Catégorie : AMIANTE

  • Amiante : le CHU de Besançon coupable d’avoir exposé délibérément des salariés

    Amiante : le CHU de Besançon coupable d’avoir exposé délibérément des salariés

    Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon a été reconnu coupable mercredi d’avoir mis en danger la vie d’une quarantaine de salariés en les exposant délibérément à l’amiante pendant plus de quatre ans et condamné à une amende avec sursis, une première en France.

    Le tribunal correctionnel de Besançon a condamné le CHU Jean Minjoz à 40.000 euros d’amende avec sursis. Le parquet avait requis 60.000 euros d’amende lors de l’audience en septembre dernier.

    La direction du CHU Jean Minjoz a fait part de son intention de faire appel de cette condamnation.

    « C’est la première fois en France qu’un établissement public, et de surcroît un hôpital, est condamné pour la mise en danger délibérée de la vie de ses salariés concernant le risque amiante », ont souligné l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, SUD) et les avocats des parties civiles.

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    Source : www.lexpress.fr – 30 novembre 2016

  • Ev@lutil : une base de connaissances sur l’exposition aux fibres amiante entre autre

    Ev@lutil : une base de connaissances sur l’exposition aux fibres amiante entre autre

    Mis en place en 1992, le programme Ev@lutil est destiné à mettre à a disposition des acteurs de la santé publique et de la prévention un ensemble de bases de données relatives à l’exposition professionnelle au « risque fibres » : laines minérales, fibres céramique, amiante, Microfibres ®…

    Financée par le Ministère du Travail, alimenté par une dizaine d’acteurs de référence du monde scientifique et technique (Isped, LSTE…) et coordonné par l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), le programme Ev@lutil propose, en ce qui concerne l’amiante, à la fois une base documentaire et une série de matrices emplois-exposition.

    La base documentaire est une compilation de documents décrivant une situation précise et particulière d’exposition construits sur la base du matériel scientifique disponible (articles, rapports d’industrie, fiches de prélèvements de laboratoire…).
    Chacun des documents indique les données descriptives (profession, secteur d’activité, matériau ou produit contenant des fibres, opération concernée…) et métrologiques de la situation étudiée. 2108 documents et 2392 données métrologiques (méthodes de prélèvement, de comptage, concentration en f/l…) sont actuellement disponibles relativement à l’exposition amiante.

    La matrice emplois-exposition à l’amiante permet de caractériser l’exposition moyenne à l’amiante d’un emploi en fonction d’indices de pondération (probabilité, intensité, fréquence d’exposition…). L’évaluation peut également se faire en tenant compte de la période d’exposition (avant et après l’interdiction définitive de l’amiante, par exemple). 10692 emplois ont fait l’objet d’une évaluation moyenne.

    La recherche sur les bases peut se faire de trois manières : recherche par mot-clé ; par critères de recherche ; par combinaison libre et multiple des critères.

    Plus d’informations sur « Ev@lutil : une base de connaissances sur l’exposition aux fibres amiante entre autre », en cliquant ici

     

  • Scol@miante, l’outil qui évalue les niveaux d’empoussièrement

    Scol@miante, l’outil qui évalue les niveaux d’empoussièrement

    L’INRS propose un outil en ligne qui permet de mesurer les niveaux d’empoussièrement en amont et en fonction des travaux réalisés. Destiné aux acteurs de l’amiante (entreprises de désamiantage, artisans, maîtres d’ouvrage, diagnostiqueurs…), il représente une aide non négligeable pour optimiser les chantiers. L’outil a été conçu de façon à ce que la mise en œuvre des mesures de prévention permette le respect de la nouvelle VLEP, fixée à 10 f/l en moyenne sur 8 heures, depuis le 2 juillet 2015.

    Fonctionnement de Scol@miante

    Le professionnel entre sur le site internet dédié http://scolamiante.inrs.fr/. Dès lors l’application sélectionne 3 critères :

    • « Activité » : vous devez choisir le champ de l’activité dans lequel est mis en œuvre le processus pour lequel vous souhaitez connaître le niveau d’empoussièrement a priori (sous-section 3 pour les activités de retrait ou d’encapsulage, ou sous-section 4 pour les interventions sur matériaux amiantés) ;
    • « Matériau » : un menu déroulant permet de sélectionner le matériau amianté concerné par l’opération ;
    • « Technique » : un menu déroulant permet de sélectionner la technique d’intervention utilisée sur le matériau amianté présélectionné.

    Une fois les données entrées, le calcul de la mesure estimée apparaît ainsi que l’indice de confiance. Le professionnel peut ainsi en fonction prendre les mesures de protection appropriées.
    Scol@miante s’adresse aux entreprises, mais également à tout corps de contrôle désireux de réaliser une visite sur un chantier, ainsi qu’aux services de santé au travail et aux CHSCT, censés donner un avis sur les plans de retrait et les modes opératoires des entreprises.

    D’où viennent les données de Scol@miante ?

    Les données d’évaluation sont issues du cumul des mesurages réalisés par microscopie électronique en transmission analytique (Meta) par des organismes accrédités par le Cofrac pour le contrôle de l’amiante en milieu de travail, renseignés dans la base Scola (système de collecte des informations des organismes accrédités).

    Si le résultat obtenu peut donner une idée du taux d’empoussièrement, il ne peut en aucun cas se substituer à l’évaluation réglementaire des niveaux d’empoussièrement des processus qui incombe à l’employeur, telle qu’elle est fixée dans l’article R. 4412-98 du Code du travail.

    Des services en plus avec Scol@miante

    L’outil ne s’arrête pas aux estimations de mesures d’empoussièrement. On y trouve des liens vers les préconisations de prévention disponibles sur le site de l’INRS. Elles abordent les moyens de protection collective, les équipements de protection individuelle, les outils et gestes professionnels appropriés et les moyens de décontamination à prévoir.
    Egalement, Scol@miante contient un résumé de la réglementation applicable en matière de prévention des risques liés à l’amiante au travail. Les liens vers le site Légifrance sont activés pour un accès direct aux textes législatifs et réglementaires. Des références d’articles scientifiques sont également proposées.

  • Les mesures d’évaluation et de validation de processus

    Les mesures d’évaluation et de validation de processus

    Dans le but de renforcer la santé des salariés exposés à l’amiante, le décret du 4 Mai 2012 impose aux entreprises effectuant du retrait d’amiante (Sous-Section3) d’évaluer leur processus puis d’effectuer 3 mesures de validation annuelles.

    L’employeur décrit dans son plan de retrait (SS3) ou mode opératoire (SS4) le processus qui sera mis en œuvre : la technique utilisée, le matériaux ou produit amianté concerné, les moyens de protections collectives et individuels prévus.

    Quelques soient le type de travaux (SS3 ou SS4) l’évaluation est obligatoire pour la mise en œuvre de tout nouveau processus.

    Depuis le 1er juillet 2015, la valeur limite d’exposition professionnelle est de 10 fibres par litre d’air.

    Pour évaluer le niveau d’empoussièrement, l’employeur doit faire appel à un laboratoire accrédité pour effectuer des mesures individuelles lors des différentes phases de travail.

    Nous sommes accrédités par le COFRAC pour les stratégies d’échantillonnage et les prélèvements d’air (portée disponible sur www.cofrac.fr).
    Sur la base de notre retour d’expérience nous établissons des stratégies d’échantillonnage qui permettent d’obtenir une sensibilité analytique de 1fibre par litre (10% de la VLEP). Lorsque celle-ci n’est pas atteinte, les informations relevées par nos techniciens présents sur site durant toute la durée du prélèvement, permettent de trouver des pistes d’amélioration. De plus, nous nous engageons à transmettre le rapport final sous 5 jours après le prélèvement.

    Pour en savoir davantage sur les mesures d’évaluations ou validations de processus, nous vous invitons à vous inscrire gratuitement à notre petit déjeuner consacré à ce thème. Il aura lieu le vendredi 9 décembre dans nos locaux au 27 avenue de Saint-Germain des Noyers à Saint Thibault des Vignes (77) de 09h00 à 11h00.

    AIR LAB’EAU Fiable et Attentionné

    Inscription gratuite

  • L’amiante piégée dans des poches de gel

    L’amiante piégée dans des poches de gel

    La société sarrebourgeoise BCL Invent commercialise des poches de gel, EasyGel Protect. Placés sur des parois amiantées, ces éléments permettent de percer ou scier. Les particules d’amiante sont piégées dans le produit.

    «Dès que j’ai besoin de percer, je l’utilise. Il n’y a pas d’équivalent pour capter les poussières. » Dans sa main, Jean-Jacques Gerschheimer, responsable formation chez BCL Invent, tient une poche ressemblant fortement à ce que tout patient peut trouver dans sa chambre d’hôpital.

    L’action de cet objet a été jugée révolutionnaire pour les professionnels du bâtiment, notamment ceux travaillant au contact de l’amiante. La société BCL Invent, basée à Sarrebourg, a mis au point un procédé permettant de capturer les fibres d’amiante issues de travaux de réparation.

    Sollicité par des artisans du bâtiment

    Cette invention a vu le jour grâce à l’inventivité d’un médecin sarrebourgeois. Gêné au moment de tenir le flacon de gel pour effectuer ses échographies, il a élaboré un distributeur. Cette pompe à gel s’est traduite par la création d’une nouvelle société, BCL Invent, chargée de la fabrication et de la commercialisation du dispositif.

    Source : Le Républicain Lorrain

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  • L’amiante en France

    L’amiante en France

    Si l’amiante est interdit dans l’Union européenne depuis 2005, il n’en est pas de même dans les autres pays. En effet, la production minière d’amiante est concentrée dans quelques pays. Six pays totalisent aujourd’hui plus de 90% de la production minière d’amiante dans le monde : la Russie, la Chine, le Canada, le Kazakhstan, le Brésil et le Zimbabwe. Dans ces pays, on continue de l’extraire et on l’utilise de plus en plus.

    L’amiante continue d’être exploitée dans le monde

    L’interdiction de l’amiante en France et en Europe et dans les pays industrialisés a provoqué une réorientation globale de son industrie. Si en Europe son marché est inexistant à l’exception de la Russie, dans les pays dits en voie de développement, son utilisation se développe. L’amiante y est considéré comme une ressource naturelle irremplaçable dont l’utilisation pourrait se faire dans des conditions satisfaisantes de sécurité. Il faut se tourner vers la Chine, la Thaïlande et le sous-continent indien pour constater que la consommation d’amiante augmente fortement avec pour conséquence, pour les pays en voie de développement de devoir gérer les déchets exportés par ces pays.

    Les gisements et mines d’amiante en France

    Si son utilisation est désormais interdite, les gisements d’amiante restent visibles en France. En effet, pendant quelques décennies, la France a été un petit producteur d’amiante avec des mines en Corse et en Savoie, dans la vallée de la Maurienne. Il faut savoir que la mine de Canari en Haute Corse représentait la quasi-totalité de la production nationale d’amiante avant la fermeture du site en 1965. Pour l’histoire, la production de cette mine est passée du stade artisanal à une échelle industrielle à partir de 1939. L’usine produisait 6000 tonnes en 1950, 11500 tonnes en 1954 avec la mécanisation et jusqu’à 25500 tonnes en 1962. La mine place alors la France au septième rang des pays producteurs d’amiante et couvre le cinquième des besoins du marché intérieur, le reste étant importé et une partie vendue à l’étranger. Des gisements non exploités existent encore dans les Alpes (Savoie et Hautes-Alpes), les Pyrénées (Ariège et Haute-Garonne), le Massif Central (Haute-Loire et Haute-Vienne), en Corse et en Loire-Atlantique.

    La pollution : conséquence des gisements

    La Haute-Corse a ainsi été confrontée à deux sources de pollution à l’amiante. Car la friche industrielle de Canari n’est pas la seule zone. S’y ajoutent des zones d’affleurement naturel de roches amiantifères, du fait de la présence de schistes lustrés plus ou moins proches d’agglomérations. Présents dans le nord-est de l’île, ces schistes sont souvent associés à la serpentinite, roche pouvant contenir de l’amiante. L’amiante en France continue donc de marquer l’histoire par les nombreuses traces qu’il a laissées.

  • La certification amiante à deux vitesses

    La certification amiante à deux vitesses

    Suite à la publication de l’arrêté de compétence cet été (le 25 juillet) définissant les modalités de la nouvelle certification amiante avec et sans mention, les organismes de formation sont désormais prêts à accueillir les diagnostiqueurs candidats à la certification ou à la recertification.

    Le compte à rebours est en effet lancé, puisque la nouvelle certification sera effective à compter du 1er janvier 2017 pour son volet « amiante sans mention » et au 1er Juillet 2017 pour son volet « amiante avec mention ».

    Quels pré-requis pour la certification amiante ?

    Les pré-requis, ainsi que la certification « sans mention », sont nécessaires pour les candidats à la certification avec mention. Ils devront au minimum détenir un bac + 2 dans le domaine technique du bâtiment ou un titre professionnel équivalent. En plus du diplôme, ils devront justifier d’une expérience professionnelle proportionnelle à leur niveau d’études. Ainsi un diagnostiqueur doté d’un bac +2 devra justifier de 3 ans d’expérience professionnelles tandis qu’un professionnel muni d’un bac +5 devra justifier d’une année d’expérience.

    A noter que les certifications « sans » et « avec mention » doivent être réalisées, pour un même candidat, par le même organisme de certification.

    Quelle durée pour la certification amiante ?

    Pour les examens de la certification, une formation d’au moins trois jours 18 mois avant le passage de l’examen est obligatoire pour la certification avec ou sans mention. La donne change pour la recertification et certainement pour le plus grand nombre des diagnostiqueurs :

    • pour la certification sans mention, la durée est d’au moins trois jours sur l’ensemble du cycle de certification dont 1 jour minimum au cours des 18 derniers mois ;
    • pour la certification avec mention, la durée est d’au moins 5 jours sur l’ensemble du cycle de certification, dont 2 jours au cours des 18 derniers mois.

    Quelles connaissances nécessaires pour la certification amiante ?

    Tous les candidats devront maîtriser des connaissances théoriques pour la certification sans ou avec mention. Ils devront, selon l’arrêté, connaître :

    • les différentes structures, les principaux systèmes constructifs, la terminologie technique tout corps d’état et la terminologie juridique du bâtiment ;
    • le matériau amiante, notamment ses propriétés physico-chimiques et son comportement vis-à-vis des agressions d’origine anthropique et naturelle ;
    • les risques sanitaires liés à une exposition aux fibres d’amiante ;
    • les différents matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • l’historique des techniques d’utilisation de l’amiante et conditions d’emploi des matériaux et produits ayant contenu de l’amiante jusqu’à leur interdiction ;
    • les dispositifs législatifs et réglementaires relatifs à l’interdiction d’utilisation de l’amiante, à la protection de la population contre les risques liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis, à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante et à l’élimination des déchets contenant de l’amiante ;
    • les rôles, les obligations et les responsabilités des différents intervenants ;
    • les normes et les méthodes permettant de mettre en œuvre les repérages visés aux articles R. 1334-20 et R. 1334-21 du code de la santé publique ;
    • les normes et les méthodes permettant de mettre en œuvre les évaluations visées à l’article R. 1334-27 du code de la santé publique ;
    • les règlements de sécurité contre les risques d’incendie et de panique, notamment dans les établissements recevant du public de catégorie 5 et les immeubles collectifs d’habitation ;
    • les techniques de désamiantage, de confinement et des travaux sous confinement.

    Pour les connaissances pratiques, il en est de même. Un socle de maîtrises communes est nécessaire quel que soit le niveau de certification. :

    • maîtriser les modalités de réalisation des repérages visés aux articles R. 1334-20 et R. 1334-21 du code de la santé publique ;
    • maîtriser les méthodes d’évaluation par zone homogène de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante visé à l’article R. 1334-27 du même code ;
    • maîtriser les protocoles d’intervention lors du repérage ;
    • savoir faire une analyse de risque lié à l’exercice de son activité ;
    • savoir élaborer un rapport détaillé, élaborer des croquis ou des plans avec indication du type de vue (plan, élévation) ;
    • savoir formuler et rédiger des conclusions et des recommandations conformément aux dispositions réglementaires applicables à la réalisation des repérages des matériaux et produits des listes A et B de l’annexe 13-9 du code de la santé publique ;
    • savoir fixer le nombre de sondages et effectuer un prélèvement (technique, quantité, conditionnement, traçabilité, maîtrise du risque de contamination) ;
    • savoir rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des contrôles effectués.

    Pour les diagnostiqueurs qui opteront pour la certification avec mention, il faudra en plus et notamment maîtriser parfaitement les normes, les méthodes et les examens pour les repérages avant démolition, les réglementations techniques applicables aux différents immeubles (établissements recevant du public de catégorie 1 à 4, des immeubles de travail hébergeant plus de 300 salariés et des bâtiments industriels) ainsi que l’examen visuel (contrôle après travaux).

    Quels diagnostics réaliser ?

    Les diagnostiqueurs qui obtiendront la mention pourront réaliser :

    • Les repérages des matériaux et produits des listes A et B effectués dans les IGH, les ERP des quatre premières catégories, les immeubles de travail hébergeant plus de 300 personnes ou les bâtiments industriels. Ils seront également aptes à procéder aux évaluations périodiques de l’état de conservation des matériaux et produits des listes A et B présents dans ces mêmes bâtiments ;
    • Les repérages des produits et matériaux de la liste C, obligatoires avant tous travaux de démolition d’un bâtiment ;
    • Ainsi que les examens visuels de l’état des surfaces traitées lors des opérations de confinement ou de retrait de l’amiante.

    Pour les diagnostiqueurs qui obtiendront une certification sans mention, ils ne pourront réaliser que les autres repérages et évaluations périodiques dans le cadre d’une vente et parties privatives d’une habitation dans un logement collectif DAP. Ils pourront aussi être mandatés pour les DTA pour les immeubles de la catégorie 5.

  • Le traitement des déchets amiantés

    Le traitement des déchets amiantés

    Tout déchet amianté doit être traité. De nombreux textes et circulaires sont venus préciser les modalités de ce traitement.

    Quels déchets concernés?

    Selon la circulaire du 12 mars 1997, trois catégories de déchets sont impactées :

    • les déchets composés d’amiante associé uniquement à des matériaux inertes intègres (dont amiante–ciment) ;
    • les déchets composés d’amiante associé à des matériaux classés déchets non dangereux (comme dalles de vinyl-amiante) ;
    • les déchets composés d’amiante associé à des matériaux qui, lorsqu’ils deviennent des déchets, sont classés déchets dangereux.

    L’amiante-ciment n’est pas en reste. Les déchets fragmentés et présentant des fibres d’amiante sous forme d’amiante libre doivent être conditionnés et éliminés de la même manière que les déchets de flocage et calorifugeage. Les déchets sous forme de plaques issues d’une déconstruction dont les fibres sont contenues dans un support inerte qui n’a pas perdu son intégrité, doivent subir un traitement spécifique.

    Quel conditionnement ?

    Tout déchet doit être conditionné de manière étanche. Une étiquette mentionnant clairement « amiante » doit être visible et le déchargement par benne est strictement interdit.

    Pour les déchets d’amiante-ciment, quelques particularités sont à retenir :

    • les plaques, ardoises et produits plans doivent être palettisés ;
    • les tuyaux et canalisations doivent être conditionnés en rack ;
    • les autres éléments non friables en vrac doivent être déposés dans des conditionnements dédiés. Ils doivent permettre un contrôle visuel.

    Quelles modalités de transport ?

    « Le transport de l’amiante lié n’est pas soumis aux prescriptions de l’ADR en application de la disposition 168 de cette réglementation ». Il faut cependant, pour chaque transport compléter un formulaire Cerfa (n°11861*02) et en cas de transport multimodal, son annexe. L’original du bordereau accompagne le déchet depuis l’émetteur du bordereau jusqu’à l’installation de vitrification ou le site de stockage. L’exploitant de l’installation de vitrification ou du site de stockage retourne une copie du bordereau à l’émetteur après avoir réceptionné le déchet dans son installation, puis retourne une nouvelle copie de ce bordereau après avoir réalisé la vitrification ou le stockage. Dans le cas où la vitrification ou le stockage est effectué moins d’un mois après la date de réception du déchet, une seule copie est adressée à l’émetteur.

    Toute personne qui émet, reçoit ou complète l’original ou la copie d’un bordereau en conserve une copie pendant trois ans pour les transporteurs, pendant cinq ans dans les autres cas.

    L’original du bordereau est conservé dans tous les cas par l’exploitant de l’installation de vitrification ou du site de stockage

    Dans tous les cas, les colis doivent être calés et arrimés dans des bennes fermées ou des véhicules couverts ou bâchés.

    Quelle filière d’élimination ?

    Seules les installations de stockage autorisées (ISDND) pour l’amiante-ciment peuvent l’accueillir. Depuis le 1er juillet 2012, les Installations de stockage de déchets inertes (ISDI) ne peuvent plus accueillir de déchets d’amiante liés à des matériaux inertes à moins de disposer d’une autorisation du Préfet du département.

    Ainsi, si les déchets sont composés d’amiante associé uniquement à des matériaux inertes intègres, ils seront éliminés dans des Installations de Stockage pour déchets non dangereux (ISDND)

    Les déchets composés d’amiante associé à des matériaux classés déchets non dangereux (ex. : dalles de vinyl-amiante) seront déposés dans des alvéoles spécifiques et éliminés dans des Installations de Stockage de déchets dangereux (ISDD).

    Les déchets composés d’amiante associé à des matériaux qui, lorsqu’ils deviennent des déchets, sont classés déchets dangereux seront éliminés, soit dans des ISDD ou bien dans une unité de vitrification.

    Consultez le site www.dechets-chantier.ffbatiment.fr pour trouver l’installation de stockage ou de regroupement le plus proche de votre chantier.

     

  • Recouvrement de sol amianté avec Sarlon Trafic Modul’Up

    Recouvrement de sol amianté avec Sarlon Trafic Modul’Up

    Après le lancement réussi du Sarlon habitat modul’up, la seule solution 100 % libre à destination du marché de l’habitat en neuf et réhabilitation, Forbo Flooring innove de nouveau avec le Sarlon trafic modul’up, une solution 100 % libre à l’efficacité acoustique déclarée de 19 dB visant un classement pour aptitude d’usage dans les locaux U3 P3 / U4 P3.

    Grâce à sa technologie innovante DSx3, Double Système de Stabilisation Structurel, Sarlon trafic modul’up se pose facilement sans colle et sans maintien en périphérie aussi bien sur supports neufs qu’anciens, y compris amiantés* .

    Une pose libre aux multiples avantages

    La solution Modul’up répond parfaitement aux problématiques auxquelles le marché de la construction est confronté :

    • Délai de construction toujours plus court : la pose libre permet une réduction considérable du temps de pose ou de dépose du revêtement de sol.
    • Budget de plus en plus serré : l’absence d’utilisation de colle et la réduction du temps de pose permet de réduire le coût global.
    • Optimisation de la rentabilité : lors des phases de rénovation, l’immobilisation des locaux génère une perte d’exploitation directe. La solution modul’up permet de réduire fortement cette perte avec une pose et dépose rapides et surtout une remise en service des locaux instantanée.
    • Des déchets à traiter en fin de vie : Sarlon trafic modul’up est 100 % recyclable et sa mise en œuvre 100 % libre permet de récupérer un revêtement exempt de toutes traces de colles ou ragréages pour faciliter son recyclage.
    • Désamiantage : La présence d’amiante dans les bâtiments reste une problématique majeure, très couteuse dès qu’il s’agit de procéder à un désamiantage. La solution Modul’up apporte une solution économique de recouvrement des anciens sols amiantés permettant de réaliser une mise en œuvre en sous-section 4* . Les mesures d’empoussièrement effectuées sur les chantiers réalisés s’avèrent inférieures à 5 fibres/l (pas de fibres comptées).

    L’amiante est une activité règlementée, contacter Forbo pour toute information.

    Source : http://www.forbo.com/flooring/fr-fr/

  • Des produits pour détecter les fibres d’amiante

    Des produits pour détecter les fibres d’amiante

    On le sait, un chantier de désamiantage nécessite souvent, un investissement important. Pour pallier à ces difficultés, le PRDA (Plan de Recherche et de Développement de l’Amiante) a été créé durant l’été 2015.

    Des origines aux objectifs

    C’est l’un des trois programmes prioritaires décidés par l’Etat en décembre 2014, en vue d’appuyer le développement et l’essor des actions en faveur de la rénovation et de l’efficacité énergétique, dans un souci de prévention de la sinistralité. Il s’inscrit en complémentarité avec le programme PACTE (Programme d’Action pour la qualité de la Construction et la Transition Energétique) et le plan PTNB (Plan de Transition Numérique du Bâtiment).

    Le PRDA vise particulièrement à accompagner financièrement les programmes de recherche et développement concourant à permettre de lever les freins spécifiques liés à la présence d’amiante dans les bâtiments. Il a ainsi pour ambition de faire émerger et amener à maturité des méthodes et technologies innovantes permettant de réduire les coûts et délais de travaux sur les bâtiments ayant un potentiel d’émission de fibres d’amiante dans l’air, tout en respectant les objectifs de sécurité et de santé définis par les différentes réglementations nationales relatives à l’amiante et visant la protection des travailleurs et de la population générale.
    Ses missions consistent à améliorer la détection et la gestion des opérations en chantiers pour réduire les coûts et les délais.

    Un an après, 3 produits novateurs

    Le PRDA n’a pas chômé puisqu’après avoir lancé des appels à manifestation d’intérêt pour trouver des pistes d’innovation dans le secteur de l’amiante, déjà 4 produits sont en cours d’être recommandés pour être connus par les professionnels et bien entendu utilisés dés que possible.

    Le robot désamianteur permet de mesurer en temps réel la quantité de fibres d’amiante sur un chantier. Exit donc les risques d’exposition lors des mesures, les oublis éventuels, etc. Ce robot permettra au contraire de gagner un temps précieux, jusqu’à deux ou trois semaines selon les chantiers.

    Le second produit n’est autre qu’un gel anti-empoussièrement. Concrètement, ce gel capturerait les fibres et permettrait ainsi de réaliser des travaux sans volatilité des fibres. Le coût des chantiers pourrait être réduit de moitié.
    Enfin, Le PRDA évaluera aussi un liquide à projeter sur les murs pour les protéger à l’occasion des travaux réalisés dans les biens amiantés. Ce produit aussi serait une résolution en la matière permettant de réduire les mesures de confinement et donc le coût.

    Le PRDA ne s’arrête pas là. Sur une dotation de 20 millions d’euros, 1 million a déjà été investi autour d’autres projets qui devraient prochainement aboutir. Et déjà de nouveaux appels à projets sont attendus d’ici la fin de l’année.