Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Créations d’entreprises de diagnostiqueurs immobiliers – novembre 2009

    Nouvelle confirmation de l’attrait de cette filière pour les créateurs d’entreprises.

    Le nombre d’entreprises en création reste très important pour ce mois de novembre par rapport à l’année dernière : respectivement 90 contre 65. La filière pourrait dépasser les 1 000 créations d’entreprises depuis le début de l’année.

    Le tableau ci-dessous fournit les chiffres mensuels.

     

    Création entreprise diagnostiqueur immobilier

     

    METHODOLOGIE

    Ces chiffres sont issus d’approximativement 200 inscrits mensuels sur le site infodiagnostiqueur.com. Il s’agit des sociétés se déclarant « en création ».

  • L’équipement de l’Expert en Rénovation Energétique

    Accompagnant le maître d’ouvrage dans ses travaux d’amélioration de la performance énergétique, l’ERE joue un rôle capital dès le montage du projet. Il donne sa vision globale dans la conduite d’un bilan énergétique du bâtiment. C’est aussi en partie grâce à lui que le logement, une fois rénové, se verra attribuer le Label Rénovation Energétique de Promotelec. Il lui appartient donc d’être parfaitement équipé pour accomplir au mieux sa mission et répondre aux attentes de son client.

    Equipement ERE

     

    Partie intégrante du métier d’Expert en Rénovation Energétique, le logiciel permet la réalisation des bilans nécessaires à l’ensemble de la mission. Il n’en reste pas moins que d’autres matériels peuvent être utiles pour optimiser le travail.

     

     

     

    EQUIPEMENT INFORMATIQUE : LE LOGICIEL BAO

     

     

    L’Expert en Rénovation Energétique est ce professionnel du bâtiment qui conseille concrètement le client, bilan à l’appui. L’outil de base incontournable pour la réalisation du bilan thermique initial est le logiciel BAO Pro Expert de Promodul (Boîte A Outils) : ce logiciel de diagnostic et de simulation apporte une base méthodologique pour effectuer ce bilan, qui permettra de constituer le bouquet de travaux, et pour proposer le bilan thermique projeté, autre élément constitutif important de la démarche.  Il intègre la méthode de calcul 3 CL. Les bilans, initial et projeté, peuvent également être effectués à l’aide des règles de calcul TH C-E ex.

     

    La prise en main du logiciel ayant lieu dès la formation, les saisies et l’usage lors de la réalisation de dossiers en sont facilités.

     

     

     

    EQUIPEMENT MATERIEL

     

     

    Afin d’entrer dans la BAO toutes les données demandées et observées dans le logement à rénover, l’Expert en Rénovation Energétique peut s’aider d’autres équipements basiques, comme un télémètre laser, un vitromètre, une lampe, une échelle… (les toutes premières analyses de l’existant s’apparentant  à la réalisation de DPE). Certains de ces matériels font d’ailleurs souvent déjà partie de la panoplie de tout diagnostiqueur ou intervenant du bâtiment et deviennent quasiment incontournables.

     

    L’utilisation d’une caméra thermique peut également être un atout pour une information complémentaire proposée au client, cet outil étant très visuel et parlant. Les thermogrammes fournis par la caméra sont autant de « preuves » des pertes énergétiques du bâtiment et peuvent donc appuyer les propositions faites dans le bouquet de travaux.

     

     

    Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles :

     

     

    Résumé :
    Il ne faut pas oublier que sur l’Expert en Rénovation Energétique repose la cohérence technique et financière du projet ainsi que son efficacité énergétique et environnementale. L’intérêt pour l’ERE est de commencer sa mission avec les meilleurs outils dans la perspective bien sûr du Label en Rénovation Energétique.

  • Renouveler sa certification

    Le diagnostiqueur immobilier certifié et exerçant depuis plusieurs années doit prévoir de renouveler sa certification au bout de cinq ans. Au-delà de l’aspect réglementaire, c’est aussi l’occasion pour lui de faire le point sur l’évolution de son métier.

     

     


    /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name: »Tableau Normal »; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent: » »; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family: »Times New Roman »; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;}

    Renouvellement de certification

    Le certificat de compétences diagnostiqueur immobilier, individuel et nominatif, est délivré à une personne physique après réussite aux examens théoriques et pratiques.

     

    C’est au cours de la cinquième année de validité de la certification qu’il est bon d’initier le processus de renouvellement de celle-ci par une nouvelle inscription aux examens.

     

     

     

    L’OCCASION D’UNE MISE AU POINT

     

     

    L’exercice de son activité pendant ces cinq années permet au diagnostiqueur d’aborder sereinement cette échéance. Néanmoins, la recertification se déroule dans les mêmes conditions que l’examen initial et il n’est pas dit que tous les cas de figures se soient déjà présentés à lui lors de ses différentes missions : travaillant avec ses prescripteurs habituels et fidélisés, l’étendue de son expérience n’est peut-être pas aussi importante que celle de la certification…

     

    La recertification constitue donc une opportunité d’échanges sur le maintien et l’évolution des compétences : elle permet de valider à nouveau ces compétences. Conformément à la réglementation applicable et en vigueur, elle permet également de vérifier que le certifié se tient à jour des évolutions techniques, législatives et réglementaires et qu’il exerce réellement l’activité pour laquelle il a obtenu la certification.

     

     

     

    L’EXAMEN

     

     

    Plus concrètement et pour rappel, le renouvellement de la certification doit s’effectuer auprès d’un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (comité français d’accréditation). Il se constitue toujours de deux parties :

     

    • Un examen théorique d’une durée de 30 minutes par thème (gaz, amiante, électricité…) sur poste informatique

     

    • Un examen pratique comprenant une mise en situation suivie d’échanges avec l’examinateur qui évalue les compétences sur les thématiques suivantes : utilisation du matériel, méthodologie employée, rédaction d’un rapport, aspects connexes de la mission

     

    Comme pour l’examen initial : il est toujours possible d’effectuer une journée de révision, une session d’évaluation à blanc, ou d’obtenir des tests gratuits.

     

     

     

    LE SUIVI

     

     

    La surveillance suite à un renouvellement est identique à celle d’une première certification : veille technique, législative et règlementaire, suivi de l’activité par l’analyse de rapports relatifs aux activités couvertes par la certification, mais elle intervient généralement moins tôt (après la deuxième année qui suit la certification).

     

     

     

    LE COUT

     

     

    Il faut compter de 630 € HT pour un diagnostic à 3500 € HT pour les six diagnostics (amiante, gaz, électricité, DPE, plomb et termites). Ces tarifs comprennent l’audit de surveillance qui suit la certification.

     

    Résumé :

    Désormais obligatoire pour les six métiers principaux du diagnostiqueur immobilier, la certification demeure une véritable valorisation de la profession.

  • Le matériel de mesures de température et de résistance thermique

    Le matériel de mesures de température et de résistance thermique

    Dans la rénovation énergétique la thermique joue un rôle primordial, c’est un des premiers poste de travaux envisagé. Afin de faire face au mieux aux déperditions énergétiques de son logement, l’entrepreneur devra connaitre la résistance thermique du bâti et faire effectuer des mesures de température. Les technologies utilisées pour ces prises de mesures sont nombreuses et il y est parfois difficile de s’y retrouver. Tour d’horizon des matériels de mesures de température et de résistance thermique.

    TEMPERATURES ET RESISTANCE THERMIQUE

    Mesurer la température d’un bien permet d’en rechercher les défauts et d’en optimiser les systèmes (chauffage, climatisation, ventilation) ; mesurer la résistance des parois d’un bien permet d’en connaître l’existant.

    Qu’est-ce que la résistance thermique d’une paroi ?

    La résistance thermique est la capacité d’un matériau à laisser passer (ou empêcher) plus ou moins rapidement un flux de chaleur. Paramètre fondamental de la thermique, tous les acteurs du bâtiment sont généralement familier avec ce paramètre ou son dérivé (le Lambda des matériaux).

    Comment la mesurer ?

    Calcul resistance thermique

    Pour déterminer la résistance thermique d’une paroi il faut mesurer simultanément la température extérieure (Te), la température intérieure (Ti) et la température surfacique de la paroi du coté intérieur (TSi). Si les conditions de la mesure sont bien maitrisées, ces 3 températures par le biais d’une formule empirique donne la résistance thermique de la paroi considérée, c’est le facteur U.

    Connaître la résistance thermique des parois existante permettra de déterminer les points faibles en isolation des murs ou des parois vitrées et ainsi définir les priorités de la rénovation.

    Pour réaliser ce type de mesure sur le terrain, il est donc important de bien maitriser les conditions de la mesure (en prenant en compte l’inertie du bâtiment, heure de la mesure, conditions météorologique) et de choisir des sondes de grandes précisions que l’on aura appairé avec soin.

    MATERIEL ET PRISES DE MESURES

    Les sondes

    Sondes mesure de température

    Il existe plusieurs technologies de mesure de la température ainsi que des centaines de sondes :

    • La technologie infrarouge. Elle mesure la longueur d’onde dans l’infrarouge émise par la surface visée, éventuellement corrigée par le facteur d’émissivité du matériau considéré. Ainsi sa température peut être déduite. Sans contact, cette mesure est très facile à réaliser, très rapide, mais est limitée aux surfaces et n’est pas très précise.
    • La technologie PT100 fonctionne sur le principe de base que le platine à une résistance interne variable fonction de la température.
    • La technique du thermocouple repose sur l’effet Seebeck. Deux métaux sont joints en deux points distincts, une différence de potentiel est induite par une différence de température. Les thermocouples mesurent des différences de température, une des jonctions est maintenue à température constante et connue. Les différents types de thermocouples (E, J, K, etc.) sont dues aux différents métaux utilisés et ont une plage d’utilisation différente.

    Pour résumer, les sondes infrarouges sont simples, rapides mais peu précises. Les autres technologies complexes sont plus précises.

    Les sondes en elle même sont très variées. Outre la technologie, leur forme est déterminée par l’usage. Elles peuvent être à bec de cygne pour atteindre des zones en hauteur, il peut s’agir de sondes sans fil pour mesurer une température extérieure, de sondes surfaciques, de sondes à plonger dans un liquide ou encore a piquer.

    Thermomètres et analyseurs

    Thermomètre rénovation énergétique

    Le boîtier recueillant les données est relié à la sonde et muni des une ou plusieurs voies, d’un écran et de boutons de contrôle. Certains modèles peuvent être enregistreurs si l’on souhaite évaluer l’évolution de la température dans le temps. Enfin, certains modèles sont équipés d’une interface avec un ordinateur.

    Il existe une multitude d’appareils, qu’il s’agisse des sondes ou des boîtiers.

     

    On notera que la mesure de la température est souvent disponible dans des appareils multifonctions.

    Thermomètre rénovation énergétique

    Certains thermomètres multivoies spécialisés, ainsi que des appareils multifonction calculent directement le facteur U de résistance thermique des parois et mesurent la qualité de l’air intérieur.

     

     

     

    CHOIX DU MATERIEL

    Thermomètre rénovation énergétique

    Le choix du matériel se fera en fonction des applications désirées :

    – Mesure des températures des surfaces (paroi, vitrage)

    – Mesure météo (Température extérieure)

    – Suivi de la température intérieure d’un logement

    – Optimisation des températures des fluides de chauffage et climatisation

    – Mesure extérieure de tuyauterie

    Les critères importants pour choisir le système de mesure de température sont les suivants :

    • précision des sondes de température
    • précision de chacun des thermomètres qui influe considérablement sur l’erreur de la mesure et qui sera d’autant plus importante que l’écart entre l’intérieur et l’extérieur est faible
    • forme de la sonde en fonction de l’application et du milieu à mesurer
    • temps de réponse des sondes des thermomètres
    • possibilité d’enregistrer des données et de transmettre à un ordinateur

    COUT

    Le coût d’une sonde est extrêmement variable, d’environ 10 à 150 € en moyenne. Une sonde de température aimant de contact, thermocouple K, d’une grande précision peut aller jusqu’à 300 €.

    Il en va de même en ce qui concerne les thermomètres : un modèle simple coutera moins de 100 €, tandis qu’un appareil multifonctions plus perfectionné pourra aller jusqu’à 500 €.

    Le coût du matériel dépendra bien évidemment de l’utilisation et des applications désirées.

    Résumé :
    Dans la mesure où l’offre est grande et variée, il ne faut pas hésiter pas à se renseigner auprès de spécialistes pour plus d’informations.

  • Participez au baromètre et gagnez un humidimètre 5 en 1

    L’enquête trimestrielle « baromètre du diagnostic immobilier » de décembre 2009 est ouverte.Vous RETROUVEREZ les résultats du baromètre dans notre newsletter de janvier 2010.

    En participant, vous pourrez GAGNER un « thermo-hygromètre, humidimètre sans contact et thermomètre infrarouge » d’une valeur de 399 €HT. (Un tirage au sort désignera le gagnant).

     

    Thermo-hygromètre humidimètre

     

     

     Participez et gagnez

    ce THERMO-HYGROMETRE, HUMIDIMETRE SANS CONTACT ET THERMOMETRE INFRAROUGE

    offert par TESTOON

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cher diagnostiqueur,

     

    Nous vous remercions pour le rôle que vous jouez, en répondant à notre baromètre, dans la compréhension des enjeux et besoins des diagnostiqueurs immobiliers. L’intégrité de notre baromètre dépendant de la précision des réponses, vos avis nous sont très précieux.

     

    Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

     

    http://www.sphinxonline.net/infodiag/barometre_dec_09/index.htm

     

    Vous serez alors directement connecté(e) au questionnaire en ligne. Vos réponses resteront totalement anonymes et confidentielles et ne seront utilisées qu’à des fins statistiques.



    L’équipe infodiagnostiqueur.com

     

     

    Informations complémentaires :

     

    • Pour toute information relative au déroulement de cette enquête, vous pouvez nous contacter par mail : contact@infodiagnostiqueur.com
    • Si vous souhaitez consulter le règlement du tirage au sort cliquez ici
  • VIDEO – Interview notaire – Le constat pré-achat Québécois

    Il existe au Québec ce qu’on appelle des « constats pré-achats » non obligatoires et réalisés par des « vérificateurs » à la demande de l’acquéreur. Y a t-il des demandes en France ? Quelles sont les différences de législation entre pays ? Thierry Delesalle, notaire, nous donne ses impressions.

    Interview Le constat pré-achat Québécois – Thierry DELESALLE – Notaire

     

     

     

    Pour en savoir plus, vous pouvez visionner notre VIDEO – Interview avocat – Le constat pré-achat Québécois.

  • VIDEO – Interview avocat – Le constat pré-achat Québécois

    Il existe au Québec ce qu’on appelle des « constats pré-achats » non obligatoires et réalisés par des « vérificateurs » à la demande de l’acquéreur. Qu’en est-il en termes de droit ? Obligation de moyens ou obligation de résultats ? Jean-Marc Perez nous propose un retour sur son expérience sur le sujet en tant qu’avocat.

    Interview Le constat pré-achat – Jean-Marc PEREZ – Avocat

     

     

     

    Pour en savoir plus, vous pouvez visionner notre VIDEO – Interview notaire – Le constat pré-achat Québécois.

  • Grenelle 2 : DPE et économies d’énergie

    Renforcé dans son rôle par la validation du volet bâtiments et urbanisme du Grenelle 2, le DPE se généralise pour intervenir davantage dans l’incitation aux travaux de rénovation énergétique, en faisant notamment « participer » les locataires. Retour sur les nouvelles utilisations de ce diagnostic désormais très demandé et dont l’influence va maintenant au-delà du cadre de la transaction.

    LE DIAGNOSTIC D’ECONOMIES D’ENERGIE

     

     

    DPE diagnostic économie énergie

    Il sera dorénavant possible pour les propriétaires de demander à leurs locataires le cofinancement d’une partie des travaux de rénovation énergétique engagés pour leur logement. En effet, dans le cas de travaux importants d’économies d’énergie (travaux éligibles à l’éco-PTZ ou éco-prêt logement social), le dispositif validé par le Sénat prévoit que les économies calculées par le DPE puissent être partagées entre propriétaire et locataire.

     

    Au vu d’un programme, de travaux envisagés et de bénéfices attendus, présenté par le propriétaire suite à la réalisation du DPE, le locataire sera donc, s’il l’accepte, mis à contribution. La participation, fonction de la taille du logement, pourrait aller de 10 € par mois jusqu’à atteindre 50 % au maximum des économies réalisées, et ce,  pendant une durée maximale de 15 ans. Elle serait versée pour la première fois le mois suivant la date de fin de travaux sous l’appellation « contribution au partage de l’économie de charges ».

     

    Ce dispositif qualifié de  « gagnant / gagnant » lors de sa présentation amène les plus réticents à se poser la question de l’évaluation de la réelle performance des travaux réalisés. Hormis le choix du cabinet réalisateur du DPE par le bailleur, les locataires s’inquiètent de la justification de l’effort financier qui leur est demandé, d’autant plus que le montant à reverser par ces derniers, calculé après DPE ou étude thermique, sera fixe et non révisable.

     

     

     

    ROLE RENFORCE DU DPE

     

     

    Le projet de loi Grenelle 2 prévoit donc une généralisation du DPE : celui-ci sera automatiquement fourni au futur locataire ou acquéreur lors de toute transaction sans que celui-ci n’ait à le demander. La mention de l’étiquette DPE dans toute annonce immobilière (vente ou location) deviendra d’ailleurs obligatoire à partir du 1er janvier 2011. La durée de vie légale du DPE, jusqu’à présent de 10 ans, devrait être réduite (la nouvelle durée retenue sera précisée ultérieurement par décret). Rappelons que ce diagnostic devra également être établi par les copropriétés dotées d’un chauffage collectif dans un délai de 5 ans à compter de la parution de la loi Grenelle 2.

     

     

     

    AUTRES MESURES

     

     

    Signalons encore la réalisation obligatoire de travaux d’économies d’énergie d’ici 2020 pour les bâtiments tertiaires ou dans lesquels s’exerce une activité de service public.

     

    Tout maître d’ouvrage construisant ou rénovant des bâtiments devra fournir après travaux une attestation de respect de la réglementation thermique.

     

    Les communes, à défaut de bénéficier d’éco-prêts à taux zéro, pourront obtenir des prêts à taux réduits pour leurs travaux de rénovation énergétique.

     

    Il ne sera plus possible pour les élus de s’opposer à des travaux de rénovation énergétique pour des raisons d’apparence extérieure ou d’emprise au sol.

    Résumé :

    Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos articles :

     

     

     

  • L’état d’assainissement non collectif

    La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 prévoit le contrôle et la réhabilitation de toutes les installations d’assainissement non collectif d’ici le 1er janvier 2013. Le diagnostic d’assainissement non collectif a donc de beaux jours devant lui. Qu’en est-il de la législation et de ce marché ?

    L’ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

     

     

    assainissement non collectif

    Appelé également assainissement autonome, l’assainissement non collectif est une installation individuelle (type fosse septique) permettant le traitement des eaux domestiques pour les habitations isolées non desservies par un réseau de collecte des eaux usées (égouts).

    Tout propriétaire d’une habitation équipée d’une installation d’assainissement non collectif doit en assurer régulièrement l’entretien et la vidange, afin d’en garantir le bon fonctionnement et de traiter sur place leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel.

     

     

     

    LE DIAGNOSTIC D’ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

     

     

    Le diagnostic d’assainissement non collectif est le huitième certificat du DDT (Dossier de Diagnostic Technique) selon la loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques (article 46) et l’article L1331-11-1 du Code de la Santé Publique relatif à la salubrité des immeubles et des agglomérations.

     

    Il sera obligatoire à la vente dès le 1er janvier 2013 pour tout propriétaire d’une habitation non raccordée au réseau public de collecte des eaux usées et les maires ont l’obligation d’effectuer avant le 31 décembre 2012 un contrôle du bon fonctionnement de toutes ces installations situées sur leur commune (L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales).

     

    La durée de validité de ce diagnostic n’est pas encore déterminée mais elle sera précisée par un décret à venir (a priori huit ans).

     

     

     

    OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC

     

     

    L’objectif du diagnostic est de valider la conformité et le bon fonctionnement de l’installation d’ANC. S’agissant d’une installation de moins de 8 ans, le technicien agréé effectuant le diagnostic en contrôlera essentiellement la conception ; si l’installation d’assainissement date de plus de 8 ans, le technicien effectuera un diagnostic de bon fonctionnement et d’entretien.

     

    Le diagnostic est un examen visuel des parties accessibles, visibles et susceptibles d’être démontées sans outils de l’installation.

     

     

     

    LE MARCHE DU DIAGNOSTIC ANC

     

     

    En France, il existe environ cinq millions de logements équipés d’une installation d’assainissement non collectif et en 2008 on estimait qu’environ 80 % de ces installations ne respectaient pas les normes. On peut donc estimer à environ 125 000 le nombre de diagnostics ANC par an.

     

    Par ailleurs, outre les prescripteurs habituels (notaires, agents immobiliers, particuliers vendeurs), les mairies représentent une importante part de marché.

     

    De plus, faisant partie du DDT, il est possible d’associer ce diagnostic aux autres diagnostics immobiliers règlementaires et de proposer de nouvelles offres aux mairies, en combinant par exemple l’amiante, le radon, les légionelles…

     

     

     

    LES COMPETENCES REQUISES

     

     

    La certification de personne du technicien réalisant ce diagnostic est ici obligatoire.

     

    Il convient d’être attentif sur le terrain et de connaître le traitement des eaux usées prévu par la loi sur l’eau.

     

    Ce qui fera la différence face à la concurrence est également la démarche commerciale puisqu’il est intéressant de la développer auprès des nouveaux prescripteurs que sont les maires des communes.

     

    Afin de mettre toutes les chances de son côté, il existe des formations non juridiquement obligatoires mais fortement recommandées.

     

    Ces formations sont courtes (de 1 à quelques jours) et coûtent environ de 300 à 500 euros.

     

    Résumé :
    Certains prescripteurs ont déjà anticipé la réglementation et sur ce marché la concurrence des SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) créés par les mairies est à prendre en compte. Afin d’y faire face, il est possible de suivre des formations spécifiques liées au diagnostic d’assainissement non collectif.

  • Conformité aux normes de surface et d’habitation PTZ

    Depuis sa mise en place en 1995, le prêt à taux zéro (PTZ) a connu des transformations… Visant à faciliter l’accession à la propriété dans le neuf ou l’ancien, son obtention pour l’achat d’un logement construit depuis plus de 20 ans nécessite un diagnostic de conformité pour prêt à taux zéro. Diagnostic, marché, compétences : le tour sur la question.

    LE PTZ

     

     

    diagnostic de conformité PTZ

     

    Le PTZ est une aide de l’Etat sous forme d’avance sans intérêts permettant aux personnes dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond, d’acquérir un premier logement. Il est distribué par des banques émettrices de prêts immobiliers, et assimilé par ces dernières comme faisant partie de l’apport personnel de l’emprunteur.

     

     

     

    LE DIAGNOSTIC DE CONFORMITE POUR PRET A TAUX ZERO

     

     

    Suivant l’article R318-1 du code de la construction et le décret 2005-69 du 31 janvier 2005, ce diagnostic est nécessaire à l’obtention d’un PTZ pour l’achat d’un logement dont la construction est  achevée depuis plus de 20 ans. Sa durée de validité est illimitée.

     

    Il est réalisé lors de la constitution du dossier d’emprunt auprès de l’établissement bancaire et demande d’une part un examen technique et visuel, et d’autre part l’examen de documents tels que PV d’assemblée générale ou le cas échéant du certificat de conformité de l’installation gaz.

     

     

     

    OBJECTIFS DU DIAGNOSTIC

     

     

    L’objectif du diagnostic est de réaliser un état descriptif aux normes de surface et d’habitabilité du logement visé.

     

    Les points de contrôle sont donc nombreux : surface habitable, hauteur sous plafond, ventilation, équipements des pièces d’eau, installations de gaz, électrique et de chauffage, état général de l’immeuble…

     

     

     

    UN MARCHE PORTEUR

     

     

    Le marché du diagnostic de conformité pour prêt à taux zéro est plutôt porteur puisque le nombre de demandes de PTZ s’élève à environ 150 000 par an ; et les prescripteurs sont nombreux : banques conventionnées pour le PTZ (surtout celles spécialisées en crédit immobiliers), courtiers en crédit, notaires, agents immobiliers et bien entendu les acquéreurs d’un bien immobilier.

     

    Par ailleurs, ce diagnostic peut faire appel à d’autres diagnostics : effectivement, il existe une forte synergie avec les diagnostics électrique, gaz et SRU, ainsi que l’éco-PTZ. Il peut donc être intéressant de proposer aux prescripteurs des offres couplées de type packs.

     

     

     

    LES COMPETENCES REQUISES

     

     

    Elles sont à la fois techniques et commerciales puisqu’il convient de maitriser d’une part les compétences techniques liées aux diagnostics électriques, de gaz et SRU ; et d’autre part de développer une démarche commerciale de proximité avec notamment les prescripteurs qui amèneront les rapports en main propre aux banques.

     

    Afin d’évaluer au mieux les risques liés à ce diagnostic et mettre toutes les chances de son côté, il existe des formations non juridiquement obligatoires mais fortement recommandées.

     

    Ces formations sont courtes (généralement 1 jour) et coûtent environ de 300 à 500 euros.

     

    Résumé :
    Sur ce marché en pleine expansion, les concurrents sont nombreux : diagnostiqueurs, architectes, experts divers… afin de développer au mieux son activité et de faire face à la concurrence, il est possible de suivre des formations spécifiques liées au diagnostic de conformité pour prêt à taux zéro.