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  • Conduits rigides plastiques – Flexigaine et Minigaine

    La gamme Flexigaine ce sont des conduits plastique semi-rigide de diamètre unique qui ne nécessite ni raccord ni accessoire. Elle allie simplicité et flexibilité de pose : idéale pour les chantiers nécessitant de la souplesse. Et la gamme Minigaine ce sont des barres de conduits plastiques de forme oblongue, associées à une large gamme d’accessoires. Réputée pour sa compacité et ses faibles pertes de charges, elle est particulièrement adaptée aux réseaux longs.

    Les avantages de cette gamme :


    – Section de passage de l’air garantie durablement : la résistance des conduits rigides évite tout risque de déchirement, d’écrasement, de coude étranglé et assure la pérennité du réseau.

    – Faibles pertes de charge : totalement lisses à l’intérieur, aux formes et dimensions spécifiques, les conduits rigides sont peu déperditifs et participent à limiter la consommation électrique des moteurs. 

    – Intégration facile dans le volume chauffé : la compacité des conduits facilite les installations en faux plafond, en doublage de parois et dans les passages étroits

    – Risque de fuite limité : la liaison entre conduits et bouches ou accessoires se fait par emboîtement avec guidage, garant de la tenue mécanique des liaisons.

    – Hygiène et entretien : l’intérieur totalement lisse des conduits limite le dépôt de poussières, rend l’entretien mécanique possible et accroît l’efficacité des produits d’entretien.

     

    Lien documentation : http://pro.aldes.fr/upload/documents/VC100854-1%20-%20Doc%20Expert%20Conduits_BD.pdf

  • VMC double flux – DF Cube micro-watt 300 et 370 avec commande sans fil multifonction

    Aldes, leader de la qualité de l’air intérieur, lançait il y a 2 ans le DF Cube 300, une nouvelle génération de ventilation double flux monobloc spécialement conçue pour la maison individuelle. Adaptable en hygroréglable ou autoréglable, elle associe simplicité, performance et design.

     
    Fort de son succès, Aldes complète aujourd’hui la gamme avec :
     
    – le DF Cube 370 qui propose un débit maximisé allant jusqu’à 370 m3/h à 200 Pa, pour répondre aux besoins des maisons individuelles à la configuration atypique, 
    – et une commande sans fil multifonction pour le DF Cube 300 et 370, dédiée au pilotage et au paramétrage du produit à distance. De dimensions compactes (120x85x23), elle allie portabilité, ergonomie et praticité.

     

    AVANTAGES
     
    • Compacité d’un monobloc : largeur de 60 cm (standard électroménager).
    • Design : habillage métal effet inox (RAL 9006).
    • 1 seul référence autoréglable et hygrorégable.
    • Simplicité de mise en œuvre  et de configuration.
    • Le plus silencieux du marché : 30,7 dB(A).
    • By-pass 100% et fonction Boost de série.
    • 4 vitesses à la demande.
    • 90% de récupération de chaleur (certifié NF VMC).
    • Motorisation micro-watt très basse consommation : à partir de 20 W-Th-C.
    • Version avec commande sans fil multifonction.
  • Ventilation Simple Flux Hygroréglable – Bahia Optima micro-watt

    Bahia Optima micro-watt, dernier né des systèmes simple flux, concentre le meilleur des technologies hygroréglable et micro-watt.  

    Destiné à la maison individuelle, ce système, conçu et fabriqué en France, garantit une ventilation efficace et économe en énergie répondant à l’exigence des professionnels et de leurs clients.

     

    Consommation d’énergie minimale : à partir de 5,5 W-Th-C et consommation moteur réduite de 30%.*
    Nouvelles bouches Hygro Bahia Curve : design discret, entretien minimum, disponible en 4 modes de commande (électrique, présence, infrarouge, cordelette),  facilité de montage et étanchéité grâce au joint Roll’in.
    Idéal pour les grandes maisons : jusqu’à 1 cuisine et 7 sanitaires raccordés avec rejet Ø 160mm pour une meilleure aéraulique conformément à la nouvelle réglementation.
    Produit éco-conçu : 30%* de plastique en moins, conçu avec des matériaux recyclés et recyclables et 30%* de consommation électrique en moins.
    Pose et entretien facilités : fixation des gaines et raccordement électrique simple et rapide, installation au choix par suspension ou fixation murale et entretien de la roue et des conduits sans démontage du réseau.

    * par rapport à un groupe hygro basse consommation classique.

    Lien documentation : http://pro.aldes.fr/upload/documents/Bahia_Optima_MW_VC100891-4.pdf

  • Blog DOMOFIT – Utiliser domofit DPE sans connexion réseau

    La saisie sur le terrain peut se dérouler dans des locaux ne disposant pas d’une couverture réseau (mobile ou Wifi). Il est donc nécessaire que les applications puissent fonctionner en mode déconnecté : c’est le cas de domofit DPE. Explication….

     Préparation à la visite

    deux méthodes existent pour préparer la visite avec domofit DPE :

    • Création de l’ensemble du dossier par le diagnostiqueur : dans ce cas, vous créez le contact client et le bien avec leurs coordonnées, puis vous saisissez les généralités techniques. Un accès à Internet est nécessaire pendant la préparation car domofit DPE vérifie sur son serveur si le client n’existe pas, afin d’éviter les doublons.
    • Création du dossier en collaboration avec le client : dans ce cas, vous prenez rendez-vous avec le client. Et c’est lui qui complète ses coordonnées, celle du bien, les généralités techniques. Il peut aussi vous fournir des documents utiles à la visite (règlement de copropriété, précédents diagnostiscs, etc.). Un accès à Internet est nécessaire pour récupérer toutes ces données en local sur votre appareil.

    Saisie sur le terrain & création des variantes

    la saisie sur le terrain fonctionnement parfaitement en mode déconnecté.
    Il en est de même pour la création des variantes.

    Génération des rapports

    La génération des rapports nécessite un accès à Internet, car le moteur DPE domofit se situe sur son serveur. Le rapport récupéré à partir du serveur peut ensuite être consulté en mode déconnecté.

    Résumé :

    Retrouvez toute l’information sur le blog domofit DPE : cliquer ici

  • La Chambre des Diagnostiqueurs FNAIM interpelle le groupe de travail de l’Institut Montaigne sur les diagnostiqueurs et le DPE

    La Chambre des Diagnostiqueurs immobiliers FNAIM est particulièrement vigilante dès lors que les diagnostiqueurs sont mis en cause injustement. Son Président a tenu à réagir vivement aux propos tenus par le groupe de travail de l’Institut Montaigne sur les diagnostiqueurs et le DPE.

    FNAIM diagnostiqueurs immobiliers

    Un courrier officiel a été envoyé au Président de l’Institut (voir pièce jointe) pour revenir à la fois sur les consultations du groupe de réflexion et le fond du rapport.

     

    Certaines des propositions irréalistes (comme l’étiquette « énergie » directement en euro) n’auraient d’ailleurs pas été faites si les diagnostiqueurs (décrits comme incompétents) avaient été écoutés.

     

    Après être revenu sur le DPE avec la chronologie du dispositif et le plan de fiabilisation qui vient d’entrer en vigueur, Claude PASCAL revient sur les incohérences et notamment le risque de conflit d’intérêt lorsque le fournisseur d’énergie est aussi celui qui conseille pour dépenser moins, même s’il s’agit d’une obligation inscrite dans la loi.

     

    Par opposition, il souligne la neutralité du diagnostiqueur, bien plus rassurante pour le consommateur.

     

    Il fustige la fausse bonne idée de vouloir des étiquettes directement en euros, mesure inepte dès lors qu’un DPE est valable 10 ans, avec un coût de l’énergie très fluctuant.

     

    Il conclut en proposant, pour les prochains travaux, d’apporter le concours des diagnostiqueurs qui seront à même, grâce à leur expérience au plus près du terrain, d’éviter de telles erreurs.

     

     

    Pour en savoir plus : CDI FNAIM – Institut Montaigne – Courrier (2013-11-23)

  • ID FOCUS 10 : LA SOUS-TRAITANCE

    Faire de la sous-traitance un levier de développement pour son entreprise de diagnostic immobilier ? C’est tout l’enjeu auquel répond ce nouveau numéro d’ID FOCUS.

     

    Quelles prestations sous-traiter dans le diagnostic immobilier ?

    Quelles sont les opportunités / limites de la sous-traitance ?

    Comment choisir son partenaire ?

    Comment sécuriser la relation de sous-traitance ?

     

    Décryptage du potentiel de marché, retours d’expériences de donneurs d’ordres et sous-traitants du secteur, solutions pour  faire de la sous-traitance un vecteur d’efficacité et de compétitivité.

    ID FOCUS N°10 guide les managers du diagnostic immobilier pour faire de la sous-traitance un pari réussi !

     

    Découvrez le sommaire et un extrait d’ ID FOCUS

    Sur notre site internet : www.ideal-conseils.fr

    Résumé :

     

  • Une technologie pour connecter les équipements de la maison

    C’est ce qu’a présenté au salon interclima+elec, io-homecontrol®, une solution domotique qui regroupe un grand nombre de marques pour aller vers l’habitat connecté.

    domotique connecter les équipements

    Développée à l’initiative de Somfy et Velux en 2002, la technologie io-homecontrol® est aujourd’hui intégrée dans la plus importante gamme de produits de différents fabricants compatibles entre eux et couvre ainsi l’ensemble du périmètre de la maison.

    Avec l’arrivée du Groupe Atlantic, qui lance ses premiers appareils certifiés sur le salon Interclima+elec en novembre 2013, io-homecontrol® souhaite continuer dans sa lancée avec l’intégration de nouveaux partenaires pour encore plus de solutions de confort au quotidien.

     

    Source www .monet-rp.com

    Communiqué de presse : http://www.datapressepremium.com/rmintranet/consultpj.jsp?f=c&idc=2945922&idr=1495921099&ido=227161099&idb=336941099&idpj=1&idl=0&b=DATAM&fic=http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2006225/DP-io-homecontrol.pdf

     

  • Le SERCE lance la 26ème édition du Concours Lumières®

    Le concours s’adresse aux maîtres d’ouvrage publics ou privés ayant réalisé, depuis le 1er janvier 2012, une mise en lumière pérenne d’éléments du patrimoine architectural, industriel ou naturel, ancien ou contemporain, accessibles à tous gratuitement.

    concours SERCE éclairage

    Le Concours Lumières ® récompense des projets valorisant le patrimoine et fait rimer innovation, esthétique et efficacité énergétique.

     

    3 prix : 7 000 € / 5 500 € / 4 000 € .

     

    Le jury, composé de professionnels de l’éclairage, de responsables de l’aménagement des villes, d’élus, d’architectes et paysagistes, fonde son jugement sur le caractère esthétique des illuminations, mais aussi sur la qualité, l’originalité, la mise en œuvre technique et la pertinence de la valorisation des lieux par l’éclairage.

     

    L’optimisation de la performance énergétique est également une variable de sélection essentielle. Le jury évalue notamment l’efficacité énergétique des réalisations sur le nombre de points lumineux et la puissance totale installée…

     

    Pour en savoir plus : http://www.c-commevous.com/voir-dossier-presse.asp?lequel=864

    Communiqué de presse : http://www.datapressepremium.com/rmintranet/consultpj.jsp?f=c&idc=2942825&idr=1495921099&ido=227171099&idb=336951099&idpj=1&idl=0&b=DATAM&fic=http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2006726/CPSERCEConcoursLumieresnov13.pdf

     

  • Retour sur la 2ème rencontre nationale des opérateurs de mesures autorisés du salon Batimat

    Le salon Batimat s’est tenu pendant toute une semaine début novembre à Paris. Les mesureurs en étanchéité à l’air étaient conviés le jeudi 7 novembre à une après-midi de conférences qui leur était consacrée. L’occasion pour un certain nombre d’acteurs importants du secteur de dévoiler les sujets du moment. L’équipe Infiltrea était présente lors de cet événement et vous en livre les principales informations.

    Batimat 2013 infiltrométrie diagnostic bati

    État des lieux de la perméabilité à l’air des bâtiments

     

    Une présentation du CETE de Lyon a donné quelques informations sur l’état du secteur.

    Chaque année, le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie collecte les principales informations relatives aux mesures réalisées via le registre des opérations, que doivent leur transmettre tous les mesureurs. L’objectif principal étant de surveiller l’évolution de la perméabilité à l’air de l’enveloppe.

     

    Les 31 000 mesures collectées jusqu’à présent nous permettent de tirer certains enseignements :

    • On constate des inégalités géographiques importantes en nombre de mesures réalisées : de quelques centaines (Limousin, Bourgogne, Champagne-Ardenne) à plusieurs milliers (Pays de la Loire, Rhône-Alpes, Bretagne) en fonction des régions.
    • La grande majorité des bâtiments mesurés sont neufs : moins de 2 000 ont été construits avant 2010.
    • Sans surprise, la perméabilité à l’air moyenne mesurée est meilleure pour les bâtiments plus récents (Q4Pa-Surf de 2,5m3/h.m² pour les bâtiments résidentiels et de 3,4 pour les bâtiments résidentiels pour les constructions datant d’avant 1950, puis un plateau aux alentours de 1,6 entre 1950 et 2000 en enfin une baisse notable vers 0,6 pour les bâtiments résidentiels et 1 pour les bâtiments non résidentiels depuis 2010).
    • La part des logements collectifs mesurés augmente sans cesse,
    • La perméabilité est légèrement meilleure en moyenne pour les constructions résidentielles en béton cellulaire, bois et brique que pour les constructions résidentielles en pierre, en combinaison de bois et de béton et en combinaison d’acier et de béton. Pour les constructions non-résidentielles, il s’agit de celles en Bois et en une combinaison de Bois et de Béton qui sont en moyenne les plus performantes.
    • 90% des maisons individuelles mesurées visant le label BBC-Effinergie contre 50% de celle ne visant aucun label respectent les exigences de la RT2012 (Q4Pa-Surf < 0,6).

     

     

    Responsabilité et Assurance

     

    Le métier de mesureur de la perméabilité à l’air est un métier récent, par conséquent le recul n’est pas suffisant pour permettre de connaître avec précision les risques encourus en cas de litige sur le résultat d’une mesure.

     

    Néanmoins, il est clair qu’une responsabilité peut être engagée, et que dans le cas où une autre mesure invalide celle qu’un mesureur a réalisée par le passé, il est plus prudent d’avoir alors en sa possession le maximum d’éléments justifiant la bonne application de la procédure et la conformité du matériel.

     

    La conservation des documents : photographies, rapports, éléments de configuration et certificats de calibration devrait idéalement être assurée pour une durée de 10 ans.

     

     

    Protection incendie

     

    Un expert en Installation d’Extinction Automatique à Gaz (IEAG) a présenté l’opportunité de diversification que représente le test d’étanchéité à l’air de salles protégées contre l’incendie par une IEAG.

     

    En effet, les gestionnaires de ces salles doivent garantir que le gaz lâché dans la salle en cas d’incendie restera présent suffisamment longtemps.

     

    Un test d’étanchéité est donc nécessaire, mais suivant une norme et une procédure différentes de celles du test d’étanchéité de l’enveloppe des bâtiments.

     

     

    Réseaux aérauliques

     

    La démarche qualité VIA Qualité :

    Un groupement d’acteurs comprenant notamment le CETE et le bureau d’études Allie’air travaillent à la mise en place d’une démarche qualité pour les systèmes de ventilation sur le modèle de l’annexe VII de la RT2012 pour l’étanchéité à l’air de l’enveloppe.

    Cette démarche a pour ambition de permettre d’améliorer les performances des systèmes de ventilation afin de limiter les sources internes de pollution de l’air tout en garantissant la qualité de l’étanchéité à l’air des bâtiments, il est prévu qu’elle soit préparée en 2014 et mise en pratique fin 2015.

     

    La qualification:

    Aujourd’hui, pour être autorisé à réaliser des mesures de réseaux aérauliques dans le cadre du protocole Effinergie, il n’est pas nécessaire d’avoir de qualification spécifique, même s’il est possible de se former auprès de l’un des centres de formation agréés Effinergie.

    Mais cela va certainement rapidement changer, puisque Qualibat met en place début 2014 une qualification « 8721 » pour l’étanchéité à l’air des réseaux aérauliques. Cette qualification s’adressera aux opérateurs souhaitant se positionner sur ce secteur en plein développement.

     

    Informations de connaissances générales sur leur secteur, éclairage sur les nouveautés, les diversifications possibles et prévention : cette après-midi de conférences aura été particulièrement enrichissante pour les mesureurs.

    Au fur et à mesure que le secteur d’activité prouve son efficacité sur les performances en perméabilité à l’air des bâtiments et qu’il peut s’appuyer sur des outils de plus en plus performants, il se structure davantage et se diversifie, offrant de nouvelles opportunités.

  • Notion de diagnostic : le fond et la forme du diagnostic immobilier

    Le diagnostic a pour objet de décrire une réalité par des signes apparents ; il s’agit d’envisager une réalité que l’on ne peut directement appréhender. La pratique du diagnostic se révèle extrêmement périlleuse pour son opérateur. L’opérateur de diagnostic doit trouver son positionnement entre deux postures inverses : en dire trop (extrapoler ce qu’il voit, au risque d’alarmer inutilement le donneur d’ordre), ou pas assez (s’en tenir à une description pure, et s’en tenir là). Quelle que soit la posture choisie, il pourra toujours se voir reprocher d’avoir sous-estimé ou au contraire surestimé les risques.

    Le fond du diagnostic immobilier

     

    C’est ici qu’apparaît le problème de la transversalité, liée aux différentes interprétations du diagnostic.

     

    Le contenu du diagnostic est donc un mode de description de la réalité très particulier, en ce sens qu’il ne s’intéresse qu’à des signaux apparents. Il en résulte que, en aucun cas, le diagnostic n’exprime une certitude, alors que le lecteur recherche précisément une certitude absolue ; c’est là tout le paradoxe.

     

    C’est ainsi que certains diagnostiqueurs intègrent une part de conseil, en conseillant au donneur d’ordre de procéder à des investigations complémentaires. Mais cela n’est pas toujours le cas. Cela relève alors de la responsabilité du professionnel (de la vente, de la construction, de la gestion d’immeuble) que de conseiller au propriétaire un complément d’investigation.

     

    Un diagnostic immobilier n’a donc pas vocation à garantir, ou à attester un résultat. Cette problématique se retrouve avec davantage d’acuité dans le cas du diagnostic amiante. En effet, le droit positif distingue entre différentes situations qui représentent soit un danger extrême et immédiat, et d’autres situations dans lesquelles l’amiante, dans certaines conditions, ne présente aucun danger immédiat (à condition qu’il n’y ait pas de travaux de perçage, etc. et que les fibres d’amiante soient encapsulées dans un matériau inerte comme le ciment), le droit n’imposant dans ce cas aucune obligation de retrait.

     

    Le diagnostic pose également un problème d’interprétation. Ainsi, lorsque le rapport conclut selon la formule « il n’a pas été repéré de matériaux et de produits amiantés« , Damien Jost estime que, dans 9 cas sur 10, le lecteur, y compris le notaire, interprétera cette conclusion comme signifiant : « il n’y a pas d’amiante dans l’immeuble« , ce qui est une erreur d’interprétation, compréhensible de la part du profane, mais moins de la part du professionnel. Tous les professionnels doivent en effet être conscients qu’un diagnostic avant vente ne tend pas à l’exhaustivité.

     

    Un autre problème d’interprétation du diagnostic tient à la lecture beaucoup trop hâtive du diagnostic. Il est primordial de lire, non seulement la partie « conclusion », mais également toutes les rubriques du rapport, et notamment la rubrique « constatations diverses », dont on peut relever que l’intitulé est particulièrement dévalorisant eu égard à son importance. En effet, figurent au contraire dans cette rubrique des informations essentielles (telles que « présence d’injecteurs dans la charpente » lesquelles traduisent un traitement antérieur contre les insectes).

     

    Il convient donc de lire non seulement, toutes les rubriques du rapport du diagnostic, mais également comprendre que l’on dispose seulement, avec le diagnostic, de la « partie émergée de l’iceberg » ; autrement dit, il existe toute une partie de la réalité qui n’a pas pu être examinée. Tout ce qui ne ressort pas dans le diagnostic renvoie alors à la responsabilité de chacun des acteurs.

     

    Damien Jost a insisté sur le fait qu’un diagnostic ne constitue pas une expertise. Il faut savoir en effet que la prestation en elle-même, s’agissant d’un diagnostic avant vente (pour un pavillon classique), représente entre une et trois heures de visite pour un tarif qui n’est pas encadré ; par ailleurs, l’établissement du diagnostic comporte des limites matérielles (telle l’interdiction générale de réaliser des sondages destructifs. En effet, dans le cadre d’une vente, le principe est que l’on ne porte pas atteinte à l’intégrité du bâtiment).

     

    Pour résumer, le diagnostic immobilier remplit la fonction d’un indicateur de tendance, ni plus ni moins. Il s’agit de répondre à une question unique : le bien apparaît-il comme exempt ou non de pathologies (amiante, termites, plomb, autre…).

     

    Face aux limites de ce diagnostic, on peut se demander si cet outil, destiné à protéger le consentement de l’acquéreur, revêt une utilité certaine ?

     

    Selon Damien Jost, la réponse est très clairement positive, les informations délivrées par le rapport étant signifiantes, à condition de savoir les analyser. On peut d’ailleurs observer que les juges prêtent de plus en plus d’importance à ces informations et à l’utilisation qui en a été faite par les acteurs subséquents.

     

    S’agissant plus particulièrement du diagnostic parasitaire, il faut savoir que les parasites regroupent à la fois les champignons (majoritairement dans le quart nord-ouest ; les deux conditions de sa présence sont l’humidité, et la suppression de la ventilation) et les insectes (quart sud-ouest essentiellement, mais aussi grandes villes, notamment Paris). Il faut savoir que toute trace de termite représente un danger potentiel, de même que toute trace d’un précédent traitement (injecteurs ; trous à intervalles réguliers), permettant de déceler une infestation ancienne (mais dont on ignore le plus souvent la date), sachant que l’éradication totale des parasites est difficile.

     

     

    La forme du diagnostic immobilier

     

    Là encore, de même que le diagnostiqueur doit choisir sa posture, entre « en dire trop ou pas assez », il doit opérer un choix entre un langage très accessible, compréhensible par le plus grand nombre, ou un langage très technique répondant à une terminologie conforme à la norme dictée par l’AFNOR, et imposée par les organismes certificateurs (cette deuxième option étant la plus fréquemment retenue).

    Ce langage très technique utilisé constitue un enjeu pour le professionnel de la vente ou de la construction. Damien Jost relève la difficulté particulière rencontrée par les notaires à traduire le contenu du diagnostic dans l’acte de vente.

     

    Par exemple, dans le cas d’un diagnostic parasitaire, est souvent utilisée la formule d’ »indices d’infestation », laquelle doit être comprise au sens des normes édictées par l’AFNOR, et qui équivaut donc à l’infestation elle-même. La norme édicte en fait une présomption normative.

     

     

    Source Lexbase – http://www.lexbase.fr/

    Lexbase Hebdo édition privée n?546 du 7 novembre 2013

    Résumé :

    Pour en savoir plus :

    Le diagnostic du bâtiment une responsabilité transversale

    Notion de diagnostic : le fond et la forme du diagnostic immobilier

    Applications jurisprudentielles Diagnostic avant vente – Etat parasitaire – Rennes décembre 2012

    Applications jurisprudentielles Diagnostic avant vente – Etat parasitaire – Nîmes novembre 2004

    Applications jurisprudentielles Diagnostic avant vente – Etat parasitaire – Douai mars 2005

    Applications jurisprudentielles Diagnostic avant vente – Mérule – Caen avril 2013

    Jurisprudence : diagnostic avant travaux (ou démolition)

    Applications jurisprudentielles – Diagnostic avant travaux (ou démolition) – Paris septembre 2004