Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Fiche pratique – Déroulement d’un test d’infiltrométrie avec une porte soufflante

    Le test d’infiltrométrie consiste à  quantifier les fuites d’air d’un bâtiment et à mesurer leur débit. Il se déroule en plusieurs étapes variables selon le contexte et la demande du prescripteur. Le test d’infiltrométrie, étape par étape.

    Isolation de l’enveloppe à tester

    En fonction du contexte il faudra procéder à une fermeture ou à un colmatage des ouvertures : c’est-à-dire isoler la partie chauffée du bâtiment dans laquelle on fait la mesure. Il faut que cette partie soit contigüe : les portes à l’intérieure de cette partie chauffée doivent donc être ouvertes et toutes les communications entre les parties chauffées et non chauffées doivent être fermées. (Exemple : isolation par rapport aux caves, greniers, celliers, cheminées, VMC…).

    Installation du système

    Le montage et la mise en place de la porte soufflante prend de 5 à 10 minutes pour un opérateur expérimenté.

    Test et paliers de mesures

    En suivant la norme EN13829 il convient de faire 5 à 10 paliers de mesure, commençant quelques points au dessus de 50 Pa et descendant ensuite de 10 en 10 pour atteindre le point le plus bas que l’on peut mesurer.

    Le test peut s’arrêter à ce stade et le logiciel donnera les résultats recherchés. Cependant il est possible d’aller plus loin.

    La recherche de fuites

    En général on profite de l’installation du système pour procéder à une recherche de fuites, d’autant plus si le bâtiment ne correspond pas à l’objectif recherché.

    Dans ce cas, on procédera à un autre test, puis à une autre recherche de fuites et ainsi de suite jusqu’à ce que l’opérateur estime que l’étanchéité du bâtiment ne peut plus être améliorée.

    Démontage et édition du rapport

    La porte soufflante est ensuite démontée et un rapport est édité par le logiciel en fonction du référenciel utilisé (plus ou moins précis et complet selon la demande du client).

     

  • Fiche pratique – Recherche de ponts thermiques

    La quasi-totalité des bâtiments existants présente ce phénomène où les flux de chaleur sont plus concentrés que sur une surface environnante. Le mur ou le plancher agit comme une « ailette » d’échangeur qui capte la chaleur. Un renforcement de l’isolation par l’intérieur va augmenter la concentration du flux « chaud ».

    PROCEDER A L’INSPECTION

     

    La réalisation des thermogrammes suit une démarche d’investigation. Pour réussir à coup sûr la visualisation des défauts recherchés, les paramètres de la caméra doivent être correctement réglés :

     

    • Réglage de l’émissivité
    • Réglage de la TAR (température apparente réfléchie)
    • Réglages finaux de la caméra (distance), zone de mesure des températures

     

    L’inspecteur va cibler les zones spécifiques « classiques » :

     

    • Les liaisons parois verticales/parois horizontales
    • Les jonctions avec les refends
    • Les ruptures de plans…

     

    Il faudra ensuite rechercher des ponts moins fréquents :

     

    • Reprise de maçonnerie
    • Présence de matériaux de la construction de natures différentes
    • Défauts d’isolation…

     

    L’investigation peut se faire par l’intérieur et par l’extérieur du bâti si les conditions météorologiques le permettent.

     

     

     

    PRESENTER LES CONCLUSIONS

     

    Dans ce type d’inspection, la connaissance des différents modes constructifs sera un plus pour être en mesure d’estimer si le pont thermique est « normal » ou au contraire particulièrement important.

     

    Les écarts de couleurs présents sur les thermogrammes parlent souvent d’eux-mêmes. Le donneur d’ordre voit pour la première fois de façon « éclatante » les défauts de son isolation. L’échelle des températures située à droite du thermogramme présente l’ampleur du défaut.

     

     

     

    ATTENTION !

     

    Selon la sensibilité du capteur de la caméra et selon le soin apporté aux réglages de celle-ci, les contrastes des palettes de couleurs peuvent être impressionnants pour le non initié alors qu’il ne s’agit peut-être que de défauts minimes.

  • Fiche pratique – Rapport d’inspection thermographique

    Sans formalisme particulier ni réglementé, le rapport qui présente les conclusions des travaux d’inspection doit être explicite, sans interprétation possible pour le non sachant. Le savoir faire et le professionnalisme du conseiller en rénovation doit apporter toutes les réponses aux questions du donneur d’ordre, même à celles qu’il ne se posait pas !

    ASSOCIER LES IMAGES VISIBLES ET LES CLICHES INFRAROUGES

     

     

    Selon la définition du thermogramme et la zone étudiée, il se peut que l’image infrarouge réalisée ne soit pas compréhensible, que l’on ne sache pas où la localiser. La solution est au moins d’associer une prise de vue numérique et un thermogramme, si possible en réalisant une fusion, ou une intégration.

     

     

     

    CHAQUE THERMOGRAMME N’EST PAS FORCEMENT EXPLOITABLE

     

     

    Le rendu sur papier après impression, ou même à l’écran, peut-être sensiblement différent de ce à quoi l’on peut s’attendre. Dans certains cas, même un retraitement de l’image infrarouge n’apporte rien de plus pour la qualité de compréhension. Dans ce cas, il est raisonnable de ne pas diffuser les prises de vues inexploitables, mais peut être de les justifier auprès du donneur d’ordre.

     

     

     

    S’ASSURER QUE LES CONCLUSIONS SONT SANS INTERPRETATION POSSIBLE

     

     

    L’habitude, la connaissance du métier font souvent apparaître des évidences aux yeux du professionnel. Mais ce qu’il a compris ou vu est-il aussi évident pour le donneur d’ordre qui voit pour la première fois un thermogramme ? La mission d’inspection thermographique que le conseiller en rénovation énergétique  accepte de réaliser s’étend, sauf indication contraire, jusqu’à la remise d’une conclusion. Dès lors, il faut s’assurer que le client la comprendra parfaitement.

     

  • Fiche pratique – Interprétation des thermogrammes

    L’utilisation de certaines palettes de couleurs, des taux de saturation, l’adaptation de l’outil de mesures, sont autant de manières de présenter les résultats les plus probants, notamment face au client moins expérimenté que le professionnel.

    FAIRE ATTENTION A L’ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

     

     

    Une façade ensoleillée, une pluie forte, des conditions météorologiques qui ne présentent pas un écart de températures suffisant entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment… Autant de précautions dont il faut mesurer l’impact avant de commencer à travailler. De plus, pour éviter toute contestation potentielle, ces relevés apparaitront de façon sûre sur le rapport d’inspection.

     

     

     

    REALISER DES THERMOGRAMMES SIGNIFICATIFS

     

     

    Il ne faut pas hésiter, au cours des déplacements sur les lieux à inspecter, à réaliser des prises de vues qui seront claires à comprendre et exploitables. La prise de vues sous un angle ou un autre fera apparaître des phénomènes de façon plus ou moins visible. Dans le doute, on réalisera plutôt davantage de thermogrammes que pas assez car le rendu sur l’écran de la caméra sera certainement différent de l’effet rendu sur l’écran d’ordinateur et encore différent de l’impression papier du rapport qui sera laissé au client.

     

     

     

    FAIRE SON AUTOCONTROLE AVANT DE STATUER

     

     

    Avant toute prise de position ou conclusion à apporter sur une inspection, il est souhaitable de se poser les bonnes questions :

     

    • Ai-je pris le meilleur cliché ?
    • Ma caméra est elle bien paramétrée ?
    • Ce que je fais est-il compréhensible par mon client ?
    • Mon inspection est-elle réalisée pour connaître un défaut déjà repéré ?
    • Le déroulement de mon inspection va-t-il me permettre de répondre au questionnement de mon donneur d’ordre ?

     

  • Fiche pratique – Etalonnage de la caméra thermique

    L’utilisation de cette technologie de pointe nécessite au préalable de s’être formé. Il faut aussi connaître les moindres détails des fonctionnalités de sa caméra. L’étalonnage est la première étape obligatoire sous peine de travailler dans l’erreur et donc de fournir des conclusions fausses.

    LA REGLE DE SECURITE

     

     

    Les réglages sont à réaliser obligatoirement avant chaque inspection thermographique car les caractéristiques ont toutes les chances de différer selon les matériaux. Les conditions de réalisation seront forcément différentes d’une inspection à l’autre.

     

     

     

    LES PARAMETRES NECESSAIRES

     

     

    Il est impératif de mesurer les paramètres relevés préalablement à la réalisation de l’inspection thermographique tels que :

     

    • L’émissivité du matériau à inspecter

     

    • La température apparente réfléchie du matériau

     

    • L’humidité relative relevée

     

    • La distance à laquelle est réalisée la prise de vues

     

     

     

    QUESTION DE PROFESSIONNALISME

     

     

    Il est inconcevable de ne pas assurer la réalisation de sa prestation de toutes les sécurités visant le meilleur déroulement de l’inspection. En outre, l’utilisation d’un équipement performant ne tolérera pas l’approximation en cas de litige sur une conclusion rendue.

     

  • Thermographie – Les matériaux du bâtiment vus par la caméra thermique

    Thermographie – Les matériaux du bâtiment vus par la caméra thermique

    Un artisan s’adresse au vendeur de matériaux d’un point de vente : « auriez-vous en stock des tuiles de terre cuite plates écailles, coloris ardoisé émaillé brillant ? ». Le thermographe s’adresse au même vendeur : « Auriez-vous des tuiles d’émissivité 0,9 en LW et de type de réflexion spéculaire ? ». Ce n’est pas une formule de style de dire que la thermographie est un métier spécifique.

    Du point de vue de la thermographie (presque toujours dans la bande spectrale LW – 8 à 12 µm), il existe 4 types de matériaux dans le bâtiment. Ils sont tous opaques – même les parois dites « transparentes ». Ces matériaux ont deux sortes différentes d’environnement radiatif.

    1 – Les matériaux « de type 1 » sont à bonne émissivité et de type diffus.

    (Arbitrairement, l’émissivité est « bonne » si supérieure à 0,50). C’est la grande majorité des matériaux du bâtiment, non métalliques ou non lisses… mais aussi les métaux ou surfaces lisses oxydés ou pollués. Donc, béton et bois (non vernis), crépis, terre cuite non vitrifiée, papier peint normal, peinture mate, etc…: La température vraie de ses matériaux est très proche de leur température apparente ; ainsi les images sont presque des images de températures vraies. C’est la thermographie facile, qui ne déroute pas.

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux consiste à constater l’hémisphère qui « éclaire » la surface observée par la caméra thermique ; voilà qui est aisé. Mais l’environnement ne perturbe pas les images. Ne se présente que le problème de la quantification de la température de cet environnement radiatif (mais le besoin de cette valeur est rare dans la pratique).

    2 – Les matériaux « de type 2 » sont de bonne émissivité et de type miroir :

    vitrage poli, métaux traités (zinc, cuivre, alu), carrelage lisse, peinture laquée, vernis, etc… Les matériaux qui se comportent comme un miroir (= de type « spéculaire ») pour nos yeux sont également spéculaires pour la caméra thermique. Mais un matériau diffus pour nos yeux peut être spéculaire pour la caméra thermique (métaux traités).

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux consiste à identifier quelle portion de l’espace est vue par réflexion sur l’objet observé. Cette portion doit être à température uniforme afin de ne pas provoquer de réflexions parasites sur l’objet, ce qui perturberait à la fois l’image et la mesure. La température d’environnement étant uniforme est facile à mesurer directement avec la caméra thermique. Le besoin de mesure est néanmoins rare.

    3 – Les matériaux « de type 3 » sont de faible émissivité et de type spéculaire :

    métal brut ou poli (cuivre, zinc) ou aluminium de complexe réflecteur. On ne mesure pas de températures ou de déperditions sur de tels matériaux, non accessibles à la thermographie.

    Déterminer l’environnement radiatif de tels matériaux est identique au cas précédent, ce qui est intéressant dans un but qualitatif, mais on ne cherche pas à définir une valeur de température d’environnement puisque les mesures sont définitivement à éviter.

    4 – Les matériaux « de type 4 » sont de faible émissivité et de type diffus.

    Nous ne connaissons pas de tels matériaux dans le bâtiment. Certains ont un comportement mixte qui les met à la limite des 4 types ci-dessus.

    [ Disons pour illustrer et contrairement à ce que disent la plupart des cours de thermographie, que les matériaux qualifiés (à grand tort) de « brillants » ne sont pas de faible émissivité, ils peuvent présenter une émissivité de n’importe quelle valeur. Voilà, une erreur classique qui provoque une quantité de commentaires non pertinents dans les rapports de diagnostic thermographique.]

    Rénovation énergétique thermographie les matériaux du bâtiment

    Document A – Coexistence de matériaux de type 1 et de type 2. Cette photographie d’un panneau d’exposition de thermographie de la ville de Paris montre une paroi opaque – en matériau de type 1 – où se présentent des ponts thermiques de plancher et de refend (bien interprétés en ligne 2 du commentaire – thermographie facile) et des parois transparentes en verre (opaques pour la caméra) – matériau de type 2 – (interprétation erronée en ligne 1 du commentaire). L’explication est celle qui a été détaillée dans le document  « En thermographie, l’apparence est trompeuse » 

     

     

    Résumé :
    En fait, l’observation thermographique du bâtiment, dans le cadre de la performance énergétique, ne rencontre que des matériaux de type 1 et 2. Le premier fait croire à la thermographie facile alors que le second est très mal compris par les intervenants mal formés : ils fuient les interprétations ou s’enlisent dans l’erreur. Or, tous les bâtiments sont constitués des deux types de matériau. Ainsi la thermographie du bâtiment est-elle une technique où le risque d’incompréhension des images thermiques est permanent.

  • Marché : vers 4 000 mesureurs nécessaires pour la perméabilité à l’air dans la future RT 2012 ?

    Les constructions neuves en France représentent un marché d’environ 240 000 logements par an environ réparti de moitié entre les maisons individuelles et les logements collectifs. L’ensemble de ces logements soumis à la futur RT 2012 imposeront 2 nouvelles obligations que les diagnostiqueurs immobiliers pourront réaliser : le contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et la perméabilité à l’air.

    LA CLIENTÈLE

     

     

    Test d'infiltrométrie perméabilité à l'air

     

     

     

    Pour ces deux marchés,  les diagnostiqueurs immobiliers cibleront donc les constructeurs de maisons individuelles et les promoteurs.
    Les bureaux d’études thermiques représenteront également une cible importante puisqu’ils ne pourront réaliser les contrôles sur les bâtiments pour lesquels ils ont réalisé les notes de calcul thermique.

     

     

     

     

     

    LE MARCHE

     

     

    Le contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012.

     

    Ce contrôle aura lieu sur les 240 000 logements, ce qui fait autant de rapport à réaliser.

     

     

    Le contrôle de la perméabilité à l’air. D’un point de vue nombre, tous les logements ne seront pas concernés, à cela 2 raisons :

     

    • les promoteurs ou constructeurs ont la possibilité d’engager une démarche qualité en amont justifiant de l’atteinte de l’objectif, ce qui les exonère du test d’infiltrométrie. On estime qu’1/3 des logements construits le seront dans ce cadre.

     

    • dans le logement collectif, un échantillonnage de 3 logements (en moyenne) permet d’attester de l’atteinte de l’objectif de l’ensemble du bâtiment.

     

    Tout compte fait, il devrait s’opérer environ 100 000 tests d’infiltrométrie par an dans ce cadre.

     

    Un marché connexe : l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Les promoteurs ou constructeurs rentrent dans une nouvelle ère qui leur impose la réussite finale du test d’infiltrométrie sous peine de voir leur construction recalée. Ils ne peuvent prendre le risque de découvrir les problèmes à la fin des travaux. Les « mesureurs » de perméabilité à l’air pourront ainsi proposer des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Ce qui ne sera pas sans conséquence d’un point de vue responsabilité et donc assurance.

     

    Sur ce marché de l’AMO circule un chiffre de 300 000 tests d’infiltrométrie supplémentaires par an.

     

     

     

    COMBIEN DE MESUREURS SERONT NECESSAIRES ?

     

     

    Comme nous l’avons vu, il y aura environ 400 000 tests d’infiltrométrie par an dont :

     

    • 100 000 qui seront réalisés en fin de travaux. Cela nécessitera environ 1 000 mesureurs qualifiés et autorisés.

     

    • 300 000 qui seront réalisés en cours de travaux pour s’assurer de l’atteinte de l’objectif final. Ces tests ne nécessitent pas de qualification particulière. Ainsi les maîtres d’ouvrages, les architectes, les bureaux d’études pourront réaliser ces tests d’infiltrométrie sans nécessairement faire appel à un « mesureur » qualifié. Cela représentera néanmoins environ 3 000 opérateurs supplémentaires.

    L’incertitude sur le marché des mesureurs qualifiés réside sur leur capacité à intervenir dans cette phase d’AMO. Il y a aura donc entre 1 000 et 4 000 mesureurs qualifiés.

     

     

     

    QUEL COÛT POUR SE LANCER DANS CETTE ACTIVITÉ

     

     

    L’investissement pour accéder à ce marché se situe autour de 15 000 €HT comprenant les formations (environ 3 000 €HT), matériels (environ 7 000 €HT comprenant porte soufflante et instrumentation…) et les divers frais inhérents à une nouvelle activité…

     

    Outre le coût financier, il ne faudra pas négliger le temps nécessaire à la mise en place de cette nouvelle compétence (apprentissage, commercialisation…).

     

    Résumé :

    Pour en savoir plus, consultez les articles :

  • Nouvelles prestations : contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et perméabilité à l’air

    Dans le cadre de la RT 2012, les diagnostiqueurs immobiliers ont accès à un marché très important, celui du contrôle de la mise en œuvre de la RT 2012 et de la perméabilité à l’air. Ces deux prestations seront obligatoires pour tous les bâtiments d’habitations soumis à la future RT 2012. Un marché à ne pas négliger.

    CONTRÔLE DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA RT 2012
    RT 2012 grenelle environnement

    Le maître d’ouvrage aura l’obligation de fournir à l’autorité lui ayant délivré le permis de construire portant sur un bâtiment neuf ou des parties nouvelles de bâtiment existant, une attestation indiquant que les règles de la nouvelle réglementation thermique ont été prises en compte par le maître d’œuvre ou, en son absence, par lui-même.

    Ce document justifiant que la RT 2012 a bien été respectée sera établi soit par un contrôleur technique au sens de l’article L. 111-23 du CCH, soit par un diagnostiqueur immobilier répondant aux conditions de l’article L. 271-6 du CCH, soit par l’organisme ayant délivré à la construction un label de « haute performance énergétique », soit par un architecte.

     

     

     

    CONTRÔLE DE LA PERMÉABILITÉ A L’AIR

     

     

    Pour les bâtiments d’habitations, le maître d’ouvrage devra mettre en œuvre les exigences de moyens (arrêté du 26 octobre 2010) suivantes :

     

    • recours à l’énergie renouvelable,

     

    • isolation thermique,

     

    • accès à l’éclairage naturel,

     

    • confort d’été,

     

    • et surtout amélioration de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment

     

    Le test d’étanchéité à l’air impose deux valeurs, la perméabilité à l’air de l’enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf, doit être inférieure ou égale à :

     

    • 0,60 m3/h/m2 de parois déperditives, hors plancher bas, en maison individuelle ou accolée

     

    • 1,00 m3/h/m2 de parois déperditives, hors plancher bas, en bâtiment collectif d’habitation

     

     

    LA QUALIFICATION QUALIBAT INDISPENSABLE (qualification professionnelle de MESUREUR 8711)

     

     

    La commission d’autorisation des mesureurs a évolué depuis le 1er janvier 2011.

     

    Le MEDDTL a décidé de travailler avec Qualibat pour mettre en place une qualification de mesureur. Cette qualification conditionne l’obtention de l’autorisation du ministère, qui reste le justificatif nécessaire pour réaliser des mesures dans le cadre de la RT 2012 et des labels de performance énergétique.

     

    Résumé :

    Pour en savoir plus, consultez les articles :

     

  • Etanchéité à l’air : caractéristiques et mise en oeuvre de l’Aéroblue de PLACO

    Etanchéité à l’air : caractéristiques et mise en oeuvre de l’Aéroblue de PLACO

    Le revêtement technique intérieur à base de gypse Aéroblue® renforce les performances d’étanchéité à l’air dans l’habitat. Il est conçu pour une utilisation mécanique sur tous les types de chantiers.

    Caractéristiques techniques :

    • Couleur: Bleu clair
    • Temps d’utilisation: 1 h
    • Délai de recouvrement: 48 h (selon la saison et l’aération des locaux) pour doublages collés ou sur ossature (dans le cas des isolants en laine minérale prévoir un pare-vapeur)
    • Classement au feu: A1
    • Mesures de perméance à la vapeur d’eau: Coefficient de résistance à la diffusion de vapeur d’eau exprimé en μ = 6 – Résistance à la diffusion de vapeur d’eau exprimée en valeur Sd (m) = 0,03
    • Pass Innovation: En cours au CSTB
    • Dureté: 65 Shore C
    • Hygiène et sécurité: Fiche de données de sécurité (FDS) disponible sur demande
    • Conditionnement: Sac de 25 kg (palette de 50 sacs)
    • Conservation: 4 mois à compter de la date de fabrication inscrite sur le sac, dans son emballage d’origine fermé à l’abri de l’humidité.

    Mise en œuvre :

    • Préparation: Eau / revêtement technique intérieur à consistance
    • Consommation: Env. 5,5 kg/m²/5 mm d’épaisseur
    • Application Matériel: Machine à projeter (nous consulter) – Couteau à enduire
    • Conditions: Ne pas utiliser lorsque la température du support est inférieure à 5° C ou supérieure à 30° C
    • Nettoyage: A l’eau avant séchage complet

    Résumé :

    Pour en savoir plus voir la documentation.

  • Analyse du plomb : réglementation, méthodes et usages

    Le constat des risques d’exposition au plomb est obligatoire pour tout immeuble construit avant 1949, lors de la vente et de la location. Il vise la protection de la population contre les risques d’ingestion et d’inhalation de plomb dans les revêtements (saturnisme) des locaux habituellement utilisés. Dans ce cadre réglementé, le recours à l’analyse est souvent utile. Comment réaliser une analyse de plomb ?

    Le Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP) défini à l’article L.1334-5 du code de la Santé publique consiste à mesurer la concentration en plomb de tous les revêtements du bien concerné, afin d’identifier ceux contenant du plomb, qu’ils soient dégradés ou non, à décrire leur état de conservation et à repérer, le cas échéant les facteurs de dégradation du bâti permettant d’identifier les situations d’insalubrité. Il concerne tout le territoire français.

    Les mesures de plomb dans les revêtements sont effectuées avec un spectromètre portable à fluorescence X. L’auteur du constat peut recourir à des prélèvements de revêtements – écailles de peinture – à analyser en laboratoire.

    REGLEMENTATION : QUAND DOIT-ON FAIRE UNE ANALYSE ?

    L’analyse du plomb peut être notamment requise dans les cas suivants :

    Par ailleurs, le décret 2006-474 du 25 avril 2006
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    relatif au constat de risque d’exposition au plomb (CREP) préconise le recours à l’analyse du plomb lorsque :

    • la nature du support (forte rugosité, surface non plane…) ou le difficile accès aux éléments de construction à analyser ne permet pas l’utilisation de l’appareil portable à fluorescence X,
    • pour une unité de diagnostic donnée, aucune mesure n’est concluante au regard de la précision de l’appareil,
    • dans un même local, au moins une mesure est supérieure au seuil de 1 milligramme par cm2 (1mg/cm2), mais aucune mesure supérieure à 2 mg/cm2. Le prélèvement minimal est de 1x1cm et 1 gramme. S’il s’agit de peinture, l’ensemble des couches doit être prélevé, en veillant à inclure la couche la plus profonde. On évitera le prélèvement de substrat (plâtre, bois etc…).

    LA METHODE

    Le prélèvement doit être fait avec les précautions nécessaires pour éviter la dissémination de poussières.

    L’analyse du plomb acido-soluble est une méthode qui consiste à simuler la solubilisation du plomb dans l’estomac. Elle donne une meilleure évaluation de la toxicité d’une peinture ou d’un enduit que l’analyse du plomb total par fluorescence X. Les résultats sont exprimés en milligrammes par gramme (mg/g). L’analyse se fait par Spectométrie d’Absorption  Atomique (mode flamme) après minéralisation HCI  de  l‘échantillon selon les normes NF X 46-031 et NF X 43-275.

    MESURES DE LA CONCENTRATION EN PLOMB DANS LES POUSSIERES PRESENTES SUR LE SOL APRES TRAVAUX

    Les contrôles après travaux prévus à l’article L.1334-3 comprennent :

    • une inspection des lieux permettant de vérifier la réalisation des travaux prescrits,
    • une analyse de poussières prélevées sur sol permettant de mesurer le niveau de contamination des locaux.

    Les prélèvements de poussière sont réalisés au moins 48 heures après le nettoyage des surfaces à l’issue des travaux. Un échantillon de poussière est prélevé dans chaque local traité. Le prélèvement au sol est effectué par essuyage d’une surface d’un dixième de mètre carré à l’aide d’une lingette humidifiée ne contenant ni détergent, ni plomb. La lingette est passée sur la surface délimitée au moins deux fois, dont la seconde perpendiculairement à la première, et ce en utilisant au fur et à mesure chaque face de la lingette afin de recueillir le maximum de poussière.

    La lingette est ensuite placée dans un flacon que le laboratoire met à disposition sur simple demande. Le flacon est refermé hermétiquement et soigneusement étiqueté en précisant le numéro de l’échantillon, l’adresse du logement, le type de support prélevé et la localisation du prélèvement. Les fournitures – lingettes et flacons – peuvent être commandées au laboratoire.

    Pour un résultat en m², il est recommandé de fournir la surface de prélèvement au laboratoire, à défaut de cette valeur, le résultat est rendu en µg Pb/m2 en prenant une surface essuyée de 0,1 m².

    Selon la norme NF X 46-032, le plomb des poussières est dosé après extraction acido-soluble. Celle-ci consiste à ajouter 25mL de solution d’acide chlorhydrique à 0,07 mol/L. Les résultats sont exprimés en microgrammes par mètre carré de surface (µg/m²). Le tout est mis au bain-marie à 37°C pendant une heure. Après repos, décantation, filtration, on met en fiole jaugée pour dosage par S.A.A. flamme.

    Tant que la concentration surfacique des poussières au sol est supérieure à 1000 µ/M2 pour l’un des échantillons prélevés, il faut procéder à un nouveau nettoyage et à de nouveaux prélèvements.

    LES DIFFERENTS TYPES D’ANALYSE DE LA CONCENTRATION EN PLOMB

    Les laboratoires peuvent proposer différents types d’analyse :

    • plomb sur écailles de peinture (analyse du plomb acido-soluble),
    • plomb sur lingettes (concentration en plomb dans des poussières déposées au sol),
    • plomb dans l’eau,
    • contrôle de plomb dans l’atmosphère des lieux de travail.