Catégorie : Métier électricien

Le métier d’électricien est plus que jamais au cœur des enjeux du bâtiment, entre transition énergétique, bâtiments intelligents et évolutions réglementaires. Que ce soit pour des installations neuves, des rénovations, ou la maintenance d’infrastructures, les compétences des électriciens sont sollicitées sur des projets de plus en plus complexes.

 

Comment maîtriser les nouvelles technologies (domotique, recharge de véhicules électriques, fibre optique) tout en garantissant la sécurité et la conformité des installations ? Quelles sont les formations et certifications indispensables pour évoluer dans ce secteur en pleine mutation ?

  • Hager lance son nouveau catalogue Formations 2017

    Hager lance son nouveau catalogue Formations 2017

    Hager a fait de la formation une priorité dans le développement de ses services aux professionnels. Depuis 1986, elle est au cœur des projets de l’enseigne car la montée en compétence des installateurs est indispensable pour qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles exigences techniques, énergétiques et réglementaires du marché. Fin novembre, Hager lance son nouveau catalogue Formations 2017 avec huit domaines de compétences : l’Habitat, la Modernisation, la Domotique, le Business, la Réglementation, le Tertiaire, l’e-Mobilité et le Bâtiment Connecté. 

    Chez Hager, ce sont près de 800 sessions de formation qui sont dispensées chaque année, regroupant plus de 5 000 participants. Les chiffres sont éloquents, la formation est plus que jamais une nécessité dont les professionnels sont en quête pour acquérir la maîtrise et l’expertise de nouvelles compétences stratégiques.

    Pour exemple, désormais toute personne non aguerrie à l’électricité peu suivre une formation Hager, relative au module Réglementations, afin de s’initier aux fondamentaux du métier. Le module Business propose dorénavant une formation pour l’amélioration de la performance d’accueil et la maîtrise des techniques de vente (approche produits et solutions Hager).

    Les sessions d’enseignement offrent toujours autant de souplesse pour répondre au plus juste aux besoins de formations des entreprises :
    – En Intra : les formateurs se déplacent chez le client pour former les équipes. Une analyse, une élaboration et une préparation sont nécessaires pour ce type de formations.
    – En Inter : la formation permet aux participants de sortir de leur cadre habituel de travail et d’échanger avec des personnes de cultures professionnelles variées. Il s’agit alors d’un enseignement riche en échanges d’expériences et qui permet de bénéficier d’un apprentissage collaboratif efficace.
    – En e-Learning : à distance, cette formation est basée sur le digital avec des modules de formations en ligne. Elle vient en complément de la formation en face à face afin de procurer un enseignement plus efficace, pertinent et que « l’élève » suive ses acquisitions à son rythme.
    – En Mix-Learning : c’est un nouveau mode d’enseignement proposé au catalogue 2017. Il permet de mélanger formation présentielle et formation à distance.
    – En Coaching Terrain : ce service de formation sur le terrain apporte tout le soutien et l’expertise d’un formateur pour faire évoluer les pratiques professionnelles en profondeur. Cet accompagnement personnalisé se déroule en général lors de séances courtes directement sur le terrain. L’objectif est d’augmenter la performance et de favoriser le développement de la personne.
    La proximité étant une notion constitutive à la bonne élaboration d’une formation Hager, les clients sont certains de pouvoir se former près de chez eux ou de bénéficier d’une assistance, à tout moment.

    Le nouveau catalogue Formations 2017

    Le catalogue Formations 2017 propose désormais 8 domaines de compétences qui sont l’Habitat, la Modernisation, la Domotique, le Business, la Réglementation, le Tertiaire, l’e-Mobilité et le Bâtiment Connecté. Il regroupe 41 programmes différents contre 33 l’an passé, en élargissant l’offre sur les produits et les nouvelles technologies. Cette modification de programme a été forgée en fonction des demandes exprimées par les électriciens, notamment concernant la domotique, le business, la réglementation et le tertiaire.

    Le nouveau Pass Compétences

    Entreprises Lancé en 2016, le Pass Compétences Illimitées devient « Pass Compétences Entreprises ». Toujours en phase avec les attentes et demandes de ses clients, Hager fait évoluer ce pass afin de simplifier l’accès à la formation pour les entreprises. Désormais, Hager propose un pass valable pour 3 formations de 7h sur 1 année civile. Il est n’est pas nominatif et peut donc être utilisé par une ou plusieurs personnes de l’entreprise l’ayant souscrit. Le parcours est totalement personnalisables et le planning s’adapte en fonction de l’activité de l’entreprise et les formations se découpent en modules et sont réparties par compétences.

    Le seul organisme de formation agréé KNX

    Le catalogue de formation 2017 propose également des formations certifiantes et qualifiantes aux agrégations KNX. Hager est le seul organisme de formation agréé pouvant enseigner le cursus complet :
    – Niveau 1 : Module Partner, une formation de 5 jours permettant de maîtriser l’utilisation du logiciel ETS.
    – Niveau 2 : Module Advanced, une formation de 5 jours permettant de maîtriser les environnements proches de KNX.
    – Niveau 3 : Module Tutor, une formation de 3 jours permettant d’acquérir la compétence de formateur KNX. Hager innove également dans l’assistance administrative, en attribuant à ses clients un nouveau réseau d’assistants développement formations. Cette équipe se compose de cinq assistants qui accompagneront tous les clients dans la logistique administrative des dossiers de formation et leur permettront de se décharger de la lourdeur du traitement de ces dossiers.

  • Virgil Lombardo, électricien : « Se former à la norme 15-100 était indispensable »

    Virgil Lombardo, électricien : « Se former à la norme 15-100 était indispensable »

    ENTRETIEN AVEC
    Virgil Lombardo, dirigeant de la société AELV Electricité. Créée il y a quatre ans, l’entreprise intervient dans la région parisienne, majoritairement dans l’habitat.

    Dans quelle situation se trouve votre activité ?

    L’activité se porte très bien depuis la rentrée de septembre, après quelques mois difficiles suite à l’élection présidentielle. Mon carnet de commandes est rempli jusqu’au mois de décembre. Une évolution fiscale est sans doute passer par là car de nombreux clients – notamment les syndics – me demandent de facturer avant 2018. Nous attendons maintenant avec impatience la loi sur la mise au norme obligatoire de l’électricité. Le marché serait énorme : la plupart des appartements que je visite ne sont pas aux normes.

    Après la crise qu’elle a connu, la profession a du mal à faire remonter les prix. Les travailleurs détachés, notamment, pratiquent des prix qui défient toute concurrence. Pour m’adapter, j’ai diminué mes tarifs de 10 euros le mètre carré. Les marges sont également réduites du fait des normes que nous devons suivre ; plus de fils, plus de gaines, plus de tableaux… donc des coûts plus serrés. Les sociétés de bâtiment abandonnent petit à petit le poste électrique, ce qui peut être une aubaine pour les techniciens spécialisés et diplômés, comme moi, dans le domaine de l’électricité.

    Quelles sont vos pistes de développement ?

    De nombreux marchés vont se développer dans le domaine du courant fort car de plus en plus d’objets fonctionnent à l’électricité. Être conforme à la norme 15-100 était donc indispensable pour se préparer. Un marché particulièrement volumineux se profile avec les prises de courant dans les parkings pour les voitures électriques, ainsi que les compteurs qui vont avec. C’est une activité sur laquelle je souhaite me positionner très rapidement. Et puis il y a la basse tension avec le développement des luminaires LED.

    La demande en domotique reste très rare car les appareils ne sont pas encore universels. Dans les logements, elle se limite le plus souvent à la commande du chauffage ou des volets roulants. C’est aussi un coût supplémentaire que les propriétaires ne veulent pas supporter pour leurs locataires. Or, le marché locatif domine à Paris. Ce n’est pas non plus entré dans les moeurs des électriciens. En rénovation par exemple, peu d’entre nous descendent le fil neutre dans les interrupteurs. Je reste tout de même en veille sur le sujet du courant faible car le marché va sans doute s’adapter dans les cinq ou dix prochaines années avec l’arrivée de solutions universels.

    Est-ce facile de proposer de la maintenance ?

    Les appareils des fabricants avec lesquels je travaille sont devenus très fiables et il n’y a quasiment plus de fusibles. Un tableau électrique n’a aucune raison de tomber en panne s’il est correctement installé. De plus, avec les normes actuelles chaque circuit est isolé et les assurances demandent systématiquement une attestation de conformité. Si autrefois un contrat de maintenance dans une copropriété consistait principalement à changer les fusibles, les ampoules et les sorties de secours, la qualité actuelle du matériel ne favorise pas ce type de contrats. Les assurances obligent de passer tous les 6 mois pour vérifier les sorties de secours, mais même les contrats de maintenance sur ce poste sont difficiles à passer. Ces contrats pourront néanmoins se développer grâce à la domotique et aux futurs réglementations.

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Courant faible : « Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle »

    Courant faible : « Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle »

    ENTRETIEN AVEC
    Ronald Heller, dirigeant de la société COMSTAR. Créée en 1986, l’entreprise spécialisée dans l’installation de réseaux de réception de signaux de télévision a évolué dans les domaines de réseaux multimédia, IPTV et d’équipements connectés. Ronald Heller est également président d’honneur du S2ICF.

    Quel est le profil de vos salariés ?

    Les cinq techniciens qui travaillent dans la société viennent soit de l’électricité, soit de l’électronique. Nous avons dû les former aux spécificités de nos métiers du courant faible sur le terrain car nous sommes confrontés un manque dans l’apprentissage sur des sujets tels que l’électronique, la fibre, les antennes, les réseaux, l’IP, le Wi-Fi…Trois ou quatre ans d’école ne suffisent pas pour apprendre toutes ces bases, l’expérience sur le terrain est indispensable. Jérôme, notre principal responsable et technico-commercial, endosse ce rôle de formateur dans notre entreprise. Il suit lui-même des formations et distribue ce savoir aux autres techniciens, ce qui peut tout de même représenter jusqu’à 25 % de son temps. Quant aux travaux de tirage de la fibre et des réseaux, je fais appel à de la sous-traitance. Il est plus facile de trouver des monteurs câbleurs.

    Quelle est la partie de votre travail la plus complexe à mettre en œuvre ?

    Le paramétrage est la partie la plus critique de notre travail. L’ordinateur étant devenu le premier outil de mes techniciens, des compétences en informatique sont indispensables,. Il faut ensuite être assez pointu pour rendre au client un dossier d’exécution de travaux et le former à la bonne utilisation de l’installation.

    Quelle est votre politique en ce qui concerne la maintenance ?

    La télémaintenance a une grande importance chez nous. Les pannes sont liées dans 80 % des cas à des problèmes de paramétrage ou raccordement électrique. Il n’est donc pas toujours nécessaire de se déplacer. Le gain de temps est considérable pour les techniciens lorsque la télémaintenance est mise en place. Ils peuvent prendre la main à tout moment pour dépanner un client bien sur avec son autorisation. Dans le principe, nous garantissons gratuitement un an nos installations aussi bien sur le matériel que sur l’installation et la maintenance.Un contrat de maintenance ou de télémaintenance leur est proposé par la suite.

    Sur quelles technologies gardez-vous un œil ?

    Nos marchés évoluent à la manière d’un puzzle, où viennent s’ajouter des briques de savoir-faire. Ces briques permettent d’assembler le produit final présenté au client, qui préfère n’avoir qu’un seul interlocuteur pour réaliser l’installation dans son intégralité. La domotique et l’immotique constituent pour nous un nouveau métier. Dans ce domaine, les règles de sécurité IP se sont fortement renforcées. Nos techniciens ont commencé à se former sur ce sujet depuis près d’un an.

    Nous constatons également de nouveaux besoins : Dans le domaine de la santé, de la protection des personnes, du maintien à domicile de personnes âgées. Ce genre de demandes exige un savoir faire complémentaire à ce que nous faisions auparavant. Aussi le transport IP sur câble coaxial « DOCSIS » se développe également. Nous nous formons depuis plus de deux ans sur cette technologie, qui devrait prendre de plus en plus de valeur car énormément de bâtiments ne sont pas cuivrés actuellement.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Transition numérique et énergétique : quelles compétences pour les électriciens ?

    Transition numérique et énergétique : quelles compétences pour les électriciens ?

    UNE QUESTION, TROIS REPONSES
    Entretien croisé avec Guillaume David, installateur en photovoltaïque ; David Bouchoucha, intégrateur en domotique ; et Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley.

    Quelles compétences doivent développer les électriciens et leurs collaborateurs pour répondre aux enjeux de la transition numérique et énergétique ?

    Guillaume David, président de la société Solstyce, spécialisée dans l’installation photovoltaïque.

    Dans le métier du photovoltaïque, la principale compétence de l’électricien est de pouvoir s’adapter à des exigences clients et à des réponses techniques nouvelles. Un chantier n’est jamais similaire à un autre, nous devons systématiquement mettre en place des solutions sur mesure. Nous devons également nous intéresser à une vision énergétique globale car nous sommes en interface avec les problématiques de gestion du réseau électrique et de la consommation du bâtiment. Ces problématiques demandent des échanges et des compétences, aussi bien du côté du courant fort que du courant faible. Autre particularité dans notre métier du photovoltaïque : nous devons développer des compétences liées à l’enveloppe du bâtiment. Ce sont des compétences qu’un électricien traditionnel n’a pas mais qui sont indispensables dans notre métier. Mes salariés ont ainsi une casquette d’électricien, mais aussi de couvreur, de charpentier, de serrurier, ou encore d’étancheur – et sont capables de conduire des travaux dans les règles de l’art.

    Dominique Naert, président de l’IUT de Marne La Valley et ex-directeur du CSTB d’Ile-de-France

    Avec des bâtiments de plus en plus numérisés et intelligents, les électriciens deviennent les pilotes de l’ensemble de la construction. Ils devront être compétents en production énergétique, en domotique et dans ce qui va arriver dans le futur car les bâtiments ont une longue durée de vie et sont de plus en plus évolutifs. Les allemands parlent d’électriciens 4.0, capables de d’intervenir jusqu’à l’intelligence artificielle. C’est un domaine qui devrait se développer dans les dix prochaines années. Les futurs chantiers verront sans doute intervenir non plus des ingénieurs d’études mais des ingénieurs d’application, qui reviendront sur le terrain. D’autres compétences sont à développer, notamment dans les domaines des réseaux informatiques, de la numérisation, de la 3D, de la simulation et des statistiques. Le traitement des données est aussi un sujet important car les données ne sont actuellement pas fiables, par manque de compétences. La complexification du bâtiment nécessite une qualité que nous n’avons pas encore. Et l’électricien sera le chef d’orchestre de tout cette mutation.

    Albert Bouchoucha, installateur et dirigeant de Domotizy

    En ce qui concerne la domotique, deux choix s’offrent aux électriciens. Soit ils se forment sur les trois volets qui composent la domotique – le câblage, l’intégration et la maintenance ; soit ils travaillent en binôme avec un domoticien afin que l’installation puisse être pérenne, évolutive, ni sur-dimensionnée, ni sous-dimensionnée. Il est très important de connaître ses limites d’intervention. La partie câblage est la plus importante pour l’électricien : une formation complète est indispensable, notamment auprès des bureaux d’études. Si le câblage est parfaitement réalisé, il n’y aura quasiment pas de maintenance derrière. Le domoticien est quant à lui plus pertinent sur la partie paramétrage, intégration et programmation. Si un électricien se lance sur ce volet, il doit impérativement se former aux protocoles de communication.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • VIDEO – Courant faible : pourquoi se former ?

    VIDEO – Courant faible : pourquoi se former ?

    Thierry CORNUET, formateur en Automatismes et réseaux de communications chez FORMAPELEC, explique l’enjeu pour les électriciens de se former aux spécificités techniques du courant faible (domotique, réseaux, télécommunication,…). Une vidéo enregistrée à l’occasion de la Conférence des Electriciens de Marseille, le 17 octobre 2017.

    Retrouvez également Formapelec lors de la prochaine étape de la Conférence des Electriciens, le 5 décembre prochain à Paris, qui interviendra sur le sujet de « la formation aux nouveaux métiers : un levier pour la croissance ».

  • Jean-Michel Nion : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »

    Jean-Michel Nion : « Le service après-vente est indispensable aux réalisations domotique »

    ENTRETIEN AVEC
    Jean-Michel Nion, fondateur de la société Télé Réseau Nion. Créée en 1981 à Angers, l’entreprise familiale s’est successivement orientée sur les marchés de l’antenne télévision, de l’interphonie, des alarmes, de la vidéo-protection et de la domotique. L’entreprise est à présent dirigée par Matthieu Nion.

    Votre entreprise a une longue et riche histoire. Quelles ont été ses évolutions ?

    Quand mon grand-père Raymond a fondé l’entreprise Nion en 1921, il était compagnon du devoir en couverture ardoise. Quarante ans plus tard, mon père Michel a repris l’entreprise, tout en augmentant les capacités de l’entreprise en s’orientant vers d’autres créneaux techniques : la plomberie et le chauffage. Dès les années 1950, il a été le premier installateur d’antennes télévision de l’Ouest de la France. C’est en 1973 que j’ai intégré l’entreprise de mon père, puis que nous nous sommes ouverts au marché de l’interphonie. La société Télé Réseau Nion telle qu’elle existe maintenant a été fondée en 1981.

    Depuis les années 2000, nous nous sommes spécialisés dans l’interphonie et la vidéo-protection. Ces deux activités dépassent à présent notre activité historique d’installation d’antennes de télévision. Plus récemment, en 2008, nous avons réalisé nos premiers chantiers de fibre optique ou FTTH dans le collectif.

    Vous vous développez à présent dans la domotique.

    C’est un marché porteur sur lequel nous voulons nous placer. Nous avons obtenu un premier marché cette année avec Immobilière Podeliha, filiale régional ouest de 3F,  premier groupe HLM français. Il s’agit de raccorder les VMC collectives avec des capteurs de données et d’installer des sondes thermiques dans des logements afin que l’utilisateur puisse vérifier en temps réel sur Internet le fonctionnement et les réglages de ces appareils. La domotique n’en est qu’à ses balbutiements mais le coût de ces équipements baisse continuellement et les appels d’offres se multiplient.

    Que faut-il avoir en tête pour réussir sur ces marchés ?

    Des années sont nécessaires pour se positionner sur ces marchés émergents. En ce qui nous concerne, cela fait plus de cinq ans que nous nous y intéressons. J’encourage vivement les électriciens à se former ou à créer des partenariats avec des entreprises comme les nôtres pour prendre le train en marche. Dans ce métier en pleine évolution il est très important de suivre des formations régulièrement. Chez nous, chaque salarié a ses spécificités mais nous essayons de faire en sorte qu’ils soient les plus polyvalents possible, et cela passe par la formation.

    La maintenance est également primordiale sur ces marchés. Elle représente la moitié de nos services et 20 % de notre chiffre d’affaires. Il est impossible d’être performants dans des créations d’installations techniques sans se préoccuper du service après-vente. Nous recevons des appels tous les jours pour des dépannages. Et de leur côté, les gros donneurs d’ouvrages sont prêts à signer des contrats de maintenance avec les entreprises spécialisées comme les nôtres.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    Sébastien Landais (Inno-Watt) : « Le solaire devient plus rentable que le nucléaire »

    ENTRETIEN AVEC
    Sébastien Landais, gérant de la société Inno-Watt Energies, basée à Argentré (53). Aujourd’hui composée de huit salariés, l’entreprise est spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques. Sébastien Landais est également membre du Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV).

    Dans quel sens évolue le marché du photovoltaïque ?

    Jusqu’à présent, le solaire consistait à vendre l’électricité produite. Ce marché traditionnel est maintenu à flot au travers d’un mécanisme d’appels d’offres. Mais les tarifs diminuent tous les trimestres, et ce ne sera bientôt plus rentable de seulement vendre l’électricité produite. Le coût d’une installation photovoltaïque a également baissé ces dernières années, si bien  qu’il est maintenant possible de produire du kWh moins cher que celui proposé par les fournisseurs traditionnels. Le solaire devient plus rentable que le nucléaire.

    Ce changement de paradigme est extraordinaire car une personne qui construit peut désormais s’auto-alimenter en électricité. En fonction de l’installation et du profil de consommation, une partie de la facture énergétique peut disparaître. Avec l’ensoleillement de la Mayenne, une installation commence à être compétitive à partir de 100 m².

    Le cadre réglementaire – mis en place par les ministres Royal puis Hulot – commence à bien se structurer pour que l’autoconsommation puisse se développer sans entraves. Il nous reste beaucoup de travail pour informer les propriétaires et maîtres d’ouvrages sur les possibilités qui s’offrent à eux, mais le marché est déjà là ! Mon carnet de commandes est plein pour 2018 et je commence à remplir 2019.

    Les compétences sont-elles les mêmes ?

    L’autoconsommation est plus technique et les électriciens doivent se mettre à niveau : un professionnel qui a posé et raccordé au réseau des panneaux solaires toute sa carrière risque de faire des erreurs en passant sur des projets d’autoconsommation. Il devra notamment prendre en compte le comportement électrique du client et connaître son installation électrique pour savoir où, comment et quand injecter le courant pour éviter tout risque électrique. Nous entrons vraiment dans le métier d’électro-technicien.

    Deux métiers se chevauchent, il faut arriver à se rapprocher pour travailler ensemble. Un électricien qui n’a pas encore travaillé sur un projet d’autoconsommation doit trouver un partenaire qui s’y connait. Quant aux électriciens qui sont déjà sur le marché, ils peuvent se renforcer sur tout ce qui permet de gérer la consommation : l’intelligence artificielle et les data. Notre métier va muter : il ne faudra pas être uniquement capable de poser des panneaux, mais être également à la pointe du numérique.

    Quels profils avez-vous recruté ?

    Pour mon entreprise, j’ai fait le choix de sélectionner des profils très différents : un de mes collaborateurs est couvreur de formation ; un autre vient de la maintenance dans l’industrie ; mon conducteur de travaux – très pointu sur la gestion des réseaux – vient de la SNCF… Chaque corps de métier peut intervenir à un moment donné sur un projet photovoltaïque. C’est cette même mixité que l’on retrouve au sein du GMPV.

     

    Interview réalisée dans le cadre de la Conférence des Électriciens de demain

  • Georges Charon (FFIE) : « L’avenir du métier réside dans les réseaux, le pilotage et l’autoconsommation »

    Georges Charon (FFIE) : « L’avenir du métier réside dans les réseaux, le pilotage et l’autoconsommation »

    ENTRETIEN AVEC
    Georges Charon, administrateur et délégué régional de la FFIE Pays de Loire. Georges Charon participe aux groupes de travail sur l’énergie et sur la norme Afnor NF C 14-100. Il détient également un mandat de trésorier au CFA de l’électricien de Nantes et est administrateur au sein de La Nantaise d’Habitations, promoteur immobilier.

    L’activité se porte-t-elle bien dans la région nantaise ?

    Même légère, la croissance a toujours existé en Loire-Atlantique. L’activité a commencé à nettement progresser à partir de février 2017 : de nombreux entrepreneurs du bâtiment et électriciens ont leurs carnets de commandes bien remplis. Le volume de travail est donc au rendez-vous, ce qui alimente beaucoup d’entreprises mais accroît dans le même temps la guerre des prix. L’industrie locale soutient également l’activité des entreprises du bâtiment. Le département bénéfice de la sous-traitance d’Airbus à Nantes, des chantiers navals STX à Saint-Nazaire et de grands projets tels que le déménagement du M.I.N et du nouveau CHU sur l’île de Nantes. N’oublions pas, en étant optimiste, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui donnera une bouffée d’oxygène supplémentaire dans notre région. Nos entreprises sont également alimentées au quotidien par le gros tertiaire et les promoteurs privés.

    Quelles sont les nouvelles opportunités pour les électriciens ?

    L’avenir du métier d’électricien réside dans les réseaux intelligents, le pilotage et l’autoconsommation, notamment dans les projets Smart Grid. Ce sont d’ailleurs les thèmes des commissions techniques que nous animons au sein de la FFIE. Lors de ces réunions, il nous arrive d’inviter des promoteurs pour leur montrer des moyens intéressants d’augmenter la valeur immobilière d’anciens bâtiments, en installant par exemple des panneaux photovoltaïques sur les toitures. Malgré une image quelque peu ternie lors de la dernière décennie, le marché du solaire photovoltaïque a de l’avenir. Le système d’autoconsommation est désormais réglementé et la filière se professionnalise avec des référentiels de qualification. Le développement des voitures électriques devrait également jouer en faveur de l’installation de panneaux photovoltaïques pour la recharge en journée entre autre.

    Comment évolue le métier d’électricien ?

    Le métier d’électricien se transforme avec les nouvelles technologies et entre dans le monde de la programmation. Avec le pilotage intégré dans les bâtiments, la composante courant faible prend la main sur le courant fort. Pour répondre à cette nouvelle demande, se contenter des compétences de base ne suffit plus. Les chefs d’entreprises doivent impérativement former leur personnel aux prototypes et logiciels du bâtiment connecté. Ils ne doivent pas non plus hésiter à enfiler leur casquette de commercial pour vendre leur savoir-faire .

    De nouveaux profils d’électriciens composent à présent la filière, comme le technicien spécialisé dans les nouvelles technologies , la maintenance et le dépannage à haut niveau ; l’électricien qui mène des audits sur les chantiers ; ou encore le profil plus centré sur la programmation et le pilotage du bâtiment connecté.

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