Catégorie : Retrait amiante

  • Poussières d’amiante : quelles mesures collectives de réduction des émissions ?

    Poussières d’amiante : quelles mesures collectives de réduction des émissions ?

    D’une manière générale, pour satisfaire à ces obligations, l’employeur est tenu de mettre en œuvre, dès la phase de préparation de l’opération de désamiantage, des moyens de protection collective et individuelle.

    Les mesures de protection collectives doivent être adaptées à la nature des opérations à réaliser permettant d’éviter la dispersion de fibres d’amiante en dehors de la zone de travail et d’abaisser la concentration en fibres d’amiante au niveau le plus bas techniquement possible.

    Ces mesures collectives comprennent :

    • L’abattage des poussières ;
    • L’aspiration des poussières à la source ;
    • La sédimentation continue des fibres en suspension dans l’air ;
    • Les moyens de décontamination appropriés.

    NAVIGATION RAPIDE

    1. L’ABATTAGE DES POUSSIERES D’AMIANTE
    2. ASPIRATION DES POUSSIERES A LA SOURCE
      – Concrètement : les aspirateurs
    3. SEDIMENTATION DES POUSSIERES DANS L’AIR
    4. DISPOSITIFS DE DECONTAMINATION
      – Concrètement : les installations de décontamination
      – Concrètement : les extracteurs

    L’abattage des poussières d’amiante

    Des études approfondies de l’INRS ont démontré que l’abattage des poussières constituai souvent l’un des points faibles de la lutte contre l’empoussièrement des chantiers. L’utilisation adéquate des différents moyens (balayage, aspiration…) doit permettre, dans un premier temps, de réduire significativement l’empoussièrement de l’air.

    Cette voie de réduction passe par une formation minimale. Généralement, les techniques d’abattage par brumisation donnent des résultats très efficaces qui devront être mis en œuvre par l’entreprise.

    Aspiration des poussières d’amiante à la source

    Ici, il s’agit de solutions techniques nécessitant une adaptation des outils de travail, notamment si le retrait des matériaux amiantés nécessite un grattage, par exemple. Dans ce cas, les outils utilisés doivent être munis d’un système d’aspiration des matériaux grattés pour éviter qu’ils ne répandent des poussières dans l’air, notamment en retombant au sol.

    Concrètement : les aspirateurs

    Tous les dispositifs d’aspiration mis en place dans le cadre d’un chantier amiante doivent être équipés de filtres THE de classe H13. Les aspirateurs destinés à être utilisés dans le cadre de chantiers amiante doivent avoir été conçus pour cette utilisation spécifique. En conséquence, ils doivent présenter les caractéristiques suivantes :

    • Double filtration THE ;
    • Filtre secondaire ;
    • Clapet d’obturation de l’orifice d’aspiration en cas de retrait du tuyau d’aspiration ;
    • Réceptacle de poussières à double sac permettant le changement de sac sans émission de poussières ;
    • Indicateur (lumineux et/ou sonore) de colmatage du filtre et de remplissage du sac.

    Pour les aspirateurs connectés à de l’outillage de retrait de l’amiante (notamment les colles), celui-ci doit être équipé d’une tête à effet cyclonique et d’un système de décolmatage du filtre.

    Sédimentation des fibres amiante dans l’air

    La sédimentation des fibres d’amiante consiste à les alourdir par une pulvérisation de produits, ce qui permet de les maintenir au sol, et d’éviter ainsi un empoussièrement excessif.

    L’application de ce dispositif en continu pendant toute la durée du chantier permet de réduire considérablement l’empoussièrement.

    Dispositif de décontamination

    La décontamination (des travailleurs, du matériel, des déchets) est la « procédure concourant à la protection collective contre la dispersion de fibres d’amiante hors de la zone de travaux et qui, pour la décontamination des travailleurs, est composée, notamment, du douchage des équipements de protection individuelle utilisés, de leur retrait et du douchage d’hygiène ».

    Dans le cadre de travaux d’encapsulage ou de désamiantage, le chantier est divisé en zones, dont la zone des travaux à proprement parler (celles dans laquelle les salariés effectuent les opérations d’encapsulage ou de désamiantage) et les sas d’accès à cette zone.

    Ces zones doivent être confinées afin d’assurer une étanchéité parfaite à l’air pour éviter la propagation de fibres d’amiante à l’air libre. Les dispositifs de décontamination sont physiquement constitués de sas successifs dans lesquels passent les hommes, les équipements et les matériaux ayant été soumis à un empoussièrement.

    Les installations de décontamination sont conçues, équipées, entretenues et ventilées de manière à permettre la décontamination des travailleurs, des personnes autorisées à entrer en zone de travail de par leur travail et de leur fonction et des équipements de travail et des déchets.

    Elles sont mises en place durant la phase de préparation.

    Dans la configuration du chantier, les installations de décontamination des travailleurs doivent être distinctes des installations de décontamination des équipements de travail et des déchets sauf si la configuration du chantier ne le permet pas.

    Pour des raisons évidentes d’efficacité des mesures de confinement, les installations de décontamination constituent les seules voies de sortie depuis la zone de travail vers l’extérieur, à l’exception de manœuvre de secours.

    Un balayage d’air non pollué doit être mis en place pour assurer la ventilation des installations de décontamination. Cette mesure permet d’assurer la salubrité et empêcher tout transfert de pollution en dehors de la zone de travail.

    Les installations de décontaminations des travailleurs, en plus de ce qui a été indiqué ci-dessus, présentent des spécificités, notamment dans l’agencement des sas de décontamination et dans les équipements devant être mis en place.

    La réglementation en vigueur impose que les installations de décontamination des opérateurs comportent au moins trois compartiments, dont deux douches permettant d’assurer successivement la décontamination des équipements de protection individuelle (EPI), et la douche d’hygiène des opérateurs.

    Ces douches doivent être alimentées en quantité et en pression suffisante d’eau à température réglable.

    Ces installations sont éclairées et comprennent notamment un vestiaire d’approche et une zone de récupération définis de la manière suivante :

    • Le vestiaire d’approche est convenablement aéré, éclairé et suffisamment chauffé. Il se situe dans le prolongement immédiat de l’installation de décontamination. Il comporte un nombre suffisant de sièges et de patères (au moins un par travailleurs appelés à entrer en zone confinée).
    • La zone de récupération est convenablement aérée, éclairée, suffisamment chauffée et située, dans la mesure du possible, à proximité du vestiaire d’approche, sauf si la configuration du chantier ne le permet pas. Elle comprend au minimum des sièges en nombre suffisant, une table et les moyens permettant de prendre une boisson fraîche ou chaude.

    Le vestiaire d’approche et la zone de récupération peuvent être contiguës.

    Dans les installations de décontamination des travailleurs, le taux de renouvellement du volume de la douche est au minimum de deux fois son volume par minute.

    Concrètement : installations de décontamination

    Les tunnels de décontamination sont les seuls points d’entrée et de sortie du chantier amiante, lui-même confiné. Ce sont les installations de décontamination qui assurent l’étanchéité des accès au chantier et l’hygiène des opérateurs qui y travaillent.

    L’ancienne distinction entre les matériaux amiantés friables et non friables entraînait une différenciation dans la structure des installations de décontamination : 3 zones pour les matériaux non friables et 5 zones pour les matériaux non friables. La suppression de la distinction entre les deux types de matériaux, et l’application systématique des procédures de travail sur matériaux friables nous amènent à envisager que les installations de décontamination doivent désormais, en dehors d’impossibilité technique insurmontable, comprendre 5 zones.

    Nous reprendrons donc ici les recommandations de l’INRS concernant les installations de décontamination à 5 zones.

    Dans un tunnel à 5 zones, l’ordre des zones, leur fonction et leur équipement sont les suivants (en partant de l’entrée, donc, de l’extérieur du chantier :

    • Zone 0 : Dans cette « zone d’approche », les opérateurs entrant s’équipent de leur masque respiratoire pour entrer dans le premier compartiment, et les opérateurs sortant l’utilisent comme zone de récupération (voir ci-avant). Les vêtements « civils » et les appareils de protection respiratoires y sont stockés. Il s’agit donc d’un « vestiaire », et non pas d’une partie de la zone de décontamination.
    • Compartiment 1 : Ce compartiment devra comporter des étagères pour les serviettes propres, des corbeilles pour les serviettes mouillées, des portemanteaux, et un point de branchement pour l’adduction d’air.
    • Compartiment 2 : Il s’agit du compartiment de la douche d’hygiène. Il convient de prévoir une douche pour 5 opérateurs minimum, des douches et douchettes d’un débit de 10 litres/minute, des crochets de suspension pour les appareils respiratoires, une alimentation en eau à débit et température réglables. Chaque opérateur doit
      pouvoir se doucher pendant 5 minutes à 37°C minimum. Le recyclage de l’eau n’est pas autorisé et son évacuation se fait par pompe avec filtration à 5 µm. Un point de branchement pour l’adduction d’air doit être prévu si nécessaire.
    • Compartiment 3 : C’est le compartiment dans lequel les opérateurs ôtent les EPI qui ont été décontaminés dans le compartiment 4 (voir ci-dessous). Il doit pouvoir accueillir au minimum deux opérateurs et permettre l’utilisation d’un aspirateur. Il doit être équipé d’un système d’aspiration à filtration THE. Un conteneur à déchets doit être prévu pour les équipements jetables et les filtres de protection respiratoire. Un point de branchement pour l’adduction d’air doit être prévu si nécessaire
    • Compartiment 4 : C’est l’espace prévu pour le douchage des opérateurs avec leurs EPI. Il convient de prévoir une douche pour 5 opérateurs minimum (ou une rampe fixe de douchage automatique multidirectionnel), d’un débit de 10 litres/minute, des crochets de suspension pour les appareils respiratoires, une alimentation en eau à débit et température réglables. Chaque opérateur doit pouvoir se doucher pendant 5 minutes à 37°C minimum. Le recyclage de l’eau n’est pas autorisé et son évacuation se fait par pompe avec filtration à 5 µm. Un point de branchement pour l’adduction d’air doit être prévu si nécessaire.
    • Compartiment 5 : Il s’agit du compartiment le plus pollué de l’installation de décontamination, puisque c’est celui par lequel les opérateurs entrent et sortent de la zone de travaux. Ses dimensions doivent permettre à deux opérateurs de s’y tenir ensemble et d’y utiliser un aspirateur. Il doit être équipé d’un dispositif d’aspiration à filtration THE, de râtelier pour le dépôt des bottes, et d’entreposage des vêtements utilisés sur le chantier. Un point de branchement pour l’adduction d’air doit être prévu si nécessaire.

    Par exception, pour les processus dont l’empoussièrement estimé est de premier niveau, les installations de décontamination peuvent comprendre une zone de décontamination à la sortie de la zone de travaux permettant l’aspiration au moyen d’un aspirateur équipé de filtre THE de type HEPA a minima H 13 (selon les classifications définies par la norme NF EN 1822-1 de janvier 2010), le mouillage par aspersion de la combinaison avec de l’eau. Ces installations de décontamination comprennent par ailleurs une douche d’hygiène que l’intervenant utilisera à la suite de la prédécontamination.

    Concrètement : les extracteurs

    Les recommandations de l’INRS sont plus précises que les dispositions réglementaires. Ainsi, L’institut recommande que les extracteurs d’air soient équipés au minimum des éléments suivants :

    • Préfiltre ;
    • Filtre seccondaire ;
    • Filtre THE de type HEPA ;
    • Manomètre permettant de contrôler l’évolution de la perte de charge ;
    • Pressostats de contrôle de présence du filtre THE (pour obtenir une perte de charge minimale) et la limite d’utilisation des filtres ;
    • Voyants lumineux pour le contrôle de la plage d’utilisation des filtres ;
    • Réglage du débit à 3 positions ;
    • Protection IP65 ou IP55 si les extracteurs doivent être placés à l’intérieur de la zone de confinement (puisqu’ils devront dans ce cas être décontaminés à l’eau.

    Pour des raisons de sécurité de continuité du confinement, l’INRS recommande également de disposer d’un extracteur de rechange, à la fois en cas de panne du premier, mais surtout pour les opérations de maintenance, notamment les changements de filtres.

    Dans tous les cas, et surtout lorsque les travaux d’encapsulage ou de retrait ont lieu dans un bâtiment partiellement occupé, l’air filtré par les extracteurs doit être rejeté à l’extérieur du bâtiment.

    Si ce rejet à l’extérieur est impossible pour des raisons techniques, l’INRS recommande l’utilisation d’un extracteur à double étage de filtration THE, avec rejet de l’air filtré dans un local balisé ouvert sur l’extérieur.

    D’une manière générale, il est recommandé, pour en faciliter la maintenance, de placer les extracteurs à l’extérieur de la zone de confinement, directement contre les protections statiques, afin d’éviter des pertes de charge dues à des gaines trop longues. Le passage de la cloison de confinement devra être hermétiquement scellé au ruban adhésif ou à la mousse expansible.

    Enfin, les installations de décontamination des déchets doivent répondre aux obligations suivantes :

    • Pour les travaux générant un empoussièrement de premier niveau, l’employeur doit mettre en œuvre les moyens de décontamination des déchets adaptés à la nature des travaux ;
    • Pour les travaux générant un empoussièrement de deuxième et troisième niveaux, les installations de décontamination des déchets sont éclairées et doivent être compartimentées de façon à assurer la douche de décontamination, les compléments de conditionnement et les transferts. La vitesse moyenne de l’air est de 0,5 mètre par seconde sur toute sa section.
  • Retrait amiante : quelle formation pour les opérateurs de désamiantage ?

    Retrait amiante : quelle formation pour les opérateurs de désamiantage ?

    Les opérateurs de désamiantage doivent recevoir une formation à la sécurité qui soit aisément compréhensible par le salarié. Cette formation, une fois réalisée par un organisme de formation accrédité est validée sous la forme d’une attestation de compétence individuelle délivrée au travailleur.

    Le Code du Travail, dans le cadre des dispositions concernant la prévention des risques d’exposition à l’amiante, distingue entre deux situations :

    • Les travaux d’encapsulage et de retrait d’amiante ou d’articles en contenant, dites « de sous-section 3 ».
    • Les interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante, dites « de sous-section 4 »

    Partant de cette distinction, le Code du Travail impose des formations particulières pour chacun des salariés amenés à se retrouver, dans le cadre de leur activité, dans l’une ou l’autre de ces situations.

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    1. LA FORMATION EN SOUS-SECTION 3 DES OPERATEURS DE RETRAIT ET D’ENCAPSULAGE D’AMIANTE
      – Exigences minimales de formation
      – Trois niveaux de formation SS3
    2. LA FORMATION SOUS-SECTION 4 POUR LES SALARIES POUVANT ETRE EN CONTACT AVEC DES MATERIAUX AMIANTES
      – 4 niveaux de formation SS4

    La formation sous-section 3 des opérateurs de retrait et d’encapsulage d’amiante

    La formation « Sous-section 3 » est la formation de base de tous les personnels affectés à des travaux effectués directement sur des matériaux amiantés. Cette formation est donc réservée à des professionnels particuliers, dont le métier est d’être en contact avec l’amiante, que ce soit pour son retrait ou pour son encapsulage.

    La formation « sous-section 3 » concerne donc les personnels, opérateurs ou encadrement, travaillant dans des entreprises spécialisées notamment dans les opérations d’encapsulage et de retrait d’amiante, et, plus généralement, dans « des travaux de retrait ou de confinement de matériaux contenant de l’amiante ou à toute intervention susceptible de provoquer l’émission de fibres d’amiante qui porte notamment sur des bâtiments, des navires, des structures, appareils ou installations, y compris les interventions sur terrains amiantifères » (Arrêté du 23 février 2012).

    La formation « sous-section 3 » n’est pas unique. Elle comporte :

    • une formation préalable ;
    • une formation de premier recyclage ;
    • une formation de recyclage ;
    • une Formation de mise à niveau.

    La formation « sous-section 3 », doit être délivrée par un organisme de formation certifié par le COFRAC ou par tout organisme d’accréditation européen reconnu.

    Exigences minimales de formation

    Préalablement à la formation « sous-section 3 », les personnels intervenant dans le cadre de travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante et de matériaux, d’équipements et de matériels ou d’articles en contenant, y compris dans les cas de démolition ou intervenant sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante, doivent recevoir une formation répondant, au minimum, à un certain nombre d’exigences.

    Pour le personnel d’encadrement technique la formation devra au minimum reprendre les éléments suivants :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et effets sur la santé ;
    • réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés ;
    • exigences du code de la santé publique liées à l’exposition à l’amiante de la population (obligations des propriétaires d’immeubles et des armateurs de navires français pour la recherche de flocages, calorifugeages et fauxplafonds…) ;
    • documents exigibles lors de toute intervention sur des immeubles bâtis et capacité d’analyse critique de ces documents et capacité à les utiliser pour évaluer les risques ;
    • exigences réglementaires sur l’élimination des déchets amiantés ;
    • régions comportant des terrains amiantifères ;
    • produits et dispositifs susceptibles de contenir de
      l’amiante ;
    • modalités d’identification des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • produits ou procédés de substitution à l’amiante ;
    • obligations du donneur d’ordre concernant l’identification et le repérage de l’amiante en place et de communication des résultats aux entreprises intervenantes ;
    • dispositions pénales encourues par l’employeur en cas d’infraction aux règles de prévention des risques, santé et sécurité.

    Pour le personnel d’encadrement de chantier, certaines exigences sont communes, tandis que d’autres sont plus opérationnelles :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et ses effets sur la santé, notamment les effets cancérogènes ;
    • exigences de la réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés ;
    • réglementation relative à l’élimination et au transport des déchets amiantés ;
    • produits et dispositifs susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • modalités d’identification des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • capacité à transmettre aux opérateurs l’information sur la prévention des risques liés à l’amiante ;
    • limites d’efficacité des EPI et les durées de port en continu recommandées.

    Pour les opérateurs de chantier, les exigences sont plus opérationnelles :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et ses effets sur la santé ;
    • exigences de la réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés.

    3 niveaux de formation sous-section 3

    Le contenu et les formalités des trois niveaux de formation « sous-section 3 » correspondent aux mêmes niveaux de responsabilité ci-dessus. Chaque niveau de responsabilité aura donc un contenu de formation « sous-section 3 » spécifique.

    Pour le personnel d’encadrement technique

    • moyens techniques et matériels permettant de maîtriser l’aéraulique d’un chantier ;
    • Capacité à établir des plans de démolition, de retrait ou de confinement d’amiante s’intégrant dans un plan de prévention ou un plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) ;
    • capacité à définir et à faire appliquer des procédures opératoires adaptées et spécifiques de l’activité exercée pour la préparation, la conduite et la restitution des chantiers.
    • Doivent faire l’objet de mises en situation sur des platesformes pédagogiques :
      1. La définition et la mise en application des procédures de contrôle en cours de chantier (concernant notamment les mesures d’exposition, l’étanchéité, les rejets et l’atmosphère de la zone de travail, le tunnel de décontamination),
      2. La maîtrise l’aéraulique d’un chantier.

    Pour le personnel d’encadrement de chantier

    • Appliquer un plan de démolition, de retrait ou de confinement d’amiante,
    • Connaître les notions d’aéraulique,
    • Être capable d’appliquer les procédures opératoires spécifiques au type d’activité exercée pour la préparation, la conduite, la restitution des chantiers et les procédures de contrôle en cours de chantier.

    Pour le personnel opérateur de chantier

    • Être capable d’appliquer les procédures opératoires spécifiques au type d’activité exercée pour la préparation, la réalisation, la restitution des chantiers et les procédures de contrôle en cours de chantier.

    La formation sous-section 4, pour les salariés pouvant être en contact avec des matériaux amiantés

    La formation « sous-section 4 » correspond à la formation que doivent recevoir tous les professionnels pouvant être amenés, dans le cadre de leur travail, à intervenir sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante.

    La formation « sous-section 4 » concerne donc les personnels travaillant dans des entreprises de tous les secteurs de la construction et du BTP au sens large, pouvant intervenir sur des chantiers sur lesquels il peut y avoir présence de matériaux amiantés.

    La formation « sous-section 4 » n’est pas unique. Elle comporte :

    • une formation préalable ;
    • une formation de recyclage.

    La formation doit être délivrée par un organisme de formation certifié par le COFRAC ou par tout organisme d’accréditation européen reconnu. Préalablement à la formation « sous-section 4 », les personnels pouvant être amenés à intervenir sur des matériaux susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante, doivent recevoir une formation répondant à certaines exigences.

    Pour le personnel d’encadrement technique, la formation devra au minimum reprendre les éléments suivants :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et effets sur la santé ;
    • réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés ;
    • exigences du code de la santé publique liées à l’exposition à l’amiante de la population (obligations des propriétaires d’immeubles et des armateurs de navires français pour la recherche de flocages, calorifugeages et faux plafonds…) ;
    • documents exigibles lors de toute intervention sur des immeubles bâtis et capacité d’analyse critique de ces documents et capacité à les utiliser pour évaluer les risques ;
    • exigences réglementaires sur l’élimination des déchets amiantés ;
    • régions comportant des terrains amiantifères ;
    • produits et dispositifs susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • modalités d’identification des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • produits ou procédés de substitution à l’amiante ;
    • obligations du donneur d’ordre concernant l’identification et le repérage de l’amiante en place et de communication des résultats aux entreprises intervenantes ;
    • dispositions pénales encourues par l’employeur en cas d’infraction aux règles de prévention des risques, santé et sécurité.

    Pour le personnel d’encadrement de chantier, certaines exigences sont communes, tandis que d’autres sont plus opérationnelles :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et ses effets sur la santé, notamment les effets cancérogènes ;
    • exigences de la réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés ;
    • réglementation relative à l’élimination et au transport des déchets amiantés ;
    • produits et dispositifs susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • modalités d’identification des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;
    • capacité à transmettre aux opérateurs l’information sur la prévention des risques liés à l’amiante ;
    • limites d’efficacité des EPI et les durées de port en continu recommandées.

    Pour les opérateurs de chantier, les exigences sont plus opérationnelles :

    • caractéristiques et propriétés de l’amiante et ses effets sur la santé ;
    • exigences de la réglementation relative à l’interdiction de l’amiante et à la prévention du risque amiante et des autres risques afférents aux interventions sur les matériaux amiantés.

    4 niveaux de formation SS4

    Le contenu et les formalités des trois niveaux de formation « sous-section 4 » correspondent aux mêmes niveaux de responsabilité ci-dessus. S’y ajoute la possibilité d’une formation « mixte » pour les personnels cumulant plusieurs fonctions. Chaque niveau de responsabilité aura donc un contenu de formation « sous-section 4 » spécifique.

    Personnels d’encadrement technique

    • connaître les opérations liées à l’activité exercée pouvant entraîner la libération de fibres d’amiante et les niveaux d’exposition et d’empoussièrement induits ;
    • savoir définir des procédures adaptées aux interventions sur ces matériaux amiantés ;
    • connaître les principes de la ventilation et le captage des poussières à la source,
    • savoir établir un mode opératoire s’intégrant dans un plan de prévention ou un PPSPS.

    Personnel d’encadrement de chantier

    • connaître les opérations spécifiques de l’activité exercée pouvant entraîner la libération de fibres d’amiante et les niveaux d’exposition et d’empoussièrement induits ;
    • connaître les principes généraux de ventilation et de captage des poussières à la source ;
    • savoir appliquer et faire appliquer des procédures d’intervention sur les matériaux amiantés ;
    • savoir appliquer et faire appliquer un mode opératoire.

    Personnel opérateur de chantier

    • connaître les opérations spécifiques de l’activité exercée pouvant entraîner la libération de fibres d’amiante,
    • savoir appliquer les principes de ventilation et de captage des poussières à la source, les procédures d’interventions sur matériaux amiantés, et un mode opératoire.

    Personnel cumulant les fonctions

    • connaître les opérations spécifiques de l’activité exercée pouvant entraîner la libération de fibres d’amiante et les niveaux d’exposition et d’empoussièrement induits ;
    • connaître la ventilation et le captage des poussières à la source et/ou être capable de faire appliquer et/ou d’appliquer les principes de ventilation et de captage des poussières à la source ;
    • être capable d’établir un mode opératoire, s’intégrant, selon les cas, dans un plan de prévention ou un PPSPS et/ou de le faire appliquer et/ou de l’appliquer ;
    • savoir définir, appliquer, faire appliquer les procédures d’intervention sur des matériaux contenant de l’amiante.
  • Une semaine à BATIMAT avec EuropAmiante

    Une semaine à BATIMAT avec EuropAmiante

    Depuis plusieurs mois, EuropAmiante préparait sa présence sur le salon BATIMAT, qui a eu lieu du 06 au 10 novembre, au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

    Un projet important pour l’entreprise puisque cela représente un investissement conséquent, il est donc nécessaire de faire de cet évènement une réussite, en démontrant notre professionnalisme et notre expertise dans notre secteur d’activité. Un travail intense dans le but de faire de cette semaine un succès.
    Un projet qui se déroule donc en plusieurs étapes : cela passe évidemment par la mise en place d’un stand, par un rétro-planning à respecter et des préparatifs en amont, et des équipes à mobiliser pour assurer l’organisation du salon et l’animation du stand.

    Un stand agréable et animé

    Le stand EuropAmiante se situait dans le Hall 5B, dédié au matériel de chantier et à l’outillage. Il s’étendait sur une surface de 27 mètres carrés, répartis en plusieurs espaces.
    Le premier espace était dédié à l’animation avec un photo-call, afin de rendre attrayant notre métier. Nous cherchions un moyen ludique de montrer la manière dont sont équipées les opérateurs qui interviennent sur les chantiers de désamiantage. Un opérateur en tenue de désamianteur était donc présent chaque jour afin de se faire photographier avec les visiteurs et nos clients, et tout le monde a pu repartir avec sa photo souvenir.
    Ensuite un espace était dédié à l’accueil des visiteurs intéressés par notre activité, nos chargés d’affaires étaient présents pour répondre à toutes leurs questions.
    Enfin, un espace « privé » était prévu dans une atmosphère plus calme, entouré de plantes, un peu à l’écart de l’agitation afin de pouvoir discuter plus longuement de projets futurs, avec nos chargés d’affaires.
    Notre stand nous aura permis d’obtenir la visibilité grâce à notre animation d’un côté, mais aussi le calme et le sérieux nécessaire grâce à un endroit privatisé.

    Une équipe commerciale performante

    L’équipe de chargés d’affaires d’EuropAmiante était présente toute la semaine sur le stand, répartis en petit groupe afin de pouvoir renseigner nos visiteurs, mais également suivre les projets en cours. Ils ont pu partager leurs connaissances sur notre activité, et démontrer notre professionnalisme grâce aux nombreuses références que nous avons déjà. Cela leur a permis de prouver notre expertise, et ils ont réussis à en convaincre plus d’un !
    Le travail et la persévérance paient, car leur acharnement leur a permis de rencontrer de très bons contacts pour le futur.

    Une soirée cocktail réussie

    Le jeudi 9 novembre, EuropAmiante a organisé un cocktail sur son stand. Au programme, bonne ambiance, convivialité, échange, champagne et petits fours. L’ensemble de nos partenaires y étaient conviés et la soirée fût une réussite. Ce fût un beau moment de partage avec nos clients et nos partenaires.

    Une bonne expérience pour EuropAmiante

    En conclusion, ce salon fût un véritable tremplin vers de nouveaux projets, grâce aux nombreux partenariats qui s’y sont créés.

  • « Homogénéiser les pratiques est un véritable enjeu » – SNED

    « Homogénéiser les pratiques est un véritable enjeu » – SNED

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Sureau, délégué général du Syndicat national des entreprises de déconstruction. Le SNED compte plus de 130 membres.

    (suite…)

  • « Les sentinelles » : un documentaire pour en finir avec les empoisonnements industriels

    « Les sentinelles » : un documentaire pour en finir avec les empoisonnements industriels

    Un documentaire sur le combat des ouvriers affectés par l’amiante et des paysans exposés aux pesticides, Les sentinelles, sort dans les salles le 8 novembre. Son réalisateur, Pierre Pézerat, y rapporte leurs témoignages, les modalités de leur lutte, ainsi que leur détermination à être reconnus comme les victimes d’un empoisonnement à grande échelle. Les industriels qui les ont sciemment intoxiqués comparaîtront-ils un jour devant un tribunal ?

    Il y a Josette Roudaire et Jean-Marie Birbès, anciens ouvriers, qui ont travaillé pendant des années en contact avec l’amiante et qui refusent que l’on ait le droit de tuer derrière la porte des usines. Il y a des veuves, en larmes pour certaines, qui expliquent que oui, leurs hommes savaient que l’amiante était mauvais, mais… il fallait bien manger ! Il y a aussi Paul François, agriculteur victime des pesticides, qui a osé porter plainte contre Monsanto. Ou encore Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, salariés de Triskalia, géant breton de l’agro-alimentaire, empoisonnés par des pesticides pulvérisés sur des céréales stockés en silo, et virés comme des malpropres par leur employeur.

    Tous au contact de toxiques puissants sur leurs lieux de travail, ils racontent au réalisateur Pierre Pézerat leurs combats déterminés face à des géants industriels peu enclins à reconnaître leurs erreurs. Le documentaire qui réunit leurs témoignages, Les sentinelles, sort ce mercredi 8 novembre. En même temps qu’il rend hommage à ces hommes et femmes prêts à tout pour faire reconnaître leurs droits et recouvrer leur dignité, Pierre Pézerat salue la personnalité de son père Henri Pézerat, le toxicologue par lequel le scandale de l’amiante a été révélé. « Ils ont rencontré mon père, qui a marqué leurs vies en les aidant à se battre pour que ces empoisonnements ne restent pas impunis », rapporte le réalisateur.

    Source : Bastamag.net

  • V.Barrabé/C. Ray (AMOLIA): « Accompagner les maîtres d’ouvrage »

    V.Barrabé/C. Ray (AMOLIA): « Accompagner les maîtres d’ouvrage »

    ENTRETIEN AVEC
    Vincent Barrabé et Christophe Ray, fondateur d’Amolia, société spécialisée dans l’assistance à maîtrise d’ouvrage, plus précisément de la conduite d’opérations.

    (suite…)

  • Traitement de l’amiante : DI ENVIRONNEMENT présente son savoir-faire (VIDEO)

    Traitement de l’amiante : DI ENVIRONNEMENT présente son savoir-faire (VIDEO)

    Michel Grasso, chargé du développement commercial chez DI ENVIRONNEMENT, présente le savoir-faire et les atouts du spécialiste du désamiantage et de la dépollution. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence Amiante de Marseille, le 17 octobre 2017. Michel Grasso anime également une intervention sur les étapes des Conférences Amiante, où il présente un chantier de désamiantage exemplaire.

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  • Problématique amiante : « S’entourer d’entreprises compétentes », par la SNED (VIDEO)

    Problématique amiante : « S’entourer d’entreprises compétentes », par la SNED (VIDEO)

    Sébastien Sureau, délégué général du SNED, précise les actions du syndicat dans le domaine du traitement de l’amiante. Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence Amiante de Marseille, le 17 octobre 2017. Sébastien Sureau animera une présentation sur les prochaines étapes de la Conférence Amiante à Nantes (le 14 novembre) et Paris (le 5 décembre). Il traitera notamment des actualités réglementaires de la filière amiante : diagnostics, prélèvements d’air, travaux, démolition, déchets…

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  • Amiante : un chantier exceptionnel sur l’autoroute A 75, dans le Puy-de-Dôme

    Amiante : un chantier exceptionnel sur l’autoroute A 75, dans le Puy-de-Dôme

    Pour retirer de l’enrobé contenant de l’amiante, l’autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers sera en chantier à partir du 16 octobre. L’amiante avait été utilisée entre 1970 et 1995 ; pour l’éliminer, il va falloir prendre des précautions.

    La présence d’amiante a été détectée sur les 3 kilomètres de ce tronçon de l’autoroute A75 à la hauteur d’Authezat, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. La Direction Interdépartementale des Routes Massif Central a effectué 105 carottages sur l’ensemble de la chaussée qui ont révélé la présence d’amiante.

    Pour ce chantier de rénovation de la couche de roulement, il va falloir prendre des précautions particulières. Couramment utilisée entre 1975 et 1995, y compris dans la fabrication des enrobés pour améliorer les performances du revêtement de chaussée notamment en matière de résistance sous l’effet de la circulation, l’amiante est aujourd’hui sous haute surveillance compte tenu des risques pour la santé : 400 à 500 fois plus fines qu’un cheveu, les fibres d’amiante lorsqu’elles sont inhalées peuvent se déposer dans les poumons et provoquer des graves maladies respiratoires comme des cancers.

    C’est pourquoi ce chantier a été confié à des entreprises certifiées qui utiliseront des engins adaptés comme des raboteuses travaillant sous protection d’eau et disposant de carters de protection spécifiques. Les personnels et le matériel feront l’objet d’une décontamination à chaque sortie de zone de travail et les déchets seront stockés dans des bennes hermétiques et envoyés vers des centres de stockage de déchets adaptés. « C’est la première fois qu’on fait un tel chantier » indique la DIR Massif Central, « on a pris le parti de faire le maximum en termes de précautions pour les personnels et l’environnement ».

    La circulation sera perturbée dans ce secteur à compter du 16 octobre, pour une durée estimée de 4 semaines. Sur cet axe qui voit passer 38 500 véhicules par jour en moyenne, la voie de descente, dans le sens Clermont-Béziers sera fermée et la circulation sera basculée sur les voies du sens sud –nord. Les bretelles d’entrée et de sortie de l’échangeur N°7, comprises dans la zone de chantier seront fermées. Les temps de trajet en seront impactés et le Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic d’Issoire assurera l’information des usagers par des messages sur panneaux et sur le site de Bison Futé.

    Source : France3 Régions

  • Désamiantage : intervention en milieu hyper sécurisé

    Désamiantage : intervention en milieu hyper sécurisé

    Nos équipes sont formées à intervenir dans des sites de haute sécurité du type de l’Elysée, des Aéroports de Paris, du Sénat et des Sites classés défense (terrain militaire etc). Ces sites sont soumis à des réglementations très strictes.

    On ne rentre pas facilement dans ces monuments ou institutions françaises, et de plus, travailler sur ces milieux sensibles nécessite un certain savoir-faire. EuropAmiante a donc appris à s’adapter aux situations et à traiter ces chantiers avec professionnalisme et précision.

    Un processus chantier pas comme les autres

    Les procédures ne sont pas les mêmes selon l’endroit où nous agissons, et entrer dans ces endroits n’est pas simple. Chaque personne destinée à travailler sur le site doit subir un criblage diplomatique. Chargés d’affaires, chefs de chantiers ou opérateurs, tout le monde est concerné.

    Mais que signifie « criblage diplomatique » ? Il s’agit de fournir les documents d’identité permettant aux autorités compétentes de connaître les antécédents
    judiciaires, et tout déplacement qui pourrait s’avérer suspect, sur le territoire français ou à l’étranger. Préserver le site et ses occupants est la priorité, ce criblage diplomatique étant à ce jour le niveau le plus important.

    Le personnel d’EuropAmiante ainsi « criblé » doit encore passer par plusieurs étapes avant de pénétrer sur le site. A l’entrée, le matériel est reniflé par la brigade cynophile et les équipes sont escortées par la sécurité jusqu’à leur zone de travail. Il n’est pas aisé de circuler dans les lieux : des espaces sont dédiés pour fumer, manger, aller aux toilettes. Compartimenter et accompagner dans tous leurs faits et gestes, rien n’est laissé au hasard. Pour y travailler, il est donc nécessaire de respecter toutes les conditions et contraintes fortes de protection et de préservation du site. C’est pourquoi EuropAmiante a développé des équipes qui sont passés maitres dans l’art de traiter ces chantiers hyper règlementés.

    Des équipes triées et formées spécifiquement

    Ce type de chantier nécessite des équipes formées, de confiance et au passé irréprochable. Observation et adaptation sont les qualités recherchées. En ce qui concerne l’aspect commercial, les chargés d’affaires d’EuropAmiante doivent prendre en compte toutes les contraintes que nécessite l’intervention sur un site protégé.

    Les délais d’intervention sont le premier paramètre à prendre en compte. En effet, le respect des réglementations expliquées plus haut, entraîne des procédures complexes, et donc un temps d’installation plus long. Un chantier durant trois jours en temps normal, peut en durer le double. Ces contraintes se propagent tant au niveau des plannings des équipes que du matériel.

    Les équipes d’EuropAmiante doivent également faire face à des contraintes de protection et de préservation de l’environnement. Lorsque le chantier a lieu à l’intérieur d’un bâtiment historique, ou dans des lieux mythiques, les protections qu’on exige de nous sont parfois bien plus élaborées et contraignantes que le chantier amiante en lui-même. Les opérateurs doivent également porter un équipement adapté et une tenue convenable lorsqu’ils empruntent les chemins d’accès au chantier.

    En extérieur, par exemple, dans des jardins paysagés et entretenus par des professionnels, il est nécessaire de respecter l’espace qui est dédié à l’intervention. Les jardiniers mettent alors en place une végétation provisoire afin que nous puissions intervenir en toute discrétion. Il nous est demandé d’être discret, nous sommes en milieu occupé. Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de nos chefs de chantier.

    L’expérience du terrain

    EuropAmiante et ses équipes sont formées et habituées à intervenir sur ce type de chantier. Elles connaissent parfaitement les contraintes et les processus qu’elles doivent mettre en place. Mais elles savent aussi s’adapter aux spécificités et réglementations de chaque site.