mixte d’organismes de formation et de formateurs spécifiques au domaine « amiante ».

    L’Association est ouverte à tous les formateurs, même ceux travaillant dans des centres non membres. C’est l’intérêt direct des adhésions individuelles ouvertes à tous.

    Les adhésions sont également ouvertes aux formations aux autres polluants (plomb, CMR, risques chimiques, etc.) dont les problématiques sont proches.
    Des engagements précis ayant pour unique but la montée en compétence de l’ensemble de la filière amiante ont été fixés, le tout encadré par une charte d’éthique rigoureuse basée avant tout sur le strict respect de la réglementation et quelques principes de bon sens.

    Téléchargez le communiqué de presse complet en cliquant ici

  • Mine de Salau : premiers résultats négatifs sur l’amiante

    Mine de Salau : premiers résultats négatifs sur l’amiante

    Selon la préfecture de l’Ariège, les résultats des premières mesures dans l’air visant à contrôler la présence d’amiante dans l’entrée de l’ancienne mine de tungstène de Salau, en Ariège, sont négatifs. Les prélèvements avaient eu lieu le 20 septembre. Les services de l’État indiquent néanmoins que « cette mesure ne permet, ni de caractériser l’air ambiant de toute la mine (…) ni de caractériser l’amiante naturelle dans la roche. Elle ne permet pas, non plus, de caractériser l’amiante aux postes de travail dans la mine ».

    Les prochaines étapes consisteront en une « visite de sécurité des galeries » : il s’agira de mesurer le niveau de poussières (amiante et autres) dans les galeries et dans un second temps d’évaluer les autres risques liés à la structure de la mine (éboulements, trous…). L’étape suivante sera l’étude approfondie du risque amiantifère dans la roche. C’est le gros du travail de recherche sur l’amiante qui devrait durer plusieurs mois. Elle fera l’objet d’une tierce-expertise menée par un géologue et une métrologue de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses), désignés par l’État.

    Les résultats de l’analyse de roches devraient intervenir début 2018. La question de l’amiante, déterminante pour la réouverture ou non de la mine de Salau, sera en passe d’être tranchée. Les opposants à la réouverture de la mine estiment que « le taux d’humidité est tel qu’il ne peut y avoir aucune poussière dans l’air ».

    Source : ToulEco

  • L’amiante est toujours un problème de santé publique

    L’amiante est toujours un problème de santé publique

    Le Conseil communal lausannois (Lausanne) a appuyé mardi le postulat de Guy Gaudard pour que Lausanne améliore sa lutte contre l’amiante. Interview de l’élu, électricien et personnellement touché par la question.

    L’amiante, c’est toujours d’actualité ?

    C’est un problème de santé publique. On rénove maintenant tout ce qui a été construit dans les années 70 et 80, quand l’amiante était abondamment utilisé. Dans les carrelages, les fenêtres, les faux plafonds… Quand le chauffage électrique était à la mode, on mettait de l’amiante à chaque fois qu’on l’installait sur du bois.

    Vous avez été très exposé ?

    Oui. J’ai fait mon apprentissage en 1973 et j’en ai manipulé sans connaissance de cause jusqu’au début des années 90. Sans masque, sans gants.

    Vous avez connu des malades ?

    Mon patron d’apprentissage et un de mes collaborateurs en sont morts. Ce dernier en 2011. C’est vicieux, c’est plus petit qu’un cheveu. Le 90% de ce que vous respirez va s’éliminer par voie naturelle. Mais il peut arriver qu’une fibre reste accrochée entre la plèvre pulmonaire et le poumon. Rien ne se passe pendant trente ans et, tout à coup, ça vous ouvre le poumon comme on ouvre une boîte de conserve. C’est très rapide et malheureusement incurable.

    Qu’est-ce que Lausanne peut faire pour se protéger de l’amiante ?

    Commencer par identifier tous ses immeubles contenant de l’amiante. Ce qui est troublant, c’est que certains sont identifiés mais pas assainis. Celui qui ne connaît pas la problématique dit parfois que si on ne touche pas l’amiante, il n’est pas nocif. C’est faux. Avec le temps, il se désagrège, des particules tombent des plafonds par exemple, et on les respire.

    Combien coûteront les diagnostics et les assainissements ?

    Je n’ai pas fait le calcul. Ça a un coût, c’est sûr. Mais par rapport aux conséquences, c’est bon marché. Au début, pour une pièce, le diagnostic allait de 5000 à 6000 francs. Maintenant, la concurrence est forte, les prix ont baissé. Mais parfois au prix d’une baisse de qualité du travail. On considère que quatre jours de cours suffisent pour être formé au désamiantage. C’est clairement insuffisant. Il devrait y avoir un apprentissage.

    Allez-vous continuer à vous battre sur cette question ?

    Oui. Au Grand Conseil, j’ai déposé une interpellation parce que le Canton propose aux gens de lui ramener eux-mêmes leur amiante. Ils ont récolté 170 tonnes, probablement manipulées sans précaution! C’est très dangereux et j’attends des réponses. Il ne faut pas non plus tomber dans la psychose mais il y a un gros travail à faire. Sans compter qu’il faudra ensuite s’attaquer aux bâtiments privés. Tout ça me tient à cœur et ce sera un de mes chevaux de bataille.

    Source : 24heures