Catégorie : AMIANTE

  • Confinement amiante : tester le Polyasim Y avec POLYATECH

    Confinement amiante : tester le Polyasim Y avec POLYATECH

    Avec son innovation Polyasim Y, la société Polyasim redéfinit l’état de l’art dans le confinement amiante. Fort du premier avis technique de la commission CEVALIA, le fabricant souhaite à présent accompagner les professionnels dans l’utilisation de ce nouveau procédé.

    Polyasim Y est un substitut haute performance des films polyéthylène employés en solution de confinement de l’amiante. Liquide, ce produit à base de résine naturelle de latex s’applique par projection sur les surfaces, formant après séchage un film de propreté étanche et très résistant à la perforation.

    Confinement amiante : tester le Polyasim Y avec POLYATECH

    Pour pallier le temps d’apprentissage de la solution, Polyasim a lancé en octobre 2016 le service Polyatech. Ce service est constitué de sociétés indépendantes formées (personnel SS3/SS4) et certifiées à l’usage exclusif des produits Polyasim afin de garantir une application optimale. Elles sont en mesure de travailler sur des chantiers en co-traitance ou sous-traitance : les équipes établissent le Mémoire Technique, les modes opératoires et le PPSPS pour chaque intervention. La prestation peut s’arrêter à la seule application du produit ou intégrer la dépose de celui-ci une fois le désamiantage effectué (après mesure libératoire obtenue). Il est ainsi possible de maîtriser parfaitement les coûts de l’opération de confinement/déconfinement et de s’assurer de la garantie de résultat de Polyatech.

    Les entreprises qui font appel aux services du réseau Polyatech seront en mesure d’accepter un plus grand nombre d’offres et d’accroître leur activité.

    Multiplier les chantiers

    Un désamianteur formé – comme peut l’être Polyatech – est en mesure d’appliquer 1 000 m² de surface par jour et d’en déconfiner 500 m² sur la même durée. Le professionnel peut créer et enlever les protections collectives en Polyasim Y en dix fois moins de temps qu’avec les films classiques en polyéthylène. Ces performances représentent des économies importantes par rapport à ces derniers : un chantier réalisé avec la méthode traditionnelle représente un coût d’environ 11 euros le mètre carré ; avec le Polyasim Y, le même chantier est réalisé pour moins de 7 euros le m². La marge pour l’entreprise s’accroît donc directement avec le Polyasim Y, avec une rapidité et une sécurité sans équivalences. Mieux encore, la solution libère le personnel du confinement du chantier et permet à l’entreprise d’enchaîner plus rapidement les chantiers et de booster son chiffre d’affaires.

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  • Profitez des ventes privées de l’été chez Testoon !

    Profitez des ventes privées de l’été chez Testoon !

    Qué Calor ! Du 23 au 26 Juin, les prix fondent chez Testoon, jusqu’à 70% de remise : il est temps d’en profiter !

    Pour le début de l’été Testoon organise ses ventes privées du 23 au 26 Juin.

    Retrouvez les plus grandes marques et les produits à ne pas manquer à prix sacrifié ! Attention les quantités sont limitées et les ventes privées ne durent que 3 jours alors ne tardez pas à vous équiper !

    Pour accéder aux ventes privées, vous devez être préalablement inscrit chez Testoon, si ce n’est pas encore le cas profitez-en pour bénéficier de conseils, des meilleures offres et bien plus encore toute l’année.

    C’est par ici !

  • EuropAmiante s’engage pour le développement durable

    EuropAmiante s’engage pour le développement durable

    Entreprise spécialisée dans le désamiantage, la dépollution, la déconstruction et le déplombage, Europamiante décide de voir plus loin et s’engage pour le développement durable, la préservation de la planète et sa biodiversité. Leur engagement 2017 : Agir à leur échelle.

    Un désamianteur s’engage pour le développement durable

    EuropAmiante s’engage pour la biodiversité avec « Le Miel Gaëtan Gagnon » !

    Désamianteur depuis 2008, l’entreprise assainit et réhabilite des bâtiments tous les jours, travaillant à la sécurité de ses clients et de ses collaborateurs. C’est dans une démarche similaire que Mme Rouvier Carine, PDG et fondatrice d’EuropAmiante s’est éprise de ce projet.
    Acteur éco-responsable et déjà membre du club PME & Développement Durable, l’entreprise a pour volonté de mener des actions à taille humaine impliquant collaborateurs, clients et partenaires dans sa démarche.

    Sensibiliser au développement durable

    EuropAmiante a donc créé des objectifs à sa taille s’impliquant et sensibilisant son entourage. Sa démarche, « Chaque chantier gagné : 5 euros reversé à la protection des ruchers ! ».

    Notre partenaire : c’est Gaëtan Gagnon, apiculteur d’une trentaine de ruches, passionné de nature et de terroir qui lors d’une rencontre avec un apiculteur désireux de partager sa passion, a été comme qui dirait « piqué » par l’apiculture. Sa démarche : «  Impliqué des non-initiés à l’apiculture dans la vie de mes ruches, faisant connaître au plus grand nombre le rôle des abeilles dans l’écosystème et dans notre société ».

    Cette collaboration permet aujourd’hui de donner l’opportunité aux entreprises qui le souhaite, de s’impliquer dans cette aventure à taille d’abeille.
    Europamiante décide alors de donner un grand but à une petite somme reversée par chantier gagné. Permettant ainsi à ses partenaires et clients de financer annuellement la naissance, le développement et les soins d’une nouvelle colonie d’abeilles.

    Plus encore une partie du parrainage servira à financer des actions de sensibilisation dans des écoles.

    Des cadeaux originaux pour ses clients et collaborateurs

    Les abeilles récompensent leurs bienfaiteurs !

    L’initiative pleine de charme permet aussi à Europamiante de récompenser ses clients et collaborateurs grâce aux recettes de sa ruche.
    Livrant le fruit de leur labeur, chaque fin d’année à travers du miel labellisé Europamiante !

    Une petite initiative, mais qui montre la volonté d’EuropAmiante de se tourner vers l’avenir en se positionnant comme le désamianteur de demain : un acteur du développement durable, impliqué dans des projets pour la planète.

  • Nouvel état de l’art dans le confinement amiante : Polyasim Y, premier avis technique du CEVALIA

    Nouvel état de l’art dans le confinement amiante : Polyasim Y, premier avis technique du CEVALIA

    La commission CEVALIA a remis son premier avis technique au Polyasim Y, un substitut aux films polyéthylène pour le confinement de l’amiante. Un produit qui se révèle plus rapide à appliquer, plus performant et plus économique.

    Le nouvel état de l’art dans le domaine du confinement de l’amiante prend forme. Depuis le 13 janvier 2017, les innovations en matière de détection, de gestion et de traitement de l’amiante peuvent obtenir un avis technique de la Commission d’évaluation CEVALIA, créée par le décret 2017-34. La société Polyasim est la première – et encore la seule à ce jour – à obtenir une reconnaissance technique avec son produit Polyasim Y. Substitut haute performance des films polyéthylène employés en solution de confinement de l’amiante, ce produit liquide à base de résine naturelle de latex s’applique par projection sur les surfaces décontaminables ou non : après séchage, il forme un film de propreté étanche et très résistant à la perforation (Dart supérieur à 1200g pour une épaisseur de 200 μm).

    Le Polyasim Y s’utilise sur quasiment toutes les surfaces préalablement nettoyées – lisses ou poreuses –, telles que le béton, les parpaings, les peintures, les tapisseries ou encore les films polyéthylène. L’épaisseur appliquée augmentera avec la porosité du support. Une nouvelle couche pourra également être appliquée sur l’ancienne si des fissures ou des trous ont été oubliés. Le produit forme ainsi une unique peau par polymérisation, facilitant par la suite le déconfinement : le film se retirera à la main ou avec un enrouleur électrique pour plus de facilité.

    Pénibilité et risques réduits

    L’application par projection du Polyasim Y réduit considérablement le temps passé sur les chantiers. Plus de 1 000 m² peuvent être réalisés par jour, contrairement aux films polyéthylène traditionnels. Le mode opératoire et le conditionnement du produit permettent également de limiter la pénibilité et les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) des applicateurs : la machine Airless est plongée directement dans le seau (20 kg), dans lequel le produit est instantanément utilisable. L’adjonction d’une rallonge au pistolet permet par ailleurs de pulvériser le Polyasim Y jusqu’à quatre mètres de haut. Se passer de gazelle ou d’échafaudage réduit ainsi fortement le risque de chute, qui constitue la principale cause d’accidents du travail graves et mortels sur les chantiers. Quant au danger chimique, il est très limité car le Polyasim Y est constitué à base d’eau et ne contient aucun solvant dangereux.

    27 % moins cher que les films traditionnels

    Avec 1 000 m² appliqués en une journée, les économies sont vite au rendez-vous. Un désamianteur formé peut espérer confiner et enlever les protections collectives en Polyasim Y pour moins de 8 euros par m². En comparaison, un chantier de même taille réalisé avec des feuilles de polyéthylène représente un coût d’environ 11 euros le mètre carré. Les gains sur les coûts liés au personnel compensent ainsi largement le prix plus élevé du produit et la préparation supplémentaire des surfaces. Au final, la marge pour l’entreprise peut s’accroître directement de 27 %.

    De plus, avec des jours de confinement souvent divisés par dix contrairement à l’utilisation du Polyane, l’entreprise est en mesure de répondre à un plus grand nombre d’offres pour accroître son activité. Les sociétés qui souhaitent essayer l’efficacité du Polyasim Y mais qui n’ont pas le temps ou les capacités d’intégrer l’innovation dans des conditions satisfaisantes à court terme pourront sous-traiter l’application et la dépose à l’entreprise Polyatech, certifiée pour le Polyasim Y, le temps de leur montée en compétence.

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  • Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

    Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

    ENTRETIEN AVEC
    Marie-Laetitia Fournié, ingénieure de prévention à la DIRECCTE, en charge de l’amiante sur la partie Ouest de la région Occitanie. Elle travaille conjointement avec son homologue de Montpellier, Fabienne Stang-Martin, au déploiement des actions de prévention sur l’ensemble du territoire occitan. La DIRECCTE Occitanie s’est dotée d’une équipe amiante spécialisée d’une vingtaine d’agents du système d’inspection du travail sur la région afin d’intervenir sur les cas les plus complexes.

    (suite…)

  • Le scandale de l’amiante, 100 000 cercueils !

    Le scandale de l’amiante, 100 000 cercueils !

    Scandale de l’amiante : 100 000 morts en France d’ici 2025. Peut-être beaucoup plus… L’amiante a tué, tue et tuera encore. Pourtant on aurait pu éviter cette hécatombe, car on sait depuis fort longtemps que ce matériau est cancérogène, donc mortel.

    Le scandale de l’amiante, 100 000 cercueils !

    Mais on a laissé faire, sinon encouragé son usage pendant des décennies. Pourquoi ? Comment un tel scandale de santé publique a-t-il été possible dans un pays comme le nôtre ?

  • Interview – Anne-Charles DE GONTAUT-BIRON, Control Habitat 66 – Toulouse 15 juin : « Il est important pour un diagnostiqueur de se renforcer juridiquement »

    Interview – Anne-Charles DE GONTAUT-BIRON, Control Habitat 66 – Toulouse 15 juin : « Il est important pour un diagnostiqueur de se renforcer juridiquement »

    ENTRETIEN AVEC
    Anne-Charles De Gontaut-Biron, dirigeant de la société de diagnostic immobilier Control Habitat 66, basée à Perpignan. L’entreprise intervient notamment dans le repérage de l’amiante avant travaux et avant démolition. Elle conseille également ses clients sur les nouvelles réglementations et les solutions disponibles.

    Avec votre entreprise vous avez formé un réseau d’agences de diagnostic. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    Control Habitat 66 est né de la fusion de petites entreprises de diagnostic. Quand j’ai racheté la première agence en 2013, je pensais que le diagnostic allait se complexifier de la même manière que les contrôles techniques automobile et qu’il serait difficile pour un indépendant de s’en sortir sans se spécialiser dans une seule branche.

    Deux solutions se présentaient : soit être absorbé par les grands groupes, soit fusionner plusieurs sociétés pour disposer de tout un éventail de compétences. C’est vers cette seconde solution que je me suis tourné.

    Control Habitat 66 compte à présent trois agences et neuf diagnostiqueurs dans ses effectifs. Chacun dispose d’une spécialité (infiltrométrie, plans, millièmes de copropriété…) mais sept d’entre eux sont formés à l’amiante. Ils sont d’ailleurs en cours d’obtention de la certification amiante avec mention. Le repérage de l’amiante est en effet le fer de lance de notre activité puisque le poste représente 20 % du chiffre d’affaires. Et contrairement à un rapport de diagnostic classique, le donneur d’ordre est attaché à la qualité de la prestation : si de l’amiante est découverte lors des travaux, le chantier est stoppé net.

    Quels écueils rencontrez-vous dans votre profession ?

    Les diagnostiqueurs n’en ont pas tous conscience, mais il très important de se renforcer juridiquement. J’ai récemment assisté à une formation sur la rédaction du rapport de diagnostic et des clauses de réserve, mais quasiment personne n’y a assisté. Or, la façon de rédiger ces documents permet à un avocat de gagner en cas de litige. C’est d’autant plus important dans le cas de l’amiante, qui coûte très cher en sinistre pour les assureurs. Ces derniers pourront se détourner des entreprises qui ne font pas d’efforts pour limiter ces risques. Et sans assureurs nous ne pouvons plus travailler.

    Par quels moyens votre métier pourrait-il gagner en efficacité ?

    Des listes de matériaux existent déjà mais il serait intéressant d’avoir accès à une bibliothèque en ligne où les techniciens pourraient partager leurs expériences et publier des photos de matériaux contenant de l’amiante. Une telle initiative nous éviterait de commettre des erreurs que d’autres ont déjà commises ou évitées. Il serait également intéressant d’avoir une base de donnée indiquant le temps moyen passé par les professionnels par prélèvement ou au mètre carré. Les donneurs d’ordres bénéficieraient ainsi d’une fourchette pour prendre leur décision.

  • Interview – Michel SAVES, AMS Coordination – Toulouse 15 juin : « Un besoin de simplification pour opérer en règle »

    Interview – Michel SAVES, AMS Coordination – Toulouse 15 juin : « Un besoin de simplification pour opérer en règle »

    ENTRETIEN AVEC
    Michel Saves, dirigeant d’AMS Coordination, société d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé située à Molas (31). Issu d’une formation en génie civil, cet entrepreneur a notamment pratiqué des diagnostics amiante lors des premières périodes de leur mise en place.

    Quelles problématiques avez-vous observé en exerçant votre activité auprès des particuliers ?

    Nous recherchons l’amiante depuis 20 ans mais les particuliers ne comprennent pas toujours l’intérêt de nos démarches. Ils n’ont que notre information, et ont parfois le sentiment que nous en rajoutons une couche pour gonfler la facture. Le travail de pédagogie est donc très important dans notre profession mais ça ne suffit pas car ils ont l’impression de se trouver face à une usine à gaz.

    La part d’enlèvement de matériaux dangereux est plus importante sur le marché public mais les particuliers sont toujours confrontés à de petits cas. Je pense que certaines opérations pourraient être simplifiées afin que les règles soient respectées. Le cas de l’amiante lié à des matériaux inertes comme des tuyauteries et des canalisations pourrait être traité plus simplement par exemple.

    Or actuellement, devant le coût de l’expertise et de l’opération de retrait, certains particuliers sont tentés de se débarrasser de ces éléments eux-mêmes et l’amiante finit dans la nature. Toutefois, des mesures draconiennes sont indispensables quand l’amiante commence à se déliter et qu’elle génère des poussières. Les professionnels doivent avoir les bons outils, le bon masque à filtre et la bonne combinaison.

    L’arrêté organisant le nouveau régime de la certification amiante s’applique depuis cette année. La formation à l’amiante est-elle un prérequis indispensable pour les diagnostiqueurs ?

    Je pense que oui. Un diagnostiqueur doit être formé à l’amiante mais aussi au plomb et aux termites, tout en ayant des notions de gros œuvre. Un diagnostiqueur qui ne connaît pas le matériau effectuera un prélèvement sur tout ce qui est susceptible de contenir de l’amiante, ce qui alourdira la facture du client. Un profil plus technique saura déterminer quel matériau est à coup sûr contaminé et évitera de passer par des analyses supplémentaires. Les personnes qui se lancent dans du diagnostic amiante ont une grande responsabilité et devraient avoir au moins 5 ou 6 années de métier du bâtiment derrière elles. Un AMO devrait également avoir des notions d’amiante pour suivre son client.

  • Cécile JOLIVET, ADIM Occitanie : « Les coûts réels de désamiantage dépassent souvent les prévisions »

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    Cécile Jolivet est directrice technique d’ADIM Occitanie, promoteur immobilier intégré au groupe VINCI Construction France, où elle gère les projets de l’élaboration des dossiers PRO jusqu’à la livraison, en passant par le suivi des travaux et la gestion des intervenants sur le chantier. L’entreprise compte deux agences régionales à Toulouse (31) et à Montpellier (34).

    Comment gérez-vous les coûts de désamiantage dans vos projets immobiliers ?

    L’amiante est un sujet difficile à appréhender pour nous. Dans la phase de développement de l’opération nous confions des diagnostics amiante avant travaux aux bureaux d’études spécialisés. Quand des matériaux dangereux sont identifiés, nous estimons le coût de désamiantage et nous l’inscrivons dans le bilan de l’opération. Mais force est de constater que le coût réel dépasse souvent ces estimations, et cela pour deux raisons.

    La première raison est la difficulté à connaître avec précision la quantité d’amiante présente dans un bâtiment. Les diagnostiqueurs ne parviennent pas toujours à identifier les éléments plus ou moins cachés, comme des canalisations sous un faux plafond. Nous avons également connu des opérations d’étanchéité de toiture où plusieurs épaisseurs amiantées n’avaient pas été diagnostiquées avant travaux. Sur de grandes surfaces l’écart de quantité peut-être très important. Une mauvaise estimation des quantités a aussi un impact sur les délais de l’opération.

    Le changement de réglementation, notamment les dernières actualisations, est la deuxième cause d’inflation des coûts. Nos opérations prennent deux à trois ans à développer avant de débuter les travaux : si les obligations changent en cours de route nous ne sommes pas toujours préparés.

    Nous établissons un montant d’aléas global pour toute l’opération, mais l’amiante représente le risque le plus important dans la réhabilitation. Les trois derniers chantiers ont eu des problèmes de surcoûts. Ils peuvent représenter une enveloppe supplémentaire de 20 000, 50 000 ou même un million d’euros, uniquement pour le diagnostic et le traitement de l’amiante.

    Qu’attendez-vous de l’étape Toulousaine du Grand Circuit de l’Amiante ?

    Je me suis inscrite pour bénéficier d’une petite mise à jour de mes connaissances sur les réglementations en vigueur dans le domaine de l’amiante. C’est un sujet qui est très pointu : quand nous ne sommes pas confrontés à un chantier de désamiantage pendant un an ou deux, nous pouvons très vite être débordés par les nouvelles réglementations. ADIM Occitanie est une structure optimisée qui a peu de personnel pour suivre ses dossiers et nous nous appuyons beaucoup sur les organismes spécialisés dont c’est le métier de nous assister.

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  • Interview – Patrick ESPOSITO, Municipalité de Pau – Toulouse 15 juin : « Nous avons resserré les conditions d’appels d’offres »

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    Patrick Esposito est chargé d’élaborer et de suivre les marchés publics de la ville de Pau et de la communauté d’agglomération de Pau-Béarn-Pyrénées, notamment sur la maintenance, les contrôles réglementaires et les diagnostics immobiliers.

    Comment se déroule les opérations au sein de l’agglomération ?

    Il y a actuellement 74 chantiers qui font l’objet d’un diagnostic amiante dans la communauté d’agglomération. Nous avons la volonté de rénover énormément de biens car le parc est assez ancien et l’entretien des bâtiments inutilisés coûte cher à la collectivité. La rénovation de la rue Guynemer est l’un des plus gros chantiers, dans le cadre duquel plusieurs démolitions sont envisagées. Mais un problème se pose : les DTA sont un peu anciens et nous devons lancer une campagne pour les remettre à jour. Du retard a été pris car ce document n’exonère pas de faire un diagnostic.

    Comment élaborez-vous les appels d’offres ?

    Nous sommes très vigilants sur les prestations des diagnostiqueurs. Nous essayons de pouvoir trier les bons et mauvais mais nous n’avons pas eu de chance concernant l’élaboration des DTA (Dossier Technique Amiante), pour lesquels nous avons eu affaire à deux prestataires qui ont fait preuve de mauvaise volonté. C’est différent au niveau des travaux, où un véritable climat de confiance s’est installé.

    Pour notre prochain marché nous envisageons un prestataire unique pour faire à la fois les DTA et les Diagnostics Avant Travaux (DAT). Une solution qui arrangerait en premier lieu les professionnels puisqu’elle leur apporterait une activité plus lucrative. Elle permettrait également un suivi plus réactif et efficace sur nos dossiers amiante, chaque DAT devant être porté sur le DTA.
    Au fur et à mesure qu’un écueil est rencontré nous faisons évoluer le marché suivant. Nous avons ainsi davantage resserré les conditions des appels d’offres, notamment sur la disponibilité du personnel ou encore sur les qualifications.

    Quelles initiatives pourraient aider les collectivités ?

    Il y a beaucoup d’informations à emmagasiner au sujet de l’amiante. Je pense que la création d’une autorité qui maîtriserait les textes de loi liés à l’amiante pourrait être utile aux collectivités afin de superviser les diagnostiqueurs. Un autre plus pour les collectivités pourrait être la création d’une instance qui classerait et nous recommanderait des diagnostiqueurs sur lesquels ont pourrait faire un appel d’offre. Il y a bien une liste des laboratoires ou des professionnels agrémentés COFRAC, mais pas de classement. Une telle initiative permettrait de justifier d’un prix et d’une qualité.

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