Catégorie : AMIANTE

  • Suivi des déchets amiante, plans de retrait : la dématérialisation en ordre de marche

    Suivi des déchets amiante, plans de retrait : la dématérialisation en ordre de marche

    En 2022, la dématérialisation des documents devient obligatoire pour les plans de retrait et la gestion des bordereaux de suivi des déchets amiante. Le Syndicat des Entreprises de Déconstruction, Dépollution et Recyclage (SEDDRe) suit ces évolutions et accompagne la profession, notamment à travers des webinars et la mise à jour des Règles Techniques. Explications avec Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail au sein du SEDDRe.

    Souhila PARÉ

    Chargée de mission santé, sécurité au travail
    SEDDRE

    En partenariat sur le projet des Règles Techniques de sous-section 3 subventionné par le PRDA, le SYRTA et le SEDDRe ont rédigé 14 règles sur les bonnes pratiques de la profession. Les premières règles publiées font-elle déjà l’objet de mise à jour ?

    Initiée fin 2018, la convention avec le PRDA a été soldée en septembre 2021. Au moment où je vous parle, 10 Règles ont été finalisées et mises en ligne sur le site dédié. Les 4 dernières sont en cours de finalisation et seront prochainement disponibles.

    Ce qu’il faut retenir de ce projet c’est son caractère inédit et innovant. Pour la première fois, les professionnels de l’amiante se sont regroupés afin d’écrire les règles professionnelles du métier. Ce sont des documents techniques et factuels applicables sur chantier. C’est une véritable mine de connaissances et de retours d’expérience issus d’un grand investissement des participants (entreprises et experts) et qui est mis à disposition de tous. Ce projet est amené à se poursuivre avec les évolutions du métier et de la réglementation.

    Parmi les premières fiches publiées, la Règle Technique « Conditionnement, évacuation, entreposage temporaire et chargement des déchets de chantiers » (RT 12) est en cours de mise à jour compte tenu de l’actualité réglementaire. Elle intègrera dorénavant la question relative à la dématérialisation des bordereaux de suivi des déchets amiante, une démarche rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2022, par Décret n° 2021-321 du 25 mars 2021 relatif à la traçabilité des déchets, des terres excavées et des sédiments et par son arrêté d’application du 21 décembre 2021 définissant le contenu des déclarations au système de gestion électronique des bordereaux de suivi de déchets énoncés à l’article R. 541-45 du code de l’environnement, pour les déchets contenant de l’amiante.

    Comment s’organiser pour répondre aux nouvelles réglementations concernant la dématérialisation de la donnée amiante ?

    Deux nouvelles obligations entrent en application en 2022.

    La première obligation concerne l’usage du service Dématamiante (également orthographié Démat@miante) depuis le 1er septembre 2021 pour les deux premières régions pilotes, Pays de Loire et Hauts-de-France. Puis, depuis le 1er janvier 2022, l’obligation s’est étendue pour la Normandie, l’Occitanie et la Réunion. Le déploiement sur tout le territoire national suivra dans l’été 2022 (Arrêté du 17 mai 2021 relatif à l’ouverture, dans les régions Hauts-de-France, Pays de la Loire, Occitanie, Normandie et La Réunion, du pilote de la plateforme DEMAT@MIANTE relative à la transmission dématérialisée des plans de démolition, de retrait ou d’encapsulage d’amiante). Il s’agit de la dématérialisation des plans de démolition, retrait et encapsulage (PDRE) des entreprises de désamiantage, en vue de les transmettre en un clic à l’ensemble des destinataires mentionnés dans le code du travail.

    Dématamiante est centré sur les 18 points réglementaires devant paraître obligatoirement dans le plan de retrait. L’idée de l’outil est de simplifier la transmission et le contrôle de ces 18 points règlementaires. Le SEDDRe étudie actuellement les premiers retours d’expérience des entreprises des régions tests afin d’aider la DGT à améliorer le service. Il est à surveiller que l’utilisation de Dematamiante n’induise pas les entreprises à produire un deuxième document pour le chantier. Il faudrait veiller à l’objectif de simplification de cet outil pour tous les utilisateurs.

    La deuxième obligation concerne la dématérialisation de la traçabilité des déchets dangereux et de l’amiante, entrée en application le 1er janvier. Désormais, les entreprises de retrait, les maîtres d’ouvrage, les transporteurs ainsi que l’exutoire final doivent signer numériquement leurs Bordereaux de Suivi de Déchets Amiantés (BSDA). Pour cela, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire a développé la plateforme Trackdéchets. Chaque acteur d’un projet de désamiantage doit créer un compte afin de générer et signer le bordereau numérique. La plateforme renseigne ensuite automatiquement le registre national des déchets dangereux.

    Bien que la disposition soit dès à présent obligatoire, les pouvoirs publics ont accordé une période de tolérance de 6 mois – jusqu’au 30 juin 2022 -, durant laquelle les contrôles n’auront pas vocation à sanctionner mais à accompagner la démarche en s’assurant de l’inscription des intervenants concernés sur la plateforme. Pour accompagner les entreprises, nous relayons les webinars de formation hebdomadaires proposés par Trackdéchets et nous diffusons nos propres webinars, disponibles en permanence sur notre chaîne Youtube. Les équipes du SEDDRe sont également disponibles par téléphone pour aider les entreprises à prendre en main l’outil, ou les renvoyer vers les bons contacts en cas de problèmes techniques.

    Poursuivez-vous actuellement votre réflexion pour une certification SS3 à deux niveaux ?

    D’ici janvier 2023, la DGT ouvrira à l’AFNOR la révision des normes de certification des entreprises de retrait amiante qui encadrent leur activité. Le SEDDRe souhaite porter à cette occasion sa réflexion sur une certification à deux niveaux de technicité : une technicité courante et une technicité supérieure. Comme cela existe déjà pour d’autres métiers, l’idée est d’adapter les exigences et le suivi des entreprises selon la nature de leurs travaux et de leur activité. Ceci dans l’objectif de mieux faire correspondre le système de certification à la réalité du métier. Un groupe de travail se penche actuellement sur des propositions concrètes, notamment quant à la définition des travaux dans chacune des catégories.

  • Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Quiz Amiante – Gestion des RAAT dans l’Espace Public

    Connaissez-vous parfaitement la réglementation en matière de gestion des Repérages Amiante Avant Travaux dans l’Espace Public ? Répondez aux 6 questions du quiz pour tester vos connaissances. Un quiz proposé par Thierry Ornaque, gérant de GEOCAPA.

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    Besoin de reviser ? Regardez le replay de l’intervention de Thierry Ornaque sur le Grand Circuit #DIAGNOSTIC !

  • Le réseau de laboratoires qui s’engage pour l’environnement

    Le réseau de laboratoires qui s’engage pour l’environnement

    Afin de limiter leur impact sur l’environnement, tous les laboratoires Eurofins Analyses pour le Bâtiment sont certifiés 14001:15 en Management Environnemental. Vue en infographie des actions menée au quotidien.

  • Maîtrise d’oeuvre amiante : l’expertise Sath Développement

    Maîtrise d’oeuvre amiante : l’expertise Sath Développement

    Fort de l’expérience de son gérant, Sath Développement apporte aux maîtres d’ouvrage une expertise solide en ingénierie et maîtrise d’œuvre amiante. Présentation de l’entreprise avec son fondateur, Thomas Lesser.

    Thomas LESSER

    Dirigeant
    SATH DÉVELOPPEMENT

    Quelle est votre expérience dans le domaine de l’amiante ?

    Je travaille depuis douze ans dans ce domaine. J’ai d’abord exercé en tant que référent technique amiante dans une importante société de désamiantage pendant cinq ans de 2010 à 2015. Jusqu’en 2020, j’ai dirigé un bureau d’études TCE de 12 personnes où j’ai créé un service Maitrise d’œuvre Amiante. J’ai créé Sath Développement en décembre 2020 afin de travailler seul en tant que maître d’œuvre amiante. J’exerce également une activité de formation et d’audit des entreprises certifiées pour le désamiantage.

    Depuis ces années et encore aujourd’hui, je participe activement aux réflexions et groupes de travail au niveau national sur la problématique amiante. Dernièrement, j’ai piloté pour le SYRTA (en association avec le SeDDRE) la rédaction des 14 Règles Techniques à destination des professionnels du désamiantage, en cours de publication. Ces actions me permettent de rencontrer régulièrement les représentants des pouvoirs publics et des organismes de contrôle et de prévention qui s’occupent de l’amiante.

    Ces expériences, le suivi des travaux réglementaires et les discussions avec les confrères – hors cadre concurrentiel – m’offrent une vision transversale de la filière : du repérage amiante aux travaux sous-section 3 (SS3) ou sous-section 4 (SS4) jusqu’à la gestion des déchets. J’attache une attention particulière à la conception des opérations de traitement de l’amiante où il y a nécessité de gérer conjointement contraintes budgétaires et techniques.

    Je demeure également très présent sur les chantiers, sur lesquels je me déplace en tant que maître d’œuvre ou en tant qu’auditeur.

    Quels sont les avantages à faire appel à un indépendant ?

    Faire appel à un indépendant, c’est l’assurance d’être suivi par un interlocuteur unique et constant. Ceci n’est pas toujours le cas dans des structures plus importantes, où la personne chargée du suivi du maître d’ouvrage peut changer en cours de projet.

    Quels sont les fondamentaux pour choisir un maître d’œuvre amiante ?

    Il faut tout d’abord s’assurer qu’un certain nombre de prérequis sont bien remplis. Le maître d’œuvre doit posséder une assurance couvrant son domaine d’activité. S’il exerce également en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), une assurance d’une autre nature sera de mise.

    Les donneurs d’ordre doivent ensuite regarder l’expérience dans le domaine de l’amiante des intervenants, mais également leur expérience dans les missions de réhabilitation de bâtiment. En plus de la spécialité amiante, le maître d’œuvre doit être un généraliste du bâtiment et connaître les principes de base de chauffage, ventilation, isolation ou encore de la sécurité incendie.

    Si la maîtrise d’œuvre amiante n’est soumise à aucune exigence réglementaire en termes de qualification, elle peut cependant justifier de ses compétences par une démarche de qualification volontaire auprès d’organismes comme l’OPQIBI chez qui je suis qualifié et également instructeur.

    Cet organisme a d’ailleurs récemment relevé ses exigences. Il s’agit avant tout de s’assurer que la maîtrise d’œuvre ait une véritable valeur ajoutée sur la partie analyse du risque, en fournissant une étude plus fine du risque amiante et du contexte du client. L’OPQIBI a aussi renforcé la partie suivi des travaux, en s’assurant que le maître d’œuvre se déplace physiquement sur les chantiers, contrôle les travaux en zone de retrait.

  • Gestion du risque amiante sur voirie : la solution DIAMATYS

    Gestion du risque amiante sur voirie : la solution DIAMATYS

    Le point sur l’univers réglementaire du repérage amiante sur voirie avec Noémie Régnier, cheffe de projets marketing chez Protys. L’occasion de présenter la solution Diamatys et les résultats du Baromètre Amiante de Protys, qui suit année après année l’évolution de la perception du risque amiante par les professionnels des travaux publics.

    Depuis 2016, le processus réglementaire qui impose le repérage amiante avant travaux s’est étendu à tous les types de travaux. Parue en octobre 2020, la norme NF X 46 102 est venu définir les modalités de réalisation de ces repérages sur les travaux sur voirie.

    À cela s’ajoute la sortie en 2021 de la norme NF P94-001, concernant les repérages d’amiante environnementale pour l’étude géologique des sols et des roches en place. Enfin, en 2022 est attendu l’arrêté compétences associé à la norme NF X46-102, qui a pour objectif de venir définir les compétences attendues des opérateurs de repérage.

    Le point en vidéo sur cet univers réglementaire avec Noémie Régnier, cheffe de projets marketing chez Protys. L’occasion de présenter les résultats du Baromètre Amiante de Protys, qui suit année après année l’évolution de la perception du risque amiante par les professionnels des travaux publics.

    Présentation de Diamatys, la solution pour instruire le risque amiante sur voirie : une plateforme collaborative qui permet de capitaliser les informations autour de la recherche amiante et HAP, et de partager les informations pertinentes pour tous.

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  • L’amiante dans l’espace public : une route au laboratoire

    L’amiante dans l’espace public : une route au laboratoire

    En 2021, l’analyse des enrobés routiers et le repérage de l’amiante évoluent, principalement avec l’application obligatoire de la norme NF X 46-102 et l’arrêté du 1er octobre 2019. Eurofins Analyses pour le Bâtiment présente la réglementation et les méthodologies à appliquer dans le cas de la recherche d’amiante dans les matériaux constituant la voirie et les ouvrages d’art. L’occasion également de faire le zoom sur l’amiante d’origine naturelle, ainsi que sur les HAP et les HCT.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #AMIANTE du 2 décembre 2021 en direct de Lille, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Charles Flavigny

    Directeur du laboratoire de Dunkerque
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

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  • TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Lille)

    TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Lille)

    Replay de la table ronde du Grand Circuit #AMIANTE du 2 décembre 2021 en direct de Lille, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Olivier RIO

    chef de file de la Commission Prévention
    FFB HAUTS DE FRANCE

    Christine DOLLÉ

    Ingénieur Conseil Manager
    CARSAT Nord Picardie

    Christian HUSTÉ

    Responsable du réseau risques particuliers amiante
    DIRECCTE

    Maxence RÉMOLEUX

    Directeur du service Bâtiments
    VILLE DE DOUAI

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)

    Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)

    Replay

    26 NOV. 2021


    web-conf
    en direct
    de Paris

    #DIAGNOSTIC

    Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)


    Objectif de la web-conférence

    • s’informer sur l’enjeu des repérages et diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)
    • maîtriser les dernières réglementations
    • obtenir un aperçu du matériel existant et des innovations
    • échanger en direct avec les experts (en fin de conférence)

    S’adresse aux : maîtres d’ouvrages (publics, privés), copropriétaires, syndics, bailleurs sociaux, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, diagnostiqueurs immobiliers, acteurs de la mesure, du contrôle et des diagnostics des bâtiments.


    Le contexte

    La réglementation relative aux diagnostics avant travaux dans les bâtiments a connu de nombreuses évolutions ces dernières années.

    Les évolutions majeurs concernent le diagnostic amiante. Appliqué depuis le mois d’avril 2021, l’arrêté du 1er octobre 2019 relatif aux modalités de réalisation des analyses de matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante modifie les règles d’analyse et de repérage avant travaux sur les bâtiments et enrobés.

    Fruit de deux ans de travail, la norme NFX 46-102 sur le repérage de l’amiante dans les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux introduit quant à elle une nouvelle méthodologie et de nouvelle modalités de réalisation des repérages amiante.

    Concernant les compétences, l’arrêté du 2 juillet 2018 sur les critères de certification des opérateurs et des organismes de formation a introduit un nouveau cycle de certification.

    Autre diagnostic majeur, le repérage plomb connait lui aussi des évolutions avec la norme norme NF X46-035. Les opérateurs de repérage et les donneurs d’ordre peuvent désormais s’appuyer sur ce texte réglementaire avant de réaliser des travaux dans des immeubles bâtis.


    Replay

    Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Avec FIDI, CRAMIF, ULSB

    Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Avec SODIATEC

    Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Avec GEOCAPA

    La boite à outil du diagnostiqueur préleveur

    Avec TESTOON

    Co-organisateurs

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Laurent ROQUIN

    Dirigeant du Groupe
    SODIATEC

    Thierry ORNAQUE

    Gérant
    GEOCAPA

    Marc CHAROY

    Coordonnateur des actions amiante
    CRAMIF

    Patrick BONTEMPS

    Géologue, référent technique dans le domaine de l’amiante, Vice-Président ULSB


    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Rappel réglementaire détaillé sur les repérages amiante sur les enrobés et dans l’espace public. L’occasion de réaliser un focus sur la norme NF X 46-102 et de faire le point sur la problématique des compétences et des certifications. Thierry Ornaque, gérant de Geocapa, offre également son retour d’expérience et fournit les clés pour réussir un repérage amiante avant travaux.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Thierry ORNAQUE

    Gérant
    GEOCAPA

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  • Remplacement de menuiseries : déroulé d’un chantier en SS4

    Remplacement de menuiseries : déroulé d’un chantier en SS4

    Fabricant de fenêtres PVC et aluminium, Les Zelles est confronté à la problématique amiante lors du remplacement de menuiseries existantes. Pour assurer à ses clients un service avec un interlocuteur unique tout en respectant la réglementation, l’entreprise a formé ses équipes à l’intervention en sous-section 4. Le point sur les particularités de ces chantiers avec Gilbert Casanova, directeur Agence Les Zelles.

    Comment préparer un chantier de rénovation des menuiseries extérieures ?

    Comme pour tout projet de rénovation, la réalisation en amont d’un Dossier Technique Amiante (DTA) est obligatoire. Ce dernier peut être exhaustif – le diagnostic portera dans ce cas sur l’ensemble des menuiseries -, ou réalisé par sondage, sur un échantillon représentatif d’ouvrants. Ce document nous permet de définir le type d’intervention, en fonction de la présence ou non d’éléments amiantés, et d’estimer le risque. Il permet ainsi de qualifier l’opération en sous-section 3 (SS3) ou sous-section 4 (SS4).

    Quelle est la distinction entre la SS3 et la SS4 ?

    Concernant les menuiseries, la réglementation est assez claire : la SS3 s’applique lorsque les travaux nécessitent un retrait systématique des châssis existants ; la SS4 concerne quant à elle les interventions ponctuelles, dans le cadre par exemple de l’entretien d’un bâtiment. Si dans le cadre de la SS3 nous faisons appel à une entreprise partenaire, en co-traitance ou en sous-traitance, nos conducteurs de travaux et installateurs sont formés pour intervenir directement en SS4.

    Comment se déroule un chantier en SS4 ?

    Lors d’un remplacement ponctuel de menuiseries en SS4, nous commençons par établir un mode opératoire. Il s’agit du scénario qui décrit la méthodologie visant à intervenir sans risque. Il définit le périmètre des travaux, estime leur dangerosité et décrit la méthodologie d’intervention de bout en bout (de la préparation des équipements de protection à l’évacuation des déchets) et les moyens qui seront mis en œuvre. Dans le cadre d’appels d’offres, il nous arrive souvent d’organiser au préalable de la remise du document une réunion avec la Carsat et l’inspection du travail afin d’assurer la validation de ce mode opératoire.

    Une fois le mode opératoire établi, nous délimitons la zone de travail et procédons aux travaux. Conformément à la réglementation, nos opérateurs sont intégralement protégés par l’intermédiaire de masques à ventilation assistée, de combinaisons, de sur-bottes et de gants. Au cours de l’opération, des mesures d’empoussièrement sur opérateur par prélèvement d’air peuvent être réalisées en complément afin de valider notre méthodologie.

    Au préalable de la restitution du chantier, nous effectuons une mesure réglementaire validant notre process. Les menuiseries sont ensuite évacuées par une filière spécialisée vers une déchetterie consacrée à l’élimination des déchets amiante. Nous remettons alors au maître d’ouvrage le bordereau de suivi des déchets amiante (BSDA).