Catégorie : Diagnostics avant travaux

Avant toute intervention sur un bâtiment, les diagnostics avant travaux sont une étape clé pour identifier les risques techniques, sanitaires et réglementaires.

 

Amiante, plomb, termites, performance énergétique, ou encore accessibilité : comment réaliser des évaluations complètes et fiables pour éviter les surcoûts et les retards ? Quelles sont les obligations légales à respecter selon le type de bâtiment et la nature des travaux ?

  • Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)

    Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)

    Replay

    26 NOV. 2021


    web-conf
    en direct
    de Paris

    #DIAGNOSTIC

    Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)


    Objectif de la web-conférence

    • s’informer sur l’enjeu des repérages et diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)
    • maîtriser les dernières réglementations
    • obtenir un aperçu du matériel existant et des innovations
    • échanger en direct avec les experts (en fin de conférence)

    S’adresse aux : maîtres d’ouvrages (publics, privés), copropriétaires, syndics, bailleurs sociaux, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, diagnostiqueurs immobiliers, acteurs de la mesure, du contrôle et des diagnostics des bâtiments.


    Le contexte

    La réglementation relative aux diagnostics avant travaux dans les bâtiments a connu de nombreuses évolutions ces dernières années.

    Les évolutions majeurs concernent le diagnostic amiante. Appliqué depuis le mois d’avril 2021, l’arrêté du 1er octobre 2019 relatif aux modalités de réalisation des analyses de matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante modifie les règles d’analyse et de repérage avant travaux sur les bâtiments et enrobés.

    Fruit de deux ans de travail, la norme NFX 46-102 sur le repérage de l’amiante dans les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux introduit quant à elle une nouvelle méthodologie et de nouvelle modalités de réalisation des repérages amiante.

    Concernant les compétences, l’arrêté du 2 juillet 2018 sur les critères de certification des opérateurs et des organismes de formation a introduit un nouveau cycle de certification.

    Autre diagnostic majeur, le repérage plomb connait lui aussi des évolutions avec la norme norme NF X46-035. Les opérateurs de repérage et les donneurs d’ordre peuvent désormais s’appuyer sur ce texte réglementaire avant de réaliser des travaux dans des immeubles bâtis.


    Replay

    Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Avec FIDI, CRAMIF, ULSB

    Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Avec SODIATEC

    Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Avec GEOCAPA

    La boite à outil du diagnostiqueur préleveur

    Avec TESTOON

    Co-organisateurs

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Laurent ROQUIN

    Dirigeant du Groupe
    SODIATEC

    Thierry ORNAQUE

    Gérant
    GEOCAPA

    Marc CHAROY

    Coordonnateur des actions amiante
    CRAMIF

    Patrick BONTEMPS

    Géologue, référent technique dans le domaine de l’amiante, Vice-Président ULSB


    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Rappel réglementaire détaillé sur les repérages amiante sur les enrobés et dans l’espace public. L’occasion de réaliser un focus sur la norme NF X 46-102 et de faire le point sur la problématique des compétences et des certifications. Thierry Ornaque, gérant de Geocapa, offre également son retour d’expérience et fournit les clés pour réussir un repérage amiante avant travaux.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Thierry ORNAQUE

    Gérant
    GEOCAPA

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  • Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Présentation détaillée par Sodiatec des obligations réglementaires de la maîtrise d’ouvrage concernant les repérages avant travaux et avant démolition : plomb, amiante, termites et Produits Equipements Matériaux Déchets à partir du 1er janvier 2022 (PEMD).

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Laurent ROQUIN

    Dirigeant du Groupe
    SODIATEC

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  • Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Replay de la table ronde du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Parmi les sujets abordés :

    • Les nouveaux diagnostics et nouvelles réglementations ;
    • L’identification des bons laboratoires pour analyser les différents types de matériaux ;
    • Les responsabilités respectives du donneur d’ordre et de l’opérateur de repérage ;
    • Les conséquences juridiques et financières ;
    • Le point de vue de la maîtrise d’ouvrage sur les diagnostics avant travaux ;
    • La recherche d’amiante environnementale selon la nouvelle norme P94-001.

    Avec :

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Marc CHAROY

    Coordonnateur des actions amiante
    CRAMIF

    Patrick BONTEMPS

    Géologue, référent technique dans le domaine de l’amiante, Vice-Président ULSB

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Entre sécurité, efficacité et juste prix, le choix du bon outillage est complexe pour les opérateurs de repérage amiante. Comment les professionnels peuvent-ils s’organiser pour composer leur boîte à outils ? Entretien croisé avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, Laurent Roquin, dirigeant de Sodiatec et administrateur FIDI, et Thierry Ornaque, dirigeant de Geocapa et coordonateur SPS.

    Quelle est la spécificité du métier en matière d’outillage ?

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Notre métier s’inscrit dans des logiques d’interventions sur des polluants du bâtiment qui ont des réglementations particulières en termes d’équipements de protection individuelle (EPI), de consommables et de moyens de protection collective (MPC). La réglementation est assez claire à ce sujet et les opérateurs de repérage peuvent s’orienter sans trop de difficulté vers les références adéquates.

    Et puis nous avons toute une palette d’outils qui sont de l’ordre du non réglementaire et qui dépendent des besoins de chacun et de la politique de l’entreprise. La documentation étant éparse voire absente, composer sa boîte à outil peut s’avérer difficile pour une jeune entreprise. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « C’est en effet le sentiment que nous percevons chez Testoon de la part de nos clients diagnostiqueurs, qui se posent de plus en plus de questions pour s’équiper. Pour aider les créateurs d’entreprise, Testoon a élaboré des guides de choix spécifiques à différents types de missions comme les diagnostics immobiliers, l’audit ou encore le DPE. Nous souhaiterions réaliser la même démarche avec un focus sur les prélèvements, mais nous manquons à l’heure actuelle de retours de la profession.

    La question du prix est également récurrente. Si l’on prend l’exemple des échelles télescopiques, les modèles qui répondent à des normes professionnelles ont en effet un coût supérieur aux autres, mais le risque de chute en sera très inférieur. D’autres fois certains outils seront jugés peu pratiques : c’est le cas par exemple des cutters de sécurité, qui se rétractent trop tôt de l’avis de certains utilisateurs. On se retrouve ici à la frontière entre la problématique de sécurité de l’opérateur et la performance de la fonction. »

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Le milieu du repérage compte beaucoup d’indépendants et nombreux sont ceux qui ne disposent pas d’une culture d’analyse du risque. On ne le rappelle pas assez souvent : l’amiante n’est pas le seul risque auquel sont exposés les opérateurs de repérage. Ces derniers peuvent être confrontés – entre autres – à un risque de chute de hauteur, à des éclats de matières lorsque le prélèvement est effectué avec une gouge ou un burin, à un risque de coupures ou d’écrasement, ou encore à une exposition prolongée au bruit. Sans oublier les troubles musculo-squelettiques (TMS) qu’ils peuvent développer.

    La prévention à ces risques a un coût en termes de formations et de matériel. Il incombe au chef d’entreprise de se poser la question de l’outil le mieux adapté afin d’optimiser l’efficacité et la sécurité de leurs employés. De plus, la rédaction d’un document unique d’évaluation des risques (DUER) est obligatoire. »

    Sodiatec et Geocapa sont deux entreprises de tailles différentes. Comment gérez-vous cette problématique de l’outillage ?

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Pour une petite structure, c’est le retour d’expérience des opérateurs sur le terrain qui permet d’établir un package pertinent d’outils et équipements. Mais parfois, les solutions seront un mix de plusieurs éléments ou seront issues du détournement de l’usage d’un matériel existant. Chez Geocapa, nous réalisons nos propres développements R&D pour déployer des solutions efficaces et qui ne dépassent pas les seuils de rejet amiante. Au niveau des aspirateurs THE eau et poussières par exemple, nous avons ajouté des cyclones « maison » en amont de l’aspiration afin d’augmenter la vitesse d’aspiration tout en séparant les éléments aspirés de manière naturelle.

    Pour le repérage sur les enrobés, Geocapa a également développé un concept de remorque embarquant tous les équipements nécessaires aux prélèvements, incluant entre autres les cônes de signalisation routière et un groupe électrogène. Ce matériel, nous le mettons à la disposition des entreprises certifiées qui nous en font la demande. »

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Quand l’entreprise grandit, il est indispensable d’uniformiser les procédures, les outils et les formations. Chez Sodiatec, nous checkons au cas par cas à travers des listings les besoins de chaque opérateur en fonction de ses certifications, formations et diplômes. Appareil de contrôle électrique, enrouleur de continuité, gants isolants, tournevis isolé, visière, testeur gaz, vitromètre, harnais anti-chute, casques anti-chocs… tout cela est normé et défini dans notre package. De même pour l’outillage de base (cutter, ciseaux à bois, tournevis, pinces, massette, burin, grattoir, massette, lampe torche, pied de biche, scie à guichet, échelle télescopique…), les EPI et les consommables.

    Nous avons également recruté un responsable QHSE, un ingénieur dont le métier consiste à gérer les problématiques de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement. Il rédige notamment les notices de postes, les modes opératoires et sensibilise les chefs d’équipe sur la question des équipements de sécurité.

    Mais le point de départ de toute cette démarche, c’est la mise en place d’un DUER. Faire appel à un consultant peut s’avérer très utile à cette étape. Pour accompagner les indépendants et les petites structures, la FIDI propose justement un service de facilitation pour l’élaboration des DUER, avec mise à disposition d’un consultant. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « Certains opérateurs de repérage sont tentés d’aller acheter leurs outils sur diverses plateformes de vente en ligne pour obtenir des prix attractifs, mais ils se retrouvent vite confrontés à des indisponibilités, à des produits qui ne sont pas en stock, à des prix qui ne sont pas tenus, ou encore à des modèles qui changent continuellement. En passant par 15 ou 20 fournisseurs différents, ils ne bénéficient d’aucun suivi.

    Même si nous ne sommes pas en mesure de garantir une performance en termes de prix sur tous les produits, nos clients peuvent demander à Testoon de leur composer un package de matériel, avec leur propre liste. En poursuivant les échanges avec les professionnels et les fédérations, nous espérons pouvoir proposer prochainement un guide dédié à l’outillage du repérage amiante. »

  • Nouveau DPE : quelles conséquences juridiques et techniques ?

    Nouveau DPE : quelles conséquences juridiques et techniques ?

    REPLAY

    29 avril 2021


    web-conf

    Nouveau DPE : quelles conséquences juridiques et techniques ?

    • Rappel réglementaire, contexte, changements entre le DPE ancien et le nouveau
    • Table ronde avec les éditeurs de logiciel, l’UNIS et la FIDI

    Replay


    Objectif de la web-conférence

    • Clarifier les enjeux autour de la nouvelle version du DPE : opposabilité, responsabilité juridique, méthode de calcul…
    • Le témoignage des éditeurs de logiciel : AnalysImmo, Liciel, OBBC, ITGA

    Le contexte

    La refonte du diagnostic de performance énergétique arrive à son terme, avec des conséquences juridiques et techniques pour les professionnels du diagnostic immobilier et leurs clients.

    Trois arrêtés relatifs au DPE sont parus au Journal Officiel du 13 avril 2021 et entrent en application au 1er juillet.

    Organisateur

    En partenariat avec

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    Intervenants

    Xavier FAURE

    Président
    PLANÈTE COPROPRIÉTÉ

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Stéphane PROUZEAU

    Vice-Président
    FIDI

    Mickael BENZAKEN

    Responsable Service Client ATLIBITUM
    ANALYSIMMO

    Stephane DELOT

    Président
    LICIEL

    Christophe BRUYAT

    Gérant
    OBBC DEVELOPPEMENT

    Martine CARDOUAT

    Présidente Commission Transactions
    UNIS

    Benoît LANLARD

    Directeur des Services Numériques (DSI/CIO/CDO)
    ITGA


    Prochainement

  • Repérage amiante : les dernières innovations du matériel

    Repérage amiante : les dernières innovations du matériel

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de TESTOON, présente les dernières évolutions dans le matériel utilisé pour les repérages amiante :

    • l’aspirateur Numatic
    • les nouveaux gels de prélèvement

    À voir également

  • Les diagnostics avant travaux et leurs conséquences

    Les diagnostics avant travaux et leurs conséquences

    Le point sur les diagnostics obligatoires avant travaux (amiante, plomb, HAP, mâchefers, déchets, mérules, termites…). Quels impacts sur la gestion des déchets ? Vers une numérisation du bâtiment ?

    Une vidéo réalisée dans le cadre de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 24 novembre 2020 en direct de Paris, sur la thématique “DIAGNOSTICS AVANT TRAVAUX (PLOMB, AMIANTE, TERMITES, DÉCHETS…)”.

    Avec :

    • Brice Bessières, responsable Grands Comptes – AC ENVIRONNEMENT

    Découvrez les prochaines thématiques du Grand Circuit

  • Table ronde – Diagnostics avant travaux : enjeux et évolutions réglementaires

    Table ronde – Diagnostics avant travaux : enjeux et évolutions réglementaires

    Quelles compétences pour réaliser les diagnostics ? Quels enjeux pour les différents acteurs (diagnostiqueur immobilier, maître d’ouvrage, maître d’oeuvre…) ? Quel coût et impact sur les travaux ?

    Rediffusion de la table ronde réalisée lors de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 24 novembre 2020 en direct de Paris, sur la thématique “DIAGNOSTICS AVANT TRAVAUX (PLOMB, AMIANTE, TERMITES, DÉCHETS…)”.

    Avec :

    • Xavier Faure, animateur du GRAND CIRCUIT
    • Sabine Guina, chef de projet transition énergetique – CLESENCE
    • Aziz Atiyeh, responsable Pôle Décontamination Déconstruction Démantèlement – SETEC
    • Laurent Roquin, vice-président – FIDI

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  • Analyse amiante : spécificités et impacts de l’arrêté du 1er octobre 2019

    Analyse amiante : spécificités et impacts de l’arrêté du 1er octobre 2019

    Eurofins Analyses pour le Bâtiment est un réseau de laboratoires connu et reconnu pour ses analyses de polluants du bâtiment. Ces dernières années ont été marquées par la diversification de l’offre analytique (analyses de plomb, détection de mérule pleureuse, détecteur de radon…). Toutefois l’amiante reste au cœur de l’activité des laboratoires. Robbie Jameson, directeur des laboratoires du réseau français revient sur l’arrêté du 1er octobre 2019 et ses spécificités.

    Cet arrêté entre en application le 20 avril 2021, quel est son impact au sein d’un laboratoire ? Comment vous y êtes-vous préparé ?

    L’innovation, la fiabilité et la satisfaction de nos clients sont dans l’ADN du Groupe Eurofins, c’est tout naturellement que nos laboratoires sont prêts ou procèdent déjà pour certains d’entre eux aux analyses selon les exigences de ce nouvel arrêté. Il reprend sur de nombreux points des procédés qui font partie de notre méthode analytique depuis toujours. L’adaptation à cet arrêté se fait plutôt simplement et sans perturbation opérationnelle pour nos Clients.

    Il rend obligatoire la séparation de couche lorsque cela est possible : « chaque couche dissociable d’un échantillon, dont la quantité de la prise d’essai est suffisante, fait l’objet d’une analyse unitaire. » (Art.5). Nous avions déjà fait les études longues et exigeantes et les investissements nécessaires pour l’accomplir.

    Un autre item du nouveau texte de loi impose l’usage du Microscope Optique à Lumière Polarisée (MOLP) lors de l’analyse d’un matériau. Ceci fait aussi partie depuis toujours de nos pratiques analytiques. Nous sommes étonnés que certains laboratoires ne pratiquent toujours pas l’observation au MOLP.

    La notion de quantité minimale est un des facteurs clés d’une bonne analyse et nous communiquons depuis longtemps à nos clients sur ce point. Si l’opérateur de repérage ne fournit pas au laboratoire une quantité suffisante pour permettre une analyse valide, il risque un rejet de l’échantillon, ce que nous aimerions forcément lui éviter ! Aujourd’hui cela devient une obligation réglementaire, cette approche de bon sens sera adoptée par l’ensemble de nos confrères.

    Certaines de ces nouveautés ont un impact également chez les opérateurs de repérage. Les équipes au sein de nos laboratoires sont formées et apportent à nos clients toutes les informations dont ils ont besoin à ce sujet.

    Vous avez parlé de l’analyse à la couche, pourtant nous entendons également parler d’analyses monocouche, multicouches ou encore globales. Comment s’y retrouver ?

    Les analyses globales étaient déjà proscrites depuis la parution du LAB GTA 44, et même avant cela avec la NFX 46-020 parue en 2008. Il est un peu illusoire de découvrir aujourd’hui que de telles pratiques n’étaient pas acceptables.

    L’analyse multicouches, lorsqu’il s’agit d’analyser toutes les couches d’un matériau en même temps, revient à une analyse globale et est donc strictement interdite.

    En revanche, si l’analyse multicouche signifie que l’on analyse chacune des couches séparément, alors cette pratique est conforme aux exigences de l’arrêté du 1er octobre 2019. C’est cette approche que nous avons toujours adoptée, car elle seule permet de garantir la limite de 0.1% en masse en évitant par exemple une dilution des fibres solide/solide. Elle permet à notre client de savoir exactement où se situe l’amiante dans le matériau ou produit.

    Quid des matériaux routiers ? Que préconise l’arrêté du 1er octobre 2019 ?

    L’arrêté du 1er octobre 2019 traite spécifiquement des méthodes et principes à mettre en œuvre dans les matériaux et produits dans lesquels on trouve un squelette granulaire d’origine naturelle. Il définit donc clairement l’emploi de méthodes adaptées à l’analyse du squelette granulaire et du liant, s’ils existent. A ce titre, l’arrêté reste assez clair dans sa lecture puisqu’il s’agit bien d’une méthode adaptée à mettre en œuvre aux différentes matrices ou mix de matrices soumises aux essais.
    Selon l’article 2 de l’arrêté, une méthode adaptée est demandée. Il n’est alors pas formellement nécessaire de proposer des analyses en surcoût pour des méthodes qui vont au-delà des exigences réglementaires.
    L’arrêté stipule que « chaque composant fait l’objet d’au minimum trois prises d’essai faisant chacune l’objet d’au moins une préparation. ». Un matériau routier est constitué en général de granulats, fillers, d’un liant et d’amiante délibérément ajouté. Chaque constituant doit alors être analysé à l’aide d’une méthode adaptée.

    La technique dite « de Chatfield » mise en place chez Eurofins est basée sur une succession d’attaques thermiques et acides. Elle est répétable et reproductible et non spécifique, ce qui n’est malheureusement pas le cas de nombreuses autres méthodes.

    C’est sur ce point d’ailleurs que nous espérons une évolution de la réglementation. La norme ISO 22262-1 à la base de la méthode de Chatfield permet un résultat valide avec la lecture d’une seule grille. Le nouvel arrêté exige la lecture de deux grilles. Ceci est absolument superflu avec notre méthode et nous espérons un assouplissement sur ce point.

    Cet arrêté permet une montée en compétences globale de la filière avec un niveau d’exigences accru de la qualité des analyses. Cependant, nous ferons tout notre possible pour éviter une envolée des prix. Aujourd’hui comme hier et comme demain, Eurofins est prêt à proposer un haut niveau de qualité sans en impacter ses clients.

    L’arrêté ne semble pas concerner l’air, comment répondez-vous aux problématiques de vos clients sur ce sujet ?

    Cet arrêté est plutôt ciblé sur le massif, mais il a un impact sur les prélèvements et analyses d’ANP, et il élargit à d’autres sujets HP Env, PMAi, PMA, sur lesquels nous avons des prestations et de l’accompagnement à proposer à nos clients.