Catégorie : Matériel et logiciel

Pour les diagnostiqueurs, la qualité des équipements et des logiciels est indispensable pour garantir des évaluations fiables et conformes aux exigences réglementaires.

 

Des caméras thermiques aux logiciels de gestion des rapports, en passant par les outils de mesure (hygromètres, détecteurs de gaz, etc.), chaque choix impacte directement la précision de vos diagnostics et votre productivité.

  • Diagnostics immobiliers : gestion du parc d’instruments de mesure

    Diagnostics immobiliers : gestion du parc d’instruments de mesure

    Diagnostics immobiliers : gestion du parc d’instruments de mesure

    12 mars 2024

    Organisé par

    REPLAY

    Replay de la conférence du Grand Circuit, le 12 mars 2024, sur la thématique « Diagnostics immobiliers : gestion du parc d’instruments de mesure ».

    Table ronde – Diagnostics immobiliers : gestion du parc d’instruments de mesure

    • Discussions en table ronde sur les enjeux de la métrologie pour les instruments de mesure
    • Focus sur le monoxyde de carbone
    • Enjeux du contrôle pour les diagnostiqueurs
    • Enseignements après 2 années de vérification
    • Préconisation du CNPG : protocole de mesure du CO

    INTERVENANTS

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Stéphane ROSSATO

    Ingénieur Énergie
    FRANCEGAZ

    Olivier HÉAULME

    Directeur Général DIAGAMTER, Vice-Président SIDIANE
    SIDIANE

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT


    ZOOM SUR

    Métrologie : quels enseignements après 2 années de vérifications

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    • Retour d’expérience de deux années de contrôles et de vérifications sur les appareils pour le diagnostic immobilier : taux de conformité et dérives observées
    • Comment le choix et l’entretien du matériel de mesure est défini dans les textes de référence (FD C 16-600, NF P 45-500) ?
    • Vérification / Ajustage des appareils pour le CO
    • Vérification des appareils électriques pour la FD C 16-600
    • Retour d’expérience de deux années de contrôles et de vérifications sur les appareils pour le diagnostic immobilier : taux de conformité et dérives observées
    • Comment le choix et l’entretien du matériel de mesure est défini dans les textes de référence (FD C 16-600, NF P 45-500) ?
    • Vérification / Ajustage des appareils pour le CO
    • Vérification des appareils électriques pour la FD C 16-600

    Avec

    Jean-Michel CATHERIN
    Dirigeant
    TESTOON


    Objectif

    • connaître les réglementations et normes encadrant la qualité de mesure des équipements des diagnostiqueurs immobiliers
    • comprendre l’enjeu de la métrologie
    • s’informer sur outils disponibles et les solutions de bancs de test
    • échanger en direct avec les experts sur votre projet

    Public concerné : Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…

    Contexte

    Les dernières évolutions réglementaires dans le domaine du bâtiment mettent en lumière l’importance de disposer d’outils de mesure fiables et à jour pour garantir des diagnostics précis et conformes à la législation, ce qui nécessite une gestion rigoureuse des équipements et de leur métrologie.

    La réglementation de plus en plus stricte en matière de diagnostics immobiliers a renforcé l’attention portée à la gestion du parc d’instruments de mesure. Les professionnels doivent s’adapter aux évolutions normatives et technologiques, tout en assurant la traçabilité et l’étalonnage régulier de leurs outils. Cette gestion efficace du parc d’équipements de mesure est devenue un pilier de la qualité des prestations de diagnostic immobilier et de la conformité aux exigences légales.

    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Contrôles de fin de chantier : retour d’expérience RE2020

    Contrôles de fin de chantier : retour d’expérience RE2020

    Contrôles de fin de chantier : retour d’expérience RE2020

    23 novembre 2023

    Organisé par

    REPLAY

    Replay de la conférence du Grand Circuit, le 23 novembre 2023, sur la thématique « Contrôles de fin de chantier : retour d’expérience RE2020 ».

    Table ronde – Contrôles de fin de chantier : retour d’expérience RE2020

    • Discussions en table ronde sur la réglementation et les moyens techniques pour réussir les contrôles de fin de chantier dans le cadre de la RE2020
    • Les exigences RE2020 qui induisent le contrôle
    • Retour d’expérience des mesureurs
    • Matériel et logiciels pour les contrôles RE2020
    • Questions / Réponses
    • Quiz interactif

    INTERVENANTS

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Cédric D’HAENE

    Président
    SYNEOLE

    Sandrine CHARRIER

    Pilote de projets Ventilation / Adjointe au chef de groupe Bâtiments
    CEREMA

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT


    ZOOM SUR

    Matériel et logiciels pour les contrôles RE2020

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    • Présentation des matériels et logiciels pour la réalisation des contrôles de fin de chantier
    • Caractéristique des matériels pour les contrôles réglementaires
    • Principaux appareils de mesures critiques pour la RE2020
    • Les opérateurs de mesures “ventilation RE2020” pour les nouvelles mesures sur les systèmes de ventilation 
    • Choisir un manomètre différentiel et choix d’un débitmètre : dérivé du programme Promevent, monobloc ou éléments séparés
    • Etalonnage des appareils de mesure
    • Infiltrea Enveloppe et Infiltrea Aero+ : le logiciel pour les mesures “Re2020”
    • Présentation des matériels et logiciels pour la réalisation des contrôles de fin de chantier
    • Caractéristique des matériels pour les contrôles réglementaires
    • Principaux appareils de mesures critiques pour la RE2020
    • Les opérateurs de mesures “ventilation RE2020” pour les nouvelles mesures sur les systèmes de ventilation 
    • Choisir un manomètre différentiel et choix d’un débitmètre : dérivé du programme Promevent, monobloc ou éléments séparés
    • Etalonnage des appareils de mesure
    • Infiltrea Enveloppe et Infiltrea Aero+ : le logiciel pour les mesures “Re2020”

    Avec

    Jean-Michel CATHERIN
    Dirigeant
    TESTOON


    Objectif

    • comprendre les enjeux de la RE 2020 (perméabilité, étanchéité à l’air, contrôles de fin de chantier) à travers des retours d’expériences
    • comprendre les instruments de mesures nécessaire
    • échanger en direct avec les experts sur votre projet

    Public concerné : Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…

    Contexte

    Les contrôles de fin de chantier, dans le cadre de la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) en France, sont une étape cruciale pour garantir que les bâtiments neufs répondent aux normes environnementales et énergétiques strictes établies pour lutter contre le changement climatique et promouvoir la durabilité. Ces contrôles englobent divers aspects clés.

    La Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020) en France se concentre sur six points clés : 1 – Performance énergétique accrue : Les bâtiments neufs doivent être conçus pour réduire leur consommation d’énergie. 2 – Bâtiments à énergie positive : Encouragement des bâtiments produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment. 3 – Analyse du cycle de vie : Évaluation de l’impact environnemental des matériaux et des méthodes de construction sur toute la durée de vie du bâtiment. 4 – Réduction des émissions de carbone : Réduction des émissions de carbone liées à la construction et à l’exploitation des bâtiments. 5 – Confort thermique et acoustique : Assurer un confort optimal pour les occupants en termes de température et d’isolation acoustique. 6 – Adaptation au changement climatique : Renforcer la résilience des bâtiments face aux impacts du changement climatique.

    Un test d’étanchéité à l’air est également une composante importante des contrôles de fin de chantier. Il vise à identifier et à corriger les fuites d’air excessives, ce qui peut compromettre la performance énergétique d’un bâtiment.

    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Jumeau numérique : quelle mise en œuvre pour les diagnostiqueurs ?

    Jumeau numérique : quelle mise en œuvre pour les diagnostiqueurs ?

    Les diagnostiqueurs immobiliers produisent une masse importante de documents dans le cadre de leurs prestations d’inspection. Les dernières évolutions technologiques facilitent la gestion de ces informations. Le point sur les particularités et intérêts du jumeau numérique, avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Pouvez-vous nous expliquer la différence entre maquette numérique, jumeau numérique et BIM ?

    Le jumeau numérique peut s’apparenter à la photocopie de l’existant : vous capturez la réalité, vous faites une photocopie de votre bâtiment en extérieur et en intérieur, et vous avez un jumeau numérique. C’est une démarche assez simple.

    Le BIM, comme la maquette numérique, est quant à lui un outil de conception et d’ingénierie. Il permet de concevoir le bâtiment, pour ensuite le simuler dans un environnement informatique et éventuellement le faire vivre dans ce même environnement.

    Quelles applications peut avoir avec le jumeau numérique ?

    La visite virtuelle est la plus connue des applications du jumeau numérique : on s’immerge dans son espace virtuel de la même façon que l’on va se promener dans son bâtiment. Cette application est très utilisée aujourd’hui par les agences immobilières.

    Mais le jumeau numérique est aussi un environnement que l’on va pouvoir mesurer. En visite virtuelle, on peut à tout moment sortir un petit mètre ruban virtuel pour mesurer la largeur de la fenêtre, la hauteur sous plafond, etc.

    Au-delà de de cette mesure, on peut également documenter l’espace. On peut ainsi noter les problèmes identifiés à tel endroit, ou qu’un diagnostic amiante a été fait à un autre endroit. Lorsque l’on arrive devant une chaudière, on peut afficher son mode d’emploi ou voir la vidéo qui nous permet de savoir comment on va l’utiliser.

    On peut donc enrichir son jumeau numérique avec de l’information multimédia complémentaire. C’est un espace dans lequel on peut ranger tous ses documents, et notamment des documents de diagnostic.

    Quels opérateurs travaillent sur ce jumeau numérique ?

    Il y a tout d’abord des opérateurs techniques qui vont stocker votre espace virtuel dans le Cloud. Et puis il y a les opérateurs qui vont vous donner accès à ces plateformes ou vous aider à les faire fonctionner.

    On en voit fleurir de toutes sortes : ce sont des éditeurs de logiciels, des entreprises de distribution (certaines enseignes de grande surface de distribution proposent par exemple de stocker le jumeau numérique de votre bâtiment), ou encore des diagnostiqueurs immobiliers qui vont accompagner leurs clients dans le stockage et l’organisation de ces informations.

    Un matériel spécifique est-il nécessaire à la création de ce jumeau numérique ?

    Tout démarre par une captation de la réalité. Elle se réalise avec des instruments qui peuvent être aussi simples qu’un smartphone, un appareil photo ou un appareil photo 360 degrés. Mais on peut également employer des scanners, qui sont des outils qui font des mesures de points à très grande vitesse et reconstituent l’environnement à partir d’un ensemble de points.

    Un appareil photo est donc suffisant lorsque les besoins sont simples et le budget relativement faible. Le scanner est préconisé pour une plus grande précision. Il permettra en outre d’automatiser la production de documents, tels que des plans : il suffira d’appuyer sur un bouton ! Le scanner se prête ainsi plus à une approche de type maquette numérique.

    Ces techniques de jumeau numérique sont aussi bien adaptées à des usages professionnels qu’à des usages grand public. En ce qui concerne le coût des solutions Cloud, les abonnements dépendent donc de l’usage : stocker un espace virtuel coûtera bien moins cher que d’en stocker une dizaine ou une centaine. Le service peut même être gratuit si le jumeau numérique n’est pas partagé avec d’autres utilisateurs.

    Sur le même sujet

  • Étalonnage des appareils de mesure des diagnostiqueurs : à quelle fréquence contrôler ?

    Étalonnage des appareils de mesure des diagnostiqueurs : à quelle fréquence contrôler ?

    Face au besoin grandissant de contrôle et d’étalonnage des appareils de mesure des diagnostiqueurs, Testoon a lancé en 2021 un laboratoire de métrologie. L’objectif : effectuer directement les vérifications métrologiques des équipements de ses clients. Retour sur ces trois premières années d’activité de tests, avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Quels types de prestations proposez-vous ?

    Nous avons investi dans des bancs d’essai qui nous permettent de proposer aujourd’hui trois prestations :

    • le contrôle des télémètres laser, un outil incontournable du diagnostiqueur pour réaliser les mesures Carrez, les diagnostics de performance énergétique (DPE) et les audits énergétiques. Il s’agit ici de vérifier leur précision.
    • la vérification des appareils qui contrôlent la sécurité électrique dans l’habitat. C’est un contrôle fondamental puisque l’enjeu est d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
    • le contrôle de la précision des appareils qui mesurent le taux de monoxyde de carbone dans l’air à proximité des chaudières. Ici aussi pour des raisons de sécurité.

    Le contrôle de la métrologie est-il obligatoire pour un diagnostiqueur ? Peut-il être contrôlé ?

    Les diagnostiqueurs ont l’obligation, de par les différents référentiels métiers, de s’assurer qu’ils possèdent du matériel entretenu et vérifié. La précision de leurs prestations doit être assurée en permanence. L’obligation est ainsi inscrite dans les textes.

    Cependant, il n’existe pas aujourd’hui de contrôle sur les diagnostiqueurs ayant pour objet de s’assurer, par exemple, qu’un étalonnage périodique est effectué. Il n’y a donc pas de contrôle a priori. Néanmoins, des constats de vérification ou des certificats d’étalonnage peuvent être demandés par des certificateurs et par des assureurs, ou encore par un tribunal en cas de conflit.

    Quels enseignements tirez-vous de votre expérience dans le domaine de la métrologie ?

    Depuis bientôt trois ans, nous avons contrôlé plusieurs centaines d’appareils de nos clients. Les conclusions sont très intéressantes.

    • Dans le domaine du télémètre laser, la plupart des appareils de nos clients restent fiables dans le temps. Nous avons constaté moins de 5% d’appareils ayant perdu leur précision initiale. Si un télémètre laser est entretenu et vérifié régulièrement par son propriétaire, il continuera à avoir une bonne précision. Plus particulièrement quand la lentille est bien nettoyée.
    • Dans le domaine des appareils de mesure de l’électricité, les contrôles sont vraiment utiles : nous avons découvert une dérive, voire une panne, dans 15 à 20 % des appareils. S’agissant d’équipements complexes, la panne n’est pas forcément apparente à l’opérateur.
    • La véritable inquiétude concerne les appareils de mesure du monoxyde de carbone dans l’air. La réglementation sur le contrôle du monoxyde existe depuis 2007 et de nombreux diagnostiqueurs se sont équipés à cette date : plus de 15 ans ! Après avoir contrôlé près de 400 appareils, nous avons constaté des cellules vieillissantes. Je peux ainsi affirmer que les appareils de plus de 5 ans et qui n’ont pas été contrôlés ou ajustés ont perdu entre 50 et 70 % de leur sensibilité.

      Cela signifie que pour une chaudière qui aurait un taux de monoxyde de carbone dans l’air de 50 ppm (ce qui constituerait ce que l’on appelle un “danger grave immédiat”), un appareil qui n’aurait pas été contrôlé depuis de nombreuses années indiquerait une mesure de 15 à 20 ppm. Autrement dit, un faux positif.

    À quelle fréquence faut-il aller faire contrôler et vérifier ces appareils ?

    Pour les appareils de mesures électriques, les textes indiquent tous les trois ans. Trois ans me semble également une bonne fréquence pour les télémètres lasers. Concernant le gaz, il faudrait contrôler et réajuster au moins tous les deux ans.

    Sur le même sujet

  • RE2020 et contrôles de fin de chantier : de nouvelles exigences pour les appareils de mesure

    RE2020 et contrôles de fin de chantier : de nouvelles exigences pour les appareils de mesure

    Entrée en application le 1er janvier 2022, la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs RE 2020 ajoute de nouveaux contrôles de fin de chantier. Le point sur les nouveautés et le matériel nécessaire avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Quelles nouveautés apporte la nouvelle réglementation environnementale RE2020 sur les contrôles de fin de chantier ?

    La réglementation thermique précédente, la RT 2012, avait fait une avancée énorme dans le domaine des contrôles du bâti. Pour la première fois, elle exigeait la réalisation de contrôles de fin de chantier. Il s’agissait alors de contrôler l’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment, c’est-à-dire de vérifier que les fuites d’air du bâti ne dépassaient pas un certain seuil réglementaire. Toute une nouvelle profession a émergé de cette réglementation, notamment celle des mesureurs de l’étanchéité à l’air.

    La réglementation environnementale 2020 (RE 2020) comporte elle aussi son lot de nouveautés. On parle désormais d’objectifs environnementaux, et plus uniquement énergétiques. Aussi, tout un pan de la réglementation est consacré à l’analyse du cycle de vie du bâtiment.

    La RE2020 introduit donc de nouveaux contrôles de fin de chantier. À la mesure de l’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment s’ajoute une nouvelle obligation : la vérification du bon fonctionnement des systèmes de ventilation. Il s’agit de vérifier l’installation et le fonctionnement des VMC et de s’assurer que les habitants ont un débit d’air suffisant pour avoir une bonne qualité d’air intérieur.

    Aussi, depuis le 1er juillet 2021, les bâtiments tertiaires font également l’objet de mesures de fin de chantier obligatoires. Pour les permis de construire déposés depuis cette date, il est obligatoire de vérifier l’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment tertiaire lorsqu’il a moins de 5 000 m² de surface habitable.

    Ces contrôles ont-ils commencé ?

    Les contrôles n’ont pas encore vraiment commencé, puisqu’on parle de date de permis de construire. Un an et demi après la mise en place de cette réglementation, les premiers permis de construire RE 2020 sont encore en phase de construction. Très peu sont en phase de fin de chantier.

    Il y a cependant des maisons individuelles qui sont conformes RE 2020. Mais dans le collectif, ce sera plutôt fin d’année 2023 ou début 2024. Cela laisse le temps aux professionnels de se former, de s’équiper et de se faire certifier.

    La RT 2012 incluait des exigences réglementaires sur le matériel. Quelles sont-elles avec la RE 2020 ?

    Les exigences de matériel sont définies dans les référentiels réglementaires et par les certifications que doivent obtenir les professionnels pour faire ces mesures. La mesure de l’enveloppe du bâtiment est régie par la certification Qualibat (Qualibat 8711), qui décrit précisément le matériel nécessaire. Elle décrit notamment la porte soufflante ou la « blower door » en anglais. Ce matériel doit avoir un niveau d’exigence et de performance validé par des étalonnages ayant le plus haut niveau de certification (Cofrac), avec un suivi annuel de la certification et de l’étalonnage.

    En ce qui concerne les nouveaux contrôles sur les systèmes de ventilation, la nouvelle qualification 8741 définit clairement le type de matériel et leur étalonnage associé. Il s’agit principalement d’appareils qui vont faire de la mesure de pression aux bouches de ventilation, mais également de la mesure de débit de ventilation (anémomètres avec cônes, qui permettent de mesurer le débit d’air associé aux bouches d’insufflation ou aux bouches d’extraction sur les VMC).

    Sur le même sujet

  • Audit énergétique réglementaire : quel matériel pour les diagnostiqueurs ?

    Audit énergétique réglementaire : quel matériel pour les diagnostiqueurs ?

    L’Audit énergétique réglementaire est d’application obligatoire avant vente pour les passoires thermiques depuis le 1er avril 2023. Un marché sur lequel se positionnent certains diagnostiqueurs, avec une approche et une mise en œuvre qui diffèrent des bureaux d’études et des architectes. Le point sur les premiers enseignements avec Jean-Michel Catherin, président de Testoon.

    Comment les diagnostiqueurs immobiliers mettent-ils en œuvre l’audit énergétique réglementaire ?

    Les textes réglementaires ayant mis du temps à sortir, l’approche des diagnostiqueurs a tardé à se mettre en oeuvre : les logiciels n’étaient pas prêts, les rapports types sont sortis au dernier moment et toute la phase de préparation a été relativement confuse car les référents techniques du métier (responsables techniques dans les fédérations, grandes entreprises du diagnostic, réseaux, formateurs…) ont suivi des approches très différentes.

    Cette différence s’est traduite par une grande diversité des besoins sur les outils d’investigation nécessaires pour mener ces audits.

    Certains de ces outils sont indispensables, d’autres sont utiles. Quels sont-ils ?

    C’est le cœur du sujet : il n’y a pas de liste de matériel de référence pour un diagnostiqueur immobilier comme cela peut être le cas pour les autres professionnels. Certains référents techniques ont jugé que certains appareils pouvaient être indispensables et d’autres complètement inutiles.

    En tant que fournisseur, Testoon a donné et on continue à donner des conseils pour accompagner les diagnostiqueurs à mener ces investigations : comment mesurer le bon fonctionnement d’une VMC ? Comment valider la performance d’une paroi ? Ou encore, comment identifier un pont thermique ou un défaut d’isolation ? Il existe un ensemble de solutions, mais chacun des diagnostiqueurs a eu un intérêt différent pour ces différentes technologies.

    Il y a évidemment quelques incontournables :

    • le télémètre laser, qui va permettre de faire la mesure de la surface du bâti, mais également les surfaces des parois, de vitrage, des ouvrants, etc.
    • le Merlin Gauge, un appareil électronique qui va mesurer l’épaisseur du vitrage et l’épaisseur des lames d’air.

    À ces deux outils de base, on peut désormais ajouter un nouvel incontournable :

    • la caméra thermique. Ces appareils ont aujourd’hui atteint des niveaux de performance élevés pour un prix de plus en plus abordable. Pour quelques centaines d’euros, le professionnel aura à sa disposition un appareil lui permettant de visualiser des points critiques sur le bâti, tels que les ponts thermiques, les fuites d’air et les défauts d’isolation.

    Une fois que l’on a vu ces trois premiers appareils, chaque diagnostiqueur a une approche différente pour valider par exemple ce qu’il y a dans une paroi : certains mesurent la performance thermique d’une paroi, d’autres regardent le type d’isolant et son épaisseur à l’intérieur d’un doublage, avec des caméras endoscopiques par exemple.

    Lorsqu’il s’agit de vérifier les problématiques d’humidité ou de qualité de la ventilation, on va pouvoir mesurer des débits d’air ou utiliser des appareils pour mesurer la température, l’hygrométrie et rechercher des points de rosée.

    Et puis sur la partie consommation énergétique, il existe différentes solutions comme des wattmètres qui se placent sur des prises ou au tableau électrique.

    On voit donc qu’il existe tout un ensemble de matériel que le diagnostiqueur peut choisir en fonction de son référent technique.

    Avez-vous mis en place des packs de produits pour les diagnostiqueurs ?

    C’est difficile car il n’y a pas aujourd’hui de référentiel de certification pour le diagnostiqueur incluant du matériel. Nous proposons cependant des guides de choix et des recommandations.

    Pour les diagnostiqueurs qui souhaitent aller plus loin, Testoon propose des packs de matériels préconfigurés dans le cadre des certifications OPQBI, Afnor et Qualibat.

    Sur le même sujet

  • Plans et modélisation au service des diagnostics (PEMD, DTG…)

    Plans et modélisation au service des diagnostics (PEMD, DTG…)

    Plans et modélisation au service des diagnostics (PEMD, DTG…)

    16 mars 2023

    Organisé par

    REPLAY

    Revivez le Replay de la conférence du Grand Circuit #DIAGNOSTIC, le 16 mars 2023, sur la thématique « Diagnostics immobiliers : plan et modélisation ».

    Table ronde – Plans et modélisation au service des diagnostics (PEMD, DTG…)

    • Discussions en table ronde sur les méthodes de modélisation et de prise de plan
    • Focus sur le Diagnostic PEMD
    • Évolution de la pratique du numérique chez les diagnostiqueurs
    • Point de vue de l’éditeur de logiciel
    • Retour d’expérience d’usage BIM
    • Évolution du matériel
    • Avantages de la capture de la réalité
    • Numérisation 3D et intégration BIM
    • Exemples de représentations numériques du bâtiment

    INTERVENANTS

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Linda BOUZIDYA

    Business Developper
    TESTOON

    Souhila PARÉ

    Chargée de mission santé, sécurité au travail
    SEDDRE

    Christophe BRUYAT

    Gérant
    OBBC DEVELOPPEMENT

    Arnaud RIVOALEN

    Directeur technique adjoint – responsable BIM
    FIDI

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT


    ZOOM SUR

    Capture de la réalité : quel intérêt pour les diagnostics ?

    Linda BOUZIDYA

    Business Developper
    TESTOON

    • Présentation des avantages de la capture de la réalité pour les diagnostiqueurs
    • Tour d’horizon des technologies pour la capture de la réalité et la modélisation : systèmes point à point (télémètres laser), photogrammétrie, technologie laser
    • Numérisation 3D et intégration BIM
    • Focus sur la solution Matterport
    • Exemples de représentations numériques du bâtiment et diagnostics concernés
    • Présentation des avantages de la capture de la réalité pour les diagnostiqueurs
    • Tour d’horizon des technologies pour la capture de la réalité et la modélisation : systèmes point à point (télémètres laser), photogrammétrie, technologie laser
    • Numérisation 3D et intégration BIM
    • Focus sur la solution Matterport
    • Exemples de représentations numériques du bâtiment

    Avec

    Linda BOUZIDYA
    Business Developper
    TESTOON

    ZOOM SUR

    Présentation de la solution BatiDiags360

    Christelle GUYOT

    Product manager Amiante360
    SOGELINK

    • Présentation de la solution BatiDiags360, développée par Sogelink
    • Capitalisation de la donnée des diagnostics et évolutivité
    • Présentation de la solution BatiDiags360, développée par Sogelink
    • Capitalisation de la donnée des diagnostics et évolutivité

    Avec

    Christelle GUYOT
    Product manager Amiante360
    SOGELINK


    Objectif

    • s’informer sur les bénéfices de la numérisation et de la capture de plan dans l’activité de diagnostiqueur
    • comprendre la nouvelle obligation relative au diagnostic PEMD pour les déchets issus de la démolition et de la rénovation, et découvrir les outils d’aide à la réalisation de ce diagnostic
    • obtenir un aperçu du matériel existant et des innovations

    Public concerné : Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…

    Contexte

    En 2023, le diagnostic Produits, Équipements, Matériaux, Déchets (PEMD) devient obligatoire pour les projets de “rénovations significatives” et de démolition des bâtiments (Décrets n° 2021-821 et n° 2021-821 du 25 juin 2021).

    Le diagnostic PEMD consiste principalement, suite à l’analyse documentaire du bâtiment, à effectuer une visite in situ : l’auditeur ou le diagnostiqueur réalise des relevés avec des appareils de mesures, prend des notes et photographie le site. De retour au bureau, il emploie les données récoltées dans le but de calculer les volumes de déchets et d’émettre des propositions quant à la réutilisation des matériaux

    Lors de cette étape, les professionnels s’aperçoivent très souvent que des informations nécessaires à la réalisation du diagnostic ont été oubliées, les obligeant à se déplacer de nouveau sur le site. C’est pour éviter ce contretemps que les technologies de capture de la réalité s’avèrent très utiles. Au lieu de réaliser de simples photos (à plat ou à 360°), le diagnostiqueur parcourt le bâtiment avec des systèmes de captation et récupère toutes les informations nécessaires à la réalisation d’une visite virtuelle. Une fois de retour au bureau, il pourra mesurer de nouveau tout ce qui a été oublié depuis le logiciel, revoir tout ce qui n’a pas été bien vu et zoomer aux endroits où il n’a pu aller.

    Cette logique s’applique aux autres rapports comme le DTG.

    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Diagnostic PEMD : gagner en efficacité avec la capture de la réalité

    Diagnostic PEMD : gagner en efficacité avec la capture de la réalité

    En 2023, le diagnostic Produits, Équipements, Matériaux, Déchets (PEMD) devient obligatoire pour les projets de “rénovations significatives” et de démolition des bâtiments. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, présente les avantages d’une solution de visite virtuelle et de capture de la réalité pour réaliser ce diagnostic.

    Comment les technologies numériques peuvent-elles rendre plus efficace le diagnostic PEMD ?

    Le diagnostic PEMD consiste principalement, suite à l’analyse documentaire du bâtiment, à effectuer une visite in situ : l’auditeur ou le diagnostiqueur réalise des relevés avec des appareils de mesures, prend des notes et photographie le site. De retour au bureau, il emploie les données récoltées dans le but de calculer les volumes de déchets et d’émettre des propositions quant à la réutilisation des matériaux. Or, lors de cette étape, les professionnels s’aperçoivent très souvent que des informations nécessaires à la réalisation du diagnostic ont été oubliées, les obligeant à se déplacer de nouveau sur le site.

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    C’est pour éviter ce contretemps que les technologies de capture de la réalité s’avèrent très utiles. Au lieu de réaliser de simples photos (à plat ou à 360°), le diagnostiqueur parcourt le bâtiment avec des systèmes de captation et récupère toutes les informations nécessaires à la réalisation d’une visite virtuelle. Une fois de retour au bureau, il pourra mesurer de nouveau tout ce qui a été oublié depuis le logiciel, revoir tout ce qui n’a pas été bien vu et zoomer aux endroits où il n’a pu aller.

    « un matériel dix fois moins cher que les équipements disponibles jusqu’à présent sur le marché »

    Testoon distribue notamment la solution de la société Matterport, qui est disponible avec un nombre très important d’outils de captation de cette réalité. C’est une solution tout en un, logicielle et matérielle, qui permet de réaliser en une seule opération un plan 3D compatible pour le BIM, un rapport interactif (avec ajout de tags et notes), une visite virtuelle 3D et en réalité virtuelle, un plan 2D schématique avec prise de mesures, ainsi que des photos et des vidéos 4K. Matterport propose pour cela un matériel dix fois moins cher que les équipements disponibles jusqu’à présent sur le marché. La contrepartie : une mesure légèrement moins précise, avec une marge d’erreur de +/- 20 mm, contre +/- 1mm pour des équipements plus avancés.

    Comment se déroule l’opération ?

    Avec la solution Matterport, on utilise un dispositif qui peut être un scanner, un appareil photo 360° ou encore un smartphone monté sur trépied, qui va faire tourner l’appareil en prenant une quantité importante d’images. Le logiciel réalise ensuite un traitement informatique afin de générer la visite virtuelle.

    La solution est conçue pour être très accessible. Tout est automatique : le diagnostiqueur déplace l’appareil de capture tous les 2 ou 3 mètres et récupère la donnée sur la tablette. Cette dernière indique si l’appareil a bien été placé au bon endroit. Lorsque la première phase de scan est terminée, il suffit d’appuyer sur un bouton pour que toutes les photos et données soient envoyées dans le Cloud. Le temps de retourner au bureau, la maquette virtuelle est disponible.

    Ce dispositif va beaucoup plus loin que la visite virtuelle traditionnelle – que l’on connaît surtout pour son usage dans le milieu de la visite immobilière – car le diagnostiqueur peut à tout instant “dégainer” son instrument de mesure afin de mesurer la largeur d’une paroi ou la hauteur d’une fenêtre… cela depuis la visite virtuelle. Il peut ainsi réévaluer ce qui n’a pas bien été saisi sur le terrain.

    On peut encore aller plus loin ! À partir de cette “réalité capturée”, les professionnels peuvent extraire des informations spécifiques comme des plans, des modèles 3D ou des maquettes qui vont être réintégrés dans des logiciels BIM. De la même capture, ils sont en mesure de réaliser l’évaluation des déchets et de fournir à leurs clients des outils utiles à la planification des travaux de rénovation ou de démolition.

    Conférence sur le sujet

    PEMD, qui est concerné ?

    Les décrets n° 2021-821 et n° 2021-821 du 25 juin 2021 étendent aux « rénovations significatives de bâtiments » l’obligation du diagnostic portant sur la gestion des produits, équipements, matériaux et déchets (PEMD) issus de la démolition ou de la rénovation significative de bâtiments.

    Cette disposition, qui devrait s’appliquer dès le 1er janvier 2023, concerne les opérations dont la surface cumulée de plancher de l’ensemble des bâtiments concernés est supérieure à 1 000 m², ainsi que celles concernant au moins un bâtiment ayant accueilli une activité agricole, industrielle ou commerciale et ayant été le siège d’une utilisation de stockage, d’une fabrication ou d’une distribution d’une ou plusieurs substances classées comme dangereuses.

    Des textes complémentaires sont attendus.

  • Audit énergétique : contenu et matériel

    Audit énergétique : contenu et matériel

    Audit énergétique : contenu et matériel

    14 septembre 2022

    3h

    Organisé par

    REPLAY

    Table ronde : les différents types d’audit énergétique ? qui peut les réaliser ? contenu des rapports et responsabilité ?

    Vincent VANEL

    Président d’Honneur
    CINOV ILE-DE-FRANCE

    Damien JOST

    AVOCAT

    Jérémie MELLA

    Responsable Projet – Efficacité Energétique et Energie Renouvelable
    AFNOR CERTIFICATION

    Christophe BRUYAT

    Gérant
    OBBC DEVELOPPEMENT

    Stéphane PROUZEAU

    Vice-Président
    FIDI

    • Échanges en table ronde sur la mise en oeuvre de l’audit énergétique obligatoire pour les immeubles en monopropriété concernés.
    • Discussion sur les moyens de réalisation, les acteurs concernés, le contenu des rapports et la responsabilité juridique.

    Avec

    Vincent VANEL
    Président d’Honneur CINOV Ile de France – Consultant Greenation – Stratégie RSE & Eco-Innovation CINOV

    Damien JOST
    AVOCAT

    Jérémie MELLA
    Responsable Projet – Efficacité Energétique et Energie Renouvelable AFNOR CERTIFICATION

    Christophe BRUYAT
    Gérant OBBC

    Stéphane Prouzeau
    Vice-président FIDI

    Xavier FAURE
    Animateur du GRAND CIRCUIT


    Quels instruments de mesure pour l’audit énergétique

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    • Présentation du matériel utilisé pour la réalisation de l’audit énergétique obligatoire : caméra thermique, télémètre laser, vitromètre, débitmètre, anémomètre, manomètre, enregistreur d’énergie, pince multimètre, caméra endoscopique, analyseur de combustion…
    • Présentation du matériel utilisé pour la réalisation de l’audit énergétique obligatoire : caméra thermique, télémètre laser, vitromètre, débitmètre, anémomètre, manomètre, enregistreur d’énergie, pince multimètre, caméra endoscopique, analyseur de combustion…

    Avec

    Jean-Michel CATHERIN
    Dirigeant TESTOON


    Objectif

    • comprendre la nouvelle réglementation de mai 2022 rendant obligatoire l’audit énergétique pour certains types de bâtiments
    • connaître les bonnes pratiques en matière d’audit énergétique
    • obtenir un aperçu du matériel existant et des innovations

    Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…

    À partir de 2023, un audit énergétique devra être réalisé préalablement à la mise en vente de maisons ou d’immeubles classés F ou G au diagnostic de performance énergétique. Ce document proposera les travaux à réaliser pour améliorer le classement de l’habitation, en une seule fois ou par étapes. Sont concernés les propriétaires de maisons individuelles ou bâtiments en monopropriété proposés à la vente en France métropolitaine.

    Les premiers textes ont été publiés en mai 2022 : le Décret n° 2022-780 du 4 mai 2022 relatif à l’audit énergétique, ainsi que l’Arrêté du 4 mai 2022 définissant pour la France métropolitaine le contenu de l’audit énergétique réglementaire prévu par l’article L. 126-28-1 du code de la construction et de l’habitation.

    L’audit énergétique obligatoire est une nouvelle disposition dans la lignée du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’objectif de l’audit énergétique est d’aller plus loin dans la préconisation et le chiffrage des travaux qui doivent être réalisés par les propriétaires (existant ou le nouveau propriétaire dans le cadre d’une transaction) et de donner des éléments spécifiques sur les travaux à mener et le coût associé à ces travaux.

    À l’heure actuelle, tous les textes ne sont pas encore publiés. Pourtant, l’objectif est que cet audit énergétique puisse être réalisé à partir du 1er septembre. Pour que cela soit possible, tout un dispositif doit être mis en place, avec un référentiel technique, des décrets et autres documents officiels, la mise en place de nouveaux logiciels, la mise en place d’un cursus de formation…

    Partenaires

    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Audit énergétique obligatoire : matériel et impact sur les prestations

    Audit énergétique obligatoire : matériel et impact sur les prestations

    Reportée en avril 2023, l’entrée en vigueur de l’audit énergétique obligatoire pour les logements F et G en monopropriété s’inscrit dans la lignée du diagnostic de performance énergétique (DPE). Son objectif est d’aller plus loin dans la préconisation et le chiffrage des travaux devant être réalisés par les propriétaires. Le point sur le matériel nécessaire à ces prestations avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    Quel est l’impact de cette nouvelle obligation sur les prestations des auditeurs ?

    Alors que je vous réponds, les détails quant à la mise en œuvre de cet audit ne sont pas encore publiés. L’audit énergétique obligatoire devait entrer en vigueur le 1er septembre 2022, l’échéance est finalement repoussée au 1er avril 2023. Il reste encore du chemin à parcourir pour que le dispositif soit correctement encadré, avec notamment un référentiel technique, des décrets et autres documents officiels, la mise à jour des logiciels, ainsi que la mise en place d’un cursus de formation. Tout ceci est en train de se construire petit à petit.

    Le volet matériel n’est pas encore bien défini, contrairement à ce qu’on a pu connaître avec les autres diagnostics. Ces derniers disposaient de référentiels techniques, avec des listes d’équipements très précises. Pour l’audit, il n’y a pas de choix matériel imposé aux diagnostiqueurs (contrairement aux Bureaux d’études). Mais ceux-ci devront tout de même se référer aux points de contrôle définis dans les textes pour lesquels il est préférable de s’équiper d’appareils de mesure.

    Le dispositif réglementaire précise en effet que l’auditeur devra évaluer différents paramètres dans l’existant, notamment la qualité de l’isolation thermique, de l’étanchéité du bâti et des liaisons entre les différentes structures, l’analyse des ponts thermiques, ou encore le bon fonctionnement des systèmes de ventilation et des systèmes de chauffage. L’auditeur doit ainsi faire une analyse sur tous ces points et rechercher les points critiques, qui auront éventuellement un impact significatif sur les travaux. Ces points critiques pourront également être identifiés comme des pathologies (ex : une humidité importante dans les parois) ou des éléments générateurs d’une nouvelle pathologie si la rénovation thermique réalisée par la suite n’est pas extrêmement bien menée.

    Des appareils de mesure sont recommandés afin de mener à bien cet audit tel que demandé, et ainsi d’éviter des erreurs.

    De quel matériel auront besoin les auditeurs ?

    L’équipement est très proche de celui nécessaire pour réaliser les DPE. En attendant que les textes soient publiés, en voici une sélection :

    → Caméra thermique

    Un incontournable pour réaliser le contrôle non destructif du bâtiment et détecter les principales pathologies : ponts thermiques, défauts d’isolation, fuites d’air… Lorsque la mesure par caméra thermique est impossible (par exemple lors d’épisodes de forte chaleur), le contrôle de l’étanchéité pourra être effectué via l’association d’une porte soufflante, de fumigènes et d’un anémomètre. Testoon a développé sa propre gamme de caméra thermique, ThermoMalin TM1, à un prix très accessible (voir notre article).

    → Télémètre laser

    C’est, avec le vitromètre, l’outil de base pour le DPE et de la même façon pour l’audit énergétique. De nombreux modèles co-existent sur le marché, tel que le Leica Geosystems DISTO X310.

    → Vitromètre

    La jauge Merlin Lazer permet de mesurer facilement l’épaisseur du verre et les lames d’air dans n’importe quelle combinaison sur les unités transparentes à simple vitrage ou à plusieurs vitrages rapidement.

    → Débitmètre, anémomètre, manomètre

    Le bon fonctionnement des systèmes de ventilation se vérifie par la mesure du débit d’air aux bouches d’aération. On utilise principalement des anémomètres pour mesurer la vitesse du flux d’air, associés à un cône pour canaliser ce flux au niveau de la bouche. Il existe des anémomètres à hélice, qui nécessitent un minimum de débit pour fonctionner ou encore des anémomètres à fil chaud, permettant de mesurer des débits faibles. Le kit Testo conviendra à ces mesures.

    → Enregistreur de consommation d’énergie et pince multimètre

    Les consommations électriques peuvent être contrôlées avec un enregistreur de consommation d’énergie pour prise secteur, tel que le NZR SEM16+USB, muni d’un branchement USB pour transmettre la donnée récoltée. La pince multimètre wattmétrique énergimètre PCE instruments™ PCM 1 permettra également de déterminer la puissance absorbée ainsi que la consommation d’énergie. En plus de la mesure du courant alternatif et de la tension, ce wattmètre de mesure de puissance peut déterminer la puissance absorbée actuelle sur des réseaux monophasés, ainsi que la consommation d’énergie (kWh).

    → Caméra endoscopique

    Utilisée pour analyser les parois existantes, elle permet de vérifier l’existence, l’uniformité et l’état d’une isolation. L’auditeur pourra se tourner vers un modèle tel que la caméra endoscopique Wöhler VE400, idéal pour l’inspection de cavités inaccessibles à travers de petites ouvertures à partir de Ø 6 mm. 

    → L’analyseur de combustion

    Il est utilisé pour vérifier le rendement d’une chaudière. Testoon recommande par exemple le modèle Kimo Sauermann Si-CA 030. Cet analyseur de combustion profite des toutes dernières technologies numériques et métrologiques pour fiabiliser les mesures et accélérer les interventions sur site.

    On peut également évoquer des outils pour calculer la résistance thermique d’une paroi. Le kit de mesure du coefficient U proposé par Kimo Sauermann en est un bon exemple. Le principe : l’auditeur prend la température extérieure et intérieure, ainsi que celle de la paroi intérieure. Il pose ensuite les trois sondes sur le mur. L’appareil calcule alors le coefficient U permettant de caractériser la résistance thermique des matériaux.

    A découvrir en vidéo :