Catégorie : Électricien

Le métier d’électricien se réinvente face aux exigences croissantes du bâtiment : transition énergétique, bâtiments intelligents, et réglementations strictes (RE 2020, normes NFC 15-100, etc.).

 

Aujourd’hui, maîtriser les installations classiques ne suffit plus. Il faut aussi intégrer les solutions connectées, les énergies renouvelables, et les protocoles de sécurité pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et des usagers.

  • Découvrez plus de 5 000 étiquettes pour tableaux électriques

    Découvrez plus de 5 000 étiquettes pour tableaux électriques

    Répondez aux besoins d’identification et fournissez un aperçu immédiat des tableaux électriques complexes grâce aux imprimantes et étiquettes professionnelles. Choisissez la meilleure solution d’identification de tableaux électriques !

    Aperçu immédiat

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    Facilité et rapidité

    Les étiquettes pour tableaux électriques peuvent être rapidement imprimées sur votre site à l’aide d’un large éventail d’imprimantes Brady. Il ne vous suffit que de quelques rouleaux d’étiquettes et d’une imprimante adaptée pour avoir une grande variété d’étiquettes pour tableaux électriques à votre disposition. La plupart des étiquettes peuvent être imprimées avec des systèmes d’impression aussi bien de bureau que portables pour une flexibilité accrue. Les applications Brady Workstation vous permettent de concevoir, de sérialiser et d’imprimer facilement les étiquettes dont vous avez besoin.

  • La filière électrique publie son étude : « L’électricité au cœur du bâtiment performant…»

    La filière électrique publie son étude : « L’électricité au cœur du bâtiment performant…»

    C’est par le renforcement du déploiement des systèmes de mesure énergétique, de gestion active et d’équipements électriques performants dans les bâtiments que l’atteinte des objectifs énergétiques et climatiques de la France sera possible. Ce constat est révélé par l’étude qualitative et quantitative menée par le cabinet PwC pour le compte de la filière électrique.

    Alors que l’efficacité énergétique peine à décoller et que le secteur du bâtiment représente toujours 20 % des émissions de CO2 en France, 7 fédérations et associations (FFIE, FIEEC, GIMELEC, IGNES, Promotélec, SERCE, UFE) représentant l’ensemble de la filière électrique font état, à travers cette étude, des leviers à actionner pour accélérer la rénovation et la transformation des bâtiments, qu’ils soient à usage d’habitation ou tertiaires.

    Basés sur les usages actuels et futurs du bâtiment, ces leviers doivent faciliter la transformation du secteur. La filière électrique propose ainsi 6 recommandations :

    • Mettre en cohérence les politiques du bâtiment et les enjeux
    • climatiques Améliorer l’information et la pédagogie sur les actions de performance énergétique
    • Renforcer l’efficacité et la qualité des travaux au bénéfice des occupants
    • Établir et analyser les données afin de cibler et déclencher les travaux et services pour le bâtiment
    • Prendre en compte le confort de l’utilisateur et la qualité de l’air intérieur dès la conception du bâtiment
    • Accompagner les évolutions de la société en facilitant l’adoption des nouvelles solutions

    Ces recommandations sont déclinées en 21 mesures concrètes pour garantir que le bâtiment soit au rendez-vous du monde de demain.

    Le bâtiment est à la croisée de 3 grandes tendances à la fois sociétale (urbanisation, évolutions démographique, bouleversement des modes de vie et de consommation), énergétique (prise de conscience du réchauffement climatique) et numérique (digitalisation des usages).

    Dans ce contexte, le bâtiment doit évoluer sans attendre pour répondre aux enjeux énergétique et climatique, avec l’objectif constant d’assurer le bien être et la sécurité des usagers dans leurs nouveaux modes de vie et de consommation.

  • « One Click » d’HellermannTyton : une embase qui se clipse dans les trous des chemins de câbles

    « One Click » d’HellermannTyton : une embase qui se clipse dans les trous des chemins de câbles

    HellermannTyton a développé une solution pour chemins de câbles, simple et rapide à installer manuellement en 1 clic. Il s’agit d’une lanière avec une embase pour la fixation des câbles avec une partie qui se clipse directement dans les trous oblongs (standards, de 7×25 mm) des chemins de câbles. Initialement, cette solution a été conçue pour les fabricants de matériels roulants afin d’améliorer la productivité des chaînes de montage. Elle remplit donc toutes les exigences des applications en environnement vibratoire, elle est également idéale partout où la gestion des câbles doit être résistante, fiable et où le montage peut être simplifié.

    Des gains de temps et de productivité considérables pour les installateurs

    Lorsqu’il s’agit d’acheminer et de fixer des faisceaux de sur les chemins de câbles, les installateurs utilisent de nombreux colliers comme solution de fixation résistante et pérenne. La plupart du temps, il est difficile de poser les colliers car les chemins de câbles peuvent être difficiles d’accès ou sont déjà chargés de câbles.

    Le défi pour les installateurs est de simplifier la pose fastidieuse des colliers de serrage et de limiter les opérations chronophages. La solution « One click » d’Hellermanntyton prend alors tout son sens, puisqu’il est possible de fixer le collier sur le câble au préalable puis grâce au design de cette nouvelle embase de venir clipser facilement le tout dans un des trous oblong du chemin de câbles. En un simple clic, les faisceaux sont ainsi fixés directement sur les chemins de câbles, engendrant un gain de temps de pose considérable et simplifiant la gestion des déchets puisque le collier aura été coupé avant l’encliquetage de l’embase. Par exemple, pour l’équipement des matériels roulants, le gain de temps estimé est de 2 heures pour la gestion des câbles d’un wagon de métro et jusqu’à 6 heures pour une rame de TGV. Cette embase est également déclipsable d’un simple quart de tour, il est alors facile de corriger leur position et les opérations de maintenance deviennent simples.

    Les embases « One Click » sont conçues en polyamide 6.6 résistant aux UV (PA66W) et avec une tenue au feu UL94V2. Elles sont vendues avec des colliers T50R dans un conditionnement adapté aux installateurs, sachet de 100 pcs. Ces lanières peuvent être utilisées dans des conditions difficiles, elles résistent aux chocs et aux vibrations et s’utilisent sur une plage de température de -40°c à + 85°c. Elles sont adaptées à toutes les applications où un chemin de câble à trou oblong est impliqué.

  • Objets connectés : Legrand, les assistants vocaux et la voiture connectée

    Objets connectés : Legrand, les assistants vocaux et la voiture connectée

    Emmanuel Ballandras, directeur des partenariats de Legrand, répond aux questions sur les solutions connectées dans le bâtiment et au delà, les assistants vocaux et la voiture autonome. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    Comment Legrand travaille-t-il avec les GAFA ? Que peuvent-ils apporter de plus que les fabricants ?

    Plusieurs équipements vont se piloter par la voix, notamment pour ceux qui ont un handicap ou qui sont « allergiques » aux smartphones. Et il se trouve que les objets connectés de Legrand sont compatibles avec les 3 assistants vocaux majeurs du marché, qui n’ont pas attendu Legrand pour être sur le marché. Il nous faut, en tant qu’industriel, nous assurer d’être compatible avec eux. Donc oui, vous allumez et éteignez les lumières avec les 3 assistants vocaux, vous faîtes également baisser la température. Et on est content de présenter ça à des personnes qui seraient fans d’un de ces 3 assistants vocaux. Ceux qui détestent pourront toujours piloter les produits normalement avec une application Legrand, ou faite par un intégrateur, ou faite par EDF.

    Travaillez-vous sur des solutions de pilotage connectant la voiture au bâtiment ?

    On travaille notamment avec Renault, qui sont venus nous dire qu’ils pensaient que la voiture autonome était une pièce mobile de la maison. Le groupe s’est adressé à nous pour écrire cette histoire, qui peut être : on sonne chez moi quand je n’y suis pas, la tête de la personne qui a sonné s’affiche sur l’écran du véhicule ; j’ai oublié d’éteindre la lumière, l’écran de la voiture me le signale et me propose de le faire à distance. Donc aujourd’hui les grands fabricants d’automobiles ont vocation à parler à des grands équipementiers de la maison. Parce que finalement on ne parle pas de maison connectée ou de voiture connectée, mais d’usager connecté. Et l’usager est dans sa maison, puis dans sa voiture, puis dans son train, puis au bureau… et il revient. Tout ça va être un cheminement qui va impliquer des produits Legrand, mais pas uniquement. Dans tous les cas, il faudra que les produits et la maison soient toujours connectés avec l’usager pour pouvoir avoir un cheminement qui soit cohérent tout au long de la journée.

  • Pilotage de l’énergie : rôle du bureau d’études et retour sur investissement

    Pilotage de l’énergie : rôle du bureau d’études et retour sur investissement

    Luc Welfringer, responsable du pôle énergie chez Manexi, et Albert Fernandes, responsable d’activité GTB/Cybersécurité, répondent aux questions sur le pilotage des solutions de stockage de l’électricité dans le Bâtiment, sur le retour sur investissement de ces solutions et sur le rôle du bureau d’études dans ces projets. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Retranscription

    À quel moment du projet faut-il faire appel à l’expertise d’un bureau d’études ?

    L.W.
    Il y a vraiment trois étapes clés. Le bureau d’études va servir à faire l’interface entre le maître d’ouvrage, qui exprime son besoin dans des termes qui ne sont pas forcément techniques car ce n’est pas son coeur de métier, et des fournisseurs de solutions et des entreprises qui vont installer, qui elles sont très techniques et ont besoin de bien comprendre les maîtres d’ouvrage. Donc le premier moment clé, c’est la traduction des besoins du maître d’ouvrage en des spécifications techniques qui vont permettre aux professionnels de concevoir le système le plus adapté.

    Le second moment, c’est au moment de la mise en service des systèmes. Puisque là encore les systèmes sont de plus en plus complexes. On a énormément d’exemples de bâtiments sur lesquels ces systèmes là ont été installés. Et personne ne sait comment ils fonctionnent : l’entreprise qui les a installés est partie sur un autre chantier ; et puis le mainteneur qui doit les récupérer est arrivé un peu en retard et il se retrouve avec un système sans trop de documentation, il ne sait pas trop comment ça marche ; donc il va avoir tendance à pousser toutes les manettes à fond pour que le confort soit assuré, mais la performance on ne sait pas trop.

    Et puis ensuite, c’est à travers des missions d’accompagnement sur la durée type commissionnement, contrat de performance énergétique ou encore certification environnementale, qui permettent de sécuriser un maintien de la performance au delà de la conception de cette performance et de la mise en oeuvre de cette performance.

    Quel accompagnement proposer au maître d’ouvrage tout au long de la vie du bâtiment ?

    L. W.
    Effectivement, quand on discute avec un maître d’ouvrage de ses besoins on lui dit toujours de penser à l’exploitation parce que c’est, toujours en durée et en coût d’exploitation, la période qui est la plus longue et la plus importante. Donc on essaie toujours de concevoir un système en vue de son exploitation.

    Pendant cette exploitation, il existe différents accompagnements qui permettent de maîtriser et de sécuriser, voire de garantir la performance. Notamment via le contrat de performance énergétique, qui est un mécanisme contractuel qui permet de garantir la performance à travers un dispositif qui conclu entre le maître d’ouvrage et l’entreprise qui va maintenir le bâtiment.

    On a aussi beaucoup de certifications et de labélisations, qui étaient initialement très orientées environnementales et généralistes. Certaines d’entres elles se focalisent sur les systèmes de régulation et de pilotage. On peut parler par exemple de WiredScore et R2S, qui sont vraiment centrés et focalisés sur les systèmes du bâtiment intelligent. C’est aussi un dispositif et un accompagnement qui permet de garantir dans la durée le bon fonctionnement de ces équipements.

    Quelles sont les solutions de pilotage qui ont le meilleur retour sur investissement ?

    A.F.
    Les solutions de pilotage idéales n’existent pas réellement. Il n’y a pas vraiment de produits ou de technologies majeures qui permettent de répondre à tous les cas de figure. C’est la raison pour laquelle il est important de bien concevoir la solution globale qui va permettre de répondre à la fois aux enjeux financiers, aux objectifs réglementaires, en fonction des contraintes. Pour les différentes solutions et outils disponibles aujourd’hui, leur coût va augmenter en fonction de ces facteurs : la taille du bâtiment, la finesse que l’on veut atteindre, les objectifs d’économies que l’on veut obtenir, les ressources disponibles… Tout cela a un coût, ce sont donc des solutions qui se conçoivent au cas par cas.

    Le CAPEX (dépenses d’investissement) que l’on va investir dans les équipements, dans la solution, sera inversement proportionnel au coût d’OPEX (dépenses d’exploitation). Normalement, avec un automatisme poussé au maximum (par exemple grâce à des systèmes de GTB), on va permettre d’automatiser au maximum le pilotage. Par exemple quand on a un système bi-directionnel on peut très bien délester par endroit pour puiser dans le stockage d’énergie ; quand on a a disposition des groupes électrogènes ou des onduleurs avec du photovoltaïque, on peut très bien charger en énergie quand elle est très peu chère et la restituer quand elle est plus chère pour la revendre ou l’utiliser. Tout cela doit être automatisable, et ce n’est possible que si on industrialise les équipements à l’échelle du bâtiment et du parc.

  • Jicable 2019 : une référence scientifique dans le domaine des Câbles Electriques et de leurs accessoires

    Jicable 2019 : une référence scientifique dans le domaine des Câbles Electriques et de leurs accessoires

    Partenaire historique de Jicable, le SYCABEL a présenté trois publications lors de la 10ème édition de la Conférence Internationale consacrée aux Câbles d’Energie Isolés, en juin dernier, à Versailles.

    L’utilisation des câbles d’énergie isolés se généralise dans les réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique. Cet essor est consécutif au développement considérable d’innovations technologiques hautement performantes et liées à la pression environnementale.

    Jicable, le forum qui leur est consacré, se déroule tous les quatre ans depuis 1984 et permet une analyse en profondeur de l’Etat de l’Art et des perspectives d’avenir. Parmi les 330 communications présentées à l’occasion de Jicable’19 aux 700 participants provenant de 49 pays, le SYCABEL s’est exprimé sur trois questions d’actualité cruciales : la résistance à la corrosion, la consignation sans coupure d’un cable à Haute Tension et le Règlement Produits de Construction.

    Protocole d’essais accélérés de résistance à la corrosion

    La possible interdiction en 2025 du plomb métallique utilisé comme revêtement protecteur du conducteur de neutre dans certains câbles basse tension de distribution d’énergie, décrits dans la norme française NF C 33-210, a conduit le SYCABEL à anticiper en proposant au marché français une alternative techniquement fiable. Un groupe de travail a été constitué dès 2018 pour envisager des solutions capables d’offrir, entre autres, une résistance à la corrosion au moins aussi performante que celle du revêtement de plomb.

    Dans cette optique, des échantillons de câbles fournis par les adhérents du SYCABEL ont été testés au CETIM de Nantes, laboratoire indépendant spécialisé dans l’étude des phénomènes de corrosion. Ces câbles, avec ou sans plomb, ont été comparés les uns aux autres afin de déterminer un cycle de vieillissement accéléré sous atmosphère hautement corrosive (forte salinité et températures élevées).

    Le sujet de la présentation du SYCABEL lors de Jicable’19 était donc la description de ce nouveau protocole d’essais accélérés de résistance à la corrosion pour valider et classer les performances en termes de durée de vie des futurs câbles.

    Vers une consignation sans coupure d’un câble Haute Tension (HTB)

    Lors d’une intervention de maintenance sur une ligne Haute Tension, il est vital d’identifier parfaitement les conducteurs d’une liaison souterraine. La continuité de fonctionnement des liaisons HTB* est un enjeu majeur de la qualité de fourniture et transmission d’électricité.

    La norme NF 18-510 qui détermine comment assurer la sécurité des opérateurs travaillant sur les réseaux d’énergie, impose de piquer les câbles Haute Tension (HTB) pour s’assurer qu’ils ne sont plus sous tension. C’est-à-dire que l’isolant est perforé et le conducteur mis à la terre. Malheureusement la conséquence de cette méthode est de détruire l’isolant du câble.

    Aussi, le SYCABEL qui travaille sur une méthode alternative non destructive qui permettrait d’identifier de façon certaine une liaison dont le conducteur a été mis à la terre aux deux extrémités, a fait une communication pour présenter ses travaux durant Jicable’19.

    Des tests ont été réalisés afin de mettre en place un protocole d’essais fiable d’une méthode de vérification d’absence de tension sans piquage du câble HTB mais par injection et mesure de courant. Ils ont permis de mettre en évidence la qualité de ce procédé. D’ores et déjà les résultats obtenus confirment les attentes et démontrent la faisabilité de la consignation de l’ouvrage ou de l’installation, sans coupure du câble, mais avec identification certaine du conducteur ou de l’écran, sur le lieu de travail, par utilisation d’un dispositif (émetteur récepteur), comme en HTA.

    Règlement Produits de Construction : la réponse des câbles Haute Tension à courant alternatif et à courant continu

    Le Règlement Produits de Construction (RPC) et son application aux câbles Haute et Très Haute Tension est en débat depuis plusieurs années, notamment en France. La Conférence Internationale Jicable’19 a donné au SYCABEL l’opportunité de présenter une publication sur le sujet.

    Ont été successivement exposés le contexte, en particulier règlementaire, ainsi que l’influence des techniques de gestion de la sécurité incendie sur les liaisons HT. En France, comme partout en Europe, les câbles de puissance installés de façon permanente dans les ouvrages de constructions doivent être conformes au RPC depuis juillet 2017.

    A partir d’une revue des conséquences de la règlementation européenne, essentiellement du RPC sur les installations Haute Tension, et au travers d’une série d’expériences avec des câbles HT, des orientations ont été données sur les solutions à proposer aux opérateurs de réseaux de transport d’électricité pour répondre aux nouveaux besoins et exigences.

    La présentation a mis l’accent sur le cadre légal et ses conséquences sur les câbles HT, l’état de l’art et la capacité des fabricants à fournir des câbles ayant des niveaux de performance améliorés en cas d’incendie.

    * Une liaison souterraine HTB est un ouvrage en câbles isolés assurant le transport d’un courant alternatif de tension nominale strictement supérieure à 50 kV. Les niveaux de tension pour le raccordement au RPT sont 63kV2, 90kV, 150kV3, 225kV et 400kV en courant alternatif.

    Source : RTE, CAHIER DES CHARGES GENERAL -LIAISONS SOUTERRAINESCCG–LS – Mars 2019

  • Pilotage énergétique : impacts, nouveaux risques et gains

    Pilotage énergétique : impacts, nouveaux risques et gains

    Sébastien Meunier, directeur du développement chez ABB, répond aux questions sur le pilotage des solutions de stockage de l’électricité dans le Bâtiment à l’occasion du Grand Circuit Energiser le Bâtiment.

    Transcription

    Quel est l’impact des nouvelles solutions de stockage sur les réseaux électriques ?

    Je vais revenir un instant sur les systèmes de stockage. De quoi parle-t-on ? On a vu apparaitre des systèmes de stockage, par exemple dans le résidentiel (du 3 kW). Là, les systèmes de stockage d’énergie dont on parle, c’est de 30 à 1600 kW, pour chaque sous-système. Evidemment, on peut étendre les capacités par modules de la quantité de batteries dont on a besoin, au delà de la puissance. Nous sommes sur des capacités assez conséquentes. L’impact, ça va être de se mettre d’accord si l’on veut autoconsommer ou réinjecter. Il y a donc un impact contractuel qui est important. On a vu les conventions d’autoconsommation apparaitre à ce sujet là.

    Et puis il y a un impact sur le dimensionnement du réseau, c’est à dire sur la conception même de l’architecture électrique d’un site ; le fait même d’introduire des systèmes de stockage va modifier l’architecture électrique du réseau. Donc il y a un impact sur la conception et l’exploitation.

    Est-ce que les nouveaux systèmes amènent de nouveaux risques ?

    Je vais en citer deux. Ces nouveaux systèmes énergétiques fonctionnent, ils sont disponibles. On a des sites d’expérimentation. Par rapport au challenge que je citais tout à l’heure, le premier risque c’est de savoir si collectivement on saura saisir les opportunités de ces nouveaux systèmes énergétiques ? La PPE a donné un certain nombre d’objectifs à atteindre. Maintenant la question c’est « comment on va les atteindre ? » On sait que l’on ne pourra pas tout faire avec des décrets et des obligations. Le vrai risque que l’on a, et en même temps l’opportunité, c’est de mettre en oeuvre ces nouveaux systèmes énergétiques. On a notamment un contrat stratégique de filière qui a été signé sur les nouveaux systèmes énergétiques. Maintenant, il faut que l’on se mette tous ensemble autour de la table pour savoir comment on va atteindre ces objectifs. C’est facile de mettre dans un décret « moins 50 % », mais comment on fait ? C’est à nous collectivement de le faire.

    Après, on a une deuxième risque qui est plus lié à la profession d’intégrateur électricien : même si les conditions de marché deviennent favorables, on a de la formation à mettre en place. On a une vision système qui est un peu différente de celle que l’on a aujourd’hui du lot technique courant fort. Donc il faut intégrer des dimensions supplémentaires. Le risque, c’est que si on n’arrive pas à produire suffisamment de formation de qualité, si les entrepreneurs ne se saisissent pas de ce sujet, on va passer à côté.

    Comment le big data peut-il contribuer aux économies d’énergie ? Des exemples concrets ?

    La caractéristique des objets connectés, c’est que ça génère beaucoup de données. Mais qu’est-ce que l’on peut en faire ? Il y a deux grandes applications.

    Des applications sur la régulation des usages. Les automatismes c’est très bien, mais avec le big data et l’intelligence artificielle on va avoir des fonctionnalités supplémentaires. Par exemple de prévision des scénarios d’occupation. Non pas conventionnels mais basés sur des données réelles ; basés sur l’auto-adaptation du bâtiment. Donc sur des éléments qui ne relèvent pas forcément d’automatismes ou de plages horaires fixées, mais plutôt d’une adaptation temps réel par rapport à l’usage réel du bâtiment, par rapport aux contraintes financières et confort fixées par les occupants ou les exploitants. On sait que l’on peut avoir des économies réelles qui vont de 20 à 60 %, mais si on ajoute du big data et des algorithmes on peut aller encore beaucoup plus loin sur ces économies d’énergie.

    Il y a un deuxième gain supplémentaire, c’est celui lié à la flexibilité. Ce n’est pas directement une économie d’énergie, mais ça peut être une économie financière parce que je vais pouvoir générer des revenus grâce à mes scénarios de flexibilité. Je vais avoir un agrégateur ou un fournisseur, par exemple, qui va me rémunérer parce que je vais rentrer en scénario d’autoconsommation, ou au contraire parce que je vais sous-tirer sur le réseau. On va me payer pour que je consomme parce que je vais contribuer à l’équilibre du réseau. Ce n’est pas une économie d’énergie mais une économie financière.

  • Les câbles basse tension expliqués par un professionnel – Deux formations Prysmian Club gratuites

    Les câbles basse tension expliqués par un professionnel – Deux formations Prysmian Club gratuites

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  • C’est Noël avant l’heure : tentez de remporter le tout premier E-tournevis au monde de Wiha !

    C’est Noël avant l’heure : tentez de remporter le tout premier E-tournevis au monde de Wiha !

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  • Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Autoconsommation : des équipements énergivores à piloter

    Si l’autoconsommation se développe dans l’habitat, demeure la problématique de la consommation d’une électricité produite en journée, en l’absence de l’usager. Avec sa solution « Energy management by Wiser », Schneider Electric propose une réponse intelligente, interopérable et clé en main. Explication avec Sébastien Mathiou, Innovation Marketing Manager chez Schneider Electric.

    L’autoconsommation est-elle devenue la règle pour les nouvelles installations solaires dans le résidentiel ?

    Oui, et pour plusieurs raisons. Tout d’abord les tarifs de rachat de l’électricité ne sont plus aussi intéressants qu’avant. Le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque étant inférieur au prix de détail de l’électricité, il vaut mieux autoconsommer l’énergie produite localement plutôt que la revendre au réseau. L’utilisateur évite ainsi d’acheter de l’énergie à un fournisseur et consomme ses propres kWh (énergie verte produite localement). De plus, les primes mises en place pour soutenir le développement de l’autoconsommation sont un véritable moteur pour le marché.

    Autre raison : les tarifs de rachat sont limités dans le temps et les prix de l’énergie sont voués à augmenter tous les ans. Avec une installation solaire d’une durée de vie de 25 ans, le propriétaire sécurise sa facture sur la période à un prix du kWh constant et se prémunit de cette augmentation des tarifs.

    Par ailleurs, les consommateurs sont de plus en plus touchés par des tendances de société comme le consommer local, l’économie circulaire ou encore la consommation verte, et l’autoconsommation de l’énergie solaire est une réponse à cette demande.

    Dans la pratique, les offres de raccordement au réseau pour la revente ne sont donc plus proposées par les installateurs solaires. Selon les chiffres du Consuel, près de 30 000 installations photovoltaïques ont été déclarées en 2018 pour de petites puissances. On estime qu’actuellement, 90 % des installations solaires installées dans le résidentiel sont en autoconsommation.

    Comment optimiser le taux d’autoconsommation ?

    En habitation résidentielle, la problématique est la suivante : l’énergie est consommée le matin et le soir, lorsque l’occupant est à domicile, tandis que les panneaux solaires produisent à leur maximum en milieu de journée. De fait, comment gérer ce surplus d’énergie ? Nous avons vu que la revente au réseau n’est plus une solution. Employer un dispositif de stockage avec des batteries n’est également pas envisageable dans la plupart des cas en raison du coût encore très élevé des technologies existantes.

    Chez Schneider Electric, avec notre solution domotique « Energy management by Wiser », nous proposons de piloter les charges pour consommer l’énergie au moment où elle est produite, tout en préservant le confort de l’occupant. Nous nous sommes concentrés sur les charges les plus énergivores : le chauffe-eau, qui est un superbe moyen de stockage thermique et que l’on enclenche en journée (ou en heures creuses si le système identifie l’absence de soleil) ; la borne de recharge de véhicule électrique ; ou encore les équipements de la piscine telles que les pompes de filtration et les pompes à chaleur (PAC).

    La consommation en électricité de ces charges électriques n’est pas négligeable : la facture pour un chauffe-eau électrique peut aller jusqu’à 600 euros par an ; un véhicule électrique, c’est 500 euros ; et 350 euros pour une pompe de filtration. En se focalisant sur ces dépenses-là, la solution Wiser permet de monter à un taux d’autoconsommation de l’ordre de 80 %, contre 30 % sans pilotage.

    L’utilisateur peut vérifier le bon fonctionnement du dispositif via l’application Wiser fournissant des données en euros et en kWh sur ce qu’il a acheté au réseau, ce qu’il a revendu et ce qu’il a autoconsommé.

    Comment s’installe la solution ?

    Le système « Energy management by Wiser » est embarqué dans le tableau électrique. En ce qui concerne la pompe de filtration et le chauffe-eau, il est en mesure de piloter les équipements au travers de contacteurs, en coupant ou allumant l’alimentation aux moments cibles. Pour les bornes de recharge de véhicule électrique, les chauffe-eaux thermodynamiques et les PAC, la charge n’est pas coupée mais un ordre de pilotage est envoyé aux équipements.

    Schneider Electric propose la solution « Energy management by Wiser » en kit ou en tableau préconfiguré en usine. Pour le second cas le système a été pensé en mode “plug and play” pour faciliter le parcours client et le parcours installateur. Ce dernier devra simplement fixer le tableau au mur, le mettre sous tension et connecter chaque équipement dans leur borne dédiée. Dernière étape : télécharger l’application. Le système est opérationnel en 30 minutes.