Catégorie : Matériel et logiciel

Pour les diagnostiqueurs, la qualité des équipements et des logiciels est indispensable pour garantir des évaluations fiables et conformes aux exigences réglementaires.

 

Des caméras thermiques aux logiciels de gestion des rapports, en passant par les outils de mesure (hygromètres, détecteurs de gaz, etc.), chaque choix impacte directement la précision de vos diagnostics et votre productivité.

  • Les bâtiments sont-ils aveugles ?

    Les bâtiments sont-ils aveugles ?

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  • Quels équipements pour un audit énergétique conforme ?

    Quels équipements pour un audit énergétique conforme ?

    L’audit énergétique des maisons individuelles s’impose aujourd’hui comme une étape clé lors de la vente des logements classés E, F ou G, mais aussi comme un véritable levier pour engager des travaux de rénovation et mobiliser des aides financières. Obligations réglementaires, profils des professionnels habilités, équipements de mesure indispensables : Testoon accompagne depuis plusieurs années les acteurs du secteur avec des guides et des outils pédagogiques dédiés. Décryptage des enjeux, des pratiques et des matériels incontournables de l’audit énergétique avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    5 points à retenir :

    • Audit énergétique des maisons : obligations, acteurs concernés et points clés à connaître avant une vente.
    • Pourquoi l’audit devient un outil central pour la rénovation et l’obtention d’aides comme MaPrimeRénov’.
    • Diagnostiqueur ou bureau d’études : qui peut faire l’audit énergétique et selon quelles règles ?
    • Les kits de matériel recommandés : du télémètre laser aux caméras thermiques, en passant par les débitmètres.
    • Des vidéos pratiques pour apprendre à maîtriser chaque appareil de mesure.

    Quelles sont les obligations actuelles ?

    Le dispositif est relativement complexe, car il implique de nombreux acteurs. Il existe une obligation de réaliser un audit énergétique dans le cas des « passoires énergétiques », c’est-à-dire des biens dont le DPE est classé E, F ou G. Dans ces cas, le diagnostiqueur doit proposer un audit énergétique à son client, et ce document fait partie des éléments à transmettre au notaire et à l’acheteur au moment de la transaction.

    Mais tous les audits ne sont pas réalisés par des diagnostiqueurs ?

    Exactement. C’est l’un des aspects complexes. L’audit peut être réalisé par différents professionnels. L’idée des pouvoirs publics, c’est de faire en sorte que cet audit ne serve pas seulement à la vente, mais qu’il puisse aussi devenir un point de départ pour une rénovation énergétique. Cela permettrait à l’acquéreur d’utiliser ce document pour planifier ses travaux.

    L’audit devient donc un outil central pour mobiliser des aides comme MaPrimeRénov’, ou même pour obtenir des financements bancaires, car les banques exigent un DPE et un audit énergétique pour accorder un prêt.

    Et concernant le matériel, que faut-il pour réaliser ces audits ?

    Il y a plusieurs cas de figure selon les professionnels. Les entreprises qualifiées, comme les bureaux d’études ou les professionnels qualifiés par les organismes OPQIBI ou QUALIBAT, doivent répondre à des exigences strictes. Ils doivent posséder un certain nombre d’équipements, et le prouver.

    À l’inverse, le diagnostiqueur immobilier est certifié en tant que personne, et c’est sa compétence dans l’utilisation des appareils qui est évaluée, pas nécessairement la possession du matériel. Cela dit, dans les deux cas, les équipements utilisés sont similaires.

    Vous avez édité des guides pour accompagner ces professionnels ?

    Oui, nous publions depuis plusieurs années des guides qui évoluent avec la réglementation. Ces supports sont pensés pour les professionnels de la maison individuelle, mais aussi du logement collectif ou de l’industrie. Ils aident à choisir le bon kit de matériel.

    Typiquement, un kit d’audit contient :

    • Un télémètre laser,
    • Un vitromètre,
    • Une caméra thermique,
    • Des appareils pour mesurer les débits ou les pressions de ventilation,
    • Et des wattmètres pour évaluer les performances électriques.

    Pour accompagner l’usage de ces appareils, nous avons aussi produit une série de courtes vidéos (environ 3 minutes chacune), accessibles dans notre offre, pour expliquer comment bien utiliser chaque outil.

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  • Patrimoine immobilier : pourquoi la capture 3D devient incontournable

    Patrimoine immobilier : pourquoi la capture 3D devient incontournable

    La capture de la réalité s’impose progressivement comme un outil stratégique pour visualiser, gérer et transformer le patrimoine immobilier. Longtemps réservées à des usages experts, les technologies de scanner 3D, de jumeau numérique et de BIM deviennent aujourd’hui plus accessibles, portées par le cloud, l’intelligence artificielle et la baisse des coûts matériels. Face à cette démocratisation rapide, de nouveaux enjeux apparaissent : choix du matériel, fiabilité des logiciels et exploitation réelle des données. Décryptage d’un marché en pleine mutation avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    5 points à retenir :

    • Jumeau numérique, BIM, capture 3D… les nouvelles armes pour visualiser, gérer et transformer un patrimoine immobilier.
    • Pourquoi les collectivités, bailleurs ou propriétaires se tournent massivement vers la capture de la réalité.
    • Lidar, cloud et IA : les révolutions technologiques qui rendent les scanners 3D plus accessibles.
    • Prix cassés vs solutions fiables : les pièges à éviter quand on choisit son matériel de capture.
    • Un bon scanner c’est aussi un bon logiciel (et comment éviter les fichiers inutilisables).

    Aujourd’hui, on parle de la capture de la réalité. Quels sont les usages associés à cette technologie ?

    La capture de la réalité, c’est un terme qui englobe plusieurs notions : jumeau numérique, scanner, BIM, etc. L’idée est de capturer un espace réel pour le modéliser en trois dimensions. Cela permet ensuite de générer des jumeaux numériques, des visites virtuelles, mais aussi des outils de travail très concrets pour les professionnels qui doivent intervenir dans ces espaces.

    Dans le secteur du bâtiment, ces technologies vont bien au-delà de l’immobilier traditionnel. Par exemple, une collectivité, un bailleur social ou un propriétaire disposant d’un vaste patrimoine a besoin de connaître et de suivre ses bâtiments. Or, les plans sont souvent anciens, parfois obsolètes, et les usages évoluent. Avoir une base de données en 3D de son patrimoine, exploitable et partageable, devient donc un vrai levier d’efficacité, notamment pour simuler des travaux. Et aujourd’hui, les coûts ont largement baissé, ce qui ouvre ces outils à un public plus large.

    Justement, ces technologies nécessitent du matériel et des logiciels. Qui sont les acteurs historiques du secteur ?

    Historiquement, les grands fabricants de scanners 3D comme Leica Geosystems ont dominé le marché. Ils proposent du matériel très performant, mais coûteux, nécessitant également des logiciels complexes et des compétences élevées. Depuis quelques années, on observe une forte évolution du marché.

    Parmi les grandes tendances, on observe :

    • L’usage du Cloud, qui permet de traiter les nuages de points à distance avec plus de puissance.
    • L’automatisation par l’intelligence artificielle, qui simplifie les processus. Avec par exemple l’apparition d’acteurs comme Matterport, qui ont démocratisé la génération automatique de jumeaux numériques à partir de simples prises de vue, avec un niveau de compétence requis beaucoup plus faible.

    On voit apparaître de nouveaux entrants. Qu’en est-il ?

    Effectivement, les composants clés comme les capteurs Lidar deviennent très accessibles. On les retrouve dans les smartphones, les tablettes, les véhicules autonomes, ou même dans le secteur de la santé. Cette démocratisation réduit drastiquement le coût des scanners.

    Résultat : on voit émerger une nouvelle vague de fabricants, notamment asiatiques et américains, qui proposent des solutions bien moins chères.

    Quels sont les points de vigilance pour les acheteurs ?

    Le prix attire, évidemment. Un scanner valait 20 000 € il y a deux ans ; aujourd’hui, on trouve du matériel à 3 000–5 000 € avec des performances prometteuses. Mais attention : le scanner seul ne fait pas la solution.

    Ce qui compte, c’est :

    • la qualité du traitement logiciel (souvent négligée),
    • l’expérience accumulée par les fabricants historiques sur les usages pros,
    • la compatibilité avec les chaînes logicielles et réglementaires françaises,
    • le support technique et la maintenance.

    Acheter uniquement sur critère de prix, c’est risquer de se retrouver avec des fichiers inutilisables ou difficilement exploitables dans un cadre professionnel. Le mieux reste de s’entourer de prestataires sérieux, qui conseillent et assurent la pérennité des solutions.

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  • Diagnostic gaz : 80 % des appareils de mesure défaillants

    Diagnostic gaz : 80 % des appareils de mesure défaillants

    Dans le diagnostic gaz, la fiabilité des appareils de mesure est un enjeu majeur de sécurité. Pourtant, près de 80 % des détecteurs de monoxyde de carbone présentent aujourd’hui des dérives ou des dysfonctionnements après quelques années d’utilisation, pouvant conduire à des diagnostics erronés. Face à ce constat préoccupant, la profession s’est dotée de nouvelles règles et guides, qui encadrent plus strictement les conditions de mesure, la précision des appareils et leur étalonnage régulier. Éclairage sur ces évolutions, leurs impacts concrets pour les diagnostiqueurs et les enjeux de métrologie avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    5 points à retenir :

    • Pourquoi 80 % des appareils de mesure gaz peuvent délivrer des résultats erronés après quelques années.
    • Le guide 2025 du CNPG : une nouvelle obligation pour fiabiliser les mesures de monoxyde de carbone.
    • Précision des appareils, conditions d’usage, fréquence de vérification : ce que dit la nouvelle réglementation.
    • Étapes de l’étalonnage : comment ajuster ou remplacer un détecteur non conforme.
    • Un entretien régulier pour garantir la sécurité des installations et éviter les diagnostics trompeurs.

    Testoon propose depuis plus de deux ans l’étalonnage des appareils de mesure. Quel est le constat concernant le diagnostic de sécurité gaz ?

    Le diagnostic de sécurité gaz existe depuis 2007, cela fait donc bientôt vingt ans. Ce diagnostic consiste à vérifier plusieurs paramètres sur une installation de gaz, notamment l’absence de fuite au niveau de l’arrivée de gaz combustible, et surtout l’absence d’émission de monoxyde de carbone par les chaudières — ce qui est évidemment dangereux.

    Le problème, c’est qu’au fil des années, un certain nombre de diagnostiqueurs ne se soucient pas suffisamment de la qualité des mesures réalisées au bout de plusieurs années de possession de leurs appareils. On a constaté que jusqu’à 80 % des appareils vérifiés ne mesuraient plus correctement : soit la valeur relevée était trop faible, soit l’appareil ne fonctionnait plus du tout. Et comme l’objectif est de chercher l’absence de monoxyde de carbone, certains pouvaient à tort valider une installation avec un appareil défaillant.

    Aujourd’hui, pour répondre à ce problème, de nouvelles obligations sont en place ?

    Oui, les professionnels se sont saisis de la question via le Centre National des Professionnels du Gaz (CNPG). Toutes les parties concernées se sont réunies pour produire un guide de bonnes pratiques, intitulé « Comment réaliser une bonne mesure de monoxyde de carbone à proximité d’une chaudière ». Ce guide est devenu d’utilisation obligatoire depuis le 1er juillet 2025.

    Est-ce que ce guide impose un étalonnage obligatoire du matériel ?

    Il impose plusieurs choses.

    • D’abord, il définit précisément les exigences de performance des appareils, en termes de précision de mesure, car on cherche à détecter des taux très faibles de monoxyde de carbone.
    • Ensuite, il décrit les conditions d’usage et les procédures de mesure, en fonction des différentes situations rencontrées sur le terrain.
    • Enfin, il encadre l’entretien des appareils, ce qui inclut l’étalonnage.

    L’étalonnage consiste à renvoyer régulièrement l’appareil en laboratoire pour le comparer à un gaz étalon. Si l’appareil ne donne pas une mesure correcte, il peut être ajusté ou, s’il est irréparable, remplacé.

    À quelle fréquence faut-il faire cet étalonnage ?

    Le protocole du CNPG demande :

    • un étalonnage initial à la sortie de production,
    • un étalonnage au bout de 3 ans,
    • puis un étalonnage tous les 2 ans.

    Si l’appareil n’est plus conforme, il doit être ajusté (si possible) ou remplacé.

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  • Étalonnage des matériels de diagnostic : normes à venir, taux de conformité et actions d’entretien

    Étalonnage des matériels de diagnostic : normes à venir, taux de conformité et actions d’entretien

    L’étalonnage des appareils de mesure est essentiel pour garantir la qualité des diagnostics et la sécurité des installations électriques et de gaz. Depuis plus de deux ans, Testoon a développé un laboratoire de métrologie dédié à l’étalonnage des équipements utilisés par les diagnostiqueurs immobiliers et les bureaux de contrôle. Retour sur les enjeux et les évolutions à venir avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Testoon propose depuis plus de deux ans l’étalonnage des appareils de mesure. Quels enseignements en avez-vous tirés ?

    En effet, cela fait plus de deux ans que nous avons mis en place un laboratoire de métrologie et que nous proposons des services d’étalonnage pour divers appareils de mesure utilisés par les diagnostiqueurs immobiliers et les bureaux de contrôle technique dans le domaine de l’électricité. Nous offrons des prestations dans trois principales catégories de produits : la vérification métrologique des télémètres laser, des appareils de contrôle de sécurité électrique, et des appareils de mesure du monoxyde de carbone utilisés pour contrôler les chaudières.

    Nous avons réalisé plusieurs centaines d’étalonnages pour les équipements utilisés par nos clients en France, ce qui nous permet de tirer des conclusions intéressantes et statistiquement significatives.

    Concernant les télémètres laser, nous avons eu la bonne surprise de constater que la majorité des appareils sont conformes lorsqu’ils sortent de notre laboratoire : moins de 5 % des télémètres laser présentent des défauts de conformité. Pour les modèles de haute qualité, comme ceux de Leica, un entretien régulier et un nettoyage des lentilles suffisent souvent à rétablir leur conformité.

    Pour les appareils de sécurité électrique, les résultats sont plus variés. Ces appareils, étant complexes et dotés de nombreuses fonctionnalités, montrent une non-conformité plus fréquente. Lors d’une vérification métrologique, nous contrôlons jusqu’à 80 points de mesure. Environ 20 à 25 % des appareils sont non conformes et nécessitent réparation ou remplacement. Environ 30 % des appareils présentent des non-conformités dans une ou plusieurs fonctionnalités, tandis que 60 à 70 % sont conformes. Cependant, pour les appareils présentant des non-conformités mineures, il est parfois possible de les déclarer bons pour service, surtout si toutes les fonctionnalités ne sont pas utilisées par les diagnostiqueurs immobiliers.

    Concernant les appareils de mesure pour le gaz, nous avons quelques inquiétudes. Près de 80 % des appareils que nous recevons sont non conformes à leur arrivée, avec des non-conformités parfois significatives. Il n’est pas rare de trouver des baisses de sensibilité importantes. Par exemple, un appareil censé détecter une concentration de monoxyde de carbone de 50 ppm peut, après plusieurs années sans étalonnage, donner des résultats beaucoup trop bas, comme 15 à 20 ppm, ce qui conduit à des diagnostics erronés.

    Les diagnostiqueurs ont-ils modifié leur approche en matière d’étalonnage de leurs appareils de mesure ?

    Un de nos objectifs a été de sensibiliser nos clients à l’importance de l’étalonnage. Il y a quelques années, il semblait que nos efforts étaient peu réceptifs, car aucune obligation n’existait à ce moment-là. Aujourd’hui, environ 10 % des diagnostiqueurs effectuent un entretien avec vérification métrologique de leurs appareils. Bien que ce chiffre reste modeste, nous observons une prise de conscience croissante, avec de plus en plus de demandes en ce sens.

    Y a-t-il une nouvelle norme qui imposera aux diagnostiqueurs de contrôler leurs appareils de mesure ?

    Oui, en effet. J’ai participé à l’élaboration de la nouvelle norme proposée par le Centre National des Professionnels du Gaz (CNPG), visant à normaliser et à imposer des évolutions sur le protocole de mesure des installations intérieures de gaz, connue sous le nom de NFC 45-500. Cette norme introduira des exigences spécifiques concernant le matériel de mesure, sa performance et son étalonnage.

    À partir de 2025, les appareils devront se conformer à un cahier des charges précis, avec une obligation de précision de mesure du taux de monoxyde de carbone à 3 ppm. Un étalonnage initial sera également requis, avec un certificat d’étalonnage à la sortie d’usine ou du fournisseur. Une vérification périodique sera nécessaire tous les trois ans, puis tous les deux ans.

    Nous espérons qu’en deux à trois ans, le parc d’appareils sera adapté pour assurer les contrôles nécessaires à la sécurité des installations de gaz. La norme, annoncée en mars 2024, sera fortement recommandée tout au long de l’année 2024, avec une obligation probable dès début 2025.

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  • Ventilation : matériels d’inspection pour répondre à la RE2020 et au label BBC Effinergie Rénovation

    Ventilation : matériels d’inspection pour répondre à la RE2020 et au label BBC Effinergie Rénovation

    Si la RE2020 a ajouté de nouvelles obligations dans les bâtiments neufs en matière de contrôles de fin de chantier, le marché de la rénovation n’est pas en reste dans le cadre du nouveau label BBC Effinergie rénovation. Publié en janvier 2024, le label prévoit plusieurs phases de mesures. Le point sur ces obligations et les appareils de mesure dédiés avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Pouvez-vous nous rappeler les nouvelles obligations de contrôle de fin de chantier en vigueur instaurées avec la RE2020 ?

    La RE2020 a introduit de nouvelles exigences pour les tests de fin de chantier dans le cadre de la construction neuve. Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation, les maisons individuelles doivent être testées conformément à ces nouvelles normes. Cela inclut un test d’infiltrométrie pour mesurer l’étanchéité à l’air du bâtiment, ainsi qu’un contrôle du système de ventilation pour vérifier son bon fonctionnement et la bonne mise en œuvre de son installation.

    Pour ce qui est des bâtiments collectifs, il est encore un peu tôt pour parler de leur application générale. En effet, le temps nécessaire pour l’instruction des permis de construire et la durée des travaux pourraient retarder de un à deux ans l’adoption complète de ces systèmes de contrôle par les professionnels du secteur.

    Des obligations de contrôle des systèmes de ventilation sont également prévues dans la rénovation, notamment dans le cadre du label BBC Effinergie Rénovation.

    En effet. Ce label, récemment publié par l’Association Effinergie, vise à encadrer la rénovation énergétique des immeubles d’habitation collective. Pour les projets utilisant ce label, plusieurs phases de mesure sont prévues, dont une inspection des conduits basée sur un référentiel défini par Effinergie.

    Les immeubles collectifs, souvent construits avant l’obligation des ventilations mécaniques, disposent généralement de systèmes de ventilation naturelle. Dans ces bâtiments, les conduits de ventilation, étant anciens, nécessitent une inspection préalable pour déterminer les travaux à réaliser.

    Pour effectuer cette inspection, le mesureur utilise des caméras d’inspection. Celles-ci sont introduites dans les conduits depuis la toiture du bâtiment à l’aide d’un câble flexible. Ces caméras, dotées de têtes rotatives, capturent des photos et des vidéos, inspectent toutes les parois des conduits et enregistrent l’altitude afin de produire un rapport détaillé, facilitant ainsi la planification des travaux de rénovation.

    Il y a donc des obligations tant avant qu’après les travaux.

    Comme pour les constructions neuves, une vérification est effectuée à la fin du chantier pour contrôler le bon fonctionnement des nouvelles installations. Cette vérification inclut le contrôle des bouches de ventilation, soit par mesure de pression, soit par mesure de débit. L’étanchéité du nouveau réseau de ventilation est également testée avec des appareils spécialisés pour mesurer l’étanchéité des réseaux aérauliques.

    Certains bâtiments rénovés utilisent des systèmes de ventilation différents de ceux installés dans les constructions neuves, tels que des ventilations basse pression ou hybrides. Ces systèmes fonctionnent à des pressions beaucoup plus faibles, nécessitant des appareils de mesure de pression plus précis et finement étalonnés que ceux requis pour les constructions neuves selon la RE2020.

    Quel matériel est nécessaire pour ces inspections ?

    Aujourd’hui, un mesureur effectuant les tests de fin de chantier doit être équipé du matériel suivant :

    • Une porte soufflante pour les tests d’étanchéité à l’air, actuellement obligatoire uniquement pour les constructions neuves.
    • Des débitmètres ou des anémomètres avec cônes pour les mesures de débit aux bouches.
    • Des manomètres pour les mesures de pression.
    • Pour les projets de rénovation comme décrits dans le label BBC Effinergie Rénovation, une caméra d’inspection est également nécessaire. Cette caméra, généralement constituée d’une grande valise contenant un écran, un câble en fibre de verre d’une trentaine de mètres et une tête rotative éclairée, permet de réaliser une inspection approfondie des conduits.

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  • Numérisation du bâtiment : quelles nouvelles méthodes pour créer et gérer les rapports ?

    Numérisation du bâtiment : quelles nouvelles méthodes pour créer et gérer les rapports ?

    Jumeau numérique, Cloud, représentations 3D, capture de la réalité… Les nouvelles technologies créent de nouvelles attentes pour les donneurs d’ordre. Les diagnostiqueurs ont-ils pris le train en marche ? Le point de vue d’expert de Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Cela fait plus de quinze ans que vous observez le marché du diagnostic. Selon vous, les diagnostiqueurs ont-ils saisi les enjeux des nouvelles technologies ?

    Historiquement, les diagnostiqueurs immobiliers ont été très prompts à se saisir des premiers outils digitaux. J’observe cependant que le livrable du diagnostic immobilier demeure un simple fichier PDF, contenant principalement du texte, de l’image et des plans.

    Les nouvelles technologies numériques, qu’il s’agisse de captation de la réalité ou du traitement et de la restitution des données, offrent pourtant une nouvelle opportunité aux diagnostiqueurs de proposer des solutions avancées à leurs clients. Dans les prochaines années, le diagnostic sera peut-être un espace virtuel avec des images et de la vidéo, que l’on pourra annoter et partager avec le donneur d’ordre et les autres acteurs du bâtiment. Cette évolution a commencé, il reste aux diagnostiqueurs à s’en saisir. Certains d’entre eux l’ont compris.

    Ce que l’on perçoit déjà, c’est que leurs clients maîtres d’ouvrage demandent de plus en plus de livrables multimédia, partageables et annotables. Ces clients là souhaitent utiliser le diagnostic comme un outil leur permettant de faire vivre leur bâtiment.

    Quels sont les avantages du jumeau numérique ?

    Le jumeau numérique est avant tout un outil de partage très facile d’accès puisqu’il est accessible depuis un simple navigateur. Il est aussi interactif et facile à utiliser : l’utilisateur peut se promener dans la représentation virtuelle du bâtiment et accéder aux informations importantes telles que le résultat d’un prélèvement, une anomalie ou encore la projection d’éventuels futurs travaux, dans le cadre d’un audit énergétique par exemple.

    Quelles sont les nouvelles solutions disponibles ?

    Établir un jumeau numérique a longtemps été un travail complexe. L’opération s’appuyait sur un scan avec une sorte de super télémètre laser qui capturait un nuage de points. Jusqu’à récemment, travailler avec ce nuage de point était un travail d’ingénierie, nécessitant des logiciels complexes et les compétences associées. Chaque étape était longue et chère.

    Depuis, l’intelligence artificielle a bousculé le marché. Elle permet à présent d’automatiser certaines étapes et de générer le jumeau numérique à partir des positions de scan. La nouvelle méthode consiste donc à utiliser un scanner, piloté par une tablette, que l’on va déplacer dans le bâtiment. La prise de données est très simple : on se promène, on appuie sur un bouton, et l’outil guide son utilisateur. À la fin de cette étape, les données sont envoyées sur le Cloud et tout le reste s’effectue tout seul grâce aux merveilles de l’informatique et de l’intelligence artificielle ! Quelques heures plus tard, l’utilisateur reçoit le message « votre jumeau numérique est prêt ». Il clique sur le bouton et a directement accès à son jumeau numérique.

    Cette méthode est-elle adaptée à tous les usages ?

    Aujourd’hui, il est vrai que nous devons choisir la méthode à utiliser. La méthode traditionnelle reste, bien sûr, la plus adaptée pour un travail de précision. Lorsque l’objectif est de créer un plan de travaux ou de rénovation extrêmement précis, la méthode traditionnelle est la meilleure option.

    En revanche, si l’on recherche une solution simple et économique, la méthode basée sur l’intelligence artificielle révèle toute sa valeur. Cependant, il est important de reconnaître que l’intelligence artificielle, bien qu’efficace dans certains cas, peut parfois produire des résultats inattendus. C’est également vrai ici : pour certaines applications, l’IA peut manquer de précision, mais elle peut être tout à fait adéquate pour d’autres.

    Il revient donc à chacun de décider, en fonction de son usage, s’il est préférable d’opter pour la méthode traditionnelle ou celle basée sur l’IA. Les avancées rapides de l’IA laissent supposer que ce qui n’est pas adapté aujourd’hui pourrait le devenir demain ou dans trois ans.

    Je recommande vivement aux diagnostiqueurs d’expérimenter ces nouvelles technologies, d’autant plus qu’elles deviennent de plus en plus abordables. Ils devraient également consulter leurs clients pour déterminer si ces outils peuvent offrir une valeur ajoutée ou une perspective différente dans la réalisation des diagnostics.

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  • Contrôle des bornes de recharge IRVE : instruments de mesure, gestion des rapports et maintenance

    Contrôle des bornes de recharge IRVE : instruments de mesure, gestion des rapports et maintenance

    Les technologies de recharge des véhicules électriques évoluent rapidement, et avec elles les instruments et méthodes de contrôle de ces équipements. Smart Charging, bornes DC à recharge rapide, maintenance, phases de recette… Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, revient sur ces évolutions et les outils disponibles sur le marché.

    Quelles sont les demandes actuelles des installateurs en termes d’instruments de mesure ?

    Ces trois dernières années, avec l’obligation pour les électriciens d’obtenir une qualification, le marché a connu un énorme boom sur la demande des appareils de mesure pour tester les bornes. Pour avoir les certifications nécessaires suite à leur formation, les installateurs doivent passer un contrôle et posséder un certain nombre d’appareils de mesure. L’objectif de ces outils est de vérifier que la borne est en sécurité, qu’elle n’est pas dangereuse pour le consommateur, qu’elle ne présente pas de risque d’incendie et que son fonctionnement est correct.

    Dérivés des appareils de contrôle électrique traditionnels, ces appareils de première génération sont assez simples. Les fabricants ont essentiellement ajouté l’adaptateur de connectique entre les instruments traditionnels et la borne.

    Les installateurs ont-ils de nouveaux besoins ?

    Les installations sont de plus en plus complexes. Les électriciens installent des grappes de bornes et travaillent pour cela avec des opérateurs. Ces opérateurs doivent gérer des dizaines, voire des centaines de bornes. Aujourd’hui, dans la relation commerciale entre l’installateur et l’opérateur – qui est son client – , une phase de recette est de plus en plus formalisée. Cette phase de recette consiste à tester individuellement chacune des bornes selon un protocole bien établi, avant d’établir un rapport. La réalisation de ces recettes nécessite tout un ensemble d’instruments, un ordinateur, un logiciel…

    En plein développement, cette phase reste assez complexe à mettre en œuvre. Des appareils dédiés à cette fonction commencent à se déployer. Ils permettent de réaliser automatiquement toutes ces procédures de recette, jusqu’à l’édition du rapport.

    Qu’en est-il de la maintenance ?

    La maintenance est en effet un sujet important. Ces dernières années, notamment sur le domaine public, nous avons vu de nombreuses bornes hors service. Le législateur a ainsi imposé des contrats de maintenance, des obligations de maintenance, ou encore un taux de bon fonctionnement : en dessous d’un certain taux de bon fonctionnement, l’opérateur peut se voir infliger une amende.

    Toute une économie est donc en train de se créer autour de la maintenance de ces bornes. Certains opérateurs électriciens se sont spécialisés et prennent le relai des installateurs à travers des contrats de maintenance.

    Là aussi, on voit l’émergence d’un certain nombre de nouveaux outils optimisés pour réaliser ces opérations de maintenance. Ils consistent à vérifier une borne pour prendre les bonnes décisions : peut-on réparer sur le terrain ? Faut-il enlever une carte et l’emmener en réparation chez le fabricant ? Échanger la carte ? Ces opérations de maintenance vont permettre l’émergence de nouveaux produits de tests, mesures, contrôles et diagnostics.

    On voit également l’évolution des équipements, avec des bornes Smart Charging, des bornes DC à charge rapide…

    C’est en effet un vrai défi pour l’instrumentation. Les bornes DC ont par exemple une architecture complètement différente des bornes traditionnelles, aussi bien au niveau de la partie électrique, que de la partie électronique et de la partie communication. Ces différentes technologies sont mélangées lors de la vérification d’une infrastructure IRVE.

    Il n’y a cependant pas encore de réponses de la part des fabricants d’instruments proposant une nouvelle génération de testeurs de bornes, aussi bien pour faire de l’installation, que de la recette ou de la maintenance. Du moins pas de solutions faciles et économiquement raisonnables pour assurer l’entretien de ces systèmes IRVE. Mais de nouveaux produits sortiront certainement dans les années qui viennent pour répondre à ces besoins.

    Quelles sont les dernières évolutions pour la mesure des bornes classiques ?

    La dernière évolution que l’on commence à percevoir est l’émergence de petits testeurs tout en un avec lesquels l’on peut se connecter directement à la borne, via un petit écran. Ils offrent une solution simple, compacte et économique aux électriciens qui s’occupent principalement du résidentiel.

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  • Audits énergétiques incitatifs et réglementaires en 2024 : qui pour les réaliser et comment ?

    Audits énergétiques incitatifs et réglementaires en 2024 : qui pour les réaliser et comment ?

    Depuis le 1er juillet 2024, les diagnostiqueurs ayant déjà pratiqué l’audit énergétique doivent désormais suivre une formation initiale de 70 heures avant de passer à l’extension de certification. Retour sur les nouveautés et les conséquences en termes de matériel avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Quelles sont les évolutions concernant l’audit énergétique en 2024 ?

    Ces dernières années ont été ponctuées de nombreuses nouveautés et de retours en arrière, voire même d’atermoiements en ce qui concerne la mise en place des nouveaux DPE et des nouveaux audits.

    Rappelons que cela fait maintenant deux ans que les diagnostiqueurs immobiliers peuvent réaliser des audits énergétiques. Mais le dispositif est encore transitoire en ce qui concerne leur certification. Aussi, la convergence des audits énergétiques a été annoncée début 2024 : l’année dernière nous parlions d’audits énergétiques incitatifs – nécessaires à l’obtention des aides comme MaPrimeRénov’ et qui étaient réalisés par des énergéticiens certifiés OPQBI ou Qualibat ; et puis sont arrivés les diagnostics réglementaires, réalisés par des diagnostiqueurs immobiliers. Dans ce contexte transitoire, ces derniers disposaient d’une autorisation de réaliser ces audits avec une simple certification DPE. Mais cela va bientôt se terminer.

    Pour accompagner cette convergence, les diagnostiqueurs devront donc améliorer leurs compétences. La nouvelle certification, qui remplace le dispositif transitoire, s’appuie sur un nouveau décret de compétences.

    À partir de quand est applicable ce décret et quel est son contenu ?

    L’application de ce décret a débuté le 1er juillet 2024. La première étape concerne la certification des organismes de formation, afin de délivrer la formation qui permettra aux diagnostiqueurs d’obtenir leur certification. Le décret détermine le contenu de la formation que doivent suivre les diagnostiqueurs. Les compétences sont très détaillées, afin que le diagnostiqueur sache exactement quelle technique il devra maîtriser pour réaliser son audit. Six techniques de mesure différentes ont notamment été définies.

    Quelles sont ces techniques que les diagnostiqueurs doivent maîtriser ?

    Les diagnostiqueurs doivent maîtriser :

    Cela implique donc de s’équiper en instruments de mesures et de savoir les utiliser. Le dispositif d’audit consiste principalement – suite à une inspection – à remplir un logiciel qui renseigne l’état actuel du logement, ainsi que l’état projeté suite aux travaux que les diagnostiqueurs proposeront. Il devra également déterminer les points critiques qu’il va trouver sur ce logement. Or, ces points critiques ne peuvent être investigués que par l’utilisation d’appareils de mesures.

    Quelles sont les nouveautés du côté de la thermographie infrarouge ?

    Testoon accompagne depuis longtemps ses clients diagnostiqueurs dans la démocratisation de la thermographie infrarouge. Nous avons développé en 2020 la gamme de caméras Thermomalin, qui a eu un énorme succès. Nous venons à présent de sortir un nouveau modèle : le Thermomalin Pocket, un modèle très compact, avec un format Smartphone.

    Avec ce type de caméra, les diagnostiqueurs disposent d’un outil compact, économique et très performant car très sensible en termes de résolution thermique.

    D’autres équipements peuvent être utilisés, comme des outils pour sonder à l’intérieur des parois. L’utilisation de caméras endoscopiques est de plus en plus populaire pour connaître le type d’isolant derrière les parois.

    Si certains outils sont obligatoires, d’autres peuvent être utiles, voire indispensables. Chez Testoon, nous proposons de nombreuses solutions et packs de matériel.

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    4 juin 2024

    Organisé par

    REPLAY

    Replay de la conférence du Grand Circuit, le 4 juin 2024, sur la thématique « Numérisation du bâtiment avec la capture virtuelle ».

    Table ronde – Numérisation du bâtiment avec la capture virtuelle

    • Discussions en table ronde sur les enjeux et solutions de numérisation du bâtiment avec la capture virtuelle
    • Du PDF à l’imagerie virtuelle
    • Pourquoi numériser le bâtiment
    • Deux philosophies d’outils
    • Retour d’expérience
    • Exemple de réalisation avec le mess Valmy
    • Exemple d’usage du jumeau numérique
    • Questions / Réponses

    INTERVENANTS

    Jean-Marie BOURDET

    Référent BIM, Responsable transformation numérique – DGA EP
    MINISTERE DES ARMÉES

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Pierre GERNEZ

    Coordonnateur et référent BIM – Service des Infrastructures de la Défense
    MINISTERE DES ARMÉES

    Bruno JAUFFRET

    Responsable du développement de l’offre numérique
    DIGILIANCE

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT


    ZOOM SUR

    Techniques de numérisation du bâti : faut il choisir entre la facilité et la précision ?

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    • Qu’apporte la digitalisation de l’existant ?
    • Constat et vision
    • Comparaison des deux écoles : classique ou moderne
    • Qu’apporte la digitalisation de l’existant ?
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    Avec

    Jean-Michel CATHERIN
    Dirigeant
    TESTOON


    Objectif

    • connaître les évolutions technologiques liées à la numérisation du bâtiment
    • comprendre les enjeux pour les diagnostiqueurs et les gestionnaires de bâtiments
    • s’informer sur les outils disponibles
    • échanger en direct avec les experts sur votre projet

    Public concerné : Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…

    Contexte

    Les avancées technologiques telles que la modélisation 3D, la réalité augmentée et les drones sont de plus en plus utilisées pour effectuer des diagnostics précis et complets. Ces outils permettent non seulement de détecter les défauts et les anomalies de manière plus efficace, mais aussi de faciliter la communication des informations entre les différents acteurs du secteur immobilier. 

    La numérisation du bâtiment offre la possibilité de créer des jumeaux numériques, des répliques virtuelles des bâtiments, qui peuvent être utilisés pour la gestion, la maintenance et la prise de décision. Cette transformation numérique promet d’améliorer la qualité des diagnostics immobiliers et de moderniser les pratiques professionnelles dans ce domaine en pleine évolution.

    Aussi, l’émergence de normes et de réglementations spécifiques à la numérisation du bâtiment impacte le secteur des diagnostics immobiliers. Les autorités et les organismes de réglementation adaptent progressivement leur cadre juridique pour encadrer l’utilisation des nouvelles technologies dans ce domaine. Cela se traduit par la mise en place de référentiels techniques, de bonnes pratiques et de certifications visant à garantir la fiabilité et la sécurité des diagnostics numériques. Ainsi, la numérisation du bâtiment ne se limite pas à un simple changement d’outils, mais s’accompagne d’une évolution réglementaire et normative qui vise à assurer la pertinence et la fiabilité des informations produites.

    Prochainement sur le Grand Circuit