Catégorie : Métier diagnostiqueur

Le diagnostiqueur immobilier est un acteur incontournable pour garantir la sécurité, la conformité et la performance des bâtiments. Entre obligations légales, évolutions réglementaires et attentes croissantes des maîtres d’ouvrage, ce métier exige une expertise technique pointue, une veille constante et un sens aigu du relationnel.

 

Quelles sont les compétences essentielles à maîtriser pour exercer avec succès ? Comment se positionner face à la transition énergétique, aux nouvelles normes (DPE, RE 2020, etc.) et à la digitalisation du secteur ?

  • Publication – Le Guide de Préconisation de Sécurité Sanitaire de la Filière Diagnostic et Repérage

    Publication – Le Guide de Préconisation de Sécurité Sanitaire de la Filière Diagnostic et Repérage

    En cette période d’épidémie du coronavirus responsable d’une maladie nommée Covid-19, la priorité des entreprises de la filière du diagnostic immobilier et du repérage amiante est d’adopter des mesures de prévention protégeant la santé de leurs collaborateurs, conformément aux responsabilités des employeurs, et de les inciter à veiller sur leur santé, leur sécurité et à celle de leur entourage.

    Afin d’assurer la continuité des activités de la filière du diagnostic immobilier et du repérage amiante, la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM, la Fédération Interprofesionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI) et l’Union des Laboratoires de Santé du Bâtiment (ULSB) publient un guide de préconisation de sécurité sanitaire de la filière diagnostic et repérage.

    Ce guide a été développé à partir du guide pour les activités de la construction de l’OPPBTP et a fait l’objet d’une relecture de l’OPPBTP.

    Le document de 19 pages liste les mesures urgentes et spécifiques à mettre en œuvre pour assurer les conditions sanitaires nécessaires aux professionnels de la filière du diagnostic immobilier et du repérage amiante appelés à travailler en bureaux, ateliers, dépôts ou chantiers et autres lieux, en complément de toute mesure sanitaire édictée par les pouvoirs publics, qui ont approuvé ces mesures spécifiques

  • Diagnostics immobiliers : vers une certification BIM ?

    Diagnostics immobiliers : vers une certification BIM ?

    Philippe Durand, directeur de programme de Bureau Veritas Certification, répond aux questions sur l’élaboration d’une démarche qualité BIM (building information modeling). Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Le numérique a t-il changé la relation entre le certificateur et le diagnostiqueur ?

    Inévitablement, le numérique change les relations avec l’organisme de certification parce que l’ensemble des données qui arrivent peuvent être recoupées assez facilement.

    Le digital est la résultante d’un choix de données à orchestrer. Donc si on a la connaissance de la façon dont le digital a été construit, on peut très facilement trouver les risques et la failles dans un système. L’humain est important mais il peut avoir une humeur changeante, tandis que le digital n’en a pas.

    Une certification BIM verra-t-elle le jour prochainement ?

    Aujourd’hui, Bureau Veritas est plutôt militant pour certifier la maquette BIM et la fiabilité des données dans un objectif d’économies d’exploitation. On est dans une phase transitoire où il faut accepter de mesurer le résultat, d’analyser les causes au cas où les résultats ne seraient pas bons, et de voir les opportunités de travailler sur comment monter un schéma de formation en premier lieu, mais également un schéma de certification le cas échéant.

    Ce qui est certain, c’est que quand on fait du BIM, c’est comme quand on fait du smart building, il faut complètement décloisonner et retirer tous les silos qui existent. Et vraiment partager, parce que le partage d’information seul – sans volonté d’avancer ensemble – ne permet pas de réussir le BIM.

    Comment améliorer la compétitivité de son entreprise ?

    Pour améliorer la fiabilité et la performance de son entreprise, il faut ouvrir ses portes et montrer les choses telles qu’elles sont. Partager l’expérience, grandir ensemble et bénéficier des axes de progrès qui peuvent se dégager dans le temps. Une fois encore, la certification est un outil qui permet de dégager des axes de progrès dans le temps, tout ne se fait pas toujours du jour au lendemain pour des raisons économiques. Mais ce qui est important c’est de se faire la réflexion, ne serait-ce que pour se dire « mon entreprise, elle va aller vers un risque parce qu’elle ne devient plus concurrentielle, parce qu’elle n’a pas évolué ; j’ai peut-être des budgets à dégager, donc il faut que je m’organise pour mieux produire, dans un premier temps ».

    Donc c’est une véritable réflexion sur la pérennité des entreprises pour qu’elles travaillent dans de bonnes conditions et – dans un monde qui devient de plus en plus judiciaire – qu’elle soit armée pour diminuer ces phases critiques. Et on sait que le BIM, devant le manque de fiabilité des informations que l’on peut avoir, ce sera des sources de litige inévitables.

  • Viz’All : évolution du logiciel et passerelle BIM

    Viz’All : évolution du logiciel et passerelle BIM

    Jean-Marie Nicolas, technicien formateur chez Viz’All, répond aux questions sur les évolutions du logiciel de relevé du bâtiment et sur les passerelles avec le BIM (building information modeling). Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Le logiciel Viz’All va t-il étendre sa compatibilité avec de nouveaux équipements de mesure ?

    Pour l’instant, nous travaillons uniquement avec Leica pour des raisons de fiabilité et parce que nous sommes très satisfaits de leurs matériels. D’ailleurs on a intégré récemment le X3 et le X4 associés au DST. Auparavant, on ne fonctionnait qu’avec le S910. Alors pourquoi pas imaginer dans l’avenir utiliser le scanner Leica ou autre. On envisage même de faire un portage sur smartphone.

    On fait beaucoup de veille technologie, en permanence ; on essaie de suive les évolutions du marché en termes logiciel et matériel pour anticiper ces évolutions. On échange aussi beaucoup avec nos clients pour connaitre leurs souhaits d’évolution.

    De nouvelles passerelles vont-elles se développer pour réunir toutes les visions (imagerie thermique, acoustique…) du bâtiment ?

    Actuellement, il n’y a qu’une seule passerelle qui se dégage franchement : c’est le BIM. Beaucoup de nos clients continuent d’utiliser le format Autocad (DXF et DWG). Mais c’est vrai qu’avant c’était juste de la curiosité et maintenant il y a un vrai intérêt pour le BIM.

    Je prends l’exemple d’un thermicien qui voulait faire une rénovation énergétique d’un bâtiment. Il me demandait si on pouvait associer aux différents types de parois des descriptions qualitatives sur leur orientation et sur les matériaux. Avec le DXF et DWG c’était juste une étiquette que l’on collait ; maintenant ça peut être directement renseigné dans la maquette numérique.

  • Instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement

    Instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, répond aux questions sur les instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Est-ce qu’un même opérateur peut maîtriser l’ensemble des nouveaux instruments de prise de mesure et les logiciels associés ?

    C’est un petit peu le dilemme. Chacun des fabricants apporte aujourd’hui des solutions qui sont pour chacune d’entre-elles de plus en plus facile à manipuler et de plus en plus économique. On fait des choses aujourd’hui avec des gens qui ont très peu de compétences et très peu de formation, alors qu’avant il fallait avoir des niveaux extrêmement élevés.

    Après c’est plus une problématique de choix de marché. Mon expérience en tant que fournisseur de matériel, c’est qu’à un moment donné on ne peut pas tout faire. On l’a vu il y a quelques années : les diagnostiqueurs qui voulaient continuer à faire du diagnostic et faire de l’amiante, et puis faire de l’infiltrométrie… À un moment donné il fallait qu’ils fassent un choix parce que les investissements matériels, de formation, de certification, en temps font qu’on ne peut pas tout faire. Il faut malgré tout choisir ses marchés et ses cibles par rapport à l’écosystème dans lequel on est.

    Faut-il assurer une maintenance régulière et l’étalonnage de ces nouveaux instruments ?

    Il y a rien de nouveau dans le domaine. C’est à dire que les notions d’étalonnage existent dans certains domaines très précis, parce que il y a des enjeux liés à la précision de la mesure. Pour les professionnels qui font de l’infiltrométrie par exemple, il y a une loi qui dit qu’il faut atteindre un certain niveau d’étanchéité à l’air. Donc il faut pouvoir prouver qu’on atteint ce niveau d’étanchéité à l’air parce qu’il y a une mesure qui est derrière.

    Dans d’autres cas, on travaille sur du visuel. Et de plus en plus l’information visuelle est plus une information qualitative qu’une information quantitative. Quand il s’agit de faire des plans avec une notion de volumétrie ou de taille, là c’est sûr que il est important de s’appuyer sur des technologies dont on maîtrise malgré tout la métrologie.

    Maintenant, les technologies numériques font qu’un télémètre laser, par exemple, ça coûte tellement peu cher, que si jamais vous êtes dans un environnement où on vous dit de faire tous les trois ans un étalonnage de votre télémètre laser, ça coûte moins cher d’en acheter un nouveau que d’étalonner l’ancien…

    Est-ce qu’un financement en leasing est une solution pour s’assurer d’avoir toujours la dernière version du matériel ?

    Aujourd’hui c’est vrai que quand on veut s’équiper de nouvelles technologies et que c’est un investissement sur le futur, on a le choix entre l’investissement ou le financement.

    En général, quand on est une entreprise qui a déjà pignon sur rue et qui dégage un certain cash flow, on peut s’autofinancer, mais ça peut toujours être intéressant de passer par de la location avec option d’achat. Le leasing a effectivement cet avantage que, si on est dans un domaine où la technologie avance suffisamment vite, on peut rentrer dans un circuit où au bout de trois ans on va pouvoir changer son appareil par une nouvelle technologie. Ce sont des choses que l’on voit par exemple en thermographie infrarouge ou dans le scanner laser. Mais c’est un pari sur le futur, parce que si la technologie est encore valable dans 5 ou 10 ans, souvent il est plus intéressant d’acheter que de louer.

  • Certification des diagnostiqueurs : une démarche plus que jamais indispensable

    Certification des diagnostiqueurs : une démarche plus que jamais indispensable

    La certification des diagnostiqueurs immobiliers évolue pour répondre aux nouvelles attentes et exigences du marché. Décryptage de ces évolutions avec Philippe Durand, responsable du secteur Construction au sein de Bureau Veritas Certification.

    Comment développer l’image de marque d’une entreprise de diagnostic immobilier ?

    Une démarche de certification volontaire peut être un levier puissant pour développer son image et son business. Dans le B2B, des marques de valorisation peuvent être utiles à condition que les entreprises clientes y trouvent une nécessité dans l’usage et un bénéfice immédiat. Ce n’est hélas pas vraiment le cas en France. La certification volontaire est cependant une véritable opportunité en B2C, où le consommateur est souvent perdu au milieu de nombreuses marques de qualité : produits NF, marquage CE, Made In France, Origine France Garantie, Fabriqué en France, etc.

    Un consommateur a plutôt tendance à se tourner vers une entreprise qui bénéficie d’une certification qui a un nom

    Ce que souhaite le consommateur, c’est faire appel à l’entreprise la moins chère et la plus fiable possible. Malheureusement, il a du mal à y trouver son compte. Et la certification des professionnels dans le diagnostic immobilier a peu amélioré la situation. Ce que l’on sait, c’est qu’un consommateur a plutôt tendance à se tourner vers une entreprise qui bénéficie d’une notoriété ou qui est certifiée par des opérateurs de renom. Dans les plaintes de consommateurs, nous avons ainsi des clients qui affirment avoir choisi un diagnostiqueur parce qu’il portait notre marque. Ils ont confiance en nous pour être écoutés en cas de problème avec la prestation. Par l’absence d’intérêts partisans, la certification peut donc être un moyen de filtrer la bonne ou la mauvaise foi des deux parties.

    Une certification BIM verra-t-elle le jour prochainement ?

    Bureau Veritas Certification a une expérience non négligeable sur la maquette numérique et le BIM (building information modeling) car c’est un procédé qui existe depuis de nombreuses années et qui est très pratiqué en Amérique du nord et en Asie, où nous sommes présents. Aujourd’hui, nous sommes en capacité de passer rapidement à des éléments concrets de production, dès que les corporations seront en demande d’un signe de qualité.

    Deux solutions se présentent : soit l’on prend le système normatif actuel, défini par ISO et très généraliste ; soit l’on se dit que c’est une bonne amorce et on va beaucoup plus loin ensemble en direction d’un label ou d’une certification BIM, afin de donner le niveau qui est attendu dans l’exploitation des maquettes numériques. La transformation numérique des entreprises étant une ambition forte de l’Etat, la mise en oeuvre d’une certification pourrait être très proche. Reste que le marché français est encore largement en manque de compétences pour répondre à des projets BIM.

  • Quelles évolutions dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers ?

    Quelles évolutions dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers ?

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de TESTOON, présente les évolutions qui attendent les diagnostiqueurs et acteurs du bâtiment dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers.

  • Diagnostic immobilier : des pistes de diversifications à explorer

    Diagnostic immobilier : des pistes de diversifications à explorer

    Qualité de l’air intérieur (QAI), tests d’infiltrométrie, thermographie, diagnostics avant travaux : autant de pistes de diversifications envisageables pour un diagnostiqueur immobilier. Sont-elles pour autant sans incidences sur l’activité ? Sont-elles compatibles avec toutes les structures d’exercice ? Peuvent-elles constituer la base d’une évolution vers d’autres métiers ? Le point avec Lionel Janot, Président de la FIDI.

    On parle beaucoup de la QAI comme piste de diversification pour les diagnostiqueurs immobiliers. Quelle est la réalité du marché ?

    La QAI et son contrôle sont des obligations réglementaires, issues notamment de la loi du 12 juillet 2010 « portant engagement national pour l’environnement » qui a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur par les exploitants de certains ERP recevant un public « sensible » : enfants de moins de six ans, accueils de loisirs, établissements d’enseignement du premier et du second degré (au 1er janvier 2020). Dès 2023, tous les ERP seront soumis à cette obligation.

    Cette surveillance a lieu tous les sept ans et impose de mesurer 4 polluants : formaldéhyde, benzène, dioxyde de carbone et, dans des cas particuliers, perchloréthylène. En cas de dépassement des seuils, l’exploitant doit réaliser une nouvelle campagne de mesures dans les deux ans.

    Le seul bémol que l’on peut opposer à cette activité, c’est que la réglementation permet à l’exploitant de l’ERP de réaliser lui-même le contrôle de la qualité de l’air. Il n’est donc pas formellement tenu de passer par un diagnostiqueur accrédité. Le diagnostiqueur immobilier, pour procéder à ce type de contrôle, devra pour sa part établir une stratégie d’échantillonnage, réaliser des prélèvements ou des mesures en continu, remettre des conclusions de conformité aux seuils et confier les prélèvements pour analyse exclusivement à un organisme accrédité.

    En conclusion, si l’on peut considérer le contrôle de la QAI comme un réel marché pour les diagnostiqueurs, ce contrôle ne suit pas le cadre des activités « classiques » de la profession. En effet, il n’est pas déclenché par une vente ou une mise en location, et sa réalisation fait souvent l’objet d’appels d’offres, qui nécessitent d’être dimensionnés et capables techniquement d’y répondre.

    D’autre part, le contrôle de la QAI fait appel à des compétences différentes de celles exigées du diagnostiqueur, et devront faire l’objet de formations complémentaires. Enfin, ce ne sont pas les mêmes clients, et il sera nécessaire, pour ceux qui souhaitent intégrer le marché, de se structurer en intégrant, notamment, de nouvelles méthodes de prospection commerciales.

    L’infiltrométrie est le seul contrôle actuellement obligatoire en fin de chantier sur des constructions neuves. Constitue-t-elle pour autant un marché porteur ?

    On retrouve pour l’infiltrométrie les mêmes constats que pour la QAI. Le contrôle de l’infiltrométrie répond effectivement à une obligation réglementaire. C’est l’arrêté du 26 octobre 2010 « relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments » qui est venu fixer les objectifs obligatoires de perméabilité à l’air de ces constructions.

    Comme pour le contrôle de la QAI, les tests d’infiltrométrie nécessitent un matériel particulier, dont le premier est une porte soufflante. Il est également spécifique à certains marchés, celui de la construction en premier lieu, et va donc nécessiter des formations supplémentaires et l’adoption de nouvelles méthodes de prospection.

    Ainsi, le rapport devra être rédigé selon les prescriptions de la norme NF EN 13829 et du guide d’application GA-P50-784. De plus, les tests et le rapport ne peuvent être réalisés que par un opérateur certifié par le Ministère en charge de la construction et la Commission d’autorisation de la perméabilité à l’air. Le diagnostiqueur devra donc obtenir une certification supplémentaire.

    Ce que nous constatons en tant que fédération, c’est que les acteurs de ce marché sont aussi bien des diagnostiqueurs immobiliers qui se sont diversifiés, que des bureaux d’études dont c’est le cœur de métier.

    La thermographie peut-elle apporter une réelle valeur ajoutée aux diagnostiqueurs ?

    La technologie de la thermographie peut être utilisée dans les tests d’infiltromérie et dans le cadre du DPE pour détecter des fuites et mettre en évidence des déperditions énergétiques de manière « améliorée » mais, rappelons-le, non obligatoire. En ce sens, la thermographie peut être considérée comme une prestation complémentaire dans le cadre d’un DPE pour un client qui en fait la demande. Et cette demande existe dans le tertiaire et dans le collectif. Car elle permet d’obtenir une « radiographie » du logement, et une visibilité claire sur les performances thermiques d’un immeuble.

    Pour se lancer dans cette activité, le diagnostiqueur doit avoir les compétences de base pour réaliser un audit énergétique. Il sera donc nécessaire d’envisager des formations complémentaires, pour aller vers une spécialisation qui dépasse le cadre du diagnostic immobilier. Il s’agit donc d’un vrai investissement pour ceux qui voudraient évoluer et, éventuellement, changer de métier pour évoluer vers des prestations de bureau d’études thermiques.

    Au final, si on n’est pas face à un marché énorme, la thermographie peut être vue comme un axe de développement pour certains diagnostiqueurs, mais ne se révèlera pas forcément un axe stratégique pour le développement commercial.

    Les arrêtés d’application du diagnostic avant travaux sont attendus pour le début de l’année 2020. Comment envisagez-vous les perspectives de ce nouveau marché ?

    Pour rappel, il ne s’agit pas d’un nouveau marché, puisque l’obligation de réaliser un repérage amiante avant travaux a été introduite par le décret du 9 mai 2017 « relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations ». Ce décret prévoit expressément que le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire d’immeubles qui décide d’une opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante doit faire réaliser une recherche d’amiante « assurée par un repérage préalable à l’opération, adapté à sa nature, à son périmètre et au niveau de risque qu’elle présente ».
    Les arrêtés qui sont attendus pour l’application de ce décret concerneront essentiellement les compétences des diagnostiqueurs qui pourront réaliser ces repérages.

    Tous les types de travaux dans l’habitat sont concernés et nécessitent un repérage pour les immeubles construits avant 1997. Tous les corps de métiers amenés à y intervenir doivent déjà, par ailleurs, être formés en intervention SS4, sensibilisés aux risques et avoir acquis les bons réflexes face à des matériaux contenant de l’amiante.

    A notre niveau, nous constatons que les formations commencent à vraiment se développer. De plus en plus, les entreprises intervenants sur des chantiers prennent l’habitude de demander le rapport de repérage avant travaux. Nous constatons également que le volume de diagnostics avant travaux est en très nette augmentation depuis 3 ou 4 ans.

    Pour les diagnostiqueurs qui veulent profiter du marché, ils doivent être certifiés avec mention. Sur un plan opérationnel, le diagnostic avant travaux constitue un travail assez différent puisqu’il va nécessiter une cartographie plus précise du bâtiment, moins d’automatismes dans le repérage et surtout, implique de rendre un rapport de repérage exploitable et bien lisible par le client et l’entrepreneur. Sur place, les investigations et les prélèvements font appel à une réelle expérience de technicien du bâtiment.

    Le diagnostic avant travaux, qui comporte des sondages obligatoires, fait appel à des laboratoires d’analyses, puisqu’il est impossible, dans ce cadre, de déclarer l’absence d’amiante par une simple analyse visuelle. Donc, si le diagnostic avant travaux constitue une réelle opportunité en termes d’activité, il va imposer aux diagnostiqueurs d’envisager le diagnostic différemment, et d’adopter une approche de technicien du bâtiment.

    A cela s’ajoute une plus grande interactivité avec le maître d’ouvrage et l’entreprise de travaux ou les désamianteurs, certains volets de repérage ne pouvant être réalisés qu’au fil de l’avancement des travaux. C’est donc une opportunité pour les diagnostiqueurs de se positionner en partenaires, pour autant que les descriptifs de missions et les contrats sont réfléchis et élaborés de cette manière. En tant que fédération, nous sommes prêts à travailler sur cette question. Je suis d’ailleurs membre du comité de vérification et de suivi des règles techniques SS3 élaborées par le Syrta et le Seddre, en particulier pour travailler sur le volet RAT de retrait.

  • Certification des organismes de formation : réactivité et maîtrise au coeur du processus

    Certification des organismes de formation : réactivité et maîtrise au coeur du processus

    Déjà acteur de la certification des entreprises de traitement de l’amiante, GLOBAL Certification® s’est positionnée sur la nouvelle certification des organismes de formation des diagnostiqueurs techniques immobiliers (OF-DTI). Une évolution naturelle pour la société qui a investi depuis plusieurs années le domaine de la certification des organismes de formation du bâtiment. Le point sur les dernières obligations avec Emilie LE COZ, responsable qualité chez GLOBAL Certification®.

    Avec les dernières réglementations, de quelles certifications doivent disposer les OF-DTI pour exercer ?

    L’arrêté du 2 juillet 2018, qui pose l’obligation de certification des organismes de formation des diagnostiqueurs techniques immobiliers a en effet généré beaucoup d’interrogations de la part des organismes de formations et des associations représentatives. Dans les faits, tout organisme de formation qui souhaite certifier des diagnostiqueurs immobiliers devra lui-même être certifié sur la base d’un référentiel technique spécifique à cette activité et sur la base d’un référentiel national plus général qui devrait paraître à la fin du premier semestre 2019.

    Il y a donc deux certifications : la certification technique OF-DTI, obligatoire pour tout organisme de formation qui souhaite former des diagnostiqueurs, et la certification liée au référentiel national, indispensable pour percevoir les financements publics dans le cadre de la formation professionnelle.

    Ces deux certifications ne recouvrent pas tout à fait les mêmes points d’audit. La certification OF-DTI va ainsi porter essentiellement sur des critères techniques relatifs à la capacité de l’organisme de formation à délivrer des formations conformes aux exigences réglementaires sur le sujet.

    L’audit sur la conformité de l’OF aux exigences du référentiel national va quant à lui porter sur des aspects plus généraux, comme par exemple la prise en compte des salariés en situation de handicap, les relations avec les partenaires sociaux, l’information des candidats sur les prestations et leur tarification ou encore, et c’est une nouveauté, l’intégration de l’entreprise dans le tissu économique local. En tout, ce sont une trentaine de critères, issus du décret qualité amendé, qui devront faire l’objet de l’audit « référentiel national ». Ce référentiel national constitue désormais le référentiel unique qui viendra se substituer aux référentiels particuliers propres à chaque organisme de certification.

    Comment GLOBAL Certification® aide-t-elle à optimiser les processus de certification ?

    Notre référentiel actuel, CLIQ® Formation, intègre déjà la quasi-totalité des critères du futur référentiel national. Nous sommes ainsi prêts à intégrer, dès sa parution officielle, l’ensemble de ses critères. Ceci nous permettra de préparer nos clients à ce nouveau référentiel et d’évoluer rapidement vers celui-ci. En attendant l’entrée en vigueur du référentiel national, à savoir le 1er janvier 2021, la version actuelle de CLIQ® Formation demeure conforme aux exigences du décret qualité et reste en application.

    Le savoir-faire de nos auditeurs est le second grand atout dont dispose GLOBAL Certification® pour optimiser le processus de certification. Ces derniers ont les compétences pour auditer les OF aussi bien sur le référentiel national que sur le référentiel technique. Nous pouvons ainsi nous adapter à l’organisation de nos clients pour préparer en amont l’audit le plus fluide et logique possible, en couplant ces deux processus sur une seule visite, avec le même auditeur, tout en respectant les durées minimales d’audit.

    La Certification des OF-DTI était-elle une évolution naturelle pour GLOBAL Certification® ?

    GLOBAL Certification® certifie des organismes de formations depuis plus de 10 ans dans le domaine du bâtiment. Nous certifions également depuis des années les organismes de formation du secteur du bâtiment, ainsi que les entreprises de désamiantage et les opérateurs de repérage.

    Pour garantir la qualité du processus de certification des organismes de formation, dédiés aux diagnostiqueurs immobiliers comme aux autres corps de métiers, nous nous sommes entourés d’une équipe d’experts techniques indépendants avec une forte capacité d’adaptation. Nous exigeons de leur part, outre les indispensables compétences techniques et l’expérience du métier, une impartialité et une indépendance vis-à-vis des organismes qu’ils iront auditer.

  • Vidéo – comment éviter les contentieux et procédures ?

    Vidéo – comment éviter les contentieux et procédures ?

    Le point sur les risques liés à l’activité du diagnostic immobilier avecThierry Barle, dirigeant de Cabinet Condorcet, et Grégoire Marion, chargé d’étude en charge des diagnostiqueurs.

  • « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    « L’union fait la force » – Lionel Janot (FIDI)

    Créée en 2004 la Fidi regroupe plus de 1000 diagnostiqueurs et 700 entreprises, tous issus des modèles économiques variés (indépendants, salariés intégrés, réseaux de franchises, etc). Lionel Janot, son président, revient sur les dossiers chauds de la profession.

    Le DPE est au cœur du débat du plan énergétique porté par Nicolas Hulot. Quel est votre point de vue ?

    Le 1er février, nous avons présenté 12 propositions au Conseil supérieur de la Construction et de l’Efficacité Énergétique avec pour objectif que le DPE évolue vers un DPE 3.0. Ces propositions se sont articulées autour de 4 grands principes : fiabilisation, meilleure lisibilité par les clients, enrichissement pour éradiquer les « passoirs thermiques », et plus grande implication des diagnostiqueurs dans le cadre des travaux d’amélioration autour de l’utilisation plus pertinente et efficace des données récoltées. Nous proposons également d’accompagner les pouvoirs publics par la mise en place d’ateliers-test grandeur nature grâce à nos nombreux adhérents qui tissent l’ensemble du territoire.

    Quelles sont les conséquences de l’arrêté de compétences?

    Cet arrêté était attendu depuis longtemps. Mais sur ce sujet, nous avons été consultés tardivement. L’arrêté prévoit l’allongement de la certification de 5 à 7 ans et la suppression des QCM en re-certification au profit de contrôles sur ouvrages dans tous les domaines. Il pose aussi le cadre de la certification obligatoire des organismes de formations et de l’indépendance entre ces derniers et les organismes de certification.

    Si globalement nous sommes satisfaits des avancées, nous restons vigilants et inquiets quant à la mise en pratique de contrôles globaux et aléatoires. Constitués en intersyndicale avec la CDI, la CFDI et LDI, nous travaillons sur des propositions concrètes afin que la mise en pratique corresponde à la réalité. Le texte n’est pas assez précis et de nombreuses questions se posent : que faire si, sur un bien, l’ensemble des diagnostics n’est pas à réaliser ? Si le diagnostiqueur n’est pas certifié pour l’ensemble de ses activités par un même organisme ? Quel sera le coût additionnel pour le professionnel ?

    Face à ces questions, il est fondamental que la profession se fédère car, ne l’oublions jamais, l’union fait la force.

    Pourquoi adhérer à la FIDI ?

    En rejoignant la FIDI, vous profitez d’un contrat groupe d’assurance responsabilité civil professionnelle MMA, fruit d’une collaboration historique avec le cabinet MMA-Subervie. Notre contrat groupe est spécialement adapté à notre métier avec des garanties calquées selon vos activités pour une large couverture permettant d’ajuster une prime concurrentielle.

    La FIDI, c’est aussi une équipe disponible de permanent et de membre pour répondre à toutes les questions techniques, normatives ou juridiques.

    En rejoignant la FIDI, vous pesez et participez à l’évolution de votre métier. Et plus nous sommes nombreux, plus nous sommes écoutés. Tous bénévoles, élus et adhérents peuvent participer aux groupes de travail, et être présents auprès des instances règlementaires et normatives tels que la X 46-020, X 46-021 pour l’amiante, les travaux de normalisation Gaz et Electricité, les comités de certification, le plan de recherche et développement amiante. En adhérent, vous pouvez être acteur de l’évolution de votre métier.