Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Mesures d’étanchéité à l’air : les cas particuliers de l’échantillonnage

     

    Dans le cas des bâtiments collectifs et des maisons individuelles groupées, la mesure d’étanchéité à l’air n’est pas obligatoire pour l’intégralité des logements. Le mesureur peut valider l’ensemble sur la base d’un échantillon établi en respectant les règles du guide d’application GA P 50-784.

     

    étanchéité à l'air échantillonnages

    Néanmoins certaines questions, notamment pour des cas particuliers, peuvent difficilement trouver leur réponse dans les textes, c’est pourquoi le CEREMA (anciennement CETE de Lyon) met à disposition dans sa FAQ des précisions indispensables.

     

     

    ÉCHANTILLONNAGE D’UN BATIMENT COLLECTIF

     

    Vous devez sélectionner pour chaque bâtiment :

    • 3 logements s’il en compte moins de 30
    • 6 logements s’il en compte plus de 31

    Dans le cas de plusieurs bâtiments collectifs, l’échantillonnage doit se faire pour chacun d’entre eux de façon séparée. Vous pouvez procéder de la même façon dans le cas d’une rénovation entière et uniforme du bâtiment.

     

     

    ÉCHANTILLONNAGE DE MAISONS INDIVIDUELLES GROUPEES

     

    Dans le cas des maisons individuelles groupées, les règles d’échantillonnages décrites dans le GA P50-784 précisent que seules trois maisons (sélectionnées en fonction de leur architecture) peuvent être mesurées. Cet échantillonnage n’est pas possible dans le cas d’une rénovation multiple: chacune des maisons rénovées doit être mesurée.

    Au moment de la dernière mesure (celle de la dernière maison de l’échantillon), l’ensemble des maisons doivent être terminées.

    La perméabilité à l’air de chacune des maisons de cet échantillon doit être inférieure à l’objectif visé. Elles peuvent comme toujours conserver comme référence pour le calcul thermique le résultat de leur mesure, par contre les maisons non mesurées ne peuvent prétendre à une perméabilité inférieure à l’objectif même si toutes les maisons de l’échantillon l’ont obtenue.

     

    Objectifs de perméabilité à l’air multiples

    L’échantillonnage ne peut porter que sur un ensemble de maisons ayant le même objectif de perméabilité à l’air.

    Pour un même permis de construire, il faut donc considérer autant de sous-ensembles de maisons qu’il y a d’objectifs de perméabilité différents à atteindre. L’échantillonnage s’effectue alors séparément pour chaque sous-ensemble.

     

    Livraison par phases

    Les règles de l’échantillonnage peuvent être légèrement adaptées, et la dernière des trois maisons de l’échantillon être choisie parmi celles de la dernière phase (à condition que ce soit la moins favorable d’entre elles).

    Sinon, il est toujours possible de mesurer un échantillon complet par phase.

     

     

    CAS DE NON-CONFORMITE

     

    Si le résultat des mesures de l’échantillon n’est pas conforme:

    – les mesures correctives nécessaires doivent être apportées pour que les mesures deviennent conformes,

    – De plus, il est nécessaire de mesurer un second échantillon, constitué en suivant les mêmes règles que le premier mais en excluant les logements du premier échantillon.

    Si au final les mesures des deux échantillons sont conformes, alors le bâtiment ou l’ensemble de maisons est déclaré conforme. Sinon, l’échantillonnage n’est plus possible: il est nécessaire de mesurer l’intégralité des logements.

     

     

    Vous pouvez retrouver ces informations, et bien d’autres, sur le site du CETE de Lyon (CEREMA) http://www.cete-lyon.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Bâtiment – Construction, Etanchéité à l’air de l’enveloppe, puis “Foire aux questions sur la perméabilité de l’enveloppe

  • Marché de la qualité de l’air intérieur : les ERP en première ligne

    Désormais la surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire dans certaines catégories d’ERP (établissements recevant du public), conformément à la Loi Grenelle 2. Mais la mise en application de cette obligation ne se fait pas d’un coup et un échéancier est prévu. Quels établissements sont concernés et à quelle date ?

    Catégories d’ERP concernés

    Les établissements concernés par l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur sont principalement ceux qui reçoivent un public sensible tel que les enfants, les personnes malades, âgées ou handicapées :

    • les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans ;
    • les accueils de loisirs ;
    • les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du premier et du second degré ;
    • les structures sociales et médico-sociales rattachées aux établissements de santé, ainsi que les structures de soins de longue durée de ces établissements ;
    • les établissements et services sociaux et médico-sociaux accueillant des personnes handicapées ;
    • les établissements et services sociaux et médico-sociaux accueillant des personnes âgées ;
    • les établissements pénitentiaires et maisons d’arrêt pour mineurs ;
    • les établissements d’activités physiques et sportives couverts dans lesquels sont pratiquées des activités aquatiques, de baignade ou de natation.

    Calendrier d’application de l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur

    La mise en application de l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certaines catégories d’ERP est prévue au fur et à mesure du 1er janvier 2015 au 1er janvier 2023 :

    • 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans tels que les crèches, les maternelles ;
    • 1er janvier 2018 pour les écoles élémentaires ;
    • 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les établissements d’enseignements de second degré ;
    • 1er janvier 2023 pour tous les autres établissements.

    Les ERP qui ouvriront après ces dates, devront réaliser leur première surveillance au plus tard au 31 décembre de l’année civile suivant son ouverture.

    La surveillance doit ensuite être faite tous les 7 ans.

    Dans le cas de dépassement des valeurs d’alerte fixées pour au moins un polluant mesuré, la surveillance doit être réitérée dans un délai de 2 ans.

    Qui ? Quoi ? Comment ?

    C’est au propriétaire ou à l’exploitant de l’ERP qu’incombe la responsabilité de faire réaliser la surveillance de la qualité de l’air de son établissement, ainsi que le coût. En cas de dépassement de valeurs des seuils autorisés d’au moins un polluant, il doit prendre les mesures nécessaires pour identifier les causes et y remédier.

    Il s’agit d’évaluer les systèmes d’aération du bâtiment avec deux séries de mesures des polluants espacées de 5 à 7 mois.

    Ce contrôle doit obligatoirement être réalisé par un organisme accrédité selon le référentiel LAB REF 30 du COFRAC. Et les usagers de l’établissement  en question doivent être tenus informés des résultats.

    Textes réglementaires
    Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement
    Décret n° 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public
    Décret n° 2011-1727 du 2 décembre 2011 relatif aux valeurs-guides pour l’air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène
    Décret n° 2012-14 du 5 janvier 2012 relatif à l’évaluation des moyens d’aération et à la mesure des polluants effectuées au titre de la surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public

     

  • Logiciels de diagnostic immobilier et nouvelles technologies : les diagnostiqueurs sont de plus en plus équipés

    En janvier 2014, infodiagnostiqueur a réalisé une enquête en ligne auprès des diagnostiqueurs immobiliers à propos de leurs logiciels. Si pour certains diagnostics un logiciel est indispensable, pour d’autres, tel l’état des lieux, encore beaucoup de diagnostiqueurs utilisent toujours Word ou Excel. Quels sont les logiciels les plus utilisés et comment sont équipés les diagnostiqueurs immobiliers ?

    L’étude s’est déroulée en ligne en janvier 2014 auprès d’un panel de 5 000 diagnostiqueurs immobiliers. 253 réponses ont été retenues.

    Les logiciels de diagnostics immobiliers

    Pour la réalisation des rapports de diagnostics du DDT, le logiciel Liciel arrive en tête avec plus de 35% d’utilisateurs, suivi de loin par WinCarrez et Analysimmo qui dépassent légèrement la barre des 10%, les autres logiciels étant plus loin derrière.

    En ce qui concerne la réalisation du rapport DPE dans le cadre du DDT, Liciel conserve sa première place avec plus de 40% d’utilisateurs. En revanche ce sont les logiciels WinDPE et Analysimmo qui arrivent en deuxième et troisième positions à un peu plus de 10%, puis dans la foulée Imm’pact, WinCarrez, Fisa DPE et DPE WIn.

    Pour la réalisation des états des lieux, les diagnostiqueurs immobiliers utilisent encore « les méthodes à l’ancienne » : un peu plus de 25% se servent encore de Word ou Excel et un peu plus de 6% n’utilisent que le papier !

    Pourtant les deux critères les plus pris en compte pour le changement de logiciel sont la facilité d’utilisation et la productivité, le coût n’arrive qu’en troisième position.

    Le matériel « nouvelles technologies » associé aux logiciels de diagnostics immobiliers

    La grosse majorité des diagnostiqueurs possède un ordinateur fixe (89%) et un ordinateur portable (80,7%). Le tablet PC est lui aussi assez utilisé (68% des diagnostiqueurs en sont équipés), plus que la tablette tactile (46,3%).

    Par ailleurs, les diagnostiqueurs immobiliers sont maintenant bien équipés en téléphonie mobile puisqu’ils possèdent tous un smartphone ou un iPhone.

    Avec les évolutions règlementaires, comme celles qui ont été mises en place pour le DPE, il y a fort à parier que les diagnostiqueurs devront s’équiper de plus en plus de logiciels spécialisés. Et s’ils veulent gagner en productivité et en qualité, il conviendra de délaisser les méthodes « papier » ou les programmes type Word/Excel. Ce que certains ont déjà fait !

     

    Pour en savoir plus :

    Vous trouverez un tableau listant les différentes marques de logiciels du marché, avec les solutions qu’ils proposent : Liste des logiciels de diagnostics immobiliers

  • Formation Sensibilisation à la qualité de l’air intérieur

    ITGA vous propose une formation d’une journée toujours en accord avec les évolutions réglementaires.

    Le PUBLIC visé par cette formation est tous les professionnels souhaitant à terme, réaliser des audits de la qualité de l’air intérieur pour élargir sa gammme de prestations.

    Cette formation à pour OBJECTIF de vous permettre de:
    – Avoir les éléments en amont d’une décision de diversification d’activité,
    – Connaître les conditions de réalisation de ces missions (aspects réglementaires, normatifs, …),
    – Connaître les paramètres de la qualité de l’air intérieur, les principaux polluants, leurs sources, leurs effets sur la santé et leurs valeurs limites.

    Le PROGRAMME est lui constitué de quatre grands thèmes:

    – Définition de la qualité de l’air intérieur
    – Dispositif réglementaire
    – Méthodologie d’intervention
    – Marché

    Pour plus d’informations sur la formation : Sensibilisation à la qualité de l’air intérieur

    Rendez-vous sur notre site dédiée à la formation : Le site Formation ITGA

     

     

    Contactez nous au numéro suivant:

    Informations ITGA

  • Test matériel : Innovations caméras thermiques

    Nous vous proposons une sélection d’innovations techniques équipant de nouvelles caméras sur le marché. De quoi aider vos choix si vous optez pour du nouveau matériel… Nous avons testé pour vous les fonctions MSX et LaserSharpTM sur les modèles E8 de chez FLIR et Ti 400 de chez FLUKE et voici notre avis !

    Des images mieux contrastées à résolution égale. La résolution étant un facteur de coût du matériel.

     

    Innovations caméras thermiques diagnostic immobilier

    Chez Flir, il s’agit de la technologie MSX (Multi Spectral Dynamic Imaging ou Imagerie dynamique multispectrale) apparue en 2012 qui est, désormais, devenue courante sur leurs caméras, mais quel est son intérêt ? Il s’agit d’une technologie recourant à un processeur pour améliorer des thermogrammes en temps réel, en incrustant des détails perçus en images visibles. Cela aide à identifier en surimposant ainsi bien plus de repères, sans altérer pour autant les mesures. A résolution égale, l’opérateur dispose ainsi d’images de meilleures qualités, mieux contrastées.

     

    La fonction MSX, équipant désormais toutes les caméras Flir fait apparaître les détails de l’image visible prise par la caméra numérique sur l’image thermique. C’est d’ailleurs pour cela que cette fonction n’est pas efficace en pleine obscurité étant donné qu’une caméra numérique doit être couplée avec une lumière pour pouvoir filmer la nuit ou dans l’obscurité.

     

    Le mode MSX est tout automatique, aucun réglage n’est possible comme par exemple augmenter ou réduire le filtre des détails ajoutés au thermogramme.

    Si la fonction n’est pas indispensable pour des professionnels aguerris, elle fournit toutefois un confort de lecture et demeure un allié pour les opérateurs débutants.

     

    Testée par l’AFTIB en condition réelle d’utilisation.

     

     

    Des lasers pour viser juste

     

    Innovations caméras thermiques diagnostic immobilier

    Chez Fluke, l’opérateur en thermographie peut désormais bénéficier d’une mise au point automatique grâce à la technologie LaserSharpTM. Les images capturées sont instantanément nettes car plus besoin de perdre de temps à focaliser et les mesures n’en sont plus que précises sur le point de visée du laser.

     

    Par action sur la fonction, l’opérateur pourra cibler l’élément qui l’intéresse, garantissant une mise au point efficace.

     

    Si ce procédé peut s’avérer pratique pour les opérateurs manquant leur mise au point, il n’est pas indispensable pour les plus aguerris qui préféreront la mise au point manuelle.

     

    L’AFTIB a testé cette nouvelle fonction et a noté quelques remarques :

    Cette mise au point automatique bien que pratique peut s’avérer plus compliquer avec du recul en plein jour, la visibilité du laser étant réduite. De la même manière qu’avec un laser mètre de jour.

    Le point de visée du laser (la mise au point) correspond avec le centre de l’écran.

    A quand l’affichage de la distance de la cible sur la caméra !!!

     

    Testée par l’AFTIB en condition réelle d’utilisation.

  • Formation Repérage amiante avant travaux

    ITGA vous propose une formation de 3jours toujours en accord avec les évolutions réglementaires.

     

     

    Les OBJECTIFS de cette formation sont de vous permettre de :

    – Maîtriser les fondamentaux réglementaires et méthodologiques,
    – Acquérir les capacités à réaliser un repérage, du relevé terrain à l’émission du rapport de repérage,
    – Analyser les risques professionnels et mettre en place une réelle prévention.

     

     

    Les PRÉ-REQUIS pour cette formation sont une bonne connaissance du bâti (habitation et locaux de travail) ainsi qu’un justificatif de la certification de personnes au repérage amiante.

    Vous allez découvrir un programme développé autour d’outils pédagogiques innovants composée de :

    • Outils multimédias (films pédagogiques ciblés…)
    • Déroulés pédagogiques et animation pédagogique
    • Supports de formation (En couleur, illustrés, intégrant le contenu complet de la formation)

     

    Pour plus d’informations sur la formation : Repérage amiante avant travaux

    Rendez-vous sur notre site dédiée à la formation : Formation Amiante

     

     

    Contactez nous au numéro suivant:

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  • Changement de fenêtre : pourquoi prendre des précautions ?

    Changement de fenêtre : pourquoi prendre des précautions ?

    S’il y a bien un sujet négligé dans le cadre d’une rénovation, c’est la ventilation. Renouveler l’air en permanence dans un logement n’est pas seulement une obligation depuis 1969 dans la construction. Il s’agit de faire en sorte que l’air intérieur pollué par la respiration des occupants (l’oxygène de l’air est nécessaire à l’inspiration et c’est du CO2 qui est expiré) et les polluants issus des matériaux  du bâtiment, des meubles et des appareils soit bien évacué vers l’extérieur et qu’autant d’air « neuf » soit introduit.

    changement de fenêtres rénovation énergétique

    Par ailleurs, les activités dans un logement génèrent une production de vapeur d’eau via la respiration (encore elle !), le lavage, la cuisson. La ventilation a donc pour but d’évacuer cette vapeur d’eau pour éviter qu’elle ne s’accumule et finit par se condenser sur les vitrages souvent plus froids que les murs, plafonds ou planchers. Mais ensuite également le long de ces parois, en particulier à certaines jonctions où se situent des ponts thermiques, points particulièrement froids en hiver.

    Il faut donc ventiler suffisamment pour évacuer les polluants et la vapeur d’eau. Mais pas trop pour que cet aller/retour d’air extérieur froid entrant dans un logement puis rejeté n’augmente qu’à minima la facture de chauffage. Bref, un compromis à trouver entre économies d’énergie et qualité d’air intérieur et préservation de pathologies issues de la présence permanente d’eau à certains points du bâti.

    Souvent, et particulièrement dans l’habitat ancien, aucun système de ventilation n’a été installé. Le renouvellement d’air est assuré par les défauts d’étanchéité des parois et des fenêtres (!), parfois par la présence d’orifices en façade munis de grille, et enfin par « aération » quotidienne en ouvrant les fenêtres. Ainsi, l’évacuation ponctuelle dans le temps des polluants et de la vapeur d’eau suffit pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable (mais souvent au détriment de la facture de chauffage).

    Une fenêtre ancienne, fuyante, laisse infiltrer l’air extérieur vers l’intérieur du logement. La remplacer par une fenêtre neuve, performance et surtout bien étanche à l’air et à l’eau est une décision qui doit être prise après avoir bien réfléchi à la ventilation de la pièce, voire du logement dans son ensemble.

    Sans précaution, après travaux de remplacement des fenêtres, les débits de ventilation risquent de baisser au point d’engendrer des condensations permanentes avec des conséquences désastreuses (cloquage des peintures, décollement des papiers, apparition de moisissures,…).

  • Se former à l’utilisation de son logiciel d’infiltrométrie

    Les logiciels peuvent être d’une grande aide dans le déroulement du test d’infiltrométrie comme dans la rédaction du rapport réglementaire qui en découle. Pourtant, ils sont rarement complètement maîtrisés, et suivre une formation est le meilleur moyen de profiter au plus vite de tout leur potentiel.

    formation logiciel infiltrométrie

    Le logiciel d’infiltrométrie est devenu l’allié apprécié des mesureurs. Une majorité d’entre eux en sont aujourd’hui équipés, convaincus que l’aide qu’il leur apporte en termes de pilotage de matériel, de réalisation des calculs et d’édition des rapports réglementaires leur font gagner du temps.

     

     

    Une prise en main plus ou moins aisée

     

    Conçus pour être simples d’utilisation, leur prise en main n’est pas immédiate :

    • les fonctionnalités de certains logiciels sont tellement nombreuses que certaines peuvent échapper à l’utilisateur (par exemple, l’import d’étude thermique, l’aide à l’échantillonnage des logements d’un bâtiment collectif, la personnalisation de rapport, ou encore la sécurisation de sa base de données).
    • lorsque l’on est peu à l’aise avec l’outil informatique, n’importe quel logiciel peut représenter une difficulté et nécessiter un certain temps pour prendre ses marques.

    Après l’acquisition d’un logiciel de mesure et les premières utilisations, il peut donc s’avérer utile de se former ou d’être formé afin d’en découvrir toutes les fonctionnalités et subtilités, et raccourcir ainsi le temps de prise en main. L’objectif étant de se dégager du temps pour se concentrer sur son cœur de métier.

    Une première approche est de lire les guides, tutoriels et documents accompagnant le logiciel choisi, mais cela peut se révéler fastidieux et insuffisant. La solution de recourir à un formateur expert doit alors être envisagée, afin d’accélérer l’assimilation du logiciel.

    Les apports d’une formation

    Cette option a le grand avantage de proposer une vue d’ensemble de tout ce qu’il est nécessaire de savoir, pour l’utilisation complète et optimale du logiciel.

    Les plans de formations sont généralement prévus et organisés pour mêler théorie et pratique, auxquels viennent s’ajouter l’expérience, les échanges et les conseils partagés par les formateurs et les participants à la formation.

    Déroulement d’une formation au logiciel Infiltrea

    Par exemple, les utilisateurs d’Infiltrea ont la possibilité de se former directement auprès de l’équipe qui édite le logiciel.

    Elle se déroule sur une journée, découpée en quatre modules, chacun proposant d’avancer de manière cohérente dans la découverte du logiciel. Outre les supports de formation classique comme un vidéoprojecteur et un grand écran, une porte-soufflante de démonstration est utilisée pour simuler un test réel. Durant toute la journée les participants à la formation sont amenés à reproduire les démonstrations réalisées par le formateur, de manière à assimiler par la pratique le fonctionnement du logiciel.

    De plus, à la fin de chaque module quelques minutes sont prévues pour vérifier la bonne compréhension du programme.

    L’utilisateur est donc assuré d’être initié à l’intégralité des fonctionnalités, utilisées de façon optimale par ceux qui les ont conçues.

    Pour connaître la date et le lieu de la prochaine session de formation Infiltrea, rendez-vous à l’adresse suivante : http://formation.infiltrea.com

  • Normes et valeurs règlementaires pour la qualité de l’air intérieur

    L’année 2013 a vu la mise en place de plans d’actions importants pour la qualité de l’air intérieur. La règlementation en est encore à ses balbutiements mais elle évolue progressivement avec de nouvelles normes et valeurs règlementaires. La règlementation est en marche !

    POUR RAPPEL

    La réglementation concernant la qualité de l’air intérieur a pour objectif de prévenir les effets nocifs pour la santé de certains polluants susceptibles d’être présents dans l’air intérieur ; notamment le plomb, l’amiante, le radon, le monoxyde de carbone.

    Elle a été incitée par le Grenelle de l’environnement (lois n°2009-967 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement (article 37 et 40) et n°2010-788 portant engagement national pour l’environnement (article 180)).

    DE NOUVELLES NORMES ET VALEURS GUIDES DE QUALITE DE L’AIR INTERIEUR

    En mars 2013, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) présentait son programme de travail avec à la une la pollution de l’air et la promesse de nouvelles VGAI.

    Une valeur guide de qualité de l’air intérieur (VGAI) vise à aider l’interprétation des résultats de mesures réalisées en intérieur. C’est une valeur de concentration dans l’air associée à un pas de temps en dessous de laquelle, en l’état actuel des connaissances, aucun effet sur la santé n’est attendu pour la population générale.

    Ces VGAI servent de référence pour les expositions aigües ou chroniques. Elles sont incitatives et pour l’instant pas encore règlementaires.

    Puis l’Anses publiait dans la foulée deux propositions de valeurs guides de qualité de l’air intérieur (VGAI) concernant le dioxyde d’azote (200 µg.m-3 pour une exposition de 2 heures et 20 µg.m-3 pour une durée d’exposition supérieure à un an), ainsi que deux autres pour l’acroléine (6,9 µg.m-3 pour une exposition de 1 heure et 0,8 µg.m-3 pour une durée d’exposition supérieure à un an).

    Avis et rapport d’expertise « proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur pour le dioxyde d’azote », ANSES,26 mars 2013.

    Avis et rapport d’expertise « Proposition de valeurs guides de qualité d’air intérieur pour l’acroléine»

    En revanche suite à un avis rendu le 17 juillet 2013, l’ANSES recommandait de ne pas élaborer de VGAI pour le CO2. Les analyses ayant démontré qu’aucunes données actuelles ne permettaient d’établir une valeur de concentration de CO2 protégeant contre les effets sanitaires.

    Notons également la parution en juillet 2013 de deux normes concernant le contrôle de la qualité de l’air des lieux de travail :

    • la norme NF X43-280 : qualité de l’air – air des lieux de travail – évaluation de l’exposition aux agents chimiques et biologiques sur le lieu de travail – Prélèvement par diffusion de gaz et de vapeurs. Juillet 2013.
    • la norme XP ISO/TS 17200: nanotechnologies – Nanoparticules sous forme de poudre – caractéristiques et mesures. Juin 2013

    LE PLAN NATIONAL SANTE ENVIRONNEMENT (PNSE 3)

    Lors des Assises nationales de la qualité de l’air 2013 en octobre 2013, les ministères de la santé et de l’écologie ont publié leur plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur, avec les actions suivantes :

    • Informer le grand public et les acteurs relais
    • Développer l’étiquetage pour les produits susceptibles d’émettre des polluants dans l’air intérieur
    • Dans la filière du bâtiment, développer les actions incitatives et préparer les évolutions réglementaires
    • Progresser sur le terrain vis-à-vis de pollutions spécifiques
    • Améliorer les connaissances

    Pour en savoir plus, consulter l’article Plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur

    Si les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance de la qualité de l’air intérieur, la règlementation a encore du chemin à parcourir. Mais c’est en bonne voie, puisque le diagnostic de la qualité de l’air intérieur est déjà obligatoire dans certains bâtiments.

    Résumé :

    A consulter :

    Valeurs guides sanitaires et valeurs repères d’aide à la gestion pour l’air intérieur

    Valeurs de gestion réglementaires

  • Prédiagnostic de Qualité d’Air Intérieur : Méthodologie

     

    Testoon vous propose ce guide pour vous aider à réaliser vos premiers pré-diagnostics de Qualité d’Air Intérieur.

     

    Méthodologie du pré-diagnostic de la Qualité d’Air Intérieur en ERP

    Testoon vous propose ce guide pour vous aider
    à réaliser vos premiers pré-diagnostics de Qualité d’Air Intérieur.

    Table des matières :

    Introduction : Enjeux et règlementation

    • Enjeux
    • Règlementation

    L’intérêt des pré-diagnostics dans les ERP

    Méthodologie

    • Préparation
      • Sélectionner les points de contrôle
      • Définir les dates d’intervention
      • Préparation du matériel
    • Sur le terrain
      • Contrôle de la ventilation
      • Confinement
      • Formaldéhyde
      • Benzène
    • Analyses
    • Mesures complémentaires en vue des préconisations
      • Recherche des sources de formaldéhyde
      • Contrôle poussé de la ventilation
      • Recherche des sources de benzène