Catégorie : IRVE

Avec l’essor des véhicules électriques et les obligations réglementaires, l’installation d’infrastructures de recharge est devenue un marché majeur pour les électriciens. Que ce soit pour des bornes à domicile, des parcs de recharge en copropriété, ou des solutions dédiées aux flottes d’entreprise et aux bâtiments publics, chaque projet exige une expertise technique pointue et une connaissance des normes.

 

Comment dimensionner une installation en fonction des besoins énergétiques et des contraintes du réseau ? Quels sont les matériels et protocoles à privilégier pour garantir une recharge sécurisée, efficace et évolutive ? Et comment accompagner les clients dans le choix des solutions adaptées (recharge normale, accélérée, intelligente) tout en optimisant les aides financières disponibles ?

  • Production d’énergie et IRVE pour énergiser le tertiaire

    Production d’énergie et IRVE pour énergiser le tertiaire

    REPLAY
    10 JUIN 2020


    Paris

    Production d’énergie et IRVE pour énergiser le tertiaire


    Public

    S’adresse aux maitres d’ouvrage publics et privés, collectivités locales, industries, entreprises, bureaux d’études et architectes.


    Replay

    Table ronde – Comment répondre aux obligations de performance énergétique des bâtiments tertiaires ?

    avec Magali Saint-Donat (ADI), Sébastien Meunier (SBA), Frank Hovorka (FPI)

    Écoutez la table ronde en podcast :

    Mobilité électrique : rappels réglementaires

    Enedis rappelle les différentes réglementations en matière de mobilité électrique. Comparaison des modèles et schémas d’alimentation dans le tertiaire (notamment en propre ou par un opérateur).

    Avec Alexandre Caty (ENEDIS)

    Les bornes de recharge et le pilotage énergétique

    Projets exemplaires à l’appui (parking publics ou privés), Izivia présente les différents points clés de l’installation des bornes électriques, ainsi que la manière dont les IRVE participent au pilotage énergétique.

    Avec Catherine Chabrol (IZIVIA)

    Les points clés d’une toiture PV READY

    Quels sont les cas de rénovation de toitures et comment assurer une bonne exploitation (problématiques et solutions) ? Que propose le monde du photovoltaïque aujourd’hui (autoconsommation vs vente) ?
    Illustration par un exemple.

    Avec Guelor Sindji (EDF ENR)

    Co-organisateurs

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Magali SAINT-DONAT

    Présidente commission RSE
    ADI

    Sébastien MEUNIER

    Président
    SMART BUILDING ALLIANCE

    Frank HOVORKA

    Directeur technique et innovation
    FPI

    Alexandre Benoit

    Directeur des Ventes et Directeur National Division Électricité
    WIHA

    Alexandre CATY

    Chef de projets Partenariats Mobilité Electrique
    ENEDIS

    Catherine CHABROL

    Directrice Commerciale – Direction Projets
    IZIVIA

    Guelor SINDJI

    Ingénieur d’affaires
    EDF ENR


    Les prochaines dates du Grand Circuit

    Le Grand Circuit Énergiser le Bâtiment en bref

    Le Grand Circuit Énergiser le Bâtiment est le rendez-vous de l’ensemble de la filière électrique. L’évènement réunit de nombreux experts, qui décryptent lors des conférences les nombreux sujets complexes que rencontrent la profession et les maîtres d’ouvrage. Grâce à ces échanges de qualité, le Grand Circuit apporte les clés aux différentes parties pour améliorer leur activité et mieux “énergiser” le bâtiment.

  • S’orienter vers l’Installation IRVE – Réponses d’experts avec Synerciel et EDF Entreprises

    S’orienter vers l’Installation IRVE – Réponses d’experts avec Synerciel et EDF Entreprises

    Laurent Deschamps (Synerciel) et François Beaufreton (EDF entreprises) répondent aux questions sur la recharge des véhicules électriques à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Quelles solutions pour coupler la recharge électrique avec des ENR ?

    F.B. Pour moi, aujourd’hui ce n’est pas encore très mûr. Nous, commercialement, on n’en propose pas ; on a un démonstrateur qui existe avec du photovoltaïque, la borne qui autoconsomme, la batterie pour stocker au moment où il n’y a pas de véhicule et un système de pilotage pour pouvoir réguler correctement les consommations. Ça existe donc, mais aujourd’hui l’équilibre il est difficile à trouver. Malgré tout on sent qu’il y a une appétence client, c’est à dire qu’il y a des entreprises qui ont cette volonté d’un point de vue communication mais aussi parfois par conviction. Ça peut se faire, mais je pense que c’est encore difficile de trouver la rentabilité.

    Comment assurer une bonne relation entre le maître d’ouvrage, l’installateur et Enedis ?

    L.D. L’entreprise qui va être sollicitée pour faire l’étude peut faire la coordination car elle connait les différents acteurs. Avec EDF il y a un parcours client qui est en train d’être mis en place, où vont être impliqués Enedis, EDF, la copropriété, l’entreprise qui va installer et ensuite le système de facturation qui va être mis en place.

    Est-ce que Synerciel recherche des électriciens ? Quelles conditions pour rejoindre le réseau ?

    L.D. Synerciel recherche des électriciens sur toute la France. Aujourd’hui, nous sommes 150 entreprises qualifiées : 100 avec 50 qui sont en cours de qualification, donc 150 d’ici à fin septembre 2019. Pour pouvoir mailler l’ensemble du territoire on est toujours en recherche d’entreprises qui souhaitent se lancer sur ce secteur. Pour se qualifier, il y a deux parcours : le Qualifelec et l’Afnor. Avec une période probatoire, dans laquelle on va s’engager à s’équiper, à se former et à installer au minimum 2 bornes de recharge de véhicules électriques dans l’année. Le probatoire permet ensuite de délivrer un certificat Qualifelec ou une mention Afnor IRVE, pour que l’entreprise soit qualifiée. Parallèlement à ça, elle aura fait la formation IRVE avec différents niveaux de qualification (IRVE 1, IRVE 2, IRVE 3).

    Quels délais pour installer une IRVE ?

    L.D. Il y a un premier devis qui est fait à la copropriété. Ce devis va être présenté à l’assemblée générale. Donc il y a déjà le délai pour le vote. Une fois que l’assemblée générale a voté le projet, selon la complexité, cela va être de 6 mois à 1 an pour voir l’aboutissement du projet. Au global, on peut donc être à 1 an et demi.

    Quels équipements pour débuter dans l’installation IRVE ?

    L.D. Ce sont les équipements de base de l’électricien au départ. Mais très vite, il faut s’équiper pour tester le réseaux de terre de la copropriété. Et ensuite pour pouvoir tester les différentiels, la borne de recharge en elle-même et le réseau de communication pour le système de télérelève. Il y a parfois un réseau interne à créer, donc en ce cas il faut un testeur de réseau interne pour tester le réseau dans le parking.

    F.B. Dans tous les cas, chez EDF nous proposerons une solution de pilotage et de supervision. C’est quelque chose que l’on va proposer début 2020 avec tous les services qui vont avec : la répartition de charge, la facturation client pour reverser la copropriété quand c’est le point de livraison de la copropriété. Et puis à terme aussi, la prise en compte des besoins des utilisateurs en termes de recharge. On a vraiment envie d’aller dans cette direction là, avec pour but que ce soit simple pour le client, en termes de gestion de sa vie avec le véhicule. Parce que l’enjeu aussi est qu’il puisse utiliser son pass de mobilité Izivia pour se charger sur des bornes publiques évidemment, mais aussi chez lui pour limiter ses consommations, dans son entreprise ensuite… Aujourd’hui notre métier consiste a créer tout un écosystème qui soit agréable et ergonomique pour le client.

  • Quelles visions pour le véhicule électrique dans la ville ? Réponses d’experts avec Renault

    Quelles visions pour le véhicule électrique dans la ville ? Réponses d’experts avec Renault

    Nicolas Schottey, Program Director EV battery & charging infrastructure chez Renault, et Pierre Marcellin, Key Account Manager, répondent aux questions sur la recharge des véhicules électriques à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Le véhicule électrique : réalité ou produit de niche ?

    Juste un chiffre. Aujourd’hui, 10 % des ventes du groupe Renault sur les voitures citadines sont déjà électriques. En véhicule utilitaire, c’est encore au dessus.

    Comment faire pour rouler en véhicule électrique dans les hypercentres quand on n’a pas de place de parking ?

    Pour moi il y a vraiment deux réponses. Pour la première, il faut vraiment que l’on arrive à mettre des systèmes qui sont plutôt sur des infrastructures partagées (donc je pense que la voie publique est un vrai point). L’utilisation de parking notamment, on va avoir des parkings qui vont être de moins en moins utilisés puisque l’on est en train de sortir la voiture du centre ville. Puisqu’ils sont moins utilisés pourquoi ne pas mettre des bornes ? On est en train de travailler sur ces sujets là pour vraiment créer ces milieux dans lesquels on va pouvoir recharger sa voiture. On pourra aussi probablement réserver sa borne. Après, l’autre solution, c’est la location.

    Renault propose-t-il des solutions spécifiques pour les copropriétés ?

    Cela fait trois ans que l’on travaille sur la copropriété de façon assez active et on n’a pas trouvé la bonne solution. Soit on fait une solution que les syndics adorent, où c’est l’utilisateur de la voiture qui doit tout payer. Dans ce cas, ça passe super bien en assemblée générale. Sauf que moi je ne vends pas de voitures. Soit, la borne est prise en charge par la copropriété, et à ce moment là il y en toujours qui vont demander pourquoi ils devraient payer pour leurs voisins. Donc au final ça ne se fait pas non plus. On est vraiment sur ce point de crispation autour de la copropriété : comment faire avancer vraiment les choses ? Faut-il légiférer un peu plus ?

  • IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    IRVE : la qualification de la conception à l’installation

    Depuis le décret du 12 janvier 2017, la qualification IRVE est obligatoire pour les entreprises qui installent des bornes de recharge de véhicules électriques. Afnor Certification propose deux niveaux de qualification dans ce domaine : “installation et maintenance IRVE”, pour répondre à la réglementation ; et “conception IRVE”, pour les entreprises qui souhaitent attester de leur expertise en conception. Jérémie Mella, le référent des qualifications d’Afnor Certification, présente les deux qualifications.

    Comment se déroule le processus de qualification “installation et maintenance IRVE” ?

    Cette qualification répond directement au décret du 12 janvier 2017 et s’accompagne donc de prérequis. La réglementation demande ainsi aux entreprises candidates de former leur référent technique avant de débuter le processus. Afnor Certification, en tant qu’organisme de qualification, agrée les organismes de formation qui remplissent les critères du programme de formation de référence. Une fois son ou ses référents formés, l’entreprise peut déposer un dossier comportant les justificatifs des critères administratifs, financiers et juridiques et des critères techniques. Une recevabilité du dossier est alors effectuée par examen des critères administratifs, financiers et juridiques.

    Vient ensuite l’examen des critères techniques, qui concernent à la fois les moyens humains avec notamment la justification d’un référent technique, les moyens matériels et les références d’installation. Cette étape est réalisée par un instructeur technique. Ici, nous avons deux cas de figure : soit l’entreprise a déjà réalisé deux références dans la recharge électrique et peut fournir les pièces spécifiques (notes de calculs, schéma unifilaire, attestation du bureau de contrôle ou Consuel, déclaration sur l’honneur de la prise en compte du dispositif pour assurer la conformité électrique…) ; soit l’entreprise n’a pas encore de référence d’installation à présenter, dans quel cas elle peut prétendre au probatoire et dispose de deux ans pour réaliser les deux références. Dans les deux cas, la qualification sera valide pour une durée de quatre ans, période probatoire comprise.

    Comment faciliter le processus ?

    Pour ne pas être bloqué en recevabilité, nous conseillons avant tout d’anticiper les démarches administratives car certaines d’entre elles peuvent être longues à obtenir, comme le Kbis, le casier judiciaire du chef d’entreprise, ou encore les attestations d’assurance. Les candidats trouveront sur le site Internet d’Afnor Certification la nomenclature et le guide de qualification détaillant l’ensemble des pièces à fournir.

    L’instruction du dossier peut également être facilitée par le niveau de détail dans le profil du référent technique en mettant en avant ses compétences, son parcours, ses formations.

    De plus, s’il n’est pas nécessaire de détenir d’autres qualifications pour prétendre à la qualification IRVE, nous nous assurons que l’entreprise dispose aussi bien du savoir-faire dans le domaine des bornes de recharge que dans le domaine électrique. Si le référent ne détient pas cette double compétence, l’entreprise peut nommer deux référents pour une seule et même qualification : le spécialiste installation électrique portera la compétence autour du câblage, et le spécialiste IRVE aura la compétence pour choisir la borne de recharge et dimensionner l’installation.

    En quoi consiste la qualification volontaire en conception IRVE ?

    Chez Afnor Certification, nous avons réalisé qu’il manquait le maillon “conception” dans le décret. Avec cette qualification, l’idée est de valoriser les installateurs qui réalisent une véritable étude de projet avec analyse de l’existant et prise en compte de la demande du client. Nous regardons ainsi toute la démarche en amont : la gestion des contraintes du bâtiment, la méthodologie de l’audit électrique réalisé avec l’étude de faisabilité technique, les préconisations techniques de l’entreprise sur la technologie de recharge, la typologie et la fonction des bornes, ou encore l’intégration de solutions communicantes.

    La qualification “conception” ouvre ainsi la possibilité aux bureaux d’études de mettre en avant leur expertise lorsqu’ils travaillent en assistance à maîtrise d’ouvrage sur l’opportunité d’installer des IRVE. Le processus de qualification est similaire à la qualification “installation et maintenance IRVE”, avec toujours deux références, mais uniquement sur la partie conception.

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  • Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif

    Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif

    Dès que la question de l’installation d’une borne de recharge se pose au sein d’un immeuble, il est pertinent de réfléchir à une solution plutôt collective qu’individuelle et à une solution qui soit évolutive. Enedis publie un guide pour faciliter l’installation de bornes de recharge en habitat collectif. Ce document s’adresse à tous les acteurs de l’écosystème et détaille les différentes étapes à respecter selon différents scénarii.

    Le guide détaille notamment le parcours type d’un syndic/bailleur, d’un résident ou d’un promoteur pour installer des bornes de recharge dans une copropriété. Il liste et décrit également chaque étape :

    • la réalisation d’une information préalable
    • l’identification des besoins au sein de l’immeuble pour le syndic/bailleur
    • les questions clés pour se préparer à la visite du site
    • la présentation des différentes architecture possibles de raccordement

    Pour finir, le guide présente en détail les architectures de raccordement, avec leurs avantages, leurs modes de gestion de la facturation et la gestion de l’entretien.

    • raccordement d’une nouvelle colonne électrique avec création d’un nouveau pdl (point de livraison) pour chaque borne
    • raccordement en aval des services généraux
    • raccordement en aval des services généraux et comptage assuré par le gestionnaire de réseau de distribution
    • raccordement avec création d’un nouveau point de livraison dédié

  • Contrôles des bornes de recharge électrique : quelles mesures ?

    Contrôles des bornes de recharge électrique : quelles mesures ?

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, présente les solutions pour contrôler les bornes de recharge de véhicules électriques (IRVE).

    Retranscription

    Pour pouvoir installer une borne de recharge de véhicule électrique (IRVE), il y a principalement trois étapes à respecter. La première étape consiste à vérifier que l’installation électrique à laquelle on va se raccorder va pouvoir supporter l’installation de la borne. Pour ce faire, on va d’abord vérifier que la puissance est compatible avec la puissance que l’on va vouloir développer au niveau de la borne.

    Mais c’est surtout la sécurité qui est importante, puisque la borne va être installée en extérieur. Il faut s’assurer que les éléments de sécurité les plus importants sont respectés. Principalement, on va vérifier que la terre – qui va éliminer les courants de fuite les plus importants – est de bonne qualité. Ensuite, l’installateur va procéder à l’installation de la borne. À ce moment là, il va y avoir deux étapes à contrôler :

    • le bon fonctionnement de la borne. Pour ce faire, vous avez deux méthodes. La première méthode consiste à amener une voiture électrique et se connecter sur la borne. Le dialogue s’opère alors entre la voiture et la borne. Sauf que l’on va pouvoir voir le bon fonctionnement uniquement sur la voiture testée. D’un point de vue technique, ce n’est pas la bonne solution. La bonne sera d’utiliser un appareil de mesure qui va simuler les différents véhicules. Le testeur va simuler des défauts, permettant de vérifier aussi bien le bon fonctionnement, que la façon dont la borne réagit aux défauts.
    • vérifier que la sécurité électrique, de la borne elle-même, est assurée. La borne étant souvent installée à l’extérieur, ou dans un parking, il est important que l’utilisateur qui va connecter sa voiture à une borne qui va délivrer une puissance importante soit en sécurité.

    Il y a donc des normes, comme la NFC 15-100 qui nécessite de vérifier que l’on a un bon retour à la terre et que l’on a des disjoncteurs différentiels qui peuvent se déclencher en cas de défaut. Et donc l’appareil de mesure spécifique aux IRVE va pouvoir se connecter à un autre appareil : le testeur de sécurité électrique, ou testeur multifonction. On pourra ainsi procéder aux tests traditionnels que les électriciens connaissent bien.

  • L’installateur électricien, pivot essentiel de l’installation IRVE

    L’installateur électricien, pivot essentiel de l’installation IRVE

    Intervention de Bernard Gioan, animateur du groupe « mobilité douce » du club smartgrids de la CCI de Nice côte d’azur et représentant national FFIE, à l’occasion du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 27 juin, à Nice.

    Retranscription

    Bernard Gioan. « Je partage avec Franck Ambrosino (Enedis) le constat selon lequel la problématique actuelle de l’IRVE se pose essentiellement dans le collectif existant. Il y a quand même un point important pour l’installateur, c’est que depuis le 15 juillet 2017 la qualification IRVE Qualifelec est obligatoire. C’est un point très positif pour nous.

    Ce que je pense, c’est que l’installateur électricien dans ce processus IRVE dans le collectif, il est la clé de voûte du projet. C’est lui qui maîtrise l’environnement à la fois législatif (et vous savez qu’en termes d’IRVE le législatif est très important avec tout ce qui est problématique de sécurité, et parfois même plus important que le normatif) et technique : il sait dimensionner les câbles et l’installation. Il sait aussi, en amont, voir l’état de la colonne montante existante (ou se rapprocher d’Enedis) et voir s’il faut ajouter des points de livraison (PDL) et pourquoi pas faire un mix entre des PDL supplémentaires et s’appuyer sur un PDL de services généraux en en augmentant la puissance et en développant derrière l’intelligence pour développer la charge.

    Ce qui est un peu compliqué pour nous, c’est de voir arriver ces nouvelles sociétés « disruptives » […]

    Sur le terrain, souvent, c’est nous qui sommes en prise direct avec le syndic, qui te dit « tu te débrouilles, tu t’occupes de tout ». Donc c’est souvent l’installateur électricien qui est sur le sujet et puis qui, parfois en conseil syndical, rencontre les copropriétaires pour leur expliquer le droit à la prise et les démarches. Et c’est vrai que ce qui est un peu compliqué pour nous, c’est de voir arriver ces nouvelles sociétés « disruptives » qui amènent des solutions packagées (avec abonnement mensuel). On est face à cette réalité d’acteurs qui ne sont pas des techniciens mais qui amènent de vraies solutions financières. C’est à nous de nous adapter, sachant qu’on a toujours un joker, qui est notre qualification. Nous sommes un pivot essentiel de l’installation électrique IRVE. »

  • Comment sera la borne de recharge de demain ? Paroles d’expert avec Legrand

    Comment sera la borne de recharge de demain ? Paroles d’expert avec Legrand

    3 questions à Charlie Narcy, responsable commercial Legrand, sur l’avenir des bornes de recharge de véhicules électriques dans les copropriétés. Extrait du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 12 juin 2019, spécial bornes de recharge électrique en copropriétés.

    Retranscription de la vidéo

    Comment sera la borne de recharge de demain ? Prévoyez-vous des évolutions fortes ?

    En termes d’évolution oui, on en a prévu pas mal. Ce que je vais vous dire aujourd’hui sont des choses que nous sommes en train de développer. La borne de demain, quoi qu’il arrive, elle sera de plus en plus connectée. C’est à dire qu’aujourd’hui on a un certain nombre de solutions de bornes qui ne sont pas outils de communication dont j’ai parlé. Qui ne permettent donc pas une supervision à distance, ou un contrôle fin en termes de consommation. Là, on commence à intégrer ça dans l’intégralité des solutions que l’on propose (que ce soit des bornes en plastique ou des bornes en métal). Et, surtout, la borne va devenir de toute façon de plus en plus accessible. Parce que c’est vrai que vis à vis à de ce que demande la législation on met toujours la barre un peu plus haut ; donc on va recharger mieux, le coût va diminuer puisqu’on fait de plus en plus d’économies d’échelle. Donc la borne sera de plus en plus économique. Et après elle deviendra de plus en plus petite, parce que maintenant on est capable de miniaturiser des choses que l’on ne savait pas miniaturiser il y a quelques années.

    Demain, ce sera donc des installations plus petites et plus rapides ?

    Plus rapide oui. À partir du moment où on est capable de miniaturiser, on est capable d’embarquer plus d’électronique, d’optimiser l’utilisation de cette électronique. C’est clairement ce qui se profile : des bornes plus rapides, plus petites et des bornes sur lesquelles on peut brancher de plus en plus de véhicules.

    Peut-on imaginer que demain la voiture puisse être rechargée sans directement la brancher ?

    L’induction, c’est un vrai sujet sur lequel travaille Legrand. Je vais du coup parler de ce que l’on sait faire aujourd’hui. On a vu ce que les gens faisaient quand ils rechargeaient leur téléphone par l’induction : c’est qu’ils branchaient un petit socle à induction sur une prise. Techniquement on saurait le faire ça aujourd’hui, on saurait déplacer le point de charge et en faire un point de charge à induction. Sauf que pour le moment, si on procède de cette façon, l’induction c’est quelque chose qui permet un moins bon rendement qu’une recharge électrique classique sur prise ou sur borne. Chez Legrand, on est toujours en train de réfléchir à la modification du bâti : comment est-ce que l’on intègre directement dans l’infrastructure ? Dans le parking ? Comment est-ce que l’on fait avec le béton pour mettre de la recharge à induction en dessous ? On n’a pas vraiment de vue sur cette solution.

    Peut-on imaginer que l’on rentre avec sa voiture dans le bâtiment et que l’on n’ai rien à faire ?

    On a besoin de se mettre forcément sur sa place de parking, puisque l’on est toujours en train d’essayer de facturer à la bonne personne la consommation. Et si cette personne n’est pas prête à payer pour une recharge rapide, elle se met sur une place de recharge lente mais elle n’aura pas un très bon rendement. En tout cas, avec l’induction, elle se met sur sa place, elle sort de sa voiture et tout comme elle reposerait son téléphone sur sa charge à induction, la voiture se recharge au fur et à mesure.

  • Bornes de recharge de véhicules électriques : l’Etat lance une aide à destination des copropriétés

    Bornes de recharge de véhicules électriques : l’Etat lance une aide à destination des copropriétés

    François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, lancent deux nouvelles mesures d’aide aux copropriétés et collectivités territoriales pour le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques.

    La proximité et la facilité d’accès à des bornes de recharge sont deux éléments déterminants pour accélérer le développement de l’utilisation des véhicules électriques. Alors que 90% des recharges interviennent aujourd’hui au domicile, 7 millions de ménages disposent d’une place de parking en copropriété où l’installation d’un point de recharge n’est pas toujours aisée et 12 millions de ménages ne disposent pas du tout place de stationnement privative.

    Dans le but de rapprocher les bornes de recharge des Français (au domicile ou à proximité), François de Rugy et Elisabeth Borne lancent ainsi aujourd’hui deux nouvelles mesures d’aide aux copropriétés et collectivités territoriales pour accélérer leur déploiement sur tout le territoire :

    Bornes à moitié prix pour les 3 000 premières copropriétés qui souhaitent s’équiper

    À compter de ce jour, les 3 000 premières copropriétés de France qui se lanceront dans la démarche de s’équiper en bornes de recharge bénéficieront d’une aide de 50% couvrant l’acquisition des équipements, de l’infrastructure pour l’ensemble de la copropriété les travaux d’installation (y compris ceux de pré-équipement). Il leur faudra pour cela s’adresser à un installateur dont les offres sont labellisées par le programme Advenir. Cette opération de soutien exceptionnelle représentant un investissement de 15 millions d’euros permettra de multiplier par 2 le nombre de copropriétés équipées de bornes de recharge.

    Bornes à la demande à 500 mètres de chez soi

    Les collectivités territoriales s’engageant à installer un point de charge à moins de 500 mètres du lieu de résidence ou de travail de tous les propriétaires et utilisateurs de véhicules électriques qui en font la demande, bénéficieront d’une aide de 2 160€ par borne (coûts de fourniture et d’installation) à laquelle pourra venir s’ajouter la prise en charge des coûts de raccordement au réseau électrique – un poste de dépense important – à hauteur de 75%, telle que prévue dans le projet de loi d’orientation des mobilités.

    Les deux mesures de soutien annoncées aujourd’hui permettront de simplifier l’utilisation de véhicules électriques, et donc d’inciter toujours plus de Français à en acquérir. Elles sont le résultat du renforcement du programme ADVENIR, porté par l’AVERE, dont l’objet est de soutenir financièrement l’installation de bornes collectives dans l’espace public et privé, via les certificats d’économie d’énergie.

    Elles visent à concourir à la mise en œuvre de l’objectif, fixé par le projet de Loi d’orientation des mobilités, de multiplier par 5 le nombre de points de recharge installés sur le territoire d’ici 2022. Elles s’ajoutent ainsi à une série de mesures également présentées dans ce projet de loi relatives au déploiement de la mobilité électrique : l’équipement obligatoire dans les parkings de plus de 10 places des bâtiments neufs ou rénovés, la création d’un véritable droit à la prise en habitat collectif, la possibilité de recharger gratuitement sur son lieu de travail ou encore la division par plus de 2 du coût de raccordement des équipements de recharge.

    Cette démarche s’inscrit dans l’engagement de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements, notamment en mettant fin à la vente de véhicules à énergie fossile carbonnée en 2040.

    Depuis plusieurs années en France, le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables mis à disposition des français est en constante augmentation, jusqu’à atteindre plus de 227 000 véhicules pour 26 000 points de charge disponibles aujourd’hui. Afin de poursuivre la dynamique de développement de la filière et ainsi d’atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 fixé par le projet de loi Energie-Climat, le Gouvernement vise le déploiement d’un million de véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation d’ici 2022.

    « Le passage aux véhicules électriques et hybrides rechargeables est une étape déterminante de l’atteinte l’objectif de neutralité carbone en 2050. Afin d’assurer ce développement, nous nous sommes fixés comme priorité de rapprocher les bornes de recharge des Français. Nous continuons à la mettre en œuvre aujourd’hui avec le lancement de ces deux nouvelles mesures de soutien exceptionnelles », a déclaré François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, pendant les Rencontres Internationales des Voitures Écologiques à Alès.

    « Les véhicules électriques sont non seulement bons pour la planète mais aussi pour le pouvoir d’achat puisqu’ils permettent aux Français de se déplacer en consommant moins d’énergie. Ils sont donc une des réponses qui concilient transition écologique et accès de tous à la mobilité. Pour cela, nous accompagnons en même temps l’achat de ce type de véhicules et le déploiement des possibilités de recharge, pour faire entrer pleinement cette solution dans le quotidien de nos concitoyens », a précisé Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports.

    Le programme ADVENIR s’inscrit en complément d’autres initiatives pour encourager le déploiement d’infrastructures de recharge. Les particuliers disposent d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique de 30% sur l’acquisition du système de recharge à domicile. En outre, le Programme d’Investissements d’Avenir a permis d’aider à hauteur de 61 millions d’euros l’installation de plus de 20 000 points de charge par les collectivités. Enfin, les règles de calcul des avantages en nature ont été révisées afin de rendre plus attractif la mise à disposition d’un véhicule de fonction électrique ainsi que la mise à disposition d’une recharge gratuite par les entreprises pour leurs salariés.

    Par ailleurs, un cadre réglementaire a été mis en place permettant de poser les bases d’une standardisation des installations et d’une amélioration de la qualité du service (standards de prise, interopérabilité, pilotage de la recharge, visibilité du service, maintenance).

  • Sefram A1532 – Testeur pour bornes de charge des véhicules électriques

    Sefram A1532 – Testeur pour bornes de charge des véhicules électriques

    L’accessoire A1532 est idéal pour le test et la vérification des bornes de recharge des véhicules électriques. Utilisé seul ou avec un contrôleur d’installation, il permet de réaliser les tests de fonctionnement et de sécurité des bornes de recharge des véhicules électriques.

    Le A1532 est équipé d’une prise de type 2.

    Tests pouvant être réalisés avec le A1532 seul:

    • Détection de présence de tension de la borne (voyant) ;
    • Simulation des pilotes de résistance pour émuler le véhicule électrique avec plusieurs courants de charge ;
    • Simulation du statut du VE (connecté, déconnecté, en charge avec ventilation, en charge sans ventilation, erreur de pilote) ;
    • Test et visualisation de la réaction de la borne de recharge en fonction des différentes simulations.

    Tests pouvant être réalisés avec le A1532 connecté à un contrôleur d’installations:

    • Mesure de tension ;
    • Mesure d’impédance de boucle ;
    • Mesure de la tension de contact ;
    • Test de DDR ;
    • Mesure d’isolement sur la borne de recharge (hors tension) ;
    • Ajout des test visuels dans un rapport (uniquement sur MW9665) ;
    • Export de tous les test pour création d’un rapport (uniquement sur MW9665)

    Le A1532 est compatible avec les contrôleurs de la gamme SEFRAM: MW9320, MW9660, MW9655, MW9665