Catégorie : Câbles et tableaux

Dans un secteur où la sécurité, la performance et la conformité sont non négociables, le choix des câbles et la conception des tableaux électriques restent des étapes critiques pour tout électricien. Qu’il s’agisse de renouveler une installation vétuste, d’optimiser un réseau pour des bâtiments tertiaires, ou de répondre aux normes NFC 15-100 et RE 2020, chaque détail compte.

  • HellermannTyton – SpotClip-III

     

    HellermannTyton, spécialiste des systèmes et composants de câblage, vient de concevoir le SpotClip-III, un nouveau support protecteur pour spots encastrables en faux plafonds, destiné exclusivement aux installations d’éclairage dans le tertiaire.

    Fruit d’une année de collaboration entre HellermannTyton et Epsilon+ en matières de Recherche & Développement et conception, ce nouveau venu dans la famille SpotClip est doté d’une hauteur de 117 mm et autorise un entraxe allant jusqu’à 150 mm de diamètre. Le SpotClip-III permet aux professionnels de disposer d’une solution pour l’encastrement des spots, fiable et rapide, compatible avec tout type d’isolation en rouleau de classe M0.

    Retrouvez l’ensemble de l’information Presse en cliquant ici

  • Gaine de protection THA

    Les profilés de protection pour bords de tôle EdgeGuard offrent une solution idéale pour protéger les câbles et les faisceaux lors de leur passage au travers d’une paroi ou d’un panneau à angles vifs.

     

    Principales caractéristiques :
    • Très flexible
    • Facile à mettre en œuvre par simple pression du doigt
    • Temps d’installation très court, grâce à sa mise en œuvre rapide
    • Finition propre grâce à un adhésif totalement transparent

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    Téléchargez la documentation au format PDF en cliquant ici

  • Le tableau de répartition optimisée avec les coffrets programme Drivia TM

    Avec les coffrets programme Drivia, Legrand signe le tableau électrique haute définition pour un habitat nouvelle génération. (suite…)

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA, pour une protection optimale

    Les dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) protègent les personnes contre les contacts indirects avec des masses en défaut. L’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA constitue également une mesure de protection complémentaire contre les contacts directs, en cas de défaillance des autres mesures de protection ou en cas d’imprudence des usagers.

    Protection des personnes contre les courants indirects

    En schéma TT (cas fréquent en locaux d’habitation) et en courant alternatif, la norme NF C 15-100 impose de respecter la condition : Ra x IΔn < 50 V où Ra = résistance de la prise de terre des masses (ohms) et IΔn = sensibilité du dispositif différentiel (mA).

    Ainsi, avec un DDR de sensibilité 500 mA, la valeur maximale de résistance de la prise de terre est 100 ohms.

    Selon cette équation, la mise en œuvre des dispositifs différentiels à haute sensibilité (30 mA) intervient pour des valeurs de résistance de prise de terre supérieures à 500 ohms (voir tableau).

    Important : la présence d’un dispositif différentiel, quelle que soit sa sensibilité, ne dispense pas de la réalisation d’une installation de mise à la terre selon les règles de la norme NF C 15-100.

    Les DDR à haute sensibilité protègent également les personnes contre les contacts indirects dans les cas de masses en défaut :

      • qui ne peuvent être reliées à la terre ou dont la liaison à la terre est incertaine (mauvais contact, desserrage de connexion, rupture de conducteur de protection, etc.) ;
      • dont la résistance de la prise de terre présente une valeur élevée qu’il est économiquement ou techniquement difficile d’améliorer.

    Trois types de DDR selon la nature du courant de défaut

    Il existe différents types de DDR permettant de répondre aux différents besoins de protection et de continuité de service.

    Selon le type de matériels mis en œuvre dans l’installation, la nature des courants de défaut à la terre peut être différente. Pour assurer la protection dans ces conditions, on utilise donc des DDR, soit de type AC, soit de type A, soit de type B.

    Une protection complémentaire contre les contacts directs

     Les dispositifs différentiels à haute sensibilité assurent une protection complémentaire contre les contacts directs (contact accidentel d’une personne avec un conducteur normalement sous tension), notamment en cas :

    • de défaillance des autres mesures de protection ;
    • d’imprudence des usagers, par exemple en cas de contact avec un câble mal isolé ou lorsqu’un enfant introduit une tige métallique dans une prise de courant.

    Pour en savoir plus :

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA, choix de l’appareil différentiel : interrupteur ou disjoncteur ?

    L’interrupteur différentiel remplit deux fonctions : une fonction manuelle de commande (mise en ou hors tension de la partie d’installation à l’origine de laquelle il est placé) ; et une fonction automatique de protection des personnes (déclenchement en cas de défaut d’isolement à la terre dans l’installation ou dans un appareil d’utilisation, ainsi qu’en cas de contacts directs pour les interrupteurs différentiels 30 mA).

    Le disjoncteur différentiel remplit, en plus des fonctions de l’interrupteur différentiel, celle de protection contre les surintensités (surcharges et courts-circuits).

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    Exemple de disjoncteur différentiel 16 A courbe c à haute sensibilité (30 mA) de type AC. Source : Hager.

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    Exemple d’interrupteur différentiel bipolaire 40 A à haute sensibilité (30 mA) de type AC. Source : Legrand.

     

     


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    Un déclenchement instantané

    Les DDRHS 30 mA se déclenchent instantanément, dès l’apparition d’un courant de défaut. Leur temps maximal de déclenchement est de 40 ms pour un courant de défaut au moins égal à cinq fois leur sensibilité.

    Or, le courant de fuite d’un appareil de classe I est en état normal de 0,5 mA à 1 mA par kW, mais peut atteindre 3,5 mA par kW après vieillissement.

    Des dispositions sont donc à prendre pour éviter qu’un dispositif différentiel à haute sensibilité ne fonctionne de façon intempestive, même en l’absence de défaut d’isolation. Ces dispositions sont les suivantes :

    • limiter le nombre de socles de prise de courant protégés par un même dispositif différentiel ;
    • utiliser des appareils de classe II ;
    • alimenter individuellement chaque socle de prise de courant par l’intermédiaire d’un transformateur de séparation des circuits.

    Pour protéger les circuits où une continuité de l’alimentation est souhaitable (par exemple, un congélateur), il existe des DDR à immunité renforcée : ils limitent le risque de déclenchement intempestif dû aux perturbations électromagnétiques conduites par le réseau ou générées par certains récepteurs (micro-informatiques, ballasts électroniques, électronique de puissance…).

    Notion de sélectivité

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    Une sélectivité entre DDR disposés en série à différents niveaux de la distribution est nécessaire de façon à n’éliminer, en cas de défaut d’isolement, que la partie d’installation où se trouve ce défaut. En local d’habitation, une sélectivité à deux niveaux est le plus souvent mise en œuvre entre le disjoncteur de branchement différentiel de type S (sélectif) et les différents DDR 30 mA disposés en aval.

     

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    Pour en savoir plus :

     

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA – Exemple d’emploi des DDRHS 30 mA

    Les dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) protègent les personnes contre les contacts indirects avec des masses en défaut. Voyons maintenant quelques exemples d’emploi de ces dispositifs différentiels : dans le neuf, dans l’existant, en extérieur…

    Dans les établissements soumis au code du travail

    Le décret du 14 novembre 1988 impose notamment l’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité pour la protection :

    • des circuits alimentant des prises de courant ;
    • les installations dont les conditions d’utilisation sont sévères (chantiers, installations foraines, caravanes…).

    Concernant l’habitat neuf

    Les DDR 30mA ont été introduits par l’édition de mai 1991 de la norme NF C 15-100. À l’époque, leur emploi était imposé uniquement sur les circuits de la salle de bains et des prises de courant. L’édition 2002 de la norme a généralisé les 30 mA à tous les circuits, avec un quantitatif qui dépend de la superficie du logement. Par conséquent, dans les locaux d’habitation neufs actuels, tous les circuits sont protégés par des DDRHS 30 mA.

    Dans l’habitat existant

    Le recours, à titre compensatoire, à la protection par dispositif différentiel à haute sensibilité (30 mA) permet d’apporter, à moindre coût, une sécurité acceptable, en l’absence de continuité des circuits de mise à la terre. Pour autant, ce recours ne doit être que temporaire, dans l’attente de la mise à la terre effective des circuits concernés.

    Sélectivité des protections différentielles

    Pour plus de confort d’utilisation, il est recommandé d’installer d’autres dispositifs différentiels 30 mA, notamment lorsque certains matériels peuvent être la cause de déclenchements intempestifs dus à l’eau : circuits alimentant le lave-linge, le lave-vaisselle… Il est recommandé de les protéger par des dispositifs différentiels 30 mA dédiés. Ainsi, en cas de défaut d’isolement sur ces circuits, les autres parties de l’installation continuent de fonctionner normalement. Pour mémoire, les circuits alimentant des appareils situés à l’extérieur et non attenants au bâtiment doivent être protégés par un dispositif différentiel 30 mA spécifique.

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    (1) Peut être également de type A. Il assure toutes les fonctions du type AC et peut donc le remplacer avantageusement.

    (2) Le type A doit protéger notamment les circuits spécialisés de la plaque de cuisson ou de la cuisinière et du lave-linge. Le choix du type A pour la protection de ces circuits trouve son origine dans la technologie des matériels qu’ils alimentent. Effectivement, en cas de défaut, ils peuvent produire des courants comportant des composantes continues. Ces appareils de type A sont conçus pour détecter ses courants. En conséquence, ils assurent la protection contre les défauts sur ces matériels.

    (3) Un des interrupteurs différentiels 40 A doit être remplacé par un interrupteur différentiel 63 A lorsque la puissance de chauffage électrique est > 8 kVA.

    Concernant les installations électriques des espaces extérieurs

    La nouvelle norme NF C 17- 200 (entrée en vigueur le 20 septembre 2007) impose que chaque mobilier urbain et chaque édicule de la voie publique, qu’ils soient de classe I ou de classe II, soient protégés individuellement par DDR à haute sensibilité (30 mA). Pour mémoire, des exemples de mobilier urbain sont les cabines téléphoniques, les abribus, les horodateurs ou encore les panneaux publicitaires. Les édicules de la voie publique sont les constructions fixes telles que les toilettes publiques ou les kiosques. La protection par DDR 30 mA de ces équipements s’explique, d’une part par la résistance fréquemment élevée de leur prise de terre, d’autre part par la défaillance occasionnelle des mesures classiques de protection, en cas d’imprudence des usagers ou de vandalisme.

    Attention à ne pas surcharger un interrupteur différentiel

    De façon générale, selon la norme NF C 15-100, lorsqu’un interrupteur différentiel est mis en œuvre en amont de plusieurs circuits, son courant assigné doit être :

    • soit supérieur ou égal à la somme des courants assignés des dispositifs de protection placés en aval ou au courant d’emploi calculé par le concepteur ;
    • soit supérieur ou égal au courant assigné du dispositif de protection situé directement en amont. En pratique, on veillera donc à répartir les circuits de manière à équilibrer les charges.

    Lorsque au moins 3 circuits spécialisés d’appareils électroménagers de forte puissance sont protégés par un même DDR 30 mA (par exemple, des plaques de cuisson, un lave-linge et un lave-vaisselle sous un même DDR 30 mA de type A), il est recommandé que le calibre de ce DDR soit au minimum de 63 A.

    Pour en savoir plus :

     

  • Installation à basse tension : mise en œuvre des canalisations et des connexions – Règle d’incorporation des canalisations dans les éléments de construction

    Le guide comporte à ce sujet une annexe informative très détaillée sur la base de tableaux et de schémas. De nombreuses précisions sont données quant aux emplacements et aux dimensions des saignées. Il est fait référence à plusieurs reprises aux DTU (documents techniques unifiés) appropriés.

    Il est interdit de pratiquer des saignées dans les éléments de gros œuvre porteurs (poteaux, poutres, éléments précontraints, planchers…), à l’exception toutefois des murs porteurs en éléments de maçonnerie. Pour les éléments de gros œuvre non pris en compte dans la stabilité du bâtiment (murs non porteurs, cloisons, gaines techniques), les canalisations peuvent être noyées ou encastrées dans une saignée après réalisation de l’ouvrage.

    Cas des murs porteurs en béton : l’incorporation de canalisations, gaines, fourreaux dans un mur en béton lors de sa construction doit satisfaire aux spécifications suivantes :

    • être situés entre les nappes d’armature (lorsqu’elles existent) de chacune des deux faces ;
    • permettre un enrobage par le béton au moins égal au diamètre de la plus grosse gaine, avec un minimum de 4 cm ;
    • au droit des croisements ou empilages localisés, ne pas occuper plus de la demi-épaisseur et permettre un bétonnage correct des zones de concentration ponctuelle de gaines au voisinage des raccordements dans les boîtiers.

    Cas des murs porteurs en éléments de maçonnerie: de façon générale, saignées et réservations ne doivent pas dégrader la résistance du mur, ni son étanchéité lorsqu’il s’agit de murs donnant sur l’extérieur. Les tableaux A.2 et A.3 du guide donnent les tailles maximales, admises sans calcul, des saignées et réservations dans le cas de murs porteurs réalisés en éléments de maçonnerie (voir encadré ci-dessous).

    Saignées verticales et horizontales

    Concernant les murs porteurs en éléments de maçonnerie, pour les saignées réalisées après construction, deux cas sont considérés :

    • Saignées verticales : une saignée verticale de profondeur maximale 30 mm et de largeur maximale 100 mm est admise sans limitation de   hauteur. Des saignées verticales qui ne s’étendent pas sur plus d’un   tiers de la hauteur d’étage au-dessus du niveau du plancher peuvent avoir une profondeur jusqu’à 80 mm et une largeur jusqu’à 120 mm si l’épaisseur du mur est de 225 mm ou plus. Le tableau A.2 précise la taille des saignées et des réservations verticales en maçonnerie, admises sans calcul.
    • Saignées horizontales et parallèles aux arêtes des parois : lorsqu’il n’est pas possible de les éviter, il convient de localiser les saignées sur 1/8 de la hauteur d’étage du mur, au-dessus ou au-dessous du niveau   du plancher, et la profondeur totale, y compris celle d’un trou atteint lors   de l’exécution de la saignée, est généralement inférieure à la taille maximale indiquée au tableau A.3 du guide.

    saignées sécurité électrique

    Exemples de saignées verticales et horizontales dans les murs non porteurs en éléments de maçonnerie, cloisons de distribution et doublages. Sont interdites : les saignées obliques, deux saignées verticales sur un même axe ou deux saignées horizontales sur les deux faces d’une même cloison.

     

     

    Cas des murs non porteurs : la pose, lors de la construction, de canalisations électriques n’est autorisée que pour des cloisons constituées de briques à 1, 2 ou 3 alvéoles dans le sens de l’épaisseur, quelle que soit cette épaisseur, et seulement pour des parcours horizontaux. Les canalisations doivent être exclusivement logées dans les vides longitudinaux constitués par les alvéoles en prolongement les uns des autres. Concernant la pose dans une saignée faite après construction, plusieurs nouveautés apparaissent :

    • en tracé horizontal, la saignée ne peut être exécutée que sur une longueur de 0,50 m de part et d’autre de l’intersection de deux cloisons ou d’une cloison et d’un mur, et sur une longueur de 1 m de part et d’autre d’une saignée verticale ;
    • en tracé vertical, une saignée ne peut dépasser 1,30 m au-dessus du sol fini (1,20 m dans l’ancien guide). Dans une même cloison, la distance horizontale entre les axes de deux saignées verticales est d’au moins 1,60 m (1,50 m dans l’ancien guide) (voir figure 3). Le tableau A.4 du guide précise le diamètre maximal des conduits pouvant être noyés dans les cloisons non porteuses d’épaisseur finie inférieure ou égale à 120 mm.

    Les espaces entre plaques de parements en plâtre ou autres matériaux composites sont des vides de construction. Seul ce mode de pose est autorisé dans ce cas. Il est interdit de perforer les montants.

     

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    Cas des planchers (béton, dalles pleines confectionnées à partir de prédalles préfabriquées et de béton coulé en œuvre, préfabriqués à dalles alvéolées, à poutrelles-hourdis avec table de compression) : l’incorporation de canalisations, gaines, fourreaux dans un plancher en béton lors de sa construction doit satisfaire les spécifications suivantes :

    • être situés entre les nappes d’armature (lorsqu’elles existent) de chacune des deux faces ; au droit des croisements ou empilages localisés, ne pas occuper plus de la demi-épaisseur et permettre un bétonnage correct des zones de concentration ponctuelle de gaines au voisinage des raccordements dans les boîtiers.
    • permettre un enrobage par le béton au moins égal au diamètre de la plus grosse gaine, avec un minimum de 4 cm ;

    Cas du dallage en béton coulé en place : dans le cas où les canalisations sont placées sous le dallage avant sa construction, la distance entre leur génératrice supérieure et la sous-face du dallage doit être au moins égale à leur diamètre majoré de 50 mm. Dans le cas où les canalisations sont incorporées dans le dallage lors de sa construction :

    • leur diamètre ne doit pas excéder 1/5 de l’épaisseur du dallage dans la zone considérée;
    • leur enrobage en partie supérieure doit au minimum être de deux fois leur diamètre, sans être inférieur à 50 mm. Rappelons que les câbles chauffants ne peuvent être incorporés que dans les dallages exécutés en béton armé.
  • Mise à la terre des immeubles existants : la prise de terre

    La sécurité des personnes contre les chocs électriques repose sur l’association d’une protection principale (contre les contacts directs) et d’une protection complémentaire en cas de défaut (contre les contacts indirects).

    Cette dernière est elle-même assurée par l’association d’une installation de mise à la terre et d’une protection par coupure automatique de l’alimentation (protection différentielle dans le cas notamment d’une installation électrique alimentée par le réseau de distribution publique à basse tension).

    Pour les immeubles collectifs d’habitation, l’installation de mise à la terre du logement comprend :

    • la dérivation individuelle de terre qui relie la barre de terre du tableau de répartition au conducteur principal de protection collectif ;
    • des conducteurs de protection des circuits ;
    • la liaison équipotentielle locale dans la salle d’eau, voire dans la cuisine.

    Il existe deux méthodes principales de réalisation d’une prise de terre.

    Les piquets verticaux

    La prise de terre est réalisée avec un ou plusieurs piquets enfoncés verticalement au-dessous du niveau permanent d’humidité à une profondeur minimale de 1,5 m. Les piquets peuvent être :

    • des tubes d’acier galvanisé de diamètre extérieur au moins égal à 25 mm ;
    • des profilés en acier galvanisé d’au moins 60 mm de côté ;
    • des barres d’au moins 15 mm de diamètre en cuivre ou en acier recouvert de cuivre.

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    Lorsque plusieurs piquets verticaux sont disposés pour améliorer la résistance de la prise de terre, la distance séparant deux piquets doit être au moins égale à deux fois la profondeur de chaque piquet.

     

    Remarque : c’est la solution la plus courante.

    Les conducteurs enfouis en fond de fouille horizontalement

    Disposés de deux manières :

    • en boucle en fond de fouille (remarque : cette solution est rarement possible en habitat existant sauf en cas d’extension) ;
    • en tranchée horizontale réalisée, par exemple, à l’occasion de l’alimentation du local : les conducteurs sont alors enterrés à environ 1 m de profondeur et au moins à 60 cm ; ne pas remplir la tranchée avec des cailloux ou du mâchefer, mais plutôt avec de la terre pour améliorer la conductivité du terrain.

    Schéma de principe de la prise de terre

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    Les conducteurs sont d’une section minimale de 25 mm² pour du cuivre nu et de 95 mm² pour de l’acier galvanisé.

     

    Comment mesurer la prise de terre dans un immeuble collectif ?

    Tout installateur doit mesurer la résistance de prise de terre avec un ohmmètre de terre; capable de réaliser des mesures de faible ou de très faible valeur sans être perturbé par la présence dans le sol de nombreux courants telluriques; (remarque : la mesure avec un contrôleur universel n’est pas valable).

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    * Résistance de prises de terre (en ohms)

     

    À quel endroit réaliser la prise de terre ?

    La résistance de la prise de terre dépend de la forme et des dimensions de la prise de terre mais aussi de la nature du terrain. Le gel et la sécheresse, qui peuvent se faire sentir à plus de 2 m de profondeur, augmentent la résistance. Il faut donc établir la prise de terre dans des endroits abrités. Le lieu idéal est le sous-sol.

     

    Peut-on utiliser les canalisations d’eau, de gaz pour réaliser la prise de terre ?

    Il est strictement interdit d’utiliser des canalisations de distribution d’eau et, d’une façon générale, les canalisations métalliques enterrées comme prises de terre. De même, il est interdit d’utiliser les colonnes montantes d’eau métalliques comme conducteur principal de protection (colonne de terre) car la continuité électrique de telles canalisations n’est pas toujours assurée (par exemple, en cas d’intervention sur l’installation). Ne pas confondre le raccordement de ces canalisations avec la liaison équipotentielle principale ou locale.

  • Les caractéristiques techniques principales d’un dispositif différentiel DR

     

    Quatre caractéristiques définissent un dispositif à courant différentiel résiduel (DDR). Quels sont-ils ?

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    • Son courant assigné In

    Indiqué en A, il doit être au moins égal au courant d’emploi du circuit dans lequel il est installé.

    • Sa sensibilité I?n (ou courant assigné de déclenchement différentiel)

    Généralement indiquée en mA, c’est la plus faible valeur de courant de défaut à la terre qui doit faire fonctionner le dispositif différentiel de façon automatique.

    Rappelons également qu’un dispositif différentiel ne doit pas se déclencher tant que le courant de défaut In est inférieur à (IΔn)/2.

    • Son temps de déclenchement

    Les DDR usuels sont instantanés. Ils se déclenchent dès l’apparition d’un courant de défaut. Leur temps maximal de déclenchement est de 40 ms pour un courant de défaut au moins égal à cinq fois leur sensibilité.

    Afin d’assurer une certaine sélectivité au sein des installations, il existe des DDR retardés. Ainsi, en présence d’un courant de défaut susceptible de provoquer son ouverture, un DDR de type S ne réagit pas pendant au moins 40 ms. Cependant, pour garantir la protection des personnes contre les contacts indirects, son temps de déclenchement est au maximum de 150 ms pour un courant de défaut à la terre au moins égal à cinq fois sa sensibilité. Ces DDR de type S n’existent pas en haute sensibilité (30 mA).

    Parmi les DDR à déclenchement instantané, les DDR à immunité renforcée limitent le risque de déclenchement intempestif dû aux perturbations électromagnétiques conduites par le réseau ou générées par certains récepteurs (micro-informatique, ballasts électroniques, électronique de puissance).

    Ils servent habituellement à protéger des circuits où la continuité d’alimentation est souhaitable (par exemple, un congélateur).

    En raison de leur temps de non-réponse, les DDR retardés de type S présentent également un très haut niveau d’immunité contre les déclenchements indésirables. Les courants transitoires à la terre n’étant pas détectés par ces DDR, ils peuvent donc notamment être installés en amont des parafoudres.

    • La nature du courant de défaut

    Le modèle le plus courant est le DDR de type « AC ». Il protège l’installation contre les courants de défaut alternatifs sinusoïdaux. Lorsque des matériels électriques de classe I, installés en aval d’un DDR, sont susceptibles de produire des courants de défaut à composante continue (équipement à base d’électronique de puissance, tel un lave-linge, ou une plaque de cuisson), le DDR doit impérativement être de type A. En effet, un DDR de type AC est incapable de détecter un tel courant de défaut.

    Quant aux DDR de type B, ils protègent en plus contre les courants de défaut continus lisses. Ils s’emploient principalement dans l’industrie, sur des installations triphasées comportant par exemple des variateurs de vitesse ou une alimentation sans interruption (ASI).

    À la recherche d’une sélectivité

    Dans des installations complexes comportant notamment plusieurs niveaux de distribution, une sélectivité entre les DDR mis en œuvre est souvent recherchée. Ainsi, en cas de défaut sur une partie de l’installation, les autres parties continuent de fonctionner normalement. Pour une sélectivité totale entre deux DDR en cascade, deux conditions doivent être simultanément remplies :

    • ampèremétrique : le courant différentiel assigné du dispositif amont doit être au moins le triple de celui du dispositif aval. Par exemple, un DDR de 100 mA en amont associé à un DDR de 30 mA en aval.

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    • chronométrique : le dispositif amont doit avoir un retard constant supérieur au temps de fonctionnement du dispositif aval. Par exemple, un DDR de type S en amont associé à un DDR instantané en aval.

    En pratique, la sélectivité peut être obtenue par l’installation en cascade de DDR garantis sélectifs entre eux par les constructeurs.

  • Protection différentielle : couplage d’une prise de terre et d’un dispositif différentiel de sensibilité appropriée

    La protection par coupure automatique de l’alimentation repose sur deux conditions : la constitution d’une boucle de défaut permettant la circulation d’un courant et la coupure automatique du courant de défaut par un dispositif de protection, dans un délai compatible avec la sécurité des personnes.

    La protection par coupure automatique de l’alimentation repose sur deux conditions :

    • La constitution d’une boucle de défaut permettant la circulation d’un courant¹. Cela nécessite la mise en œuvre de conducteurs de protection reliant les masses des matériels électriques, soit à une prise de terre (schéma des liaisons à la terre de type TT²; ou IT), soit au point neutre de l’alimentation (schéma TN).
    • La coupure automatique du courant de défaut par un dispositif de protection, dans un délai compatible avec la sécurité des personnes.

    Protection différentielle sécurité électrique

    En raison de sa facilité de mise en œuvre, le schéma TT est habituellement utilisé pour les locaux d’habitation dont l’installation électrique est alimentée depuis le réseau de distribution publique à basse tension.

    Conformément à la norme NF C 15-100, en schéma TT et en courant alternatif, la condition RA x IΔn < 50 V doit être réalisée :

    • RA : résistance de la prise de terre des masses ;
    • IΔn est de 500 mA (650 mA pour certaines installations anciennes).

    Lorsque ce disjoncteur de branchement n’est pas différentiel, cette fonction doit alors être assurée, pour l’ensemble de l’installation, par un ou plusieurs dispositifs différentiels placés en aval. Dans ce cas, la partie d’installation comprise entre le disjoncteur de branchement et ces DDR doit présenter un niveau de sécurité équivalent à celui de la classe II.

    Avec un IΔn égal à 500 mA, la résistance de la prise de terre des masses doit être au plus égale à 100 ohms. Si la qualité du sol ne permet pas d’obtenir une telle valeur, la sensibilité du différentiel devra être accrue (par exemple 100 mA pour une résistance maximale de prise de terre de 500 ohms). Dans tous les cas, la tension de contact n’excédera jamais 50 V. Pour des valeurs de résistance de prise de terre supérieures à 500 ohms, des dispositifs différentiels à haute sensibilité (30 mA) doivent être mis en œuvre, à titre de mesure compensatoire.

     

    ¹ : Le courant de fuite d’un appareil de classe I est en état normal de 0,5 mA à 1 mA par kW, mais peut atteindre 3,5 mA par kW après vieillissement. Des dispositions sont à prendre pour éviter le déclenchement intempestif d’un DDR du fait de ce courant de fuite normal et en l’absence de défaut d’isolement.

     

    ² : Schéma TT : le neutre du transformateur d’alimentation est directement relié à la terre ; les masses de l’installation sont reliées à une prise de terre séparée. Schéma TN : le neutre du transformateur d’alimentation est mis directement à la terre ; les masses de l’installation sont reliées au neutre.

    Schéma IT : le neutre n’est pas relié à la terre, ou bien l’est au travers d’une impédance élevée ; les masses de l’installation sont reliées à la terre.