Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Interview métier : un mesureur de perméabilité à l’air des bâtiments témoigne

    Christophe Guyot est le fondateur d’Econobat, entreprise indépendante implantée au coeur de la Picardie. Il a accepté de nous parler de son activité et de partager sa vision du secteur de la perméabilité à l’air.

    Bonjour M. GUYOT, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    « Issu, à l’origine, du monde de l’informatique et plus globalement de l’architecture du système d’information, ma passion pour l’énergie et le climat m’a naturellement guidé vers une activité utile dans le domaine environnemental, au travers de l’entreprise Econobat, créée en janvier 2011. »

    Quel est votre activité, plus précisément ?

    « Étant certifié Qualibat 8711, l’entreprise réalise principalement les mesures de perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments, sur le parc résidentiel, avec également un important développement sur les projets en tertiaire pouvant atteindre plusieurs milliers de m² (l’entreprise dispose actuellement de 7 ventilateurs, soit une capacité de + de 52000m²/h).

    De plus, nous proposons des services d’inspection thermographique par caméra infrarouge et la mesure des débits des systèmes de ventilation. »

    Depuis combien de temps êtes-vous mesureur d’étanchéité à l’air ?

    « Depuis le début de l’activité en 2011, je réalise les mesures de perméabilité à l’air avec la certification Qualibat 8711 (obtenue en septembre 2011). »

    Quels types de client s’adressent à vous ?

    « Le champs est large. Cela va du client particulier, en passant par les architectes, les partenaires comme les bureaux d’études thermique, les entreprises de construction et entreprises générales, ainsi que les collectivités locales et les aménageurs sociaux. »

    Pouvez-vous nous décrire votre journée-type ?

    « Préalablement, il faut s’assurer de la compatibilité des conditions météorologiques afin qu’elles soient favorables au bon déroulement des mesures.

    Sur site, la préparation du bâtiment et les mesures sont généralement réalisées le matin, lorsque cela est possible, incluant la recherche des zones de fuites et leurs niveaux d’importance. C’est le moment aussi de transmettre et d’échanger avec les corps d’état présents sur le terrain afin de les sensibiliser sur les problématiques de l’étanchéité à l’air, si nécessaire. Le reste de la journée est principalement consacrée à la partie rédactionnelle et administrative. » 

    Comment évaluez-vous les évolutions du métier depuis le démarrage de votre activité ?

    « La prise de conscience des acteurs de la construction ou rénovation, concernant les problématiques d’étanchéité à l’air, nous amène à intervenir et conseiller de plus en plus tôt dans le processus d’un projet. Auparavant, nous étions seulement sollicité pour effectuer la mesure de perméabilité à l’air ; aujourd’hui, nous réalisons des sessions de sensibilisation pendant le premier œuvre et sommes parfois consulté dès la phase de conception. »

    Quels sont vos projets ?

    « Prochainement, l’entreprise proposera les mesures de perméabilité à l’air des réseaux aérauliques (prévues pour Effinergie +, THQE, Bepos, etc.) ainsi que la détection de la pollution électromagnétique/radiofréquence. »

    D’après vous les différents acteurs se sont-ils suffisamment bien préparés au passage à la RT2012 ?

    « La perméabilité à l’air des bâtiment ne fait pas encore l’unanimité et est parfois considérée comme une contrainte, comme la nouvelle réglementation thermique 2012. Néanmoins, de grands pas ont été franchis et la bonne direction est prise pour réaliser des bâtiments moins énergivore, plus intelligent et parfois communiquant. Les acteurs de la construction/rénovation prennent peu à peu conscience des enjeux de l’énergie, des évolutions de la réglementation thermique, ainsi que les nouveaux labels. Il s’agit de l’affaire de tous. »

  • 8ème salon international de l’étanchéité à l’air BUILDAIR-Symposium

     

    Le 8ème salon international BUILDAIR-Symposium ouvrira ses portes les 7 et 8 juin 2013 à Hanovre en Allemagne. Il célébrera à cette occasion ses 20 ans, puisque la première édition eut lieu en 1993.

     

    salon international de l’étanchéité à l’air BUILDAIR-Symposium

    20 ans de conférences sur l’étanchéité à l’air

     

    L’importance de l’étanchéité à l’air des bâtiments dans le domaine de la construction fut très tôt reconnue en Allemagne.

    En 1993, alors que le test d’étanchéité à l’air « Blower Door Test », créé depuis un peu plus d’une dizaine d’année, prenait son essor, les professionnels allemands du secteur – une cinquantaine de fournisseurs de services de mesures à l’époque – prirent conscience de la nécessité d’organiser des échanges d’expérience réguliers.

    Ils créèrent donc cet événement d’envergure internationale.

    Le domaine est en perpétuelle évolution : son développement et son champ d’application toujours plus large justifient plus que jamais aujourd’hui la poursuite d’échanges et de retours d’expérience.

     

     

    L’organisateur

     

    L’organisateur de cette 8ème session est e.u.[z] (energie + unwelt zentrum), un centre de compétence fondé en 1981 spécialisé en efficacité énergétique, énergies renouvelables et bâtiment durable .

    Il exerce une double activité : d’une part il dispense des formations dans ces domaines et d’autre part il accueille plusieurs entreprises spécialisées, dont la société experte des systèmes de mesure d’étanchéité à l’air BlowerDoor GmbH.

     

     

    Le programme

     

    Le programme se compose de sept sessions de conférence sur deux jours.

    Après une présentation du développement et des perspectives de l’étanchéité à l’air au niveau européen, un éclairage particulier sera apporté sur l’évaluation de l’impact de l’étanchéité à l’air sur les besoins énergétiques des logements équipés de système de ventilation mécanique par Fabrice Richieri du CETE du Sud-Ouest de la France.

    Puis les thématiques suivantes seront évoquées:

    –          La réglementation :

    • Examen des questions posées par la réglementation en termes d’étanchéité à l’air dans le secteur de la construction,
    • Lois et réglementation concernant la ventilation.

     

    –          La qualité :

    • La question de la durabilité de la qualité apportée par les tests de perméabilité à l’air sera posée,
    • La place de la thermographie dans l’assurance qualité pendant la construction.

     

    –          Les nouveaux produits et systèmes :

    • Présentation de nouveaux produits par BlowerDoor et de systèmes de ventilation basés sur la demande par la société Aereco.
    • Présentation d’un nouveau système de contrôle de la ventilation en vue de prévenir les problèmes d’humidité

     

    –          Examen de différentes phases du test :

    • Préparation du bâtiment selon de nouveaux standards allemands,
    • Expérimentation de différentes méthodes de test pour les grands bâtiments,
    • Evaluation des fuites.

    On y abordera également l’amélioration de l’étanchéité à l’air des bâtiments anciens, notamment  par la rénovation des toits par l’extérieur.

    On examinera l’étanchéité d’un logement collectif passif,  et différents posters seront présentés.

     

     

    Informations pratiques

     

    Bien que les intervenants soient en majorité germanophones, les conférences sont traduites en présentées en temps réel en allemand et en anglais.

     

    L’inscription à cet événement est payante et doit s’effectuer au plus tard le 31 mai. Davantage d’informations sont disponibles dans cette plaquette de présentation : http://www.buildair.eu/images/stories/8EBDS_en4s.pdf

  • Indicateur de qualité de l’air/CO²

    Affichage C0² – Hygromètre – Température – Date et Heure

    http://www.protecinstruments.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/Indicateur_de_qu_5048a5616c893.jpg

    Fonctions

    • Affichage C0²
    • Hygromètre
    • Température
    • Date et Heure

    Données Générales

    • Affichage Max et Min valeur CO²
    • Alarme Réglable Haute et Basse sur CO²
    • Programmation et utilisation via PC

    Particularités

    • Indicateur qualité de l’Air avec seuil Alarme CO² et réglable
    • Idéal pour salle de réunion
    • Simple et fonctionnel,
    • Branchement sur prise 220V

    www.protecinstruments.com

  • Conformité des tests d’étanchéité à l’air : les écueils à éviter

     

    L’entrée en vigueur de l’obligation de réaliser un test d’étanchéité à l’air avant chaque livraison de bâtiment neuf à partir de janvier 2013 rend nécessaire la formation de nombreux nouveaux mesureurs.

     

    étanchéité bâtiment diagnostic immobilier

    Afin d’obtenir leur certification, ces derniers doivent réaliser des essais dont les rapports sont vérifiés par l’organisme de certification Qualibat. De même, des mesureurs déjà certifiés peuvent également voir leurs rapports contrôlés.

    Un certain nombre de pièges doivent être évités pour que ceux-ci soient jugés conformes à la norme NF EN 13829 et au guide d’application GA P50-784, en voici une liste non-exhaustive.

     

     

    PHASE DE PREPARATION DU TEST

     

    Tout d’abord les conditions environnementales dans lesquelles le test est réalisé sont très importantes :

     

    • D’une part, un vent trop violent est perturbateur pour les mesures, sa vitesse doit donc être inférieure à 6 m/s ou 3 sur l’échelle de Beaufort.
    • D’autre part, la  différence de température de l’air entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment doit être limitée selon une formule qui dépend de la hauteur de l’enveloppe du bâtiment (la différence de température en kelvins multipliée par la hauteur en mètres devant être inférieur à 500).

     

    Le bâtiment doit être préparé de façon à respecter les modalités de conditionnement prévues par la méthode retenue, A ou B. L’ensemble des points listés par ces méthodes (comme la fermeture ou obturation de divers orifices) doit être mis en œuvre avant le test et validé dans le rapport final.

     

     

    AU COURS DU TEST

     

    Les tests à débit nul (ventilateur à l’arrêt) qui ont lieu au début (pré-statique) et à la fin (post-statique) de l’essai permettent de valider la stabilité des mesures, et notamment la présence ou non d’éléments perturbateurs tels que des coups de vent sur l’appareil de mesure. C’est pour cela qu’un calcul est à réaliser à partir de la série de mesures effectuée.

    Les moyennes positives et négatives des différences de pression mesurées ne doivent pas excéder 5 Pa, et cela pour les tests pré-statique (Δp01+ Δp01-) et post-statique (Δp02+, Δp02-).

     

     

    Lors du test principal avec mise en pression ou dépression du bâtiment :

     

    • le premier palier de pression cible doit être égal à 10 Pa ou bien à 5 fois la plus grande des moyennes positive et négative des différences de pression des tests pré et post statiques (Δp0) si elle est supérieure à 2 Pa,
    • l’un des points mesurés doit au moins être égal à 50 Pa,
    • l’essai doit comprendre au moins 5 paliers de pression, à peu près équidistants,
    • les points mesurés doivent être suffisamment proches des paliers de pression cibles (au maximum plus ou moins 3 Pa),
    • enfin, les essais dont le résultat présente au final une incertitude supérieure à 15 % ne peuvent être retenus.

     

     

    LA REDACTION DU RAPPORT

     

    Outre le fait que de nombreuses informations relatives au bâtiment et à l’essai doivent être bien présentes dans le rapport pour qu’il soit conforme, les non-respects des critères de la norme doivent être justifiés par une incapacité particulière à les respecter.

     

    Afin de réaliser l’ensemble des étapes sans oubli gênant, l’idéal est de réaliser son test et de rédiger son rapport en utilisant un logiciel qui intègre un système d’alerte automatique en cas de non-respect de l’un des critères obligatoires. Cela permet la plupart du temps d’y apporter une réponse immédiate et adaptée.

  • Etanchéité à l’air : du BBC à la RT2012, sommes-nous prêts ?

     

    Alors que la Réglementation Thermique 2012 généralise la démarche BBC à partir du 1er janvier 2013, et que son efficacité sur la performance de la perméabilité à l’air des bâtiments construits est aujourd’hui démontrée, y aura-t-il suffisamment de mesureurs certifiés pour répondre aux besoins ?

     

    label BBC RT2012 rénovation énergétique

    Un label BBC efficace

     

    D’après une étude Effinergie-Observatoire BBC, l’étanchéité à l’air des bâtiments est nettement améliorée par la mise en œuvre du label BBC : en comparant les résultats obtenus sur un ensemble de 2461 maisons individuelles certifiées avec ceux obtenus sur 1792 maisons individuelles, on obtient un gain de performance de 41% en moyenne pour le BBC (0,40 m3/h.m² sous 4 Pa contre 0,68 m3/h.m² sous 4 Pa).

    De même, pour les bâtiments collectifs certifiés BBC le gain est de 34% par rapport à la moyenne des bâtiments collectifs testés (0,54 m3/h.m² sous 4 Pa contre 0,86 m3/h.m² sous 4 Pa).

    Les choix faits dans le cadre d’une démarche BBC, ainsi que la nécessité d’atteindre un niveau de performance bien défini permettent donc bien d’obtenir des résultats concrets.

    De plus, en analysant la perméabilité des maisons certifiées BBC en 2011 et 2012, on observe que la tendance est à une progression rapide des performances obtenues pour un même référentiel : le gain est en effet de +15% en moyenne sur les maisons certifiées en 2012 par rapport à 2011.

    Nous pouvons donc en déduire qu’avec la généralisation des contraintes relatives au label BBC dans le cadre de la mise en application de la RT2012 au 1er janvier 2013, la perméabilité à l’air des nouveaux bâtiments connaîtra une nette amélioration globale, de nature à faciliter l’atteinte des objectifs de réduction de la consommation d’énergie.

     

    test infiltrométrie BBC rénovation énergétique

    Des mesureurs certifiés peu nombreux dans certaines régions

     

     

    Néanmoins, la généralisation du test d’étanchéité à l’air sur les bâtiments avant livraison nécessitera un nombre de mesureurs certifiés conséquent : ce sont en effet les seuls à être habilités à le réaliser. Seront-ils suffisamment nombreux lorsque les besoins exploseront ?

    D’après le recensement réalisé par Qualibat en mai 2012, la présence des mesureurs certifiés apparait comme inégale : alors que la Bretagne, les pays de la Loire, la région Rhônes-Alpes et dans une moindre mesure la région parisienne sont plutôt bien pourvues, le sud-est, le centre, le nord et le nord-est possèdent très peu de mesureurs.

     

    Qu’en sera-t’il à partir de 2013 ?

     

     

    Pour savoir si cela est problématique, il est nécessaire de confronter ces effectifs aux nombres de demandes de certifications BBC déposées dans chacune des régions pour les deux prochaines années.

    Le déficit apparaît alors clairement dans des régions comme le Nord-Pas de Calais, le Midi-Pyrénées ou le Languedoc-Roussillon, où les maîtres d’œuvre risquent de devoir faire appel à des mesureurs de régions éloignées (ce qui augmenterait sans doute leurs coûts de déplacement), ou à des mesureurs peu expérimentés. Ils pourraient également dans le pire des cas devoir faire face à des délais importants dans l’obtention de leur rapport d’étanchéité.

    Certes, Qualibat, organisme qualificateur à la perméabilité à l’air, prévoit qu’en novembre 2012 le nombre d’entreprises qualifiées aura doublé par rapport à novembre 2011 (501 contre 249).

    Certes, les mesureurs certifiés sont de plus en plus efficaces, car ils acquièrent de l’expérience et disposent aujourd’hui de moyens tels que des outils logiciels automatisant la prise de mesures sur le terrain, et accompagnant la rédaction du rapport.

    Toutefois, l’adéquation entre l’offre et la demande devra rapidement se construire pour éviter des contretemps tel que des retards dans la mise en place des tests d’étanchéité et la fourniture des rapports, ou des analyses post-tests trop superficielles.

     

    Pour en savoir plus :

    http://www.effinergie.org/images/BaseDoc/1167/Etude%20sur%20la%20perm%C3%A9abilit%C3%A9.pdf

    http://www.observatoirebbc.org/site/ObservatoireBBC/BilanCertification

    Résumé :

    Alors que la Réglementation Thermique 2012 généralise la démarche BBC à partir du 1er janvier 2013, et que celle-ci démontre son efficacité sur la performance de la perméabilité à l’air des bâtiments construits, certaines régions risquent de manquer de mesureurs certifiés si leur présence sur le territoire ne s’homogénéise pas.

  • Infiltrométrie : Pourquoi faut-il se soucier de la calibration de son matériel ?

    L’entretien du matériel utilisé pour les tests d’étanchéité à l’air des bâtiments nécessite une calibration régulière réalisée par le fabricant ou par un laboratoire. Cette opération, obligatoire, est d’une importance cruciale pour garantir la fiabilité des résultats…

    Un appareillage précis nécessaire

     La réalisation d’un test d’étanchéité à l’air dans un bâtiment nécessite l’utilisation d’un matériel respectant un certain niveau de qualité en termes de précision.

    • L’équipement de ventilation, permettant de mettre sous pression ou dépression un bâtiment, doit produire un débit d’air constant pour chaque différence de pression pendant le laps de temps nécessaire pour relever le débit de l’air.
    • Le manomètre doit mesurer les différences de pression dans un intervalle de 0 à 100 Pa avec une précision minimum de plus ou moins 2 Pa.
    • Le système de mesure du débit d’air (débitmètre), souvent associé à la ventilation au sein d’une porte soufflante, doit être d’une précision minimum de 7%.
    • Les thermomètres, baromètres, anémomètres, utilisés pour capter les informations environnementales,  doivent avoir respectivement une précision de 1 K, 2 hPa et 0,5 m/s.

    Obligations en termes de calibration

    Pour chaque test d’étanchéité réalisé, le mesureur doit garantir que ces niveaux de précisions sont atteints, c’est-à-dire que les valeurs relevées ne s’écartent pas des valeurs réelles de plus du maximum toléré.

    Chaque appareil de mesure doit donc faire l’objet d’un étalonnage périodique. De même, la vitesse de rotation et la stabilité du ventilateur doivent être régulièrement vérifiées.

    Les mesures réalisées par le manomètre et le débitmètre ont une importance prépondérante dans le calcul du résultat : la calibration est donc nécessaire à une fréquence annuelle.

    Les baromètres, thermomètres et anémomètres doivent quant à eux être calibrés tous les 3 ans au minimum.

    Enfin, sauf indication complémentaire du fabricant le ventilateur doit être vérifié au moins tous les 5 ans.

    Ces calibrations et vérifications doivent impérativement être réalisées soit par le fabricant du matériel, soit par un organisme externe accrédité COFRAC (Comité Français d’Accréditation), à l’exception du thermomètre qui peut être étalonné en interne.

    Un Certificat d’étalonnage faisant référence au protocole utilisé et indiquant la conformité aux exigences fait office de justificatif à joindre aux rapports de tests d’étanchéité.

    Exemple de calibration d’une porte soufflante

    Le débit volumique d’air traversant la porte est un élément prépondérant du calcul du résultat d’un test d’étanchéité à l’air. Il est, pour les portes soufflantes les plus courantes, déterminé à partir de la mesure de la pression à la sortie du ventilateur selon la formule suivante:

    débit volumique relevé (m³/h)= C  *  (pression du ventilateur) ^ n

    Au fil du temps, la sensibilité du matériel évolue et rend nécessaire la révision dans le cadre de la calibration périodique des facteurs C et n utilisés, pour que le débit volumique relevé demeure fiable.

    N’oubliez donc pas de redéfinir dans votre logiciel d’infiltrométrie les paramètres de calibration qui vous sont fournis après chaque calibration de votre matériel.

    Résumé :

    Afin de garantir la validité des mesures d’infiltrométrie, il est obligatoire de calibrer son matériel régulièrement et de prendre en compte les paramètres de calibration dans les calculs.

  • Mesurer l’étanchéité à l’air des grands bâtiments tertiaires

    La mesure de l’étanchéité à l’air des bâtiments tertiaires comme les écoles, les bureaux ou les établissements d’accueil de la petite enfance, nécessite une expertise particulière. Volumes importants, nécessité d’utiliser plusieurs ventilateurs, interprétation des résultats : focus sur ces tests d’étanchéité grand format.

    étanchéité à l’air grands bâtiments tertiaires

    Les bâtiments tertiaires dont la demande de permis de construire a été déposée depuis le 28 octobre 2011 sont soumis à la RT2012. Quelles sont les objectifs fixés par la réglementation en terme d’étanchéité à l’air? Comment s’effectue un test d’infiltrométrie et s’interprètent les résultats pour ce type de bâtiments?

    LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE

     Pour les bâtiments tertiaires, la RT2012 fixe des valeurs par défaut de perméabilité à l’air de 1,7 ((m3/h)/m2) pour les bureaux, école et hôpitaux et 3 pour les autres catégories (industriels, salles de sport,…). Dans un objectif de performance, il est possible d’effectuer une mesure afin d’obtenir un meilleur résultat. Il est également possible de mettre en place une démarche qualité relative à l’étanchéité à l’air.

    LA MESURE DU BATIMENT

    Pour être conforme au GA P50-784, la mesure de l’étanchéité à l’air d’un bâtiment tertiaire de grand volume doit s’effectuer sur l’ensemble du bâtiment. Le mesureur doit disposer du matériel nécessaire par rapport à la volumétrie du bâtiment et à l’objectif visé. Le nombre de ventilateurs nécessaires peut être potentiellement important ; en Europe, des tests d’infiltrométrie ont été réalisés sur des bâtiments de l’ordre d’un million de m3 avec un équipement de plus de 15 ventilateurs pour un débit total de l’ordre 300.000 m3/h.

    Dans certains cas il n’est cependant pas possible de mesurer le bâtiment dans son ensemble pour des raisons autres que la capacité du matériel de mesure : zones aérauliquement disjointes par exemple. Dans ce cas on réalise alors une mesure par zones. Chaque zone est mesurée indépendamment et le Q4Pa-surf retenu pour le bâtiment entier est calculé en fonction du Q4Pa-surf de chaque zone pondérée par sa surface de paroi froide.

    Enfin, si l’accès à certaines zones du bâtiment est interdit (pour des spécificités d’usage par exemple), le bâtiment peut être mesuré par échantillonnage. La sélection des échantillons mesurés s’effectue sous la contrainte que la somme des surfaces déperditives hors plancher bas des zones mesurées représente au moins 20% de l’Atbat total du bâtiment.

    LE RAPPORT

     Le rapport du test d’infiltrométrie d’un bâtiment tertiaire dépend donc du processus de mesure qui a été adopté en fonction des spécificités du bâtiment. Il est particulièrement important de préciser dans le rapport de mesure les raisons qui ont amené le mesureur à choisir une mesure par zone ou par échantillonnage si le bâtiment n’a pas été mesuré dans son ensemble.

    L’INTERPRETATION DES INDICATEURS

    La comparaison de la pertinence du taux de renouvellement d’air et du débit de fuite ramené à la surface de parois froides est particulièrement intéressante pour les bâtiments tertiaires de grand volume.

    Une étude réalisée par le Umwelt- und Energiezentrum [1] a mis en évidence que – contrairement aux bâtiments de petit volume – les bâtiments de grand volume obtenaient globalement de bons résultats en terme d’étanchéité si l’on se fie au taux de renouvellement d’air, alors que cela n’est pas le cas si l’on considère le débit de fuite d’air ramené à la surface de parois (totale ou froides).

    L’objectif fixé par la RT2012 sur le Q4Pa-surf et non sur le taux de renouvellement d’air n50 devrait donc véritablement permettre d’améliorer la qualité de l’étanchéité à l’air des bâtiments tertiaires de grand volume.

     EN BREF

    La mesure d’un bâtiment de grand volume demande un équipement matériel plus important et une compréhension du bâtiment dans sa globalité afin d’identifier les contraintes liées à la mesure.

    [1] Postulat für Luftdichtheits-Grenzwerte bei großen Gebäuden, Dipl.-Ing. Paul Simons, Dipl.-Ing. Stefanie Rolfsmeier, BlowerDoor GmbH MessSysteme für Luftdichtheit, 2012

  • Choisir une caméra : les paramètres NETD et IFOV

    Vous êtes décidé, vous allez acheter une caméra thermique. Mais quel matériel choisir ? Il existe plusieurs gammes de caméras, avec des prix démarrant à environ 995 € jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

    Choisir une caméra paramètres NETD et IFOV diagnostic immobilier

    Parmi les paramètres qui vous conduiront à choisir votre matériel, deux vont particulièrement influer sur ces prix et vont être déterminants quant au type de travail que vous réaliserez avec ce matériel :

    • Instantaneous Field Of View (IFOV)
    • Noise Equivalent Température Différence (NETD)

     

     

    Plus les missions à effectuer vont exiger de la précision, plus la caméra devra être performante concernant ces deux paramètres.

     

     

     

    L’IFOV

     

     

    L’IFOV est un paramètre de résolution spatiale, exprimé en milliradian (mrad). Il s’agit d’une mesure d’angle d’ouverture qui permet de déterminer l’aire couverte par un pixel lorsque l’opérateur observe une surface à une distance donnée. Plus l’IFOV est petit, plus la surface correspondant à un pixel est faible : la caméra fournit des données d’autant plus précises.

     

     

     

    LE NETD

     

     

    Le NETD mesure la sensibilité thermique d’une caméra. C’est la plus petite différence de température détectable. Elle s’exprime en milliKelvin (mK) ou en degré Celsius (°C). Plus le NETD est faible, meilleure est la caméra pour détecter les contrastes thermiques.

     

     

    A l’image des appareils photos, ces paramètres évoluent d’année en année avec du matériel toujours plus performant dans une même gamme de prix. S’il y a un an et demi, les NETD observés avoisinaient les 0,1°C pour du matériel moyenne gamme (le minimum requis pour un opérateur en thermographie, des caméras arrivent désormais sur le marché avec des NETD inférieurs à 0,045°C.

     

     

    De même, deux ans plus tard, pour le même prix, les valeurs de résolutions spatiales ont visiblement diminué.

     

     

    A l’occasion de la sortie du guide pratique sur la thermographie édité par l’AFTIB, nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur la façon de choisir une caméra.

  • CONTROLES DES SYSTEMES DE VENTILATION : MESURE DE L’ETANCHEITE A L’AIR DES RESEAUX AERAULIQUES, INSPECTION ET CONTROLES DES DEBITS DE VENTILATION

     

    PRENEZ UNE MESURE D’AVANCE!

     

    La règlementation thermique impose désormais des bâtiments étanches à l’air et économes en énergie. Les systèmes de ventilation de ces constructions sont de plus en plus performants et le contrôle de leur perméabilité à l’air devient incontournable pour garantir un bon fonctionnement et une qualité de l’air optimale.

    A terme, dans l’existant comme dans le neuf, les contrôles des réseaux aérauliques (ventilation, conditionnement d’air et/ou désenfumage) vont se généraliser et s’accroitre fortement.

    Le label Effinergie + préfigure par ailleurs cette avance en rendant obligatoire cette mesure.

    Cette formation est consacrée à cette thématique, axée sur les problématiques de mesure de perméabilité à l’air des réseaux, les méthodes simples de diagnostics des installations, ainsi que le contrôle des débits de ventilation.

    OBJECTIFS DE LA FORMATION

    Mesure de l’étanchéité à l’air des réseaux aérauliques

    Une journée et demie de formation théorique et pratique dispensée par un ingénieur thermicien spécialiste de l’étanchéité à l’air, opérateur de mesure qualifié 8711.

    Sirteme met à votre disposition des installations ultra spécifiques, pensées spécialement pour cette formation et du matériel de mesure.

    Les objectifs sont :

    –         Appréhender l’inspection des réseaux aérauliques par l’intermédiaire des guides et normes associées.

    –         Comprendre et appliquer la méthodologie de mesure de l’étanchéité à l’air d’un réseau aéraulique.

    –         Comprendre et appliquer les méthodologies de mesures des débits dans un réseau aéraulique.

    Durée : 14 heures – 2 journées

    Les formations s’articulent autour de supports pédagogiques théoriques et pratiques.

    PLAN DE FORMATION DETAILLE DISPONIBLE SUR SIMPLE DEMANDE

    CONTACTEZ-NOUS

    N° vert: 0800 100 801 Tel: 04 92 02 97 05  – Fax: 04 92 13 19 93 –info@sirteme.com

    Siège social : Le Cézanne – Les Hameaux du Soleil – 06270 Villeneuve Loubet

    www.sirteme.comwww.sirteme-formations.com

  • MESURE DE L’ETANCHEITE A L’AIR DES BATIMENTS GRANDS VOLUMES

     

    L’étanchéité à l’air est notre métier, vous l’enseigner est notre vocation.

     

    Le contrôle de l’étanchéité à l’air des bâtiments « Grand Volume » s’effectuent au moyen d’un appareillage de mesure spécifique, dont l’utilisation nécessite une compréhension de l’interprétation des résultats.

    La compréhension des phénomènes dans ce type de bâtiment et leur interprétation nécessite un paramétrage particulier des outils logistiques encadrant la mesure, ainsi que des dispositions dans les conditions de réalisation des mesures.

    En effet, des paramètres atmosphériques et dimensionnels des bâtiments peuvent influer sur la mesure des essais de perméabilité à l’air, de telle sorte que le test peut ne pas aboutir, ou mener à des résultats erronés.

    OBJECTIFS DE LA FORMATION

    • Se perfectionner dans la mesure de l’étanchéité à l’air.
    • Maîtriser les éléments pouvant interférer avec la mesure et savoir apporter les correctifs nécessaires sur le logiciel.
    • Appréhender les méthodes de mesure de l’étanchéité à l’air des bâtiments « Grand Volume ».
    • Savoir réaliser un test de perméabilité à l’air au moyen d’un équipement « multi ventilateurs » BlowerDoor (Minneapolis).
    • Comprendre les paramètres des logiciels de mesure et interpréter les résultats.
    • Se perfectionner à l’utilisation de Tectite Express en mode manuel pour la mesure à plusieurs ventilateurs.
    • Se familiariser avec le logiciel Teclog.
    • Découvrir et comprendre les possibilités du matériel de type APT pour la réalisation de mesures autres que la perméabilité à l’air.
    • Application DG700 en mesure de QAI.

    Contactez-nous

    N° vert: 0800 100 801 Tel: 04 92 02 97 05  – Fax: 04 92 13 19 93 –info@sirteme.com

    Siège social : Le Cézanne – Les Hameaux du Soleil – 06270 Villeneuve Loubet

    www.sirteme.comwww.sirteme-formations.com

    Résumé :

    Perfectionnement à l’utilisation du matériel BlowerDoor. Mesure des bâtiments « Grand Volume » en multi ventilateurs. Utilisation avancée des logiciels Tectite Express et Teclog, et la mesure en multi ventilateurs