La robotisation de la production permet d’atteindre un niveau inédit de fiabilité et de qualité pour les appareils de protection respiratoire Scott Safety jamais atteint à ce jour. (suite…)
Catégorie : AMIANTE
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Enquête sur les chantiers de désamiantage
L’enquête conduite par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) et la Direction générale du travail (DGT) sur les chantiers de désamiantage a été réalisée en mai 2016. Elle a pour objectif de dénombrer ces chantiers déclarés en 2015, ainsi que d’en décrire les principales caractéristiques. Malgré la taille réduite de l’univers du sondage, constitué d’environ 250 unités de contrôle de l’inspection du travail, et l’échantillonnage limité à 60 unités, les résultats obtenus se sont avérés exploitables, selon les indicateurs de précision calculés. Ce diagnostic est conforté par le fait que le nombre de chantiers ainsi estimé (25 000) est proche des évaluations calculées auparavant par la DGT. Au delà de ce résultat, l’enquête a permis une analyse suffisamment détaillée de la nature des chantiers. La méthode employée parait produire des résultats utiles, pour un coût de collecte réduit par l’échantillonnage et en dépit de quelques écarts à la rigueur statistique.
Ce document présente dans une première partie les principaux résultats de l’enquête. La deuxième partie détaille la méthodologie employée, comme retour d’expérience sur le montage et l’exploitation de cette enquête particulière par la taille réduite de la population ciblée, par le fait que la principale variable d’intérêt était partiellement connue sur une partie de la population et enfin par un tirage guidé par le souci d’alléger la charge d’enquête.
Source : Ministère du Travail
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Le CUBAIR, être à la pointe de la technologie et de l’innovation
Il y a quelques semaines Europamiante nous parlait de son implication dans le développement durable. Aujourd’hui, nous découvrons ensemble son goût pour l’innovation.
En veille constante, l’entreprise n’a de cesse de développer son activité, ses processus et son matériel, dans le but d’optimiser le travail de ses équipes et de livrer des prestations de qualité à ses clients.
Cela explique qu’EuropAmiante ait été l’un des premiers, à faire du Cubair, un incontournable de ses chantiers.
La découverte du CUBAIR
A l’occasion d’un salon professionnel, il y a deux ans, l’entreprise découvre le Cubair. C’est lors d’un échange avec Mr Roch, son inventeur et créateur, que Mme Rouvier PDG d’Europamiante, décèle immédiatement le potentiel de cette nouvelle solution.
Europamiante se donnant les moyens de concrétiser les idées novatrices, c’est sans surprise que la première machine est donc achetée et testée peu de temps après.
Deux ans plus tard Europamiante possède plusieurs Cubair et le matériel compatible à la machine. Opérateurs et chefs de chantier sont plus que satisfaits de ce nouveau système, qui facilite leur travail et contribue au bon déroulement des chantiers.
En quoi leur facilite-t-il la vie me direz-vous ?
Qu’est-ce-que le CUBAIR ?
Ce cube produisant de l’air comme son nom l’indique, a été mis au point par Robert Roch en 2010. Ingénieur en mécanique suisse, il possède alors une entreprise de désamiantage et s’intéresse aux problématiques que ses équipes rencontrent sur les chantiers.
Les problématiques majeures de l’époque sont les suivantes :
- L’absence d’alimentation électrique sur les chantiers
- La mise en œuvre des systèmes existants, à savoir les compresseurs, lourds et compliqués
- L’absence de contrôle de la qualité de l’air sur place. Les tests étant effectués par des laboratoires à chaque mise en place du compresseur
- Le volume et le poids du compresseur, environ 600 KG
Mr Roch, mûrit alors l’idée d’un appareil léger, pratique, capable de contrôler la qualité de l’air sur chantier à tout moment et peu gourmand en énergie.
C’est tout d’abord dans son garage que l’ingénieur et inventeur crée sa première machine en parallèle de son activité de désamianteur. En 2011, le premier prototype voit le jour.
La Suisse n’exigeant pas de certification, l’inventeur effectue les premiers tests d’endurances sur ses chantiers en 2012. Les tests s’avèrent vite concluants.
C’est en 2014 que le Cubair obtient en France son Attestation CE de type classe 4A, délivré par l’APAVE et permettant sa commercialisation et surtout son utilisation en France.
Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour les désamianteurs
Europamiante se place ici comme un précurseur en mettant en place, dés 2015, le Cubair sur ses chantiers.
Les opérateurs passent alors d’un appareil de 600 kg à 20 Kg à peine. La consommation d’énergie est réduite passant de 380 Volts pour le compresseur à 230 Volts.
Le Cubair se déleste de la cuve d’air face à son homologue et en cas de panne permet au désamianteur de continuer à respirer ce qui n’était pas possible avec le compresseur qui laissait un court laps de temps avant de couper complètement le débit d’air.Aujourd’hui, Robert Roch a décidé de se consacrer à la production et à l’entretien de ses machines qu’il continue de superviser et de contrôler. Mais ce dernier ne s’arrête pas là puisqu’il travaille sur de nouveaux produits visant à faciliter le travail des désamianteurs.
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Surveillance de l’air en milieu amianté : satisfaction unanime pour les services d’Air Lab’Eau
Le secteur de l’amiante étant un secteur spécialisé et rigoureux, l’enjeu de la satisfaction et de la fidélisation de la clientèle est majeur pour les entreprises d’analyse. Le spécialiste de la surveillance de l’air en milieu amianté Air Lab’Eau, accrédité Cofrac N°1-5796 (Portée disponible sur www.cofrac.fr), mène régulièrement des enquêtes auprès de ses clients afin d’identifier les forces et faiblesses de ses services.
La satisfaction est unanime : l’ensemble des répondants s’est déclaré satisfait de la réactivité de prise en charge de leur demande, dont 83 % de très satisfaits. Même constat pour les délais de réponse aux demandes de renseignement, avec 92 % de très satisfait. Un seul client s’est trouvé moyennement satisfait sur la clarté des stratégies d’échantillonnage. Un cas qui s’explique par l’inexpérience du client pour la lecture des documents associés à la prestation – ne s’agissant pas d’un habitué des chantiers amiante – et par une situation d’urgence. Les clients sont toutefois tous satisfaits de la clarté des rapports d’essai et de la capacité des techniciens à s’adapter à l’environnement, dont 75 % de très satisfaits.
Un taux de satisfaction que l’on retrouve pour les délais de transmission des résultats, malgré un client plus exigent que la moyenne se déclarant moyennement satisfait. Pour les mesures les plus demandées, telles que les mesures au point 0 et les analyses libératoires, Air Lab’Eau remet le plus souvent ses résultats dans les 24/48 heures, pour un délai affiché de 72 heures. Tous les répondants se sont déclarés satisfaits du respect du créneau horaire d’intervention. Au final, les services d’Air Lab’Eau ont obtenu une note moyenne de 8,8 sur 10.
Des clients fidélisés
Quand il leur est demandé s’ils comptent faire à nouveau appel aux services d’Air Lab’Eau, la quasi-totalité des clients répondent oui. Un seul répondant n’est pas en mesure d’indiquer clairement si son activité l’amènera à s’adresser de nouveau à l’entreprise. Aucune réponse négative n’est donnée. Les entreprises interrogées sont pour la grande majorité des clients réguliers d’Air Lab’Eau : plus des deux tiers ont loué ses services à plusieurs reprises, dont la moitié plus de cinq fois.
Le sondage a été mené au deuxième trimestre 2017 auprès de 27 clients, dont 14 ont répondu. Les prestations les plus réalisées concernent les prélèvements de mesure d’ambiance et les stratégies d’échantillonnages. Le prélèvement de 2ème restitution est le service le moins demandé.
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Qu’est ce que le PAIA ?
Le plan d’actions interministériel pour améliorer la prévention des risques liés à l’amiante (PAIA), piloté par les Ministères en charge de la santé, du travail, de l’environnement et de la construction, a pour ambition d’améliorer la prévention des risques liés à l’amiante.
Qu’est ce que le PAIA ?
Ce plan d’actions s’organise autour de cinq axes :
- Renforcer et adapter l’information
- Améliorer et accélérer la professionnalisation
- Faciliter et accompagner la mise en œuvre de la réglementation liée à l’amiante
- Soutenir les démarches de recherche et de développement sur l’amiante
- Se doter d’outils de connaissance, de suivi et d’évaluation
Le suivi de la mise en œuvre du plan est assuré par un comité de pilotage interministériel resserré composé des représentants des quatre ministères.
Le plan prévoit l’élaboration et la mise à disposition du public d’un bilan annuel d’avancement.
Le Plan d’Actions Interministériel Amiante (PAIA) s’articule avec les dispositifs existants mis en place par l’État.
Il permet de créer une articulation dans les réponses qu’il apporte aux objectifs, orientations, recommandations et actions impulsés dans le cadre d’outils spécifiques :
- Les 3 èmes plans nationaux Santé Environnement (PNSE 3) et Santé au Travail (PST 3)
- Le Plan Recherche et Développement Amiante (PRDA) et la Commission d’évaluation des innovations techniques dans le domaine de la détection et du traitement de l’amiante dans le bâtiment (CEVALIA)
- Les travaux du Groupe de Travail National Amiante et Fibres (GTNAF)
- La politique de rénovation énergétique du parc des bâtiments existants
- Les derniers rapports d’importance sur la thématique.
Source : Tout sur l’environnement
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Désamiantage sur les monuments historiques
Altia Environnement s’est spécialisée en intervention de désamiantage et de déplombage des monuments historiques. Des interventions complexes qui nécessitent la prise en compte de nombreuses contraintes.
Contexte des chantiers de désamamiantage sur les monuments historiques
« Nous avons été retenus pour intervenir sur les fenêtres du Musée du Louvre et sur plusieurs chantiers de la Monnaie de Paris, confie Guillaume Fagon, Directeur d’Altia Environnement. Pour ce dernier, nous étions au début positionnés uniquement sur une action de déplombage. Mais compte tenu de notre méthode, nous avons fini par traiter le désamiantage de l’ensemble de leurs verrières ».
Ces chantiers posent de nombreuses contraintes. « Il faut d’abord respecter les caractéristiques d’un lieu classé monument historique. Autrement dit, chaque geste doit être minutieux et efficace. Il faut aussi gérer l’occupation des lieux durant l’intervention et enfin, travailler en parfaite coordination avec les autres corps de métiers en garantissant le respect du timing imposé par le maître d’ouvrage. Aucune erreur n’est donc possible ».
Le désamiantage d’une verrière : un cas très particulier
Le plus important, sur ce type de chantier est de proposer une solution d’échafaudage adapté à la hauteur du lieu permettant une intervention sécurisée pour les techniciens et efficaces pour le maître d’ouvrage. Nous avons donc recherché un prestataire en échafaudage qui a travaillé à la conception d’un outil de plus de 20 mètre de haut proposant ainsi un plateau de travail sur-mesure. Ensuite, il a fallu pour désamianter chaque encadrement de la verrière, prendre soin de retirer la vitre, de traiter le joint de la verrière par grattage et de repositionner l’ensemble avec une grande précaution.
Ce chantier a également été spécifique de par la rapidité d’exécution demandée par le maître d’ouvrage. Celui-ci devait en effet attendre la fin de notre intervention pour installer une grue. L’enchaînement des tâches devait donc être parfait. Nous avons, pour cela mobilisé tous les moyens techniques et humains nécessaires.
Forts de cette expérience et expertise, nous avons été en capacité de nous positionner sur des appels d’offres portés sur des ouvrages aux contraintes identiques. Ainsi, nous avons été short-listés dans le cadre de l’appel d’offre pour les verrières de la RATP et celles du Lutécia.
Photo non contactuelle
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Désamiantage dans des immeubles Haussmanniens
Premier loueur de France et leader européen des services immobiliers résidentiels, Foncia a fait intervenir Altia Environnement sur des bâtiments Haussmanniens sur Paris dans le cadre d’un chantier de désamiantage portant sur l’aménagement des cages d’ascenseurs.
Contexte du chantier de désamiantage dans des immeubles Haussmanniens
A l’époque de leur construction, dans les années 60 et pour des raisons de sécurité incendie, les trémies des cages avaient été renforcées avec des plaques en amiante ciment et du flocage.
« Avant d’être retenu par Foncia, notre bureau d’étude a réalisé une étude préalable prenant en compte toutes les spécificités du lieu et du contexte de réalisation de la mission, explique Guillaume Fagon, Directeur d’Altia Environnement. Les conclusions présentées dans le mémoire technique mettaient en avant trois difficultés : l’étroitesse du lieu, l’occupation permanente et la complexité du matériel à traiter. A situation spécifique, il fallait présenter un plan d’action sur-mesure garantissant l’efficacité de l’intervention, ce que nous avons fait ».
Déroulement du chantier de désamiantage dans des immeubles Haussmanniens
« Comme nous l’avons évoqué, les appartements sont restés occupés pendant toute la durée du chantier. Il fallait de plus s’adapter à l’étroitesse du lieu. Nous avons donc mis en place une courette intérieure pour l’installation de la base de vie et installé un platelage de façon à permettre un accès sécurisé au chantier. Nous avons aussi adapté nos outils de travail en utilisant des extracteurs dans des caisses ventilées et insonorisées pour limiter la pollution sonore.
Egalement, et parce que la trémie était très étroite, nous avons établi un partenariat avec des ascensoristes pour utiliser l’ascenseur comme plateforme de travail. Ce monte-charge nous permettait donc d’intervenir sur l’ensemble de la cage. Enfin, comme dans tous les immeubles haussmanniens, nous avons pris en compte les ouvrages d’art, tels que les vitraux.
Nous avons donc, pour ce chantier réussi à répondre à chaque contrainte tout en garantissant la qualité et la sécurité d’exécution. Cette intervention n’est pas un cas isolé. Les immeubles Haussmanniens sont nombreux sur Paris et les grandes métropoles, nous offrant ainsi une expertise spécifique sur ce sujet. »
Photo non contractuelle
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Votre appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est-il toujours certifié ?
Utilisés par les opérateurs dans les environnements de désamiantage à haut risque, les appareils de protection respiratoire à ventilation assistée peuvent bloquer 99,95 % des particules en suspension dans l’air, garantissant ainsi une protection élevée.
L’un des composants essentiels de ces appareils est leur filtre. Mais saviez-vous que pour préserver la validité des certifications de sécurité fournies avec l’appareil lors de son achat, vous devez uniquement utiliser les cartouchesà particules du fabricant, ayant été testés et approuvés pour cet équipement spécifique ? Dans le cas contraire, les employeurs et leurs salariés se retrouvent exposés à des risques réglementaires et de sécurité.
Soumis à des tests rigoureux dans leur ensemble, du moteur à la batterie, en passant par le flexible, la soupape expiratoire et le joint d’étanchéité du masque ou de la cagoule, les filtres à particules jouent un rôle essentiel dans les performances de l’ensemble du système. Les appareils de protection respiratoire à ventilation assistée doivent se conformer à la norme européenne relative aux appareils filtrants à ventilation assistée avec casque ou cagoule (EN 12941) ou masque complet (EN 12942) pour pouvoir être commercialisés. De plus, la certification CE délivrée au fabricant pour un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée en tant que solution complète vous offre la garantie que l’équipement est conforme aux exigences légales de sécurité.
En tant que consommable de haute valeur, pouvant être remplacé à chaque utilisation de l’appareil de protection respiratoire à ventilation assistée, le filtre à particules entraîne un coût permanent pour l’entreprise. Conscient de ce facteur, Scott Safety cherche à minimiser le coût de possession des appareils de protection respiratoire à ventilation assistée pendant toute leur durée de vie en proposant des filtres à prix compétitif.
Votre appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est-il toujours certifié ?
Toutefois, en raison du nombre de filtres à particules disponibles sur le marché, Scott a identifié une tendance inquiétante selon laquelle les entreprises achètent des alternatives compatibles, au détriment des filtres officiels testés et approuvés pour l’équipement. Conçus pour fonctionner de manière optimale en tant que système complet, Scott Safety ne peut garantir une qualité et un niveau de protection adéquats contre l’amiante que lorsque l’appareil de protection respiratoire à ventilation assistée est équipé d’un filtre officiel. Les techniciens sont alors adéquatement protégés, et le client bénéficie de l’expertise technique considérable de Scott Safety et de son approche rigoureuse vis-à-vis de la sécurité.
Dès lors, lorsque que l’on parle du risque de mésothéliome, d’asbestoses et de cancer, peut-on se permettre d’utiliser un filtre à particules non certifié ? La méthode la plus sûre demeure de porter une protection respiratoire adéquate. Il est donc impératif de s’assurer de la provenance des filtres que l’on utilise avec un appareil de protection respiratoire à ventilation assistée contre l’amiante.
Sur le site de production de Scott Safety, les dernières technologies robotiques fonctionnent en continu pour produire la meilleure qualité de filtre possible et ainsi garantir une protection adéquate aux désamianteurs. Chaque filtre à particules est analysé individuellement à la fin du processus de production. Les modèles qui échouent au test de niveau de pénétration, qui ne doit pas dépasser 0,05 %, sont immédiatement rejetés. Cet investissement technologique considérable s’inscrit dans le cadre de la politique du « zéro défaut » mise en œuvre par l’entreprise, et garantit l’atteinte systématique des niveaux de qualité requis.
Les robots fonctionnant de manière optimale 24heures sur 24, Scott Safety offre à ses clients des délais de production et de livraison imbattables.
Conscient depuis longtemps des besoins du marché du désamiantage, Scott Safety a mis au point une gamme de solutions qui permettent aux utilisateurs de rester concentrés sur leur travail, sans se soucier de leur équipement. La gamme d’appareils de protection respiratoire à ventilation assistée de Scott Safety offre convivialité, confort et simplicité de décontamination.Auteur : Michael Haguinet est responsable des produits EMEA chez Scott Safety, fournisseur de solutions pour le secteur du désamiantage.
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Amiante : L’ANDEVA et la FNATH dénoncent « un naufrage de l’institution judiciaire »
La décision du parquet de Paris de demander la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales concernant l’amiante est « un véritable naufrage de l’institution judiciaire », dénoncent mercredi l’association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) et la fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath).
« 100.000 morts de l’amiante annoncées, 21 ans d’instruction pour en arriver là ! C’est un véritable naufrage de l’institution judiciaire », déclarent les associations dans un communiqué commun.
Pour elles, il s’agit d’un « énorme scandale judiciaire » qui prépare « un enterrement de première classe », 21 ans après le dépôt des premières plaintes.
« La lecture de l’ordonnance (…) ne laisse aucun doute à ce sujet », expliquent les deux associations qui manifestent chaque année pour demander que justice soit faite aux milliers de victimes d’un des plus grands scandales sanitaires en France.Pour justifier sa décision, le parquet de Paris a estimé que « le diagnostic d’une pathologie liée à l’amiante fait la preuve de l’intoxication, mais ne permet pas de dater l’exposition ni la contamination ».
Mais pour l’Andeva et la Fnath, le parquet « prétend s’appuyer sur un rapport d’expertise rendu le 22 février 2017 auquel les magistrats font dire le contraire de ce qu’il dit ». Elles estiment en effet que « ce n’est pas une date mais une période d’exposition que les magistrats auraient dû retenir pour établir la certitude d’un lien de causalité entre la faute pénale et le dommage des victimes ».
En outre, la décision du parquet risque de « faire prospérer des non-lieu pour tous les responsables, petits ou grands, qui avaient été mis en examen dans tous les dossiers pénaux de l’amiante », s’indignent-elles, en précisant que « la clôture de l’instruction a été notifiée dans une vingtaine de dossiers dont ceux d’Eternit, Valeo ou Everite (Saint-Gobain) » et « ceux de Jussieu ou de la Normed risquent de prendre le même chemin ».
Pire, ajoutent-elles, cette décision « va bien au-delà des victimes de l’amiante » et pourrait entraîner « des décisions analogues demain » pour les « victimes de produits à effets différé (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) », ce qui reviendrait « à délivrer par avance un +permis de tuer+ aux auteurs de crimes industriels +non datables+ ».
Source : Le Parisien
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Risque amiante : « Les professionnels sont tous concernés »
La première édition lyonnaise du salon des professionnels de l’amiante était l’occasion de faire le point sur une actualité riche en réglementation. C’est donc dans ce cadre qu’une conférence était organisée pour faire le point sur l’actualité amiante et ses évolutions dans les différents métiers concernés, avec la présence d’intervenants, très divers. Petit aperçu des interventions.
Rappelons que l’amiante a largement été utilisée dans la construction pendant de nombreuses années, du fait de ses nombreuses propriétés, avant d’être interdite… C’est la raison pour laquelle, 3 600 produits ont à ce jour été diagnostiqués comme contenant de l’amiante, « Et on en découvre tous les jours de nouveaux ! » ajoutera Daniel Bisson, représentant du Syndicat du retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants (Syrta). C’est dire l’importance du chantier qui attend les professionnels de l’amiante.
« Dans la profession du désamiantage, poursuit Daniel Bisson, nous avons souvent été considérés, tout corps d’états et tout intervenant confondu, comme des pyromanes, alors que nous agissons comme des pompiers. Nous intervenons en amont, et en tant que pompier, nous nous devons de faire de l’information préalable. »
L’actualité amiante
Le décret 2017-899 du mardi 9 mai 2017 traitant des conditions et modalités du Repérage Avant Travaux de l’amiante, était très attendu par la profession, dans la continuité de la loi travail adoptée le 21 juillet 2016 qui avait introduit l’obligation de repérage amiante avant travaux via l’article L.4412-2. Il vient clarifier et c’est tant mieux, un point fondamental dans la profession. Le décret définit les modalités du repérage amiante avant travaux. Mais il devra être confirmé par 6 arrêtés d’application qui paraîtront au fur et à mesure, jusqu’en 2018 et qui fixeront les modalités techniques, les méthodes d’analyses, les conditions de traçabilité et de cartographie et contenu du rapport.
En tant qu’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, le Syrta participe activement à la création de ce cadre réglementaire pour « avoir enfin des textes précis » souligne son représentant. « Nous allons enfin avoir un cadre réglementaire sur ces opérations de repérage préalable aux travaux qui sont le problème fondamental pour l’évaluation des risques et le financement ». Par ailleurs, précise encore Daniel Bisson, « Il appartient à l’opérateur de déterminer la quantité estimée de prélèvements qu’il va effectuer, en toute indépendance. Parc contre, il appartient au maître d’ouvrage de définir le périmètre des prélèvements des sondages à réaliser. En fonction de résultats et de l’avancement des travaux, le maître d’ouvrage pourra demander un complément d’investigation à l’opérateur, qui sera associé en permanence à l’avancement du chantier ».
Ce rapport de repérage était exigé au titre des principes de prévention, mais manquait de précision. « Aujourd’hui, ajoute le représentant du Syrta, il faut aider les maîtres d’ouvrage à bien appréhender la réglementation, c’est la première mission, car tout part du maître d’ouvrage. Mais il ne faut pas oublier non plus de prendre en considération, le risque financier ».
Depuis le 1er janvier, on compte 900 décès et 2800 maladies professionnelles imputés à l’amiante. L’amiante est la 2e source de maladie professionnelle pour les salariés. C’est pourquoi le Systa a décidé : « Nous devons aider nous professionnels, les maîtres d’ouvrage en amont dans l’évaluation des risques ».
« Quand un opérateur SS 4, annonce des sondages destructifs, et bien la première personne qui prend un risque c’est lui, car il aura les résultats d’analyse après. Un mode opératoire pour un SS4 est une obligation et pas une recommandation. L’opérateur fournira une vraie évaluation des risques, de conseil, il faudra s’appuyer sur les recommandations que doivent faire les opérateurs de repérage, c’est un vrai partenariat qui se met en place » souligne Daniel Bisson
« L’opérateur de repérage doit être absolument indépendant du maître d’ouvrage, ou du donneur d’ordre ou du propriétaire qui peuvent le solliciter, c’est un principe » lance Maître André Vianes, juriste. « Le grand intérêt de la réglementation actuelle dans son évolution, c’est de donner des responsabilités indépendantes mais en même temps simultanées, au donneur d’ordre, mais aussi, au maître d’ouvrage ainsi qu’à l’opérateur de repérage. Ainsi chacun se voit fixer ses obligations par ce cadre nouveau. Et enfin, l’entreprise de désamiantage délivrant un diagnostic complet peut ensuite effectuer elle-même ses propres opérations. À chacun son métier » ajoute-il.
« Il arrive que les maîtres d’ouvrage nous demandent de limiter le nombre de prélèvements, ceux-ci coûtent beaucoup plus chers que la prestation réalisée le diagnostiqueur, c’est donc un enjeu important, lance à son tour Pascal Roussilon, société Socobat Expertises, représentant de la Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (FIDI). Un diagnostiqueur professionnel ne se laissera jamais influencer par ces demandes. À lui de faire son travail de la manière la plus professionnelle possible, pas question non plus de considérer que tout le bâtiment puisse être amianté an cas de retour positif. Il faut approfondir certaines recherches. Pour cela, le diagnostic doit se prévoir à l’avance, sans précipitation. La phase d’études prendra un certain temps. »
Le cadre d’intervention
« Attendue normalement en juillet, la norme NF X 46-020 révisée et de son utilisation pour les marchés publics, prévue pour septembre 2017, devrait enfin apporter un code réglementaire, un ordonnancement dans la façon de concevoir, de rédiger et de faire de la prévention.
La fin de la période transitoire sur l’obligation d’avoir une mention pour réaliser les Repérages Amiante avant Démolition interviendra dès le 1er juillet prochain. « Cette obligation est importante car la recherche de l’amiante dans le bâtiment devra demander une formation spécifique. Elle devra faire l’objet d’une mention qui sera adaptée à la nature des investigations demandées par le maître d’ouvrage, ainsi qu’une adaptation à l’ouvrage selon sa particularité « technique » », précise Daniel Bisson du SYRTA.Faire de l’information et de la prévention
Sébastien Paquet, représentant de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) d’Auvergne-Rhône Alpes : « J’accompagne régulièrement les agents de contrôle sur les chantiers. Lorsque l’on s’adresse à ceux qui travaillent sous section 4, le travail d’information est énorme. De plus, nous ne sommes pas submergés demandes d’avis sur des modes opératoires… Sous section 3, le bilan aéraulique est très important et très difficile à réaliser, il demande une grande expertise, des connaissances techniques et du bon sens… Nous avons là un gros travail à faire avec les entreprises. Mais cela nous tient à cœur, car sur un chantier sous section 2 ou 3, l’aéraulique de chantier sera un élément prépondérant par rapport à la protection de l’environnement et des opérateurs. »
Actuellement, sur 100 interventions réalisées par l’inspection du travail, seules 3 donneront lieu à des procès-verbaux : « Aujourd’hui, c’est bien une phase de prévention et non de répression qui est en place, car il y a encore beaucoup de travail à faire, ensemble » ajoute Sébastien Paquet.
Pierre- Alban Doucet, représentant de la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail, (CARSAT) de Rhône Alpes : « En terme de prévention, il y a encore beaucoup de choses à accomplir. À chaque niveau, la bonne information, chacun a une clé pour participer à la maîtrise du risque ».
Les actions concrètes de la Carsat ? « Depuis 2014, au niveau national, le risque amiante est redevenu une priorité, un enjeu de santé publique, et nous sommes devenus alors en Rhône Alpes plus actifs sur la prévention, ainsi, nous rencontrons sur le terrain les donneurs d’ordres. L’amiante a un impact économique important, puisqu’il est le premier poste de dépenses de ma branche (maladies professionnelles et accidents du travail), avec 2,2 milliards d’euros, de l’ordre de 17 % de notre budget global. C’est devenu alors une priorité d’action pour nous. Alors, parler santé et prévention, et décaler plus particulièrement nos actions en amont, sont nos actions pour agir sur ces chiffres… La formation des maîtres d’ouvrage cela démarre par ça, et la certification des entreprises. Sans oublier la formation, qu’elle soit la meilleure possible, tout cela doit faire parti des bonnes pratiques » explique Pierre- Alban Doucet
Les responsabilités évoluent
Maître André Vianes, juriste : « Il faut faire remonter le décret à sa source. Sa mère, la loi El Khomri (ou Loi Travail) du 8 août 2016, dont son article 113 a été transposé dans le code du travail. Cette disposition n’est pas dans le code de la construction, ni de la santé, elle vise les maîtres d’ouvrage, donneurs d’ordres ou bien le propriétaire. L’article 113, est passé 4412-2 du code du travail, en vue de renforcer le rôle de surveillance dévolu aux agents de contrôle de l’inspection du travail. C’est une obligation du droit du travail qui porte sur le maître d’ouvrage, bien que sa préoccupation principale au final, est d’avoir un bel ouvrage, solide, fonctionnel, ou esthétique… Cet article de loi s’accompagne de sanctions, une amende maximale de 9 000 euros pour les donneurs d’ordre qui ne se conforment pas aux obligations. Par contre, lorsqu’il y a, de la part du propriétaire, donneur d’ordres, ou maître d’ouvrage, méconnaissance de l’obligation de ce repérage avant travaux, l’amende sera de 3 750 euros par salarié présent sur le chantier. En cas de récidive, on peut aller jusqu’à l’emprisonnement. Précisons que la norme en question ne concerne que le bâtiment, elle ne concerne pas les équipements industriels… »
Les impacts dans le diagnostic et le retrait de l’amiante
Pascal Roussillon, société Socobat Expertises, représentant de la FIDI : « C’est un métier qui a besoin d’être défini, car c’est un métier différent. Au niveau des diagnostics, la loi évolue dans le bon sens, mais avant que cela ne se mette réellement en place, cela va prendre du temps. La norme et les arrêtés vont également aller dans le bon sens. On va vers un métier de spécialistes, de professionnels aguerris dans leur métier. Le métier d’opérateur repérage a été très longtemps montré du doigt, car certains rapports sont insuffisants ou incomplets. Parfois, les programmes de travaux n’avaient pas été bien définis, certaines informations n’avaient pas été communiquées, les investigations complémentaires pas toujours faites… Oui, aujourd’hui il y a un poste qu’il ne faut pas oublier, les assistants à maîtrise d’ouvrages, qui pourront apporter plus d’informations, mais également, des maîtres d’œuvre spécialisés… chacun son métier, sa spécialité » conclut-il.
Source : Construction Cayola

