Catégorie : Retrait amiante

  • Nouvel état de l’art dans le confinement amiante : Polyasim Y, premier avis technique du CEVALIA

    Nouvel état de l’art dans le confinement amiante : Polyasim Y, premier avis technique du CEVALIA

    La commission CEVALIA a remis son premier avis technique au Polyasim Y, un substitut aux films polyéthylène pour le confinement de l’amiante. Un produit qui se révèle plus rapide à appliquer, plus performant et plus économique.

    Le nouvel état de l’art dans le domaine du confinement de l’amiante prend forme. Depuis le 13 janvier 2017, les innovations en matière de détection, de gestion et de traitement de l’amiante peuvent obtenir un avis technique de la Commission d’évaluation CEVALIA, créée par le décret 2017-34. La société Polyasim est la première – et encore la seule à ce jour – à obtenir une reconnaissance technique avec son produit Polyasim Y. Substitut haute performance des films polyéthylène employés en solution de confinement de l’amiante, ce produit liquide à base de résine naturelle de latex s’applique par projection sur les surfaces décontaminables ou non : après séchage, il forme un film de propreté étanche et très résistant à la perforation (Dart supérieur à 1200g pour une épaisseur de 200 μm).

    Le Polyasim Y s’utilise sur quasiment toutes les surfaces préalablement nettoyées – lisses ou poreuses –, telles que le béton, les parpaings, les peintures, les tapisseries ou encore les films polyéthylène. L’épaisseur appliquée augmentera avec la porosité du support. Une nouvelle couche pourra également être appliquée sur l’ancienne si des fissures ou des trous ont été oubliés. Le produit forme ainsi une unique peau par polymérisation, facilitant par la suite le déconfinement : le film se retirera à la main ou avec un enrouleur électrique pour plus de facilité.

    Pénibilité et risques réduits

    L’application par projection du Polyasim Y réduit considérablement le temps passé sur les chantiers. Plus de 1 000 m² peuvent être réalisés par jour, contrairement aux films polyéthylène traditionnels. Le mode opératoire et le conditionnement du produit permettent également de limiter la pénibilité et les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) des applicateurs : la machine Airless est plongée directement dans le seau (20 kg), dans lequel le produit est instantanément utilisable. L’adjonction d’une rallonge au pistolet permet par ailleurs de pulvériser le Polyasim Y jusqu’à quatre mètres de haut. Se passer de gazelle ou d’échafaudage réduit ainsi fortement le risque de chute, qui constitue la principale cause d’accidents du travail graves et mortels sur les chantiers. Quant au danger chimique, il est très limité car le Polyasim Y est constitué à base d’eau et ne contient aucun solvant dangereux.

    27 % moins cher que les films traditionnels

    Avec 1 000 m² appliqués en une journée, les économies sont vite au rendez-vous. Un désamianteur formé peut espérer confiner et enlever les protections collectives en Polyasim Y pour moins de 8 euros par m². En comparaison, un chantier de même taille réalisé avec des feuilles de polyéthylène représente un coût d’environ 11 euros le mètre carré. Les gains sur les coûts liés au personnel compensent ainsi largement le prix plus élevé du produit et la préparation supplémentaire des surfaces. Au final, la marge pour l’entreprise peut s’accroître directement de 27 %.

    De plus, avec des jours de confinement souvent divisés par dix contrairement à l’utilisation du Polyane, l’entreprise est en mesure de répondre à un plus grand nombre d’offres pour accroître son activité. Les sociétés qui souhaitent essayer l’efficacité du Polyasim Y mais qui n’ont pas le temps ou les capacités d’intégrer l’innovation dans des conditions satisfaisantes à court terme pourront sous-traiter l’application et la dépose à l’entreprise Polyatech, certifiée pour le Polyasim Y, le temps de leur montée en compétence.

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  • Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

    Marie-Laetitia FOURNIE, DIRECCTE – « Le PRST déploie la politique de prévention du risque amiante en Occitanie »

    ENTRETIEN AVEC
    Marie-Laetitia Fournié, ingénieure de prévention à la DIRECCTE, en charge de l’amiante sur la partie Ouest de la région Occitanie. Elle travaille conjointement avec son homologue de Montpellier, Fabienne Stang-Martin, au déploiement des actions de prévention sur l’ensemble du territoire occitan. La DIRECCTE Occitanie s’est dotée d’une équipe amiante spécialisée d’une vingtaine d’agents du système d’inspection du travail sur la région afin d’intervenir sur les cas les plus complexes.

    (suite…)

  • Cécile JOLIVET, ADIM Occitanie : « Les coûts réels de désamiantage dépassent souvent les prévisions »

    ENTRETIEN AVEC
    Cécile Jolivet est directrice technique d’ADIM Occitanie, promoteur immobilier intégré au groupe VINCI Construction France, où elle gère les projets de l’élaboration des dossiers PRO jusqu’à la livraison, en passant par le suivi des travaux et la gestion des intervenants sur le chantier. L’entreprise compte deux agences régionales à Toulouse (31) et à Montpellier (34).

    Comment gérez-vous les coûts de désamiantage dans vos projets immobiliers ?

    L’amiante est un sujet difficile à appréhender pour nous. Dans la phase de développement de l’opération nous confions des diagnostics amiante avant travaux aux bureaux d’études spécialisés. Quand des matériaux dangereux sont identifiés, nous estimons le coût de désamiantage et nous l’inscrivons dans le bilan de l’opération. Mais force est de constater que le coût réel dépasse souvent ces estimations, et cela pour deux raisons.

    La première raison est la difficulté à connaître avec précision la quantité d’amiante présente dans un bâtiment. Les diagnostiqueurs ne parviennent pas toujours à identifier les éléments plus ou moins cachés, comme des canalisations sous un faux plafond. Nous avons également connu des opérations d’étanchéité de toiture où plusieurs épaisseurs amiantées n’avaient pas été diagnostiquées avant travaux. Sur de grandes surfaces l’écart de quantité peut-être très important. Une mauvaise estimation des quantités a aussi un impact sur les délais de l’opération.

    Le changement de réglementation, notamment les dernières actualisations, est la deuxième cause d’inflation des coûts. Nos opérations prennent deux à trois ans à développer avant de débuter les travaux : si les obligations changent en cours de route nous ne sommes pas toujours préparés.

    Nous établissons un montant d’aléas global pour toute l’opération, mais l’amiante représente le risque le plus important dans la réhabilitation. Les trois derniers chantiers ont eu des problèmes de surcoûts. Ils peuvent représenter une enveloppe supplémentaire de 20 000, 50 000 ou même un million d’euros, uniquement pour le diagnostic et le traitement de l’amiante.

    Qu’attendez-vous de l’étape Toulousaine du Grand Circuit de l’Amiante ?

    Je me suis inscrite pour bénéficier d’une petite mise à jour de mes connaissances sur les réglementations en vigueur dans le domaine de l’amiante. C’est un sujet qui est très pointu : quand nous ne sommes pas confrontés à un chantier de désamiantage pendant un an ou deux, nous pouvons très vite être débordés par les nouvelles réglementations. ADIM Occitanie est une structure optimisée qui a peu de personnel pour suivre ses dossiers et nous nous appuyons beaucoup sur les organismes spécialisés dont c’est le métier de nous assister.

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  • La réhabilitation d’un chantier historique : la gare de Metz

    La réhabilitation d’un chantier historique : la gare de Metz

    Bâtiment à l’architecture exceptionnelle, monument historique et candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO, la gare de Metz est une ancienne gare ferroviaire, située à proximité du centre-ville.

    Un peu d’histoire sur la gare de Metz

    Construite par les autorités allemandes en 1878, durant l’annexion de l’Alsace-Lorraine, elle est désaffectée lors de la mise en service de la nouvelle gare, inaugurée en 1908 par la Direction générale impériale des chemins de fer d’Alsace-Lorraine.
    Classée comme monument historique en 1975, pour ses façades et toitures, son salon d’honneur, le décor du buffet et son hall de départ, elle fait la fierté des Messins.

    Après avoir abrité la direction régionale de la SNCF, l’ancien bâtiment voyageur se refait une beauté, afin d’accueillir les services de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (Insee), à l’horizon fin 2018-début 2019.

    Un chantier en cotraitance

    EuropAmiante a réalisé ce chantier en cotraitance avec Xardel Démolition !
    Le « Pailleron », bâtiment central dans la cour de la gare ainsi que des rangées de garages étaient à démolir. Dans le même temps les désamianteurs ont dû intervenir de manière simultanée.

    La co-activité sur le chantier, aurait été périlleuse si les deux entreprises ne travaillaient pas ensemble depuis déjà 4 ans. La bonne exécution résultant en parti de la coopération, la confiance et la connaissance du travaille de chacun, permettant un avancement main dans la main.

    Une intervention sensible

    Le chantier a mobilisé une grande quantité de matériels et un effectif conséquent à savoir un superviseur, 2 chefs de chantier et 10 opérateurs.
    Les spécificités ont été nombreuses.
    Dans un premier temps, son statut de monument classé a donné à l’étude et la mise en œuvre du chantier, un aspect sensible et particulier. Les équipes ont dû travailler en co-activité avec les experts chargés de la restauration et de la conservation des lieux. De nombreuses fresques ont été découvertes et préservées.

    La réhabilitation d’un chantier historique

    Les désamianteurs ont aussi du faire face à de nombreuses découvertes d’amiante au fur et à mesure de l’avancée des travaux.
    Le désamiantage des différents étages datant du 19 ème siècle, a nécessité une adaptation au milieu. De nombreux processus ont été mis en place, due à la diversité des matériaux sur lesquels les équipes ont eu à intervenir, notamment une charpente de plus de 100 ans d’âge.

    Particularité la plus rare pour EuropAmiante : des accès particulièrement restreints, avec par exemple, une simple trappe pour accéder aux sous-sols, nécessitant une forte capacité d’adaptations sur place.

    Enfin, si la gare n’est actuellement pas un milieu occupé, elle se trouve à proximité de nombreuses habitations. Il a donc fallu gérer les réactions du voisinage, les questions ainsi que les mesures de sécurité appliquées.

    La première phase du chantier qui a durée 4 mois est maintenant terminée. Les déchets ont été évacués et éliminés par procédé d’Inertage.
    Ce dernier est lui aussi une particularité puisque rarement utilisé, dû à son coût, il est pourtant le plus écologique et permet d’éliminer définitivement l’amiante. La seconde phase des travaux est actuellement en attente.

  • Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    La Cour de cassation a rendu, le 19 avril, un arrêt rappelant l’obligation générale de sécurité et de résultat de l’entreprise en matière de travaux en présence d’amiante.

    Une décision « pas surprenante, mais qui a le mérite d’être exemplaire ». C’est ainsi que Farouk Benouniche, avocat au sein du cabinet Michel Ledoux et associés, qualifie un arrêt du 19 avril de la Cour de cassation. La société Vinci construction terrassement avait été condamnée, dans un jugement confirmé en appel, pour mise en danger de la vie d’autrui, et la Cour a validé cette condamnation. « Nous avons là un cas d’application concrète du droit pénal en risque amiante dans le BTP », analyse également Farouk Benouniche.

    Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    Le chantier incriminé avait lieu dans le quartier de l’Annonciade, à Bastia (Corse), en 2012. « Le chantier de terrassement litigieux présentait la particularité de porter des roches et des terres naturellement amiantifères, connues et identifiées avant l’acceptation du marché », note la Cour dans son arrêt. Or, divers manquements, mettant visiblement en danger la vie d’autrui, que ce soient les salariés de l’entreprise ou les riverains, ont été constatés en août-septembre 2012 (non-recouvrement de parties du terrains contenant de l’amiante, pose d’un filet vert n’étant pas de nature à confiner les fibres d’amiante sur le lieu de travail, etc.).

    Retrouvez la suite de l’article « Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante » en cliquant ici

  • Interview – Hugo ROSATI, DI Environnement

    Interview – Hugo ROSATI, DI Environnement

    Pouvez-vous nous présenter votre entreprise (historique, activité, principaux clients…) ?

    Hugo ROSATI : Dauphiné Isolation est une PME familiale créée en 1987 à Montélimar par Frédéric ROSATI. Spécialisée à l’origine dans la projection d’isolant, la société se diversifie en 1995 dans le désamiantage.

    Hugo RosatiA cette époque, en tant que précurseur dans le retrait de l’amiante nous avons développé nos propres process et matériels pour répondre aux exigences de ce nouveau métier. En 2000, le groupe Dauphiné Isolation créé deux unités distinctes : DI Projection, leader français de l’isolation avec la pose et fabrication de produits coupe-feu notamment et DI Environnement, leader du retrait de l’amiante en France et acteur notable dans la dépollution, le démantèlement et la déconstruction.

    DI Environnement effectue ces prestations dans le secteur du bâtiment, de l’industrie (avec le développement du nucléaire notamment), du démantèlement et, d’une manière générale, tout autre secteur où une intervention en milieu à risques est nécessaire.
    Nos références comprennent aussi bien des interventions ponctuelles que des chantiers de de plusieurs années avec des dizaines d’opérateurs et différents corps d’état à gérer.

    Avec les agences de Paris, Lyon, Marseille et Montélimar pour le siège, ainsi que les filiales EAS à Bordeaux et HEO à Nantes, nous pouvons proposer une offre locale sur le tout le territoire Français. Nous sommes également présents dans territoires d’outre-mer, avec une filiale à Tahiti notamment, ainsi qu’à l’international sur des missions spécifiques (chantiers d’envergure, fourniture de matériel, assistance à maîtrise d’ouvrage, formation, etc.) et avec des implantations comme les sociétés DI Côte d’Ivoire, DI Algérie et DI Gabon».

    Quels sont les principaux enjeux de l’amiante aujourd’hui ?

    Hugo ROSATI : Le désamiantage est un métier jeune, en France comme dans la plupart des pays développés, avec des contraintes spécifiques, voire uniques, évoluant de concert avec le cadre réglementaire (tant au niveau du législateur que des normes et référentiels).
    Si l’on devait définir brièvement le métier aujourd’hui le désamiantage c’est le retrait d’amiante en zone confinée, ou tout du moins dans un périmètre défini et contrôlé, avec utilisation d’EPI, d’EPC et d’outils spécifiques, par un personnel suivi et formé.

    Aussi, la récente et profonde modification du cadre réglementaire découlant notamment du décret 2012-639 du 4 mai 2012 et des arrêtés correspondants, soit ceux du 8 avril et du 7 mars 2013, relatifs au choix des EPI et EPC incite l’entrepreneur à évaluer lui-même des niveaux d’empoussièrement (caractérisés par un couple matériaux/outil appelés processus), lesquels sont déterminants des protections des salariés et de l’environnement à mettre en place, en coordination avec le remarquable travail des organismes de certification et des organismes de prévention.

    Autrement dit, aujourd’hui, il est de notre responsabilité en tant qu’entreprise certifiée, de par notre technicité, nos moyens et notre compétence, d’étudier, vérifier et confirmer des processus qui sont indispensable à l’appréciation du risque amiante.
    Aussi, parallèlement, et au-delà de ces éléments, le métier comprend une étude et une administration de chantier spécifique, avec notamment de manière non exhaustive le PRAM, le suivi des déchets, un suivi métrologique (analyses) initial, final et permanent, et nombres de procédures de contrôles, internes comme externes.

    Comment le secteur devrait/pourrait évoluer dans les prochaines années ?

    Hugo ROSATI : D’un point de vue général le marché du désamiantage est sur une tendance fortement positive grâce à un volume important de rénovation et de démolition qui s’opèrent avec des donneurs d’ordres de plus en plus sensibilisés au risque amiante et aux moyens à mettre en œuvre. Aussi, c’est toute la filière qui se professionnalise, notamment par le biais du travail mené entre notre syndicat et les organismes de prévention de manière à relever le niveau d’exigence et les contrôles s’y afférents.

    Ce fut le cas plus particulièrement pour les laboratoires d’analyses et ce le sera vraisemblablement pour les diagnostiqueurs avec des qualifications à plusieurs niveaux. Dans ce contexte, nous continuons à investir dans l’humain et dans les moyens pour nous aussi continuer d’évoluer et proposer de nouveaux modes opératoires, de nouvelles techniques plus sures et plus efficientes. Cela passe notamment par la mécanisation du retrait que nous opérons systématiquement sur les chantiers d’ampleurs, avec notre matériel d’aérégommage notamment mais aussi avec des outils robotisés qui se déploient sur de plus en plus d’opérations.

    Vous êtes partenaire du Grand Circuit de l’Amiante. Quelles en sont les raisons ?

    Hugo ROSATI : Nous pensons que le Grand Circuit de l’Amiante est un événement qui a du sens dans la mesure où il rassemble tous les acteurs de la filière amiante, y compris les donneurs d’ordres dans un cadre intéressant notamment avec les présentations et les tours de tables qui s’y déroulent. Aussi DI Environnement était déjà présent l’année passée, sur le thème du retrait de l’amiante dans le monde et le savoir-faire de notre société en la matière, et nous avons à cœur de perpétuer notre présence sur le Tour avec cette année la présentation d’un chantier se déroulant sur un site pétrochimique en activité.

    Quelles sont vos dernières et prochaines actualités ?

    Hugo ROSATI : 2017 est pour nous une année qui sera marquée par la réalisation de nombreux chantiers en zone radiologique et par des opérations d’envergure où DI Environnement sera mandataire de déconstruction et de démantèlement. En ce sens, nous cherchons actuellement 40 collaborateurs pour continuer notre développement.

    Sur le plan international nous étions dernièrement à POLLUTEC Alger, sur un territoire où nous sommes déjà implantés, et au salon AMERICANA à Montréal, cette fois ci pour développer le désamiantage au Canada et proposer notre savoir-faire à ce marché en devenir.

  • Interview – Sébastien PAQUET, DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Interview – Sébastien PAQUET, DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Créées en 2010, les directions des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi regroupent, en une administration régionale unique, des services issus des ministères économiques et financiers et l’ensemble des services du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

    La DIRECCTE est un service déconcentré placé auprès du préfet de région. Elle assure le pilotage coordonné des politiques de l’État en matière de développement économique, d’emploi, de travail, de la concurrence et de protection des consommateurs en veillant notamment  aux conditions de travail et au respect de la réglementation du travail, à la loyauté des marchés et la sécurité des consommateurs.

    La DIRECCTE, par ses missions transversales et complémentaires, garantit ainsi une meilleure lisibilité de l’action publique et permet une approche plus globale et intégrée de la mise en œuvre des politiques publiques à destination des entreprises

    Sébastien Paquet est ingénieur de prévention, en charge notamment de l’amiante et intervient en appui des agents de contrôle de l’inspection du travail sur le volet technique et scientifique. « Nous gérons également toute la partie « appui collectif » pour laquelle nous réalisons des formations pour les agents de contrôles, nous créons des outils d’aides au développement des pratiques professionnelles comme par exemple, une aide à la lecture d’un plan de retrait amiante, etc.

    Dans le cadre de nos missions, nous sommes amenés à intervenir auprès de groupements ou de syndicats professionnels afin de présenter la réglementation. Nous pouvons engager des travaux en partenariat avec ces structures afin de diffuser des messages de prévention communs à travers des plaquettes, des colloques… »

    Enfin nous contribuons à l’exercice de missions de contrôle nationales ciblées notamment  sur les organismes de formation de sous-section 4. Nous contrôlons les contenus des formations dispensées, le bon fonctionnement des plateformes pédagogiques. Dans la plupart des cas, nous pouvons constater grâce à notre action une amélioration de la qualité de la formation et des pratiques Le travail a démarré mais n’est pas encore achevé.

    Le GRIA, une initiative collective régionale

    En Région Auvergne-Rhône-Alpes, les acteurs institutionnels ont décidé, pour porter un message de prévention langage commun auprès des entreprises, des maîtres d’œuvre, etc. de créer le GRIA (Groupement Régional Interinstitutionnel Amiante) constitué de la Carsat, de l’OPPBTP, de l’Agence Régionale de Santé, des services de santé au travail et de la Direccte. Cette instance pilote des actions de prévention du risque amiante. « Dans ce cadre, nous pouvons participer à des salons comme Préventica ou Pollutec, organiser des réunions d’échanges avec les professionnels ou encore créer des supports d’information. C’est ce que nous avons fait avec l’ARA HLM pour tout ce qui concerne les interventions en maintenance sur les bâtiments des Offices HLM, poursuit ce dernier.

  • Interview – Cyrille SROCZYNSKI, SNCF Réseau – Lyon 12 avril

    Interview – Cyrille SROCZYNSKI, SNCF Réseau – Lyon 12 avril

    Le désamiantage bien engagé sur les Réseaux du Grand Sud-Ouest

    Pouvez-vous brièvement nous présenter votre structure ?

    Cyrille Sroczynski : « SNCF Réseau est devenu en janvier 2015 le gestionnaire du réseau ferroviaire français. Né de la fusion de Réseau Ferré de France (RFF), de SNCF Infra et de la Direction de la Circulation Ferroviaire (DCF), il remplit ses missions avec l’ambition d’atteindre un niveau de performance encore plus élevé et d’équilibrer ses finances d’ici 2020. Je travaille au sein de la Direction de la Maintenance Technique Sud-Est en tant que Directeur Opérationnel Projet. Mon rôle consiste à faire passer des marchés en vue de réaliser des actions de désamiantage sur nos infrastructures aussi bien en tant que MOA (Maîtrise d’ouvrage) qu’en qualité de MOE (Maîtrise d’œuvre)».

    Comment avez-vous appréhendé la problématique amiante dans votre secteur ?

    Cyrille Sroczynski : « Dans un premier temps la SNCF s’est chargée de désamianter les lieux accueillant du public. Une fois cette problématique bien avancée, nous nous sommes intéressés aux infrastructures qui contiennent de l’amiante. Dans les années 50 à 70, on en mettait un peu partout. Pour chaque chantier, nous faisons d’abord intervenir un diagnostiqueur qui nous remet un DAAT (Diagnostic Amiante avant Travaux) en plus du DTA (Dossier Technique Amiante) déjà en notre possession. Une fois ce document à notre disposition, nous réalisons un appel d’offres auprès d’entreprises d’électricité qui sous-traiteront alors le désamiantage. Pourquoi les électriciens ? Car nos installations amiantées concernent des installations électriques de notre réseau et après remontage, il y a une obligation de résultat. Ces travaux sont en sous-section 3, niveau I ou II, complexe à obtenir, et dont seuls disposent les désamianteurs. Sur la zone du Grand Sud-Ouest (de Dijon à Menton, à Perpignan en passant par Lyon), nous réalisons en moyenne 30 chantiers de désamiantage par an. Nous avons démarré en 2014 et avons environ 300 installations concernées ».

    Quelles ont été les principales difficultés rencontrées et levées ?

    Cyrille Sroczynski : « La difficulté n°1 est la maîtrise de la sécurité, vis-à-vis des risques ferroviaires et des risques électriques. Ensuite une de nos principales difficultés consiste à faire passer un électricien avant l’opération de désamiantage pour s’assurer que le remontage de l’installation se réalise sans anicroche. Nous ne disposons en moyenne que de 4 semaines par chantier ce qui ne laisse pas le droit à l’erreur. Quant aux choix des désamianteurs par les électriciens, tout s’est bien passé, sachant que pour travailler sur nos infrastructures, une habilitation est nécessaire ».

    Selon vous quelle solution ou service aurait pu améliorer votre chantier ?

    Cyrille Sroczynski : « Dans l’ensemble, période de rodage comprise, tout se déroule très bien.
    Pour rendre nos chantiers encore plus efficients, les électriciens auraient pu être habilités en sous-sections 3 sur les deux niveaux, mais cela n’existe pas. Après, nous devons gérer les contraintes de gestion de projet, car nos projets doivent impérativement être intégrés au programme de maintenance déjà prévu et bien sûr ne pas gêner la circulation des trains, ni nos clients ».

  • Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Entretien avec  Thierry MATHIEU, OPPBTP Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Créée en 1947, l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) a pour mission d’accompagner les professionnels du bâtiment et des travaux publics à améliorer leurs conditions de travail pour prévenir des accidents du travail et des maladies à caractère professionnel, afin de faire baisser les chiffres de la sinistralité. Il s’adresse à l’ensemble des acteurs de la construction. Si son siège est situé à Boulogne, l’OPPBTP dispose d’agences régionales récemment réorganisées en fonction des Grandes Régions.

    Thierry Mathieu est ingénieur de prévention, référent technique et adjoint au chef d’agence Auvergne-Rhône-Alpes et revient sur la gestion de la problématique amiante.

    « Au niveau régional, nous articulons nos actions autour du GRIA (Groupement Régional Interinstitutionnel Amiante) qui pilote la problématique amiante sur notre territoire. Toutes les déclinaisons des plans nationaux partent de là. Le GRIA est donc en phase avec le plan Santé au Travail n°3 impulsé par le Ministère du travail et le plan stratégique Horizon 2020 national de l’OPPBTP qui positionne une fois de plus l’amiante en risque prioritaire.

    Ainsi nous contribuons au même titre que les autres acteurs aux actions mises en œuvre par le GRIA qui a pour objectif de proposer une lecture commune des acteurs institutionnels sur la réglementation. Au final que ce soit la Direccte, la Carsat, l’Agence Régionale de Santé ou les Services de Santé au Travail, nous avons tous le même discours auprès des acteurs de la filière.

    L’autre avantage du GRIA, en plus des actions opérationnelles mises en œuvre est de remonter les questions « terrain » au niveau national. Dès la réponse obtenue, nous la mettons en partage. Cela évite les différences d’interprétation sur ce sujet complexe qu’est l’amiante. Nous avons décidé dans notre grande région de nous rapprocher pour offrir un discours unique, clair et plus efficace pour les acteurs ».

    Quant aux actions futures portées et animées par le GRIA, elles visent à améliorer les pratiques de la filière du désamiantage (sous-section 3) avec des actions de sensibilisation des donneurs d’ordre ou encore, favoriser les échanges avec les entreprises de désamiantage certifiées, pour la sous-section 4, continuer à professionnaliser la filière, la pratique de la collecte et du traitement de déchets amiantés ou encore développer des actions à destination des médecins du travail.  « Nous disposons de 4 années pour déployer et, après en avoir validé les orientations, nous travaillerons en mode projet pour les mettre en œuvre, conclut Thierry Mathieu.

  • L’organisation commerciale au coeur de l’entreprise

    L’organisation commerciale au coeur de l’entreprise

    L’entreprise est un écosystème dans lequel chaque faille contribue aux difficultés de performance. Pour y remédier Europamiante réorganise son équipe commerciale afin de doubler son efficacité et replace la relation client au centre de ses préoccupations, sous la direction d’Isabelle Champcenest (Directrice Commerciale). Qu’est ce que cela change pour vous clients et partenaires, me répondrez-vous ? Suivez le guide.

    Organisation commerciale : des chargés d’affaires référents hyper-spécialisés

    Chez EuropAmiante tous les chargés d’affaires terrains et référents sont encadrants techniques ! Une spécificité exigée par le PDG qui témoigne de l’importance pour l’entreprise d’avoir un personnel qualifié et spécialisé.

    Le désamiantage ce sont des particuliers, mais aussi des appels d’offres et des accords cadres régis par de grands groupes, chacun avec des problématiques spécifiques demandant une expérience et un savoir-faire particulier.
    Pour y répondre EuropAmiante a des hyper-spécialistes, à savoir : des référents spécialisés qui interviennent au niveau national.

    Cette organisation permet aujourd’hui à ces derniers d’être en veille constante, de visiter et d’étudier les dossiers afin d’y répondre avec tout le professionnalisme qui caractérise l’entreprise.

    Ils pérennisent les relations avec les signataires de marché, assurent le suivi administratif des dossiers, et mettent à jour les documents techniques.

    Ils travaillent main dans la main avec les chargés d’affaires terrain, à qui ils transmettent le suivi chantier des dossiers.

    Les chargés d’affaires terrain : lien entre vous et l’équipe chargée de votre chantier

    Les Chargés d’affaires terrain conservent, exploitent et font grossir le portefeuille client. Divisés par secteur géographique, chacun gère son propre portefeuille et partage ses relations sur les autres territoires.

    La complémentarité entre référents et chargés d’affaires terrain témoigne de la confiance et de la solidité de l’équipe.
    Les terrains assurent le suivi chantier, en interne et sur les chantiers, pour les particuliers comme pour les appels d’offres et les accords cadres. Ils font aussi le lien entre le client et les superviseurs, et interviennent rapidement en cas de difficulté de dialogue.
    Visage de la société dans son secteur, ils sont garants des relations clients et représente l’entreprise lors d’évènements interprofessionnels.

    EuropAmiante met en valeur les compétences de chacun afin d’offrir à ses clients et partenaires un service de grande qualité, soutenu par le Service client, qui est aujourd’hui un point fort de l’entreprise.

    Un service client qui vous veut du bien !

    Vous avez déjà connu cette situation où l’on vous propose une super collaboration, mais personne pour vous épauler ou assurer le suivi administratif et vous vous retrouver submerger par la paperasse !

    Elles sont là pour répondre à vos questions, elles sont le relais entre vous et les commerciaux pas toujours joignables, sur le terrain ou en rendez-vous. Chez EuropAmiante elles ne vous laissent jamais sans réponse.

    Elles sont vos interlocutrices administratives à tout moment du chantier. Tapies dans l’ombre, on ne les croise jamais mais on les a souvent au téléphone ou par mail.

    Le désamiantage est un secteur très réglementé, les chantiers demandent beaucoup de paperasse et de documents garant du bon déroulement et de la sécurité de ce dernier. Partie que beaucoup d’entreprise a souvent tendance à oublier, concentrés sur l’acquisition et l’opérationnel. Elles font administrativement le lien entre vous et EuropAmiante assurant le suivi du début à la fin des chantiers !