Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • VMC : traiter et maitriser l’étanchéité à l’air du bâti

     

    Préserver l’environnement en réduisant la consommation d’énergie des bâtiments devient un objectif majeur pour la profession. Aujourd’hui il ne s’agit plus uniquement de confort et de qualité de l’air intérieur, mais aussi de performances et d’exigences en matière de règlementation. Dans ces conditions, traiter et maitriser l’étanchéité à l’air du bâti devient la base. Pourquoi et comment le réaliser ?

     

    Solutions post diagnostic immobilier

    Avec le renforcement de l’isolation des bâtiments, qui se traduit par une diminution des déperditions de l’enveloppe, le pourcentage relatif dû au renouvellement d’air augmente. La part des déperditions liée à l’air devient prépondérante : 31% dans le cas d’une VMC SF hygroréglable et 27% pour les fuites. Dans ces bâtiments performants, les postes de consommations liées à la ventilation (13%) et à l’ECS (49%) deviennent des axes de progrès forts.

     

    POURQUOI TRAITER L’ETANCHEITE A L’AIR DU BATI ?

     

    Pour atteindre les performances

     

    Dans les bâtiments performants, il apparaît aujourd’hui que les défauts d’étanchéité sont un poste à maîtriser pour répondre aux objectifs annoncés.

     

    En RT 2012, la mesure d’étanchéité est systématique en logement et incitée en Tertiaire !

     

     

    Pour garantir une meilleure QAI

     

    Une bonne étanchéité à l’air du bâtiment améliore le fonctionnement de la VMC, puisqu’elle évite que les fuites d’air ne court-circuitent le balayage d’air dans la maison.

    Le renouvellement de l’air est ainsi maîtrisé, garantissant une bonne qualité de l’air intérieur, et évitant de chauffer plus d’air que nécessaire.

    Dans le cas d’une VMC double-flux avec échangeur de chaleur, elle garantit des rendements élevés, qui peuvent chuter en cas de défauts d’étanchéité à l’air.

     

     

    Pour apporter plus de confort

     

    Une étanchéité à l’air maitrisée est une garantie de confort thermique (suppression de la sensation de courant d’air, rapidité à chauffer la maison, …) et acoustique pour les occupants.

    Elle évite certaines pathologies liées à la condensation : l’hiver les défauts d’étanchéité font un appel d’air chaud et humide qui se transforme en condensation au contact de la paroi froide, accentuant localement la dégradation du bâti.

     

     

    COMMENT MAITRISER L’ETANCHEITE A L’AIR DU BATI ?

     

    Installer des systèmes efficaces et validés par Avis Technique

     

    Les fabricants proposent des systèmes complets permettant d’atteindre de bonnes performances d’étanchéité à l’air : membranes associées à des adhésifs et mastics, revêtements techniques à projeter sur les murs…

     

     

    Réaliser des mesures d’étanchéité aux étapes importantes de votre chantier

     

    Solutions post diagnostic immobilier

    Pour mieux maitriser le mode d’installation et corriger les défauts éventuels en cours de chantier, vous pouvez réaliser des mesures intermédiaires.

     

    Pour cela il existe un appareil de mesure : le perméascope.

     

    Cet appareil est reconnu officiellement pour la mesure en fin de chantier qui doit être réalisée par un opérateur agréé par le MEEDDM, selon une méthode d’essais normalisée européenne EN NF 13829.

    Il peut aussi être utilisé pour valider les étapes importantes du chantier.

  • Appel d’offre et descriptif CCTP

    Pour répondre à des appels d’offres, il est possible de sous-traiter. Les logiciels permettent de gérer automatiquement les relations avec les entreprises consultées jusqu’au CCTP (cahier des clauses techniques particulières) en passant par le dépouillement.

    GESTION DES APPELS D’OFFRE ET DÉPOUILLEMENT DES RÉPONSES

     

     

    Les logiciels vous permettent de créer un bordereau d’appel d’offre (généralement sous forme de feuille Excel protégée automatiquement) à destination des entreprises consultées. Celles-ci peuvent y placer les prix unitaires proposés et éventuellement les quantités et des commentaires.

    Les offres sont comparées automatiquement et une présentation graphique permet une visualisation synthétique des résultats.

    Les prix de la bibliothèque peuvent être automatiquement mis à jour depuis le résultat du dépouillement.

     

     

     

    DESCRIPTIF CCTP

     

     

    A partir de tous les éléments collectés, les logiciels élaborent automatiquement un descriptif CCTP. Les paragraphes hiérarchiquement plus élevés sont automatiquement sélectionnés et envoyés dans le CCTP.

    le logiciel pourra intégrer les éléments suivants :

     

    • Génération automatique du bordereau EXCEL
    • Localisations

     

    PLANNING A BARRE DANS EXCEL

     

     

    D’un seul clic les logiciels permettent d’obtenir un planning à barres. En renseignant les
    durées et les enchaînements des tâches, ils calculeront le planning financier correspondant. Enfin, ils proposent dans certains cas :

     

    • Lien Outlook : gérer les clients et attribuer à chaque devis des « tâches » (relances, démarches administratives…) qui trouveront automatiquement place dans votre planning.
    • Situations de travaux : on peut choisir de chiffrer l’avancement en % ou en quantités réelles.

     

  • Logiciel de calcul DPE

    Le diagnostic de performance énergétique (DPE) répond à des règles de calcul strictes et utilise principalement le moteur 3CL. Principalement réalisé dans un but réglementaire (la vente ou la location d’un immeuble), le DPE est particulièrement pédagogique pour le non-initié.

    Logiciel de calcul DPE diagnostic immobilier


    OBJECTIF

     

    • Calculer et présenter la consommation du logement
    • Calculer et présenter la quantité de gaz à effet de serre produite
    • Estimer le montant annuel des factures d’énergie
    • Présenter des recommandations pour permettre une amélioration de la performance énergétique

     

     

    FONCTIONNEMENT

     

    Les valeurs saisies remplaceront des valeurs éventuellement inconnues, mais considérées plus pénalisantes dans les résultats finaux.

     

    Au travers d’une interface simple, la collecte des informations de l’ensemble des paramètres requis pour le calcul permet d’émettre le rapport DPE, selon les modèles réglementaires : 6.1, 6.2, 6.3, 6.a, 6.b, 6.c ou neuf.

     

    Les critères du bâtiment étudié sont nombreux et de la précision des relevés dépend la finesse des calculs.

     

     

    COMPETENCES A POSSEDER POUR UNE BONNE UTILISATION

     

    L’utilisateur doit obligatoirement être titulaire d’une certification de personne physique et posséder une assurance RCP. Dès lors, on peut considérer que le niveau technique permet au professionnel d’utiliser les différents logiciels disponibles en connaissance de cause et en toute compétence.

     

     

    COUT

     

    • A partir de 500 euros
    • Plus les frais de mise à jour (elles sont fréquentes)
    • La hotline et la maintenance sont des gages de tranquillité d’esprit pour l’utilisateur.
  • Logiciel de calcul thermique

    Les RT (réglementations thermiques) se succédant et les paramètres à gérer devenant de plus en plus nombreux, il est désormais impossible de faire les simulations de calculs thermiques à la main. Les possibilités sont tellement nombreuses et variées que l’informatique devient primordiale.

    Logiciel de calcul thermique


    OBJECTIF

     

    • Posséder et maitriser les outils de précision afin de conforter le donneur d’ordre dans la justesse de sa réflexion
    • Indiquer si oui ou non le niveau de consommation qui doit être atteint ou respecté par le bâtiment est obtenu

     

     

    FONCTIONNEMENT

     

    Le logiciel indique si les paramètres envisagés de la construction sont conformes ou pas.

     

    Les rapports édités deviennent un sésame pour le demandeur : son bâtiment ou son projet est conforme à la réglementation, à l’objectif à atteindre pour la labellisation ou la certification !

     

    Les supports techniques intégrés aux logiciels de calcul thermique sont souvent très complets :

     

    • explication du principe de saisi
    • schémas de principe
    • rappels de valeurs usuelles
    • indications techniques
    • bibles (ou bibliothèques) de données sur l’ensemble des paramètres sur lequel le thermicien va travailler…

     

     

    COMPETENCES A POSSEDER POUR UNE BONNE UTILISATION

     

    La rénovation thermique est un monde vaste où les voies sont nombreuses ! Il convient donc de se former, se tenir informé, et ne pas avoir peur de se faire épauler.

     

    La montée en compétence est une obligation absolue pour celui qui ne possède pas ces aspects réglementaires et techniques de la thermique du bâtiment.

     

    L’acquisition d’un tel logiciel peut se faire de pair avec une vraie session de formation de plusieurs jours.

     

     

    COUT

     

    • Entre 2 000 et 2 500 euros
    • L’investissement peut être plus important s’il comprend : l’assistance, la formation, la maintenance, les compatibilités entre différents outils informatique, la possibilité de lier des plans pour gagner en productivité dans le renseignement des données à saisir.
  • Observation de problème généré par une isolation thermique par l’extérieur

    Observation de problème généré par une isolation thermique par l’extérieur

    Dans de nombreux cas de rénovation, l’isolation thermique par l’extérieur conduit à des réalisations qui, localement, manifestent des déperditions supérieures à la situation antérieure (sans isolation) ! On comprend, par exemple, que la limite de propriété en habitat mitoyen est un cas impossible à résoudre sans une solution négociée ou commune. C’est ce que nous abordons dans cet article en comparant la simulation numérique et la thermographie.

    SIMULATION NUMERIQUE DE L’ISOLATION THERMIQUE D’UN PAVILLON EN MITOYENNETE

    Les figures 1 et 2 présentent la simulation numérique (coupes et profils – suivant les pointillés) de la zone mitoyenne de deux pavillons accolés – vus de dessus. On simule de façon simplifiée les parois verticales : parpaing, d’abord sans isolation (a), puis avec isolation intérieure des 2 côtés (b), puis avec une demi-isolation extérieure (c). La température intérieure est de 20°C et la température extérieure est de 0°C.

    Rénovation énergétique isolation thermique par l'extérieur
    Figure 1 – Simulation de deux pavillons mitoyens – coupes thermiques

    Rénovation énergétique isolation thermique par l'extérieur

    Figure 2 – Simulation de deux pavillons mitoyens – profils thermiques (suivant les pointillés de la figure 1)

    CONSTATATIONS

    On constate que :

    (a) – sans isolation, la paroi extérieure présente une déperdition en rapport avec sa température de 2,2°C. (Il y a une légère chute de température, au droit du mur de refend mitoyen ce qui est dû au fait que l’on a pris la même conductivité thermique pour toutes les parois. C’est sans importance ici.)

    (b) – avec isolation intérieure de part et d’autre du mur mitoyen, la déperdition de la paroi extérieure chute en rapport avec la température de 0,5°C. Il apparaît donc un pont thermique (matériel) du fait de l’absence d’isolation au droit du mur mitoyen. Mais la déperdition est maintenant partout inférieure à ce qu’elle était en l’absence d’isolation. Ceci est intuitif pour tout le monde.

    (c) – avec l’isolation extérieure partielle (du fait de la mitoyenneté), on fait apparaître une forte élévation de température (forte déperdition) sur une petite partie de la paroi non isolée, proche de la zone isolée. Comme le montre la figure 1(c), la paroi à gauche se trouve presque à la température intérieure et, par conduction, elle échauffe la paroi de droite non isolée, sur une distance de l’ordre de 20 cm. Il s’agit de déperditions supplémentaires, donc qui n’existaient pas lorsque le pavillon de gauche n’était pas isolé !

    CAS REEL

    La figure 3 est l’exemple réel qui correspond à la simulation simplifiée précédente. Il ne s’agit donc pas d’un défaut mais d’une irrégularité normale. (Nous ne commentons pas les autres zones de ce thermogramme.)

    Le problème est le même quand on isole un étage par l’extérieur et que l’on « oublie » d’isoler le sous-sol, qui, même non chauffé, devient le lieu principal des déperditions de la maison.

    Rénovation énergétique isolation thermique par l'extérieur

    Figure 3 – Pavillons mitoyens – Text = 0°C. Avec profil thermique le long de la ligne blanche

    CONCLUSION

    Ceci démontre l’importance de la continuité de l’isolation, surtout en isolation par l’extérieur. On observe également ces problèmes d’ITE lorsque l’isolation thermique des encadrements des ouvertures a été omise soit par ignorance du sujet, soit par insuffisance de budget.

    Bien entendu, pour l’ensemble d’un pavillon, les déperditions sont diminuées, mais puisqu’elles sont (inutilement) augmentées sur certaines zones, le bilan des gains n’est pas aussi favorable que le calcul en fonction de la surface isolée le laisse supposer.

  • La température d’environnement radiatif

    La température d’environnement radiatif

    Nous avons parlé plusieurs fois de la température d’environnement radiatif, TER, au cours des articles précédents. Cette notion a autrefois été mal comprise par les constructeurs de caméras qui ont inventé nombre de désignations masquant mal leur ignorance. Certaines caméras et logiciels en conservent des vestiges. L’expression température d’environnement, introduite par M. Pajani vers 1983, a été complétée par le mot radiatif, du fait des significations qu’a progressivement prises le mot environnement dans le langage courant.

    EXPLICATIONS

    L’environnement radiatif de la scène observée est constitué de tout ce qui envoie du rayonnement sur la scène ; ce rayonnement, en provenance de l’hémisphère vu par la scène, va partiellement se réfléchir sur cette scène.

    La température d’environnement radiatif est la température apparente correspondant, par la courbe d’étalonnage de la caméra, à la moyenne des rayonnements incidents sur la scène observée, pourvu que ces rayonnements ne soient pas de valeurs trop éloignées (comme exemple, en intérieur, le plafond, les parois verticales et le sol sont à des températures très proches ; en extérieur, les rayonnements sont le plus souvent très divers).

    Voilà pourquoi certains parlent de température apparente réfléchie, TAR, terminologie concentrée presque impropre.

    Ce qui est appelé communément température intérieure (ou extérieure) est la résultante de la TER et de la température ambiante (ou température d’environnement convectif).

    CE QUE NOUS VOYONS AVEC NOS YEUX ET CE QUE VOIT LA CAMERA THERMIQUE

    Rénovation énergétique température d'environnement radiatif

    Document A – photographie d’un pavillon rénové avec ITE et deux types de bardage (zinc traité gris et bois).

     

    Contrairement à la photographie, la thermographie est destinée à l’interprétation ; il est fondamental, sous peine d’erreur d ‘interprétation, de bien comprendre d’où viennent les rayonnements qui constituent l’image thermique, ceux qui sont émis, ceux qui sont réfléchis et de quel environnement radiatif proviennent ces derniers. C’est la première phase de l’interprétation des images en thermographie : l’interprétation thermographique. Phase trop souvent escamotée pour sauter aussitôt à l’interprétation thermique.

    LA THERMOGRAPHIE SUR LES MATERIAUX DIFFUSANTS (= DE TYPE 1) EST DE COMPREHENSION IMMEDIATE.

    Nous avons déjà parlé des matériaux diffusants et des matériaux spéculaires. Les matériaux diffusants sont d’interprétation thermographique immédiate, ce qui permet de passer rapidement à l’interprétation thermique.

    MAIS LA THERMOGRAPHIE SUR LES MATERIAUX SPECULAIRES (= DE TYPE 2) EST PLUS DELICATE.

    Lorsque la scène est spéculaire pour nos yeux ET pour la caméra thermique, il est assez facile de repérer quelle est la partie d’environnement radiatif qui se réfléchit sur la scène observée (sous un angle choisi) : on voit l’environnement dans le « miroir » qu’est la scène observée, comme c’est le cas des vitrages. C’est cette partie d’environnement qui définit alors la TER à prendre en compte dans un calcul de température vraie (ce calcul est rarement nécessaire). Mais pour les calculs de thermique du bâtiment, la TER est identique à celle des matériaux diffusants ; en effet, les rayonnements absorbés par les surfaces spéculaires proviennent de l’ensemble de l’hémisphère vu par la scène observée !

    Par contre, quand la scène observée est diffusante pour nos yeux ET spéculaire pour la caméra thermique (métaux traités par exemple), il est moins évident de déterminer quel est l’environnement radiatif de la scène et donc de fixer la valeur de la TER en thermographie. On n’a pas de problème pour la TER à utiliser en thermique.

    Rénovation énergétique température d'environnement radiatif

    Document B – thermographie du pavillon où le zinc apparaît à -16°C et le bois à -2°C alors qu’ils sont à la même température vraie de l’ordre de +1°C. La TER thermographique du zinc est d’environ -45°C (zone du ciel découvert), la TER du bois est d’environ -20°C (moyenne de l’hémisphère vu par la façade). La TER de la thermique serait également de -20°C mais les températures du sol et du ciel sont trop différentes pour que les calculs de thermique statique du bâtiment « fonctionnent ». Il est plus facile de repérer la TER des vitrages (différentes zones du ciel) que celle du zinc, très chaotique du fait de ses ondulations.

    (Ces 2 documents ne datent pas du même jour. Ils sont commentés extensivement dans l’ouvrage « La thermographie du bâtiment » à paraître chez Eyrolles au premier trimestre 2012.)

    La thermographie a rarement besoin de connaître la valeur de la TER, les températures vraies étant peu utiles (il faut donc laisser la caméra « en roue libre », avec émissivité = 1 et TER indifférent ; inhiber aussi le calcul du facteur de transmission atmosphérique, sans intérêt).

    La TER est indispensable en calcul de thermique du bâtiment :

      • elle ne dépend pas du type de réflexion de la scène observée ;
      • elle doit concerner un environnement radiatif aussi uniforme que possible (ciel froid et soleil sont interdits, avant et pendant les mesures) ;
      • elle peut se mesurer, avec une caméra thermique, sur un catadioptre (réflecteur diffusant dans la bande spectrale de la caméra) placé sur la scène (pourvu que l’émission spectrale de l’environnement soit assimilable à celle d’un corps noir – absence d’éclairement solaire, même indirect). Nous reparlerons de cet outil dans l’avenir.
  • Fiche pratique – Rapport d’inspection thermographique

    Sans formalisme particulier ni réglementé, le rapport qui présente les conclusions des travaux d’inspection doit être explicite, sans interprétation possible pour le non sachant. Le savoir faire et le professionnalisme du conseiller en rénovation doit apporter toutes les réponses aux questions du donneur d’ordre, même à celles qu’il ne se posait pas !

    ASSOCIER LES IMAGES VISIBLES ET LES CLICHES INFRAROUGES 

    Selon la définition du thermogramme et la zone étudiée, il se peut que l’image infrarouge réalisée ne soit pas compréhensible, que l’on ne sache pas où la localiser. La solution est au moins d’associer une prise de vue numérique et un thermogramme, si possible en réalisant une fusion, ou une intégration.

    CHAQUE THERMOGRAMME N’EST PAS FORCEMENT EXPLOITABLE

    Le rendu sur papier après impression, ou même à l’écran, peut-être sensiblement différent de ce à quoi l’on peut s’attendre. Dans certains cas, même un retraitement de l’image infrarouge n’apporte rien de plus pour la qualité de compréhension. Dans ce cas, il est raisonnable de ne pas diffuser les prises de vues inexploitables, mais peut être de les justifier auprès du donneur d’ordre.

    S’ASSURER QUE LES CONCLUSIONS SONT SANS INTERPRETATION POSSIBLE

    L’habitude, la connaissance du métier font souvent apparaître des évidences aux yeux du professionnel. Mais ce qu’il a compris ou vu est-il aussi évident pour le donneur d’ordre qui voit pour la première fois un thermogramme ? La mission d’inspection thermographique que le conseiller en rénovation énergétique  accepte de réaliser s’étend, sauf indication contraire, jusqu’à la remise d’une conclusion. Dès lors, il faut s’assurer que le client la comprendra parfaitement.

     

  • Fiche pratique – Utilisation de la caméra thermique en fonction de la température extérieure

    Fait-il assez froid pour réaliser une inspection thermographique ? Cette question est judicieuse, puisque le principe de fonctionnement de la caméra thermique repose sur l’écart de températures entre l’intérieur et l’extérieur. Quand peut-on tirer le meilleur parti de la caméra infrarouge ?
    Le capteur de la caméra infrarouge mesure des écarts de température selon les pixels qui sont analysés.

    EN HIVER : UNE SITUATION EVIDENTE

    L’intérieur du logement est chauffé, il fait froid à l’extérieur, on dispose d’un ?t (delta t = écart de température intérieur/extérieur) supérieur à 15°C. Aucun souci pour intervenir !

    EN INTER SAISON : DES CONDITIONS A SURVEILLER

    L’écart de température intérieur/extérieur se réduit, mais on mesure facilement des écarts de l’ordre de 7°C à 8°C.

    Un bon capteur décèlera sans problème d’éventuelles pathologies ou désordres.

    EN ETE : IL PEUT FAIRE SI CHAUD !

    Intervenir dans des combles aménagés pour la détection de pathologies lorsqu’il y fait 25 ou 28°C ne pose aucun problème si la température sur la couverture est à plus de 35°C !

    Quelle que soit la température extérieure, l’important reste le ?t. La période estivale n’imposera donc pas la mise au repos de la caméra thermique.

    Donc, si l’inspection permet de mettre en évidence des défauts d’isolation révélés par temps chaud, les mêmes défauts existeront par temps froid! CQFD!

    RAPPEL : Il est de la responsabilité du thermographe de vérifier s’il peut ou non procéder à l’inspection thermographique, sans oublier toutefois les autres paramètres qui entourent cette inspection. Exemple : des murs fortement ensoleillés qui rendront inexploitables des prises de vues réalisées par l’extérieur.

  • VIDEO – L’équipement du diagnostiqueur immobilier

    Quel est l’équipement type du diagnostiqueur immobilier ? Quels sont les principaux critères de choix du matériel ? Jean-Michel CATHERIN, Président de TESTOON, nous présente l’équipement type du diagnostiqueur immobilier.

  • Fiche pratique – Les applications de l’infiltrométrie dans l’habitat

    Les applications de l’infiltrométrie sont nombreuses et notamment dans le domaine de l’habitat. Elles ne sont aujourd’hui pas toutes règlementées et se feront donc en fonction de la demande.

    LES APPLICATIONS

    L’infiltrométrie peut être préconisée pour :

    • Un état des lieux, définir l’état du bâti pour connaitre son bilan énergétique ou dans l’objectif de réaliser une rénovation énergétique.
    • L’établissement d’un certificat d’étanchéité, document officiel.
    • L’obtention du label BBC Effinergie Neuf : dans le cadre d’une construction correspondant aux standards du label. Il y a une obligation de mesures pour l’obtention de ce label.
    • L’obtention du label BBC Effinergie Rénovation (en création): ce label fixe des objectifs d’étanchéité à l’air mais sans obligation de mesures.
    • Une amélioration du niveau du DPE.
    • Une optimisation d’un système de ventilation ou de climatisation : cela permet de vérifier que le système en question est correctement conçu et dimensionné.
    • La vérification d’un « système » étanche.

    LES PRESTATIONS

    Le contrôle

    Il s’agit d’une prise de mesure du débit de fuite (notamment autorisée par Effinergie) réalisée par un indépendant à la fin d’un chantier. Ce professionnel délivre ensuite un certificat de contrôle de fin de chantier.

    L’assistance

    L’opérateur procède à une prise de mesure ainsi qu’à des recherches de fuite. Son rôle est d’assister l’entrepreneur afin d’atteindre les objectifs fixés lors de la construction ou de la rénovation. Il peut être amené à délivrer un rapport ou un certificat.

    Résumé :
    Dans le cadre de la RT 2012, la réalisation d’un test d’infiltrométrie est obligatoire pour tout logement neuf (maison individuelle ou logements collectifs).