Catégorie : IRVE

Avec l’essor des véhicules électriques et les obligations réglementaires, l’installation d’infrastructures de recharge est devenue un marché majeur pour les électriciens. Que ce soit pour des bornes à domicile, des parcs de recharge en copropriété, ou des solutions dédiées aux flottes d’entreprise et aux bâtiments publics, chaque projet exige une expertise technique pointue et une connaissance des normes.

 

Comment dimensionner une installation en fonction des besoins énergétiques et des contraintes du réseau ? Quels sont les matériels et protocoles à privilégier pour garantir une recharge sécurisée, efficace et évolutive ? Et comment accompagner les clients dans le choix des solutions adaptées (recharge normale, accélérée, intelligente) tout en optimisant les aides financières disponibles ?

  • IRVE en copro, le nouvel eldorado ?

    IRVE en copro, le nouvel eldorado ?

    Avec l’instauration en 2015 du “droit à la prise” dans les bâtiments existants et la mise en place d’aides financières, l’installation d’infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) dans les copropriétés s’annonce un marché d’avenir pour les électriciens.

    Près de de 200 000 véhicules électriques et hybrides* circulent actuellement en France, soit plus que n’importe quel pays européen. L’Ile-de-France représente à elle-seule plus du tiers du parc automobile électrifié français. Et les ventes continuent de grimper ! Selon les prévisions, 350 000 véhicules 100 % électriques pourraient être en circulation en 2020. Cependant, pour près d’un français sur quatre, le manque d’infrastructures de recharge demeure le principal frein à l’achat**.

    Plus de 240 000 points de charge installés en France

    La France ne compte aujourd’hui que 25 000 points de charge publics. Un chiffre en progression mais éloigné de l’objectif annoncé par l’État de 100 000 bornes accessibles au public (hors domicile) d’ici 2020. Le véritable moteur du marché se trouve du côté du secteur privé. Selon Enedis, le territoire compte 240 000 points de charge en décembre 2018, contre 168 000 l’année précédente. Une évolution de 43 % sur une période durant laquelle la part des prises publiques n’a pas évolué. Près de 53 % de ces équipements sont installés pour des sociétés et 36 % chez les particuliers. Un foyer sur deux habitant en résidentiel collectif, les copropriétés offre un fort potentiel d’activité aux électriciens qui s’engagent sur la voie des IRVE.

    Des aides pour financer les installations

    Le développement des infrastructures de recharge dans les copropriétés est soutenu financièrement par les pouvoirs publics, notamment à travers le programme Advenir. Avec les certificats d’économie d’énergie (CEE), tous les copropriétaires peuvent couvrir jusqu’à 50 % des coûts de fourniture et d’installation. L’aide est plafonnée à 1 300 euros, avec une prime supplémentaire de 360 euros pour les installations intégrant un pilotage énergétique.

    Reconduit en 2019, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) pour financer les points de charge est également mobilisable. Il peut ainsi financer le propriétaire occupant à hauteur de 30 % du montant des équipements. De plus, l’ensemble des travaux éligibles au crédit d’impôt bénéficie d’une TVA à taux réduit de 5,5 %.

    Les collectivités locales proposent également leur propres aides financières. La ville de Paris est l’une des plus généreuses avec une subvention d’un montant de 50 % du coût TTC (jusqu’à 2 000 euros pour 4 points de charge) des travaux de mise en place de bornes de recharge collectives installées sur les parties communes et à usage de l’ensemble des résidents. Cette aide s’accompagne d’une subvention du même ordre, pouvant atteindre 2 000 euros, attribuée pour les travaux de mise aux normes électriques des parties communes, nécessaires pour l’installation des bornes.

    Qualification obligatoire

    En parallèle du développement de la demande, les pouvoirs publics réglementent la filière en charge de l’installation. La qualification est ainsi obligatoire depuis le 14 juillet 2017 (décret n°2017-26 en date du 13 janvier 2017 et article R. 4544-9 du code du travail). Seuls les installateurs intervenant sur des bornes de recharge de 3,7 kVA dans un bâtiment d’habitation privée ne sont pas concernés par cette obligation.

    En complément du socle de compétences et du savoir-faire propres aux électriciens, chaque entreprise qualifiée avec la mention IRVE doit justifier d’une formation spécifique, agréée par un organisme de qualification. Trois niveaux de formation sont agréés par les pouvoirs publics : la formation de base, la formation Expert et la formation recharge rapide.

    Premier organisme de qualification à proposer une mention IRVE, Qualifelec a annoncé avoir franchi le cap des 600 entreprises qualifiées sur ce domaine au 1er trimestre 2019. Accompagnée par la réglementation et les aides financières, cette montée en compétence des installateurs offre les bases solides au développement d’un marché à très fort potentiel. Tout en évitant de reproduire les erreurs du passé, telle que la déroute du photovoltaïque dans les années 2000.

    * Source : Conseil national de l’industrie
    ** Source : enquête IPSOS Avere-France / Mobivia (2018)

    Un droit à la prise dans les copropriétés

    Difficile de voter des travaux en copropriété ? Ce n’est pas le cas en ce qui concerne l’installation de points de charge grâce au concept réglementaire de « droit à la prise ». Tout propriétaire de véhicule électrique ou hybride peut invoquer ce droit pour installer – à ses propres frais – une borne de charge individuelle dans un parking de son immeuble. Si le propriétaire doit s’adresser directement au syndic avant de procéder au travaux, le locataire doit pour sa part en informer son propriétaire par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

    À cette étape, un devis réalisé par un installateur est nécessaire. Le syndic dispose alors d’un délai de 6 mois pour s’opposer aux travaux via saisine du tribunal d’instance. Il peut également décider d’équiper l’ensemble des places de stationnement de l’immeuble. Par ailleurs, l’article 57 de la loi du 12 juillet 2010 oblige les syndics de copropriétaires à aborder l’opportunité d’installer une IRVE lors de l’assemblée générale annuelle. La majorité simple suffit pour valider la décision.

  • Mention IRVE : Qualifelec franchit le cap des 600 entreprises qualifiées au 1er trimestre

    Mention IRVE : Qualifelec franchit le cap des 600 entreprises qualifiées au 1er trimestre

    Ce sont désormais 623 entreprises disposant de cette mention qui peuvent installer des Infrastructures de Recharge de Véhicules Electriques (IRVE), conformément aux dispositions du décret n°2017-26.

    Cette progression constante du nombre d’entreprises qualifiées IRVE sur l’ensemble du territoire national est un atout pour le développement d’un réseau de recharge dense et de qualité. Elle vient soutenir l’ambition du gouvernement qui vient d’annoncer un plan d’accélération du déploiement des bornes, avec un objectif de 100.000 bornes en 2022.

    La qualification, un outil pour aborder les nouveaux marchés

    Anticipant l’essor de la mobilité électrique, Qualifelec a été le premier organisme de qualification à proposer une mention IRVE, en complément de ses qualifications. Le législateur a, par la suite reconnu l’importance de la qualification dans ce domaine et l’a rendue obligatoire avec le décret n°2017-26 en date du 13 janvier 2017. Cette obligation de qualification ne s’applique pas pour l’installation de points de recharge d’une puissance inférieure ou égale à 3,7 kW non accessibles au public.

    La majorité des infrastructures de recharge de véhicules électriques s’intègrent dans une installation électrique existante de l’espace public ou privé.

    Avoir une approche globale de l’installation est indispensable pour répondre aux exigences de sécurité en vigueur et garantir le fonctionnement optimum des bornes sur le long terme. Cette approche fait partie de la culture des entreprises et professionnels électriciens qualifiés par Qualifelec.

    La mention IRVE peut s’obtenir en complément des qualifications Courants Forts (Logement-Commerce-Petit Tertiaire et Moyen-Gros Tertiaire-Industrie) Eclairage Public, Branchements et Réseaux et Solaire Photovoltaïque. Cette mention s’appuie sur une formation spécifique aux IRVE, condition indispensable pour prétendre à l’obtention de la mention.

    La formation, préalable à la qualification

    En complément du socle de compétences et du savoir-faire propres aux électriciens, chaque entreprise qualifiée avec la mention IRVE doit justifier d’une formation spécifique, agréée par un organisme de qualification. Qualifelec a participé à l’élaboration des référentiels de formation des trois niveaux reconnus actuellement, dans le cadre du décret n°2017-26. Qualifelec agrée également les organismes de formation proposant des formations consacrées aux Infrastructures de recharge de Véhicules Electriques. Depuis le 14 janvier 2018, seules ces formations agréées sont reconnues pour obtenir la mention IRVE. La liste des organismes agréée est disponible sur le site www.devenir-qualifelec.fr, dédié aux entreprises et professionnels électriciens.

  • Recharge électrique : adapter l’habitat aux exigences environnementales de l’automobile

    Recharge électrique : adapter l’habitat aux exigences environnementales de l’automobile

    “Énergiser” le bâtiment, c’est également faire en sorte qu’il puisse s’adapter au mieux aux nouveaux modes de vie et, désormais, de déplacement. Les véhicules électriques, pour s’intégrer dans notre quotidien d’automobilistes, doivent avant tout trouver leur place dans notre quotidien d’habitants. Sur Paris, la société ROGELEC a ainsi fait le choix de se spécialiser dans l’installation des infrastructures de recharge des véhicules électriques (IRVE). Rencontre avec son dirigeant, Etienne M’BARGA.

    Pouvez-vous nous présenter votre société ?

    ROGELEC est une entreprise unipersonnelle créée en 2010, implantée à Paris, dans le 19ème arrondissement. Je suis spécialisé dans la rénovation des installations électriques, avec une expérience conséquente dans la mise aux normes des installations électriques, de la mise en sécurité, et des économies d’énergie. Je suis certifié RGE QUALIFELEC. Ma clientèle est composée à la fois de particuliers et de professionnels et j’ai le statut d’installateur électrique qualifié « Logement-Commerce-Petit Tertiaire » auprès de QUALIFELEC.

    Comment envisagez-vous l’évolution des 5 grands marchés en développement que sont l’autoconsommation, le bâtiment connecté, les IRVE, la fibre optique, et les réseaux de communication ?

    Pour une petite structure comme la mienne, certains de ces marchés sont désormais inaccessibles sans une formation assez longue et très onéreuse. Par exemple, s’il est incontestable que la domotique et tout ce qui concerne les bâtiments connectés sont des marchés porteurs, le fait est qu’énormément de grands et moyens acteurs se sont déjà positionnés. Dans ces conditions, il est très compliqué pour une petite structure de s’y faire une place sans y consentir des investissements très conséquents.

    En ce qui concerne l’autoconsommation, on peut tirer les mêmes conclusions : les places ont été prises très rapidement par les « grands » du secteur, et la complexité des systèmes d’aides, par exemple, nécessite trop de travail en back-office pour une petite entreprise. La fibre optique est un secteur dont le déploiement sur Paris est déjà bien entamé, ce qui nécessiterait d’aller chercher des nouveaux marchés trop loin de Paris. Et là, c’est complexe quand on travaille seul. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me spécialiser dans l’installation des infrastructures de recharge des véhicules électriques.

    Comment avez-vous abordé cette nouvelle activité ?

    A la fois par l’observation des changements de modes de déplacement à Paris, et aussi pour répondre à des demandes de clients. Pour l’essentiel, les demandes qui me sont faites viennent de syndics de copropriété que je compte parmi mes clients réguliers et qui, eux aussi, ont bien saisi les changements en cours dans la capitale en ce qui concerne les modes de déplacement. Entre la chasse aux véhicules diesel, aux véhicules anciens, et les incitations à se déplacer de manière « propre » ou collective, on comprend que la question des véhicules électriques va devenir centrale dans les années qui viennent. Et, inévitablement, la question de la recharge de ces véhicules va se poser dans la foulée : comment recharger un véhicule chez soi ?

    C’est un domaine qui m’a séduit car il ne nécessite pas un investissement trop important pour pénétrer le marché, et que, pour le moment, il reste un marché de niche. Tout en restant relativement simple sur le plan technique pour un installateur généraliste : une IRVE s’installe un peu comme une prise de courant, en tirant un câble à partir du tableau électrique vers un petit potelet qui est mis sous tension et qui contient la prise de courant. S’agissant de puissances pouvant aller jusqu’à 32 ampères, il y a bien sûr une réglementation particulière à respecter, notamment pour les protections des circuits. Sur le plan commercial, il y a assez peu d’informations sur le sujet pour les particuliers, et les copropriétés avec parkings privatifs sont idéales pour commencer un démarchage. Et le bouche-à-oreille aide beaucoup sur le sujet…

    Mais au vu des efforts qui sont demandés en termes d’écologie, la généralisation des véhicules électriques est inévitable. Sur Paris, nous en voyons de plus en plus pour les particuliers. Autant de « signaux » qui laissent à penser que l’on a vraiment affaire à un marché d’avenir, qui peut être exploité par les TPE et les PME.

  • Déploiement des bornes de recharge : Solstyce recrute un responsable d’affaires IRVE

    Déploiement des bornes de recharge : Solstyce recrute un responsable d’affaires IRVE

    Pour accompagner son développement, Solstyce souhaite structurer les activités de Maîtrise d’oeuvre et Formation IRVE sous la responsabilité d’un(e) Responsable d’affaires – Technicien expérimenté(e).

    FICHE DE POSTE : Responsable d’affaires IRVE  – Déploiement d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques.

    SOLSTYCE est une société d’ingénierie et de services spécialisée en énergies renouvelables (photovoltaïque) et mobilité électrique. Avec 10 ans d’expertise en mobilité électrique, l’entreprise est reconnue comme référent à l’échelle nationale en projets IRVE. Ses missions couvrent :

    • études prospectives et missions AMO autour des véhicules électriques et bornes de recharge ;
    • études techniques et maîtrise d’oeuvre IRVE
    • formations IRVE

    PME dynamique et innovante, dotée d’une équipe de 50 personnes, Solstyce compte parmi ses clients :
    – Collectivités territoriales (Régions, Syndicats d’énergie, Communautés d’agglomération,..)
    – Etablissements publics (ADEME, Cerema,..)
    – Promoteurs immobiliers et aménageurs
    – Industriels et énergéticiens

    Descriptif du poste

    Sous la supervision de la Directrice Innovation de Solstyce, le/la Responsable d’affaires IRVE aura en charge le pilotage et le développement des activités de Maîtrise d’oeuvre et Formations IRVE, et notamment :

    En phase commerciale :

    • Définition de la stratégie commerciale, prospection et développement d’offres commerciales IRVE
    • Gestion de la relation commerciale avec un panel de clients
    • Elaboration des offres techniques et commerciales
    • Négociations client et contractualisation

    En phase avant-travaux :

    • Visites des sites (parkings en surface et en sous-sol, voirie) et études de faisabilité associées (aspects techniques et réglementaires)
    • Réalisation des études avant-projet et conception du projet comprenant les plans et schémas d’implantation des bornes de recharge, les bilans de puissance et notes de calculs
    • Suivi et obtention des validations client
    • Accompagnement du client dans la passation des marchés : rédaction des cahiers des charges, analyse des offres des entreprises (fabricants, entreprises travaux, opérateurs IRVE), négociations

    En phase chantier :

    • Planification et coordination de la phase travaux (projets multi-sites, multi-lots)
    • Gestion des interfaces avec le client, entreprises travaux, contrôleur technique, CSPS, ABF,…
    • Selon le périmètre de la mission, gestion des démarches administratives (raccordement au réseau public de distribution, DT/DICT…)
    • Validation des études EXE des entreprises travaux et des décomptes budgétaires
    • Suivi et coordination du planning
    • Suivi de la bonne exécution des travaux confiés aux entreprises et gestion des aléas éventuels
    • Planification et conduite des opérations de réception et suivi de la levée des réserves
    • Reporting régulier auprès du client et animation des réunions.

    Formations IRVE :

    • Enrichissement et actualisation des supports Solstyce
    • Animation des ateliers d’information et des modules de formation IRVE en vue des qualifications IRVE délivrées par Qualifelec et Afnor.

    Les + du poste :

    • possibilité d’intervenir sur des projets innovants : smart grid (IRVE/stockage/EnR), bornes de recharge à haute puissance (150 à 350 kW).
    • Selon profil, le poste peut offrir une dimension internationale (projet dans les pays d’Europe et en Inde).
    • Opportunités managériales

    Profil recherché

    – Formation supérieure en génie électrique, automatismes, informatique industrielle
    – 5 ans d’expérience minimum en conduite d’affaires, chantiers de construction pou gestion de projets industriels. Au moins 1 an d’expérience en projets IRVE ou mobilité électrique
    – Habilitation électrique B2V et connaissance des normes électriques françaises et européennes
    – Parfaite maîtrise de la langue française, bonne expression orale et qualités relationnelles
    – Autonomie, sens des responsabilités, proactivité, rigueur, efficacité, fiabilité
    – Maîtrise du pack office
    – Permis B

    Qualifications optionnelles :

    – Formation EV Ready
    – Maîtrise logiciel CAO (Autocad)

    Solstyce assurera toutes les formations internes nécessaires pour assurer votre rapide montée en compétence et l’autonomie.

    Conditions de travail

    CDI ouvert à temps plein. Rémunération selon profil et expérience. Poste basé à Paris 20eme, avec des déplacements à l’échelle nationale (métropole et DOM-TOM) et, potentiellement, à l’international. La personne devra pouvoir se rendre sur les chantiers par ses propres moyens. Un véhicule de société pourra lui être confié pour les missions le nécessitant.

    Contact
    Irina KHODOSSOVA – ik@solstyce.fr
    SOLSTYCE SAS
    38 avenue Léon GAUMONT
    75020 PARIS
    www.solstyce.fr
    Fixe 33 1 83 62 13 29

  • En route vers la recharge solaire intelligente des véhicules électriques

    En route vers la recharge solaire intelligente des véhicules électriques

    L’Avere-France, association nationale pour le développement de la mobilité électrique et Enerplan, syndicat des professionnels de l’énergie solaire, sont convenus d’un partenariat pour engager un travail commun avec leurs membres, afin de favoriser le déploiement en France de la recharge solaire intelligente des véhicules électriques.

    Cette alliance a pour principal but d’accélérer la convergence entre énergie solaire et électromobilité. L’Avere-France et Enerplan vont pouvoir conjointement étudier et favoriser le déploiement de la recharge solaire intelligente tout en maitrisant les contraintes et les investissements dans l’infrastructure de distribution du solaire et du stockage stationnaire.

    Le partenariat entre l’Avere-France et Enerplan va permettre de concrétiser sur le terrain l’exploitation des synergies entre déploiement des énergies renouvelables, la recharge des véhicules électriques et les contraintes réseaux, conditions sine qua non pour atteindre les objectifs de la transition énergétique et écologique  » – Cécile Goubet, Secrétaire Générale de l’Avere-France

    Ce partenariat doit permettre de révéler vis-à-vis du réseau électrique, des externalités positives de la production solaire locale au service de la mobilité électrique, avec une convergence à favoriser pour l’intérêt général  » – Richard Loyen, Délégué Général d’Enerplan

  • Afnor publie son Guide pratique des installations électriques extérieures

    Afnor publie son Guide pratique des installations électriques extérieures

    La norme NF C 17-200 fixe les exigences à respecter sur les installations électriques extérieures. Mais la comprendre et l’appliquer n’est pas toujours simple. Et pourtant la réglementation l’impose ! Pour aider tous les professionnels à répondre aux obligations normatives, AFNOR Editions publie le Guide pratique des installations électriques extérieures. Un nouvel outil indispensable à tous les équipementiers, installateurs et collectivités pour installer des équipements plus fiables et plus sûrs.

    Le constat est sévère : nos équipements sont trop souvent vétustes voire dangereux ! À travers une approche pratique et commentée de la norme NF C 17-200, Christian Mousnier montre donc comment répondre aux obligations normatives et à leurs dernières évolutions.

    Après un état des lieux détaillé de la réglementation et normalisation en vigueur, l’auteur présente, à grand renfort de tableaux et d’illustrations, les obligations relatives aux choix (degré de protection) et modes de pose des matériels ainsi qu’à l’identification des installations.

    Schémas et exemples de calculs à l’appui, une large place est également accordée à l’ensemble des dispositifs de protection des personnes et des biens contre les surintensités, surcharges, courts-circuits, chute de tension ou surtensions.

    Enfin, le guide passe en revue les obligations à respecter sur les installations nouvellement concernées par l’application de la norme NF C 17-200, telles que bassins, fontaines et autres infrastructures de recharge pour véhicules électriques.

    Un guide pratique complet et indispensable pour accompagner maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage dans la compréhension technique et l’application de cette norme incontournable.

    L’auteur

    Christian Mousnier a construit son expertise sur la normalisation et la réglementation relatives aux installations électriques extérieures par sa fonction de chef de produits, concepteur et animateur de stage sur l’éclairage public, les carrefours à feux et la photométrie au sein de l’APAVE. Son expérience professionnelle de 40 ans au sein de cette dernière s’est enrichie de sa qualité d’expert de l’Association française de l’éclairage. Intégré aux travaux sur la normalisation électrique, il participe aux commissions électriques de l’Union technique de l’électricité (UTE) dès 2004, pour aujourd’hui présider la commission « Installation électrique extérieure » d’AFNOR.

  • Mobilité électrique : les bornes de recharge de l’Yonne accessibles aux conducteurs de véhicules électriques d’Europe

    Mobilité électrique : les bornes de recharge de l’Yonne accessibles aux conducteurs de véhicules électriques d’Europe

    Un partenariat inédit entre SPIE, le SDEY et Hubject

    Saint-Denis, le 28 février 2018 – SPIE CityNetworks, Hubject et le Syndicat Départemental d’Énergies de l’Yonne (SDEY) s’associent pour proposer des solutions de recharge pour véhicules électriques accessibles à tous les conducteurs de véhicules électriques d’Europe. Les bornes de recharge du Syndicat Départemental d’Énergies de l’Yonne (SDEY) peuvent désormais être localisées et utilisées par les usagers de tous les opérateurs de services du réseau intercharge d’Hubject, un réseau d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques unique et accessible à travers quatre continents.

    Créée en 2012, la plateforme eRoaming* d’Hubject connecte les opérateurs de bornes de recharge et les opérateurs de services de mobilité en temps réel pour offrir aux utilisateurs de véhicules électriques un accès inédit et facilité aux infrastructures de recharge par le réseau intercharge. En rejoignant ce réseau, SPIE CityNetworks, spécialiste des réseaux de recharge pour véhicules électriques, ouvre désormais à un grand nombre d’utilisateurs européens de véhicules électriques l’accès aux bornes déployées sous la conduite du Syndicat Départemental d’Énergies de l’Yonne (SDEY).

    « Notre objectif est de fournir aux syndicats d’énergie des solutions innovantes tournées vers l’avenir et au profit des usagers. Les réseaux de recharge internationaux et multi-opérateurs comme intercharge nous aident à garantir une expérience de recharge aisée pour les conducteurs de véhicules électriques. Hubject est un leader innovant sur le marché de l’itinérance depuis de nombreuses années, et en plus de la fiabilité de ses services, il offre une gamme étendue d’options à forte valeur ajoutée », déclare Daniel Beaubouchez, responsable digitalisation et innovation chez SPIE CityNetworks. Avec sa solution complète « Orios by SPIE », SPIE CityNetworks prend en charge l’installation, la supervision, la maintenance et l’exploitation technique et commerciale des bornes de recharge. Une offre complémentaire à celle d’Hubject, déployée pour la première fois dans l’Yonne, qui place l’expérience utilisateur au cœur des réflexions : praticité, fiabilité et durabilité.

    Le SDEY est quant à lui le premier syndicat d’énergie – dont les bornes sont opérées par SPIE – à rejoindre le réseau intercharge et à ouvrir son infrastructure de recharge aux conducteurs de toute l’Europe. « Dans l’Yonne, nous croyons en l’innovation en faveur de la mobilité durable, à l’intégration européenne et nous souhaitons donner aux conducteurs de véhicules électriques la possibilité d’accéder à différents pays et régions, au-delà même de la Bourgogne. Ainsi, déjà en 2016, nous avions pris la décision de rejoindre le réseau intercharge. Nous sommes heureux de faire partie de ce réseau international. », annonce Jean-Noël Loury, Président du SDEY.

    * L’itinérance ou eRoaming est la faculté de pouvoir utiliser des équipements électroniques et échanger des données via un réseau multi-opérateurs, indépendamment de son opérateur d’origine.

    A propos de SPIE CityNetworks
    Filiale française du groupe SPIE, SPIE CityNetworks propose des offres dédiées à l’aménagement du territoire et aux réseaux d’énergie & numériques, ainsi qu’à leurs usages associés (bornes de recharge de véhicules électriques, vidéoprotection urbaine, small cells…) Ses équipes interviennent dans la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance d’installations économes en énergie et respectueuses de l’environnement. Elle compte 3 400collaborateurs qui interviennent depuis 130 implantations.

    À propos d’Hubject
    La société Hubject a été fondée en 2012 par des entreprises leaders dans le secteur de l’énergie, de la technologie et de l’automobile. Parmi les actionnaires d’Hubject figurent BMW Group, Bosch, Daimler, EnBW, innogy, Siemens et le groupe Volkswagen. Avec sa plateforme eRoaming, Hubject connecte les opérateurs de bornes de recharge et les opérateurs de services de mobilité en temps réel pour offrir aux utilisateurs de véhicules électriques un accès aux infrastructures de façon simple et conviviale. Hubject n’exploite lui-même aucune borne de recharge, mais assure en arrière-plan la fluidité des échanges de données grâce au réseau de recharge intercharge. Plus de 300 entreprises réparties sur 26 marchés dans le monde utilisent déjà la plateforme, parmi lesquelles des constructeurs de véhicules électriques, des fournisseurs d’énergie, des prestataires de service du secteur de la mobilité et des entreprises de télécommunication.

    À propos de SDEY
    Propriétaire de plus de 4 000 km de réseaux, le SDEY gère pour le compte des communes adhérentes, les réseaux électricité et gaz. Le SDEY veille ainsi au maintien d’un service public performant de distribution d’énergie, en termes de qualité et de sécurité. Si l’électrification rurale demeure le cœur de métier du syndicat, les missions du SDEY deviennent chaque jour plus étendues et s’articulent aujourd’hui autour de trois priorités : maintenir la performance du service public dans la distribution d’électricité, innover pour proposer de nouveaux services aux communes en quête de performances et d’économies, faire les investissements d’avenir pour que l’Yonne soit un département attractif.

  • Bornes de recharge des véhicules électriques : quels outils pour les tests ?

    Bornes de recharge des véhicules électriques : quels outils pour les tests ?

    La loi de transition énergétique table sur 7 millions de bornes de recharge autour de 2030. Un marché qui s’ouvre peu à peu aux électriciens. Jean-Michel Catherin, fondateur de Testoon, répond à nos questions sur les outils de tests disponibles.

    Le marché des bornes de recharge est-il là ?

    « Le potentiel est fort pour les vingt prochaines années, avec une volonté française de développer les voitures électriques. Les fabricants annoncent une autonomie croissante mais les acheteurs s’inquiètent principalement du lieu où ils pourront recharger leur véhicule, et du temps que prend l’opération. Ce temps de recharge dépend de la technologie du véhicule et des batteries, mais surtout de la borne de recharge : plus l’installation délivre du courant, plus rapide est la recharge. Aujourd’hui, la puissance délivrée par une installation électrique domestique ne permet que des charges lentes. Ce sont donc les bornes de charge rapide qui vont se développer, mais elles sont très sophistiquées.

    L’offre sur ce marché est assez diversifiée, avec quelques start-up et de gros acteurs tels que Schneider, Legrand et les constructeurs de voiture. Nous passons à présent d’un monde où les bornes sont spécifiques à une marque de voiture, à un monde où la technologie est standardisée.

    Les électriciens commencent à entrer sur ce marché. Qualifelec vient notamment de lancer une qualification IRVE pour les installateurs. Une qualification obligatoire depuis le 14 juillet 2017 pour intervenir sur une borne de recharge. Des formations seront également rendues obligatoire à partir du 14 janvier 2018, avec trois niveaux liés au type d’installation. Derrière l’installation, il y aura un besoin de vérifier le bon fonctionnement et la sécurité de ces équipements. »

    Quelles sont les spécificités des bornes de recharge ?

    « Les bornes de recharge sont des équipements intelligents, et pas seulement des prises électriques. Elles communiquent avec le véhicule au travers de fils supplémentaires pour gérer la charge. La plupart de ces bornes vont de plus avoir un système de calcul de la consommation, voire un dispositif de paiement, et sont conçues pour offrir une excellente protection face aux intempéries et au risque de vandalisme. La mise en sécurité électrique est donc très importante. C’est pourquoi ces bornes sont reliées à la terre et munies de disjoncteurs différentiels. Les outils standards de l’électricien ne suffisent pas pour vérifier toutes les fonctionnalités de la prise et sa sécurité. »

    Y a t-il un appareil de mesure dédié aux bornes de recharge ?

    « Avec notre partenaire Sefram, nous venons tout juste de lancer un outil dédié au contrôle des bornes de recharge. Le A1532 est un petit boitier avec deux commutateurs et une prise normalisée pour se connecter à une borne. L’appareil dispose de deux fonctions : une fois connecté à la borne, il simule un véhicule de 13A, 20A, 32A ou 62A, à différents états ; en connectant l’appareil à un autre appareil de mesure de sécurité électrique, il permet de déclencher le test de la terre, le test de la boucle ou encore le test du disjoncteur différentiel. Le boitier sert alors d’interface entre l’appareil de mesure et la borne. Le A1532 est disponible sur www.testoon.com depuis cette année. »

    Voir la fiche produit « Vérificateur de bornes de rechargement de voitures électriques Sefram A1532 » ici

  • Electromobilité : le parlement européen soutient le « droit à la prise »

    Electromobilité : le parlement européen soutient le « droit à la prise »

    Des procédures d’autorisation moins complexes pour installer des bornes de recharge dans les bâtiments existants et une obligation d’installation dans les bâtiments non résidentiels. Ce sont les propositions avancées fin 2017 par les députés européens pour assurer le développement de l’électromobilité.

    Les députés ont ainsi voté dans le sens d’une installation obligatoire de bornes de recharge pour véhicules électriques dans tous les nouveaux bâtiments non résidentiels. Une fois validée formellement par le Parlement et le Conseil Européen, la directive Performance Energétique du Bâtiment obligera les pays membres de l’Union Européenne à équiper au moins une place de parking sur cinq de l’infrastructure de base pour les voitures électriques dans tous les nouveaux bâtiments à usage non résidentiel ainsi que dans ceux faisant l’objet de rénovations importantes, comptant plus de dix emplacements. Un point de recharge minimum devra également être fourni.

    En ce qui concerne les bâtiments résidentiels de plus de dix places de parking, qui sont nouveaux ou font l’objet de rénovations importantes, l’accord provisoire prévoit l’installation de l’infrastructure de câblage nécessaire à la mise en place ultérieure de points de recharge pour les véhicules électriques.
    Les députés ont par ailleurs proposé une simplification des procédures d’autorisation pour installer des bornes dans les bâtiments existants. Aucun locataire ou copropriétaire ne doit être empêché d’installer une borne de recharge pour véhicules électrique, sauf quand cela est matériellement impossible. « Le soutient du Parlement européen au ‘droit à la prise’ est crucial. Garantir aux citoyens européens la possibilité d’installer des bornes de recharge, sans barrière administrative majeure, est essentiel pour encourager les consommateurs à se tourner vers l’électrique », s’est exprimée Teodora Serafimova, en charge des politiques liées à l’électromobilité au sein de la fondation Bellona Europe*.

    * Propos recueillis par l’Union française de l’Electricité (UFE).

  • Infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) : devenez installateur qualifié

    Infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) : devenez installateur qualifié

    A l’heure où le marché du véhicule électrique émerge, AFNOR Certification propose aux installateurs de bornes de recharge une qualification pour prouver leur professionnalisme. Pensez-y, car après le 13 juillet, détenir cette qualification sera impératif !

    Tous les signaux sont au vert : des mesures incitatives, l’arrivée de modèles dotés d’une autonomie de 300 km, des ventes en hausse et plus d’un Français sur trois qui se déclare prêt à passer à l’électrique… Voire un sur deux pour ceux qui ont déjà testé ou qui disposent d’une solution de recharge à proximité (enquête Ipsos, sept. 2016) ! Le marché du véhicule électrique est en pleine expansion, et avec lui, celui des bornes de recharge, que ce soit en maison individuelle, en habitat collectif, dans le tertiaire ou encore sur les parkings et lieux publics. Et ces points vont se multiplier : la loi de transition énergétique en prévoit 7 millions d’ici à 2030. Mais encore faut-il les installer en bonne et due forme.

    Concevoir et installer dans les règles

    En l’espèce, c’est une directive européenne (2014/94/UE) sur le « déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs » qui fait autorité. L’arrêté du 12 janvier 2017, qui la transpose en droit français, définit les règles de configuration, d’installation et d’exploitation des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE). Et fixe les exigences techniques et de compétences pour les professionnels, dont l’obligation de détenir une qualification par un organisme accrédité avant le 13 juillet 2017. « C’est sur ce segment qu’AFNOR Certification se positionne, explique Jérémie Mella, chef de produit Certification Énergie, avec une offre qui va même au-delà de ce qui est imposé, en couvrant la conception et la recharge intelligente. »

    AFNOR Certification propose ainsi la qualification réglementaire « Installation IRVE », mais aussi une qualification volontaire « Conception IRVE », garantissant une expertise globale. Car, s’il faut des compétences pour installer, il en faut aussi pour concevoir les infrastructures : configuration du site (bâtiment, parking…), puissance appelée et capacité des armoires électriques, paramètres de raccordement au réseau, etc. « Les grands comptes sont bien sûr ciblés, mais nous avons particulièrement pensé aux petits installateurs qui interviennent sur les deux volets, et aux bureaux d’études présents uniquement sur le champ conception : cette qualification leur apportera un avantage concurrentiel certain », poursuit Jérémie Mella.

    Anticiper les évolutions

    Afin de coller à la réalité des besoins, AFNOR Certification a réuni autour de la table des fabricants de bornes, des experts en électricité, des bureaux d’études et des opérateurs de la mobilité. Les échanges ont conduit à établir les critères de qualification mais aussi à réfléchir sur les évolutions technologiques, comme la communication “intelligente” entre les bornes, qui permet par exemple de moduler la puissance de charge en fonction du nombre de véhicules branchés. « Ce haut niveau d’expertise nous permet d’assortir notre double qualification d’une mention “Infrastructure de recharge intelligente” », analyse Jérémie Mella.

    Le processus de qualification est entièrement dématérialisé. « L’examen documentaire (technique et administratif) est réalisé par nos instructeurs qualifiés et un comité de qualification délivre l’avis de conformité », détaille ainsi Jérémie Mella. Deux références sont requises, l’instructeur étant susceptible d’appeler les maîtres d’ouvrage pour vérifier la qualité des réalisations. Le certificat de qualification est octroyé pour quatre ans, avec un suivi annuel. D’autres secteurs l’ont montré, à commencer par celui du désamiantage : détenir la qualification adéquate est capital, sous peine de passer à côté d’un marché en pleine expansion. Avec le leader français de la certification comme copilote, prenez le virage de la mobilité électrique en toute sécurité !

    IRVE, quèsaco ?

    Une infrastructure de recharge de véhicules électrique (IRVE) comprend la borne ou point de recharge, qui peut comprendre plusieurs prises, le coffret de pilotage et de gestion des données (transmission, contrôle, paiement…) et le circuit même d’alimentation. Fin mars 2017, l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (AVERE) dénombrait en France 122 000 points de recharge, dont 16 000 ouverts au public.

    Source « Le Mag Afnor Certification«