Catégorie : Diagnostics immobiliers

Dans un marché immobilier de plus en plus encadré, les diagnostics immobiliers sont un pilier essentiel pour sécuriser les transactions et protéger les parties prenantes. DPE, état des risques et pollutions, diagnostic amiante, plomb, termites, électricité, gaz, assainissement

 

Chaque document doit être précis, à jour et conforme aux réglementations en vigueur. Comment répondre aux attentes des propriétaires, acquéreurs et professionnels de l’immobilier tout en respectant les délais et les normes ?

  • Analyser les consommations d’énergie : quels instruments ?

    Analyser les consommations d’énergie : quels instruments ?

    La réglementation impose aux grandes entreprises d’optimiser leurs consommations. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, nous présente ELITEpro XC de la société américaine Dent Instruments, un appareil innovant qui permet aux auditeurs d’identifier simplement les pistes d’optimisation énergétiques.

    Quelle est la réglementation pour les entreprises sur ce sujet ?

    C’est la loi DDADUE de 2013 qui a imposé la réalisation d’audits énergétiques pour les grandes entreprises, afin d’identifier, au 5 décembre 2015, leurs principaux gisements d’économie d’énergie sur trois volets – matériels roulants, bâtiments et outil de production -, et d’engager ensuite des actions d’optimisation. Les usines sont reconfigurées en permanence, sans que ces modifications ne s’accompagnent de mesures de leur consommation, ni de sa répartition. Cette obligation constitue donc une réelle opportunité pour les professionnels capables de réaliser ces audits.

    Voir la fiche produit

    Quel produit proposez-vous pour ces mesures ?

    Nous proposons à nos clients auditeurs énergétiques l’ELITEpro XC, un enregistreur de consommations de nouvelle génération produit par DENT INSTRUMENTS. C’est un appareil autonome (auto-alimenté sur le circuit mesuré) de petite taille qui enregistre la consommation électrique monophasée ou triphasée, simplement en positionnant les colliers souples autour de chaque phase de la machine à évaluer. Il permet de mesurer la puissance active (W), la puissance réactive (VAR), la puissance apparente (VA), l’énergie active (Wh), l’énergie réactive (VARh) et l’énergie apparente (VAh).

    Il mémorise et horodate les consommations suivant un intervalle d’enregistrement configurable, et dispose de 16MB de mémoire permettant d’enregistrer sur plusieurs mois, avec également la possibilité d’une récupération périodique et automatique des données via Ethernet, Wifi ou Bluetooth.

    L’analyse des consommations est simplifiée grâce à son logiciel ELOG™, qui permet un export des données sous Excel. Des fonctionnalités qui permettent à l’auditeur de se focaliser sur les conseils aux clients, et non pas sur le traitement des données collectées.

    Non intrusif et d’un encombrement minime, il permet de générer des gains de 30% sur la consommation d’une machine. Une campagne de mesure dure typiquement de 1 semaine à 3 mois. Sur des très gros sites, il peut être nécessaire de mobiliser plusieurs dizaines d’analyseurs mais le retour sur investissement peut être très important. L’Elitepro XC est disponible a la vente mais aussi à la location courte durée.

  • L’opposabilité du DPE n’est plus à l’ordre du jour

    L’opposabilité du DPE n’est plus à l’ordre du jour

    Les sénateurs ont rejeté l’amendement qui devait rendre opposables aux bailleurs les diagnostics de performance énergétique (DPE), et présenté par les députés au mois de mai dernier. Le point sur un amendement qui aurait pu donner au DPE, à l’instar des autres diagnostics, une véritable portée juridique.

    Si le DPE est désormais parfaitement maîtrisé par les acquéreurs, puisque 75% d’entre eux connaissent l’étiquette énergétique de leur logement, selon une récente enquête Ipsos/Fnaim, il n’a toujours qu’un caractère purement informatif et n’engage en rien le bailleur envers ses locataires.

    Les députés avaient introduit un article 55 bis dans le projet de loi ELAN qui avait précisément pour objectif de permet au locataire de « se prévaloir à l’encontre du bailleur des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique ». L’idée était de rendre le DPE opposable au bailleur et donc, de lui conférer un caractère impératif et non plus simplement informatif.

    Le Sénat a rejeté cet amendement dont on pouvait légitimement penser qu’il allait dans le sens des réformes actuelles, et notamment de la lutte contre les « passoires thermiques ».

    C’est essentiellement un argument de fond qui a justifié ce rejet, puisque la rapporteure du Sénat a estimé qu’il était impossible de savoir, en l’état actuel de l’avancée des travaux de fiabilisation du DPE « si les diagnostics seront fiables au 1er janvier 2020 » et que le législateur ne disposait pas « d’une étude d’impact permettant d’évaluer avec précision les conséquences de cette opposabilité en termes de contentieux pour les entreprises et de contentieux en matière de vente et de location de logements ».

    Le Sénat a en outre retenu que, « selon les professionnels du bâtiment, les consommations réelles des bâtiments dépendent très directement des conditions d’usage et de la température effective de chauffage. Les consommations estimées dans un DPE ne peuvent donc absolument pas être garanties ».

    Il semblerait donc que le Sénat ait tenu à rappeler qu’en matière de diagnostic comme en toute chose, il convenait de ne pas « mettre la charrue avant les bœufs », ne tenant pas compte de l’engagement du gouvernement, par la voix de Julien Denormandie, Secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, de parvenir à un DPE fiable à horizon 2020.

    Ce dernier a d’ailleurs jugé indispensable que le DPE soit opposable à partir de 2020.

  • Déchets du bâtiment et diagnostic : quelle responsabilité pour le maître d’ouvrage ?

    Déchets du bâtiment et diagnostic : quelle responsabilité pour le maître d’ouvrage ?

    Dans le cadre du projet collaboratif Démoclés – qui vise le développement du tri et du recyclage des déchets du second oeuvre sur les chantiers de démolition et de réhabilitation – Recylum publie une étude juridique sur la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage en matière de déchets du bâtiment. Cette étude apporte une interprétation éclairante du Code de l’environnement concernant le rôle et la responsabilité du maître d’ouvrage.

    L’étude rappelle notamment l’obligation de diagnostic déchets. En effet, le Code de la construction et de l’habitation impose la réalisation d’un diagnostic des déchets, préalablement à la démolition. Le diagnostic doit être réalisé par le maître d’ouvrage (article R. 111-45 du Code de la construction et de l’habitation) :
    « Le maître d’ouvrage d’une opération de démolition de bâtiment réalise un diagnostic portant sur les déchets issus de ces travaux dans les conditions
    suivantes :

    • a) préalablement au dépôt de la demande de permis de démolir si l’opération y est soumise ;
    • b) préalablement à l’acceptation des devis ou à la passation des marchés relatifs aux travaux de démolition dans les autres cas. »

    En pratique, le maître d’ouvrage fait appel à une entreprise spécialisée chargée du diagnostic. Cette dernière engage sa responsabilité contractuelle en cas de défaillance (art. 1231-1 c. civil).

    La jurisprudence de la Cour de cassation relative aux diagnostics immobiliers (amiante, termites…) engage la responsabilité du diagnostiqueur en cas d’insuffisance (voir en ce sens, C.cass. ch. Mixte, 8 juillet 2015, n° 13-26.686). Cette solution est a priori transposable au diagnostic déchets effectué par une entreprise spécialisée. Le Code de la construction et de l’habitation impose également au maître d’ouvrage de dresser un formulaire de récolement « relatif aux matériaux réemployés sur le site ou destinés à l’être et aux déchets issus de cette démolition », à l’issue des travaux de démolition. Ce formulaire (Cerfa N° 14498*01) mentionne la nature et la quantité des matériaux réemployés sur le site ou destinés à l’être, et celles des déchets, effectivement valorisés ou éliminés, issus de la démolition66.

    La méconnaissance de l’obligation de réaliser un diagnostic, peut faire l’objet de sanctions pénales. En outre, des sanctions pénales sont encourues en cas de méconnaissance des obligations suivantes rattachées au diagnostic démolition (articles R. 111-43 à R. 111-49 du Code de la construction et de l’habitation) :

    • réaliser un diagnostic préalable aux opérations de démolition ;
    • transmettre le diagnostic à toute personne physique ou morale appelée à concevoir ou à réaliser les travaux de démolition ;
    • télédéclarer le formulaire de récolement CERFA 14498.La constatation de ces infractions peut entraîner l’interruption des travaux. La continuation des travaux est en ce cas puni (emprisonnement de trois mois et amende de 45 000 €.

     

    > Télécharger l’étude complète <

  • Diagnostic en franchise : EX’IM recrute

    Diagnostic en franchise : EX’IM recrute

    EX’IM est un réseau de 63 agences de diagnostiqueurs immobiliers franchisés présent sur la France entière. Créé en 2002, il est le plus important réseau en termes de chiffre d’affaires, avec 27 millions d’euros et 190 techniciens certifiés. Le point sur le secteur avec Yannick Ainouche, le PDG du réseau.

    Comment évolue le marché du diagnostic immobilier ? Quel sont les besoins ?

    Le marché est très fluide, car il est le reflet du marché immobilier en vente comme en location. Aujourd’hui, la difficulté de notre métier est liée à une législation de plus en plus complexe. Néanmoins, les diagnostiqueurs occupent une place centrale dans la connaissance du bâti en France. En effet, grâce à nos rapports nous favorisons une meilleure transparence pour les acquéreurs comme pour les locataires. Nos diagnostics permettent également de mieux comprendre la valorisation des actifs immobiliers.

    Notre filière présente deux avantages majeurs : l’installation nécessite peu d’investissement et notre offre de services découle d’un marché réglementé. Le volume de clients est donc certain et pérenne.

    Nos techniciens sont tous certifiés, ce qui est un gage de sécurité et de qualité pour nos clients. En ce qui concerne EX’IM, afin d’améliorer nos services, nous disposons d’un centre de formation et organisons les montées en compétences de nos techniciens.

    Vous cherchez à recruter. Quels sont vos objectifs de développement ?

    Notre réseau compte 63 agences à l’heure actuelle. Nous pensons que nous pouvons couvrir l’ensemble du territoire national avec environ 85 agences. Notre objectif est donc d’ouvrir une vingtaine d’agences d’ici deux ans.

    Quels profils recherchez-vous ?

    Ces ouvertures se feront soit avec de nouveaux entrepreneurs, soit avec des diagnostiqueurs déjà opérationnels qui souhaitent entrer dans un réseau afin de bénéficier de notre expertise technique, accompagnement commercial et marketing, communication etc…

    Nous avons actuellement des besoins dans le sud-ouest : Toulouse Montpellier, Perpignan, Lyon et le canal rhodanien.

    En ce qui concerne les techniciens, nous avons actuellement 52 postes à pourvoir partout en France. Nous offrons des évolutions professionnelles intéressantes, avec une rémunération attractive et une formation continue pertinente. En un mot, que vous soyez entrepreneur ou technicien du diagnostic rejoignez-nous !

  • « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    La Chambre des Diagnostiqueurs (FNAIM) a été créée il y a 11 ans. A sa tête Thierry Marchand, qui entend accompagner les diagnostiqueurs avec une vision sur les dix prochaines années en renforçant ses équipes autour d’une stratégie guidée par un objectif : la santé, la sécurité des personnes et la protection de l’environnement pour un logement plus sûr et plus confortable.

    Quelle est la situation de la profession et ses enjeux pour 2018 ?

    Notre métier a débuté en 1992 avec la loi Carrez. S’il a connu des aléas, il s’est nettement professionnalisé depuis la mise en place de la certification il y a 10 ans. Notre profession est véritablement consciente de la responsabilité que lui a confiée les pouvoirs publics. Les chiffres sont là : on estime que les diagnostics pour la vente, la location et les travaux représentent plus d’un milliard d’euros de CA par an.

    Au cours de la seule année 2017, 970 000 logements ont été vendus. Avec une moyenne de 4 diagnostics par vente, ce sont au moins 4 millions de rapports réalisés, rien que pour la vente ! Les associations de consommateurs précisent que le taux d’erreur dans les rapports baisse au fil du temps.

    Les propriétaires sont de plus en plus inquiets des contrôles que réalisent leur diagnostiqueur. Effectivement, les conclusions de nos rapports ont un impact sur leur vente ou leur location. Mais ils ne voient pas toute la chaîne de réalisation d’un diagnostic. Le diagnostiqueur n’est pas le seul à être responsable : a-t-il été bien formé ? La certification de compétence effectue-t-elle les contrôles de manière efficace ?

    A ce titre, Les diagnostiqueurs peuvent-ils être considérés comme des « auxiliaires de l’État » ?

    Oui, nous pouvons nous considérer ainsi. Pour exercer, les diagnostiqueurs ont l’obligation d’être certifiés. Et pour être certifié, il faut d’abord être formé. Or la question de la responsabilité des organismes de formation et de certification n’est jamais relevée. De bons professionnels peuvent commettre des erreurs si leur formation est insuffisante ou médiocre.

    Ils passent aussi à travers le contrôle de la certification qui se concentre principalement sur les rapports, mais pas sur les processus de réalisation de ces documents. Les autres professions réglementées ont des garde-fous, comme les ordres professionnels. Or, avec un peu plus de 7500 diagnostiqueurs en France pour 9000 certifiés, ce n’est malheureusement pas un enjeu. Notre organisation professionnelle patronale, la CDI FNAIM, que je représente, met toute son énergie à défendre nos adhérents et notre profession.

  • Mesures Carrez à Paris : une solution pour éviter les abus

    Mesures Carrez à Paris : une solution pour éviter les abus

    Cet article a été rédigé par Régis Andrieux, fondateur de Monser (société parisienne de diagnostics immobiliers), qui nous donne son sentiment sur les risques de fournir des mesures Carrez dans des villes où les prix de l’immobilier sont très élevés, et sur les solutions possibles pour améliorer la situation.

    Lorsqu’on est diagnostiqueur dans une des zones de France dites « tendues », où les prix de l’immobilier sont très élevés (Paris par exemple, puisque c’est notre cas !), on a affaire à une clientèle particulièrement focalisée sur la mesure Carrez des logements. Les incitations à gonfler les mesures obtenues sont nombreuses, et les occasions où il faut annoncer à un propriétaire que son bien est moins grand qu’il ne le pensait ne manquent pas. On en vient à se dire qu’une mesure de contrôle, systématique et réalisée par l’acquéreur en plus de celle du vendeur, éviterait bien des problèmes.

    Faire des mesures des Carrez à Paris

    En tant que diagnostiqueurs parisiens, chez Monser, nous sommes aux premières loges pour observer que dans la capitale tout le monde, des agents immobiliers aux propriétaires, est obsédé par la surface Carrez. Cela donne des situations cocasses, voire un peu ridicules, mais aussi d’autres moins amusantes.

    Les situations cocasses

    On rencontre souvent ce propriétaire qui vient de décréter qu’il va vendre « à 11 000 du mètre » et qui maintenant veut savoir combien il y en a, de mètres, et qui ne veut pas vous voir oublier le moindre recoin. Il vous suit partout et pointe du doigt chaque cm² de son petit bijou en vous demandant « et ça, vous le comptez ça ? ». Le plus souvent c’est très agaçant, mais parfois c’est drôle. Voici deux exemples particulièrement savoureux. Et c’est du vécu !

    Numéro 1, l’agaçant : un monsieur du type décrit ci-dessus me montre un coffrage de conduits de cheminée et me dit qu’il va le détruire, car ses voisins du dessous n’ont plus de cheminée et que ce conduit est vide, et que de toute façon plus personne n’utilise de cheminée à Paris. Je hoche la tête et continue comme si de rien était, après quoi il m’explique qu’il faut que la surface de ce coffrage soit prise en compte dans la loi Carrez, puisqu’il va le détruire !
    Je garde mon calme pour lui dire que je dois mesurer ce que je vois, et que le coffrage est bien là pour l’instant. Il insiste à nouveau et s’agace et j’essaie à nouveau de garder mon calme, et ceci pendant 5 bonnes minutes, jusqu’à ce qu’il me dise « mais je le détruis maintenant si vous voulez ! ». C’est là que je perds mon calme et lui confirme que c’est effectivement une bonne solution, que j’en ai pour une heure à terminer mes diagnostics et que j’ajouterai son coffrage à la Carrez s’il l’a cassé d’ici là !

    Bien sûr, à partir de ce moment il m’a laissé tranquille, et le coffrage est resté tel quel. À noter que tout cette histoire concernait un coffrage de cheminée, et que cela mesure au maximum 1.20m x 0.40m, soit moins d’un demi mètre carré !

    Numéro 2, le calculateur : un autre monsieur, toujours du même moule, me regarde mesurer sa salle de bain. Il y a de la faïence murale jusqu’à mi-hauteur, et je pose le lasermètre sur la faïence pour prendre les mesures. Il me demande alors pourquoi je ne pose pas le lasermètre au-dessus, pour gagner l’épaisseur du carrelage. Je lui indique poliment que ça ne change franchement rien, et c’est alors qu’il me fait le raisonnement suivant : sa salle de bain fait 1.50m x 1.50m, soit 2.25 m². Si on enlève l’épaisseur de la faïence (1.5cm) de chaque côté, cela donne 1.47m x 1.47m, soir 2.15 m². Et comme le dit le dicton parisien, « à 10 000 € du mètre, 0.1 m² ça fait une sacrée différence ! ».

    Et oui, à Paris, vous gagnez 1 000 € si vous enlevez la faïence murale de la salle de bain avant de vendre votre appartement !

    Les situations moins amusantes

    Il existe des situations qui prêtent moins à sourire, dues la plupart du temps à la malhonnêteté (puisqu’il faut appeler un chat un chat) de certains confrères.
    L’appartement mansardé : il m’est arrivé d’obtenir une mesure de 54 m² Carrez, dans un appartement dont le propriétaire attendait 63 m². Il m’a présenté deux diagnostics différents, annexés aux deux derniers actes de vente, qui indiquaient chacun cette même surface, surestimée de 9 m². Dans la mesure la plus récente, une pièce mesurant 7 m² au sol et moins d’1 m² Carrez était notée à 4 m² Carrez, ne laissant aucun doute sur la volonté de truquer le résultat de la part du diagnostiqueur.

    La perte pour ce propriétaire, qui déménageait car sa famille s’agrandissait et qui avait déjà signé l’achat de son logement suivant, était d’environ 90 000 €.

    La tricherie franche : dans un autre appartement, celui-ci tout à fait rectangulaire et ne comportant aucune difficulté de mesure, j’annonce 62 m² au propriétaire qui attendait 66 m². J’ai tout de suite senti un peu d’animosité dans le regard du monsieur, mais nous avons calmement comparé ensemble la mesure Carrez dont il disposait et la mienne. Dans la sienne, un couloir d’1m x 1.50m était indiqué à 4 m², et la salle de bain de 2m x 2m était indiquée à 6 m². Là encore, on ne peut pas douter que le « confrère » qui est passé avant n’avait pas les intentions les plus louables, et avait dû se laisser tenter par un dessous de table.

    Face à ces situations, dans lesquelles on voit que des propriétaires se retrouvent à ne pas avoir les ressources qu’ils attendaient pour pouvoir reloger leur famille, on en vient à se demander s’il n’existerait pas une solution pour éviter ce genre de problèmes.

    La Carrez de contrôle, une bonne solution ?

    A titre personnel, je conseille à tout mon entourage de refaire une mesure Carrez immédiatement après avoir acheté un logement en région parisienne. Si la surface a été surestimée, ils le sauront immédiatement, et pas au moment de la revente plusieurs années plus tard. Par ailleurs, si la surface est surestimée au-delà du seuil de 5%, cela leur permettra d’engager la procédure de recours contre le vendeur, qui doit avoir lieu au plus tard un an après la vente.

    En parallèle de cela, chez Monser, nous prenons également de plus en plus l’habitude de conseiller à tous nos interlocuteurs de faire vérifier les mesures Carrez. En effet, la profession dans son ensemble aurait tout intérêt à ce que ce genre de contrôle finisse par se généraliser :

    • Cela créerait un petit marché supplémentaire pour les diagnostiqueurs ;
    • Nous n’aurions plus à annoncer aussi fréquemment des mauvaises nouvelles aux propriétaires qui s’apprêtent à vendre. Ces discussions sont souvent longues et fastidieuses ;
    • Les propriétaires et agents immobiliers, sachant qu’un contrôle va avoir lieu, perdraient l’habitude de nous demander à chaque fois d’augmenter les surfaces. Cela représenterait un gain de temps non négligeable !
    • Les quelques professionnels indélicats, qui proposent de gonfler les surfaces ou de « pousser les murs », seraient mis en difficulté par une recrudescence des recours d’acquéreurs contre les mesures Carrez surestimées.

    En ces temps d’augmentation importante des primes d’assurance pour les diagnostiqueurs, on peut se dire qu’un contrôle de plus n’est peut-être pas une bonne idée. Mais pour les diagnostiqueurs parisiens, la systématisation des mesures Carrez contradictoires serait clairement un soulagement et simplifierait grandement leur travail.

    Régis Andrieux
    www.monser.fr

  • Faire garantir la performance énergétique atteinte par un gage

    Faire garantir la performance énergétique atteinte par un gage

    Destiné aux bureaux d’études, fournisseurs d’efficacité énergétique ou aux maîtres d’ouvrages, la prestation « Performance énergétique vérifiée par AFNOR Certification » permet, par l’intervention d’un organisme tiers indépendant, de vérifier la méthode de mesure et de vérification des économies d’énergie d’un projet, et donc, l’exactitude des économies d’énergie annoncées.

    Dans quel cadre utiliser cette prestation ?

    Cette prestation est applicable quel que soit le contexte contractuel, juridique et méthodologique du projet d’amélioration de la performance énergétique. Elle peut être utilisée dans le cadre des Contrats de Performance Energétique (CPE), caractérisés par la formalisation d’un engagement contractuel d’amélioration de la performance énergétique entre une Société de Service en Efficacité Energétique (SSEE), porteuse de l’engagement contractuel de performance, et un donneur d’ordre public ou privé.

    Elle peut aussi intervenir dans le cadre des projets d’amélioration de la performance énergétique engagés dans le déploiement d’un Système de Management de l’Energie (SMé). Dans ce cas, le projet est déterminé à l’issue de la revue énergétique et il est constitué par l’ensemble des actions d’amélioration de la performance énergétique constitutives du plan d’actions retenu. Ou encore pour les projets d’amélioration de la performance énergétique engagés en dehors de tout cadre contractuel de type CPE et en dehors d’une démarche de type SMé.

    Qu’est-ce que la Mesure et Vérification ?

    La Mesure et Vérification (M&V) de la performance énergétique et ses contraintes constituent un processus d’utilisation de la mesure pour déterminer, de façon fiable, les économies d’énergie réelles que génère un projet de gestion de l’énergie. Ainsi le cadre méthodologique est fixe. Il entend, dans un premier temps, définir le projet d’amélioration de la performance énergétique ; concevoir le plan de mesure & vérification (PM&V) ; vérifier que les économies d’énergies attendues sont présentes à l’aide des rapports de suivi de la performance énergétique

    L’outil développé par l’Afnor a été élaboré à partir du document EVO 10000-1 : 2016 (FR) – Protocole International de Mesure et de Vérification de la Performance Energétique – Principes fondamentaux, et a été complété par certains concepts et exigences issus des documents normatifs de référence.

    Les bénéfices :

    • Démontrer une expertise et un engagement à atteindre les objectifs fixés en termes de performance énergétique
    • Donner confiance à ses clients
    • Se différencier face à des acteurs ne proposant pas les mêmes garanties vérifiées par un tiers de confiance
    • Encourager ses collaborateurs à plus de rigueur et de compétences pour de meilleurs résultats opérationnels
    • Sécuriser le financement de ses projets lorsqu’ils s’appuient sur les économies générées
    • Encadrer le projet pour atteindre les résultats escomptés
    • Donner confiance aux financeurs;
    • Communiquer de manière transparente sur le niveau de performance atteint ou l’amélioration atteinte à l’issue du projet

    Faire vérifier vos projets d’efficacité énergétique par AFNOR certification, c’est faire valider son plan de mesure initial et son niveau de performance atteint au regard des standards de Mesure et Vérification (M&V) et s’assurer que les résultats obtenus sont fiables et communicables.

  • Le marché du diagnostic immobilier en 2018

    Le marché du diagnostic immobilier en 2018

    En février dernier, nous avons réalisé une enquête auprès de votre filière du diagnostic immobilier. Environ 300 réponses à cette enquête.

    Le marché du diagnostic immobilier en 2018

    Votre priorité, pour cette année, est de consolider votre activité. Malgré tout, 33% d’entre vous envisage des embauches sur 2018.

    2/3 des entreprises sont composées d’une seule personne. Les franchises peuvent encore arpenter le terrain pour vous faire franchir le pas car vous êtes à 80% indépendant de tout réseau.

    Pour développer votre entreprise, des activités comme le DTG et le « marché du plan » attirent votre attention sans oublier le DPE, la RT 2020 et l’amiante. Un des sujets sur lesquels vous souhaitez des informations en cette année 2018 est « le nouveau référentiel de certification »

    Je télécharge les résultats

     

    Nombreux de ces sujets seront abordés sur « Le Grand Circuit des Diagnostiqueurs Immobiliers »

    En savoir plus

  • Rejoignez l’un des leaders des diagnostics, contrôles et mesures des bâtiments depuis 15 ans

    Rejoignez l’un des leaders des diagnostics, contrôles et mesures des bâtiments depuis 15 ans

    Depuis 2002, EX’IM a développé un réseau d’entrepreneurs indépendants en franchise et s’est hissé parmi les leaders du marché, avec plus de 27 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé en 2017 et en proposant des prestations de qualité.

    Depuis 2011, nous avons entrepris de diversifier notre activité en développant notre pôle bureau de contrôle qui intervient pour la réalisation de repérages avant travaux et avant démolition, ainsi que les mesures d’empoussièrement.

    Aujourd’hui, cette partie de notre activité représente plus de 40% de notre chiffre d’affaires.

    Cette diversification offre à EX’IM d’importants leviers de développement (+15% en moyenne par an depuis 7 ans) et amène de plus en plus de cabinets indépendants à nous rejoindre.

    Diagnostiqueurs indépendants,
    Rejoignez EX’IM et bénéficiez d’un accompagnement spécifique
    pour développer votre activité « BUREAU DE CONTRÔLE »

     

    exim-franchise-diagnostic-immobilier

    Contact : Alexandra HISS – a.hiss@exim-expertises.fr

  • DEKRA lance sa franchise de diagnostic immobilier

    DEKRA lance sa franchise de diagnostic immobilier

    Interview de Nicolas BLAZY, Directeur de la franchise DEKRA DIAGNOSTIC

    Qu’est ce qui a amené Dekra à se lancer dans le diagnostic immobilier ?

    Spécialiste du contrôle technique automobile, Dekra a dès 2005, choisi d’élargir son activité pour devenir un partenaire global de la sécurité de ses clients, à la fois sur la route, au travail et à la maison. Cela a été à l’époque l’objet du rachat de Norisko, très implanté sur le contrôle industriel. L’entreprise s’est dès lors développée sur ce marché, et celui de la transaction/location. Avec plus ou moins du succès, jusqu’en 2014, où l’activité à vraiment décollé, pour bientôt générer 16 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une réussite qui nous a convaincus que nous avions une place à prendre parmi les leaders du secteur en créant un réseau à la marque Dekra Diagnostic.

    Pourquoi avoir choisi de développer ce réseau en franchise ?

    Les raisons de ce choix sont nombreuses. Notre réseau intégré compte une trentaine d’unités, ce qui nous paraît être une taille idéale. Nous prendrions un risque important à continuer de le développer uniquement en propre. Ensuite, le marché du B to C ne représente aujourd’hui que 10 % de l’activité de Dekra Diagnostic. Or le business modèle qui fonctionne sur ce créneau, c’est la franchise. Enfin, nous avons de gros contrats nationaux à assumer (SNCF, CEA, EDF, Orange…), qui nécessitent des interventions dans des endroits reculés et sur des zones blanches où nous ne sommes pas. L’idée est de renforcer notre réactivité dans ces zones et d’y être apporteurs de business pour nos franchisés, à mon sens c’est la clé de la réussite d’un franchiseur.

    Quels sont les atouts de Dekra Diagnostic sur son marché ?

    Au client final, Dekra, marque reconnue pour sa transparence et sa grande rigueur, apporte de la sécurité et de la fiabilité, en même temps que des tarifs attractifs. Au franchisé, notre enseigne amène d’abord du business. Tous nos centres de contrôle technique automobile – ils sont 2 600 en France – seront apporteurs d’affaires pour nos diagnostiqueurs. Et dès leur lancement, ils profiteront aussi du portefeuille de grands comptes du groupe. Nous avons par ailleurs développé un logiciel révolutionnaire pour la gestion de leur activité au quotidien, plus efficace et simple d’utilisation que tout ce qui se fait aujourd’hui. Et leur garantissons l’accès aux assurances requises pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier.

    Quels profils de franchisés ciblez-vous ?

    Nous cherchons à ouvrir des franchises qui développent entre 400 et 500 000 euros de chiffre d’affaires et emploient trois à quatre techniciens et une administrative. Avec trois cibles : les diagnostiqueurs indépendants qui sont dans cette taille et qui recherchent aujourd’hui un partenaire solide, et pouvant leur permettre de développer une activité B to B ; les franchisés de la concurrence en fin de contrat qui souhaiteraient découvrir une autre enseigne ou sont insatisfaits des services apportés par leur franchiseur actuel et des cadres en reconversion qui souhaitent investir et passer à leur compte.

    Quel est l’investissement requis pour vous rejoindre ?

    Nous demandons 15 000 euros de droit d’entrée, puis des royalties de 5 % et une redevance publicitaire de 1 % du CA. Nous exigeons un local commercial, afin de porter la notoriété de l’enseigne. Il peut être aménagé selon deux standards : low cost ou premium. Une surface financière de 70 à 80 000 euros est globalement nécessaire pour s’installer et lancer l’activité dans de bonnes conditions.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur franchise-magazine.com