Catégorie : Métier électricien

Le métier d’électricien est plus que jamais au cœur des enjeux du bâtiment, entre transition énergétique, bâtiments intelligents et évolutions réglementaires. Que ce soit pour des installations neuves, des rénovations, ou la maintenance d’infrastructures, les compétences des électriciens sont sollicitées sur des projets de plus en plus complexes.

 

Comment maîtriser les nouvelles technologies (domotique, recharge de véhicules électriques, fibre optique) tout en garantissant la sécurité et la conformité des installations ? Quelles sont les formations et certifications indispensables pour évoluer dans ce secteur en pleine mutation ?

  • La domotique est morte… Vive le câblage multiplexe à fonctions domotique

     

    La domotique est née en 1985 par le dépôt de la marque et des brevets à l’INPI, par un certain Pierre Mumbach… Depuis, des milliers d’articles de presse, d’expérimentations, de réalisations, de réussites et aussi d’échecs ont jalonné l’émergence de cette technologie.

     

    câblage multiplexe à fonctions domotique

    Au début de cette aventure humaine il y avait des pionniers, passionnés, sans grands moyens qui ont consacré 10, 20 ans de leur vie à cette « croyance  » Et aucun ou presque n’a « fait fortune en domotique « …

    Puis les géants de l’électrotechnique se sont emparé de cette opportunité pour la normaliser… et surtout pour préserver une technologie de distribution-commande classique à base d’interrupteurs et de modules simples câblés en 230 volts, qui représente encore aujourd’hui plus de 98 % du marché…

    La technologie « domotique  » est traitée dans ce markéting de parent « RICHE « , puisque réservée à une élite qui peut s’offrir une installation à plusieurs dizaines de millier d’ euros, alors qu’une installation électrique classique dispose dans le budget d’un promoteur immobilier de moins de 8.000 euros par logement. Cherchez l’erreur !

    C’est évident, il ne faut pas que la domotique prenne le pas sur un marché très lucratif du câblage classique.

    Toutefois, la nature a horreur du vide et l’évolution qui a fait disparaître le câblage à base d’interrupteurs dans toutes les installations électriques (bateaux, avions, TGV, voitures, etc.) sauf dans le bâtiment, commence à ruer dans les laboratoires. Et il apparaît maintenant une NEO DOMOTIQUE de dernière génération qui règle définitivement le problème de ce qu’il faut bien appeler « la domotique de masse  » ou de substitution.

    C’est le câblage multiplexé, copie conforme dans ses principes technologiques à ce qui existe ailleurs et à un niveau de prix d’installation équivalent.

    En revanche les « fonctions domotiques « , elles, sont biens présentes, d’où le titre de l’article, il est vrai volontairement provocateur…

    Cette métamorphose technologique, va faire fusionner les deux métiers classiques de l’installation électrique : la basse tension 230 volts et le courant faible, puisque toutes les acquisitions d’informations et les commandes se réalisent par un bus 4 paires FT100.

    L’installation sera décomposée en deux grandes parties : la pose des fourreaux, fils, câbles, boîtiers, tableaux de puissance, de protections, réalisables par l’électricien classique et toute la partie paramétrage des fonctions, liaisons IP, smartphones, Web box, dialogue avec le client pour offrir une installation « à la carte  » avec les scénarii, automatismes…

    Mais ne nous trompons pas, la domotique restera un métier d’électriciens basique, puisque 80 % de la valeur ajoutée d’une installation sera de bas niveau (pose de fourreaux, fils en 1.5 ou 2.5 mm2, tableau de protections…).

    La question à laquelle il faut maintenant répondre est : qui sera le chef de la meute ? La basse tension ou le courant faible ?

    La logique veut que ce soit toujours le niveau de complexité le plus élevé qui domine le moins élevé.

    Alors, chefs d’entreprises en courant faible, faites votre mutation vous n’aurez pas le choix, restez en première division, devenez des électriciens en câblage multiplexé, ou devenez des sous-traitants de deuxième division, vous formerez vos techniciens, ce qui vous coûtera fort cher, et les électriciens vous débaucheront vos techniciens…

    Ils n’auront alors plus besoin de vous.

    Autrement dit, le métier de courant faible est arrivé à son point de quitte ou décuple… A vous de faire le bon choix !

     

    Cet article a été rédigé en collaboration avec S2I Courant Faible

  • Dispositifs différentiels à haute sensibilité 30 mA – Exemple d’emploi des DDRHS 30 mA

    Les dispositifs à courant différentiel résiduel (DDR) protègent les personnes contre les contacts indirects avec des masses en défaut. Voyons maintenant quelques exemples d’emploi de ces dispositifs différentiels : dans le neuf, dans l’existant, en extérieur…

    Dans les établissements soumis au code du travail

    Le décret du 14 novembre 1988 impose notamment l’emploi de dispositifs différentiels à haute sensibilité pour la protection :

    • des circuits alimentant des prises de courant ;
    • les installations dont les conditions d’utilisation sont sévères (chantiers, installations foraines, caravanes…).

    Concernant l’habitat neuf

    Les DDR 30mA ont été introduits par l’édition de mai 1991 de la norme NF C 15-100. À l’époque, leur emploi était imposé uniquement sur les circuits de la salle de bains et des prises de courant. L’édition 2002 de la norme a généralisé les 30 mA à tous les circuits, avec un quantitatif qui dépend de la superficie du logement. Par conséquent, dans les locaux d’habitation neufs actuels, tous les circuits sont protégés par des DDRHS 30 mA.

    Dans l’habitat existant

    Le recours, à titre compensatoire, à la protection par dispositif différentiel à haute sensibilité (30 mA) permet d’apporter, à moindre coût, une sécurité acceptable, en l’absence de continuité des circuits de mise à la terre. Pour autant, ce recours ne doit être que temporaire, dans l’attente de la mise à la terre effective des circuits concernés.

    Sélectivité des protections différentielles

    Pour plus de confort d’utilisation, il est recommandé d’installer d’autres dispositifs différentiels 30 mA, notamment lorsque certains matériels peuvent être la cause de déclenchements intempestifs dus à l’eau : circuits alimentant le lave-linge, le lave-vaisselle… Il est recommandé de les protéger par des dispositifs différentiels 30 mA dédiés. Ainsi, en cas de défaut d’isolement sur ces circuits, les autres parties de l’installation continuent de fonctionner normalement. Pour mémoire, les circuits alimentant des appareils situés à l’extérieur et non attenants au bâtiment doivent être protégés par un dispositif différentiel 30 mA spécifique.

    dispositifs différentiels sécurité électrique

    (1) Peut être également de type A. Il assure toutes les fonctions du type AC et peut donc le remplacer avantageusement.

    (2) Le type A doit protéger notamment les circuits spécialisés de la plaque de cuisson ou de la cuisinière et du lave-linge. Le choix du type A pour la protection de ces circuits trouve son origine dans la technologie des matériels qu’ils alimentent. Effectivement, en cas de défaut, ils peuvent produire des courants comportant des composantes continues. Ces appareils de type A sont conçus pour détecter ses courants. En conséquence, ils assurent la protection contre les défauts sur ces matériels.

    (3) Un des interrupteurs différentiels 40 A doit être remplacé par un interrupteur différentiel 63 A lorsque la puissance de chauffage électrique est > 8 kVA.

    Concernant les installations électriques des espaces extérieurs

    La nouvelle norme NF C 17- 200 (entrée en vigueur le 20 septembre 2007) impose que chaque mobilier urbain et chaque édicule de la voie publique, qu’ils soient de classe I ou de classe II, soient protégés individuellement par DDR à haute sensibilité (30 mA). Pour mémoire, des exemples de mobilier urbain sont les cabines téléphoniques, les abribus, les horodateurs ou encore les panneaux publicitaires. Les édicules de la voie publique sont les constructions fixes telles que les toilettes publiques ou les kiosques. La protection par DDR 30 mA de ces équipements s’explique, d’une part par la résistance fréquemment élevée de leur prise de terre, d’autre part par la défaillance occasionnelle des mesures classiques de protection, en cas d’imprudence des usagers ou de vandalisme.

    Attention à ne pas surcharger un interrupteur différentiel

    De façon générale, selon la norme NF C 15-100, lorsqu’un interrupteur différentiel est mis en œuvre en amont de plusieurs circuits, son courant assigné doit être :

    • soit supérieur ou égal à la somme des courants assignés des dispositifs de protection placés en aval ou au courant d’emploi calculé par le concepteur ;
    • soit supérieur ou égal au courant assigné du dispositif de protection situé directement en amont. En pratique, on veillera donc à répartir les circuits de manière à équilibrer les charges.

    Lorsque au moins 3 circuits spécialisés d’appareils électroménagers de forte puissance sont protégés par un même DDR 30 mA (par exemple, des plaques de cuisson, un lave-linge et un lave-vaisselle sous un même DDR 30 mA de type A), il est recommandé que le calibre de ce DDR soit au minimum de 63 A.

    Pour en savoir plus :

     

  • Zoom sur L’installation de mise à la terre

    Normes à respecter pour la mise en œuvre de la prise de terre, du conducteur de teree, de la borne principale de terre, des conducteurs de protection ainsi que des liaisons équipotentielles

     

    Ref PRO 1378-1 – 13 pages

     

    Normes à respecter pour la mise en œuvre de la prise de terre, du conducteur de terre, de la borne principale de terre, des conducteurs de protection ainsi que des liaisons équipotentielles.

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  • Le guide : Immeubles collectifs d’habitation, installations électriques des parties communes et des services généraux

    Synthèse pour les parties communes d’immeubles collectifs d’habitation, des règles essentielles pour concevoir et réaliser une installation électrique respectant la norme NFC 15-100.

     

    Octobre 2011 – Réf. PRO 848-11 – 172 pages

     

    Le +

     

    L’ouvrage prend en compte les amendements 1,2 et 3 et les fiches d’interprétation à la norme NFC 15-100. Elle comporte deux nouveaux chapitres :

    – les installations solaires photovoltaïques ;

    – les infrastructures de charge des véhicules électriques.

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  • Installation à basse tension : mise en œuvre des canalisations et des connexions – Les connexions

    Le guide UTE C15-100 insiste sur la nécessaire durabilité dans le temps de la continuité électrique et de la tenue mécanique des connexions. Les épissures sont bien évidemment interdites. L’accent est mis sur la capacité des bornes et sur le nombre de conducteurs par borne déclarés par le constructeur.

    Lorsqu’une borne sert de connexion à plusieurs conducteurs, il faudra notamment veiller à respecter les conditions suivantes :

    • conducteurs de même nature et de sections identiques (ou pas plus d’une section d’écart pour les conducteurs de section inférieure ou égale à 4 mm2) ;
    • impossibilité de retirer, même avec un effort modéré, un conducteur de l’ensemble ainsi connecté.

    Concernant la connexion des conducteurs de protection, le guide précise que la connexion :

    • de chaque conducteur au niveau de la borne principale de terre ;
    • du conducteur principal de protection ;
    • de chaque conducteur de protection au conducteur principal de protection ;
    • de chaque conducteur de protection sur les répartiteurs de terre et dans les boîtes de dérivation ;
    • doit être indépendantes.

    Boites et dispositifs de connexion

    De façon générale, tout conduit ou conduit-profilé, noyé ou encastré doit être terminé par une boîte de connexion. Cependant, pour les points d’éclairage extérieurs, cette condition n’est pas exigée sous réserve de respecter le degré de protection IP34.


    Dispositifs de connexion pour luminaire (DCL) dans les locaux contenant une baignoire ou une douche : dans les volumes 0 et 1, l’installation d’un socle DCL est interdite. En revanche, dans le volume 2, un socle DCL peut désormais être installé s’il respecte l’une des conditions suivantes :

    • soit laissé en attente et, dans ce cas, il doit être muni d’un accessoire le protégeant contre la présence d’eau ;
    • soit connecté et recouvert par un luminaire adapté aux exigences demandées pour ce volume.

    Le vide de construction

    Il s’agit d’un espace existant dans la structure ou les éléments d’un bâtiment et accessible seulement à certains emplacements. Des espaces dans des parois, les planchers supportés, les plafonds et certains types d’huisseries de fenêtres ou de portes et les chambranles sont autant d’exemples de vides de construction.

    Les vides de construction spécialement construits sont généralement dénommés alvéoles. Les gaines, galeries et caniveaux ne sont pas considérés comme des vides de construction. Il en est de même des plénums des faux plafonds et des faux planchers démontables pour lesquels les conditions de pose sont celles du montage apparent, les canalisations étant fixées ou supportées indépendamment des panneaux démontables.

  • Installation à basse tension : mise en œuvre des canalisations et des connexions – Les canalisations et leurs modes de pose

    Dans les installations électriques à basse tension, la pose des canalisations et la réalisation des connexions obéissent à de nombreuses règles de l’art décrites principalement dans le guide UTE C 15-520. Sans prétendre être exhaustif, ce dossier vous propose un tour d’horizon des nouveautés à retenir.

    Les canalisations et leurs modes de pose

    De façon générale, on distingue clairement le mode de pose noyé (complètement enrobé) du mode de pose encastré.

    installation basse tension canalisation électrique

    Pose dans les volumes en périphérie des cloisons derrière les couvre-joints. Le tableau 14 du guide précise les types de conducteurs ou de câbles pouvant être utilisés suivant que les couvre-joints sont ou non démontables.

     

    • Le nouveau guide UTE C 15-520 propose un tableau de choix des câbles simplifiés, en ne mentionnant que les câbles les plus employés. Il cite ainsi le câble H 05 VV-F qui, pourtant couramment utilisé, ne figure pas comme tel dans la norme NF C 15-100. Le Tableau introduit également le conducteur isolé H 05 SJ-K, de la famille PR (isolé en élastomères). Précisons que des conducteurs isolés ne doivent en aucun cas être mis en œuvre dans des systèmes de conduits métalliques. Et si l’on souhaite tout de même utiliser de tels conduits, il faudra y faire circuler un câble de puissance présentant un niveau de sécurité équivalent à celui de la classe II.
    • La mise à la terre des parties métalliques des canalisations (chemins de câbles, échelles à câbles, conduits-profilés, goulottes) est largement développée : le texte distingue clairement la protection contre les chocs électriques de la protection des circuits de communication contre les perturbations électromagnétiques (CEM).
    • Lorsqu’une canalisation électrique est placée à proximité immédiate de canalisations non électriques, elle doit être convenablement protégée contre les dangers pouvant résulter de la présence de ces autres canalisations. Entre la surface extérieure d’une canalisation de produits pétroliers ou de gaz et celles d’autres canalisations, la distance minimale à respecter est fixée à 3 cm (20 cm si les canalisations sont enterrées). L’utilisation de canalisation non électrique comme support de canalisation électrique est interdite, et réciproquement.

    Rappelons que, pour parer aux effets du tassement de la terre les câbles doivent être enfouis, au moins à 0,50 m de la surface du sol. Cette profondeur est portée à 0,85 m à la traversée des voies accessibles aux voitures et sous les trottoirs.

    • Concernant la pose sous conduits et systèmes de conduits, la règle dite du tiers; fait l’objet d’évolutions. Auparavant, les dimensions intérieures des conduits devaient permettre de tirer et de retirer facilement les conducteurs et câbles. À présent, l’occupation d’un conduit ou d’un conduit-profilé n’est limitée au tiers de sa section intérieure que dans le cas de conducteurs isolés mis en œuvre après la pose des conduits. Il n’existe plus de règles particulières pour la mise en œuvre des câbles dans les conduits ou systèmes de conduits-profilés.
    • En vide de construction les conducteurs isolés ne sont autorisés que sous conduit ou conduit-profilé. En ce qui concerne les câbles posés directement, c’est-à-dire sans conduit, la plus petite dimension du vide devait, dans l’ancien guide, être d’au moins 20 mm sur toute sa longueur. Désormais, et en accord avec la norme NF C 15-100 en vigueur, la plus petite dimension transversale du vide doit être d’au moins 1,5 fois le diamètre extérieur du câble de la plus grande section. Les câbles employés doivent appartenir à la catégorie C2 (non-propagation de la flamme).
    • Pour les parties d’installation en faux plafonds accessibles par démontage d’éléments ou par déplacement d’un appareil tel qu’un luminaire, il est admis d’installer, sur des parties fixes, des appareillages (télérupteurs, minuteries, transformateurs, boîtes de connexions). En revanche, les dispositifs de manœuvre ou de coupure (dispositifs de protection, de commande ou de sectionnement) ne doivent pas être installés dans des faux plafonds, sauf si repérés et accessibles par un orifice prévu pour cet usage. Ces prescriptions restent inchangées par rapport à l’ancien guide, mais méritent d’être rappelées pour leur importance.
    • Concernant les canalisations en contact avec des matériaux thermiquement isolants, les textes exigeaient auparavant de mettre les câbles sous conduits non propagateurs de la flamme. Dorénavant, la pose directe (sans conduits) de câbles de catégorie C2 est admise. Les canalisations électriques sont de préférence posées côté chaud de l’isolant. Une canalisation électrique de diamètre inférieur ou égal à 16 mm peut cependant cheminer côté froid, entre le mur et l’isolant entre les plots de colle.
  • Mise à la terre des immeubles existants : les fonctions

    Les fonctions de mise à la terre des immeuble existants sont multiples : éclairage de sécurité, d’évacuation, d’ambiance, antipanique… Récapitulatif.

    L’éclairage de sécurité

    mise à la terre sécurité électrique

    L’éclairage de sécurité doit permettre, lorsque l’éclairage normal est défaillant :

    • une évacuation sûre et facile des personnes vers l’extérieur ;
    • les manœuvres intéressant la sécurité et l’intervention des secours. Il ne doit pas être confondu avec l’éclairage de remplacement qui permet de poursuivre l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de l’éclairage normal.

    L’éclairage de sécurité a deux fonctions :

    • l’éclairage d’évacuation ;
    • l’éclairage d’ambiance ou d’antipanique.

    L’éclairage d’évacuation

    L’éclairage d’évacuation doit permettre à toute personne d’accéder à l’extérieur, en assurant l’éclairage des cheminements, des sorties, des indications de balisage, des obstacles et des indications de changement de direction.

    Pour les ERP, cette disposition s’applique :

    • aux locaux recevant 50 personnes et plus ;
    • aux locaux d’une superficie supérieure à 300 m² en étage et au rez-de-chaussée et 100 m² en sous-sol.

    Les indications de balisage doivent être éclairées par l’éclairage d’évacuation :

    • si elles sont transparentes, par le luminaire qui les porte ;
    • si elles sont opaques, par les luminaires situés à proximité.

    Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être espacés de plus de 15 mètres. Les foyers lumineux doivent avoir un flux lumineux assigné d’au moins 45 lumens pendant la durée de fonctionnement.

    L’éclairage d’ambiance ou d’antipanique

    L’éclairage d’ambiance ou d’antipanique des ERP doit être installé dans tout local ou hall dans lequel l’effectif du public peut atteindre 100 personnes en étage ou au rez-de-chaussée ou 50 personnes en sous-sol. L’éclairage d’ambiance ou d’antipanique doit être allumé en cas de disparition de l’éclairage normal et doit être :

    • uniformément réparti sur la surface du local ;
    • basé sur un flux lumineux minimal de 5 lumens par mètre carré de surface du local pendant la durée de fonctionnement.

    Le rapport entre la distance maximale séparant deux foyers lumineux voisins et leur hauteur au-dessus du sol doit être inférieur ou égal à 4.

  • Mise à la terre des immeubles existants : les autres éléments

    Après la mise en oeuvre de la prise de terre, quels sont les autres éléments ? Conducteur de terre, borne principale de terre, barrette de mesure, liaison équipotentielle principale ou locale…

    Le conducteur de terre

    Appelé aussi canalisation principale de terre, il relie la prise de terre à la borne principale de terre ou barrette de mesure. La section du conducteur de terre doit être au moins de :

    • 16 mm² cuivre ou acier galvanisé protégé contre la corrosion et non protégé contre les chocs ;
    • 25 mm² cuivre ou 50 mm² acier galvanisé non protégé contre la corrosion.

     

    La borne principale de terre

    Une borne principale est prévue, à laquelle sont reliés les conducteurs suivants :

    • les conducteurs de protection ;
    • les conducteurs de terre ;
    • les conducteurs de liaison équipotentielle principale.

    Le serrage de chacun des conducteurs doit être indépendant (une seule vis par conducteur doit être utilisée).

    La barrette de mesure

    Elle permet, afin d’effectuer la mesure de résistance, de déconnecter la prise de terre de l’ensemble de l’installation. Elle doit être accessible et ne doit être démontable qu’à l’aide d’un outil. Elle peut être confondue avec la borne principale de terre.

    Le conducteur de protection

    Il relie la masse d’un matériel à la terre. Sa section minimale est définie dans le tableau suivant :

    mise à la terre sécurité électrique

    Lorsqu’un conducteur de protection est commun à plusieurs circuits empruntant le même parcours, la section du conducteur de protection doit être dimensionnée en fonction de la plus grande section des conducteurs de phase.

    La liaison équipotentielle principale

    Elle a pour but d’éviter qu’une différence de potentiel n’apparaisse entre les divers éléments conducteurs dans le bâtiment. Elle doit relier à la borne principale de terre tous les éléments conducteurs du bâtiment :

    • les canalisations métalliques d’alimentation à l’intérieur du bâtiment en eau, gaz, etc. ;
    • les canalisations métalliques de chauffage central ;
    • les éléments métalliques accessibles de la construction.


    Remarque : ne sont pas à relier à la liaison équipotentielle principale les éléments suivants :

    • rampes d’escalier ;
    • gaines de vide-ordures ;
    • châssis de fenêtres ;
    • éléments du bardage de la construction.

    La section minimale doit être au moins égale à la moitié de la plus grande section des conducteurs de protection de l’installation avec un minimum de 6 mm² en cuivre (10 mm² en aluminium) et un maximum de 25 mm² cuivre (35 mm² en aluminium). Ces conducteurs sont de couleur vert et jaune.

    La liaison équipotentielle locale

    Chaque salle d’eau doit comporter une liaison équipotentielle locale. Elle consiste à relier entre eux les éléments suivants :

    • canalisations métalliques (eau froide, eau chaude, vidange, chauffage, gaz, etc.),
    • corps des appareils sanitaires métalliques,
    • huisseries,
    • armatures métalliques du sol avec tous les conducteurs de protection,
    • conducteurs de protection.

    En cas de rénovation totale d’un logement situé dans un immeuble dépourvu de mise à la terre et dans l’attente de sa réalisation, une liaison équipotentielle supplémentaire doit être réalisée dans la cuisine en respectant les mêmes règles que celles définies pour la salle d’eau.


    Remarque : il est interdit de relier à la liaison équipotentielle locale la carcasse métallique des appareils de classe II (disposant d’une isolation double et d’une isolation renforcée).

  • Mise à la terre des immeubles existants : la prise de terre

    La sécurité des personnes contre les chocs électriques repose sur l’association d’une protection principale (contre les contacts directs) et d’une protection complémentaire en cas de défaut (contre les contacts indirects).

    Cette dernière est elle-même assurée par l’association d’une installation de mise à la terre et d’une protection par coupure automatique de l’alimentation (protection différentielle dans le cas notamment d’une installation électrique alimentée par le réseau de distribution publique à basse tension).

    Pour les immeubles collectifs d’habitation, l’installation de mise à la terre du logement comprend :

    • la dérivation individuelle de terre qui relie la barre de terre du tableau de répartition au conducteur principal de protection collectif ;
    • des conducteurs de protection des circuits ;
    • la liaison équipotentielle locale dans la salle d’eau, voire dans la cuisine.

    Il existe deux méthodes principales de réalisation d’une prise de terre.

    Les piquets verticaux

    La prise de terre est réalisée avec un ou plusieurs piquets enfoncés verticalement au-dessous du niveau permanent d’humidité à une profondeur minimale de 1,5 m. Les piquets peuvent être :

    • des tubes d’acier galvanisé de diamètre extérieur au moins égal à 25 mm ;
    • des profilés en acier galvanisé d’au moins 60 mm de côté ;
    • des barres d’au moins 15 mm de diamètre en cuivre ou en acier recouvert de cuivre.

    prise de terre sécurité électrique

    Lorsque plusieurs piquets verticaux sont disposés pour améliorer la résistance de la prise de terre, la distance séparant deux piquets doit être au moins égale à deux fois la profondeur de chaque piquet.

     

    Remarque : c’est la solution la plus courante.

    Les conducteurs enfouis en fond de fouille horizontalement

    Disposés de deux manières :

    • en boucle en fond de fouille (remarque : cette solution est rarement possible en habitat existant sauf en cas d’extension) ;
    • en tranchée horizontale réalisée, par exemple, à l’occasion de l’alimentation du local : les conducteurs sont alors enterrés à environ 1 m de profondeur et au moins à 60 cm ; ne pas remplir la tranchée avec des cailloux ou du mâchefer, mais plutôt avec de la terre pour améliorer la conductivité du terrain.

    Schéma de principe de la prise de terre

    prise de terre sécurité électrique

    Les conducteurs sont d’une section minimale de 25 mm² pour du cuivre nu et de 95 mm² pour de l’acier galvanisé.

     

    Comment mesurer la prise de terre dans un immeuble collectif ?

    Tout installateur doit mesurer la résistance de prise de terre avec un ohmmètre de terre; capable de réaliser des mesures de faible ou de très faible valeur sans être perturbé par la présence dans le sol de nombreux courants telluriques; (remarque : la mesure avec un contrôleur universel n’est pas valable).

    prise de terre sécurité électrique

    * Résistance de prises de terre (en ohms)

     

    À quel endroit réaliser la prise de terre ?

    La résistance de la prise de terre dépend de la forme et des dimensions de la prise de terre mais aussi de la nature du terrain. Le gel et la sécheresse, qui peuvent se faire sentir à plus de 2 m de profondeur, augmentent la résistance. Il faut donc établir la prise de terre dans des endroits abrités. Le lieu idéal est le sous-sol.

     

    Peut-on utiliser les canalisations d’eau, de gaz pour réaliser la prise de terre ?

    Il est strictement interdit d’utiliser des canalisations de distribution d’eau et, d’une façon générale, les canalisations métalliques enterrées comme prises de terre. De même, il est interdit d’utiliser les colonnes montantes d’eau métalliques comme conducteur principal de protection (colonne de terre) car la continuité électrique de telles canalisations n’est pas toujours assurée (par exemple, en cas d’intervention sur l’installation). Ne pas confondre le raccordement de ces canalisations avec la liaison équipotentielle principale ou locale.

  • Mise à la terre des immeubles existants : normalisation et règlementation

    La sécurité des personnes, contre le contact avec des masses mises sous tension à la suite d’un défaut d’isolement, repose sur la mise à la terre des équipements électriques. Si les installations existantes n’en possèdent pas, une mise en sécurité s’impose.

    La réglementation en vigueur

    Les installations électriques des logements d’habitation neufs doivent être conformes à la norme NF C 15-100 (arrêté du 22 octobre 1969), dont les règles imposent et décrivent la mise en place de la prise de terre et de son circuit de terre associé.

    Toutefois, ces règles ne seront effectivement mises en pratique qu’à la création officielle de Consuel*. Si les dispositions de cette norme ont évolué au cours des différentes révisions et interprétations, ses multiples éditions ne sont pas rétroactives.

    Il n’existe pas, à ce jour, de texte réglementaire qui impose à un propriétaire de faire réaliser une prise de terre et son circuit de terre associé pour des locaux existants loués à usage d’habitation principale ou mixte. En l’absence d’une installation de mise à la terre, il est recommandé de réaliser une mise en sécurité de l’installation électrique des logements telle qu’elle est définie dans le Guide de mise en sécurité de Promotelec. Elle consiste en la mise en œuvre des cinq dispositions minimales de sécurité suivantes :

    • présence d’un appareil général de commande et de protection de l’installation, en principe le disjoncteur de branchement ;
    • présence d’une prise de terre et de son circuit de terre (installés en parties communes et privatives) associés à une protection par dispositif différentiel (disjoncteur ou interrupteur différentiel) à l’origine de l’installation privative et de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre ; ce dispositif peut être intégré au disjoncteur de branchement ;
    • présence d’une liaison équipotentielle et respect des règles liées aux volumes dans chaque local contenant une baignoire ou une douche (salle d’eau) ;
    • présence d’au moins un tableau de répartition comportant les dispositifs de protection des circuits contre les surintensités adaptés à la section des conducteurs, tels que disjoncteurs divisionnaires ou coupe-circuit à cartouches fusibles ;
    • absence de tout risque de contact direct avec des éléments sous tension pouvant entraîner l’électrocution et de tout matériel proscrit ou devenu dangereux.


    * Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité

    Les textes réglementaires

    Plusieurs lois dont :

    • n° 82-526 du 22 juin 1982 (dite loi Quillot)
    • n° 86-1290 du 23 décembre 1986 (dite loi Méhaignerie)
    • n° 89-462 du 6 juillet 1989 (dite loi Maladrain/Mermaz) article 6 : « Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé et doté des éléments le rendant conforme à l’usage d’habitation »
    • n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 (dite loi SRU)

    Des décrets :

    • n° 87-149 du 6 mars 1987 : fixe les conditions minimales de confort et d’habitabilité auxquelles doivent répondre les locaux mis en location ;
    • n° 2002-120 du 30 janvier 2002 : relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour application de l’article 187 de la loi SRU ;
    • n° 2003-1219 du 19 décembre 2003 : l’arrêté d’application fixe de façon réglementaire les exigences minimales de sécurité auxquelles doit satisfaire l’installation électrique d’un logement décent.

    Qui est responsable en cas d’accident ?

    Il n’existe aucune sanction à l’encontre d’un propriétaire qui n’effectue pas de travaux de mise en sécurité de l’installation des locaux loués.

    En revanche, sa responsabilité est engagée en cas d’accident. Il se trouve dans une situation quasi délictuelle au regard du code civil (articles 1382, 1383 et 1384 sur la responsabilité civile). Toutefois, le propriétaire n’est responsable en cas d’incident que des équipements qu’il a fournis avec la chose louée. Toute transformation effectuée par le locataire sans accord exprès du propriétaire n’entraîne pas la responsabilité de ce dernier.