Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Thermographie : émissivité des matériaux

    En thermographie, comme en général en mesure de température par rayonnement, l’émissivité des matériaux est une donnée qui apparaît toujours comme indispensable. Néanmoins, en thermographie du bâtiment, et quand on s’intéresse aux déperditions énergétiques, on a démontré depuis 2007 que l’émissivité est inutile. C’est ce que nous allons rappeler ici. (Depuis lors, la formalisation s’est encore affinée)

    LA THERMOGRAPHIE DU BATIMENT VISE A OBSERVER LES DEPERDITIONS RADIATIVES

    Il s’agit essentiellement de localiser les déperditions énergétiques sur les parois de l’enveloppe, et éventuellement de les quantifier (cette dernière quête n’étant pas une mince affaire). Or, précisément, la caméra thermique perçoit et mesure des rayonnements. Par définition, les déperditions par rayonnement, appelées déperditions radiatives, sont les pertes (les rayonnements émis par la paroi), diminuées des gains (les rayonnements absorbés par la paroi). Ces déperditions dépendent de la température vraie de la paroi ainsi que de son émissivité, ou aptitude à émettre des rayonnements, valeur comprise entre 0 et 1, la valeur 1 étant celle du corps noir, lequel émet parfaitement les rayonnements. Mais les déperditions dépendent aussi des rayonnements en provenance de l’environnement radiatif partiellement absorbés par la paroi et du facteur d’absorption de la paroi, ou aptitude à absorber les rayonnements (dans des conditions définies, émissivité et facteur d’absorption ont la même valeur). Cet environnement radiatif se caractérise par une température d’environnement radiatif (certains l’appellent aussi température réfléchie), c’est une température dite apparente, comme nous en avons déjà parlé dans nos articles précédents.

    Pour ce qui est des déperditions convectives, nous avons déjà indiqué qu’elles n’entrent pas dans les compétences de la caméra thermique, sauf avec une armée d’hypothèses d’occurrence peu probable.

    LA CAMERA THERMIQUE MESURE DIRECTEMENT DES DEPERDITIONS RADIATIVES

    On montre donc que la caméra thermique mesure directement les déperditions radiatives et les exprime en températures apparentes. Nul besoin de connaître la température vraie de la paroi ni son émissivité. Par contre, il faut connaître la température d’environnement radiatif, laquelle est supposée être uniforme autour de la paroi (ce qui est approximativement possible par temps couvert, de nuit comme de jour).

    On déduit aussi que l’écart de déperditions radiatives entre deux zones – même d’émissivités différentes – (une zone saine et une zone de défaut par exemple), soumises au même environnement, ne dépend plus de la température d’environnement : il se mesure directement par l’écart des températures apparentes des deux zones (à un facteur multiplicatif près) ! Voilà qui simplifie la vie des débutants auxquels nous indiquons, dans nos formations, qu’ils doivent régler l’émissivité de leur caméra sur 1 et ne plus y toucher ! Le propos est bien en effet de parler de déperditions et non de températures vraies, dont la plupart du temps on n’a que faire en thermographie du bâtiment.

    EN THERMOGRAPHIE COMPARATIVE, VOILA QUI VALIDE LA CLASSIFICATION DES DEPERDITIONS A PARTIR DES TEMPERATURES APPARENTES

    Cette approche, bien nouvelle en thermographie du bâtiment, conduit également à définir l’« importance d’un défaut » comme le demande la norme NF EN 13187, avec d’autres méthodes que le U, serpent de mer historique, ou que le facteur de température frsi, qui a déjà donné lieu à des normes dont la base technique et l’applicabilité sont sujettes à caution. Nous en reparlerons.

    L’exemple ci-dessous est une thermographie comparative (aérienne) employant la méthode de classification de déperditions (sans quantification !), valable pour autant que l’on parle de déperditions (observées à l’instant t) et non de qualité d’isolation. C’est là un point de controverse que nous n’aborderons pas ici.

    rénovation énergétique émissivité matériaux

     

     

     

     

     

    rénovation énergétique émissivité des matériauxrénovation énergétique émissivité matériaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour en savoir plus : La thermographie du bâtiment. Bases, normes et diagnostics.

  • Blog AGENDA – La politique prix de AGENDA : refuser de brader le service.

    Jusqu’où ira la course au prix bas à laquelle se livrent les professionnels du diagnostic ? « Dans le mur si la profession ne se ressaisit pas ! » répondent en cœur  les deux patrons du réseau AGENDA , 16 années d’existence et plus d’un million de diagnostics au compteur. Sans détours ni langue de bois, Jean-Louis Amédéo et Stéphane Prouzeau répondent à nos questions pour nous dire comment ils affrontent une des pires batailles que leur profession ait connues. Une bataille qui, à leurs yeux, pourrait discréditer la profession de manière durable.

     Qu’est ce que « Le juste prix » pour le réseau AGENDA ?

    Etablir le bon tarif est devenu un vrai casse-tête pour les cabinets de diagnostic. Au départ, il s’agissait de déterminer un prix permettant de garantir la qualité de la prestation, sachant que l’exigence de qualité diffère selon la clientèle. Ainsi, le professionnel de l’immobilier est, contrairement au particulier, très vigilant sur la qualité de la prestation car il redoute qu’un diagnostic bâclé ne nuise à sa transaction. Il a aussi besoin de s’appuyer sur des partenaires fiables, qui offrent une qualité de service digne de sa marque. Préoccupations évidemment très éloignées de celles du particulier qui lui recherche uniquement le plus petit prix possible.

    Dans le contexte économique actuel n’y a-t-il pas un risque de dévalorisation du métier ?

    Effectivement, aujourd’hui la crise aidant, face à la diminution sensible du nombre de transactions, nombreux sont les professionnels du diagnostic à pratiquer des tarifs sacrifiés, voire suicidaires. Des tarifs qui visent à « sauver les meubles » et à survivre en attendant la reprise.

    Cette démarche est souvent soutenue par une communication internet type discounter : « Si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence », encourageant ainsi les internautes à discuter du prix en direct avec un diagnostiqueur local. Ces « diagnostic-discounters » acceptent également très facilement d’être mis en compétition par des cabinets de courtage qui ont tout intérêt à proposer des missions au plus bas prix.

    Nous assistons cependant à la fermeture de nombreux cabinets « discounter ». Cela ne devrait-il pas, à terme, assainir le contexte que vous déplorez ?

    C’est théorique, car malgré ses difficultés actuelles, le métier du diagnostic continue à susciter des vocations, notamment au sein de grandes entreprises. Celles-ci proposent souvent à leurs salariés, dans le cadre de leur politique de reclassement, la création d’un cabinet de diagnostic tous frais payés avec… possibilité de réintégration en cas d’échec. Vraiment pas de quoi favoriser les comportements responsables !

      Résultat : dans le contexte d’une offre pléthorique sur un marché en forte diminution, on assiste actuellement à la publication de tarifs qui vont de 1 à 4, qui nuisent à la qualité des diagnostics et discréditent sans cesse davantage la profession. 

    Comment traduisez-vous le contexte actuel au niveau de la politique de prix AGENDA ?

    On le voit, dans un tel contexte, déterminer le juste prix devient mission impossible ou du moins difficile.

    S’il est logique qu’un réseau comme AGENDA consente une baisse tarifaire, il lui paraît vital de refuser d’amoindrir la qualité de ses prestations pour pouvoir offrir des prix plus « alléchants ».

    Il faut savoir résister à un mouvement quand il est suicidaire. Suicidaire car il est contraire aux valeurs fondamentales sur lesquelles se sont bâtis la réputation et le succès du réseau AGENDA. En outre, un prix n’est pas qu’un chiffre. Il correspond au nombre et à la valeur des services proposés. La prestation AGENDA, c’est une grande rigueur du diagnostic sur le terrain et la rédaction claire et précise d’un rapport. Et c’est aussi :

    • Une disponibilité permanente

    • Une hotline technique dédiée aux parties à la transaction

    • Un service après-vente efficace

    • Des outils gratuitement mis à la disposition des professionnels de l’immobilier

    • Une contre-visite et une mise à jour gratuites du rapport dans le cadre du DiagZen

    • La meilleure garantie en RC Pro du métier

    • Une prestation qui valorise le bien et sécurise la transaction

    • Et une image de marque qui valorise celle de ses partenaires

    De toute manière, pour nous, résister à la tentation de casser la qualité est un devoir.

    Pourquoi ?

    Pour AGENDA, hors de question de participer à l’effondrement de sa profession. Mais cette « résistance » a ses exigences. Nous veillons à communiquer auprès des professionnels qui savent expliquer à leur client vendeur que seul un diagnostic réalisé par des personnes compétentes, traduit dans un rapport de diagnostic précis et clair permet d’être correctement exonéré de sa garantie des vices cachés, de vendre sereinement son bien, sans remise en question du prix ni report de signature…

    Aujourd’hui, les professionnels de l’immobilier reconnaissent la qualité du service AGENDA qui garantit à sa clientèle le meilleur rapport qualité-prix de la profession. Et cela pour longtemps. Car nous faisons tout pour continuer à mériter la confiance de nos partenaires et à leur donner toutes les raisons de nous choisir. Comme le dit notre slogan : “c’est tellement plus simple de choisir le plus sûr ”… et tellement plus professionnel ! 

  • Meilleurs voeux 2011 !

    infodiagnostiqueur.com vous souhaite une trés bonne année 2011 !

     

     

     

     

  • Thermographie : l’inertie thermique – l’erreur classique de la « toiture chaude »

    Partons du mot « déperdition » qui, en termes de performance énergétique du bâtiment, signifie que le bilan gain – perte est négatif ; néanmoins, encore faut-il définir l’origine des pertes pour conclure sur la performance. Nous observerons ici que la thermographie, par manque de pertinence du diagnostic, peut nous induire en erreur et conduire à des travaux inutiles : méfions-nous des analyses trop hâtives, elles constituent la grande majorité des interprétations.

    LES DEPERDITIONS ENERGETIQUES

    Dans l’article précédent, la thermographie et les déperditions énergétiques,  nous avons décrit les diverses déperditions énergétiques du bâtiment : la caméra thermique n’observe directement que les déperditions radiatives (= par rayonnement).

    A tout instant, de jour comme de nuit, le bâtiment absorbe une partie des rayonnements qui lui parviennent de l’extérieur du bâti : soleil ou ciel dégagé, nuages, horizon et sol. Cette absorption contribue à augmenter l’énergie interne du bâtiment, donc sa température. Cet « extérieur de rayonnement » est appelé environnement radiatif. Même un ciel à – 100°C (ciel dégagé de nuit d’hiver) émet du rayonnement qui chauffe le bâtiment !

    A tout instant également, le bâtiment émet du rayonnement en direction de son environnement radiatif. Cette émission dépend de la température du bâtiment et des matériaux de sa surface ; à part les métaux polis ou bruts, les matériaux de construction sont de bons ou très bons émetteurs de rayonnement, lequel contribue ainsi à la perte d’énergie interne et donc au refroidissement du bâtiment.

    La déperdition radiative est le résultat de ces échanges : déperdition = perte – gain = puissance radiative dissipée.

    On démontre (La thermographie du bâtiment. Bases, normes et diagnostics) que la caméra thermique, qui cartographie les rayonnements, nous procure une image immédiate de ces déperditions radiatives (exprimées en températures apparentes – la thermographie, un métier spécifique )

    LE STOCKAGE DE L’ENERGIE DANS LES MATERIAUX, L’INERTIE DU BATIMENT

    La caméra thermique a toujours raison. En effet, sous la condition de maîtriser la technique, elle observe toujours des déperditions radiatives réelles ! Mais elle ne dit pas d’où viennent ces déperditions. Ce n’est pas son rôle mais celui du thermographe quand il est aussi thermicien.

    L’énergie d’origine extérieure (parvenant au bâtiment par rayonnement et convection) est stockée dans les matériaux en fonction des propriétés thermiques de ces matériaux. Voilà qui nous conduit à considérer l’inertie des matériaux. Quand il y a du soleil, on parle des apports solaires gratuits… mais on ne pense pas assez aux apports convectifs gratuits par la température ambiante (même par temps nuageux), chaque journée. Puis, quand l’environnement ne se prête plus à des échanges favorables au bâtiment, l’énergie stockée est progressivement restituée contribuant au refroidissement du bâtiment ; il devient nécessaire de chauffer le bâtiment par les apports de chauffage intérieur payants.

    Cette vue simplifiée nous rappelle que la dimension temporelle intervient dans la notion d’inertie et qu’il est donc primordial de savoir à quel moment la caméra thermique observe le bâtiment : si c’est durant une phase de restitution d’énergie extérieure ou durant une phase de restitution d’énergie intérieure, qui est le champ de pertinence de la thermographie du bâtiment, comprise comme une aide à la compréhension de la construction et de sa performance énergétique.

    LA TOITURE CHAUDE, ERREUR CLASSIQUE D’INTERPRETATION 

    La toiture d’un bâtiment classique est à faible inertie, tout autant que le bois et de nombreux éléments extérieurs (volets, rambardes, etc…) ; ils vont suivre la température extérieure en emmagasinant assez peu d’énergie extérieure, puis restituer rapidement (quelques heures) l’énergie stockée dès que l’énergie extérieure fait défaut. On observera donc temporairement des toitures plus chaudes que les murs qui sont à plus forte inertie. On criera alors au manque d’isolation de la toiture afin de vendre de l’isolant. Quelque temps après, tout rentre magiquement dans l’ordre. Voir photos A et B.

    LES BATIMENTS A INERTIES MULTIPLES

    Mais un bâti peut être complexe et une paroi peut être composite surtout dans l’ancien où les modifications et rénovations successives ont apportées des matériaux divers et des isolants disparates. Sur ces bâtis, le diagnostic thermographique pertinent impose une connaissance des conditions météo depuis plusieurs jours ainsi  que des observations du bâti au cours du temps (des heures, voire des jours) afin de ne pas désigner comme faiblement ou fortement isolées des zones à fortes ou faibles inerties, la conclusion dépendant de l’instant de l’observation.

    Naturellement, un thermographe averti dispose d’un certain nombre de critères de décision pour savoir s’il est en droit de thermographier puis de conclure.

    Photo A

    Rénovation énergétique thermographie toiture

    Le 20 décembre 2009, il fait -15°C autour de cette école de montagne. Le 22 (date de la photo A), la température extérieure est montée à +8°C ! Durant la phase de croissance de la température extérieure, aucun soleil ni aucune pluie. Les éléments à faible inertie apparaissent chauds, ils restituent l’énergie extérieure (température ambiante dans ce cas) accumulée rapidement.

     

     

     

    Photo B

    Rénovation énergétique thermographie toiture

    Le 26 la température extérieure est redescendue à environ 0°C et les éléments à faible inertie ont suivi : on se retrouve en situation presque normale de thermographie statique et intuitive. Si la toiture était chaude du fait d’un manque d’isolation en toiture, elle serait restée chaude le 26. Donc la thermographie n’a pas détecté de problème d’isolation.

  • Actualité du diagnostic immobilier – décembre 2010

    Nous vous proposons tous les mois un article sur la profession de diagnostiqueur immobilier. Ce mois-ci : arrêté du 5 novembre 2010 relatif à l’exercice de l’activité et à la formation des personnes effectuant des missions de repérage et de diagnostic des produits contenant de l’amiante, accord de la FNAIM et de la FFB sur le verdissement des logements, 5emes Journées du Diagnostic Immobilier, salon de l’immobilier de Perpignan, guide sur la protection des bâtiments neufs contre les termites édité par le MEDDTP.

    LEGISLATION

     

     

    Arrêté du 5 novembre 2010 abrogeant l’arrêté du 2 décembre 2002 relatif à l’exercice de l’activité et à la formation des contrôleurs techniques et techniciens de la construction effectuant des missions de repérage et de diagnostic de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante en application du décret n° 96-97 du 7 février 1996 modifié. En savoir plus.


     

     

    FEDERATIONS

     

     

    Accord de la FNAIM et la FFB sur le verdissement des logements

    Lors du congrès de la Fédération Nationale de l’Immobilier du 6 et 7 décembre 2010, la FNAIM et la FFB (Fédération Nationale du Bâtiment) ont signé une convention de partenariat sur l’application des préceptes du Grenelle de l’Environnement. En savoir plus.

     

     

     

    EVENEMENTS

     

     

    5èmes Journées du Diagnostic Immobilier – 14 décembre 2010 – Espace Charenton – Paris

    « Les nouvelles frontières du diagnostic immobilier». La 5e édition des JDI sera consacrée aux stratégies de développement et aux nouvelles attentes du marché.

    En savoir plus.


     

    Salon de l’immobilier – du 21 au 23 janvier 2010 – Parc des Expositions – Perpignan

    L’ensemble des professionnels du secteur de l’immobilier vous donnent rendez-vous sur un espace central commun pour des  conseils personnalisés, objectifs et gratuits, de multiples documentations techniques. C’est l’occasion d’échanger autour de techniques et matériaux dédiés à la construction performante. Nouveauté : le pôle innovation, une animation en temps réel. En savoir plus.


     

     

    INNOVATION / NOUVEAUTE

     

     

    « La protection des bâtiments neufs contre les termites et les autres insectes xylophages » : guide édité par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement.

    Ce guide de 40 pages rappelle le dispositif réglementaire en vigueur et fait le point sur les obligations visant les éléments en bois des immeubles neufs, celles visant l’interface sol/bâtiment ainsi que celles relatives à la fourniture d’une notice technique, recommandations pour le propriétaire et l’occupant, règles de bonne hygiène, et textes législatifs et réglementaires. En savoir plus.

  • Les clés du succès pour démarcher les particuliers

    Dans un contexte de diagnostics très réglementés où le professionnel peut peiner à se démarquer de la concurrence, bien connaître les attentes de ses clients particuliers et les anticiper est plus qu’un avantage : une nécessité.

    diagnostic immobilier particuliers

    L’activité « diagnostic immobilier » est non seulement une activité stable mais les professionnels interrogés ont constaté une augmentation de l’évolution de leur activité au cours des trois derniers mois (source : baromètre infodiagnostiqueur). De même, la prévision d’évolution du chiffre d’affaires 2010 par rapport à 2009 est plutôt favorable.

    A travers plusieurs études, dont le baromètre infodiagnostiqueur, il convient de noter l’importance de la clientèle de particuliers pour le professionnel du diagnostic.

    L’étude de satisfaction est un très bon moyen de déterminer avec précision les attentes des particuliers, leurs besoins et la représentation qu’ils ont du professionnel du diagnostic immobilier en termes de prestations et de communication.

     

    LA CLIENTÈLE DE PARTICULIERS : LES POINTS ESSENTIELS

    Le diagnostiqueur immobilier a intérêt à privilégier l’axe commercial direct pour sa clientèle de particulier. Cela implique de :

     

    • maîtriser les canaux de contacts (appels téléphoniques, sites internet, évènements et courtiers)
    • travailler sur les facteurs de succès (force commerciale efficace, tarifs adaptés, communication de qualité…)
    • estimer son niveau de compétences (réaliser une étude de marché par département, analyser son offre)

    Après enquête auprès de particuliers, il semblerait que leurs attentes concernant les prestations des diagnostiqueurs ne reposent pas uniquement sur le bas prix des prestations mais également sur les devis proposés, les délais et les explications.
    Autrement dit, les particuliers attendent une relation privilégiée.

     

    DÉCRYPTAGE  D’UNE ÉTUDE DE SATISFACTION

    Le diagnostiqueur immobilier est-il bien référencé ? Quel est le principal critère de sélection pour le choix d’un diagnostiqueur ? Le prix ? La qualité ? Autant de questions auxquelles une étude de satisfaction client permet d’apporter des réponses sans ambiguïté.
    Dans toutes les offres des prestataires qui proposent une étude de satisfaction client, il est important pour le diagnostiqueur de savoir :

     

    • Comment le particulier a perçu la communication : le diagnostiqueur immobilier est-il visible et accessible ? Internet est aujourd’hui un outil incontournable pour les particuliers dans la recherche de prestataires – alliant à la fois simplicité et rapidité. En complément d’internet, plus de 38% des particuliers interrogés ont indiqué avoir recherché leur diagnostiqueur immobilier via l’annuaire des pages jaunes, 25% via une agence immobilière. Le bouche à oreille reste un vecteur non négligeable avec (9%).
    • Le critère déterminant pour le particulier dans le choix de son diagnostiqueur
    • Le délai d’attente du particulier à recevoir une proposition de devis  

    Même si le client particulier ne fait généralement qu’une seule demande de devis, il apparaît qu’un quart des personnes interrogées ont multiplié les demandes.
    Pour capter ce potentiel de client, le diagnostiqueur immobilier peut avoir accès directement aux demandes de devis des particuliers. Cette solution passe par un site courtier en diagnostics.

     

    UN ÉCHANGE DE BONS PROCÉDÉS

    Spécialisé dans le diagnostic immobilier sur internet, le site courtier propose un service de mise en relation entre particuliers et professionnels du diagnostic.

    Pour le particulier, c’est la simplicité même. Après avoir rempli un questionnaire sur la nature des diagnostics dont il a besoin, le site courtier s’occupe gratuitement de transmettre la demande auprès de trois professionnels sélectionnés en fonction des prestations demandées. Il n’aura plus qu’à faire son choix entre les trois devis.

    Pour un diagnostiqueur immobilier, enregistré préalablement selon son département et ses prestations, avoir accès directement à un devis de particulier c’est éviter une prospection inutile, c’est utiliser à bon escient le média internet, c’est s’assurer un courant d’affaire régulier et un retour sur investissement rapide et important.

    Selon les sites courtiers en diagnostics immobiliers, le coût de la fiche contact est d’environ 15€.

  • VIDEO – Diagnostic de Performance Energétique (DPE) : comment ça marche ?

    Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire pour toute vente depuis le 1er novembre 2006 et pour toute location depuis le 1er juillet 2007. Un diagnostiqueur immobilier nous explique en images les différentes étapes de la réalisation de ce diagnostic.

  • Diagnostic de performance énergétique (DPE)

    Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire pour toute vente depuis le 1er novembre 2006 et pour toute location depuis le 1er juillet 2007. Ses objectifs règlementaires : la lutte contre l’émission de CO² et une contribution aux économies d’énergie.

    diagnostic immobilier performance énergétique

    L’efficacité énergétique d’un bâtiment ou d’un logement est évaluée en classes représentées sur une "étiquette énergie", les classes vont de A à G, A étant la plus performante.

     

     

     

     

     

     

    CONTEXTE RÈGLEMENTAIRE

     

     

    Le diagnostic de performance énergétique fait partie des dispositifs importants du Plan Climat pour renforcer les économies d’énergie et réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du bâtiment.

    Il est obligatoire dans les cas suivants :

     

    • Pour la vente d’un bien immobilier, il informe le futur acquéreur des caractéristiques techniques, de la consommation et du coût en énergie du bien qu’il envisage d’acheter.
    • Pour toute construction nouvelle, le maître d’ouvrage devra faire établir ce diagnostic au plus tard à la réception des travaux.
    • Pour tous les contrats de location, il permet d’informer le futur locataire sur la consommation et donc sur le coût en énergie du logement qu’il envisage d’occuper.

     

     
    RISQUES/SANCTIONS

     

     

    Aucun.

     

     

    SUR LE TERRAIN

     

     

    Le diagnostiqueur qui intervient doit remettre à son client une attestation dans laquelle il déclare sur l’honneur qu’il est certifié (validité 5 ans), qu’il dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à l’établissement du diagnostic et qu’il est couvert par une assurance responsabilité civile professionnelle.
    Une estimation des consommations d’énergie est établie, selon une méthode approuvée par le ministère ou bien sur la base des consommations constatées sur 3 ans (bâtiments d’avant 1948).
    En cas de chauffage collectif, le diagnostiqueur aura besoin des factures de chauffage de l’immeuble (à demander au syndic).

     

     

    CONTENU DU RAPPORT

     

     

    Le rapport contient :

     

    • une estimation de la consommation conventionnelle annuelle,
    • une étiquette pour connaître la consommation d’énergie (comme pour l’électroménager),
    • une étiquette pour connaître l’impact des consommations sur l’effet de serre,
    • des recommandations techniques pour d’éventuels travaux d’amélioration,
    • une attestation sur l’honneur du diagnostiqueur sur son respect des obligations réglementaires,
    • la copie de son certificat de compétences validé par la certification,
    • la copie de son attestation d’assurance en court de validité.

     

     

    EN BREF

     

    diagnostic immobilier performance énergétique

     

     

    TEXTES DE RÉFÉRENCE

     

     

  • Créations d’entreprises de diagnostiqueurs immobiliers – novembre 2010

    Le nombre de créations d’entreprises est en légère augmentation depuis le mois dernier. La tendance d’une forte baisse des créations par rapport à 2009 est maintenant confirmée.

    Le nombre de créations d’entreprises de diagnostiqueurs immobiliers s’établit à 52 en novembre 2010. Il devrait pour l’ensemble de l’année approcher celui de 2008 sans toutefois l’atteindre.

     

    Le tableau ci-dessous fournit les chiffres mensuels.

     

    Création entreprise diagnostiqueur immobilier

     

    METHODOLOGIE

     

    Ces chiffres sont issus d’approximativement 200 inscrits mensuels sur le site infodiagnostiqueur.com. Il s’agit des sociétés se déclarant « en création ».