Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Aéroports : Des détecteurs thermiques vraiment efficaces ?

    Plaques tournantes de la propagation des épidémies, les aéroports se sont massivement engouffrés vers l’installation de détecteurs thermiques pour scanner les passagers débarqués. Mais quelle en est l’efficacité réelle ?

    détecteurs thermiques diagnostic immobilier

    Depuis une dizaine d’années, le marché de ces technologies a connu un intérêt grandissant – un succès largement dû aux aéroports asiatiques, les premiers à inaugurer des caméras thermiques avec la crise du SRAS, puis de la grippe aviaire. L’objectif de ces détecteurs est de repérer les passagers fiévreux en provenance de zones infectées.

     

    Toutefois, leur efficacité ne fait pas l’unanimité et la récente épidémie d’Ebola a contribué à renforcer l’opinion des détracteurs, arguant l’impossibilité de détecter un patient en période d’incubation et pourtant déjà contagieux. Dans ce contexte, l’Agence Canadienne des Médicaments et des Technologies de la Santé vient de passer en revue l’ensemble des études réalisées au sein de plusieurs aéroports dans le monde.

     

    Globalement, si les mesures prises par les détecteurs sont comparables aux méthodes traditionnelles (mesures par thermomètre sur un échantillon de personnes), leur efficacité à dépister des patients fiévreux dépend fortement des points visés (front, oreilles, profil) et de la température ambiante (il peut faire très chaud et humide dans certains aéroports). Ainsi, l’Agence conclut que cette efficacité n’est pas démontrée pour détecter la grippe aviaire ou la dengue. Elle met en garde contre la communication faite autour du déploiement massif de ces détecteurs pour lutter contre les épidémies, rappelant qu’il faut 8 à 10 jours d’incubation avant qu’un virus comme Ebola ne se déclare – période durant laquelle il reste indétectable par des caméras thermiques.

     

    Source : Canadian Agency for Drugs and Technologies in Health (2014) Mass Thermography Screening for Infection and Prevention: A Review of the Clinical Effectiveness – p.17

  • Audit énergétique obligatoire des entreprises : suivez le guide !

    Pour tout savoir de la nouvelle obligation d’audit énergétique des entreprises, suivez Testoon !

    Vous voulez comprendre la nouvelle obligation ?

    Pour vous aider à mieux comprendre tous les rouages de cette nouvelle réglementation, Testoon a établi pour vous un guide :

    • Qui est concerné ?
    • Qui peut réaliser cet audit ?
    • Comment réaliser cet audit ?
    • Avec quels outils ?

    Testoon vous apporte toutes les réponses !

    Vous voulez vous équiper ?
    Vous souhaitez vous lancer dans ces audits, ou êtes déjà certifié OPQIBI, AFNOR ou LNE?
    Il est temps de vous (ré)équiper !
    Testoon vous propose les outils nécessaires pour réaliser ces audits.
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  • LAND2MAP a reçu le 1er prix de l’innovation informatique

    LAND2MAP est logiciel qui s’utilise sur le terrain à l’aide d’une tablette tactile durcie. LAND2MAP est universel et il se connecte par une simple liaison Bluetooth à l’ensemble des instruments topographiques STATION et GPS.

     

    INTERMAT Innovation Awards – Applications Numériques – GOLD Award – ATLOG

     

    Pour obtenir plus d’informations, merci de cliquer ici

  • BUILD2MAP Tour 2015 pour les métreurs en bâtiments

    Une présentation du logiciel BUILD2MAP dans toute la France.

    Build2Map ATLOG
    Build2Map ATLOG
  • Amélioration de la qualité de l’air extérieur : les lauréats de l’appel à projets AACT’AIR 2014 sont désormais connus

    L’appel à projets AACT-AIR (« Aide à l’Action des Collectivités Territoriales et locales en faveur de la qualité de l’Air ») a pour objectif d’aider les collectivités à initier, faciliter et réaliser des actions locales concrètes et innovantes pour améliorer la qualité de l’air extérieur.

    Les projets lauréats s’inscrivent dans les orientations prévues par la réglementation française, en particulier pour développer des actions intégrant le climat, l’air et l’énergie comme par exemple les schémas régionaux climat, air et énergie (SCRAE), les plans de protections de l’atmosphère (PPA) ou encore les plans de déplacements urbains (PDU).

    Sont récompensés :

    • 3 projets « Recherche » : VELUD, INCITAIR et PMTU ;
    • 7 projets « Hors Recherche » : QAIL, EPOP AIR, EVAL-POP-PCAET, QAI_CPA, SIG AirBruit, CDU-CP et IMPACTAIR.

    L’édition 2015 de l’appel à projet AACT’AIR est actuellement en cours avec une date limite des candidatures fixée au 2 février 2015.

  • Les instruments de mesure connectés, pour quoi faire ?

    Un grand nombre d’appareils de mesure peuvent se connecter sur vos tablettes et/ou smartphones.  Ce phénomène est-il un effet de mode ou est-ce un véritable intérêt de fonctionnalité et productivité ? Testoon vous aide à y voir plus clair.

     
    De nombreux appareils de mesure sont désormais compatibles avec votre smartphone ou votre tablette (Android et iOS principalement). Cela signifie qu’ils leur communiquent les mesures effectuées, souvent en sans-fil. 

    Les modes de connexion utilisés sont les suivants :

    • le WI-FI
    • le bluetooth
    • les sondes filaires
    La connexion de vos appareils à de nombreux avantages
    • utiliser l’écran du smartphone
    • travailler à distance de sécurité
    • comparer plusieurs mesures en même temps
    • créer et envoyer un rapport
    • être plus efficace en équipe
    • utiliser l’appareil photo
    • exploiter directement les données
    • sauvegarder les mesures

    Retrouvez l’ensemble du guide rédigé par TESTOON en cliquant ici

    Hygromètre, caméra, télémètre, lasermètre…retrouvez sur notre site un ensemble d’instruments connectés en cliquant ici

  • Isolation thermique par l’extérieur (2)

    Isolation thermique par l’extérieur (2)

    Le premier article sur la thermographie en contrôle d’isolation thermique par l’extérieur ITE indiquait que, du point de vue de la performance énergétique, 3 problèmes principaux apparaissaient habituellement, qui peuvent être mis en évidence par thermographie et qui devraient servir à améliorer la qualité de ces réalisations. Voyons ici un de ces points, les articles prochains traiteront des suivants.

    Le soubassement de la maison ou le sous-sol

    Il est d’usage que l’isolation thermique par l’extérieur ITE ne soit installée que sur les parois des pièces chauffées : elle s’arrête donc au niveau de la dalle de plancher bas, ou à peine en dessous. Une société spécialisée en ITE me dit avec fierté que, eux au moins, descendent à 8 cm en dessous du niveau du plancher bas. Quelle gloire ! Alors qu’il faudrait isoler les parois sur une hauteur de l’ordre de 80 cm au dessous du plancher bas : il est encore meilleur d’isoler l’ensemble des parois jusqu’en dessous du niveau du sol, mais n’en demandons quand même pas trop.

    Pourquoi faut-il isoler plus bas que le niveau du plancher bas ?

    L’about de dalle du plancher bas représente habituellement un pont thermique (ce qui dépend des conductivités comparées du béton de la dalle et du matériau des parois verticales) : l’opération d’ITE ne peut prendre pleinement son efficacité que si ce pont thermique est supprimé – côté extérieur – par un large recouvrement dont la dimension se calcule au moyen d’un logiciel de simulation numérique. Côté intérieur, le pont thermique reste présent et contribue à l’échauffement du sous-sol.

    La paroi verticale étant isolée au dessus du niveau du plancher bas, elle est presque à la température de l’intérieur des pièces chauffées : par conduction, la chaleur descend dans la paroi, en dessous du niveau du plancher bas, et d’autant plus bas que l’isolation descend également. Selon le type de maçonnerie, il faut donc isoler sur une hauteur telle que la paroi soit devenue suffisamment froide en limite de cette isolation, ce qui peut représenter 80 cm pour du béton plein. Et même davantage si le sous-sol est chauffé : c’est alors qu’il faut isoler jusqu’en dessous du niveau du plancher du sous-sol !

    Mais, un sous-sol sensé être « non chauffé » peut être partiellement chauffé par le plancher bas si celui-ci n’est pas isolé ; c’est pourquoi une isolation du dessous du plancher bas est tout indiquée si l’on veut disposer de pièces au sous-sol qui jouent le rôle de caves à basse température. Dans ce cas, il faudra isoler les parois verticales des caves côté intérieur et vérifier que l’inertie attendue pour une cave reste satisfaisante.

    Figure 1 – Réalisation insuffisante de l’isolation thermique par l’extérieur ITE.

     

    isolation thermique par l’extérieur rénovation énergétique

     

    Pour en savoir plus

    Rendez-vous sur les sites internet de référence :

    http://institut-thermographie.net

    http://wiki-thermographie.net

    http://forum-thermographie.net

  • Le Ventimalin : ventilateur pour auto-contrôle de l’étanchéité à l’air

     

    Le VentiMalin vous permet de mettre simplement et rapidement le bâtiment sous pression pour contrôler les fuites d’air.

     

    Le Ventimalin : ventilateur pour auto-contrôle de l'étanchéité à l'air

    Il vous aide à être conforme à la RT2012 sur l’étanchéité à l’air.

    Le VentiMalin est conçu pour les professionnels du bâtiment (constructeurs, plaquistes, fabricants et poseurs de fenêtres, installateurs, …) afin qu’ils puissent tester les parties sur lesquelles ils travaillent pour s’assurer de la qualité de celles-ci en termes d’étanchéité à l’air.

    Le Ventimalin est disponible dès aujourd’hui chez Testoon au prix de 1290€ HT (1 548€ TTC).

    Pour en savoir plus, cliquez ici

  • Interview métier : Assistance aux mesureurs de perméabilité à l’air des bâtiments

    Valérie Blangy a développé une nouvelle activité d’assistance rédactionnelle aux mesureurs de perméabilité à l’air des bâtiments. Elle nous explique en quoi cela consiste.

     Bonjour Mme BLANGY, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    Assistante administrative et commerciale depuis plus de 15 ans, je souhaitais mettre mon expérience au profit de différents secteurs d’activité en totale autonomie. Mon intérêt pour le bâtiment et plus particulièrement l’habitat et le respect de l’environnement, m’a amené à découvrir l’infiltrométrie. J’ai ainsi fait le choix de me spécialiser dans ce secteur d’activité en fondant Blower-Help.com.

    Quel est votre activité, plus précisément ?

    Depuis 2 ans, Blower-Help.com propose des services dans le traitement des données de mesures de perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment, et la rédaction des rapports conformes à la norme NF EN 13829 & GA P50-784, à partir du logiciel Infiltrea.

    Pour mieux appréhender cette profession, Blower-Help.com est présente sur le terrain auprès d’opérateurs certifiés Qualibat 8711 afin de se former aux évolutions du métier et évaluer les problématiques liées aux interventions.

    En échangeant avec différents opérateurs certifiés Qualibat 8711, une constatation était récurrente : « le temps de traitement des données et de rédaction est très chronophage ».

    Ainsi, je mets mes compétences exclusivement au service de cette profession, afin de soutenir les opérateurs au quotidien et leur libérer du temps. Ils se consacrent ainsi davantage au métier de mesureur et développent leur activité.

    En moyenne, les mesureurs qui nous confient actuellement leur projet gagnent entre 70 et 80% du temps qu’ils consacraient à la rédaction de leur rapport.

    Quels types de client s’adressent à vous ?

    Cela concerne surtout les structures indépendantes ou Sarl, pour des besoins réguliers afin d’augmenter leur capacité d’intervention, ou occasionnels pour répondre aux pics d’activités par exemple.

    Le mesureur peut accéder à son espace personnalisé sur notre site internet. Il y dépose ses différents projets, en suit l’avancement et y récupère son rapport.

    La restitution des rapports s’effectue sous 48 à 72h généralement, pour un coût qui oscille entre 18 et 55 € en fonction du type de projet.

    Quel sont vos projets ?

    Blower-Help.com prépare une solution d’assistance rédactionnelle pour les opérateurs certifiés Qualibat 8721 pour la mesure de perméabilité à l’air du réseau de ventilation.

  • Les drones et la thermographie aérienne

    La mise en oeuvre de drones, ou petits engins volants télécommandés, favorise une thermographie aérienne de meilleure pertinence que lors des vastes campagnes de masse. En principe du moins. En effet, le but d’une campagne de thermographie, qu’elle soit réalisée depuis un vecteur aérien (avion, hélicoptère, ballon captif ou drone) ou depuis le sol, caméra au poignet ou dans un véhicule terrestre, est de fournir des thermographies exploitables, donc obtenues dans des conditions aptes à mettre en évidence la performance énergétique de l’enveloppe des bâtiments observés.

    Quoiqu’en dise certain intervenant en thermographie aérienne, cette technique ne concerne utilement que les toitures des bâtiments – elle n’atteint pas les façades de façon licite. Or, dans les conditions où la thermographie ne nous induit pas en erreur d’interprétation, les déperditions radiatives, qui sont les seules déperditions que la thermographie puisse cartographier et quantifier sans une batterie d’hypothèses simplificatrices supprimant la pertinence des relevés, sont très généralement nettement plus faibles en toiture qu’en paroi verticale. Le fameux schéma de l’ADEME n’est pas pour autant en défaut, il indique que la toiture d’un pavillon, d’un seul niveau et non isolé, représente 25 à 30 % des déperditions de la maison, mais il s’agit là de la somme des déperditions radiatives et convectives, ces secondes sont prédominantes et ne sont pas vues par la caméra thermique.

    Avantage du drone

    La thermographie aérienne sera donc moins délimitée si elle porte davantage sur les façades. Ce que permet mieux le drone, pour le fait qu’il opère à faible distance, qu’il est orientable à loisir. La contrepartie d’une durée plus longue d’intervention est aussi un coût nettement plus faible du vecteur et de son pilotage. Par contre, si l’intervenant n’a pas la formation adéquate, intervenir sur un temps plus long peut déboucher sur un instant d’intervention incorrect, provoquant des inversions d’interprétation. Ceci concerne toute la thermographie, quelle que soit la façon de la mener.

    Défaut de formation = mauvais instant et impertinence de l’interprétation

    En visionnant le film http://www.youtube.com/watch?v=GBTHOqGBRM8, nous restons tout d’abord perplexe devant le fait d’utiliser une palette de couleurs inexpressive (palette « fer » dont nous disons qu’elle est réservée aux amateurs) et de placer la caméra en cadrage thermique automatique, ce qui n’est pas adapté au besoin de comparaison aisée ultérieure. Néanmoins, nous ne savons pas comment sont stockés les fichiers-image ou s’il s’agit d’une simple observation avec enregistrement vidéo comme sur un magnétoscope numérique, sans possibilité de modifier ensuite ce cadrage thermique.

    Les prises de vue thermographiques ont été faites par météo inversée : nous sommes là en cours d’échange inverse entre les maisons et leur environnement radiatif et convectif. Néanmoins, il semble que la température ambiante extérieure soit plus faible que les températures des maisons – on relève la température ambiante sur la végétation avec laquelle l’air est en échange convectif davantage qu’en échange radiatif. Les toitures chauffent donc par échange avec un environnement radiatif plus chaud qu’elles mêmes : ainsi, nous sommes en pleine journée, soit en présence de soleil, soit avec un soleil voilé derrière les nuages. Nous ne pensons pas que les intervenants aient l’idée de thermographier en présence de soleil – (sauf s’il s’agissait d’une vidéo de simple démonstration, donc sans intérêt autre que commercial), mais, comme ils ne sont pas formés à la thermographie – c’est du moins ce que nous dit cette vidéo – ils peuvent penser que le soleil voilé ne joue pas sur les images thermiques. Bien au contraire, il agit en douce en échauffant les toitures, préférentiellement du côté du soleil, de façon moindre du côté opposé par diffusion sur le ciel ou sur la matière du sol et de l’horizon à l’arrière des bâtiments. Dans ce cas, si le thermographe regarde les nuages avec sa caméra et dans la direction où se trouve le soleil voilé, il ne constatera pas la présence de la source de chaleur, puisque celle-ci se situe dans une partie du spectre de rayonnement que ne voit pas sa caméra thermique (spectre visible jusqu’à 2,7 µm). Il se peut aussi que le soleil ne soit plus là depuis une heure ou deux et que ce que l’on observe sur les images soit la phase de refroidissement des toitures.

    Conclusion

    Cette vidéo n’a d’autre intérêt que de montrer ce qu’il ne faut pas faire.

    Manipuler des drones est un savoir-faire spécifique intéressant pour les campagnes localisées de thermographie aérienne de proximité. Cet usage doit impérativement s’accompagner d’une formation sérieuse.

    Pour en savoir plus

    Consulter l’ouvrage « Thermographie du bâtiment » de Dominique PAJANI. Eyrolles. http://www.eyrolles.com/BTP/Livre/la-thermographie-du-batiment-9782212133912.

    Résumé :

    Parcourez les sites internet de référence :

    http://institut-thermographie.net

    http://wiki-thermographie.net