Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • NEMo sigfox : l’enregistreur de qualité d’air intérieur innovant d’Ethera

    NEMo sigfox : l’enregistreur de qualité d’air intérieur innovant d’Ethera

    Nouveau – Enregistreur de qualité d’air intérieur, formaldéhyde, CO2, T°, HR, Patm – SIGFOX

    • Ethera
    • Code Testoon : ETHNEMo-sig
    • Série : formaldéhyde, COV, Confinement
    • Référence commande : NE-KIT440
    • Marque : Ethera
    • Nouveau: Possibilité d’accès aux données à distance et en temps réel par le réseau Sigfox (via abonnements NEMo Cloud et Sigfox).

    DIAGNOSTIQUER ET SURVEILLER EN TOUTE SIMPLICITÉ LA QUALITÉ DE L’AIR À L’INTÉRIEUR DES BÂTIMENTS

    – Mesure sélective, sensible, en continu, du formaldéhyde et du CO2.
    – Mesure de l’exposition réelle aux polluants et identification des pics de pollution.
    – Aide à la mise en place de bonnes pratiques (conforme décret 2015-1000).
    – Version connectée pour un accès en temps réel aux mesures (Sigfox, Wifi, RJ 45 , GSM)
    – Evolutif, possibilité d’ajout de capteurs additionnels (PM2.5/PM10, COVT…).
    – Logiciel de gestion des données simple et ergonomique.
    – Rapports automatisés directement exploitables avec comparaison aux valeurs guides.
    – Technologie exclusive et ultra-sensible des capteurs nanoporeux
    – Compact, robuste, facile à utiliser et à installer.
    – Conforme au décret 2012-14 pour le confinement

    – CO2 : 0 à 5000ppm, +/- 50 ppm +/- 3 % vm (conforme au LAB-REF- 30)
    – Formaldéhyde : 0-2000 ppb (0-2,5 mg/m3) (utilise des badges NE-FOR011)
    – Température : -25 à +55°C, +/- 1°C de 0 à 55°C
    – Hygrométrie : 0 à 95 %, +/- 5 % gamme complète
    – Pression atmosphérique : 300 à 1100 hPa
    – Mémoire : 50 000 points de mesure
    – Autonomie : 15 jours, avec mesure toutes les 10 minutes.

    Plus d’infos sur www.testoon.com

  • Analyse de la qualité de l’air dans les ERP : l’importance d’une métrologie réellement opérationnelle

    Analyse de la qualité de l’air dans les ERP : l’importance d’une métrologie réellement opérationnelle

    Les établissements recevant du public (ERP) de catégorie 5 accueillent de jeunes enfants, particulièrement sensibles à la qualité de l’air intérieur. Ils nécessitent une vigilance particulière. Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, nous présente un appareil de mesure particulièrement efficace dans ce contexte : le NEMo sigfox du fabricant grenoblois Ethera Labs.

    La mesure de la qualité de l’air dans ces ERP constitue-t-elle un marché pour les diagnostiqueurs ?

    Une réglementation de 2015 oblige les exploitants de ces ERP (essentiellement des collectivités locales) à faire réaliser un audit de la qualité de l’air intérieur et à prendre des mesures correctives si nécessaire.

    Les dispositifs initiaux, jugés trop contraignants, ont été rapidement modifiés par le législateur : les exploitants peuvent désormais recourir à des bureaux de contrôles spécialisé accrédités Cofrac, ou appliquer le Guide des bonnes pratiques pour l’amélioration de la qualité de l’air intérieur édité par le Ministère de l’Écologie. Il s’agit alors d’un autocontrôle nécessitant de maîtriser des notions complexes, ce qui ouvre naturellement ce marché d’accompagnement technique aux diagnostiqueurs.

    La qualité de l’air représente un énorme enjeu de santé publique, lié aux concentrations de population (CO2), et aux polluants intérieurs (formaldéhydes, COV…).

    Pourquoi recommander le NEMo Sigfox ?

    Tout d’abord, parce qu’il est cité par le guide du Ministère de l’Écologie pour mesurer et enregistrer les paramètres de l’air.

    Ensuite, parce que le NEMo Sigfox permet de mesurer en continu le formaldéhyde et le CO2, ainsi que l’exposition réelle des occupants aux polluants. Avec une prise de mesure toutes les 15 minutes, il est possible d’identifier les pics de pollution et de les croiser avec les modes d’occupation des locaux, ce qui permet d’expliquer les variations de qualité de l’air et de corriger certaines routines (aération, produits de nettoyage, etc.)

    Enfin, pour son côté opérationnel : NEMo fonctionne avec un logiciel simple et ergonomique qui génère des apports automatisés directement exploitables avec comparaison aux valeurs guides, ce qui permet de préconiser des mesures efficaces. Il présente donc une orientation résolument « pratique ».

    Quels sont ses points forts pour les diagnostiqueurs ?

    Outre son autonomie de fonctionnement et d’alimentation, le NEMo se caractérise par sa connectivité : l’opérateur a accès en temps réel aux données stockées automatiquement dans le Cloud, sans wifi, puisque Sigfox est un réseau national autonome.

    La restitution des données est réalisée par un logiciel propriétaire fournissant un rapport sur la qualité de l’air conforme au guide des bonnes pratiques. NEMo permet enfin de mesurer les particules fines, et, d’ici fin 2018, pourra également mesurer le radon.

  • Déchets du bâtiment et diagnostic : quelle responsabilité pour le maître d’ouvrage ?

    Déchets du bâtiment et diagnostic : quelle responsabilité pour le maître d’ouvrage ?

    Dans le cadre du projet collaboratif Démoclés – qui vise le développement du tri et du recyclage des déchets du second oeuvre sur les chantiers de démolition et de réhabilitation – Recylum publie une étude juridique sur la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage en matière de déchets du bâtiment. Cette étude apporte une interprétation éclairante du Code de l’environnement concernant le rôle et la responsabilité du maître d’ouvrage.

    L’étude rappelle notamment l’obligation de diagnostic déchets. En effet, le Code de la construction et de l’habitation impose la réalisation d’un diagnostic des déchets, préalablement à la démolition. Le diagnostic doit être réalisé par le maître d’ouvrage (article R. 111-45 du Code de la construction et de l’habitation) :
    « Le maître d’ouvrage d’une opération de démolition de bâtiment réalise un diagnostic portant sur les déchets issus de ces travaux dans les conditions
    suivantes :

    • a) préalablement au dépôt de la demande de permis de démolir si l’opération y est soumise ;
    • b) préalablement à l’acceptation des devis ou à la passation des marchés relatifs aux travaux de démolition dans les autres cas. »

    En pratique, le maître d’ouvrage fait appel à une entreprise spécialisée chargée du diagnostic. Cette dernière engage sa responsabilité contractuelle en cas de défaillance (art. 1231-1 c. civil).

    La jurisprudence de la Cour de cassation relative aux diagnostics immobiliers (amiante, termites…) engage la responsabilité du diagnostiqueur en cas d’insuffisance (voir en ce sens, C.cass. ch. Mixte, 8 juillet 2015, n° 13-26.686). Cette solution est a priori transposable au diagnostic déchets effectué par une entreprise spécialisée. Le Code de la construction et de l’habitation impose également au maître d’ouvrage de dresser un formulaire de récolement « relatif aux matériaux réemployés sur le site ou destinés à l’être et aux déchets issus de cette démolition », à l’issue des travaux de démolition. Ce formulaire (Cerfa N° 14498*01) mentionne la nature et la quantité des matériaux réemployés sur le site ou destinés à l’être, et celles des déchets, effectivement valorisés ou éliminés, issus de la démolition66.

    La méconnaissance de l’obligation de réaliser un diagnostic, peut faire l’objet de sanctions pénales. En outre, des sanctions pénales sont encourues en cas de méconnaissance des obligations suivantes rattachées au diagnostic démolition (articles R. 111-43 à R. 111-49 du Code de la construction et de l’habitation) :

    • réaliser un diagnostic préalable aux opérations de démolition ;
    • transmettre le diagnostic à toute personne physique ou morale appelée à concevoir ou à réaliser les travaux de démolition ;
    • télédéclarer le formulaire de récolement CERFA 14498.La constatation de ces infractions peut entraîner l’interruption des travaux. La continuation des travaux est en ce cas puni (emprisonnement de trois mois et amende de 45 000 €.

     

    > Télécharger l’étude complète <

  • Vidéo – comment éviter les contentieux et procédures ?

    Vidéo – comment éviter les contentieux et procédures ?

    Le point sur les risques liés à l’activité du diagnostic immobilier avecThierry Barle, dirigeant de Cabinet Condorcet, et Grégoire Marion, chargé d’étude en charge des diagnostiqueurs.

  • Diagnostic en franchise : EX’IM recrute

    Diagnostic en franchise : EX’IM recrute

    EX’IM est un réseau de 63 agences de diagnostiqueurs immobiliers franchisés présent sur la France entière. Créé en 2002, il est le plus important réseau en termes de chiffre d’affaires, avec 27 millions d’euros et 190 techniciens certifiés. Le point sur le secteur avec Yannick Ainouche, le PDG du réseau.

    Comment évolue le marché du diagnostic immobilier ? Quel sont les besoins ?

    Le marché est très fluide, car il est le reflet du marché immobilier en vente comme en location. Aujourd’hui, la difficulté de notre métier est liée à une législation de plus en plus complexe. Néanmoins, les diagnostiqueurs occupent une place centrale dans la connaissance du bâti en France. En effet, grâce à nos rapports nous favorisons une meilleure transparence pour les acquéreurs comme pour les locataires. Nos diagnostics permettent également de mieux comprendre la valorisation des actifs immobiliers.

    Notre filière présente deux avantages majeurs : l’installation nécessite peu d’investissement et notre offre de services découle d’un marché réglementé. Le volume de clients est donc certain et pérenne.

    Nos techniciens sont tous certifiés, ce qui est un gage de sécurité et de qualité pour nos clients. En ce qui concerne EX’IM, afin d’améliorer nos services, nous disposons d’un centre de formation et organisons les montées en compétences de nos techniciens.

    Vous cherchez à recruter. Quels sont vos objectifs de développement ?

    Notre réseau compte 63 agences à l’heure actuelle. Nous pensons que nous pouvons couvrir l’ensemble du territoire national avec environ 85 agences. Notre objectif est donc d’ouvrir une vingtaine d’agences d’ici deux ans.

    Quels profils recherchez-vous ?

    Ces ouvertures se feront soit avec de nouveaux entrepreneurs, soit avec des diagnostiqueurs déjà opérationnels qui souhaitent entrer dans un réseau afin de bénéficier de notre expertise technique, accompagnement commercial et marketing, communication etc…

    Nous avons actuellement des besoins dans le sud-ouest : Toulouse Montpellier, Perpignan, Lyon et le canal rhodanien.

    En ce qui concerne les techniciens, nous avons actuellement 52 postes à pourvoir partout en France. Nous offrons des évolutions professionnelles intéressantes, avec une rémunération attractive et une formation continue pertinente. En un mot, que vous soyez entrepreneur ou technicien du diagnostic rejoignez-nous !

  • Des pratiques à respecter lors des analyses amiante – Nicolas Bohler (Eurofins)

    Des pratiques à respecter lors des analyses amiante – Nicolas Bohler (Eurofins)

    Entretien avec Nicolas BOHLER, responsable commercial au sein d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment France. Leader des analyses d’amiante, le réseau regroupe 11 laboratoires dont 9 en France dédiés à cette activité.

    Comment votre offre répond-elle au marché du diagnostic immobilier ?

    L’offre analytique d’Eurofins Analyses pour le Bâtiment propose des solutions conçues pour répondre aux besoins des diagnostiqueurs français. Notre réseau de laboratoires propose la meilleure qualité et le meilleur service au meilleur prix ! Nous sommes en mesure d’analyser toutes les couches hétérogènes d’un échantillon en 4 jours dans le cadre d’un chantier de diagnostic avant travaux ou démolition. Notre offre ne s’arrête pas là puisque nous apportons un accompagnement technique lors des chantiers qui le nécessitent.

    Quelles sont les bonnes pratiques à respecter pour les analyses amiante, plomb et fibres inorganiques ?

    Il est essentiel de ne mettre qu’un seul échantillon par sachet, en quantité suffisante pour éviter les pollutions et nous permettre de réaliser l’analyse et l’atteinte de la limite de détection (LD<0,1% en masse). Le respect de cette limite de détection nous oblige à différencier l’ensemble des couches hétérogènes de chaque matériau constituant l’échantillon. C’est pourquoi nous vous mettons à disposition le guide des quantités minimales sur le site internet Eurofins.

    Pour le conditionnement, il semble bon de rappeler que la norme NF X 46 020 indique que l’échantillon doit être sous double emballage individuel étanche à l’air et propre. L’identification doit être claire et lisible pour permettre l’enregistrement de l’échantillon et bien entendu le sachet ne doit pas être fermé avec des agrafes, nœuds, scotch…

    Par ailleurs, le bon de commande doit être complet, avec le numéro du devis en cours de validité et le type d’analyse.

    Pour quels autres types d’analyses constatez-vous une progression ?

    Eurofins peut accompagner les diagnostiqueurs sur l’identification des insectes xylophages ou autres champignons lignivores pour fournir une réponse scientifique et poussée en cas de doute. Nous proposons également les analyses de plomb dans l’eau, ou encore le contrôle de la concentration d’amiante dans l’air lorsque la présence d’amiante est avérée sur un matériau dégradé. Mais ce n’est qu’un petit aperçu de notre champ d’intervention, nous sommes en mesure de répondre à vos problématiques concernant le radon, la qualité de l’air intérieur ou encore les fibres céramiques réfractaires.

  • « Diagnostiqueur, une profession de plus en plus “à risque” » – Grégoire Marion / Céline Chauris (Cabinet Condorcet)

    « Diagnostiqueur, une profession de plus en plus “à risque” » – Grégoire Marion / Céline Chauris (Cabinet Condorcet)

    Le Cabinet Condorcet, courtier et intermédiaire en assurances, est spécialisé, depuis sa création en 2007 dans l’assurance des entreprises de diagnostics immobilier et compte plus de 700 entreprises clientes. Entretien avec Grégoire MARION, responsable de la branche Responsabilité Civile et Céline CHAURIS, responsable des sinistres.

    Quelle est votre particularité ?

    Nous sommes positionnés sur un marché de niche très réglementé avec peu d’acteurs et donc peu de solutions. Nous travaillons avec plusieurs grandes compagnies d’assurances nous permettant de proposer des solutions adaptées à chaque situation, que ce soit en délégation totale pour les professionnels (avec édition des contrats en interne) ou en partenariat.

    Sur quels nouveaux marchés assurez-vous les diagnostiqueurs immobiliers ?

    Si nos accords-cadres avec de grands assureurs nous permettent d’établir des contrats d’assurances sur les marchés classiques qui évoluent avec les nouvelles réglementations, nous sommes en capacité de trouver, sur les marchés complexes, des solutions et de proposer des offres sur-mesure.

    En allant directement chez les assureurs, parfois réticents, nous avons l’expérience et la légitimité pour négocier et apporter des solutions. Ainsi, lorsqu’un diagnostiqueur réalise une activité exclue, nous entrons dans du sur-mesure et négocions avec la compagnie d’assurance qui l’assure déjà, ou avec une autre afin de couvrir l’ensemble de son activité.

    Comment les sinistres évoluent-ils ?

    Le diagnostiqueur est une victime facile, encore plus aujourd’hui avec une « américanisation » des réclamations et des procédures judiciaires. Nous constatons qu’au fil des années, la profession est de plus en plus « à risque » avec une jurisprudence constante et complexe et des démarches de surprotection des consommateurs. Les difficultés pour s’assurer ne sont pas liées à la nature des activités mais plutôt aux antécédents. Le diagnostiqueur doit donc plus que jamais adopter les bonnes pratiques.

    Lorsque les assurés sont confrontés à une procédure judiciaire, ils ont le choix de trouver l’avocat qui les défendra. Mais sans un avocat spécialisé dans le domaine, le diagnostiqueur risque gros. C’est pourquoi nous proposons à nos clients de les mettre en relation avec des avocats spécialisés dans cette profession complexe. Ils connaissent les réglementations et sont au fait des jurisprudences permettant ainsi de défendre le dossier au mieux.

    Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment se protéger au mieux ?

    Les conseils ci-dessous sont valables dans le domaine de l’amiante et de l’ensemble des activités des diagnostiqueurs :

    • Prendre des photos et de les conserver

    Jointes en annexe des rapports, les photographies complètent des descriptifs souvent trop brefs et incapables de décrire l’ensemble.
    C’est la preuve utilisée par les avocats en cas de litige. La photo apporte beaucoup d’informations. Par exemple, le bien a-t-il été rénové depuis la venue du diagnostiqueur laissant paraître un coffrage amianté ? Dans ce cas, le professionnel ne peut en avoir pris connaissance car sa mission est non destructive. En cas de plainte, les photos permettront d’apporter la preuve.

    • Ne croire que ce que l’on voit.

    Souvent, les diagnostiqueurs font confiance à leurs clients, et retranscrivent leur propos dans le rapport, sans vérification. Un avocat sur Marseille nous expliquait qu’un diagnostiqueur avait réalisé un diagnostic dans une maison en bois. Composée e panneaux, le propriétaire indiquait qu’il s’agissait de bois. Or, il s’agissait en fait de plaques en bois qui recouvraient des plaques d’amiante. Le professionnel aurait dû vérifier ou écrire dans son rapport « le vendeur m’a dit que… ».

    • Demander des documents

    Afin de limiter sa responsabilité, le diagnostiqueur a tout intérêt à réclamer un maximum de documents (plans, factures, etc.). En cas d’absence de réponse, il est important de le noter, aussi. Cela démontrera que la demande a été formulée.

    Un diagnostiqueur a œuvré dans une maison déclarée sans cave. Après la vente, le vendeur a découvert sous l’habitation une cave… emplie de mérule. Le diagnostiqueur n’ayant pas mentionné cette pièce a été attaqué.

    Le professionnel a donc tout intérêt à éditer un rapport de police mentionnant les documents communiqués ou non. Ce travail de secrétariat important permettra de limiter sa responsabilité.

    • Se re-déplacer

    Lors de mises à jour de diagnostics, certains professionnels, souvent à la demande du vendeur, modifient simplement la date du rapport, sans procéder à un nouveau diagnostic. Or, le bien peut avoir été modifié et seul une nouvelle visite permettra de s’assurer de la véracité des informations retranscrites.

  • « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    Créée en 2004 la Fidi regroupe plus de 1000 diagnostiqueurs et 700 entreprises, tous issus des modèles économiques variés (indépendants, salariés intégrés, réseaux de franchises, etc). Lionel Janot, son président, revient sur les dossiers chauds de la profession.

    Le DPE est au cœur du débat du plan énergétique porté par Nicolas Hulot. Quel est votre point de vue ?

    Le 1er février, nous avons présenté 12 propositions au Conseil supérieur de la Construction et de l’Efficacité Énergétique avec pour objectif que le DPE évolue vers un DPE 3.0. Ces propositions se sont articulées autour de 4 grands principes : fiabilisation, meilleure lisibilité par les clients, enrichissement pour éradiquer les « passoirs thermiques », et plus grande implication des diagnostiqueurs dans le cadre des travaux d’amélioration autour de l’utilisation plus pertinente et efficace des données récoltées. Nous proposons également d’accompagner les pouvoirs publics par la mise en place d’ateliers-test grandeur nature grâce à nos nombreux adhérents qui tissent l’ensemble du territoire.

    Quelles sont les conséquences de l’arrêté de compétences?

    Cet arrêté était attendu depuis longtemps. Mais sur ce sujet, nous avons été consultés tardivement. L’arrêté prévoit l’allongement de la certification de 5 à 7 ans et la suppression des QCM en re-certification au profit de contrôles sur ouvrages dans tous les domaines. Il pose aussi le cadre de la certification obligatoire des organismes de formations et de l’indépendance entre ces derniers et les organismes de certification.

    Si globalement nous sommes satisfaits des avancées, nous restons vigilants et inquiets quant à la mise en pratique de contrôles globaux et aléatoires. Constitués en intersyndicale avec la CDI, la CFDI et LDI, nous travaillons sur des propositions concrètes afin que la mise en pratique corresponde à la réalité. Le texte n’est pas assez précis et de nombreuses questions se posent : que faire si, sur un bien, l’ensemble des diagnostics n’est pas à réaliser ? Si le diagnostiqueur n’est pas certifié pour l’ensemble de ses activités par un même organisme ? Quel sera le coût additionnel pour le professionnel ?

    Face à ces questions, il est fondamental que la profession se fédère car, ne l’oublions jamais, l’union fait la force.

    Pourquoi adhérer à la FIDI ?

    En rejoignant la FIDI, vous profitez d’un contrat groupe d’assurance responsabilité civil professionnelle MMA, fruit d’une collaboration historique avec le cabinet MMA-Subervie. Notre contrat groupe est spécialement adapté à notre métier avec des garanties calquées selon vos activités pour une large couverture permettant d’ajuster une prime concurrentielle.

    La FIDI, c’est aussi une équipe disponible de permanent et de membre pour répondre à toutes les questions techniques, normatives ou juridiques.

    En rejoignant la FIDI, vous pesez et participez à l’évolution de votre métier. Et plus nous sommes nombreux, plus nous sommes écoutés. Tous bénévoles, élus et adhérents peuvent participer aux groupes de travail, et être présents auprès des instances règlementaires et normatives tels que la X 46-020, X 46-021 pour l’amiante, les travaux de normalisation Gaz et Electricité, les comités de certification, le plan de recherche et développement amiante. En adhérent, vous pouvez être acteur de l’évolution de votre métier.

  • « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    « Au moins 4 millions de diagnostics avant-vente réalisés en 2017 ! » – Thierry Marchand (FNAIM)

    La Chambre des Diagnostiqueurs (FNAIM) a été créée il y a 11 ans. A sa tête Thierry Marchand, qui entend accompagner les diagnostiqueurs avec une vision sur les dix prochaines années en renforçant ses équipes autour d’une stratégie guidée par un objectif : la santé, la sécurité des personnes et la protection de l’environnement pour un logement plus sûr et plus confortable.

    Quelle est la situation de la profession et ses enjeux pour 2018 ?

    Notre métier a débuté en 1992 avec la loi Carrez. S’il a connu des aléas, il s’est nettement professionnalisé depuis la mise en place de la certification il y a 10 ans. Notre profession est véritablement consciente de la responsabilité que lui a confiée les pouvoirs publics. Les chiffres sont là : on estime que les diagnostics pour la vente, la location et les travaux représentent plus d’un milliard d’euros de CA par an.

    Au cours de la seule année 2017, 970 000 logements ont été vendus. Avec une moyenne de 4 diagnostics par vente, ce sont au moins 4 millions de rapports réalisés, rien que pour la vente ! Les associations de consommateurs précisent que le taux d’erreur dans les rapports baisse au fil du temps.

    Les propriétaires sont de plus en plus inquiets des contrôles que réalisent leur diagnostiqueur. Effectivement, les conclusions de nos rapports ont un impact sur leur vente ou leur location. Mais ils ne voient pas toute la chaîne de réalisation d’un diagnostic. Le diagnostiqueur n’est pas le seul à être responsable : a-t-il été bien formé ? La certification de compétence effectue-t-elle les contrôles de manière efficace ?

    A ce titre, Les diagnostiqueurs peuvent-ils être considérés comme des « auxiliaires de l’État » ?

    Oui, nous pouvons nous considérer ainsi. Pour exercer, les diagnostiqueurs ont l’obligation d’être certifiés. Et pour être certifié, il faut d’abord être formé. Or la question de la responsabilité des organismes de formation et de certification n’est jamais relevée. De bons professionnels peuvent commettre des erreurs si leur formation est insuffisante ou médiocre.

    Ils passent aussi à travers le contrôle de la certification qui se concentre principalement sur les rapports, mais pas sur les processus de réalisation de ces documents. Les autres professions réglementées ont des garde-fous, comme les ordres professionnels. Or, avec un peu plus de 7500 diagnostiqueurs en France pour 9000 certifiés, ce n’est malheureusement pas un enjeu. Notre organisation professionnelle patronale, la CDI FNAIM, que je représente, met toute son énergie à défendre nos adhérents et notre profession.

  • «  Vérifier et entretenir son matériel va devenir essentiel ! » – Jean-Michel Catherin (TESTOON)

    « Vérifier et entretenir son matériel va devenir essentiel ! » – Jean-Michel Catherin (TESTOON)

    Acteur du matériel pour les diagnostiqueurs, Testoon fournit des packs complets aux entreprises nouvellement créées ou aux nouveaux salariés, qui vont du petit matériel de mesure, aux échelles. Réassort et service de maintenance font également partie de l’offre de Testoon. Jean-Michel Catherin revient sur les enjeux du matériel.

    Comment se porte le marché du diagnostic immobilier dans votre secteur ?

    Le marché reste relativement dynamique. La période 2017-2018 montre pour le moment une demande équivalente à celle du début des années 2010. Le marché est sain. Il se partage entre l’investissement dans des packs complets pour des embauches ou des créations d’une part et l’entretien régulier du parc de matériels d’autre part.

    Pourquoi faut-il faire vérifier son matériel régulièrement ?

    Parce que c’est économiquement rentable sur le long terme. Le fait de vérifier dans les délais l’ensemble de son parc permet de réaliser les réglages garantissant les bons résultats du diagnostic et de changer les composants défectueux et non pas le matériel complet, même si les normes ne le précisent pas à chaque fois. Vérifier ne veut pas dire changer ! Mais quand on fait des mesures, il est normal de vérifier que les mesures sont justes !

    C’est un enjeu important qui va s’imposer encore plus dans l’avenir. Par exemple, certains clients nous indiquent que cela fait longtemps qu’ils n’ont pas détecté de monoxyde de carbone avec leur appareil. Or lorsque le résultat est égal à zéro, cela signifie soit qu’il n’y a pas de monoxyde, soit que l’appareil ne fonctionne pas… Les risques peuvent donc être importants.

    Les appareils se dotent-ils des dernières technologies ?

    S’il n’y a pas de révolution dans les outils de base pour diagnostiqueur, ils se dotent régulièrement de nouvelles fonctions utiles que l’utilisateur n’exploite pas, souvent par ignorance ou habitude. Par exemple, le dernier télémètre Leica permet de réaliser des prises de plan simple avec un télémètre connecté à une tablette. Résultat : le diagnostiqueur peut se promener dans l’appartement, le télémètre saura dans quel endroit il se situe en fonction du déplacement et reportera automatiquement le tracé.

    De la même manière, nous avons un partenariat avec Parrot pour des drones professionnels tout en étant économiques et simples d’emploi. Il est permis, pour un budget de moins de 1500 €, de proposer de nouvelles missions à forte valeur ajoutée : Par exemple proposer aux agences immobilières des images insolites en réalisant un modèle 3D pour les grandes propriétés, ou réaliser des études de déperditions énergétiques sur un bâtiment.