Catégorie : Retrait amiante

  • Le télétravail au cœur de la stratégie digitale d’EuropAmiante

    Le télétravail au cœur de la stratégie digitale d’EuropAmiante

    « Depuis 10 ans, le télétravail et les visio-conférences sont en place chez EuropAmiante. Nous n’avons pas attendu qu’une chauve-souris ou qu’un pangolin passe par là ! » nous rapporte Philippe Laurensou, chargé de communication et marketing depuis juin 2018 chez EuropAmiante.

    Le service commercial, le service communication et quelques salariés ont le statut d’itinérant, soit environ une vingtaine de collaborateurs. Depuis 2018, l’ensemble des collaborateurs dont le métier le permet peut effectuer une journée de télétravail par semaine en accord avec son responsable et en ayant signé au préalable une charte de bonnes pratiques. Une quinzaine de personnes a déjà franchi le pas.

    Les outils collaboratifs indispensables pendant le confinement

    Pour la visioconférence, grâce à l’outil WhereBy, les Experts, référents dans leur domaine d’activité, et les Dirigeants des agences (Ile De France, Nord et Picardie Grand Est) se sont réunis au minimum deux fois par semaine pour préparer la reprise de l’activité tant attendue par tous les collaborateurs. Les réunions commerciales hebdomadaires ont également été maintenues.

    Mais cela va encore plus loin avec des réunions comportant plus de 30 personnes en simultané avec l’outil Jitsi Meet, outil qui a permis de réunir tous les chefs de chantiers, d’équipes et les superviseurs pour faire le point sur la reprise des chantiers et les chantiers à venir. Avant la reprise d’activité, une réunion avec environ 40% des salariés s’est tenue grâce à cet outil de visio-conférence.

    « Certains de nos collaborateurs n’apprécient pas le télétravail. Je peux les comprendre. Me concernant, cela fait 8 ans que je le pratique et je dois avouer que je n’étais pas très emballé au début. J’avais du mal à me concentrer, à trouver mes marques. Le plus difficile est d’arriver à dissocier vie privée et vie professionnelle. Mais pour rien au monde, je ne changerai » confie Philippe Laurensou.

  • Mesures d’empoussièrement, prélèvements d’air

    Mesures d’empoussièrement, prélèvements d’air

    REPLAY
    9 JUIN 2020


    Paris

    MESURES D’EMPOUSSIÈREMENT, PRÉLÈVEMENTS D’AIR


    Public

    S’adresse à l’ensemble de la filière du traitement de l’amiante et ses donneurs d’ordres : maîtres d’ouvrages publics-privés, entreprises de travaux, opérateurs de retrait, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…


    Replay

    Table ronde – La mesure d’empoussièrement : une garantie pour tous les intervenants

    A été abordé à la table ronde la réglementation, le risque d’anxiété et l’analyse préalable des risques, la responsabilité de l’entreprise générale mandataire et les conséquences juridiques d’une mise en responsabilité.

    Avec Lionel Janot (FIDI), Thomas Lesser (SYRTA), Mohamed Ouerghi (SYRTA)

    Écouter la table ronde en podcast :

    Point sur les contraintes réglementaires, normatives et autres – Retour d’expérience général et objectifs futurs

    Retour d’expérience : points de vigilance et précautions à prendre afin d’éviter les critères de rejet des prélèvements.

    Avec Fabien Guichard (ULSB)

    Evolution des analyses d’air amiante dans le contexte des QR 2020

    Les questions-réponses (QR) et logigrammes constituent des outils élaborés pour répondre aux difficultés qui ont été signalées à la Direction générale du travail (DGT) dans la mise en œuvre des dispositions réglementaires et aux questions des organisations professionnelles (OP), des services d’inspection du travail, des organismes certificateurs et organismes accrédités.

    Avec Sophie Claus (EUROFINS)

    Importance du suivi des mesures sur opérateurs

    Le point sur l’importance du document unique et du suivi des mesures sur opérateur. L’occasion d’aborder également la question de la caractérisation des processus.

    Avec Elvire Thobois (GLOBAL CERTIFICATION)

    SS3 : mesure d’air, accompagnement des désamianteurs

    Pourquoi la mesure d’air constitue un enjeu essentiel pour les désamianteurs et comment assurer la bonne mise en oeuvre de ces mesures.

    Avec Pierre Conkar et Lahoiri Mimoun (AC ENVIRONNEMENT)

    16h50

    Accompagnement SS4 : retour d’expérience de chantiers tests

    Les situations d’intervention en SS4 nécessitent une bonne compréhension des enjeux en fonction du programme de travaux ainsi que de l’organisation générale du chantier.

    Avec Julie Leclere (AMIANTE & CO)

    Organisateur

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Elvire THOBOIS

    Responsable Technique Amiante
    GLOBAL CERTIFICATION

    Fabien GUICHARD

    Administrateur
    ULSB

    Sophie CLAUS

    Responsable Grands Comptes
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

    Thomas LESSER

    Administrateur
    SYRTA

    Pierre CONKAR

    Référent Air
    AC ENVIRONNEMENT

    Mohamed OUERGHI

    Administrateur
    SYRTA

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Julie LECLERE

    Chargée de développement
    AMIANTE & CO


    Les prochaines dates du Grand Circuit

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante en bref

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante est le rendez-vous des maîtres d’ouvrages, des entreprises de travaux et de l’ensemble de la filière amiante. L’évènement réunit de nombreux experts, qui décryptent lors des conférences les sujets complexes que rencontrent la profession et les maîtres d’ouvrages. Par ces échanges de qualité, le Grand Circuit apporte les clés aux différentes parties pour mieux aborder la problématique amiante.

  • Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion web-conférence – Maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?

    Rediffusion de la web-conférence « Déconfinement et reprise des travaux » du 16 avril 2020.

    Sujet :
    maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ?
    Suite au discours d’Emmanuel Macron ce lundi 13 avril et à la publication des guides de l’OPPBTP et de la filière du diagnostic immobilier, les services de l’Etat et les maîtres d’ouvrage répondent à vos questions sur la reprise des chantiers (travaux, diagnostics…) dans les logements collectifs (copropriétés, HLM).

    Avec :

    • Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
    • Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
    • Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
    • Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
    • Lionel Janot – Président de la FIDI (Fédération interprofessionnel des diagnostiqueurs immobiliers)
    • Sophie Claus – Responsable Grands Comptes chez Eurofins
    • Jean-Michel Catherin – Dirigeant de Testoon
    • Xavier Faure – Créateur d’Améliorons la Ville et animateur du Grand Circuit
  • Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    Carine ROUVIER – Europamiante : « Nous validons la remise en route de l’entreprise »

    « Le Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction-Covid-19 attendu depuis le 21 mars est arrivé le 2 avril. Nous avons assimilé toutes les recommandations et sommes prêts à reprendre progressivement l’activité avec toutes les précautions nécessaires. Aussi nous allons finir de mettre en place les questionnaires systématiques, les vidéos explicatives sur les précautions à prendre, les éléments de protection pour appliquer les recommandations du gouvernement. »

    « La protection de nos salariés sur le terrain n’a jamais été un problème, nous avons une très longue expérience et connaissance des phénomènes de pollution, l’amiante étant déjà classé en produit cancérogène dès la 1ere fibre, sans effet de seuil. »

    Remise en route de l’entreprise

    « Nous avons bien conscience que certains ne nos salariés sont plus anxieux que d’autres, et nous n’obligerons personne à reprendre le chemin du travail contre leur gré. »

    « Nous allons ajouter pour tous, de nouvelles contraintes qui deviendront vite de nouvelles habitudes, et qui garantiront la sécurité sanitaire de toutes et tous. »

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Carine ROUVIER, en cliquant ICI

  • L’auto-gouvernance selon EuropAmiante : libérer les énergies, au service du client

    L’auto-gouvernance selon EuropAmiante : libérer les énergies, au service du client

    Dans un mouvement de remise au centre de l’humain, EuropAmiante a initié en 2018 une démarche d’auto-gouvernance. La société s’organise désormais en équipes autonomes qui prennent en charge le client de A à Z et sont autant d’entreprises dans l’entreprise. Retour sur cette expérience avec Carine Rouvier, PDG d’EuropAmiante.

    EuropAmiante s’est engagée sur la voie de l’entreprise libérée. Quels sont les premiers résultats de cette politique de management ?

    Les résultats sont arrivés très rapidement, puisqu’en un an et demi la société est passée de deux à quatre agences. Une cinquième est également en gestation. EuropAmiante compte à présent huit équipes autonomes de 3 à 18 personnes. Ce développement, c’est l’auto-gouvernance qui l’a permis en libérant les énergies des collaborateurs. L’entreprise les accompagne au quotidien dans ce qu’ils font et les compétences qu’ils souhaitent développer. Si bien qu’ils en viennent à se demander s’ils ne pourraient pas ouvrir leur propre agence, ce que nous leur permettons en les assistant dans la démarche.

    Ce modèle est un véritable état d’esprit qui permet à de petites communautés à l’intérieur de l’entreprise de voler de leurs propres ailes et d’être responsables de leurs choix. Aussi, 100 % de nos énergies sont tournées vers nos clients. L’auto-gouvernance a même des effets en dehors de l’entreprise, car les salariés s’engagent également de leur propre initiative auprès d’associations locales.

    Quelle suite prendra cette expérience en 2020 ?

    Nous allons pour les cinq prochaines années travailler sur cinq grands thèmes que nous avons déterminés collectivement :

    1°) Entreprise engagée

    Que ce soit au niveau sociétal ou environnemental, nous nous engageons dans de nombreux projets. Nos équipes se sont par exemple intéressées à l’impact environnemental de leurs interventions, notamment leur consommation quotidienne de bouteilles d’eau en plastique, et ont imaginé un moyen de faire de l’économie circulaire.

    2°) Transparence

    Nous sommes très transparents sur nos chantiers, ce que je considère être un prérequis dans notre métier, mais nous souhaitons aller encore plus loin. Notre équipe de cinq informaticiens travaille ainsi sur deux outils. Tout d’abord une plateforme client numérique, sur laquelle le client pourra consulter la vie de ses chantiers en temps réel et les documents associés, qu’il pourra également déposer. Ce service sera connecté avec notre système informatique collaboratif. Pour le deuxième outil, EuropAmiante sera la première entreprise en France à offrir la possibilité de réaliser une estimation en ligne des tarifs de son chantier de désamiantage. N’importe qui pourra se connecter, enregistrer ses coordonnées et répondre aux nombreuses questions qu’exige l’algorithme pour procéder à l’analyse de risque et générer l’estimation.

    3°) Couverture géographique

    Nous poursuivons notre développement sur tout le territoire français, justement via les projets de création d’agences portés par nos salariés. J’ai par ailleurs délégué certaines responsabilités au sein de l’entreprise pour accompagner personnellement le développement de ces projets.

    4°) Indépendance des moyens

    L’entreprise est indépendante et ne fait partie d’aucun groupe. Une position que nous comptons bien conserver. Nous sommes propriétaire de 95% de notre matériel et la totalité de celui-ci est maintenu en interne.

    5°) Savoir-faire et expertise

    EuropAmiante continuera de s’entourer de collaborateurs polyvalents, qu’elle accompagnera dans le développement de leurs compétences. Il s’agit aussi de poursuivre nos activités spécifiques, comme les interventions sur sites hyper-sécurisés (l’Elysée, l’Assemblée Nationale, le Sénat, les commissariats…). Nous comptons également dans nos effectifs des auditeurs certifiés, qui ont réalisé 64 audits sur nos chantiers en 2019, des cordistes et une équipe de couvreurs.

  • Étanchéité et amiante : la double compétence chez Soprema

    Étanchéité et amiante : la double compétence chez Soprema

    Présent sur tous les continents avec plus de 8 000 collaborateurs, Soprema est depuis 1908 le spécialiste de l’étanchéité et de l’isolation. Pour la partie travaux, Soprema Entreprises est présent en métropole avec 60 agences et filiales spécialistes de l’enveloppe du bâtiment et de la charpente. À travers Sopramiante, le groupe allie ses compétences historiques avec le savoir-faire nécessaire aux interventions sur matériaux amiantés. Entretien avec Ronan Cadic, responsable national Sopramiante.

    Pourquoi le groupe a-t-il développé Sopramiante ?

    Sopramiante est le nom commercial de l’activité liée aux travaux sur matériaux amiantés chez Soprema Entreprises, société spécialisée dans les travaux d’étanchéité, de couverture, de bardage et de charpente. Nos équipes interviennent dans le cadre des travaux de remplacement de toiture et façades dès lors que ces travaux sont susceptibles de concerner des matériaux contenant de l’amiante (MCA). Nous intervenons également avec le Département Soprassistance, qui regroupe les activités de services, c’est-à-dire les recherches et réparations de fuites, les petits travaux d’étanchéité, la maintenance et les contrats d’entretien.

    Dans le cadre de ces opérations, nos équipes sont confrontées au quotidien à la problématique amiante. Il nous était donc indispensable de nous doter des moyens techniques et humains nécessaires à la réalisation de nos interventions dans le respect de la réglementation, que ce soit dans le cadre de travaux réalisés en sous-section 4 (SS4) ou en sous-section 3 (SS3).

    Les opérateurs sont ainsi formés, équipés et interviennent selon des modes opératoires spécifiques scrupuleusement tenus à jour. Si la grande majorité de nos interventions concerne la SS4, nous avons également des agences et filiales certifiées 1552 chez Qualibat, permettant d’intervenir dans le cadre de la SS3, et donc de procéder au retrait et remplacement de MCA.

    Quelles sont les principales problématiques rencontrées ?

    Dans nos métiers, nous rencontrons couramment trois familles de matériaux amiantés pour lesquels nous sommes susceptibles d’intervenir soit pour des travaux ponctuels (recherche et réparation de fuites, entretien), ou des travaux de plus grande ampleur comme une réfection complète de toiture :

    • le fibrociment amianté, qui se trouve le plus souvent dans des locaux de types industriel ou commercial. Le Maître d’Ouvrage est parfois confronté à la nécessité de devoir maintenir son activité pendant notre intervention. Or, ces toitures sont très fragiles. Nous sommes donc confrontés à la triple difficulté de sécurité vis-à-vis de nos salariés (risque de chute et problématique amiante) ; de la nécessité de protéger les utilisateurs du bâtiment contre tout risque d’exposition aux poussières d’amiante ; et d’obligation de maintenir ou rétablir le hors d’eau du bâtiment. Nos travaux sont menés de façon à faire face simultanément à toutes ces contraintes.
    • les toitures traditionnelles en tuiles et ardoises amiantées, pour lesquelles nous intervenons de même.
    • Les complexes étanches en bitume amiantés. Un sujet récemment pris en compte car, jusqu’à présent, le Diagnostic Amiante avant Travaux n’était pas exigé dans le cadre de contrats d’entretien et de recherche de fuite. Il n’était réalisé que lors de travaux de réfections conséquents. Aujourd’hui, la réglementation a évolué et rend explicitement obligatoire le Diagnostic Amiante Avant Travaux, y compris lors des opérations de maintenance réalisées par notre Département Soprassistance. A cette nouvelle contrainte réglementaire, nous devons savoir apporter le conseil et la solution à nos clients. Nous avons donc des partenaires diagnostiqueurs vers qui nous dirigeons nos clients. Lorsqu’un diagnostiqueur effectue un sondage dans un complexe d’étanchéité, le rebouchage implique un savoir-faire particulier avec des effectifs formés SS4 et équipés. En apportant une garantie à ce type d’intervention, nous offrons une solution clés en main pour nos clients et partenaires.

    En quoi la double compétence étancheur et désamianteur est-il un atout ?

    La dépose/repose d’une toiture avec les mêmes équipes dans la même journée est un avantage certain par rapport à la concurrence, qui va se constituer d’un groupement d’entreprises. Aucune coordination particulière n’est à prévoir par le client entre la dépose et la repose de la toiture puisque tout est géré en interne par la même entreprise et la même équipe. Cette double compétence est d’autant plus intéressante lorsque l’on travaille en toiture. En effet, le maintien hors d’eau relève clairement de notre compétence. Nous renforçons également la charpente le cas échéant. Notre expertise de l’enveloppe du bâtiment associée à notre maîtrise qualifiée en amiante nous permet de répondre sereinement à nos clients avec une solution complète, que ce soit en SS3 ou SS4.

  • Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Dans le domaine du retrait amiante, l’année 2020 sera marquée par la révision du système de certification sous-section 3. L’occasion pour le SEDDRe de proposer une nouvelle vision basée sur une certification à deux niveaux, plus proche de la réalité des entreprises. Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail, présente la réflexion du syndicat.

    Vous portez dans vos projets 2020 une réflexion pour une certification SS3 à deux niveaux. Quelle est cette vision ?

    La réglementation va entrer cette année dans un grand chantier de révision. Le SEDDRe souhaite en profiter pour revoir le système de certification, via la mise en place d’une certification sous-section 3 (SS3) à deux niveaux de technicité : une technicité courante et une technicité supérieure. Les critères de ces deux niveaux seraient discutés par l’ensemble des acteurs.

    À titre d’exemple, une entreprise qui met en œuvre peu de processus, nécessitant des techniques courantes et présentant un risque faible, ne devrait pas avoir autant de contraintes qu’une entreprise qui intervient sur des chantiers complexes et qui mettent en œuvre des processus très émissifs, exigeant une maitrise technique plus poussée. Nous préconisons que la mise en œuvre des processus les plus émissifs soit plus réglementée.

    Ces processus et l’intervention dans les milieux les plus complexes, relèvent d’une technicité supérieure. Nous souhaitons donc différencier le suivi technique des deux niveaux de certification.

    En l’état de la réflexion, la démarche serait volontaire pour les entreprises souhaitant justifier d’une technicité supérieure. Elles présenteraient un dossier plus élaboré que le premier niveau, avec des preuves de technicité : du personnel formé, des moyens techniques avancés, ou encore des processus qu’elles maîtrisent et mettent en oeuvre. Et donc une entreprise proposant la mise en œuvre de ces processus très émissifs ou l’intervention dans des milieux très sensibles devrait justifier d’une certification de technicité supérieure.

    Cette proposition sera discutée au cours du second semestre 2020 à l’occasion de l’ouverture du groupe de travail de normalisation de l’AFNOR pour la révision du système de certification.

    Et vos orientations pour la nouvelle décennie ?

    Le SEDDRe souhaiterait voir se développer de nouvelles techniques de gestion des déchets amiante, notamment celles qui permettent l’élimination finale du déchet. Au delà de la préoccupation environnementale, il s’agit d’étudier des solutions – viables d’un point de vue économique – permettant l’élimination de manière définitive du déchet.

    Car si l’inertage de l’amiante est actuellement la technique la plus définitive, elle demeure très coûteuse. Mais ces derniers temps nous voyons naître des solutions d’élimination des déchets par voie chimique, à l’instar de celles développées par les sociétés Valame et Neutramiante, dont les procédés sont en cours de pré-industrialisation. Nous sommes très attentifs à la faisabilité de ces projets, et suivons le sujet de près.

    Réalisée il y a près de deux ans, la fusion du Syndicat National des Entreprises de Démolition (SNED) et du Syndicat des Recycleurs du BTP (SR-BTP) a donné une impulsion importante au SEDDRe sur ces sujets là. La fusion a créé une véritable synergie de compétences, d’expertise et de représentativité, que le syndicat va mettre activement en oeuvre au cours de cette nouvelle décennie.

    Le SEDDRe travaille depuis quelques mois sur la rédaction de 14 règles techniques. Quand seront-elles publiées ?

    En effet, nous travaillons sur 14 règles règles techniques en partenariat avec le SYRTA, qui auront pour but d’uniformiser les pratiques dans le domaine de la SS3. La rédaction est en cours et l’intégralité de ces fiches seront restituées d’ici la fin de l’année.

  • Nouvel arrêté RAT : impact pour la maîtrise d’ouvrage et rôle de la maîtrise d’œuvre

    Nouvel arrêté RAT : impact pour la maîtrise d’ouvrage et rôle de la maîtrise d’œuvre

    Thomas Lesser, président directeur général de BET2C, répond aux questions sur l’impact pour la maitrise d’ouvrage de l’arrêté du 19 juillet 2019 sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Quel est l’impact du nouvel arrêté sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment pour le maître d’ouvrage ?

    D’une manière générale, les diagnostiqueurs sont beaucoup décriés. Mais à leur décharge, avec l’expérience, je me rends compte que des fois les conditions dans lesquels on leur demande d’intervenir ne sont pas optimales. Certains maîtres d’ouvrage passent commande d’un RAT pour répondre à leurs obligations, choisissent leur diagnostiqueur et donnent les clés de leur bâtiment en demandant à ce dernier de se débrouiller seul et rapidement. L’arrêté fixe à présent les obligations des deux parties, c’est à dire le diagnostiqueur et le maître d’ouvrage qui passe la commande. L’article 5, partie 1, fixe clairement les obligations du maître d’ouvrage : accompagner le diagnostiqueur, fournir des plans valables…

    Peut-on encore se passer de maîtrise d’oeuvre ?

    Dans les obligations, il y a « fourniture d’un programme détaillé des travaux ». Un maître d’ouvrage, quand il a un projet, il dit « j’ai un bâtiment existant, je vais faire 500 m2 de bureaux ». C’est son programme général. Après, avec le programme détaillé, le maître d’ouvrage ne va pas se poser la question – parce que ce n’est pas son rôle – de savoir comment il veut que le bâtiment soit ventilé ou climatisé, et par où il va faire passer les gaines, etc. Il n’a pas les compétences pour faire un programme détaillé des travaux. En plus, dans le cadre d’un RAT, il faut un programme détaillé des travaux orienté par rapport au travail du diagnostiqueur.

    Aussi, l’analyse des risques du chantier, ce n’est pas uniquement à l’entreprise de la faire. C’est d’abord la maîtrise d’ouvrage. Ce qui veut dire qu’elle doit faire une première analyse du risque, et – notamment pour les systèmes de confinement – avoir une idée de ce qui devrait être mis en place pour le chantier. Ça va lui permettre de fixer un budget avant de consulter les entreprises. Pour faire son analyse des risques, il vaut peut être mieux prendre quelqu’un qui a l’habitude de l’analyse des risques amiante, de l’analyse du contexte de l’opération, pour savoir à peu près s’il faut faire un cloisonnement avec une simple peau de polyane tirée, ou s’il faut prévoir une cloison semi-rigide. Plus que jamais, dans des opérations de traitement de l’amiante, un maître d’oeuvre est un atout pour le maître d’ouvrage.

    La robotique peut-elle renforcer la sécurité des travailleurs ?

    Oui, évidemment, la robotisation va être une avancée. Hors problématique amiante en premier lieu, parce ce certaines tâches sont très fastidieuses et usantes. La robotique va pouvoir répondre à une obligation de prévention des risques professionnels et notamment des troubles musculo-squelletiques (TMS). La robotique va aussi permettre à l’opérateur de retrait de s’éloigner de la source émissive. On va donc pouvoir mieux le protéger. Dans l’absolu on ne va pas forcément réduire l’empoussièrement à la source, mais on va éloigner l’opérateur de la source émissive.

    Cependant, la robotique n’est pas la solution à tout. Pour commencer, nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Pour l’instant les robots n’interviennent que sur les surfaces courantes. Il restera toujours à l’homme de traiter les points singuliers, qui sont potentiellement émissifs.

    Ensuite, il y a une problématique que l’on invoque à chaque fois que le Plan de recherche et développement amiante (PRDA) étudie des dossiers de robots : quid de l’entretien courant, des réparations en zones et de la maintenance de ces robots ? Comment fait-on quand un robot tombe en panne ? Ce qui veut dire que derrière la conception des robots, il faut qu’il se mette en place toute une chaine logistique au sens large. Des logisticiens pour approvisionner la machine, des techniciens de maintenance qui sont habilités au minimum SS4 afin d’entrer en zone pour réparer. De même, lorsque le robot est rapatrié dans un atelier, on ne va pas pouvoir faire l’entretien du robot au milieu de l’atelier comme on peut le faire pour l’entretien de sa voiture.

    Donc la robotique est une avancée, mais il faut rester vigilant et ce n’est pas la solution à tous les problèmes des chantiers de désamiantage.

  • Un procédé original pour enlever le plomb sur le parvis de Notre-Dame de Paris

    Un procédé original pour enlever le plomb sur le parvis de Notre-Dame de Paris

    Après l’incendie dévastateur en avril, le parvis et les rues avoisinantes de la cathédrale présentent des dépôts de plomb en quantités largement supérieures aux normes. Pour éliminer le plomb en toute sécurité et efficacité, HEVADEX a développé un procédé unique. Le produit mis au point et fabriqué à Lokeren a été analysé et testé à Uliège.

    La toiture de Notre-Dame contenait plus de 400 tonnes de plomb dont une grande partie a été détruite par l’incendie des 15 et 16 avril derniers. Des particules de plomb en retombées ont pollués les environs dont le parvis et les rues et balcons avoisinants. Et cette situation n’est pas sans dangers: l’inhalation des particules et le transport dans les appartements par les chaussures peuvent amener à la fixation de trop grandes quantités de plomb dans le sang et dépasser le seuil des 50 microgrammes. Les travaux dans la cathédrale ont été momentanément suspendus et l’élimination du plomb a été mis en priorité.

    Hevadex est une société basée à Lokeren et spécialisée dans le développement et la production de membranes souples écologiques appliquées aux domaines de l’étanchéité à l’air et à l’eau. Une nouvelle gamme de produits destinés à la protection temporaire des vitrages, châssis, bétons décoratifs, sanitaires, … a été mise au point, produite et appliquée par les techniciens de Hevadex Applications. Le succès de cette technologie a permis la mise au point de membranes de fixation de polluants par phagocytose : EZY NET.

    Les premiers tests effectués en collaboration avec le laboratoire d’essai au feu de l’ULiège du Professeur ir Dr JM Franssen et dirigé par Mr Eric Wellens ont permis de valider la technologie pour l’enlèvement des suies après incendie. Le produit en phase aqueuse est projeté sur les surfaces et grâce une technologie avancée des tensioactifs, la membrane en formation enrobe et phagocyte les polluants de surface. Après un délai d’environ 1 à 3 jours la membrane contenant les polluants est détachée du support par simple “déshabillage”.

    L’expertise accumulée au fil des années a été décisive dans le choix des autorités françaises pour résoudre ce problème de santé publique.

    Le CEO de Hevadex, Monsieur Herman Van Damme, nous détaille le principe: “La pâte de “nettoyage” est projetée sur le parvis et les rues avoisinantes de la cathédrale Notre Dame au moyen d’un appareil de projection au cours de la première phase d’environ 5.000 m2 . Pendant la phase de séchage, qui peut durer quelques jours en fonction de la température ambiante et de l’humidité relative dans l’air, la pâte absorbe la suie et les particules de plomb tout en formant une membrane continue souple. Le film est décroché du support manuellement en emportant les particules de pollution fixées dans le film en évitant leur dispersion par le vent ou la pluie.”

    Le système EZY NET présente en outre l’avantage d’éviter la dispersion des polluants dans les égouts ou la Seine, contrairement aux techniques de nettoyage à haute pression ou avec des nettoyants chimiques. Les polluants ancrés fermement dans la membrane peuvent être transportés en décharge contrôlée sans danger de dispersion.

    Tests grandeur nature

    L’Université de Liège assiste la société Hevadex dans ses développements et lui permet de se positionner comme le spécialiste retenu pour déplomber le parvis et les environs de Notre Dame de Paris.

    Le procédé EZY NET, mis au point par la sprl Hevadex basée à Lokeren, a été validé suite à des tests grandeur nature à l’Université de Liège dans le grand hall d’essais destiné à évaluer la résistance au feu des matériaux et structures dans les constructions. Ce hall mis en service depuis plus de 25 ans est le témoin de très nombreux essais que les murs et plafonds ont gardé en mémoire. La suie s’est déposée avec plaisir sur les parois de teinte gris béton assurant un virage au noir intégral.

    Un heureux essai de convenance est pratiqué sur une travée comprenant le plafond et les retombées. La conclusion est sans appel : efficacité prouvée du système EZY NET.

    Pour la détermination des quantités de plomb ancrées dans le film, le laboratoire GeMMe de l’ir Dr David Bastin a mis son expertise au service de Hevadex et mesuré en conformité avec la norme une très grande quantité de plomb enlevée.

    La caractérisation des performances mécaniques a été réalisée par le Dr ir Fréderic Michel dirigeant le laboratoire ArGenCo devenu UEE. Les résistances en traction et mesures d’allongement à la rupture (élasticité) du film sont connues avec précision.

    L’expertise acquise par Hevadex depuis plus de dix ans, les nombreuses références dans le monde, en Europe (B-NL-GDL-SP-IR-UK-D-IT-LT-DK entre autres) aux USA et en Chine, appuyée par les essais des laboratoires agréés et accrédités de Uliège ont été reconnus par les autorités de la Ville de Paris.

    En confiance, ces derniers ont attribué à Hevadex et son applicateur français, la commande pour le traitement de la première phase d’enlèvement du plomb.

    Hevadex remercie l’Université pour la qualité et l’expertise de ses laboratoires et leurs dirigeants hautement qualifiés.

  • Déconstruction : nouveaux risques et mécanisation des techniques

    Déconstruction : nouveaux risques et mécanisation des techniques

    Jean-Laurent Hugou, responsable d’agence LMPR, répond aux questions sur les évolutions techniques dans le domaine de la déconstruction à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Comment vont évoluer les techniques de déconstruction dans les prochaines années ?

    Il faut bien distinguer plusieurs choses. Il y a déconstruction au sens démolition, c’est à dire hors de la problématique amiante. Et il y a la déconstruction du matériaux ou des produits amiantés en eux-mêmes. Je pense qu’il faut opposer les nouvelles techniques au nouveaux risques qui vont apparaître. On parlait tout à l’heure de la détection de la silice : c’est un nouveau polluant qui va être prédominant sur le marché.

    Par rapport à cette analyse des nouveaux risques qui vont sortir, j’ose dire que malgré tout l’amiante est assez bien géré car il est encadré par tous les opérateurs, mais je pense que l’on va se diriger vers une mécanisation beaucoup plus importante des techniques de déconstruction. On connait tous la pléiade de techniques qui nous est offerte pour la déconstruction, que cela passe par le foudroyage, le vérinage, l’écrêtage… Je sais qu’en désamiantage par exemple, on se projète vers un peu plus de chimique et du laser. Le laser, notamment pour des peintures intumescentes sur des supports métalliques, est de plus en plus testé car il y a des taux d’empoussièrement extrêmement intéressants et une mise en application beaucoup plus facile.

    Quelles évolutions du côté du matériel ?

    Pareil, le matériel est souvent mis en lien avec les techniques mises en oeuvre. Je pense que l’on va de plus en plus aller vers une robotisation de ces techniques. En région parisienne, dans les appels d’offres, certains critères de sélection de maîtres d’ouvrage prennent en compte le parc en matériel dont les entreprises disposent, notamment les Brokk. Donc la miniaturisation des engins de démolition et la déportation du pilote à l’extérieur de la zone de risque sont des choses vers lesquelles on va se diriger de plus en plus et qui vont se généraliser par la suite.

    De nouvelles solutions de recyclage pour l’amiante ?

    Grand débat aussi sur la gestion des déchets. Vous connaissez tous les deux solutions qui s’offrent à nous aujourd’hui : l’enfouissement et l’inertage. L’inertage, c’est une seule société en France, à Bordeaux. Et l’enfouissement, c’est un autre problème. Il y a plusieurs brevets qui sont en train d’être déposés hors PRDA (pour des raisons de secret industriel) autour d’une bactérie qui pourrait être en capacité de manger les fibres d’amiante. C’est un laboratoire à Amiens qui développe ça. Et il y a un autre procédé qui est en développement, qui s’appelle l’amorphisation : c’est un mix de traitement chimique et de montée en température. C’est à dire que l’on va traiter chimiquement avec un produit (ATP Sol) l’amiante et on va le monter en température, mais dans des températures aux alentours de 400 ou 500 degrés – ce qui offre un avantage par rapport à l’inertage où l’on monte vraiment en température avec la torche à plasma -, et qui amorphiserait l’amiante. De ce fait, l’amiante pourrait être traité au même titre que d’autres matériaux moins dangereux dans les filières de recyclage classiques. Les tests ont été réalisés sur de l’amiante friable.