Catégorie : Fibre optique

Avec l’explosion des besoins en très haut débit et la généralisation de la fibre optique dans les bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels, les électriciens sont de plus en plus sollicités pour des installations performantes et conformes.

 

Comment maîtriser les techniques de pose ? Quels sont les matériels et outils indispensables pour garantir une qualité de signal optimale et une intégration discrète dans les infrastructures existantes ? Et comment se former aux normes en vigueur pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des utilisateurs finaux ?

  • Déploiement de la Fibre optique : mobilisation en faveur de l’emploi, des compétences et des formations

    Déploiement de la Fibre optique : mobilisation en faveur de l’emploi, des compétences et des formations

    Les métiers de la fibre optique sont une véritable opportunité pour l’emploi en France, avec 22 000 personnes à mobiliser d’ici 2021, soit en moyenne 3 800 nouveaux entrants chaque année et plus de 1,5 million d’heures de formation, pour répondre à l’objectif du Plan France Très Haut Débit de déployer du très haut débit sur tout le territoire d’ici 2022.

    Dans le cadre de l’Engagement pour le Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) signé en novembre 2016, le Ministère du Travail, Objectif fibre, l’Agence du Numérique, ainsi que les branches (FFB, FNTP, UIMM, UNETEL-RST), les fédérations professionnelles (FFIE, FFTélécoms, FIEEC, InfraNum, SERCE), et les OPCA (Constructys, OPCAIM et OPCALIA) concernés, ont présenté hier les outils de communication développés dans le cadre de l’EDEC à l’attention des entreprises et des prescripteurs afin de satisfaire aux besoins en termes d’emploi, de compétences et de formations liés au déploiement de la fibre optique.

    A l’occasion de ce grand événement, le kit événementiel, le module de démonstration sur les métiers de la fibre, les fiches métiers et le futur site Internet d’Objectif fibre ont notamment été dévoilés. La table ronde a réuni les opérateurs économiques et les acteurs de l’emploi qui ont échangé sur les initiatives mises en œuvre dans les territoires. Ce colloque a également été l’occasion de faire un état d’avancement de plusieurs initiatives de la filière telles que les travaux d’Objectif Fibre relatifs aux plateaux techniques de formation ou encore le Pack fibre développé par Constructys.

    Tenu en présence de tous les acteurs publics et privés impliqués, ce colloque marque l’engagement de l’ensemble des parties prenantes au bénéfice de l’emploi et des compétences pour relever le défi du déploiement de la fibre optique dans nos territoires.

  • Couverture Très Haut Débit : forte progression au troisième trimestre 2018

    Couverture Très Haut Débit : forte progression au troisième trimestre 2018

    Les investissements des industriels du SYCABEL pour satisfaire les ambitions du Plan France Très Haut Débit portent leurs fruits. Le SYCABEL vient de publier son indicateur industriel pour le 3ème trimestre qui montre une accélération du rythme de déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH).

    La bonne exécution du Plan France Très Haut Débit est un enjeu stratégique pour tous les acteurs de la filière. Résolument mobilisés pour le déploiement rapide de la Fibre Optique, les membres du SYCABEL réitèrent leur engagement constant de fournir des produits hautement performants et fiables, afin que les opérateurs, les régions et les collectivités puissent offrir un service de qualité sur des réseaux pérennes.

    Au 3ème trimestre de 2018, l’indicateur industriel de déploiement du Très Haut Débit (THD) du SYCABEL enregistre une forte accélération avec un gain de plus de 23 points par rapport au trimestre précédent. Cette accélération se traduit par une augmentation de plus de 30 % en volumes de câbles mis sur le marché sur la même période.

    Ainsi, les investissements continus des industriels du SYCABEL portent-ils leurs fruits comme en témoigne cet indicateur de la profession au fil des trimestres depuis 2008. Cependant, la réussite du Plan France THD repose également sur la formation des installateurs aux métiers du déploiement de la Fibre Optique, garante de la qualité et de la pérennité des réseaux. A ce titre, le SYCABEL participe activement aux travaux de la plateforme Objectif Fibre qui s’implique dans la définition de profils et de programmes de formation adaptés, ainsi qu’au référencement de centres de formation sur tout le territoire.

    L’indicateur publié trimestriellement par le SYCABEL est réalisé à partir des données collectées auprès de ses adhérents qui représentent la grande majorité des fournisseurs de composants de réseaux optiques. Cet outil permet de suivre l’activité des industriels de la fibre optique en relation avec les ambitions de couverture du pays en Très Haut Débit.

  • La fibre optique, le nouveau marché des intégrateurs électriciens

    La fibre optique, le nouveau marché des intégrateurs électriciens

    Le plan France THD prévoit une couverture de toute la France en Très Haut Débit en 2022. 80% de ce nouveau réseau sera en fibre optique.

    Dans cette optique, la loi Macron oblige à pré-équiper d’un réseau fibre optique les immeubles et constructions neufs et de nombreuses entreprises se dotent elles aussi d’un réseau fibre.

    C’est à ce niveau que l’intégrateur électricien a toute légitimité pour intervenir dans le déploiement.

    L’intégrateur électricien est le mieux placé pour répondre à des consultations locales d’équipement fibre : avec sa connaissance de l’environnement, du client, des locaux et du contexte, il saura proposer une solution sur mesure à un prix plus compétitif que les « grandes entreprises ».

    Un déploiement réussi comporte 4 facteurs principaux :

    • un infrastructure optique robuste
    • une méthodologie d’installation et de recette fiable
    • des techniciens formés
    • des équipements de qualité adaptés à votre utilisation

    La fibre optique : un marché porteur très prometteur ; c’est maintenant qu’il faut prendre le virage

    La formation pour amorcer la transition

    Si attaquer le marché de la fibre optique ne doit pas effrayer les intégrateurs électriciens, il n’en demeure pas moins très spécifique. La fibre possède des caractéristiques particulières et son maniement requiert une formation et un savoir-faire bien différents de la manipulation du cuivre.

    Des entreprises spécialisées vous accompagneront dans cette étape d’enrichissement technique de vos équipes.

    C’est cette formation qui vous confèrera la bonne méthodologie d’installation et de recette d’un réseau fibre optique.

    Le bon matériel pour optimiser sa productivité

    Choisir son matériel pour le déploiement et la recette d’un réseau fibre optique n’est pas une étape aisée. Soudeuse optique, réflectomètre, photomètre, sonde d’inspection sont autant d’équipements aux caractéristiques variées.

    C’est pourquoi il est judicieux de vous tourner vers un partenaire distributeur qui saura analyser votre besoin et vous conseiller dans le choix de vos équipements.

  • Couverture FTTH : la dynamique se poursuit

    Couverture FTTH : la dynamique se poursuit

    L’indicateur industriel des 1er et 2ème trimestres du Sycabel révèle la poursuite de la dynamique de croissance du rythme de déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH).

    Les industriels du SYCABEL gardent le cap pour satisfaire les ambitions du Plan France Très Haut Débit. L’indicateur industriel Très Haut Débit (THD) du SYCABEL enregistre sur l‘ensemble des deux premiers trimestres une cadence soutenue du déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH), bien qu’un peu moins vigoureuse qu’au dernier trimestre de 2017. L’indicateur avait alors révélé un saut de près de 60 points. Cette forte augmentation avait signé un nouveau record de déploiement pour 2017 à plus de 13 millions de km de fibres déployées. Malgré une progression de l’indicateur moins marquée durant ce 1er semestre, le niveau de production reste élevé. Faut-il y voir un effet des provisions de stocks ? Les résultats des prochains trimestres le diront.

    Cet indicateur « Très Haut Débit » témoigne plus que jamais de l’engagement des industriels du câble qui poursuivent leurs investissements pour maintenir leurs capacités de production en adéquation avec les besoins du Plan France Très Haut Débit. Ainsi, sur les cinq dernières années, la profession a investi 140 millions d’euros et construit 55 000 m² de locaux industriels supplémentaires. Plusieurs centaines de personnes ont été recrutées ou reconverties pour relever le défi.

    Toutefois, les programmes du Plan France THD doivent faire l’objet d’une planification rigoureuse permettant de donner une visibilité à long terme. Démonstration est faite de l’intérêt de cette démarche pour les professionnels qui bénéficient d’un approvisionnement conforme à leurs attentes, dès lors qu’ils ont anticipé et se sont engagés auprès des industriels. Cette visibilité, traduite contractuellement, doit permettre à la filière de prendre les dispositions adéquates au service d’un déploiement de réseaux de grande qualité et pérennes.

    Le SYCABEL souligne l’indispensable mobilisation de tous les acteurs du déploiement de la Fibre Optique qui ne s’arrête pas à la disponibilité des seuls matériels, tout en respectant les objectifs calendaires du Plan France THD* et sans déroger aux préconisations techniques et d’ingénierie de déploiement de la Mission France THD, chargée de la mise en œuvre du Plan, et de l’ARCEP.

    * Dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, le nombre total de lignes fixes à équiper en THD (FttH + autres technologies – débit > 30 Mbit/s) à l’horizon de 2022 est évalué à 35 millions pour couvrir 100% du territoire.

    L’indicateur avancé, publié trimestriellement par le SYCABEL, est réalisé à partir des données collectées auprès de ses adhérents qui représentent la grande majorité des fournisseurs de composants de réseaux optiques. Cet outil permet de suivre l’activité des industriels de la fibre optique en relation avec les ambitions de couverture du pays en Très Haut Débit.

  • La fibre optique : une opportunité pour les électriciens – Interview de Didier Cazes (Orange)

    La fibre optique : une opportunité pour les électriciens – Interview de Didier Cazes (Orange)

    Le plan Très Haut Débit et le déploiement généralisé de la fibre qui l’accompagne vont, contrairement aux idées reçues, ouvrir de nouveaux marchés aux électriciens. Troquer le cuivre contre la fibre : une bonne idée ? Éléments de réponse avec Didier Cazes, Responsable des relations externes de la Direction fibre chez Orange.

    La fibre présente-t-elle des opportunités de marchés pour les électriciens ?

    Beaucoup d’électriciens considèrent que le marché du déploiement est verrouillé car ce dernier repose – et c’est d’ailleurs vrai – sur une quinzaine de gros acteurs. Mais ce qu’ils ne prennent pas en compte, c’est tout le marché du raccordement et de l’installation domestiques qui est tout aussi considérable. Et qui va demander une souplesse organisationnelle que seules peuvent avoir des PME ou des artisans.

    le raccordement des 28 millions de logements à fibrer sera assuré dans les 10 ou 15 prochaines années par les électriciens

    On estime que le déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné devrait mobiliser environ 19 000 emplois. Les électriciens disposent déjà, moyennant des formations ciblées (notamment la soudure de fibre optique), des compétences nécessaires à l’installation de la fibre dans les immeubles. Donc, si le déploiement de la fibre est bien le fait de grands opérateurs pour ce qui concerne les voies publiques ou les colonnes montantes, le raccordement des 28 millions de logements à fibrer sera, lui, assuré dans les 10 ou 15 prochaines années par les électriciens. Il concernera essentiellement le raccordement fibre jusqu’au Nœud (FTTN), jusqu’à l’entreprise (FTTE) et jusqu’à l’abonné (FTTH).

    Il y a également un autre marché dont on parle peu, surtout parce qu’il n’a pas été identifié au départ : les services généraux des immeubles (ascenseurs, alarmes…) qui, pour la plupart, fonctionnent en RTC (réseau analogique), une technologie qui sera définitivement supprimée à partir de fin 2018. Par conséquent, toutes ces connexions vont devoir passer en fibre. Aussi, en complément du marché de la migration vers la fibre, tout un marché de maintenance de ces réseaux va se développer, à la fois dans le professionnel et le résidentiel, via des contrats de maintenance annuels. Le marché est énorme pour ceux qui sauront s’en saisir.

    Précisément, quelles sont les clés de ce marché ?

    Les électriciens vont devoir se former aux spécificités de la fibre, et se familiariser avec les câbles optiques, les types de raccordement des différents connecteurs, les raccordements par soudure et par épissurage mécanique, la pose de raccordement des PRI et des PB, le brassage et le repérage des fibres dans les PRI et PB et le piquage sur câble colonne montante. Beaucoup d’artisans ont d’ailleurs sauté le pas et commencent à se former sur la fibre.

    « Objectif Fibre », qui est une organisation interprofessionnelle des métiers de la fibre et qui compte parmi ses membres fondateurs la Fédération française des entreprises du génie électrique et énergétique (FFIE), labellise des centres de formations à la fibre optique. Nous travaillons depuis 2009 avec les représentants des électriciens.

    Une fois formés, il faut évidemment un investissement en matériel : réflexomètres, soudeuses… Le métier est donc complètement ouvert aux électriciens qui souhaitent prendre le marché, car il n’y aura certainement pas de « fibristes » comme il existe des plombiers ou des électriciens… Il faut des corps de métiers déjà structurés.

    En bref, la fibre, qui nécessite une précision plus importante que le travail sur le cuivre, fera troquer – aux électriciens qui s’y investiront – leur blouse bleue contre une blouse blanche.

  • FTTH : un marché pour les électriciens ?

    FTTH : un marché pour les électriciens ?

    Nassim Sallah, d’Infractive, explique les opportunités pour les électriciens du marché de la fibre optique et du raccordement FTTH.

    Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit des Intégrateurs Electriciens.

  • Déploiement de la fibre optique : AIRRIA recrute

    Déploiement de la fibre optique : AIRRIA recrute

    Pour un projet de déploiement FTTH, vous devrez réaliser des travaux d’installation, de raccordement de Fibre Optique et des tests réflectométriques en binôme. Identification du lieu d’intervention sur plan (chambre Télécom, poteau, immeuble).
    Vos missions :

    • Identification des câbles optiques
    • Préparation des câbles optiques
    • Préparation de boitier optique
    • Mise en conformité et sécurité selon des câbles et boitiers optiques.
    • Mise à jour des documents de suivi de travaux via une tablette

    Profil recherché
    Vous disposez d’une première expérience sur un poste similaire. Vous maîtrisez les techniques de pose optique, de raccordement et mesures. Vous êtes rigoureux et en capacité de travailler en équipe. Soudure des fibres optiques selon plan d’épissurage serait un plus.

    Les besoins actuels sont sur la région Auvergne Rhône-Alpes mais peuvent s’étendre sur toute la France.

     

    Je suis intéressé ! je clique ici ! 

     

  • Couverture haut débit : l’Occitanie bon élève du déploiement FTTH

    Couverture haut débit : l’Occitanie bon élève du déploiement FTTH

    Avec plus de 80 projets en cours en France – dont certains d’envergure supra-départementale -, le Plan France Très Haut Débit assure notamment le déploiement de la fibre optique sur tous l’Hexagone et ses départements d’outre mer.

    L’Occitanie est l’une des régions où l’avancée du réseau FTTH est la plus marquée. En tête : l’Hérault, le Gard, les Pyrénées Orientales et la Haute-Garonne. Quatre départements comptant chacun plus de 100 000 lignes FTTH. Ce sont également les territoires ayant bénéficié des investissements les plus importants : entre 167 millions d’euros et 260 millions d’euros.

    Avec près de 34 630 lignes FTTH, le Gers est le département le moins loti mais compte sur un réseau solide de lignes ADSL modernisées : plus de 15 400 lignes, presque deux fois plus que dans l’Hérault.

    Source : France Très Haut Débit 

    Départements Investissement (M€) Nombre de lignes FTTH
    Ariège 93.6 48 746
    Aude 134.8 79 001
    Aveyron 37 87 441
    Gard 221.1 154 139
    Haute-Garonne 167.7 136 988
    Gers 118.96 34 630
    Hérault 260.9 185 296
    Lot 71.45 27 644
    Lozère 39.71 13 597
    Hautes-Pyrénées 97.7 44 900
    Pyrénées Orientales 155.9 149 000
    Tarn 65.96 15 575
    Tarn-et-Garonne 70.784 30 108
    TOTAL 1 464,78 1 007 065

  • « La TNT reste un moyen privilégié de recevoir la télévision »

    « La TNT reste un moyen privilégié de recevoir la télévision »

    Thierry Brillac a repris depuis sept ans l’entreprise familiale créée en 1986, Centre Ouest Antennes, basée près de la Rochelle. La société intervient essentiellement dans la pose d’antennes collectives pour le compte des bailleurs sociaux, des syndics, des hôtels et de l’hôtellerie de plein air. Avec 3 techniciens et un contrat pro, l’entreprise se développe aussi dans des marchés de niche. Entretien.

    Comment vous adaptez-vous à l’arrivée de la fibre ?

    La fibre est en forte croissance. Elle fait des utilisateurs satisfaits et d’autres qui le sont beaucoup moins. En effet, la qualité et le débit ne sont pas aussi réguliers que pour la réception TNT. Si une personne dispose de 100 méga – ce qui n’est pas souvent le cas – d’autres, avec moins, auront des difficultés à recevoir la télévision sur plusieurs postes.

    Quoi qu’il en soit, la TNT est maintenue jusqu’en 2030 et les grands événements sportifs (coupe du monde de football, jeux olympiques) devraient être un moteur d’amélioration de la qualité de la TNT avec l’ultra HD et le 4K, car beaucoup disposeront encore de la TNT comme unique moyen de réception de la télévision.

    De notre point de vue la TNT reste en effet un moyen privilégié de recevoir la télévision pour la majorité des français. Nous avons fait ce constat lors de la phase 3 du réaménagement de la TNT le 23 Janvier dernier, à l’occasion de laquelle nous avons dû régler les filtres sur les nouvelles fréquences. Alors que certains clients pensaient que l’ADSL était majoritairement utilisé, nous avons montré qu’au contraire, la TNT était prédominante.

    Formation, recrutement : quelles difficultés rencontrez-vous ?

    Concernant la formation, nous restons sur des techniques connues. Nous surveillons les nouveaux matériels des constructeurs afin de proposer à nos clients qui ont besoin de remplacer leurs téléviseurs de s’enquérir des dernières innovations, comme le 4K. Quant au recrutement, il est assez difficile de trouver des techniciens qui maîtrisent les métiers des courants faibles. Nous avons aussi besoin de profils plus informatiques, notamment pour l’installation de wifi, d’interphones ou de vidéo-protection. La seule formation adaptée en courant faible était dispensée par l’Afpa à Fontenay le Comte. Elle a été abandonnée au profit d’un contenu orienté autour de la fibre.

    Vous parliez de marchés de niche. Quels sont-ils ?

    Outre ce qui a été cité, nous travaillons pour les opérateurs mobiles sur le filtrage de la 4G et bientôt 5G liées au réaménagement des fréquences de la TNT. Nous déployons aussi des amplificateurs de téléphonie pour les zones mal couvertes et répondons à toute opportunité de marché sur le courant faible.

  • La France au 4ème rang du marché mondial de la fibre – par Infractive

    La France au 4ème rang du marché mondial de la fibre – par Infractive

    ENTRETIEN AVEC
    Mathieu Husson, président d’Infractive. La société est spécialisée dans les équipements de télécommunications, depuis les outils nécessaires au déploiement du réseau, jusqu’aux analyseurs et testeurs utilisés pour en vérifier le bon fonctionnement. Son crédo : les infrastructures et transmissions fibre optique.

    Où en est le marché de la fibre ?

    Le marché est en pleine explosion, boosté par le Plan Très Haut Débit du Gouvernement qui prévoit de raccorder l’ensemble de la population au Très Haut Débit d’ici 2022. Par ailleurs, la France relèvera l’obligation de déployer la fibre optique dans tous les logements neufs depuis le 1er juillet 2016. La fibre devrait couvrir 80% des 36,3 millions de logements français, tandis que les 20% restants dépendront d’une technologie alternative. Ce sont ainsi près de 28,4 millions de logements qui devront être raccordés à la fibre optique.

    Le déploiement de la fibre optique s’appuie aussi bien sur les investissements des pouvoirs publics que ceux d’opérateurs privés.

    Comment le déploiement de la fibre va-t-il s’effectuer ?

    Deux zones de déploiement ont été identifiées : la Zone Très Dense (ZTD) et la Zone Moins Dense (ZMD). Les opérateurs nationaux (Orange, SFR, Free, Bouygues Télécom) se sont engagés à couvrir en fibre optique – sans financement public – les 106 communes les plus habitées (ZTD), ce qui correspond à environ 6,4 millions de logements.

    Sur les 29,9 millions de logements restants (la ZMD), on distinguera deux types de déploiement : d’une part le déploiement né du co-investissement d’opérateurs privés, d’autre part les Réseaux d’Initiative Publique (co-investissement entre financement public et opérateur privé).
    Les opérateurs privés se sont entendus pour couvrir environ 14 millions de logements en fibre, laissant ainsi aux RIP les 15,9 millions de logements restants, dont la moitié devrait être couverte en fibre optique.

    Aujourd’hui, 10,2 millions de logements peuvent s’abonner à la fibre optique ; et chaque trimestre, environ 750 000 lignes deviennent éligibles à la fibre.
    Plusieurs éléments viennent cependant perturber et ralentir les processus de déploiement. Par exemple, on rencontre des problèmes concernant l’élagage des arbres pour le passage des câbles aériens ; ou encore des difficultés à réaliser des tranchées sur certaines routes bitumées qui peuvent nécessiter un désamiantage.

    A noter aussi que la France est sujette à une pénurie de câble fibre optique. En effet, près de la moitié du marché est accaparée par la Chine qui déploie, elle aussi, massivement. Résultat, nous ne disposons pas de suffisamment de matière première pour répondre au déploiement de la fibre en France.
    On retiendra néanmoins qu’au-delà de ces éléments, le déploiement en France est tel que le pays s’est hissé au 4ème rang du marché mondial de la fibre optique !