Catégorie : Thermographie

Dans un secteur où la performance énergétique et la détection des défauts deviennent des enjeux majeurs, le choix du matériel de thermographie est crucial pour les diagnostiqueurs.

 

Modèles de caméras, logiciels d’analyse, accessoires dédiés : comment sélectionner l’équipement le plus adapté à vos missions ? Quelles sont les innovations technologiques qui améliorent la fiabilité de vos diagnostics ? Et comment optimiser l’utilisation de ces outils pour répondre aux exigences des audits énergétiques et des contrôles réglementaires ?

  • Caméra thermique FLIR T1020

    Caméra thermique FLIR T1020

    Images d’une netteté incroyable, températures d’une grande fiabilité, flexibilité optimale : cette caméra thermique FLIR T1020 est le résultat le plus abouti de cinq décennies de spécialisation dans le domaine de l’infrarouge.

      • Le détecteur 1024 x 768 offre la meilleure résolution de toutes les caméras portatives FLIR
      • Sensibilité thermique exceptionnelle inférieure à 0,02 °C à +30°C
      • La super résolution UltraMax™ vient quadrupler le nombre de pixels pour atteindre jusqu’à 3,1 mégapixels
      • Mode autofocus continu
      • Technologie MSX®
      • Enregistrement de vidéos radiométriques

    Pur plus d’informations sur la caméra thermique FLIR T1020, cliquez ici

  • Caméra thermique FLUKE TI450

    Caméra thermique FLUKE TI450

    Les caractéristiques de la caméra thermique FLUKE TI450

    – Nouvelle fonction MultiSharp™ auto focus : mise au point automatique multiplans.
    – Fonction LaserSharp™ auto focus : mise au point automatique à l’aide d’une mesure laser.
    – Matrice 320 x 240 pixels.
    – Mode SuperResolution permettant une résolution de 640×480 pixels.
    – Zoom numérique 2x et 4x.
    – Détection rapides des problèmes grâce à la technologie brevetée Fluke IR-Fusion® et son mode AutoBlend™.
    – Transfert sans fil des images vers votre PC, iPhone® ou iPad® Apple®.
    – Capture de jusqu’à 11 mesures supplémentaires avec le système sans fil Fluke Connect.
    – Interface à une seule main facile à utiliser.
    – Écran tactile capacitif de haute résolution (640 x 480 pixels).
    – Sorties vidéo (USB et HDMI) vers PC ou vers un moniteur haute définition
    – Enregistrement vocal d’annotations.
    – Objectifs interchangeables (en option).
    – Batteries rechargeables et remplaçables avec afficheur de charge.
    – Mesures haute température jusqu’à 1 200 °C.
    – Caméra numérique de 5 mégapixels.
    – Logiciel SmartView® et application SmartView Mobile inclus pour l’analyse et la création de rapports.

    Pour plus d’informations sur la caméra thermique FLUKE TI450, cliquez ici

  • Formations professionnelles pour les thermiciens

    Formations professionnelles pour les thermiciens

    Les métiers d’avenir pour les thermiciens

  • Caméra thermique FLUKE TiS45

    Caméra thermique FLUKE TiS45

    Caméra thermique focus manuel, 160×120 pixels, 3.9mrad, 0.09°C, +350°C, Fluke Connect, IR-Fusion (suite…)

  • FLIR C2, toute la puissance de la thermographie dans votre poche

    FLIR C2, toute la puissance de la thermographie dans votre poche

    La FLIR C2 est la première caméra thermique de poche au monde aussi complète, et spécialement conçue pour les applications de construction. (suite…)

  • 1ere caméra thermique de poche FLIR C2

    1ere caméra thermique de poche FLIR C2

    Enfin une caméra thermique que vous aurez toujours sur vous !

    • Portable au format de poche
    • Ecran tactile 3 pouces intuitif et brillant
    • Images thermiques améliorées MSX
    • Champ de vision large
    • Enregistrez, ajustez et analysez les images thermiques (4800 pixels) grâce aux outils Flir Tools
    • Seulement 699€ HT

    Résumé :

    Parce que vous ne saurez jamais à l’avance si vous allez en avoir besoin, Flir a créé pour vous la première caméra thermique de poche à emmener partout !

  • 1ere caméra thermique de poche FLIR C2

    Enfin une caméra thermique que vous aurez toujours sur vous !

    • Portable au format de poche
    • Ecran tactile 3 pouces intuitif et brillant
    • Images thermiques améliorées MSX
    • Champ de vision large
    • Enregistrez, ajustez et analysez les images thermiques (4800 pixels) grâce aux outils Flir Tools
    • Seulement 699€ HT

    Résumé :

    Parce que vous ne saurez jamais à l’avance si vous allez en avoir besoin, Flir a créé pour vous la première caméra thermique de poche à emmener partout !

  • Isolation thermique par l’extérieur (2)

    Isolation thermique par l’extérieur (2)

    Le premier article sur la thermographie en contrôle d’isolation thermique par l’extérieur ITE indiquait que, du point de vue de la performance énergétique, 3 problèmes principaux apparaissaient habituellement, qui peuvent être mis en évidence par thermographie et qui devraient servir à améliorer la qualité de ces réalisations. Voyons ici un de ces points, les articles prochains traiteront des suivants.

    Le soubassement de la maison ou le sous-sol

    Il est d’usage que l’isolation thermique par l’extérieur ITE ne soit installée que sur les parois des pièces chauffées : elle s’arrête donc au niveau de la dalle de plancher bas, ou à peine en dessous. Une société spécialisée en ITE me dit avec fierté que, eux au moins, descendent à 8 cm en dessous du niveau du plancher bas. Quelle gloire ! Alors qu’il faudrait isoler les parois sur une hauteur de l’ordre de 80 cm au dessous du plancher bas : il est encore meilleur d’isoler l’ensemble des parois jusqu’en dessous du niveau du sol, mais n’en demandons quand même pas trop.

    Pourquoi faut-il isoler plus bas que le niveau du plancher bas ?

    L’about de dalle du plancher bas représente habituellement un pont thermique (ce qui dépend des conductivités comparées du béton de la dalle et du matériau des parois verticales) : l’opération d’ITE ne peut prendre pleinement son efficacité que si ce pont thermique est supprimé – côté extérieur – par un large recouvrement dont la dimension se calcule au moyen d’un logiciel de simulation numérique. Côté intérieur, le pont thermique reste présent et contribue à l’échauffement du sous-sol.

    La paroi verticale étant isolée au dessus du niveau du plancher bas, elle est presque à la température de l’intérieur des pièces chauffées : par conduction, la chaleur descend dans la paroi, en dessous du niveau du plancher bas, et d’autant plus bas que l’isolation descend également. Selon le type de maçonnerie, il faut donc isoler sur une hauteur telle que la paroi soit devenue suffisamment froide en limite de cette isolation, ce qui peut représenter 80 cm pour du béton plein. Et même davantage si le sous-sol est chauffé : c’est alors qu’il faut isoler jusqu’en dessous du niveau du plancher du sous-sol !

    Mais, un sous-sol sensé être « non chauffé » peut être partiellement chauffé par le plancher bas si celui-ci n’est pas isolé ; c’est pourquoi une isolation du dessous du plancher bas est tout indiquée si l’on veut disposer de pièces au sous-sol qui jouent le rôle de caves à basse température. Dans ce cas, il faudra isoler les parois verticales des caves côté intérieur et vérifier que l’inertie attendue pour une cave reste satisfaisante.

    Figure 1 – Réalisation insuffisante de l’isolation thermique par l’extérieur ITE.

     

    isolation thermique par l’extérieur rénovation énergétique

     

    Pour en savoir plus

    Rendez-vous sur les sites internet de référence :

    http://institut-thermographie.net

    http://wiki-thermographie.net

    http://forum-thermographie.net

  • Les drones et la thermographie aérienne

    La mise en oeuvre de drones, ou petits engins volants télécommandés, favorise une thermographie aérienne de meilleure pertinence que lors des vastes campagnes de masse. En principe du moins. En effet, le but d’une campagne de thermographie, qu’elle soit réalisée depuis un vecteur aérien (avion, hélicoptère, ballon captif ou drone) ou depuis le sol, caméra au poignet ou dans un véhicule terrestre, est de fournir des thermographies exploitables, donc obtenues dans des conditions aptes à mettre en évidence la performance énergétique de l’enveloppe des bâtiments observés.

    Quoiqu’en dise certain intervenant en thermographie aérienne, cette technique ne concerne utilement que les toitures des bâtiments – elle n’atteint pas les façades de façon licite. Or, dans les conditions où la thermographie ne nous induit pas en erreur d’interprétation, les déperditions radiatives, qui sont les seules déperditions que la thermographie puisse cartographier et quantifier sans une batterie d’hypothèses simplificatrices supprimant la pertinence des relevés, sont très généralement nettement plus faibles en toiture qu’en paroi verticale. Le fameux schéma de l’ADEME n’est pas pour autant en défaut, il indique que la toiture d’un pavillon, d’un seul niveau et non isolé, représente 25 à 30 % des déperditions de la maison, mais il s’agit là de la somme des déperditions radiatives et convectives, ces secondes sont prédominantes et ne sont pas vues par la caméra thermique.

    Avantage du drone

    La thermographie aérienne sera donc moins délimitée si elle porte davantage sur les façades. Ce que permet mieux le drone, pour le fait qu’il opère à faible distance, qu’il est orientable à loisir. La contrepartie d’une durée plus longue d’intervention est aussi un coût nettement plus faible du vecteur et de son pilotage. Par contre, si l’intervenant n’a pas la formation adéquate, intervenir sur un temps plus long peut déboucher sur un instant d’intervention incorrect, provoquant des inversions d’interprétation. Ceci concerne toute la thermographie, quelle que soit la façon de la mener.

    Défaut de formation = mauvais instant et impertinence de l’interprétation

    En visionnant le film http://www.youtube.com/watch?v=GBTHOqGBRM8, nous restons tout d’abord perplexe devant le fait d’utiliser une palette de couleurs inexpressive (palette « fer » dont nous disons qu’elle est réservée aux amateurs) et de placer la caméra en cadrage thermique automatique, ce qui n’est pas adapté au besoin de comparaison aisée ultérieure. Néanmoins, nous ne savons pas comment sont stockés les fichiers-image ou s’il s’agit d’une simple observation avec enregistrement vidéo comme sur un magnétoscope numérique, sans possibilité de modifier ensuite ce cadrage thermique.

    Les prises de vue thermographiques ont été faites par météo inversée : nous sommes là en cours d’échange inverse entre les maisons et leur environnement radiatif et convectif. Néanmoins, il semble que la température ambiante extérieure soit plus faible que les températures des maisons – on relève la température ambiante sur la végétation avec laquelle l’air est en échange convectif davantage qu’en échange radiatif. Les toitures chauffent donc par échange avec un environnement radiatif plus chaud qu’elles mêmes : ainsi, nous sommes en pleine journée, soit en présence de soleil, soit avec un soleil voilé derrière les nuages. Nous ne pensons pas que les intervenants aient l’idée de thermographier en présence de soleil – (sauf s’il s’agissait d’une vidéo de simple démonstration, donc sans intérêt autre que commercial), mais, comme ils ne sont pas formés à la thermographie – c’est du moins ce que nous dit cette vidéo – ils peuvent penser que le soleil voilé ne joue pas sur les images thermiques. Bien au contraire, il agit en douce en échauffant les toitures, préférentiellement du côté du soleil, de façon moindre du côté opposé par diffusion sur le ciel ou sur la matière du sol et de l’horizon à l’arrière des bâtiments. Dans ce cas, si le thermographe regarde les nuages avec sa caméra et dans la direction où se trouve le soleil voilé, il ne constatera pas la présence de la source de chaleur, puisque celle-ci se situe dans une partie du spectre de rayonnement que ne voit pas sa caméra thermique (spectre visible jusqu’à 2,7 µm). Il se peut aussi que le soleil ne soit plus là depuis une heure ou deux et que ce que l’on observe sur les images soit la phase de refroidissement des toitures.

    Conclusion

    Cette vidéo n’a d’autre intérêt que de montrer ce qu’il ne faut pas faire.

    Manipuler des drones est un savoir-faire spécifique intéressant pour les campagnes localisées de thermographie aérienne de proximité. Cet usage doit impérativement s’accompagner d’une formation sérieuse.

    Pour en savoir plus

    Consulter l’ouvrage « Thermographie du bâtiment » de Dominique PAJANI. Eyrolles. http://www.eyrolles.com/BTP/Livre/la-thermographie-du-batiment-9782212133912.

    Résumé :

    Parcourez les sites internet de référence :

    http://institut-thermographie.net

    http://wiki-thermographie.net

  • Rapport de thermographie ? Ce qu’il ne faut pas faire

    Rapport de thermographie ? Ce qu’il ne faut pas faire

    Trop nombreux sont les amateurs de la thermographie qui sabotent la branche sur laquelle ils sont indûment montés, sans formation et sans compétence. Les donneurs d’ordre s’éloignent alors de cette technique qui n’est puissante que dans les mains expertes : personnes formées et, si possible, certifiées thermographes du bâtiment (… Cofrac). Nous discutons ici un document d’un rapport d’intervention qui, sans l’appliquer, se réclame de la norme applicative NF EN 13187. 

    Il conclut qu’il n’y a pas de problème d’isolation sur cet immeuble – conclusion qui dénonce une incapacité d’analyse et de décision – mais il aurait aussi bien pu indiquer un nombre incalculable de problèmes inexistants, ce qui constitue un autre style de rapport inconsistant.

    Absence de maîtrise du cadrage thermique de la caméra

    Outre le fait qu’il adopte une palette (palette « fer » ou « iron ») inexploitable dans ce genre de vue d’ensemble, le thermogramme de la figure présente un mauvais cadrage thermique [- 40°C ; + 22,3°C], valeurs sans intérêt et manifestant l’emploi de l’automatisme de cadrage thermique (mode Auto), mode incorrect en thermographie du bâtiment, surtout en extérieur ou en présence de corps de chauffe en intérieur. Le cadrage se bloque à – 40°C en présence du ciel froid à l’arrière plan ; il se cale à +22,3 °Cen présence d’une fenêtre ouverte. L’opérateur aurait dû employer le cadrage thermique manuel (ou corriger ce cadrage dans le rapport) et centrer son intérêt sur le sujet à traiter : l’observation des éventuelles irrégularités thermiques de l’enveloppe du bâtiment et l’identification des défauts. Le Delta T maximum intéressant ne dépasse guère5°C.

    Figure – Exemple de thermographie incorrecte dans un rapport de thermographie

    thermographie infrarouge rénovation énergétique

    De plus, la photographie (prise au même instant avec l’appareil-photo de la caméra elle-même) n’est pas à la même échelle dimensionnelle, ce qui rend l’interprétation moins aisée puisqu’on ne dispose que d’un timbre-poste. Il est donc favorable de représenter les photographie et thermographie de la même scène, à la même échelle et à la même dimension.

    Présence de soleil et phase croissante de température extérieure

    Il est presque toujours « interdit » de thermographier en présence de soleil et en phase de température croissante de température extérieure. L’ »interdiction » résulte du fait que les irrégularités thermiques qui sont recherchées doivent être générées par le chauffage intérieur et non par le chauffage extérieur transitoire dont les effets sur les structures dépendent des différentes inerties.

    Voilà qui dénonce à nouveau que ce thermographe n’a pas suivi de formation ou pas de formation sérieuse. Et il ne semble pas dérangé par le soleil, indiquant alors les « reflets ». Rappelons que le soleil éclaire – et donc échauffe – les parois à l’ombre, par diffusion des rayonnements, sur le sol, le ciel et les autres bâtiments !

    D’autres thermogrammes du rapport explicitent clairement que la température extérieure est en phase croissante ; ici seule l’heure nous l’indique. 10 h du matin est, presque tous les jours, une heure de thermographie « suspecte » provoquant des élévations de température sans relation avec la performance énergétique du bâti. Voir à ce sujet l’article « Thermographie : l’inertie thermique – l’erreur classique de la toiture chaude » (http://www.inforenovateur.com/document/lire/410/thermographie-linertie-thermique-lerreur-classique-de-la-toiture-chaude).

    Conclusion 

    Nous n’analyserons pas ici s’il apparaît des absences d’isolation sur cet immeuble neuf. Certains éléments nous conduisent à cette conclusion, vers laquelle n’est pas allé ce thermographe amateur. Son rapport n’avance pas la prétention d’une formation, mais elle affiche la date d’étalonnage de la caméra ainsi que le numéro de son assurance RC ! Deux choses qui ne servent à rien dans les mains inexpertes. Les donneurs d’ordre gagneront donc à se concentrer sur l’essentiel : l’intervenant est-il certifié thermographe du bâtiment dans une démarche contrôlée par le COFRAC ? Ce sera un minimum, bien que non une garantie.

    Pour en savoir plus

    Liste des certifiés thermographes du bâtiment dans une démarche certifiée par le Cofrac : www.institut-thermographie.net ou www.abcidia-certification.fr.