Catégorie : Réglementation (amiante)

  • TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Lille)

    TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Lille)

    Replay de la table ronde du Grand Circuit #AMIANTE du 2 décembre 2021 en direct de Lille, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Olivier RIO

    chef de file de la Commission Prévention
    FFB HAUTS DE FRANCE

    Christine DOLLÉ

    Ingénieur Conseil Manager
    CARSAT Nord Picardie

    Christian HUSTÉ

    Responsable du réseau risques particuliers amiante
    DIRECCTE

    Maxence RÉMOLEUX

    Directeur du service Bâtiments
    VILLE DE DOUAI

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Marseille)

    TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Marseille)

    Replay de la table ronde organisée à l’occasion du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 23 septembre 2021, en direct de Marseille, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Éric LAMBERT

    Adjoint d’exploitation
    Colas Sud-Est et représentant
    FFB PACA

    Remi BARBE

    Ingénieur de Prévention
    DREETS PACA

    Miguel MOULARD

    Conseiller en prévention de l’agence PACA-Corse
    OPPBTP

    Julien BONNANS

    Ingénieur Conseil
    CARSAT SUD-EST

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions

    L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions

    REPLAY

    2021


    web-conf

    #AMIANTE

    L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions


    Objectif de la web-conférence

    • comprendre les enjeux (réglementation, domaine d’application, risques…) du repérages et travaux
    • s’informer sur les démarches à réaliser pour répondre à cette obligation
    • appréhender les solutions pour piloter le risque amiante et les travaux associés
    • échanger en direct avec les experts sur votre projet (en fin de conférence)

    Replay

    TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions

    Amiante en voirie : nouvelles réglementations, nouvelles responsabilités

    Avec PROTYS

    Travaux SS3 ou SS4 : classification, responsabilité et gestion des déchets

    Avec SEDDRE

    Désamiantage et couverture : focus sur les formations SS4

    Avec SOPREMA ENTREPRISES

    Analyse des enrobés routiers : réglementation, méthodologie et recommandations

    Avec EUROFINS ANALYSES POUR LE BÂTIMENT

    Amiante dans les collectivités : les points de vigilance pour un chantier optimal

    Avec MINOS GROUP


    Le contexte

    Pour les donneurs d’ordre qui entreprennent des travaux en présence d’amiante ou impliquant des matériaux contenant de l’amiante, les responsabilités sont dictées par le Code de la santé publique pour les propriétaires et leurs mandants, par le Code du travail pour les maîtres d’ouvrage et leurs représentants.

    La réglementation définit notamment l’obligation de repérage amiante avant travaux, à la charge des donneurs d’ordre (décret 2017-899 du 9 mai 2017 : articles R4412-97 et suivants du Code du travail).

    Concernant l’amiante dans l’espace public, notamment en voirie, la norme NF X46-102 est essentielle pour comprendre les enjeux des collectivités.
    Cette norme concerne le repérage avant travaux de l’amiante sur les autres immeubles que les immeubles bâtis : terrains, ouvrages de génie civil et infrastructures de transport. Elle s’applique ainsi :

    • aux ouvrages d’infrastructures de transport (à l’exception des voiries privées desservant des immeubles bâtis traitées dans la norme NF X46-020) ;
    • aux ouvrages de réseaux et leurs équipements (canalisations, intercalaires de câbles, joints, robinetterie, regards préfabriqués,…) ;
    • aux ouvrages de génie civil tels que les ouvrages d’art et ouvrages industriels (ponts, galeries techniques, réservoirs/châteaux d’eau, puits de mines, pontons, écluses, etc.)

    Concernant les immeubles bâtis, les obligations de repérage amiante (Code santé publique) impose la constitution du DTA (Dossier technique Amiante). Le maître d’ouvrage doit demander au propriétaire du bâtiment le DTA et doit le communiquer au coordonnateur SPS et au maître d’œuvre (art. R.4532-7 du Code du travail).

    Le coordonnateur SPS exerce ses missions sous la responsabilité du maître d’ouvrage (art. R.4532-11 du Code du travail).

    La sécurité des travailleurs, dans un contexte amiante, notamment pour des travaux en toiture constitue également un enjeux forts pour les entreprises et les maîtres d’ouvrage.

    Co-organisateurs

    Soutenu par

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Alexandre PRENTIGNAC

    Chargé de mission santé et sécurité au travail
    SEDDRE

    Thomas MULLER

    Directeur du laboratoire pour le Bâtiment Est
    EUROFINS

    Alexandre NEURAZ

    Responsable Marketing Sratégique et Opérationnel
    PROTYS

    Noémie REGNIER

    Chef de projets marketing et communication
    PROTYS

    Ronan CADIC

    Responsable National Sopramiante
    SOPREMA

    Céline ROUVRAY

    référente amiante
    OPPBTP Bretagne

    Julien TRACKOEN

    Référent amiante
    OPPBTP Pays de la Loire

    Nicolas BURGAIN

    Directeur Adjoint
    DIRECCTE BRETAGNE

    Maxime BARATAY

    Gérant Bretagne Service Amiante et représentant du
    SEDDRE

    Julien BOURDIER

    Ingénieur Conseil en Prévention des Risques Professionnels
    CARSAT

    Éric LAMBERT

    Adjoint d’exploitation
    Colas Sud-Est et représentant
    FFB PACA

    Souhila PARÉ

    Chargée de mission santé, sécurité au travail
    SEDDRE

    Miguel MOULARD

    Conseiller en prévention de l’agence PACA-Corse
    OPPBTP

    Remi BARBE

    Ingénieur de Prévention
    DREETS PACA

    Julien BONNANS

    Ingénieur Conseil
    CARSAT SUD-EST

    Antoine CHEVAL

    Directeur du laboratoire de Vergèze
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

    Mohamed OUERGHI

    Administrateur du SYRTA et Dirigeant
    MINOS GROUP

    Charles FLAVIGNY

    Directeur du laboratoire de Dunkerque
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

    Olivier RIO

    chef de file de la Commission Prévention
    FFB HAUTS DE FRANCE

    Christine DOLLÉ

    Ingénieur Conseil Manager
    CARSAT Nord Picardie

    Christian HUSTÉ

    Responsable du réseau risques particuliers amiante
    DIRECCTE

    Maxence RÉMOLEUX

    Directeur du service Bâtiments
    VILLE DE DOUAI


    Les autres dates du Grand Circuit

    Le Grand Circuit #AMIANTE en bref

    Le Grand Circuit #AMIANTE est le rendez-vous des maîtres d’ouvrages, des entreprises de travaux et de l’ensemble de la filière amiante. L’évènement réunit de nombreux experts, qui décryptent lors des conférences les sujets complexes que rencontrent la profession et les maîtres d’ouvrages. Par ces échanges de qualité, le Grand Circuit apporte les clés aux différentes parties pour mieux aborder la problématique amiante. + d’infos


    Public

    S’adresse aux collectivités locales et à l’ensemble de la filière du traitement de l’amiante et ses donneurs d’ordres : maîtres d’ouvrages publics-privés, entreprises de travaux, opérateurs de retrait, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…

    L’intégralité de la conférence est accessible gratuitement en ligne. Les informations de connexion sont communiquées après inscription.

  • Désamiantage et couverture : focus sur les formations SS4 et la sécurité des travailleurs

    Désamiantage et couverture : focus sur les formations SS4 et la sécurité des travailleurs

    Ronan Cadic, responsable National Sopramiante SOPREMA, revient sur la sécurité des collaborateurs dans un contexte amiante lors des interventions sur les toitures. L’occasion de présenter la formation spécifique SS4.

    Une vidéo replay du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 24 juin 2021, en direct de Lyon, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Ronan CADIC

    Responsable National Sopramiante
    SOPREMA

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  • Amiante en voirie : nouvelles réglementations, nouvelles responsabilités

    Amiante en voirie : nouvelles réglementations, nouvelles responsabilités

    PROTYS présente la synthèse de l’étude Protys et Haris Interactive sur l’évolution de la perception du risque amiante. L’occasion de rappeler comment la norme – notamment la NF X 46-102 – impacte les processus métiers.

    Replay du Grand Circuit #AMIANTE du 2 décembre 2021 en direct de Lille, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Replay du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 23 septembre 2021, en direct de Marseille, avec Alexandre Neuraz, responsable Marketing et Commercial Secteur Public chez PROTYS.

    Replay du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 24 juin 2021, en direct de Lyon, avec Noémie Regnier, chef de projets marketing et communication chez PROTYS.

    Replay du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 25 mars 2021, en direct de Rennes, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Avec :

    Agnès LIOULT

    Directrice Marketing et Commerciale
    PROTYS

    Alexandre NEURAZ

    Responsable Marketing Sratégique et Opérationnel
    PROTYS

    Noémie REGNIER

    Chef de projets marketing et communication
    PROTYS

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  • TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Rennes)

    TABLE RONDE – L’amiante dans l’espace public : réglementation et solutions (Rennes)

    Replay de la table ronde organisée à l’occasion du Grand Circuit #AMIANTE​​ du 25 mars 2021, en direct de Rennes, spécial “L’amiante dans l’espace public et dans les collectivités : réglementation et solutions”.

    Parmi les sujets évoqués :

    • point réglementaire
    • zoom sur l’importance de l’investigation amiante et du rôle de la maîtrise d’ouvrage
    • la certification des entreprises
    • les outils pour accompagner les entreprises et la maîtrise d’ouvrage
    • retour d’expérience et témoignage entreprise
    • la gestion des petits travaux d’entretien

    Avec :

    Nicolas BURGAIN

    Directeur Adjoint
    DIRECCTE BRETAGNE

    Céline ROUVRAY

    référente amiante
    OPPBTP Bretagne

    Julien TRACKOEN

    Référent amiante
    OPPBTP Pays de la Loire

    Maxime BARATAY

    Gérant Bretagne Service Amiante et représentant du
    SEDDRE

    Julien BOURDIER

    Ingénieur Conseil en Prévention des Risques Professionnels
    CARSAT

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Sauf clause expresse contraire, les obligations pesant sur le promoteur immobilier envers le preneur n’exonèrent pas le bailleur de la prise en charge des travaux désamiantage nécessaires à l’activité stipulée au bail, a jugé fin 2018 la Cour de cassation.

    En l’espèce, une association avait pris à bail commercial un immeuble destiné à usage de crèche et avait préalablement conclu un contrat de promotion immobilière avec la société Solefim pour la conception et la réhabilitation de l’immeuble. Ayant découvert la présence, sur la toiture du bâtiment, de plaques de fibrociment contenant de l’amiante, Solefim a réalisé des travaux de retrait d’amiante non prévus dans son contrat et l’association a assigné la bailleresse en paiement de la somme correspondant au prix des travaux de désamiantage ainsi qu’en réparation du préjudice financier entraîné par le retard de la livraison de l’immeuble.

    Les travaux de désamiantage sont à la charge du bailleur

    Pour rejeter ces demandes, les juges avaient retenu qu’en vertu du contrat de promotion immobilière, la société Solefim était tenue à une obligation de résultat qui comprenait celle « d’identifier et de contrôler la conformité de l’immeuble et son opération de réhabilitation aux règles de sécurité, d’hygiène et d’urbanisme en vigueur, y compris, par conséquent, celle relatives à la présence de matériaux ou de produits en amiante […] le projet de promotion immobilière de la société Solefim comprenant la description technique et l’offre financière était annexé au bail, de sorte que l’association ne peut, ni se prévaloir de son ignorance quant à la présence de matériaux en amiante, ni reprocher au bailleur de ne pas l’avoir dénoncée, ni lui réclamer de répondre de l’obligation d’enlever les matériaux ou de supporter le coût de leur retrait, ni a fortiori, lui demander de l’indemniser des retards dans la livraison de l’immeuble ».

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur lextime.fr

  • 50 ans après, le cancer de l’amiante mieux compris

    50 ans après, le cancer de l’amiante mieux compris

    Des chercheurs suisses et canadiens ont trouvé une explication aux effets de l’amiante sur la santé et espèrent ainsi le prévenir.

    Longues et pointues, les fibres d’amiante provoquent des inflammations chroniques qui peuvent mener à un cancer. Des chercheurs suisses et canadiens ont trouvé une explication à ce phénomène et espèrent ainsi le prévenir.

    L’effet cancérogène de l’amiante est largement reconnu depuis bientôt 50 ans. Contrairement à une croyance répandue, ce minéral fibreux ne déclenche pas directement le cancer du poumon, mais atteint d’abord une couche de cellules qui entoure l’ensemble des organes internes: le mésothélium.

    Le système lymphatique ne parvenant pas à éliminer ces fibres longues et pointues, ces dernières restent coincées dans ce tissu. Elles le blessent de manière répétée, ce qui peut finalement provoquer un cancer.

    «L’exposition chronique à l’amiante déclenche un processus de cicatrisation. Cela dérègle le système immunitaire, qui ne combat alors plus assez efficacement les tumeurs en formation», explique Emanuela Felley-Bosco, directrice de l’étude à l’Hôpital universitaire de Zurich, citée jeudi dans un communiqué du Fonds national suisse (FNS).

    Réaction immunitaire atténuée

    Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont injecté des fibres d’amiante dans la cavité abdominale de souris, elle aussi recouverte de mésothélium. Bien que l’amiante soit en lui-même inoffensif d’un point de vue chimique, les microlésions provoquent une réaction immunitaire: des signaux inflammatoires sont émis et des globules blancs affluent.

    Les signaux chimiques activés dans le tissu enflammé du mésothélium dans le but de favoriser la cicatrisation stimulent cependant par la même occasion la division cellulaire, et favorisent ainsi la croissance de tumeurs. L’équipe a de plus mis en évidence une augmentation des mutations dans l’ARN, une sorte de copie de travail de l’ADN.

    Les chercheurs supposent que c’est entre autres ce phénomène qui atténue la réaction immunitaire. Conséquence: les cellules tumorales qui apparaissent ne sont plus combattues efficacement et un cancer peut se développer.

    Un mécanisme similaire est à l’oeuvre chez l’être humain. Une analyse d’une banque de données génétiques faite par les scientifiques indique que l’enzyme responsable des mutations de l’ARN était présente en plus grande concentration dans les tumeurs de patients dont la maladie évoluait de manière défavorable.

    Dépistage et immunothérapie

    «Jusqu’à présent, le cancer provoqué par l’amiante restait une boîte noire», note Emanuela Felley-Bosco. Les résultats de son équipe sont utiles pour une détection précoce des signaux de l’inflammation ainsi que pour développer une thérapie spécifique contre le cancer du mésothélium.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur LeMatin.ch

  • Suisse – Victimes de l’amiante: prescription rallongée

    Suisse – Victimes de l’amiante: prescription rallongée

    Les personnes touchées par l’amiante pourraient obtenir un délai de prescription de 20 ans, au lieu de 10 actuellement.

    Les victimes de lésions corporelles, comme celles dues à l’amiante, devraient disposer d’un délai de 20 ans pour faire valoir leurs droits à un dédommagement. Le Conseil national a décidé mercredi de prolonger de dix ans la durée de prescription absolue.

    Ce changement dans le droit de la prescription, décidé par 102 voix contre 90, diverge de la proposition du Conseil des Etats. Les sénateurs auraient souhaité maintenir la durée à dix ans, tout comme une minorité de droite emmenée par l’UDC. Le dossier retourne aux Etats.

    Bon compromis

    En doublant le délai de prescription, la situation juridique des futures victimes, celles qui ne seront touchées que de nombreuses années après avoir été exposées à l’amiante, sera améliorée, a expliqué Giovanni Merlini (PDC/TI) au nom de la commission. Il représente également un bon compromis par rapport au Conseil fédéral qui aurait souhaité l’inscrire à 30 ans.

    La prolongation du délai à 20 ans prend aussi en compte une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, a ajouté le Tessinois. Strasbourg a jugé que le délai helvétique de dix ans est trop court. Une victime de l’amiante n’avait pas pu faire valoir ses droits à un dédommagement auprès d’un tribunal.

    Prolongation abstraite

    Il n’y a pas de sécurité juridique, a fait valoir Yves Nydegger (UDC/GE). Il faudrait étendre le délai de prescription encore et encore jusqu’à le faire durer toute une vie pour protéger les victimes. Prolonger dans l’abstrait à de trop longues périodes n’est pas une sécurité, selon le Genevois.

    Ce n’est pas un compromis législatif ou juridique, a ajouté Pirmin Schwander (UDC/SZ). Il faudrait élargir la discussion et prendre aussi en compte les victimes à venir des rayonnements ionisants ou des effets à long terme de médicaments, a-t-il dit.

    Le Conseil national n’a en revanche pas soutenu la proposition du Conseil des Etats d’adopter une disposition spéciale pour les dommages corporels causés par l’amiante. Les victimes de l’amiante pourraient faire valoir leurs droits pendant un an après l’entrée en vigueur de la loi, même si leur action en justice est prescrite. Elles disposent déjà d’une indemnisation grâce au fonds qui leur est dédié, a expliqué M. Merlini.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur 20min.ch

  • Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    Les recours en justice pour les dizaines de milliers de personnes empoisonnées par l’amiante pendant leur vie professionnelle se ferment les un après les autres. Les premières plaintes ont été déposées en 1997. Vingt ans plus tard, aucun procès n’a encore eu lieu. L’année 2017 a été ponctuée pour les victimes, qui meurent par milliers chaque année en France, de diverses décisions judiciaires dévastatrices.

    En septembre les mises en examen de neuf décideurs – industriels, scientifiques, lobbyistes ou hauts fonctionnaires – ont été annulées. Au début de l’été, une ordonnance des juges d’instruction du pôle santé publique annonçait la clôture de l’instruction dans une vingtaine de dossiers pénaux de l’amiante, dont Eternit, Valeo ou Everite (Saint-Gobain). Motif invoqué : il est impossible de dater le moment où la faute a été commise et donc de l’imputer à quiconque…. Des non-lieux devraient être prononcés d’ici peu. Révoltées par cette annonce d’impunité, les associations de victimes ne comptent pas en rester là. L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) et la l’association des personnes accidentées de la vie et handicapées (Fnath) – très active dans le soutien aux victimes de l’amiante – annoncent qu’elles iront en appel, voire en cassation si des non-lieux sont prononcés.

    La neutralité des juges remise en question ?

    L’Andeva a par ailleurs déclaré le 20 février qu’elle s’apprêtait à demander la récusation des juges d’instruction qui enquêtent sur l’exposition à la fibre cancérogène des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau, en Normandie. Selon l’association, une enquête publiée par Médiapart en début de semaine questionne l’impartialité des juges dans ce dossier.

    De quoi s’agit-il ? D’une expertise réalisée dans le cadre de l’instruction pour évaluer le rôle de Claude Raffaelli, médecin du travail de l’entreprise Ferodo-Valeo, mis en examen en 2008 par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy pour « non-assistance à personne en danger » et « homicides et blessures involontaires ». Depuis, Marie-Odile Bertella-Geffroy a été dessaisie du dossier, et le docteur Raffaelli placé sous le statut de témoin assisté, beaucoup plus favorable que le statut de mis en examen.

    Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    « Ce qui est surprenant, avance François Desriaux, membre fondateur de l’Andeva, c’est que les conclusions de l’expertise – très favorables au docteur Raffaelli – ne tiennent pas compte des observations formulées par les experts eux-mêmes, qui mettent en avant divers manquements professionnels du médecin. » Déficit d’information des salariés, absence de campagne d’information concernant l’amiante contrastant avec l’importance des campagnes de prévention face aux dangers de l’alcool et du tabac, mauvaise tenue des dossiers médicaux quant à l’exposition à l’amiante des salariés, silence pendant les CHSCT, absence d’alerte auprès des représentants des salariés… la liste de ces « manquements » est longue. « C’est d’autant plus embêtant qu’il était le médecin du travail qui connaissait le mieux l’amiante. Il connaissait toutes les publications scientifiques sur le sujet. Mais au lieu de se servir de ces connaissances pour protéger la population qu’il devait surveiller, ce qui était normalement son travail, il les a utilisées pour défendre l’usage de l’amiante. »

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Bastamag.net